32 Sortir de l'Union Européenne

[...] Union Européenne en plein effondrement industriel (aujourd'hui encore : PSA délocalise vers la Slovaquie), en plein effondrement économique, en plein effondrement social, avec le chômage qui augmente, avec la Grèce qui est en faillite totale, etc, etc.
La [b]Slovaquie[/b] fait partie de l'UE. La délocalisation de PSA vers la Slovaquie ne peut donc pas prouver l'effondrement industriel de l'UE, mais plutôt l'effondrement industriel de la France. Et si cet effondrement industriel était imputable à l'UE, il y aurait également effondrement industriel de l'Allemagne, ce qui n'est pas le cas : l'effondrement industriel de la France est dû à des politiques et des circonstances françaises.

La Grèce, justement, n’est plus en faillite totale. Elle a rétabli sa situation financière internationale récemment (grâce à l’UE et à l’euro) et emprunte à nouveau sur les marchés à des conditions presque convenables (moins de 5%).

Il ne faut pas écrire n’importe quoi. JR

Les élections europarlementaires : une conclusion provisoire

Les élections de dimanche vont donc faire entrer au Parlement européen environ 150 députés députés hostiles à l’UE actuelle (sur 751).

Que 500 (correction : 600) députés sur 750 restent attachés à l’UE ne doit pas faire illusion. Dans une situation idéale pour les europhiles, les anti-UE ne devraient pas constituer plus d’une minorité folklorique d’une dizaine d’élus (je laisse de côté les faragistes, témoins de particularités britanniques auxquelles nous sommes accoutumés et qui n’ont d’ailleurs pas réussi leur pari d’être les premiers au classement dans leur pays [correction : ils ont réussi, ce qui aura d’importantes conséquences sur la position du RU par rapport à l’UE – je pense en particulier aux perspectives référendaires]).

Quelles que soient les raisons de ce relatif succès des anti-UE, et même si les élections européennes ont été instrumentalisées à des fins diverses (politiques nationales, protestations contre l’austérité, etc., comme semble le montrer le cas de la France), ce résultat n’est pas à l’honneur de l’UE. Le moins qu’on puisse dire est qu’il appelle des changements massifs vers plus de transparence, de solidarité, d’efficacité et surtout de démocratie.

L’avant-projet de « constitution de la Confédération européenne » présenté par 1789PLUS sous http://1789plus.wordpress.com/ s’efforce d’aller dans ce sens. Je suis sûr qu’avec l’aide de ceux qui s’intéressent à la question il reste encore très perfectible. JR

Je suis prêt a parier que les parlementaires " euroseptiques" sont prêt a prolonger l’UE d’un millénaire a seul fin de préserver leurs postes et leur statut d’opposants officiels et aussi poue les avantages pour eux et leur parti qui en découle.

Près de 130 députés europhobes pourraient siéger au Parlement européen.

Tour d’Europe des performances des extrêmes dans les pays de l’Union européenne :

1- Les pays où les extrêmes arrivent en tête :

  • En France, le Front national obtiendrait un score historique de 24,4 % des suffrages, devançant largement l’UMP (20,4%), selon un sondage Harris Interactive pour «Le Parisien»-«Aujourd’hui en France». Le FN décrocherait avec ce score 23 à 25 sièges sur les 74 accordés à la France. Le PS arrive en troisième position (14,2%), son pire score à une élection européenne depuis 1994. Avec 10,6% des voix, l’alliance des centristes (UDI-Modem) passerait devant Europe Ecologie-Les Verts (9,6%) qui dégringole par rapport à son score de 2009 (16,28%).

  • Au Royaume-Uni, le parti europhobe UKIP serait en tête devant le Labour (gauche) et le Parti conservateur avec 24 sièges contre 22 et 17, selon le quotidien allemand Die Welt.

  • Au Danemark, l’extrême droite (Parti du peuple danois) devancerait les sociaux démocrates et le centre droit avec 23,1%, contre 20,5% et 17,2%.

  • En Grèce, pays très durement touché par l’austérité, le parti de la gauche radicale Syriza d’Alexis Tsipras semblait arriver en tête, légèrement en avance sur la Nouvelle-Démocratie (droite, au pouvoir). Le parti néonazi Aube dorée espérait également avoir des élus et obtiendrait entre 8 et 10% des voix .

