Est-ce que la Russie ne soutient pas les russophones d’Ukraine? JR
L’euro rejoindra le florin d’Autriche-Hongrie, la couronne de Tchécoslovaquie, le dinar de Yougoslavie, le rouble de l’URSS, etc, dans le grand cimetière des monnaies plurinationales.
Même les plus acharnés partisans de l’euro commencent à comprendre ce que nous devons préparer :
Nous devons préparer l’après-euro.
Même Jean-Marc Vittori vient de le comprendre !
Même Jean-Marc Vittori !
Mieux vaut tard que jamais.
Mardi 25 février 2014 :
Se préparer à l’après-euro.
La zone euro semble traverser des eaux plus calmes. Mais aucun de ses problèmes n’est réglé. Sur fond de croissance lente, le statu quo ne peut pas s’éterniser : il faudra approfondir ou démanteler. Or l’adhésion faiblit.
Il est des messages que l’on ne délivre pas avec joie : l’euro a moins d’une chance sur deux de survivre. Il est donc temps de songer à l’après-euro.
Le message peut sembler paradoxal. La monnaie commune paraît aujourd’hui sauvée. Après la plus grave crise de sa jeune histoire, les indicateurs se remettent au vert. L’activité est repartie fin 2013, plus fort qu’on ne le croyait. L’Etat emprunte à 3,5 % en Espagne comme en Italie, pratiquement deux fois moins cher qu’il y a deux ans. L’euro approche de 1,40 dollar, son change le plus élevé depuis 2011. Mais, au fond, rien n’est réglé. La zone euro reste enfermée dans un cercle vicieux. La dette des particuliers, des entreprises, des Etats restera trop lourde dans les années à venir face à une croissance trop lente pour rembourser sans peine et une inflation trop faible pour éroder la montagne.
Il faut donc profiter du répit actuel pour se préparer à la suite des événements. La croissance trop lente réveille les vieux démons. En Italie, en Autriche, en Allemagne, en Finlande, en France, bien sûr, des partis politiques très différents les uns des autres prospèrent sur une idée commune : la vie serait plus belle sans l’euro - et au-delà, sans l’Europe. Ils vont sans doute obtenir un succès éclatant aux élections européennes de juin. Selon les pointages des experts de Deutsche Bank sur le prochain Parlement européen, un député sur six, voire un sur quatre, appartiendra à la mouvance anti-européenne.
Ce vote-condamnation prend racine dans un chassé-croisé de souvenirs. D’abord, la génération de la guerre s’efface, et avec elle le sentiment d’une impérieuse nécessité : l’entente entre pays voisins. Ce n’est pas faire injure à Helmut Schmidt et à Valéry Giscard d’Estaing de dire que l’essentiel de leur oeuvre est désormais derrière eux.
Ensuite, la génération de la crise s’affirme, et avec elle la mémoire d’une cruelle évidence : l’Europe en a été la béance. Ce sont les nations qui ont sauvé banques et industries. Les dirigeants de la Commission ont disparu de la scène pendant le drame. Après, ils ont réapparu en une étrange trinité, avec le FMI et la Banque centrale européenne (la troïka), donnant des conseils d’étouffement qu’il a fallu ensuite inverser pour sauver ce qui pouvait l’être. Difficile de faire mieux pour donner corps à l’idée d’une Europe contre les peuples. Une idée de surcroît alimentée par les gouvernants nationaux, qui partent sans cesse « en guerre contre Bruxelles » - en France à propos des OGM ou de la réforme bancaire, pour prendre des exemples récents
La langueur persistante de la croissance fera le reste, dans un continent où un actif sur huit est au chômage. La Banque centrale européenne, dont le président, Mario Draghi, a pourtant promis qu’elle ferait « ce qu’il faudra » pour sauver la monnaie commune, n’y pourra pas grand-chose. Non seulement la politique monétaire n’est pas un outil très efficace pour doper l’activité, mais, de plus, le très subtil arrêt rendu début février par la Cour constitutionnelle allemande de Karlsruhe lui coupe les ailes.
