- Seul le front de gauche veut remettre ne cause le pouvoir du président en proposant la suppression de l'élection présidentielle.
Intéressant, peux-tu fournir un lien vers un extrait du programme du FdG explicite à ce sujet ? Que propose-t-il à la place ?
- Seul le front de gauche propose une constituante.
Exact. Enfin bon, tu sais que pour moi une constituante élue n'est pas une vraie constituante, dans le sens où elle ne pondra rien de fondamentalement nouveau, le pouvoir restant dans les mains de ceux qui ont gagné l'élection - les partis. Mais bon, c'est sûr que dans le domaine de la constituante le FdG a pris un peu d'avance sur l'UMPS-Centre-Vert et même sur le FN qui est sans doute trop rétrograde pour vouloir changer de constitution.
- Seul le front de gauche propose de défendre le référendum d'initiative citoyenne et bien plus ( allant jusqu'à la révocation des élus comme au Vénézuela )
Le RIP est dans le programme de présidentielle du FN, je doute qu'il soit dans celui du FdG, mais devant les faits je m'incline si tu exhibes l'extrait du programme du FdG explicite à ce sujet.
- Personne ne parle du vote blanc.
Marine Le Pen a appelé à voter blanc au second tour de l'élection présidentielle. Grâce à elle François Hollande est le président le plus mal élu de la Vème. Si on compte les votes blancs comme exprimés il n'atteint pas 49%.
Ce qui aurait eu de la gueule c'est qu'avant le premier tour le front de droite et le front de gauche aient le courage d'annoncer que les points importants de leur programme étaient :
- un président dont le rôle est de présider,
- organisation d'une constituante
- référendum d'initiative citoyenne
- vote blanc considéré comme exprimé
et surtout d'annoncer que les divergences entre les deux fronts devaient être résolus par ces quatre points et pas par l'élection du président ou des députés.
[...]
Selon les critères de comparaison que vous fixez, [...]
Ce ne sont pas des critères de comparaison (et je n'ai aucun pouvoir pour fixer quoi que ce soit) mais des points que tout parti qui prétend donner le pouvoir au peuple devrait avoir dans son programme.
Mais rassurez vous, j'ai bien compris (et je l'ai d'ailleurs écrit plusieurs fois), que le but de nos deux fronts nationaux n'est pas de donner le pouvoir au peuple, c'est le même que celui des autres partis : distraire (au sens étymologique) le peuple avec le maximum de gadgets clivants comme le mariage gay, l'immigration, l'insécurité, le révisionnisme... pour maintenir le statu quo.
Et si l’on donnait des sièges de parlementaires tirés au sort aux votes blancs ?
Plus des sièges de parlementaires tirés au sort aux abstentionnistes ?
Les TAS seraient choisies proportionnellement aux résultats des élections parmi les personnes volontaires non inscrites sur les listes électorales.
Nous commencerions à pouvoir parler de Démocratie dans notre système actuel.
Cette proposition a déjà été discutée sur notre site et je n’en vois toujours pas la logique.
Le vote blanc ne peut signifier qu’une chose : le rejet de tous les candidats ou de toutes les propositions en présence. Il serait contraire à son objet de s’en servir pour désigner de parfaits inconnus ; ce serait une procédure non démocratique et donc inacceptable. JR
Effectivement les gens qui votent blanc rejette (bien souvent) les candidats. Et donc la politique qui va avec. (Quoi que …)
Je ne vois pas en quoi le fait qu’ils puissent exprimer leurs opinions divergentes et leur vision du monde à l’assemblé nationale soit antidémocratique ?
Idem pour les abstentionnistes.
Ce qui est antidémocratique s’est de museler les opinions, pas de les laissés s’exprimer. Non ?
