32 Sortir de l'Union Européenne

Vendredi 7 février 2014 :

Allemagne : le dossier OMT transmis à la Cour européenne.

Le programme des « opérations monétaires sur titres » (OMT) annoncé le 12 septembre 2012 par le président de la BCE, Mario Draghi, au coeur de la crise de la dette souveraine, passe pour avoir stabilisé l’euro, alors même qu’il n’a jamais été mis en oeuvre à ce jour.

Toute décision de justice susceptible d’en restreindre l’usage - ces opérations étant de nature « illimitée » - risquerait de déstabiliser durablement les investisseurs.

La Cour européenne de justice est connue pour ses verdicts ayant des penchants fédéralistes, fondés sur une interprétation élargie des pouvoirs des institutions européennes.

De ce fait, la décision de la Cour constitutionnelle allemande de s’en remettre à la justice européenne peut être vue comme une défaite pour la Bundesbank, dont le président Jens Weidmann, tenant d’une stricte orthodoxie monétaire, avait mis en cause la légalité du programme OMT.

La Cour de justice de l’Union Européenne est composée de 28 juges et de neuf avocats généraux. Sur ces 37 membres, l’écrasante majorité est constituée de partisans de l’Europe fédérale.

PAR CONSEQUENT, la décision de la Cour de justice de l’Union Européenne est prévisible : elle annoncera que le programme OMT est tout à fait conforme au mandat de la BCE, et que le programme OMT est parfaitement légal.

Ce sera une défaite de la Banque Centrale Allemande.

Pour la plupart d’entre eux, les membres de la Cour de justice sont des fédéralistes : ils ne vont quand même pas faire exploser l’Union Européenne ! Sinon, ils se retrouveraient au chômage !

1- V. Skouris
2- K. Lenaerts
3- A. Tizzano
4- R. Silva de Lapuerta
5- M. Ilešič
6- L. Bay Larsen
7- T. von Danwitz
8- P. Cruz Villalón
9- E. Juhász
10- A. Borg Barthet
11- M. Safjan
12- C.G. Fernlund
13- J. L. da Cruz Vilaça
14- A. Rosas
15- J. Kokott
16- G. Arestis
17- J. Malenovský
18- E. Levits
19- A. Ó Caoimh
20- E. Sharpston
21- P. Mengozzi
22- Y. Bot
23- J.-C. Bonichot
24- A. Arabadjiev
25- C. Toader
26- D. Šváby
27- M. Berger
28- N. Jääskinen
29- A. Prechal
30- E. Jarašiūnas
31- M. Wathelet
32- C. Vajda
33- N. Wahl
34- S. Rodin
35- F. Biltgen
36- K. Jürimäe
37- M. Szpunar

http://curia.europa.eu/jcms/jcms/Jo2_7027/

J'en suis à une définition plus classique.

Souveraineté populaire = mandat impératif.

Souveraineté nationale= mandat représentatif.


De qui est cette « définition plus classique » ?

Je préfère les définitions du Vocabulaire juridique Cornu :

Souveraineté populaire : « Principe selon lequel la souveraineté appartient au peuple, défini concrètement comme l’ensemble des citoyens, et qui peut […], soit en déléguer l’exercice à des représentants, soit l’exercer lui-même en totalité ou en partie ».

Souveraineté nationale : dans la théorie du gouvernement représentatif, principe selon lequel les organes suprêmes du pouvoir (monarque, assemblée) ne sont pas les souverains mais seulement les représentants de la nation, la souveraineté appartenant à la nation.

Gouvernement représentatif : système politique dans lequel le peuple ou la nation, considérés comme ayant la souveraineté, l’exercent par des assemblées généralement élues qui agissent au nom du peuple ou de la nation.

L’article 3-1 de la constitution française combine habilement les notions de souveraineté nationale et de souveraineté populaire : « La souveraineté nationale appartient au peuple, qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum ».

J’ajoute (c’est une opinion personnelle) que le principe de la souveraineté nationale implique que le peuple (collectivité des citoyens à un moment donné) est lui-même l’agent ou le représentant d’une réalité collective qui le dépasse, à savoir la volonté de vivre ensemble dans un système de valeurs continu, y compris au profit des générations futures.

