32 Sortir de l'Union Européenne

Samir Amin (économiste franco-égyptien, directeur du Forum du Tiers-Monde) écrit :

Elections européennes de mai 2014 : nouvelle étape dans l’implosion du projet européen.

La construction européenne a été conçue et mise en œuvre dès l’origine pour garantir la pérennité d’un régime de libéralisme économique absolu. Le traité de Maastricht (1992) renforce encore ce choix fondamental, et interdit toute autre perspective alternative.

Comme le disait Giscard d’Estaing : « le socialisme est désormais illégal ». Cette construction est donc par nature anti-démocratique et annihile le pouvoir des Parlements nationaux élus, dont les décisions éventuelles doivent rester conformes aux directives du pouvoir supranational défini par la pseudo-constitution européenne.

Le « déficit de démocratie » des institutions de Bruxelles, à travers lesquelles opère la dictature néo-libérale, a été et demeure consciemment voulu. Les initiateurs du projet européen, Jean Monnet et autres, n’aimaient pas la démocratie électorale et se donnaient l’objectif d’en réduire le « danger », celui d’engager une nation hors des sentiers tracés par la dictature de la propriété et du capital.

Avec la formation de ce que j’appelle le capitalisme des monopoles généralisés, financiarisés et mondialisés, à partir de 1975, l’Union européenne est devenue l’instrument du pouvoir économique absolu de ces monopoles, créant les conditions qui permettent d’en compléter l’efficacité par l’exercice parallèle de leur pouvoir politique absolu. Le contraste droite conservatrice/gauche progressiste, qui constituait l’essence de la démocratie électorale évoluée, est de ce fait annihilé, au bénéfice d’une idéologie de pseudo « consensus ».

Ce consensus repose sur la reconnaissance par les opinions générales en Europe que les libertés individuelles et les droits de l’homme sont garantis, au moins dans la majorité des Etats européens sinon dans ceux de l’ex-Europe orientale, mieux qu’ailleurs dans le monde. C’est exact et à l’honneur des peuples concernés. Néanmoins la double dictature économique et politique des monopoles généralisés annihile la portée de ces libertés, privées de leur capacité de porter en avant un projet de société qui transgresserait les limites imposées par la logique exclusive de l’accumulation du capital.

Par ailleurs l’unité européenne a été popularisée avec l’argument alléchant que celle-ci conditionnait l’émergence d’une puissance économique égale à celle des Etats-Unis et autonome par rapport à celle-ci. Mais en même temps la constitution européenne combinait les adhésions à l’Union européenne et à l’OTAN, en qualité d’allié subalterne des Etats-Unis. Le nouveau projet d’intégration économique atlantique devrait dissiper les mensonges de cette propagande : le marché européen sera soumis aux décisions du plus fort, les Etats-Unis. Adieu l’indépendance de l’Europe !

Mais le régime économique libéral absolu, imposé par la constitution européenne, n’est pas viable. Sa raison d’être exclusive est de permettre la concentration croissante de la richesse et du pouvoir, au bénéfice de l’oligarchie de ses bénéficiaires, fût-ce au prix d’une austérité permanente imposée aux classes les plus nombreuses, à la régression des acquis sociaux, voire au prix de la stagnation économique.

La spirale infernale de l’austérité produit pour l’ensemble européen la croissance permanente des déficits et de la dette (et non leur réduction comme le prétend la théorie économique conventionnelle, sans fondements scientifiques). Les exceptions (l’Allemagne aujourd’hui) ne peuvent l’être que parce que les autres sont, eux, condamnés à subir leur sort. L’argument avancé – « il faut faire comme l’Allemagne » – n’est pas recevable : par sa nature même le modèle ne peut pas être généralisé.

