On va redécouvrir l’équalizer!
Je sais très bien tout ça Ana. Et je comprends parfaitement se que Etienne veut dire. Mais cela n’est pas un facisme.
Car il n’a pas les mêmes conséquences et ne se matérialise pas de la même manière. Il nous faut donc le désigner autrement. Oligarchie prédatrice par exemple. Ou comme on veut. Mais pas fascisme. (De plus fascisme sous entend qu’un seul homme détient le pouvoir absolu et nous sommes très loin de cette configuration là.)
Car sinon on continu à utiliser se mot de fascisme comme un four tout et avec un contre sens et surtout on contribue à vider totalement se mot de son sens réel (et donc de ses conséquences !) - se qui sert le parfait dessins que tu décris précédemment.
Du coup on ne peut reprocher aux autres d’utiliser se contre sens en traitant Etienne de « fachos » dans la mesure ou nous faisons la même chose (alors que nous prétendons à l’émancipation populaire par la « vraie » information) et pire dans la mesure ou nous servons leurs dessins en agissant comme ils le souhaitent.
Le fascisme, c'est le mépris (...). Inversement, toute forme de mépris, si elle intervient en politique, prépare ou instaure le fascisme. Il faut ajouter que le fascisme ne peut être autre chose sans se renier lui-même.
à Patrick
Je trouve au contraire très important d’utiliser ce terme qui désigne la volonté délibérée d’assassiner l’humanisme.
Et tant pis si le dictateur « el dinero imperador » n’est pas un être biologique. Le résultat est le même.
Par contre j’aurais tendance à te suivre en coupant mon vin : Parler juste nécessite une approche progressive : on ne fait pas l’Everest sans une marche d’approche consolidée pas à pas.
[align=center]Nécessité urgente, près de 80 ans après le fascisme de trouver un autre mot que « fascisme » pour décrire un des modes de domination de l’époque actuelle.[/align]
Car « Mal nommer les choses contribue au malheur du monde. » (Camus)
Je suis d’accord avec Patrick #1898 et #1902 et contre l’utilisation abusive du mot fascisme pour décrire les réalités contemporaines. Le mot avait un sens précis dans une période historique donné et ne décrit que très mal les modes de domination actuels tels que les décrivent par exemple Ana dans son message 1900.
Nous vivons une époque qui se fonde sur la manipulation des âmes et sur les traités internationaux.…Ana, ré-écrit comme cela oui, je suis d'accord avec cela et avec la suite de ton message #1900, mais n'emploie plus, s'il te plaît, ce mot daté de fascisme, car si comme tu le dis le « fascisme » actuel n'a rien à voir avec les fascismes anciens, c'est bien que l'usage d'un mot nouveau ou d'une expression nouvelle se fait sentir.
De plus, j’en ai soupé des alertes régulières au retour du fascisme, j’ai l’impression de parler encore avec les vieux militants du début de ma vie politique, de régresser comme dans un rêve et d’imaginer ces vieux débats, dans des salles pleines de fumées de cigarettes, dignes des années 1970 où l’on discutait de la situation politique après la mort de Patrick Overney.
Une des différences visibles entre le fascisme des années 30 et la situation actuelle, est d’une part la domination est exercée actuellement de manière plus collective et d’autre part de manière plus juridique, transnationale et monétaire.
Le mot « fascisme » est un autre mot piégé qui fait perdre du temps et fausse les analyses en plaquant du passé sur le présent. Je vous propose « Oligarchisme » pour caractériser un des modes de domination actuel, qui se superpose et se surajoute au mode de domination capitaliste et le complète, puisque cette domination n’est pas le fait d’un seul, mais d’un petit nombre.
« car si comme tu le dis le « fascisme » actuel n’a rien à voir avec les fascismes anciens »
→ comme tu le lis ou comme je le dis ?
Pas grave.
Pour moi, ce conflit sémantique n’est pas nouveau : il y a 20 ans, j’avais eu des ennuis avec ma hiérarchie professionnelle en l’accusant de fascisme 
Pour moi, le fascisme est une organisation politique de type oligarchique qui assassine délibérément l’humanisme, se substitue aux états, s’empare du marbre des lois, et méprise la vie humaine. Et c’est ce que nous vivons.
Mais liberté demeure pour qui le souhaite d’inventer un autre terme.
Gouvernement représentatif ?
Bien trop mou.
Oligarchisme ?
Ne rend absolument pas compte du massacre en cours
Et une oligarchie n’est pas forcément meurtrière.