Un système de valeurs continu et le souci du bien-être des générations futures me semblent bien caractériser le projet UE : ce qui manque encore, apparemment, est la volonté de vivre ensemble. On y viendra sans doute, en dépit des opinions souvent exprimées sur ce fil. JR

Jacques Roman écrit : « ce qui manque encore, apparemment, est la volonté de vivre ensemble. On y viendra sans doute, en dépit des opinions souvent exprimées sur ce fil. »

C’est ce que disaient ceux qui croyaient en l’Autriche-Hongrie.

C’est ce que disaient ceux qui croyaient en la Tchécoslovaquie.

C’est ce que disaient ceux qui croyaient en la Yougoslavie.

C’est ce que disaient ceux qui croyaient en l’URSS.

Etc, etc.

Et puis après le monde réel a détruit leurs rêves de bisounours.

Et puis après leurs châteaux de cartes se sont effondrés.

Le monde des rêves, c’est bien, c’est mignon, c’est sympathique, c’est plein de bonnes intentions. Mais à la fin, le monde réel vient faire s’effondrer les châteaux de cartes.

Les unions que vous mentionnez avaient été imposées et se maintenaient par la force.

Ce n’est pas le cas de l’Union européenne : les Européens sont nombreux à ne pas approuver son mode de gouvernance actuel, mais rien n’indique qu’ils veuillent défaire l’Europe. Vous êtes, bien sûr, libre de leur attribuer une intention différente qui correspondrait à vos souhaits. JR

Jacques Roman écrit : « Un système de valeur continu et le souci du bien-être des générations futures me semblent bien caractériser le projet UE » (sic)

Jacques Roman est, bien sûr, libre de vivre dans le monde merveilleux des petits bisounours.

J'en suis à une définition plus classique.

Souveraineté populaire = mandat impératif.

Souveraineté nationale= mandat représentatif.


De qui est cette « définition plus classique » ?

Je préfère les définitions du Vocabulaire juridique Cornu :

Souveraineté populaire : « Principe selon lequel la souveraineté appartient au peuple, défini concrètement comme l’ensemble des citoyens, et qui peut […], soit en déléguer l’exercice à des représentants, soit l’exercer lui-même en totalité ou en partie ».

Souveraineté nationale : dans la théorie du gouvernement représentatif, principe selon lequel les organes suprêmes du pouvoir (monarque, assemblée) ne sont pas les souverains mais seulement les représentants de la nation, la souveraineté appartenant à la nation.

Gouvernement représentatif : système politique dans lequel le peuple ou la nation, considérés comme ayant la souveraineté, l’exercent par des assemblées généralement élues qui agissent au nom du peuple ou de la nation.

L’article 3-1 de la constitution française combine habilement les notions de souveraineté nationale et de souveraineté populaire : « La souveraineté nationale appartient au peuple, qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum ».

J’ajoute (c’est une opinion personnelle) que le principe de la souveraineté nationale implique que le peuple (collectivité des citoyens à un moment donné) est lui-même l’agent ou le représentant d’une réalité collective qui le dépasse, à savoir la volonté de vivre ensemble dans un système de valeurs continu, y compris au profit des générations futures.

Un système de valeur continu et le souci du bien-être des générations futures me semblent bien caractériser le projet UE : ce qui manque encore, apparemment, est la volonté de vivre ensemble. On y viendra sans doute, en dépit des opinions souvent exprimées sur ce fil. JR


Tapez « souveraineté populaire » sur votre machine, tous les sites vous confirmeront ce que j’avance, évidemment car c’est pour ça que je l’avance.

Et pourquoi ne pas aboutir à un monde merveilleux de petits bisounours?

Je pose la question.

Il manquerait certainement un éveil de la conscience général non?

Si les richesses nationale, continentale, mondiale seraient mieux répartis, ne serions -nous pas proche de ce monde utopique?

Inégalités : 1% des plus riches détiennent la moitié des richesses du monde
États-Unis : un milliardaire compare les militants antiriches aux nazis
La plus grande menace pour le monde en 2014 est…

Cependant, le traité de l’UE, et les lois Françaises, rédigé comme il le sont actuellement, ne permettent pas une redistribution équitable, et ne favorise pas à l’éveil de la conscience.

A nous de voir si nous voulons continuer à les laisser faire…

Bonne journée,

@frigouret (1806)

J’accepte votre définition « plus classique » à titre de raccourci partiel.

En faisant la recherche que vous m’avez suggérée, je suis tombé sur le site < http://www.celinespector.com/wp-content/up > et le document < http://www.celinespector.com/wp-content/uploads/2011/02/R-Habermas.pdf >, qui compare les théories d’Habermas (et de Rousseau) sur la souveraineté.