Néanmoins le pouvoir absolu exercé par les monopoles généralisés et l’oligarchie de leurs serviteurs ne permet pas sa remise en cause par les « opinions générales ». Ce pouvoir absolu est déterminé à défendre jusqu’au bout et par tous les moyens ses privilèges, ceux des oligarchies, seules bénéficiaires de la concentration sans limite de la richesse.

Les élections européennes de mai 2014 traduisent le rejet par la majorité des citoyens de « cette Europe » (sans nécessairement être conscients que « l’Europe » ne peut pas être autre). Avec plus de la moitié d’abstentionnistes dans le corps électoral (plus de 70% d’abstentions dans l’Est européen), 20% de votes en faveur de partis d’extrême droite se déclarant « anti-européens », les listes dites « europhobes » en tête au Danemark, en Grande-Bretagne et en France, 6% en faveur de partis de la gauche radicale critique de Bruxelles, cette conclusion s’impose.

Certes, en contrepoint, la majorité de ceux qui ont participé au vote, se réclament toujours du (ou d’un) projet européen, pour les raisons données plus haut (« l’Europe garante de libertés et des droits ») et parce qu’ils pensent encore – avec beaucoup de naïveté – qu’une « autre Europe » (des peuples, des travailleurs, des nations) est possible, alors que la construction européenne – en béton armé – a été conçue pour annihiler toute éventualité de sa réforme.

Le vote de défiance d’extrême-droite porte en lui des dangers qu’on ne doit pas sous-estimer. Comme tous les fascismes d’hier, ses porte-paroles ne mentionnent jamais le pouvoir économique exorbitant des monopoles. Leur prétendue « défense de la nation » est trompeuse : l’objectif poursuivi est – outre l’exercice de leur pouvoir dans les différents pays concernés de l’Union européenne – le glissement de l’Union européenne de son régime actuel administré par la droite parlementaire et/ou les sociaux-libéraux à un régime nouveau géré par une droite dure. Les débats sur les origines véritables de la dégradation sociale (précisément le pouvoir des monopoles) sont transférés vers d’autres domaines (l’exploitation du bouc émissaire de l’immigration en particulier).

Mais si ce succès douteux de l’extrême droite « anti européenne » est celui qu’il est, la faute en revient à la gauche radicale (à gauche des partis du socialisme ralliés au libéralisme).

Par son manque d’audace dans la critique de l’Union européenne, par l’ambiguïté de ses propositions, qui alimentent l’illusion de « réformes possibles », cette gauche radicale n’est pas parvenue à faire entendre sa voix.

Dans le chapitre intitulé « L’implosion programmée du système européen » (1), je dessinais les lignes générales de la dégradation programmée de l’Union européenne. On aura alors :
une petite Europe allemande (l’Allemagne, agrandie par ses semi-colonies d’Europe orientale, allant peut-être jusqu’à l’Ukraine), la Scandinavie et les Pays-Bas attelés à cette nouvelle zone mark/euro ;
la France ayant choisi son adhésion « vichyste » à l’Europe allemande (c’est le choix des forces politiques dominantes à Paris), mais peut-être tentée plus tard par un renouveau « gaulliste » ;
la Grande-Bretagne prenant ses distances et affirmant encore davantage son atlantisme dirigé par Washington ;
la Russie isolée ;
l’Italie et l’Espagne hésitant entre la soumission à Berlin ou le rapprochement avec Londres.

L’Europe de 1930, ai-je alors écrit. On y va.

Samir Amin.

http://www.m-pep.org/spip.php?article3812

Merci Bruno A. d’avoir relayé cette analyse de Samir Amin.

«grâce à la construction européenne le socialisme est désormais illégal ».
En-deçà du socialisme, toutes les régulations possibles du capitalisme par les citoyens : contrôle des capitaux, contrôle des changes, contrôle de la monnaie, contrôle de la circulation des marchandises etc sont interdites dans les traités.