De plus l’assemblé est déjà remplit de parfait inconnus pour le grand public. Donc cet argument me semble un peu léger …
Par exemple : vous êtes pour moi un parfait inconnu et cela ne m’empêche pas de considérer et de prendre souvent en compte vos opinions. Comme quoi tout est possible (Je vous taquine bien sur :))
Pour finir ce serait une véritable reconnaissance du vote blanc. Car si le reconnaître en tant que vote contestataire est déjà un premier pas, il ne permet rien de constructif et reste infantilisant.
Si les gens votes blancs en majorité, on remplace les élus désignés. S’est bien, mais on propose quoi à la place ???
Alors qu’avec des TAS issues du vote blanc ET de l’abstentionnisme, les personnes aillant choisies cette option, sachant quelles peuvent être TAS devront pouvoir expliquer leur choix devant le parlement. Elles seront donc un obligés de plus et de mieux réfléchir à se choix en amont. Et pas juste effectué un vote épidermique, infantilisant et non constructif de type : tous des cons. (Même si parfois ça fait du bien … :))
Amener les gens par des techniques institutionnelles à mieux réfléchir à leurs choix politique me semble être en total accord et donc bénéfique a la Démocratie.
Je pense que ce n’est pas le vote blanc mais plutôt le taux de participation qui devrait être un critère de réorganisation des élections avec d’autres candidats.
La logique dun vote blanc exprimé valant rejet de toutes les propositions ou candidats en présence est de rendre possible une large participation.
Si malgré la possibilité d’un vote blanc ainsi conçu le taux de participation est inférieur à 50 %, c’est que les abstentionnistes ne s’intéressent ni à la possibilité d’exprimer un rejet ni problablement aux questions civiques.
Dans ce cas, on ne voit pas pourquoi ils s’intéresseraient davantage aux nouvelles élections : par conséquent, si le taux de participation à la seconde élection reste faible comme c’est prévisible, on se trouvera en situation de blocage.
C’est donc bien le taux du vote blanc et non le taux de participation à l’élection qui doit servir de critère pour la répétition de cette élection.
L’expression d’opinions divergentes n’est pas anti démocratique : au contraire !
Ce que je dis, c’est qu’il ne serait pas démocratique de faire représenter des électeurs opposés à tous les candidats en présence par des inconnus tirés au sort (dont certains seront sans doute favorables aux candidats rejetés ou à leurs politiques, ou à d’autres politiques qui seraient également rejetées par les électeurs blancs). Ce n’est pas parce qu’on rejette les candidats connus qu’on a l’intention de se faire représenter par des non-candidats inconnus.
Un tel vote blanc ne serait plus alors un vote contre les candidats mais un vote contre l’élection et pour le tirage au sort : c’est une tout autre question, comme vous levoyez bien : une question sur laquelle, comme vous savez, il n’y a pas consensus ici ! En introduisant le tirage au sort dans le vote blanc, le risque est grand de couler l’idée du vote blanc, sur laquelle nous sommes pourtant assez d’accord ici, je crois. Ce serait dommage. JR
Un tel vote blanc ne serait plus alors un vote contre les candidats mais un vote contre l'élection et pour le tirage au sort :
Exactement ! S'est là toute la force et l'intérêt de cette proposition. Car avec [u]les abstentionnistes[/u] (j'y tiens !) ce groupe parlementaire serait certainement ultra majoritaire. Et les faiseurs de misères institutionnalisés n'auraient qu'à bien se tenir et devraient y réfléchir à deux fois avant de nous vendre aux marchés financiers ou de proposer des lois scélérates.
Si l’on veut rendre le pouvoir au peuple tout en respectant nos institutions actuelles, alors le premier pas est de faire en sorte que le vrai peuple (cela nous changera des oligarques et autres parvenus parachutés par on ne sait trop qui) soit aussi représenté à l’assemblé. (Et si il devait être représenté majoritairement se ne serait que justice. Car le peuple est par essence majoritaire.)