Entre autres idées intéressantes, le lien y est fait entre les « deux piliers de la démocratie moderne » : souveraineté populaire (principe majoritaire) et droits de l’homme, autrement dit (de mon point de vue), entre souveraineté populaire et état de Droit. J’inclus le respect du droit international dans l’état de Droit, pour tenir compte d’une interdépendance sociale désormais mondiale.

Ces deux principes, sur le plan constitutionnel interne, donnent la République. La République, c’est la démocratie plus l’état de Droit. Il faut lire à ce sujet l’article élucidant de Régis Debray « Êtes-vous démocrate ou républicain ? » paru dans le Nouvel Observateur il y a bien longtemps (1989), mais toujours d’actualité : voir http://laicite-aujourdhui.fr/spip.php?article292. JR

Jacques Roman écrit : "Un système de valeur continu et le souci du bien-être des générations futures me semblent bien caractériser le projet UE" (sic)

Jacques Roman est, bien sûr, libre de vivre dans le monde merveilleux des petits bisounours.


Le négativisme aussi est un monde merveilleux, à l’envers. JR

Le négativisme, ce sont les peuples européens qui l’expriment, et qui l’expriment de plus en plus.

C’est bizarre, hein ?

Les peuples européens, ils devraient être de plus en plus enthousiastes par rapport à la construction européenne, n’est-ce pas ?

Et bien non !

C’est bizarre, hein ?

Comme l’écrit le bisounours Jacques Roman : « Un système de valeur continu et le souci du bien-être des générations futures me semblent bien caractériser le projet UE » (sic), MAIS DANS LE MONDE REEL, les peuples européens rejettent de plus en plus la construction européenne.

C’est ça, la différence entre le monde merveilleux des petits bisounours et le monde réel.

1- Dans le monde merveilleux des petits bisounours, « Un système de valeur continu et le souci du bien-être des générations futures me semblent bien caractériser le projet UE »

2- Mais dans le monde réel, les peuples européens rejettent de plus en plus la construction européenne.

Lundi 17 septembre 2012 :

En septembre 2012, c’était l’anniversaire des 20 ans du référendum sur le traité de Maastricht et sur la monnaie unique. L’institut de sondage Ifop a demandé :

« Si le référendum sur le traité de Maastricht avait lieu aujourd’hui, vous voteriez oui ou vous voteriez non ? »

Réponse :

Si c’était à refaire, 64% des Français voteraient « non » au traité de Maastricht.

Lisez cet article :

Vingt ans après Maastricht, les Français doutent toujours.

Selon notre sondage Ifop, à 64%, les Français voteraient non aujourd’hui au traité instaurant la monnaie unique.

Mauvaise nouvelle pour Bruxelles - et pour François Hollande. Vingt ans après Maastricht, le référendum qui avait tant divisé les Français serait perdu s’il avait lieu aujourd’hui. C’est l’un des grands enseignements du sondage Ifop pour Le Figaro.

Le 20 septembre 1992, les Français avaient ratifié d’extrême justesse le traité européen, avec 51% des voix contre 49%. Ceux qui ont voté à l’époque - qui sont donc nés avant 1974 - choisiraient le non à 64%.

Et ils sont désormais 67% à dire que l’Union européenne va «plutôt dans la mauvaise direction» depuis la ratification de Maastricht. En 1999, ils étaient 53% à estimer qu’elle allait «plutôt dans la bonne direction». La plupart des réponses confirment ce rejet grandissant à l’égard du projet fédéral européen.

Dimanche 26 janvier 2014 :

Elections européeennes : les listes du FN en tête selon un sondage.

Les listes du Front national de Marine Le Pen arriveraient en tête aux élections européennes de mai 2014, suivies par celles de l’UMP et celles du PS, selon un sondage Ifop publié par le Journal du dimanche.

Selon ce sondage, les listes du Front national obtiendraient 23 % des voix, celle de l’UMP 21 % et celles du Parti socialiste et du Parti radical de gauche 18 %.

Viendraient ensuite, les listes de L’Alternative, le nouveau parti centriste dirigé par Jean-Louis Borloo et François Bayrou, qui récolteraient 11 % des voix, celles de Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon (9 %) et les listes d’Europe écologie-Les Verts (7 %).