Samir Amin pointe que cela va même plus loin puisque toute « construction » placée au-dessus des nations annihile le moindre processus démocratique d’influence des citoyens sur les Parlements nationaux élus. Toute « construction » supranationale est soit impossible soit réactionnaire et celle auquelle nous avons affaire est clairement réactionnaire. C’est à dire que les partis qui nous clament qu’ :

[align=center]Une Autre Europe Est Possible !!![/align]

loin de nous annoncer une bonne nouvelle, merci c’est fun, nous n’avons pas fini de nous éclater, en fait nous enfument et de la plus sale manière qui soit.

[align=center]35 ans de promesses d’Europe sociale en bref[/align]

Extrait du blog de Nico :

J’ai halluciné de voir à quel point les mêmes arguments et promesses étaient réutilisés par les socialistes à chaque campagne : Oui l’Europe est trop libérale, mais promis avec le prochain Traité elle sera un peu plus sociale, notamment parce qu’on va y ajouter une Charte sociale bidon en annexe. Et dans le même temps, les mêmes socialistes ont toujours voté les Traités en question qui se sont succédés (Acte unique, Maastricht, Pacte stabilité, Traité constitutionnel, TSCG), avec pour conséquence de graver au fur et à mesure dans le marbre des contenus substantiels de politique économique de droite : liberté de circulation des marchandises et capitaux, libre échange, libéralisation financière, règles budgétaires contraignantes, monnaie forte, flexibilisation du marché du travail, etc…

Pendant 35 ans, à la télé, dans les journaux, ils nous ont notamment vendu la nécessaire harmonisation et sociale en Europe, et ont pourtant accepté d’intégrer des paradis fiscaux au sein de l’UE ou de l’élargir aux pays de l’Est dans lesquels les coûts du travail sont 10 fois plus faibles, ouvrant ainsi la voie à une harmonisation certes, mais vers le bas. Pourtant, ils auraient pu s’inspirer des analyses visionnaires d’un des leurs, Pierre Mendès France, qui dès le Traité de Rome en 1957, alertait sur la contradiction manifeste entre le fait de vouloir préserver ou améliorer notre modèle social grâce à l’Europe, et le fait d’accepter la libre circulation des capitaux, marchandises et travailleurs avec des pays moins disant socialement et fiscalement.

Source : http://blogdenico.fr/35-ans-de-promesses-deurope-sociale-ca-suffit-non/#more

En 1815, la Sainte-Alliance, c’était quoi ?

La Sainte-Alliance est formée le 26 septembre 1815 à Paris par trois monarchies européennes victorieuses de l’empire napoléonien héritier de la France révolutionnaire, dans le but de maintenir la paix dans un premier temps, puis de se protéger mutuellement d’éventuelles révolutions. Sous l’impulsion de Metternich (congrès de Troppau en 1820, congrès de Laybach en 1821) et de son affirmation d’un « droit d’intervention si la situation intérieure d’un État menace la paix de ses voisins », elle devient une alliance contre-révolutionnaire, réprimant les insurrections et les aspirations nationales contraires au maintien de l’ordre de Vienne.

En 2014, la Sainte-Alliance, c’est quoi ?

C’est l’alliance de trois groupes politiques qui ont le pouvoir au Parlement Européen :

les conservateurs du PPE (droite)
les socialistes du S&D (gauche)
les libéraux de l’ADLE

Le Parlement européen issu des élections du 25 mai, qui se réunit aujourd’hui à Strasbourg pour sa session constitutive, a, en effet, mis en place un véritable «cordon sanitaire» destiné à isoler les europhobes et à les priver de tous postes de responsabilité. Pour ce faire, les conservateurs du PPE, les socialistes du S&D (socialistes et démocrates) et les libéraux de l’ADLE, trois groupes pro-européens, ont scellé une Sainte Alliance valable pour la durée de la législature (2014-2019).

http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2014/07/le-parlement-européen-dresse-un-cordon-sanitaire-autour-des-europhobes.html

En 2014, la Sainte-Alliance exerce le pouvoir au Parlement Européen.