Dictature financière ?
ça ne va pas car la collusion du politique ne s’y lit pas.
Vous aurez du mal à trouver je crois …
La grande astuce du fascisme moderne, c’est qu’il se déguise.
Faux débats, fausse démocratie, sont ses atours.
Mais au cœur de la décision, je ne parle pas de décisions sur le mariage, amuses gueules et trompe l’oeil, mais de celles qui façonnent le futur, et son esprit, et l’esprit de l’esprit, là, rien d’humain.
Et les mécanismes de déni du deuil (selon Madame Kubler Ross) sont favorisés par la qualité de ce déguisement.
Se laisser abuser et ne pas le nommer, ce fascisme rusé-malin, par son nom, c’est accepter l’occultation de la présente tentative d’inhibition radicale de tout ce qui distingue l’espèce humaine d’une race d’insectes dénués d’empathie.
Les choses sont beaucoup plus graves que nos histoires de loi de 73 ou de dette :
Il y a bel et bien de nos jours une entreprise de destruction en profondeur de l’âme humaine ; et les camps d’extermination, mes chers amis, existent bel et bien, même s’ils n’ont pas l’aspect nazi ou khmer : ils sont les favelas et autres bidonvilles, et les zones miséreuses qui gagnent maintenant l’europe. Métastases.
En 2003, passage en Argentine. Là, j’avais repéré le truc. A mon retour, je clamais : nous sommes dans le collimateur. Personne ne me croyait. Et voici qu’une copie du coralito est expérimentée à Chypre. Qui en dit long sur la qualité mentale des cooptés du sommet de l’europe.
Et si l’expression « ressources humaines » n’est pas fascisante, alors j’avale ma carte bleue 
Le fascisme était un mouvement politique des années 1930 en Italie qui privilégiait la violence physique, le culte du chef, le mépris de la représentation parlementaire, l’intégration et la consolidation réciproque de l’État et du Marché, une domination militaire et un mépris de la légalité et une relative indifférence aux problèmes monétaires.
L’européisme est un mouvement politique qui privilégie, non-pas la violence physique, mais les méthodes sournoises pour arriver à ses fins dans la légalité. Elle répudie le culte du chef pour affirmer de manière hypocrite qu’elle veut mettre en pratique la démocratie, alors qu’elle est un pouvoir effectif de seulement quelques-uns, un pouvoir oligarchique. Elle organise une simili-représentation parlementaire qui a très peu de pouvoirs juste pour faire légitimer par les les populations des pays d’Europe son pouvoir. Elle a comme point commun avec le fascisme des années 1930, l’intégration et la consolidation réciproque de l’État et du Marché. Sa domination sur les populations ne s’exerce pas habituellement de manière militaire et par la violence physique, mais par la violence symbolique, la domination juridique et monétaire.
C’est Jacques Cheminade qui brouille les analyses politiques avec son expression maladroite de « fascisme » financier. Que je sache les financiers et leurs relais politiques ne prennent pas les armes pour tuer eux-mêmes des syndicalistes ouvriers comme le faisaient les fascistes italiens dans les années 1930 ! Les mécanismes de domination sont plus subtils et plus malins que ceux grossiers du fascisme.
Quand nous voyons le fascisme partout, c’est que la clairvoyance politique est nulle part. Il faut arrêter d’utiliser ce mot à tort à travers et tourner 7 fois sa langue dans sa bouche avait de commencer à songer à l’utiliser. Pourquoi ? Parce qu’il entraîne des débats sans fin de coupeurs de cheveux en quatre, d’une part et d’autre part, il rend très mal compte des dominations à l’oeuvre actuellement et donc penser comment les contrer.
Nous ne sommes donc pas d’accord et je doute que ce soit grave.
Je continuerai à dire publiquement mon opinion.
Ce n’est pas grave Ana, mais il fallait que cela soit écrit. Tous mes respects pour ton exquise courtoisie et ta sollicitude bienveillante.
Le problème vient surtout de la confusion…soit on utilise le mot dans un de ses sens moderne, soit dans son sens ancien mais il est impossible de tous les concilier puisqu’ils ne désignent pas la même chose! Çà n’a pas de sens de mettre dans le même panier des activistes politiques des années 30, des skinheads, des traders, des technocrates…Le mot a un sens différent en fonction de qui l’utilise, du contexte etc (bien qu’on y trouve tout de même comme constante l’idée d’un privateur de liberté), autant dire qu’il n’a plus comme utilité que celle d’être une insulte!