Enfin, Debout la République (le mouvement de Nicolas Dupont-Aignan) obtiendrait 2,5 % des suffrages, les listes du NPA (Nouveau Parti anticapitaliste soutenues par Olivier Besancenot) aurait 2 % des voix, les 6,5 % des voix restantes allant à diverses autres listes non spécifiées.

Des affirmations, des conditionnels. La Cassandre Instit manque de faits, on dirait.

Faut-il répéter qu’être contre la gouvernance actuelle de l’UE ce n’est forcément pas vouloir sortir de l’UE ?

À part au Royaume-Uni, je ne connais pas de sondage effectué dans un pays membre qui aille dans le sens du retrait de l’Union : merci de me corriger si je me trompe. On peut désapprouver la « construction européenne » actuelle (mon cas) tout en étant contre le retrait et pour une construction européenne révisée (mon cas).

Même en ce qui concerne l’euro, un sondage Pew Research de 2013 (voir http://www.pewglobal.org/2013/05/13/the-new-sick-man-of-europe-the-european-union/) donne des majorités de plus de 60 % en faveur de son maintien, y compris en France, en Espagne, en Grèce et en Italie ! JR

Vous voulez des faits ?

Vous en allez en avoir lors des élections européennes de mai 2014 :

  • vous verrez le taux d’abstention lors des élections européennes de mai 2014 ;

  • vous verrez les résultats du Front National en France, et des partis équivalents dans les autres pays d’Europe.

C’est bizarre, hein ?

Les peuples européens votent de plus en plus pour les partis anti-européens.

C’est bizarre, hein ?

En France, lors des élections européennes, le Front National va dépasser le Parti Socialiste, et il va aussi dépasser l’UMP.

C’est bizarre, hein ?

Finalement, la construction européenne, c’est comme l’URSS.

C’est une construction supranationale de vieux, faite par des vieux, pour des vieux, qui n’est plus défendue que par une petite minorité, et cette petite minorité croira jusqu’au bout que sa construction supranationale est solide.

Les derniers des partisans de la construction européenne sont comme les derniers des partisans de l’URSS : tous ces gens sont aveugles jusqu’au bout, ne voyant rien venir jusqu’au dernier moment, ne voyant pas arriver l’effondrement jusqu’au dernier moment, ne voyant pas que les peuples détestent de plus en plus leur construction supranationale, et ne comprenant JAMAIS pourquoi tous ces peuples font exploser leur construction supranationale.

A la fin, ils constatent que leur construction supranationale s’est effondrée, et ils se demandent encore ce qui a bien pu foirer : « Mais pourquoi mes rêves n’ont-ils pas marché dans le monde réel ? »

Leur problème, ce sont les peuples.

Leur problème, c’est le monde réel.

Si vous supposez des résultats qui interviendront dans le futur, ce ne sont pas des faits.

De plus, vos différentes questions peuvent s’expliquer par d’autres interprétations:
-l’abstention est due, selon moi, majoritairement au comportement de la classe politique (inutile de rentrer dans les détails, ça serait trop long)
-la montée des parties racistes (han marine sera pas contente, elle aime pas qu’on dise ça de son parti) s’explique surtout par une peur omniprésente issu de différents facteurs (média, méconnaissance etc…)

Je ne pense pas que les gens soient réellement contre l’Europe, l’idée est excellente en théorie, la pratique s’est « moins bien passée ».

Encore une fois, je pense que la montée du FN (au niveau des élections européennes uniquement) est surtout due à un racisme ravivé par le climat sociologique/économique. Les gens cherchent un bouc-émissaire, ce sont les étrangers. Les gens ont peur, ils se recentrent sur leur propre existence afin de se rassurer.

« Les gens » c’est vous. Sinon, qui ? « Les autres » ? Il est paradoxal, mais malheureusement assez général, de regretter la xénophobie (littéralement peur de l’altérité) en l’imputant à « l’autre ».

Je ne pense pas que les gens soient réellement contre l'Europe, l'idée est excellente en théorie, la pratique s'est "moins bien passée".
Je voudrais préciser quatre points :

1] L’Europe est une notion géographique, la Suisse, la Norvège, Andorre, Liechtenstein … font partie de la partie ouest de l’Eurasie, de la partie ouest du continent eurasien, c’est à dire du sous-continent européen, mais pas de l’entité politique dénommée « Union Européenne » .