Comme en 1815, la Sainte-Alliance est contre-révolutionnaire, elle combat les aspirations nationales et démocratiques, elle combat le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Comme en 1815, les patriotes doivent faire la guerre à la Sainte-Alliance.

Elle doit être combattue, et détruite.

En 1815, la Sainte-Alliance, c’était quoi ?

La Sainte-Alliance est formée le 26 septembre 1815 à Paris par trois monarchies européennes victorieuses de l’empire napoléonien héritier de la France révolutionnaire, dans le but de maintenir la paix dans un premier temps, puis de se protéger mutuellement d’éventuelles révolutions. Sous l’impulsion de Metternich (congrès de Troppau en 1820, congrès de Laybach en 1821) et de son affirmation d’un « droit d’intervention si la situation intérieure d’un État menace la paix de ses voisins », elle devient une alliance contre-révolutionnaire, réprimant les insurrections et les aspirations nationales contraires au maintien de l’ordre de Vienne.

En 2014, la Sainte-Alliance, c’est quoi ?

C’est l’alliance de trois groupes politiques qui ont le pouvoir au Parlement Européen :

les conservateurs du PPE (droite)
les socialistes du S&D (gauche)
les libéraux de l’ADLE

Le Parlement européen issu des élections du 25 mai, qui se réunit aujourd’hui à Strasbourg pour sa session constitutive, a, en effet, mis en place un véritable «cordon sanitaire» destiné à isoler les europhobes et à les priver de tous postes de responsabilité. Pour ce faire, les conservateurs du PPE, les socialistes du S&D (socialistes et démocrates) et les libéraux de l’ADLE, trois groupes pro-européens, ont scellé une Sainte Alliance valable pour la durée de la législature (2014-2019).

http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2014/07/le-parlement-européen-dresse-un-cordon-sanitaire-autour-des-europhobes.html

En 2014, la Sainte-Alliance exerce le pouvoir au Parlement Européen.

Comme en 1815, la Sainte-Alliance est contre-révolutionnaire, elle combat les aspirations nationales et démocratiques, elle combat le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Comme en 1815, les patriotes doivent faire la guerre à la Sainte-Alliance.

Elle doit être combattue, et détruite.

Grande différence : la Sainte Alliance version 1814 rejetait la démocratie.

Le Parlement européen a été élu : il met en œuvre la politique de sa majorité, c’est normal. JR

Depuis les élections européennes, les européistes étaient tétanisés : lors des élections européennes du 25 mai 2014, les partis politiques anti-européens avaient pulvérisé leurs records électoraux.

Les européistes étaient désespérés.

Qui allait bien pouvoir sauver l’Union Européenne ?

Qui allait bien pouvoir sauver les européistes ?

Réponse :

Captain Europe : le super-héros de l’Union Européenne.

La video dure 2 minutes 20 :

( ATTENTION : CETTE VIDEO EST A PLEURER DE RIRE )

Les « européistes » sont 600 sur 751 élus au Parlement européen : pourquoi seraient-ils désespérés ?

Les désespérés devraient plutôt être ceux qui, malgré une crise vieille maintenant de six ans et exploitée par eux sans vergogne pour faire repasser des idées plus ou moins antiques, restent toujours en petite minorité. JR

« Des idées plus ou moins antiques » ?

Non.

Des idées de patriotisme, des idées de souveraineté nationale, des idées d’indépendance nationale, bref des idées QUI SONT DE PLUS EN PLUS PARTAGEES PAR LES PEUPLES DU MONDE.

Dans l’Organisation des Nations Unies, 197 nations sont représentées.

Quand nous regardons ces 197 nations, que voyons-nous ?

  • Nous voyons 28 nations qui ont construit une union : l’Union Européenne.