2- Les pays où les extrêmes font une percée ou progressent :

  • En Allemagne, le parti anti-euro AFD, créé au printemps 2013, réaliserait un score de 6,5% qui lui permettrait de faire son entrée au parlement européen. Mais les conservateurs de la CDU/CSU restent largement en tête, crédités de 36% des voix, devant les sociaux démocrates qui amélioreraient leur score à 27,5% (contre 20,8% en 2009).

  • En Italie, le Mouvement Cinq étoiles de l’ex-comique Beppe Grillo est crédité de 26,5% des suffrages selon les premières estimations, derrière le Parti Démocrate du Premier ministre Matteo Renzi (33%) et devant le Forza Italia de Silvio Berlusconi (18%).

  • En Autriche, le parti d’extrême droite FPÖ progresserait nettement et arriverait en troisième position, avec 19,9% des suffrages, en hausse de plus de cinq points par rapport à 2009, derrière les chrétiens-démocrates et les sociaux-démocrates au pouvoir. Ce parti espère constituer un groupe notamment avec le Front national.

  • En Suède, les nationalistes (Démocrates suédois) arrivent en sixième position mais avec 7% des suffrages selon les premières estimations, et feraient leur entrée au Parlement européen pour la première fois.

  • En Finlande, les Vrais Finlandais arrivent en troisième position selon les sondages à la sortie des bureaux de vote et obtiendraient ainsi trois sièges au Parlement européen, un de plus qu’en 2009.

  • En Hongrie, le Jobbik arriverait en deuxième position derrière le parti conservateur avec 15% des suffrages et obtiendrait trois sièges au Parlement européen.

  • En Espagne, le Parti Populaire (droite) au pouvoir et le PSOE (gauche) cèderaient respectivement 8 et 9 sièges. Cela profite à l’extrême-gauche, issue du mouvement des Indignés. Podemos, né de la mouvance des indignés, entre au Parlement européen avec cinq sièges.

3- Les pays où les extrêmes sont en échec :

  • Aux Pays-Bas, en revanche, le parti anti-islam PVV a subi un échec, en n’obtenant que 12% des voix contre près de 18% il y a cinq ans.

  • La Roumanie semblait de son côté se singulariser, avec une très large victoire de l’alliance de centre gauche créditée de 41% des voix. Le parti d’extrême droite Romania Mare (PRM), en chute libre depuis plusieurs années, a obtenu environ 2,5% des voix, privant son chef historique Corneliu Vadim Tudor du siège qu’il détient actuellement à Bruxelles.

Je suis prêt à parier que les parlementaires "eurosceptiques" sont prêts à prolonger l'UE d'un millénaire à seule fin de préserver leurs postes et leur statut d'opposants officiels et aussi les avantages pour eux et leur parti qui en découlent.
C'est à espérer d'une certaine manière, mais je ne le pense pas. Contrairement à vous et à Étienne, je serais prêt à parier qu'il y parmi les politiciens au moins autant de personnes attachées au bien général tel qu'ils le voient que parmi l'ensemble des citoyens français.

Justement je me demande quelle est la proportion de citoyens français ordinaires qui tonnent contre l’UE, votent Marine Le Pen et hésiteraient à voter oui si on mettait la question du retrait au référendum, de peur de perdre les avantages que l’Union leur procure ? Salutaire hésitation ! JR

Jacques Roman écrit cette phrase ahurissante : « Justement je me demande quelle est la proportion de citoyens français ordinaires qui tonnent contre l’UE, votent Marine Le Pen et hésiteraient à voter oui si on mettait la question du retrait au référendum, de peur de perdre les avantages que l’Union leur procure ? »

J’éclate de rire !

Jacques Roman n’a toujours pas compris.

Jacques Roman n’a toujours pas compris le caractère fondamentalement anti-démocratique de la construction européenne.

Jacques Roman n’a toujours pas compris que les européistes n’organiseront jamais de référendum pour demander aux 28 peuples si ils veulent rester dans l’Union Européenne.

C’est ahurissant d’en être encore à ce niveau d’aveuglement.

(… ou alors Jacques Roman l’a compris, et alors il joue la comédie : il fait semblant d’y croire encore, à ces futurs référendums)

De toutes façons avec une majorité d’abstentionistes cette élection devrait être déclarée nulle. Le FN envoie 25 députés a Bruxelles avec environs 10% des inscrits, si tous ces politicards avaient un peu d’honneur il renonceraient a leur mandature , mais ça fait longtemps qu’ils ont chier sur la honte. Ça rejoint la discute sur souveraineté nationale et populaire, et comment le peuple et mis en minorité par la nation, concept vaseux au plus haut point.
Les députés européens sont illégitimes, la desobisence est dans ce cas un droit et un devoir ( attention a vous quand même).

