Non.
La mondialisation n’est pas une fatalité. Mais en revanche, la mondialisation est un choix politique.
La mondialisation est un choix politique car ce sont des hommes politiques et des femmes politiques qui ont choisi de supprimer le contrôle des changes, qui ont choisi de supprimer le contrôle des marchandises aux frontières nationales, qui ont choisi de supprimer les tarifs douaniers, qui ont choisi de supprimer les droits de douane, qui ont choisi de placer en concurrence directe les ouvriers français et les ouvriers polonais, etc.
De 1944 à 1974, ce n’était pas la mondialisation, ce n’était pas le libre-échange mondial généralisé, ce n’était pas la libre-circulation, mais en revanche les frontières nationales existaient, le contrôle des changes existait, etc.
A partir de 1974, la nouvelle mode idéologique a consisté à dire : « Les frontières nationales, c’est mal. Les contrôles aux frontières nationales, c’est mal. Les droits de douane, c’est mal. Les entraves à la libre-circulation, c’est mal. La mondialisation, c’est bien. La libre-circulation, c’est bien. Vive la concurrence entre les ouvriers français et les ouvriers polonais ! Vive la mondialisation heureuse ! »
Cette mode idéologique de « la mondialisation heureuse » a été suivie par tous les dirigeants politiques français au pouvoir depuis mai 1974. Le comble a été atteint en 2005, quand nous avons lu le Traité établissant une constitution pour l’Europe.
Dans cette constitution européenne de 2005, les dirigeants européens avaient gravé dans le marbre la libre-circulation des personnes, la libre-circulation des biens, la libre-circulation des services, des capitaux, le libre-échange mondial généralisé, la concurrence libre et non faussée, etc, etc, alors qu’une constitution n’a pas à s’occuper de telle ou telle politique économique.
Depuis 40 ans, la mondialisation a été un choix politique.