En cela je rejoindrai Gilles sur la nécessité de trouver une autre appellation (pour nous, si on veut être irréprochable dans notre approche) parce qu’insulter les gens n’a jamais fait progresser le débat.
Maintenant, si notre intention est de désigner un ennemi (ce qui est quand même le cas en général), ça n’est pas grave que l’on ait pas tous la même définition exacte puisqu’on est tous d’accord sur le fait que ça l’identifie comme tel…il faut juste savoir que ça ne désigne pas quelque chose de très précis 
Vous aurez du mal à trouver je crois ...Car ce n'est pas un mouvement ni même un parti national ou mondial, mais des personnes et/ou des groupement de personnes qui dominent ou veulent dominer le monde. Et ces gens ne s'embarrassent d'aucune doctrine précise ou particulière, ils ne s'enferment dans aucun code moral ou moralisant. Ils ne s'enferment dans rien. Aucune idéologie sauf celle de l'argent. S'est d'ailleurs ce qui fait leur force et leur parfaite faculté d'adaptation aux évènements .
Ils se moquent royalement des doctrines politiques. Ils s’adaptent aux conjonctures et roulent avec n’importe qui tant que cela leurs rapporte. Si il s’appuie aujourd’hui sur une doctrine qui les sert - le libéralisme - demain ils s’appuieront sans aucune hésitation sur la pédophilie ou le Communisme si ça leurs rapporte plus. - (Encore une contradiction majeure avec le mot « fascisme »)
Donc aucun mot en « isme » ne peut convenir.
S’est pour cela qu’il faut ramener la désignation de ces ennemis impersonnels, apolitiques et immoraux à des être humains et pas à des mouvements ou des courants de pensés politiques ou moraux. Se sont juste des prédateurs très puissants qui agissent en meute avec des mâles dominants à leur tête. Et des suiveurs qui n’attendent qu’une chose : que le maître s’affaiblisse pour le dévorer et devenir à leur tour le mâle Alpha.
Prédateurs oligarchiques ou Prédateurs sociaux. Me semble suffisamment clair et explicite. Non ?
Maintenant, si notre intention est de désigner un ennemi (ce qui est quand même le cas en général), ça n'est pas grave que l'on ait pas tous la même définition exacte puisqu'on est tous d'accord sur le fait que ça l'identifie comme tel...il faut juste savoir que ça ne désigne pas quelque chose de très précis ;)Effectivement ce n'est pas grave si le but était de nous convaincre entre nous. (Se qui est inutile concernant la désignation de nos ennemis, on les connait tous.)
Mais le but est quand même de convaincre ceux qui ne savent pas, ou tout du moins ont du mal à comprendre et à identifier précisément les choses.
Et si l’on ne veut pas que les gens se trompent de cibles. Il faut d’abord être capable de les désigner collectivement avec précision. C’est la base de tous combats justes. Mettre les bons mots sur les bonnes cibles.
Oui, je suis d’accord avec tout ce qui a été dit précédemment. Apporter de la confusion nous dessert. C’est la raison et donc le discernement et la clarté d’esprit qui peuvent permettre de convaincre réellement les gens. Embrouiller la tête des gens c’est une méthode de manipulation au contraire. C’est ce que l’oligarchie fait constamment en propageant de la désinformation. C’est ça qui leur permet de rallier beaucoup de gens pour défendre leurs intérêts et leur pouvoir ( et contre leurs propres intérêts de citoyens / travailleurs en réalité ).
Et c’est ce que la vraie extrême droite, les vrais fachos font constamment eux aussi, pour pouvoir emmener les gens sur leurs thèses racistes xénophobes ou nationalistes.
Ils se moquent royalement des doctrines politiques. Ils s'adaptent aux conjonctures et roulent avec n'importe qui tant que cela leurs rapporte. Si il s'appuie aujourd'hui sur une doctrine qui les sert - le libéralisme - demain ils s'appuieront sans aucune hésitation sur la pédophilie ou le Communisme si ça leurs rapporte plus. - (Encore une contradiction majeure avec le mot "fascisme")Donc aucun mot en « isme » ne peut convenir.
Si si on appelle cela l’opportunisme
La tentation de l’innocence
Quand Ana évoque la crise en Argentine, elle nous tend une perche que personne ne saisit. 1998-2000 correspond en France à une croissance exceptionnelle à tel point que Jospin ne fait pas campagne estimant que son bilan suffit et que la financiarisation de l’économie - en particulier la promotion des fonds de pension - est l’incontournable de la politique moderne. Aujourd’hui, la crise économique touche l’Europe et les Etats-Unis, après être passée avec les mêmes méthodes en Asie du sud-est puis en Russie et le fait qu’elle touche l’Europe mobilise les indignations citoyennes qui étaient restées coites quand les argentins n’avaient plus rien mais que le consommateur français lui profitait bien de l’embellie financière.