  • Mais sur tous les autres continents, nous voyons 169 nations qui gardent précieusement le contrôle de leurs lois nationales, 169 nations qui gardent précieusement le contrôle de leurs frontières nationales, 169 nations qui gardent précieusement le contrôle de leur monnaie nationale, etc, etc.

Bref : nous voyons 169 nations qui sont souverainistes.

Partout ailleurs, sur tous les autres continents, 169 nations sont souverainistes.

En Europe, nous sommes l’exception : il n’y a que nous, en Europe, qui ne sommes pas souverainistes.

Les européistes sont comme les 28 neuneus qui sont montés dans un bus, et leur bus s’est engagé à contre-sens sur l’autoroute !

A l’intérieur du bus « Union Européenne », les 28 neuneus n’arrêtent pas de rigoler. Les 28 neuneus disent en rigolant : « Regardez tous ces idiots : ils se sont tous engagés à contre-sens sur l’autoroute ! »

Les 28 neuneus ne devraient pas autant rigoler.

Nous savons comment finissent les véhicules qui s’engagent à contre-sens sur l’autoroute.

Les "européistes" sont 600 sur 751 élus au Parlement européen : pourquoi seraient-ils désespérés ?

Les désespérés devraient plutôt être ceux qui, malgré une crise vieille maintenant de six ans et exploitée par eux sans vergogne pour faire repasser des idées plus ou moins antiques, restent toujours en petite minorité. JR


L’Europe Unifiée, les prédécesseurs : Charlemagne, Napoléon, Hitler. Nous pourrions juste nous demander qui veut appliquer des idées antiques.

Le Parlement européen a été élu : il met en œuvre la politique de sa majorité, c'est normal. JR
Vu le taux d’abstention à ces élections, les gens de bonne foi peuvent se poser des questions sur l'adhésion au projet de soit-disant « construction » européenne.
[b]Frédéric Lordon répond par avance à Jacques Roman. [/b] – « Ce qu’il y a, dans la rupture avec le néolibéralisme européen, c’est de l’annulation d’une opération qui est la caractéristique centrale de la construction européenne depuis le début des années 90, et sans doute depuis plus longtemps, — propriété de fait ou d’intention, je ne sais pas, je mentionne le débat, il serait intéressant mais on va le laisser de côté –, et qui tient en la soustraction de la souveraineté politique à toutes les échelles territoriales.

Alors il faut dire un mot d’abord de ce que c’est que la souveraineté, car c’est le lieu de toutes les confusions intellectuelles. La souveraineté est une idée qui a exclusivement à voir avec le fait de délibérer et de décider. La souveraineté, c’est que nous décidons. Ce ne sont plus les puissances divines qui nous dictent ce que nous devons faire, ce ne sont plus leurs envoyés spéciaux : c’est nous qui décidons. La souveraineté, c’est cela, et cela seulement.

Ainsi rigoureusement conçue, la souveraineté s’assimile en totalité à la démocratie. Le principe de la souveraineté, ça n’est pas autre chose que le principe démocratique lui-même, c’est-à-dire le droit de délibérer et de décider de toutes les matières qui intéressent les politiques publiques, tout le temps.

Or, ce droit de discuter et de rediscuter de tout tout le temps, qui est le cœur même de la démocratie, ce droit-là est annulé par la construction européenne puisqu’il existe un très grand nombre de politiques publiques qui ont été soustraites au périmètre de la délibération démocratique ordinaire, pour être sanctuarisées dans les traités, qui sont comme de juste inaccessibles, de telle sorte que, de toutes ces questions, absolument fondamentales (elles semblent lointaines, elles semblent abstraites, mais elles sont déterminantes pour les conditions matérielles d’existence des populations), de toutes ces questions, nous ne pouvons plus discuter. »


D’abord ils vous ignorent, ensuite ils vous raillent, ensuite ils vous combattent et enfin, vous gagnez.