L’exécutif exécute le peuple décide. Là est la Démocratie. Donc le peuple doit être présent au minimum dans les mêmes instances que l’exécutif, car seul le peuple est souverain. Sinon tout discours démocratique n’est que du blabla.
Donc, pas de vote blanc si l'on est opposé au remplacement de l'élection par le tirage au sort : c'est clair !
??? Je n'ai jamais dit ça.
Je ne suis pas opposé au remplacement de l’élection par le TAS. Au contraire. Je vois le TAS comme un véritable acte d’émancipation populaire et Démocratique.
Ceci dit comme je suis pour la paix des ménages, que je reconnais le côté pratique, dans certaines situations, de l’élection (les différents référendums par exemple) et que je ne pense pas que tous les élus soient complétements pourris et incompétents, il me semble qu’un mix des deux serait la meilleure solution. (Dans un premier temps - Le temps que le peuple reprenne en mains ce qui lui appartient et qu’il a abandonné, à savoir : l’acte et la réflexion politique). En se sens ou elle serait la solution la plus consensuelle, donc la plus Démocratique.
Certains préférant (pour l’instant) le système simpliste du vote il est normal qu’ils aient aussi le droit de s’exprimer et d’être reconnu pleinement de cette manière. Une représentation politique du vote blanc et des abstentionnistes par des TAS le permet. De plus, c’est une bonne manière de mettre en pratique le TAS et de juger sur pièce ce concept.
C'est bienle résultat que vous recherchez, Patrick ? JR
Oui mais pas à n'importe quel prix. Pas dans la demi mesure. Pas pour une fois encore ramasser quelques miettes qui ne font que repousser les échéances inéluctables. Je n'ai jamais eu l'âme syndicaliste ... (Organisations spécialisées en ramassage de miettes à échéances programmées. Aujourd'hui, tout du moins.)
La Démocratie doit-être pleine et entière ou elle ne sera pas. Face à un Lion on ne peut se contenter de lui dire « couché le Lion … ».
Soit on craint le peuple et alors on évite d’être démocrate. Soit on croit en lui et alors on le laisse se gouverner pleinement en toute responsabilité.
(Et croire au peuple s’est avant tout croire en nous-même CQFD.)
De toute façon si on lui refuse ce droit, un jour ou l’autre le peuple le prendra par la force. Car s’est dans l’ordre des choses, surtout avec tous ces prédateurs au pouvoir. Et l’on en connait tous les conséquences. Le bain de sang idéologique ou plus personne n’aura de droit et encore moins de devoir. Hors mis celui de sauver sa peau.
Et personnellement si je ne doute pas une seconde que le peuple ai la capacité politique de prendre son destin en main par delà l’avidité stérile du pouvoir, je crains fortement le jour il prendra le pouvoir pour le pouvoir, par la démesure sur un pétage de plomb collectif spontané et/ou programmé.
Car se jour là, des têtes vont tombés (a commencé par la sienne - au peuple … -) et ce ne sera pas forcement les bonnes. Par contre on sait d’avance qui reprendra les manettes après la grande boucherie collective …
« Une première dans le monde politique belge, un élu réclame la suppression des partis politiques ! Le député fédéral belge Laurent LOUIS annonce la dissolution de son parti et plaide pour la suppression de tous les partis politiques responsables, selon lui, de la mauvaise gouvernance actuelle, de la corruption et du copinage organisé à tous les niveaux de pouvoir. Il défend la création d’un Parlement citoyen composé d’élus tirés au sort, sans le moindre quota linguistique afin de revenir aux bases de la démocratie qui, aujourd’hui, est malheureusement prise en otage par les partis politiques, les cordons sanitaires et les accords pré-électoraux. Un Parlement tiré au sort et composé de citoyens normaux, voilà, selon lui, le gage d’une réelle représentativité ! »
WOUAH Putain ça fait du bien ! Merci AJH je doutais d’entendre ça dans la bouche d’un député un jour. Ce Monsieur LAURENT LOUIS me réconcilie avec les politiciens.