Le fascisme était un mouvement politique des années 1930 en Italie qui privilégiait la violence physique, le culte du chef, le mépris de la représentation parlementaire, l'intégration et la consolidation réciproque de l'État et du Marché, une domination militaire et un mépris de la légalité et une relative indifférence aux problèmes monétaires.[b] [/b]Les guerres en Afghanistan, Libye et Côte d'Ivoire suffisent peut-être à illustrer la violence et la domination militaire, en plus des différents dérapages actuels de la police dans tout l'Occident au point que certains policiers espagnols ont refusé les ordres. [b] [/b]Le mépris de la représentation parlementaire: les gouvernements nommés en Grèce, Italie et Portugal, les décisions urgentes de la présidence américaine sans consultation du législatif pour cause de guerres contre le terrorisme en plus d'un parlement européen vidé de tout pouvoir. [b] [/b]Une BCE toute puissante comme la FED qui se foutent bien des lois officiellement depuis le 11 09. [b] [/b]J'arrête là l'inventaire, on le connait tous. [b] [/b]Le seul ennemi que tu saches voir Gilles est l'Européisme et tu regrettes l'aveuglement de ceux qui ne voient pas le même que toi. Je ne suis pas sûr pourtant que l'Europe seule soit à l'origine de la crise russe ou argentine et quand on a vu les queues de ravitaillement à l'époque, ça n'a ému personne politiquement. Il aura fallu attendre que la menace se précise pour nous pour démasquer cette Union Européenne-là et que les bulles spéculatives éclatent pour que l'on s'en plaigne. [b] [/b] L'unique coupable donc pour Gilles est l'Europe d'après 2005 et Patrick imagine un ennemi évaporé. Pourtant, les politiques économiques menées aussi bien par la France que par l"Europe ou les Etats-Unis depuis 20 ans suffisent bien selon moi à désigner les coupables. [b] [/b]La fin des énergies fossiles pousse à une politique de conquête et de colonisation pour maintenir aux électeurs le niveau de vie qu'ils réclament quand les élections arrivent. Les budgets votés en déséquilibre depuis des décennies ont aussi été favorisés par l'expression de nos désirs, garantis par nos droits fondamentaux, ceux de l'homme. Que l'on débatte aujourd'hui sur le revenu inconditionnel en Europe alors que l'on sait qu'un milliard de gens sont mal nourris et que trois milliards en chient sévère avec un dollar par jour est au coeur de ce que j'essaie de traduire là. Le mot fascisme me paraît absolument adapté à la situation actuelle et refléter au mieux les conséquences sur les victimes de cette guerre économique; guerre niée par toutes les populations dont le PIB leur assurent la consommation des biens chinois mais ressentie par la très grande majorité de la population mondiale. Les politiques étrangères américaines ont toujours été fascistes ( le fascisme de la représentation démocratique ) et nous en avons souvent été les laquais dociles. [b] [/b]Alors je suis d'accord sur le peu d'importance de l'usage ou non du mot fascisme qui ressemble plus à une publicité pour la peur qu'à l'organisation d'une réflexion collective. Je vais aussi être d'accord avec Sandy qui me rappellera justement que le peuple n'a pas pris la décision des guerres économiques et ne peut donc pas se sentir responsable de leurs conséquences. Il n'est de toutes les façons pas l'heure de battre sa coulpe ni de se chouiner dessus. Maintenant, imaginer que les exactions du fascisme n'ont rien de comparable avec ce qui arrive aujourd'hui me paraît un brin optimiste et surtout, se situer très loin de l'image actuelle de la France à l'étranger. [b] [/b]Dans nos tentatives de bâtir une politique citoyenne, réfléchie et au profit du plus grand nombre, nous serons certainement confrontés à la gestion de l'héritage de notre politique étrangère et aux nombreux problèmes éthiques qu'elle pose. Au minimum nous faudra-t-il alors assumer la responsabilité morale de cet héritage dont nous sommes quand même les premiers bénéficiaires, mais également éviter toute culpabilité contrite et paralysante. [b]Si nous voulons nous engager sur le chemin de la vérité, nous ne pouvons pas faire l'économie de la complexité et il nous faudra renoncer à la tentation de la culpabilité, comme de l'innocence.[/b] (À chaque fois j'essaie de faire court et j'échoue lamentablement. Je m'en excuse. Je dois souffrir d'une forme maligne de priapisme.)