Pour savoir ce que pense de l’Euro les ultra racistes néo esclavagistes trafiquants d’organes proxénètes libéraux dans le poulailler.

http://www.wikiberal.org/wiki/Euro

Europe ou pas Europe, les décisions souveraines ne sont plus prises au niveau de pays comme la Suisse, ni même comme la France.

L’exemple de la Suisse est particulièrement frappant parce que ce pays (ou du moins certains de ses partis politiques – ses gouvernements sont beaucoup plus prudents) se flatte occasionnellement d’être plus souverain que la France ou que l’Allemagne ; toutefois, la réalitéest là, notamment :

– Disparition du secret bancaire (traditionnellement une des principales activités économiques du pays, sinon la principale), sous la pression de l’UE et des UA ;

– Soumission à pratiquement toutes les règles fondamentales ainsi qu’à la plupart des règlements techniques, financiers et commerciaux de l’Union européenne (sans grande possibilité de discussion en raison du faux-semblant de la non-appartenance à l’UE. (Exemple : on attend toujours les textes d’application de la votation populaire relative aux conditions d’immigration : la Suisse préfère utiliser le délai de trois ans que lui laisse sa constitution pour trouver un moyen de contourner cette « décision souveraine », qu’elle aurait bien de la peine à mettre en œuvre sans risquer la sortie du système UE, ce qu’elle ne veut pas et ne peut pas. Belle manifestation de souveraineté !)

La possibilité de décisions vraiment souveraines sera rendue aux Européens quand l’UE sera devenue une vraie fédération vraiment démocratique. C’est dans ce sens qu’il faut aller, c’est le seul raisonnable.

D’ailleurs, contrairement à ce que dit Instit, c’est dans ce sens que vont les nations depuis pas mal d’années déj° : voyez l’ASEAN, les multiples associations latino-américaines, l’Union africaine, le projet d’Union euroasiatique, etc.JR

Jacques Roman écrit : « voyez l’ASEAN, les multiples associations latino-américaines, l’Union africaine, le projet d’Union euroasiatique »

Nul.

Cet argument est nul.

Les nations de l’ASEAN continuent à contrôler leurs lois nationales, leurs frontières nationales, leur monnaie nationale, etc.

Les nations de latino-américaines continuent à contrôler leurs lois nationales, leurs frontières nationales, leur monnaie nationale, etc.

Les nations de l’Union Africaine continuent à contrôler leurs lois nationales, leurs frontières nationales, leur monnaie nationale, etc.

Les nations de l’union euro-asiatique continuent à contrôler leurs lois nationales, leurs frontières nationales, leur monnaie nationale, etc.

Bref, Jacques Roman vit dans son monde des rêves et des illusions, de la même façon que les vieux dinosaures de l’URSS vivaient dans le monde des rêves et des illusions.

L’Histoire a détruit les rêves et les illusions des vieux dinosaures de l’URSS hier … et l’Histoire détruira les rêves et les illusions des vieux dinosaures de l’Union Européenne demain.

En quoi l’UE est elle moins une nation que la France ou la chine ? En quoi le fait d’être une nation est il synonyme de vertu?Vous parlez des nations comme si il s’agissait d’êtres réels et parfaits, ça me fait drôle. l’UE est une oligarchie de technocrates certes, mais la France l’est elle moins? Le nationalisme a connu une noire , sans jeu de mot, période coloniale, le socialisme une forte propension a l’impérialisme et le capitalisme mondialise , tout ça emmerde les braves gens en fin de compte. Et l’histoire, j’espère, détruira les rêves et les illusions des vieux dinosaures nationalistes aussi pour en revenir a la seule réalité tangible, l’individu.

La possibilité de décisions vraiment souveraines sera rendue aux Européens quand l'UE sera devenue une vraie fédération vraiment démocratique. C'est dans ce sens qu'il faut aller, c'est le seul raisonnable.