Dans cette drôle d’Union monétaire sans solidarité budgétaire, le statu quo ne peut pas s’éterniser. Il faudra choisir entre l’approfondissement … ou le démantèlement.
En attendant, les tensions vont fatalement monter. Au fil des mois, l’idée d’une « sortie de l’euro » va gagner du terrain. Mais l’euro n’est pas un club ou un pub d’où l’on sort à volonté. Le départ d’un pays fera exploser la monnaie unique. Maints économistes ont certes imaginé des systèmes séduisants sur le papier - les euros sud et nord du professeur du CNAM Christian Saint-Etienne, les sorties temporaires proposées par le président de l’institut allemand IFO Hans-Werner Sinn. Sauf que… ces systèmes ne tiendraient pas une journée sur les marchés financiers, où des centaines de milliards seraient aussitôt placés pour gagner de l’argent sur le prochain mouvement. Là aussi, un autre souvenir semble s’être estompé : celui des tempêtes monétaires qui ont soufflé sur l’Europe jusqu’au début des années 1990.
Dans cette rupture, la France pourrait hélas jouer les premiers rôles. Un tiers de ses habitants souhaitent désormais le retour au franc. La tentation du repli y apparaît partout. Jusqu’à… la Française des Jeux , qui a renationalisé début février l’Euro Millions ! A chaque tirage du Loto européen, elle promet « un millionnaire garanti en France ».
Plus profondément, l’économie du pays a longtemps été droguée aux dévaluations qui compensaient sa dérive des salaires et des prix - un problème toujours pas résolu. Et les gouvernants de gauche - comme auparavant ceux de droite - enchaînent les « chocs » sans jamais parvenir à retrouver le chemin de la croissance.
Christopher Pissarides a mis les pieds dans le plat le mois dernier. Ce prix Nobel d’économie 2010, qui avait été l’un des rares Britanniques partisans de l’entrée du Royaume-Uni dans l’euro, a dit tout haut dans le quotidien « The Telegraph » ce que nombre d’experts pensent tout bas à Paris : « [En cas d’échec de vraies réformes en France], je serais très inquiet de ce qui arriverait à l’euro. »
L’éclatement de l’euro aurait des conséquences incalculables. Il remettrait en question la construction communautaire entamée il y a maintenant plus de soixante ans. Ce n’est heureusement pas une certitude. Il faut revenir ici au latin, à un vieil adage paraphrasé après un appel lancé sur Twitter par votre serviteur. Le précis Merlin Caesar propose : « Si vis euro, para mortem ejus. » - « Si tu veux l’euro, prépare sa mort. »
Le moins orthodoxe Monteno avance : « Si vis euro, para chaos. »
Jean-Marc Vittori.
[color=red][size=15][b]Islande dit adieu à l'Union européenne, sans même un référendum[/b][/size][/color]
L’Islande va sans doute se passer de référendum pour mettre fin aux négociations avec l’UEpar Romaric Godin, sur La Tribune :
Raykjavik devrait retirer officiellement sa candidature à l’UE déposée en 2009 sans en passer par une consultation populaire, contrairement aux promesses du gouvernement.
Adieu l’UE. Comme la Suisse et la Norvège en 1994, l’Islande devrait refuser officiellement son adhésion à l’Union européenne. Vendredi, les deux partis de centre-droit de la coalition au pouvoir, le parti du Progrès et le parti de l’Indépendance se sont mis d’accord sur une proposition de loi qui sera soumise à l’Althing, la chambre unique du parlement islandais. Ce texte prévoit de retirer la candidature du pays à l’UE sans passer par la voie du référendum comme l’avait promis le gouvernement lors de son entrée en fonction en avril dernier.