Je rajouterai que la solution imaginée pour éviter qu’un réel fascisme ne se développe à nouveau comme ce fut le cas dans les années 20 / 30 fut de mettre une sorte de cordon sanitaire idéologique et juridique autour des idées qui théoriquement s’y rapportent.
Malheureusement ce genre de protection plus morale que réelle, basée bien plus sur les sentiments de honte et d’exclusion que sur de la répression, dépendent entièrement des idées collectives que se font les gens de ce qu’est le fascisme, le nazisme, et de ces fameuses idées qui y mènent ou s’en rapprochent.
Quand le traumatisme de la seconde guerre était encore très fortement présent dans les esprits, ce cordon sanitaire était très puissant. Mais plus les gens oublieront, plus ces évènements seront ressentis comme éloignés, alors plus la désinformation et la confusion pourront faire leur office, et ce cordon risque de finir par céder.
En l’absence de vécu progressiste captant l’espoir des gens, comme c’est le cas depuis 40 ans, avec la période qu’on appelle de notre côté « la grande régression », nous sommes bien dans une de ces périodes à risque où le recours à l’extrême droite peut sembler séduisant pour plein de personnes.
Alors dans ce genre de période il n’est pas bon de nous ajouter, même non intentionnellement, à la désinformation et à la confusion organisée par certains, on a plutôt intérêt à bien rappeler le danger que cela représente.
Pour désigner ceux qui nous dirigent actuellement, leur idéologie et leurs politiques, il y a bien déjà des mots qui existent. Capitalisme, libéralisme, financiers, oligarchie, rentiers, politiques de classe, ploutocratie etc … Ils ne manquent pas.
Il ne faut donc pas exagérer : en défendant leurs intérêts et leurs pouvoirs, même s’ils utilisent des techniques de manipulation des esprit, on ne peut quand même pas comparer cela à l’intolérence et à la violence des régimes fascistes et nazis. C’est bien une autre forme de dictature.
Percevoir l’intention ne peut pas se faire si on reste l’œil rivé sur les outils.
L’intention de la dominance est bien la même de nos jours que celle qu’affichaient dans les années trente les fascistes émergents, mais cette fois-ci avec l’habileté du grignotage, qui n’est effectivement pas la technologie de la brutalité immédiate.
La grenouille plongée dans l’eau froide mais sur le gaz allumé à feu doux ne saute jamais hors de la casserole et finit par cuire.
Le but des « big brother » est bien de cuire la liberté, et d’asservir le grand nombre, non ?
Sans tomber dans le misérabilisme, sachez que j’ai tenu dans mes bras un enfant mourant de faim. Peu importe les circonstances, mais après cela, on n’a plus besoin de preuve ni de chipoter sur les mots.
Mais il est contreproductif de discuter 107 ans du choix du vocabulaire, surtout que je lis plus haut des mots qui eux aussi feront fuir une partie des gens à convaincre.
Le public à convaincre est polymorphe.
Si on emploie certains mots, on convaincra des gens, et pas d’autres.
Si on utilise toujours les mêmes mots, on ne convaincra jamais que toujours les mêmes gens.
La pluralité des modes d’expression me semble donc essentielle.
Par ailleurs j’ai lu quelques messages plus haut comme une incitation à ce qui ressemblerait à la discipline de parti …
Alors que ceux qui veulent cela fondent un parti, mais je n’ai pas le sentiment que cela corresponde à la volonté statistique des personnes qui hantent ce site.
Si nous étions en train d’écrire un bouquin en commun (j’ai vécu cette très enrichissante expérience) ce serait très différent, car là, il est physiquement nécessaire d’aboutir à un consensus sur le choix des thèmes et des mots, jusqu’à la moindre virgule.
Si nous étions en train de réécrire le message viral afin d’en améliorer la capacité d’impact, là aussi la coordination serait nécessaire.
Ce genre de situation est formidable car comme on ne peut pas voter sur chaque virgule, on est bien obligé de vivre un réel apprentissage du fonctionnement par consensus ou consentement . Ce qui implique un véritable progrès humain de chaque participant (vécu).