2] Une fraction grandissante des gens ne sont donc pas contre l’Europe, mais bien contre l’« Union Européenne » , l’unification-destruction des pays en Europe. Et cette idée ( « si excellente en théorie » hum,hum ), de ne pas tenir compte de la souveraineté des différents peuples, se traduit concrètement par le déclin relatif des pays qui en sont membres et le recul de la prise en compte de l’avis des gens dans les politiques mises en œuvre.

3] Être attaché à la souveraineté du peuple, à la souveraineté des différents peuples ( plusieurs millions d’individus ), donc à une grande échelle, une échelle macro, n’empêche nullement d’être attentif aux individus étrangers ou non.

4] Ce système européiste est tellement attaché à vouloir se perpétuer, malgré le rejet qu’il suscite, qu’il occulte de manière quasi-permanente les partisans de la souveraineté des différents peuples qui sont attachés aux valeurs humanistes pour mettre au-devant de la scène de manière quasi unique comme opposants privilégiés les mauvais politiciens racistes que l’on voit partout sans qu’il soit nécessaire de les nommer. C’est dire l’honnêteté politique de cette « construction ».

En effet les gens, surtout les Européens, ne sont pas contre l’Europe notion géographique : le contraire, d’ailleurs, serait assez étonnant.

Aussi il n’est pas question de ça, mais bien de savoir qui est contre l’Union européenne, et je soutiens qu’une minorité d’Européens sont dans ce cas à en juger par les sondages d’opinion réalisés à ce sujet.

En même allons plus loin : des sondages réalisés par le Pew Research en 2013 ont montré que dans les pays sondés – dont l’Espagne, la France, la Grèce et l’Italie sont à plus de 60 % en faveur de l’euro ! Voyez http://www.pewglobal.org/2013/05/13/the-new-sick-man-of-europe-the-european-union/.

@Lanredec
Le terme « les gens » est mal choisi en effet cependant, je ne pense pas me trouver dans la catégorie d’individus qui pensent que le déclin européen est du à une immigration trop importante.

@Gilles
En utilisant le terme Europe, je sous entendais Union Européenne, pardonnez moi cette confusion.

En reprenant votre 3eme point, je me permets d’écrire « être attaché à une union des états n’empêche nullement de respecter le désir d’une certaine souveraineté mais également le respect d’autrui ».

A mes yeux, certaines lois peuvent et doivent être dictés au niveau international et donc, l’union européenne est toute désignée pour ça.
Rien n’empêcherait ensuite à un état de prendre des mesures de degré inférieur.

En fin de compte, on en revient toujours aux mêmes problèmes, les « vieux papys » qui détiennent le pouvoir.

Dans votre 4eme point, je pense pouvoir dire humblement que j’aspire à un monde beaucoup plus humaniste et « pourtant » j’aime l’idée d’une union des peuples. De plus, dans ce point, vous confirmez ce que j’ai écrit 2 lignes plus haut concernant les politiques.

edit: suite au message de JR, je me permets de vous proposer http://tempsreel.nouvelobs.com/elections-europeennes-2014/20140126.OBS3811/europeennes-le-fn-devant-le-ps-et-l-ump-selon-un-sondage.html
A voir si ce sondage est pertinent.

[align=center]Chevènement, historien de la première guerre mondiale[/align]

« 1914-2014, l’Europe sortie de l’histoire » est un livre majeur, absolument remarquable. Dans un premier temps, l’auteur démonte de manière implacable la fausse interprétation qui domine au sujet des causes de la première guerre mondiale, tout en expliquant les raisons de cette interprétation.

[color=#334d55][size=9]La cause communément admise est le nationalisme des nations européennes, mais, pour Chevènement « ses causes profondes sont plutôt à rechercher dans les contradictions de la première mondialisation ». Il cite Tony Judt pour qui le XXème siècle glisse « dans l’obscurité de la mémoire approximative (pour devenir) un palais de la mémoire morale, un musée des horreurs historiques pédagogiquement utiles (…) Le problème de cette représentation lapidaire du siècle dernier comme un temps d’horreurs uniques (…) est le message qu’elle charrie : que tout cela est désormais derrière nous, que le sens en est clair et que nous pourrons maintenant avancer, délestés des erreurs passées, dans une époque meilleure et différente ».