Négociations au point mort
En réalité, les négociations avec l’UE entamée en juillet 2009 sont au point mort depuis un vote de l’Althing de janvier 2013, précédant donc les dernières élections parlementaires, qui demandait le gel des discussions. En avril, le centre-droit au pouvoir avait confirmé la suspension de toutes les négociations en attendant un référendum. C’est le gouvernement de centre-gauche issu de la crise violente qu’a connu le pays en 2009 qui avait décidé de lancer l’Islande dans une procédure d’adhésion. Cette adhésion devait être suivie d’une adoption rapide de l’euro afin de donner au pays une « stabilité » dont elle rêvait alors. Mais ces négociations qui ne devaient être qu’une formalité ont achoppé sur trois sujets principaux.
Le problème de la pêche
Le premier, le plus essentiel, est le problème de la pêche. Avec l’effondrement de son système financier, la pêche est redevenue un secteur essentiel de l’économie islandaise. Son poids dans le PIB est passé de 4,7 % en 2008 à 7,1 % en 2012 et 42 % des exportations islandaises sont des produits de la pêche. Or, l’entrée dans l’UE signifierait l’adoption de quotas de pêche plus restreints. Or, compte tenu du poids économique de ce secteur, Reykjavik veut continuer à disposer de cette liberté. L’embargo imposé par l’UE aux harengs et maquereaux des îles Féroé en août dernier a inquiété beaucoup en Islande. Et puis, il y a cette épineuse question de la chasse à la baleine, toujours pratiquée en Islande à la grande indignation de Bruxelles et qui est un sujet fort sensible dans l’île nordique.
L’euro peu attirant
Le deuxième écueil est celui de l’euro. Sans doute pouvait-on voir la zone euro en juillet 2009 comme un « havre de stabilité. » Ce n’est plus guère le cas après quatre ans de crise profonde de l’UEM. Sans compter que, parallèlement, l’Islande a beaucoup profité (au prix d’une très forte inflation) de la dépréciation de la couronne qui a atteint jusqu’à un quart de sa valeur. Beaucoup d’Islandais doutent donc qu’il soit utile de perdre la maîtrise de sa politique monétaire. L’Islande, avec un PIB d’une dizaine de milliards d’euros et 380.000 habitants, sera certaine de voir ses intérêts ignorés par la BCE. Or, les avantages de l’euro sont assez limités puisque les importations en provenance de la zone euro ne représentent que 27 % du total (32 % avec le Danemark dont la monnaie est ancrée sur l’euro). Le jeu pourrait ne pas en valoir la chandelle. Mais enfin, l’Islande pourrait entrer dans l’UE en conservant la couronne.
Un intérêt limité
Troisième raison de l’échec des négociations, c’est la gestion de l’UE. L’Islande est sortie de la crise en tentant de préserver les intérêts de ses nationaux, notamment en pratiquant un défaut sur les investisseurs étrangers et en renonçant de facto à l’indépendance de sa banque centrale. C’eût été évidemment impossible en cas d’adhésion à l’UE. Les partis opposés à l’UE soulignent aussi combien la technocratie bruxelloise serait négative pour la démocratie islandaise. D’autant que, ajoute-t-il, l’Islande, membre de l’accord de libre-échange avec l’UE et de l’espace Schengen, bénéficie déjà d’une bonne intégration dans l’espace européen. Une adhésion à l’UE n’apporterait rien de plus à un pays qui compterait bien peu à Bruxelles.
Des sondages peu favorables à l’adhésion
Les derniers sondages laissaient peu de chances à l’adhésion à Bruxelles. Celui paru dans le quotidien Frettabladid du 3 février indiquait que 49 % des Islandais refusaient l’adhésion, 26 % l’acceptaient.
Néanmoins, ce chiffre semblait en recul par rapport à l’an dernier. Le gouvernement a donc préférer clore le débat plutôt que de faire campagne et prendre un risque. C’est sans doute un oubli des promesses. Et la question est de savoir si les électeurs en tiendront rigueur au gouvernement. Car selon le même sujet, trois quarts des Islandais voulaient un référendum sur la question.