Mais là, il s’agit de ce que chacun exprime en son âme et conscience, en solitaire veux-je dire, lorsque sur les chemins de la vie il est appelé à tenter de faire comprendre aux gens croisés l’actuel déficit démocratique et les dangers qui en découlent, et cela en usant de mots et d’exemples qui chaque jour changeront, car l’être n’est ni monolithe, ni 100% constant.
Bon sang, il serait bien désagréable d’avoir sans cesse à surveiller ses mots pour faire plaisir aux copains …
Et là, il me semble que la méthode bordélique est la meilleure.
Il en sortira plus de richesse et d’imaginaire que via un discours convenu, peaufiné, obligatoire.
Et la somme de discours distincts par leur style mais convergents sur le fond aura beaucoup plus d’impact qu’un discours unique.
à la discipline de partiFaudra un jour que vous exorcisiez cette croyance.
A la rigueur on peut parler de discipline de parti pour les élus PS et UMP à l’assemblée à qui la direction du parti fait un chantage pour le soutien de leur candidature … Mais mis à par eux, tout le monde ou presque a l’esprit libre.
Parmi les militants cette discipline n’existe pas …
Les militants sont des bénévoles comme dans n’importe quelle association …
Faudra bien que vous l’acceptiez …
A la rigueur on peut trouver une forme de discipline au FN, où la direction recommande aux élus et aux militants de toutes sortes d’utiliser un vocabulaire particulier quand ils sont confrontés aux journalistes. Non pas parce qu’ils leur obéissent. Mais parce qu’ils savent que si ils disaient ce qu’ils pensent vraiment, ils risqueraient de tomber sous le coup de la loi et c’est tout le parti et la stratégie de dédiabolisation de Marine Lepen qui en pâtiraient.
Ici on ne parle absolument pas de discipline, on essaie juste de vous faire comprendre que vous ne devriez pas utiliser le mot fachisme à tort ou à travers sinon il perd tout son sens. Vous savez bien qu’en plus d’être dans une lutte idéologique nous sommes aussi dans une lutte sémantique. L’oligarchie aime détourner le sens des mots pour empêcher les gens de penser les idées que ces mots portent normalement. Quand aux vrais fachos, ils aiment aussi détourner le sens des mots pour apporter la confusion nécessaire, et pouvoir retourner la réalité à leur profit, c’est à dire faire glisser idéologiquement les gens vers leurs idéologies xénophobes, racistes ou nationalistes.
Après vous faites ce que vous voulez. Si vous jugez que ce qu’on raconte n’a aucun intérêt, libre à vous de continuer …
Mais n’oubliez pas que du fait de votre éloquence et vos facilités à convaincre ceux qui vous écoutent vous portez une responsabilité vis à vis de ces gens.
Si en votre âme et conscience, vos intentions sont bonnes vis à vis d’eux, alors vous ne devriez pas propager dans leur esprit des idées fausses, c’est tout.
Tous les moyens ne sont pas bons pour convaincre, non ?
Parler pour séduire, ou pour se conformer au suivisme, ou bien, à l’opposé, parler pour dire ce qu’on pense, au risque de se retrouver seul(e), c’est un sacré dilemme.
Mon choix est fait.
D’un autre côté, se donner le droit unilatéral de définir ce qui est faux ou vrai, et le droit de préciser à l’autre les frontières de son langage, cela pourrait être inquiétant chez des gens au pouvoir, on pourrait même les accuser de tropisme au fascisme hihi, mais ici c’est supportable puisque l’égalité citoyenne est en ce lieu mécanique et naturelle 
Permettez moi une certaine distance par rapport à une conversation qui pourrait être conflictuelle ->->->
Un grand mystère réside dans l’apparition au cours de chaque révolution de personnages qui tentent d’imposer leur point de vue, au point de systématiquement brider l’émergence de la démocratie.
On pourrait rechercher la réponse dans quelque bassesse ou grossier appétit.
Mais non, je crois que la certitude d’avoir raison est la clef.
La certitude est un piège quand on s’y enferme soi, mais elle est un piège plus grave encore quand on cherche à l’imposer autour de soi.
Et en matière humaine, ou philosophique, la réalité est hypercomplexe, si bien que la certitude est presque toujours réductrice.
La certitude est ennemie de la démocratie délibérative.
Je change un peu de sujet :
Nous avons eu récemment un court échange où certains proposaient d’exclure du tirage au sort les anormaux, je veux dire ceux qui ne sont pas dans la norme, au sens mathématique, ou dont l’intelligence ne correspond pas aux critères que les gens biens apprécient.
Ces deux situations me semblent connexes et dignes d’être observées sans émotion.
Joyeuses Pâques.