Je me permet d’attirer l’attention sur un point dont je ne sais pas s’il a déjà été discuté içi. On m’a opposé l’argument que en france il y a encore 9% de gens qui ne savent pas lire et ecrire. Il y en a également qui ne savent pas parler français. Donc évidement on peut se demander, comment écrire les lois si on ne sait pas écrire.
D’ou la question est-ce que l’éxamin d’entrée suivant le tirage au sort, doit inclure un test de français, et de lecture/ecriture?
La personne avec qui j’ai discuté qui a soulevé ce point m’a dit que selon lui, s’il devait y avoir tirage au sort, il faudrait un test de niveau bac. Je suis évidement opposé à quelque-chose de si restrictif, mais à la limite si ça peut rassurer les gens dans un premier temps ça serait déjà pas si mal, d’avoir ça plutôt que rien.
Enfin pour le coup un test de logique je suis pas trop pour. En général c’est toujours bidon et arbitraire. Par exemple si c’est trouver le chiffre suivant « 2 4 6 8 10 12 14 16 18 » ça na pas plus de raisons d’être 20 que n’importe-quel autre chiffre. On trouvera toujours une formule mathématique qui justifie le chiffre suivant. Ca risque d’écarter ceux qui ont une logique différente.
Par contre savoir lire et écrire c’est quelque-chose de tangible et facile à tester. Il faudrait proposer des formations gratuites pour les illettrés, je ne sais pas si c’est déjà le cas (?). Comme ça il ne tiendra plus qu’à eux d’acquérir tous les aspects de la citoyenneté complète.
Concernant ceux qui ne parlent pas français, ça ne devrait pas arriver mais il y en a quand même. Je vois mal commet ils peuvent participer à la vie de la citée, avant d’avoir appris…
Et si, quitte à exclure, (ce que je refuse pour ma part), si on prenait plutôt un critère plus subtil (tiré de Beaumarchais): on pourrait éliminer tous les aristocrates qui n’ont eu que la peine de naître, et dont on ne peut être sûr qu’ils ont suffisamment de jugement pour survivre par leurs propres mérites.
Transposé à notre époque cela donnerait l’élimination des profiteurs, et probablement ferait beaucoup de dégâts chez les surdiplômés.
« Une première dans le monde politique belge, un élu réclame la suppression des partis politiques ! Le député fédéral belge Laurent LOUIS annonce la dissolution de son parti et plaide pour la suppression de tous les partis politiques responsables, selon lui, de la mauvaise gouvernance actuelle, de la corruption et du copinage organisé à tous les niveaux de pouvoir. Il défend la création d’un Parlement citoyen composé d’élus tirés au sort, sans le moindre quota linguistique afin de revenir aux bases de la démocratie qui, aujourd’hui, est malheureusement prise en otage par les partis politiques, les cordons sanitaires et les accords pré-électoraux. Un Parlement tiré au sort et composé de citoyens normaux, voilà, selon lui, le gage d’une réelle représentativité ! »
C’est une première (en public) chez un parlementaire, mais la problématique n’a pas échappé aux meilleurs penseurs de philosophie politique Note sur la suppression générale des partis politiques
Auteur(s) : Simone Weil (la vraie, la résistante)
Mots-clés : philosophie; politique
Editeur : Climats
Avec ce commentaire introductif
L’usage même des mots de démocratie et de république oblige à examiner avec une attention extrême les questions suivantes : Comment donner aux hommes la possibilité d’exprimer parfois un jugement sur les grands problèmes de la vie publique ? Comment empêcher, au moment où le peuple est interrogé, qu’il ne circule à travers lui aucune espèce de passion collective ? Il est impossible de parler de légitimité républicaine si on ne pense pas à ces deux points. Les solutions ne sont pas faciles à concevoir, mais il est évident, après examen attentif, que toute solution impliquerait avant tout la suppression des partis politiques.