Source : Islande dit adieu à l'Union européenne, sans même un référendum
[b]Le problème de la pêche[/b]Le premier, le plus essentiel, est le problème de la pêche. Avec l’effondrement de son système financier, la pêche est redevenue un secteur essentiel de l’économie islandaise. Son poids dans le PIB est passé de 4,7 % en 2008 à 7,1 % en 2012 et 42 % des exportations islandaises sont des produits de la pêche. Or, l’entrée dans l’UE signifierait l’adoption de quotas de pêche plus restreints. Or, compte tenu du poids économique de ce secteur, Reykjavik veut continuer à disposer de cette liberté. L’embargo imposé par l’UE aux harengs et maquereaux des îles Féroé en août dernier a inquiété beaucoup en Islande. Et puis, il y a cette épineuse question de la chasse à la baleine, toujours pratiquée en Islande à la grande indignation de Bruxelles et qui est un sujet fort sensible dans l’île nordique.
Bien plus que les quotas (ou les baleines, qui n’y sont un sujet sensible qu’au sens où le camembert est un sujet sensible en France) les Islandais craignent de devoir partager leur Zone Économique Exclusive avec l’Espagne ou la Grande Bretagne. La guerre de la morue y est encore dans toutes les mémoires.
[b]L'euro peu attirant[/b]Mais enfin, l’Islande pourrait entrer dans l’UE en conservant la couronne.
Il faudrait plutôt écrire « l’Islande pourrait tenter de négocier d’entrer dans l’UE en conservant la couronne ». Si l’adhésion immédiate à l’euro n’est pas obligatoire pour les nouveaux adhérents à l’UE, l’engagement à le faire à court ou moyen terme et les actions destinées à la rendre possible le sont.
Mais en fait la seule raison qui avait motivé la demande d’adhésion à l’UE c’était justement l’adhésion à l’euro pour se protéger contre la spéculation monétaire.
[b]Un intérêt limité[/b]l’Islande, membre de l’accord de libre-échange avec l’UE et de l’espace Schengen, bénéficie déjà d’une bonne intégration dans l’espace européen. Une adhésion à l’UE n’apporterait rien de plus à un pays qui compterait bien peu à Bruxelles.
Pire. Depuis la 2e GM l’Islande a toujours su faire jouer la concurrence entre ses trois énormes voisins. Si elle se noyait dans l’un d’eux, c’en serait fini de cette possibilité.
[b]Des sondages peu favorables à l'adhésion[/b]Et la question est de savoir si les électeurs en tiendront rigueur au gouvernement. Car selon le même sujet, trois quarts des Islandais voulaient un référendum sur la question.
Comme à peu près le même nombre voulaient une nouvelle constitution. Et comme 99% savaient avant les législatives que les deux partis auxquels ils ont donné la victoire étaient responsables de la crise et contre la constitution et contre l’UE.
Chômage en janvier 2014 : catégories A, B, C, D, E :
France métropolitaine :
5 597 700 inscrits à Pôle Emploi.
France entière (y compris l’outre-mer) :
5 924 400 inscrits à Pôle Emploi.
Variation sur un mois : + 0,6 %.
Variation sur un an : + 5,7 %.