Ces élections au simili-parlement qui n’a pas l’initiative de proposer les textes et qui par conséquent n’est pas maître de son ordre du jour, le pouvoir souverain de décider en dernier ressort étant le plus souvent assuré par la dénommée « Commission Européenne » ne sont qu’une mascarade et les gens qui ne sont pas si bêtes l’ont compris. La participation aux élections UE tient du paradoxe, puisqu’elle légitime symboliquement une instance qui sert à maquiller le caractère dictatorial du pouvoir illégitime de la Commission européenne et de l’imposture démocratique de l’UE.

De plus le jeu de l’oligarchie consiste à répéter constamment aux Français : « Si vous êtes contre l’UE, il faut que vous votiez FN ». On les entraîne dans quelque chose qui est une impasse, Un référendum dont la question serait : « Approuvez la dénonciation par la République Française des traités européens et la sortie de l’UE ? » prouverait que la principale motivation du vote pour le Front National est le rejet de la « construction » européenne et non le racisme. Chiche !

Je recommande le livre de François Ruffin pour une analyse plus détaillée du phénomène, voir déjà l’analyse qu’en fait Étienne Chouard :

Ces élections au simili-parlement qui n’a pas l’initiative de proposer les textes et qui par conséquent n’est pas maître de son ordre du jour, le pouvoir souverain de décider en dernier ressort étant le plus souvent assuré par la dénommée « Commission Européenne » ne sont qu'une mascarade et les gens qui ne sont pas si bêtes l'ont compris. La participation aux élections UE tient du paradoxe, puisqu’elle légitime symboliquement une instance qui sert à maquiller le caractère dictatorial du pouvoir illégitime de la Commission européenne et de l’imposture démocratique de l’UE.
Attention aux assimilations abusives ! Le Parlement européen n'est pas un parlement national, et l'UE n'est pas une fédération mais une organisation intergouvernementale. Ce n'est déjà pas mal d'avoir introduit dans l'UE une institution parlementaire élue au suffrage universel : je ne connais pas d'autre exemple d'organisation intergouvernementale qui soit allée aussi loin.

Par ailleurs, il est inexact que « la Commission européenne décide le plus souvent en dernier ressort ». La Commission n’a qu’un pouvoir de proposition ; la codécision revient au Conseil des ministres (représentant les gouvernements) et au Parlement européen, et il ne faut pas oublier que les parlements nationaux interviennent pour transposer les directives européennes dans l’ordre national (interne). JR

Ces élections au simili-parlement qui n’a pas l’initiative de proposer les textes et qui par conséquent n’est pas maître de son ordre du jour, le pouvoir souverain de décider en dernier ressort étant le plus souvent assuré par la dénommée « Commission Européenne » ne sont qu'une mascarade et les gens qui ne sont pas si bêtes l'ont compris. La participation aux élections UE tient du paradoxe, puisqu’elle légitime symboliquement une instance qui sert à maquiller le caractère dictatorial du pouvoir illégitime de la Commission européenne et de l’imposture démocratique de l’UE.
Attention aux assimilations abusives ! Le Parlement européen n'est pas un parlement national, et l'UE n'est pas une fédération mais une organisation intergouvernementale. Ce n'est déjà pas mal d'avoir introduit dans l'UE une institution parlementaire élue au suffrage universel : je ne connais pas d'autre exemple d'organisation intergouvernementale qui soit allée aussi loin.
C'est vrai, l'existence du parlement européen c'est un des éléments qui font qu'on rechigne à quitter l'UE et qui nous poussent à essayer plutôt de modifier les traités.
Par ailleurs, il est inexact que "la Commission européenne décide le plus souvent en dernier ressort". La Commission n'a qu'un pouvoir de proposition ;
Ca aussi, c'est vrai. J'ajouterai aussi que la commission suit une feuille de route définit par le conseil européen des chefs d'état et de gouvernement.
la codécision revient au Conseil des ministres (représentant les gouvernements) et au Parlement européen,
Et c'est le conseil des ministres qui a le dernier mot sur le parlement européen, et qui a même l'exclusivité des décisions dans certains domaines.
et il ne faut pas oublier que les parlements nationaux interviennent pour transposer les directives européennes dans l'ordre national (interne). JR
Certes mais la transposition est une obligation.

L’UE est bien une entité intergouvernementale, et elle sert aux gouvernements pour légiférer. On est en pleine confusion des pouvoirs.