Pour l’auteur, il y a une question de l’hegemon de la mondialisation. L’Angleterre déclassa les Pays-Bas au XVIIème siècle, puis fut contestée par l’Espagne et la France. Début du 20ème siècle, l’Allemagne contestait cette position comme la Chine conteste aujourd’hui celle des États-Unis, dans un même contexte de « retour à une forme de capitalisme dur, essentiellement financier ». Il cite Suzanne Berger, qui parle de la période avant 1914 comme de « la première mondialisation », sous l’égide de la Grande-Bretagne, alors talonnée, voir dépassée par l’Allemagne, pendant que la France décroche. De 1871 à 1914, la France est restée stable, à 40 millions d’habitants, alors que l’Allemagne est passée de 40 à 65 millions. Mais notre pays garde une forte puissance financière. Le partage colonial était achevé.[/size][/color]

L’Allemagne, responsable du déclenchement de la guerre

[color=#334d55][size=9] Pour lui, l’Allemagne est responsable du déclenchement de la guerre, comme l’a montré l’historien allemand Fritz Fischer, au grand dam de l’inconscient politique du pays et même des manuels d’histoire français, qui ne veulent incriminer qu’Hitler. Il soutient que cette occultation « légitime a posteriori la bonne conscience cultivée en Allemagne après 1919 ». Selon Chevènement, « le développement de l’économie peut en fait créer des tensions si insupportables que seul le déchainement de la guerre paraît, aux yeux des esprits simples, pouvoir y porter remède ». Et après un siècle de domination britannique, les tensions sont fortes : Londres appuie Paris contre Berlin dans la crise de Tanger en 1905 et s’inquiète du projet d’union douanière allemande, qui s’oppose aux Etats-Unis, les anglo-saxons ne voulant pas d’un bloc tarifaire continental. Selon Lénine « la guerre de 1914-1918 a été, des deux côtés, une guerre impérialiste, une guerre pour le partage du monde, la distribution et la redistribution des colonies et des zones d’influence du capital financier », faisant de « l’impérialisme, (le) stade suprême du capitalisme ».

L’Allemagne pariait sur l’irrésolution de ses adversaires, ne pensant qu’ils répliqueraient dans les Balkans, au risque de déclencher une guerre continentale. Il note que l’Allemagne a mis en place ses alliances bien avant la France, Berlin s’alliant avec Vienne en 1879 et Rome en 1882, quand Paris se lie à Moscou en 1890 et Londres en 1903. Il y voit une dimension préventive, du fait du sentiment d’encerclement de Berlin et d’une volonté d’étendre sa sphère d’influence. Il souligne, à partir des travaux de Frtz Fischer, qu’une partie des élites allemandes avait des visées purement impéralistes, même si certains habillaient cela sous le nom d’une union douanière qui irait de la France à la Pologne… Il note avec ironie que l’Allemagne aurait sans doute gagné la paix mais qu’elle a pris le risque de perdre la guerre.[/size][/color]

Une interprétation idéologique de la guerre

[color=#334d55][size=9] Jean-Pierre Chevènement dénonce la lecture actuelle de la première guerre mondiale. Il souligne que l’on a oublié l’offensive russe, stoppée à Tanneberg fin août 1914, mais qui a imposé à l’Allemagne de dégarnir le front français et a sans doute permis de sauver Paris, imposant deux fronts à l’Allemagne pour lui éviter de gagner. « Sera de la sorte grossièrement sous-estimé, par rapport au soutien tardif des Etats-Unis, le rôle de l’alliance russe dans la résistance du front français ». Il rappelle également que Washington conclura une paix séparée avec l’Allemagne et sera plus dure financièrement avec ses anciens alliés qu’avec l’Allemagne vaincue, qu’elle soutiendra dans sa demande de réduction des dédommagements.

Il souligne que s’il est juste de réhabiliter la mémoire des « fusillés pour l’exemple », il ne faudrait pas oublier de magnifier tous ceux qui se sont battus pour notre pays. Il dénonce la confusion entre le patriotisme républicain et le nationalisme chauvin. Il ironise sur les cabris de l’Europe « comme si c’était l’Europe et non l’équilibre stratégique – et bien vite nucléaire – entre les Etats-Unis et la Russie qui avait assuré la paix, après 1945, sur un continent détruit et recru de guerres », ridiculisant une fois de plus ceux qui ont cru bon de décerner à l’Union Européenne le prix Nobel de la paix. Il dénonce également l’interprétation d’une guerre civile européenne imputable à des nationalismes extrêmes.