-
« Si le traité de Maastricht était en application, finalement la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré. » (Valéry Giscard d’Estaing, 30 juillet 1992, RTL)
-
« L’Europe est la réponse d’avenir à la question du chômage. En s’appuyant sur un marché de 340 millions de consommateurs, le plus grand du monde ; sur une monnaie unique, la plus forte du monde ; sur un système de sécurité sociale, le plus protecteur du monde, les entreprises pourront se développer et créer des emplois. » (Michel Sapin, 2 août 1992, Le Journal du Dimanche)
-
« Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir : la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de sécurité ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie. » (Michel Rocard, 27 août 1992, Ouest-France)
-
« Les droits sociaux resteront les mêmes – on conservera la Sécurité sociale –, l’Europe va tirer le progrès vers le haut. » (Pierre Bérégovoy, 30 août 1992, Antenne 2)
-
« Pour la France, l’Union Economique et Monétaire, c’est la voie royale pour lutter contre le chômage. » (Michel Sapin, 11 septembre 1992, France Inter)
-
« C’est principalement peut-être sur l’Europe sociale qu’on entend un certain nombre de contrevérités. Et ceux qui ont le plus à gagner de l’Europe sociale, notamment les ouvriers et les employés, sont peut-être les plus inquiets sur ces contrevérités. Comment peut-on dire que l’Europe sera moins sociale demain qu’aujourd’hui ? Alors que ce sera plus d’emplois, plus de protection sociale et moins d’exclusion. » (Martine Aubry, 12 septembre 1992, discours à Béthune)
-
« Si aujourd’hui la banque centrale européenne existait, il est clair que les taux d’intérêt seraient moins élevés en Europe et donc que le chômage y serait moins grave. » (Jean Boissonnat, 15 septembre 1992, La Croix)
il est clair que les taux d’intérêt seraient moins élevés en Europe et donc que le chômage y serait moins grave. (Jean Boissonnat, [bgcolor=#CCFFFF]15 septembre 1992[/bgcolor], La Croix)[url=http://www.cda-strasbourg.org/interet.htm]Au moins une vérité[/url] :D [url=http://france-inflation.com/graph_chomage.php]et un non mensonge[/url]
France :
Chômage : nouveau record historique, le gouvernement espère une baisse fin 2014 (INFOGRAPHIE).
Le nombre de demandeurs d’emploi sans activité a continué à grimper en janvier, avec 8 900 nouveaux inscrits à Pôle emploi (+0,3 %). Un nouveau record de 3,31 millions de chômeurs est donc atteint.
En incluant les chômeurs ayant eu une activité réduite (+23 600 en janvier, soit +0,5 %), 4,92 millions de demandeurs d’emploi étaient recensés à la fin du mois dernier, du jamais-vu.
Après le camouflet de l’inversion ratée de la courbe du chômage fin 2013, et à un mois des municipales, les chiffres publiés entérinent une nouvelle dégradation : 8 900 nouveaux inscrits dans la catégorie A (sans aucune activité) en métropole, et 23 600 en incluant ceux qui exercent une petite activité (4,92 millions au total, du jamais-vu).
France :
Chômage : nouveau record historique, le gouvernement espère une baisse fin 2014 (INFOGRAPHIE).
Le nombre de demandeurs d’emploi sans activité a continué à grimper en janvier, avec 8 900 nouveaux inscrits à Pôle emploi (+0,3 %). Un nouveau record de 3,31 millions de chômeurs est donc atteint.
En incluant les chômeurs ayant eu une activité réduite (+23 600 en janvier, soit +0,5 %), 4,92 millions de demandeurs d’emploi étaient recensés à la fin du mois dernier, du jamais-vu.
Après le camouflet de l’inversion ratée de la courbe du chômage fin 2013, et à un mois des municipales, les chiffres publiés entérinent une nouvelle dégradation : 8 900 nouveaux inscrits dans la catégorie A (sans aucune activité) en métropole, et 23 600 en incluant ceux qui exercent une petite activité (4,92 millions au total, du jamais-vu).
Ce sont là des problèmes de politique française avec lesquels l’UE et l’eurozone n’ont rien à voir directement : sinon, l’Allemagne serait dans le même cas ou dans un cas semblable. JR
Mais pourquoi ne pas comparer ?
Hein ?
Pourquoi ne pas comparer :
1- Les belles promesses que nous avaient fait les petits bisounours européistes au moment du référendum sur le traité de Maastricht …
2- … et ce que nous avons obtenu dans le monde réel ?
Voilà ce qu’il faut comparer.