JR


La bonne blague ! :lol:

Il y aurait pu être effectué quelques efforts en ce sens du temps de la CEE à six, mais à chaque fois, comme c’est bizarre, ces gens qui osent nous gouverner ont préféré élargir leur alliance plutôt que de rendre leur soit-disant « construction » plus démocratique. La preuve, si il en est, que leur but est le contraire : éloigner les décisions les plus possible des citoyens par un biais supranational.

Merci frigouret, ta contributions montre que les libéraux, malgré certains aspects contestables dans leurs points de vues, ici ne sont pas dupes : la création de l’euro ne répond pas principalement à des finalités économiques d’unification. Si l’euro avait répondu uniquement à des finalités économiques d’unification, cela aurait été, par exemple, une monnaie commune vis à vis de l’extérieur qui aurait permis d’ajuster les différences de compétitivité par des ajustements de taux de change, les monnaies nationales restant à l’intérieur d’une union pour les échanges internes.

Jacques Roman vous avez choisi, avec la Suisse, le bon exemple.
Les manœuvres d’affaiblissement de la souveraineté de la Suisse sont un effort constant officiel conjoint des USA et de l’UE qui visent à lui faire abdiquer son indépendance afin de la faire entrer dans l’OTAN et dans son pendant civil l’UE.

Si l’économie était le critère principal de l’existence de l’Union Européenne, L’UE n’aurait pas exigé la signature d’un accord de libre-échange très déséquilibré envers l’Ukraine. L’Ukraine étant très intégrée économiquement avec la Russie, jusqu’à présent, les intérêts économiques bien compris, de part et d’autre, auraient pris en compte ce fait et aurait fait de l’Ukraine un pont économique entre la Russie et les différents pays de l’UE. Or nous pouvons aisément constater que l’UE a saboté les intérêts économiques de ses pays membres dans cette affaire ukrainienne, sans compter son âme, au profit de la politique militariste des USA.

Si la finalité de l’euro et de la « construction » européenne n’est pas principalement économique, quelle est-elle ?

Quel est le domaine principal où être uni est le plus important ?

Il s’agit du domaine militaire, la « construction » européenne est le volet civilement acceptable et présentable de la la vassalisation et l’embrigadement des différents pays européens par les USA.

L’élargissement de l’Union Européenne et de l’OTAN serviront les objectifs aussi bien à court terme qu’à plus long terme de la politique américaine. Une Union Européenne plus vaste permettrait d’accroître la portée de l’influence américaine – et, avec l’admission de nouveaux membres venus d’Europe centrale, multiplierait le nombre d’États pro-américains au sein des conseils européens – sans pour autant créer simultanément une Union Européenne assez intégrée politiquement pour pouvoir concurrencer les États-Unis dans les régions importantes pour eux, comme le Moyen-Orient.

Fin de citation

frigouret écrit : « Et l’histoire, j’espère, détruira les rêves et les illusions des vieux dinosaures nationalistes aussi pour en revenir a la seule réalité tangible, l’individu. »

Mais je NE suis PAS nationaliste.

Donc foutez-moi la paix avec votre nationalisme.

Le plus difficile, c’est d’expliquer ça aux aveugles :

Ce n’est pas parce qu’on est contre la construction européenne qu’on est nationaliste.

Les aveugles sont incapables de voir ça.

De même, les aveugles sont incapables de voir qu’il existe un sentiment national.

Le sentiment national, ça existe.

Un exemple d’actualité : vous pouviez allumer votre télévision du 12 juin au 13 juillet 2014, et vous auriez pu voir le sentiment national crever l’écran (coupe du monde de football).

Il ne s’agit pas de dire si c’est bien ou si c’est mal : il s’agit de constater que ça existe.

C’est tout.

Les vieux dinosaures partisans de l’URSS, les vieux dinosaures partisans de la Yougoslavie, les vieux dinosaures partisans de l’Union Européenne, etc, voulaient créer un sentiment SUPRANATIONAL. Mais dans le monde réel, le sentiment supranational, ça n’existe pas.