Pour Jean-Pierre Chevènement, « c’est une reconstruction a posteriori et une grossière facilité d’imputer aux nationalismes en général la responsabilité de la première guerre mondiale. C’est une manière d’exonérer les élites dirigeants de leurs responsabilités Dans leur majorité, les opinions publiques n’étaient nullement bellicistes, bien au contraire, en Allemagne pas plus qu’ailleurs ». Pour lui « la mise en accusation des peuples et des nations est aujourd’hui un alibi pour déligitimer la démocratie ».

Après ce remarquable exposé historique, riche de très nombreuses références et anecdotes, notamment sur l’état d’esprit des élites allemandes avant-guerre, Jean-Pierre Chevènement tire les conséquences de l’histoire passée pour guider notre futur.[/size][/color]

Source primaire: Jean-Pierre Chevènement, « 1914-2014, l’Europe sortie de l’histoire », Fayard

Source secondaire : Blog de Laurent Pinsolle : http://www.gaullistelibre.com/2014/02/chevenement-historien-de-la-premiere.html#more

Les partisans de l’Union Européenne sont aujourd’hui comme les partisans du communisme en 1989.

Par exemple, RenaudM est aujourd’hui comme un partisan du communisme en 1989.

C’est exactement le même aveuglement face à l’échec total de son expérience.

C’est exactement le même aveuglement face aux résultats réels de son expérience, résultats réels qui sont EXACTEMENT LE CONTRAIRE de ce que les européistes nous avaient promis.

C’est exactement la même ligne de défense : « l’Europe, l’idée est excellente en théorie, la pratique s’est moins bien passée »

De même, en 1989, face à l’effondrement du communisme, les derniers partisans du communisme avaient la même ligne de défense. Ils disaient : « le communisme, l’idée est excellente en théorie, la pratique s’est moins bien passée »

Le 10 février 2014, RenaudM écrit : "Je ne pense pas que les gens soient réellement contre l’Europe, l’idée est excellente en théorie, la pratique s’est « moins bien passée ».

En 1989, l’idée communiste était défendue par de vieux membres de la nomenklatura, qui étaient les seuls à profiter du système.

Aujourd’hui, l’idée européenne est défendue par de vieux membres de la nomenklatura européenne, qui sont les seuls à profiter du système.

Aujourd’hui, l’idée européenne est une idée de vieux, défendue par des vieux, et qui ne profite qu’aux vieux.

En clair : l’idée européenne est une idée qui va bientôt mourir.

Le référendum suisse et le sondage Ifop du samedi 15 février 2014 disent la même chose :

les peuples veulent vivre à l’intérieur de frontières NATIONALES.

Au XXème siècle, l’Europe a vu plusieurs constructions supranationales s’effondrer, mais ça, c’était à l’est de l’Europe.

Et ça ne nous concernait pas : c’était loin, ça se passait en Europe de l’est, ce n’était pas nos proches voisins.

Nous avons lu dans les journaux ce qui se passait en Europe de l’est : l’effondrement de l’Autriche-Hongrie, l’effondrement de la Tchécoslovaquie, l’effondrement de la Yougoslavie, l’effondrement de l’URSS, l’effondrement des constructions supranationales situées en Europe de l’est.

Mais au XXIème siècle ?

Qu’allons-nous voir au XXIème siècle ?

Nous allons voir, comme d’habitude, l’effondrement des constructions supranationales. Mais il y a une grande différence :

l’effondrement des constructions supranationales, ça va se passer en Europe de l’OUEST.

Les 28 peuples d’Europe de l’OUEST vont détruire une construction supranationale, mais cette fois-ci, nous n’allons pas le lire dans les journaux, nous n’allons pas le regarder à la télévision.

Cette fois-ci, nous allons le vivre, nous allons le faire nous-mêmes, dans nos 28 nations.

Cette fois-ci, nous allons reprendre le contrôle de nos lois nationales, nous allons reprendre le contrôle de nos frontières nationales, nous allons reprendre le contrôle de notre monnaie nationale, etc.

En Europe de l’ouest, le XXIème siècle sera le siècle du retour des nations. Le XXIème siècle sera le siècle du retour des peuples.

Surtout, le XXIème siècle sera le siècle du retour des souverainetés nationales.

L’expérience supranationale aboutit à un désastre.

La parenthèse supranationale est en train de se refermer.

http://www.atlantico.fr/decryptage/59-francais-favorables-restriction-conditions-circulation-et-installation-europeens-dans-cadre-accords-schengen-jerome-fourquet-982672.html?page=0,0