Je vous rappelle quelques-unes des promesses que les petits bisounours européistes nous avaient faites en 1992 :
« Si le traité était en application, finalement la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré. » (Valéry Giscard d’Estaing, 30 juillet 1992, RTL)
-
« L’Europe est la réponse d’avenir à la question du chômage. En s’appuyant sur un marché de 340 millions de consommateurs, le plus grand du monde ; sur une monnaie unique, la plus forte du monde ; sur un système de sécurité sociale, le plus protecteur du monde, les entreprises pourront se développer et créer des emplois. » (Michel Sapin, 2 août 1992, Le Journal du Dimanche)
-
« Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir : la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de sécurité ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie. » (Michel Rocard, 27 août 1992, Ouest-France)
-
« Les droits sociaux resteront les mêmes – on conservera la Sécurité sociale –, l’Europe va tirer le progrès vers le haut. » (Pierre Bérégovoy, 30 août 1992, Antenne 2)
-
« Pour la France, l’Union Economique et Monétaire, c’est la voie royale pour lutter contre le chômage. » (Michel Sapin, 11 septembre 1992, France Inter)
-
« C’est principalement peut-être sur l’Europe sociale qu’on entend un certain nombre de contrevérités. Et ceux qui ont le plus à gagner de l’Europe sociale, notamment les ouvriers et les employés, sont peut-être les plus inquiets sur ces contrevérités. Comment peut-on dire que l’Europe sera moins sociale demain qu’aujourd’hui ? Alors que ce sera plus d’emplois, plus de protection sociale et moins d’exclusion. » (Martine Aubry, 12 septembre 1992, discours à Béthune)
-
« Si aujourd’hui la banque centrale européenne existait, il est clair que les taux d’intérêt seraient moins élevés en Europe et donc que le chômage y serait moins grave. » (Jean Boissonnat, 15 septembre 1992, La Croix)
Vous ne croyez pas que la crise de 2007 a été génératrice de faits nouveaux qui devraient entrer dans toute comparaison ?
Qu’est-ce qui vous fait dire que si la France n’avait pas été dans l’UE et l’euro elle se serait mieux tirée de la crise financière et économique mondiale ?
Ce n’est pas l’UE qui est à l’origine de la crise, mais plutôt des États, ou pour mieux dire un État, dits souverains. Vous devriez vous demander si ce n’est pas un nationalisme naïf qui vous fait chercher des explications de la situation actuelle là où elles ne se trouvent pas et si par conséquent vous ne feriez pas vous-même partie de ce qu’on pourrait appeler les trisounours. JR
Ca me rappelle la ligne de défense des partisans de l’URSS en 1989 !
Tout ce qui allait mal, ce n’était jamais la faute de l’URSS !
Tout ce qui allait mal, c’était parce qu’il n’y avait pas assez de communisme !
ET DONC il fallait plus de communisme, encore plus de communisme !
Aujourd’hui, les partisans de la construction européenne ont exactement la même ligne de défense.
Si ça va mal, ce n’est pas la faute de la construction européenne. La construction européenne incarne LE BIEN.
Si ça va mal, c’est la faute des Etats. Les Etats incarnent LE MAL.
Conclusion :
il faut s’acharner à construire l’Europe. Il faut l’Europe, il faut plus d’Europe, il faut encore plus d’Europe, il faut toujours plus d’Europe, quoi qu’il en coûte.
Les partisans de la construction européenne ont aujourd’hui la même mentalité que les partisans de l’URSS en 1989.
Instit ne serait il pas un bot ?
Sa « haine » de l’UE bloque le débat et empêche toute évolution du dialogue.
Je suis vraiment intéressé par les arguments et les analyses d’une sortie de l’UE.
J’aimerai bien savoir ce qu’il faudrait faire selon lui ? Quelles sont ses solutions ?
Nous devons quitter l’Europe selon vous, on abandonne l’euro et ensuite ?
RenaudM, vous ne comprenez vraiment pas sur quel toboggan nous nous trouvons depuis le référendum de septembre 1992 ?
Vous ne comprenez vraiment pas ? Ou alors vous ne voulez pas comprendre ?
Nous n’allons pas choisir l’éclatement de l’euro.
Mais en revanche, nous allons subir l’éclatement de l’euro.
Le cadre maximal de la solidarité est le cadre national.
La solidarité supranationale, ça n’existe pas.
Il n’y a aucune solidarité entre les pays européens.
La zone euro va exploser. La seule question est : « Quand ? »
Jeudi 6 mars 2014 :
La Grèce exige des réparations de guerre de l’Allemagne.