Mortalité supplémentaire due à la construction européenne en Grèce, notamment chez les retraités et les pensionnaires des hôpitaux psychiatriques.


Retraité mendiant en Grèce. Source : greek crisis: De vita beata

Extrait :

À partir du 1er janvier 2015, seule la retraite dite “de base” s’élevant à 360 euros par mois sera garantie par l’État, au-delà, tout dépendra de la situation financière des organismes concernés. Cela signifie tout simplement la fin brutale du système actuel avec… l’évaporation des cotisations, conséquentes ou pas, alors peu importe.

Depuis 2010, le montant des retraites avait été déjà d’abord été diminué de 30% à 60% selon les cas, et voilà que le moment arrive… enfin où ces “diminutions d’urgence” auront servi à institutionnaliser la suppression du système par répartition. Seul un minimum vieillesse (et encore), sera désormais versé aux mourants potentiels et seuls les… patriciens aisés pourront alors prétendre à une fin de vie dans la dignité, étant donné que le système de santé est déjà à son tour suffisamment détruit.

Le successeur du secrétaire général grec des recettes publiques Haris Théoharis sera désigné par les membres d’une commission d’évaluation, qui choisira le remplaçant de Théoharis… toutefois à un détail près. Ce collège (de quatre membres) institué récemment, est composé de deux universitaires et d’un magistrat grecs, mais aussi de Pierre Lepetit (quotidien “Naftemporiki” du 8 juin), Inspecteur général des finances, Vice-président et trésorier de “Notre Europe”, le think tank de Jacques Delors.

Pour la petite information, Pierre Lepetit, a fait partie de l’équipe de négociation du Traité de Maastricht (en France), il fut Secrétaire général adjoint aux affaires européennes auprès du Premier Ministre entre 1992 et 1995, il a été conseiller spécial du Ministre des Affaires étrangères pour les négociations institutionnelles européennes (Traité d’Amsterdam), avant de rejoindre l’Inspection des Finances en 1987 (www.notre-europe.eu). Il dirige actuellement la dite “mission d’assistance d’appui à la Grèce pour la réforme des administrations publiques”.

Le plus insupportable quant à la situation grecque, c’est le silence des peuples européens. Les opposants à l’U.E. d’aujourd’hui martèlent les risques encourus et se servent de la peur d’une situation comparable à celle de la Grèce mais il n’existe pas de mouvement solidaire - pas même de tentative - et sans solidarité transeuropéenne, qu’elle soit politique ou populaire, le quant à soi est donc accepté comme la norme évidente et ce même lorsqu’on ne cesse de dénoncer les horreurs du libéralisme de l’Union. Nous ressemblons à une conjuration de Tartuffes repus qui n’ont d’horizon que l’espace que nos laisses volontaires nous laissent appréhender.

Autre chose que la bête immonde euro-capitaliste ?

De la solidarité ?

L’entente internationale des peuples :
http://entente-internationale-des-travailleurs-eit-ilc.blogspirit.com/qui-sommes-nous.html

http://www.m-pep.org/IMG/pdf/131130-PROGRAMME_INTERNATIONAL_MEETING_EPAM.pdf

Et il y en a d’autres, le tout est d’y contribuer ou de faire mieux.

Quand je parlais de Tartuffes… tous ces mouvements ordonnent aux autres bien sûr Jacques Dupontel, leur succès est incontestable et leur budget illimité tant ils comptent d’adhésion populaire. CQFD.

D’abord, déhel, il y a plein d’autres mouvements, un seul exemple :

https://translate.google.fr/translate?sl=da&tl=fr&js=y&prev=_t&hl=fr&ie=UTF-8&u=http%3A%2F%2Fwww.folkebevaegelsen.dk%2F&edit-text=

et puis imaginez-vous que ces mouvements qui proposent plus de contrôle démocratique sont puissamment relayés par les médias pour être connus et financés par les banques et les autres groupes capitalistes ? Si vous me répondez oui, pas grand-chose ne m’empêchera de penser que vous êtes le Tartuffe.

Autre chose que la bête immonde euro-capitaliste ?

De la solidarité ?

L’entente internationale des peuples :
http://entente-internationale-des-travailleurs-eit-ilc.blogspirit.com/qui-sommes-nous.html

http://www.m-pep.org/IMG/pdf/131130-PROGRAMME_INTERNATIONAL_MEETING_EPAM.pdf

Et il y en a d’autres, le tout est d’y contribuer ou de faire mieux.