Alors les vieux dinosaures continuent à rêver à un sentiment SUPRANATIONAL.

La nuit, dans leur rêve SUPRANATIONAL, tous les Européens unis applaudissent les exploits d’une équipe de football de l’Europe unie.

La nuit, dans leur rêve, cette équipe de football de l’Europe unie affronte les autres nations lors de la coupe du monde 2018.

Les rêveurs, et tous ceux qui sont incapables d’accepter le monde réel, continuent de rêver d’un monde sans nation, et d’un monde sans sentiment national.

Ils rêvent.

Le sentiment religieux existe aussi, ce qui ne prouve pas l’existence de dieu, ni ne justifie une theocratie.

Oui, le sentiment religieux ne justifie pas une théocratie, mais le sentiment religieux existe, les théocraties existent, il y a des nations dans lesquelles le délit de blasphème existe, il y a des nations dans lesquelles le nouveau président de la République prête serment sur la Bible, il y a des nations dans lesquelles les ministres et le président de la République font une prière avant le conseil des ministres (il faut voir sur internet cette photo du gouvernement de George W. Bush avant le début du conseil des ministres : tout le monde priait !) …

… et alors ?

Vous voulez changer tous ces peuples ?

Bon courage.

C’est pas tellement que je veuille les changer mais surtout que je revendique qu’ils me foutent la paix. Donc que tout ce beau monde fasse leurs simagrées entre volontaires , de façon privée, seraient ils 99% du monde.
Mon sentiment national ( celui d’une communautè de destin)diminue de moitié a chaque kilomètre qui le sépare de ma ferme.

Emmanuel Todd dans « Le grand détraquage. » interview avec François Ruffin dans le livre des Éditions Fakir : « Pauvres actionnaires » - Quarante ans de discours économique du Front National passé au crible Extrait d’une partie des pages 97 et 98 :

Putain mais on est là, à se faire chier, dans un ensemble de non-décisions, avec Bruxelles, avec Francfort, des négociations humiliantes, sans perspective, avec une histoire infiniment nulle qui se profile, et tout d’un coup, ça y est, [nous sortons de l’UE], ensemble en tant que Français, on se retrousse les manches et on essaie de s’en sortir. C’est pas beau, ça ? Et la démocratie renaît. Et au début, on est un petit peu appauvris. Mais on va quelque part, et nos enfants vont quelque part.
Mais nous ne leurrons pas : cette issue se fera dans la douleur. Ce sera un choc immense. Pour mettre en œuvre ce plan, la condition minimale, c’est la cohésion nationale. Ces mesures ne sont réalisables que, je dirais, dans un contexte de fraternité territoriale. Or à entretenir le doute entre Français, anciens, récents, de souche, de demain, le Front National est un obstacle à cette fraternité, il est une barrière à son propre programme économique. Il y a tellement d’immigrés, désormais en France, et tellement d’enfants d’immigrés, que le simple fait de gueuler contre les Arabes, les Noirs, les musulmans, c’est la garantie que ces mesures énergiques seront inapplicables.

Car de quoi avons-nous besoin, en même temps que l’on sort de l’euro ? D’une nouvelle fête de la Fédération. Vous savez, ce jour de 1790 où toutes les provinces, tous les corps français, se sont retrouvés pour le premier anniversaire de la prise de la Bastille, pour fraterniser.

Et bien entendu, comme le Front National refuse de voir l’ampleur de l’immigration déjà réalisée ( ce qui explique, au passage, pourquoi en région parisienne il ne compte plus ), comme le Front National n’accepte pas cette immigration déjà-là comme un fait, comme une donnée, toute politique de protectionnisme, de sortie de l’euro, de sursaut national, etc ., est rendue impossible. Cette réorientation doit, au contraire se coupler avec une réinclusion de tous les immigrés et leurs enfants dans la nation.