Bruno Odent, chef du service Monde de L’Humanité :« L’Europe est en danger. Car la conjugaison des mesures aggravant les souffrances sociales et la multiplication des affaires peuvent approfondir le discrédit des dirigeants politiques jusqu’à l’“ingouvernable” (…). Ce redoutable cocktail constitue d’évidence une aubaine pour les populismes, l’extrême droite et les adeptes de tous les replis identitaires, nationalistes, régionalistes qui gagnent du terrain sur le Vieux Continent. »Qui ne voit pas le rapport avec ce que dit Annah Arendt sur [i]Les Origines du Totalitarisme[/i] devrait relire ce livre. Et j'ai du mal à imaginer que nos dirigeants, et particulièrement madame Merkel, dont les parents ont vécu et sous Hitler et sous Staline, l'ignorent. Et pourtant, s'ils en sont conscients, ils savent qu'ils appliquent les recettes qui ont mené aux horreurs du XXe siècle.
J’interprète leur aveuglement comme ceci:
-ils estiment que ces « horreurs » ne se reproduiront pas par un excès de confiance ou simplement du déni. (je penche pour le déni concernant l’Allemagne)
-bien que je simplifie ce processus, la roue du mondialisme économique est un énorme broyeur social, les dirigeants sont souvent dans l’incapacité d’agir
Je ne leur cherche pas d’excuses, loin de là mais je pense qu’on sur estime le pouvoir des dirigeants vis à vis de notre système économique.
Après, ils ont du pouvoir, de l’argent, ça les corrompt mais ça ne date pas d’hier la pourriture…
[align=center] Le premier ministre serbe promet d’appliquer la potion amère du FMI et de l’Union Européenne. [/align]
Reconduits au pouvoir suite aux législatives anticipées ( environ 48 % des voix ), les conservateurs pro-« construction » européenne emmenés par le futur premier ministre Aleksandar Vučić ( Александар Вучић ) risquent de voir leur popularité s’effriter. Ex-nationaliste, Aleksandar Vučić souhaite appliquer au plus vite les --réformes-- exigées par le FMI et l’Union Européenne pour accélérer l’entrée de la Serbie dans l’Union Européenne. Comme d’habitude, le FMI et l’Union Européenne exigent une restructuration du secteur public jugé, selon eux, surdimensionné, une --réforme-- ( vers le bas, évidemment ! ) du système de retraite et la privatisation des entreprises publiques en déficit. Dernier vautour à voler au-dessus de la Serbie, la Banque Mondiale conditionne son aide financière à la réduction des aides versées à près de 150 sociétés publiques.
Source : L’Humanité-Dimanche
OUI À L’EUROPE, NON À L’E.U.R.O.P.E. = ETABLISSEMENT UNIVERSEL DE RÉPRESSION OBSCURANTISTE DES PEUPLES EUROPÉENS
Que ce soit au Portugal, en Grèce, en Serbie, en Italie, dans tous les pays du carcan UE, L’Union Européenne associé au FMI et à la Banque Mondiale détruit la protection sociale, les droits des travailleurs, abaisse le niveau de démocratie jusqu’à un simulacre de régime parlementaire, bafoue les droits des peuples et leurs souverainetés ( est souverain qui décide en dernier ressort ). Pour que Vive l’Europe, pour que vivent les peuples européens, refusons l’Union Européenne, refusons la Punition Européenne, boycottons ce --parlement-- croupion sans droit d’initiative des textes et borné par des textes de traités qui ont été explicitement refusés par les irlandais, les français et les néerlandais.
Mardi 25 mars 2014 :
Municipales françaises : un coup de semonce pour l’Europe.
Mais nous savons tous comment finissent les constructions supranationales.
L’Union Européenne, comme toutes les constructions supranationales, finira par l’effondrement et par le chaos.
Les passions nationalistes et les colères populaires vont faire exploser l’Union Européenne.
La seule question est :
« QUAND l’Union Européenne va-t-elle exploser ? »