Vous oubliez quand même que la première opposition à ces politiques sont le mouvement Syriza, et qu’ils font partie de la gauche européenne ( GUE ), aux côtés du front de gauche et de toutes les composantes de la gauche radicale des autres pays européens. Aux européennes ils sont arrivés largement en tête, et aux dernières élections législatives il a manqué de peu qu’ils puissent former un gouvernement.
Donc il y a encore de l’espoir en Grèce et il y a bien des mouvements de solidarité et des alliances dans toute l’Europe pour combattre ces politiques et en défendre des plus justes.
On est donc loin d’une situation où il ne resterait que des mouvements marginaux et anti européens comme le MPEP pour s’inquiéter du sort des grecs, en plus du nôtre.

Merci pour cette information Sandy. J’ignorais jusqu’à l’existence de Syriza.

LA RÉUNION SECRÈTE DU 11 JUIN 1965 AU DÉPARTEMENT D’ÉTAT AMÉRICAIN SUR L’UNION MONÉTAIRE EUROPÉENNE document présenté par l’UPR.

[url=http://www.upr.fr/wp-content/uploads/dossiers/DEPARTEMENT-D-ETAT-AMERICAIN-Note-du-11-juin-1965-V14.pdf]LA RÉUNION SECRÈTE DU 11 JUIN 1965 AU DÉPARTEMENT D’ÉTAT AMÉRICAIN SUR L’UNION MONÉTAIRE EUROPÉENNE[/url] document présenté par l'[url=www.upr.fr]UPR[/url].
[font=Optima]Merci Déhel, un autre excellent travail de recherche qui confirme que l'origine de la "construction" que je n'ose plus appeler européenne, vient des États-Unis d'Amérique. Nous pouvons aussi lire [url=http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=10207#p10207][size=9][b][i]l'enquête de Rémy Kauffer pour la revue « Historia » sur les financements des premiers mouvements favorables à la dite >"construction"<.[/i][/b][/size][/url]

SNCF et Union Européenne, de graves enjeux :

Le 20 juin 2014, BFMTV rapporte « Valls sur la SNCF: « Je n’ai pas compris le sens de cette grève » ». Même discours dans l’article de Libération « Valls : « Il faut que la grève à la SNCF s’arrête » », ainsi que dans bien d’autres médias. Pourtant, François Hollande et Manuel Valls connaissent très bien la Directive 91/440/CEE du Conseil européen du 29 juillet 1991 relative au développement de chemins de fer communautaires, que quatre « paquets ferroviaires » ultérieurs complètent. Il s’agit de rien de moins que de la privatisation générale et obligatoire du transport ferroviaire à l’échelle continentale à partir de 2019.
Et de quel « apaisement » parle Manuel Valls ? La réalité est que la mesure juridique essentielle pour rendre techniquement possible cette entreprise de privatisation imposée par l’Union Européenne, à savoir la séparation entre un établissement chargé du réseau ferroviaire et un deuxième chargé du transport, est maintenue dans le projet de loi sur la « réforme ferroviaire » en cours d’examen par l’Assemblée Nationale. Le 20 juin, la grève de la SNCF se poursuit malgré les difficultés financières que cette grève prolongée comportera pour les grévistes. Un comportement extrêmement courageux, à la hauteur des véritables enjeux, malgré les pressions évidentes pour imposer l’arrêt de la grève. Malheureusement, les appels à des actions de solidarité avec les grévistes de la SNCF n’évoquent guère cette stratégie de longue date de l’Union Européenne qui constitue le véritable problème de fond. Alors qu’il aurait été, et reste toujours, possible de profiter de la mobilisation des cheminots pour réclamer publiquement le retrait de l’ensemble des directives européennes qui imposent la privatisation des services publics. Informer et mobiliser l’ensemble de la population sur cette problématique d’une gravité exceptionnelle reste à ce jour indispensable. Un certain tabou semble interdire dans la pratique de manifester en France contre la politique de l’Union Européenne. Il est grand temps d’y mettre fin et de faire preuve de transparence citoyenne.

la suite, sur le lien[/font] [size=9][b][i]http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2014/06/20/sncf-union-europeenne-de-graves-enjeux-iv-50025.html[/i][/b][/size]

Oui c’est une grève qui défend l’intérêt général, et les médias la font passer pour une grève corporatiste. Médias et politiciens présentent cette grève en amalgamant les grévistes à des terroristes.
On voit ici encore la duplicité du gouvernement, pleinement en phase avec les directives libérales de l’UE, et qui manipule les gens pour faire passer cette réforme en force.