32 Sortir de l'Union Européenne

Dans les années qui viennent, il y aura deux possibilités :

1- Première possibilité : il y aura des référendums pour consulter les peuples européens concernant l’UE, concernant les futurs traités européens, concernant la poursuite de la construction européenne, etc. Les peuples répondront : « Non ». L’Union Européenne éclatera, les 28 nations reprendront leur indépendance.

2- Seconde possibilité : il n’y aura pas de référendum. La construction européenne continuera, sans consulter les peuples. Dans ce cas, l’Union Européenne survivra. Mais elle continuera à être anti-démocratique.

Comme d’habitude, parce que c’est la nature des choses, les traités UE évolueront, et il y a fort à parier que ce sera dans le sens de davantage de démocratie (grâce surtout au développement de l’Internet) : on peut tout aussi bien penser que les peuples répondront Oui, du moins une majorité d’entre eux. À condition que les propositions soient raisonnables, ce qui n’était pas le cas en 2005 pour le TCE, comme Étienne l’avait si bien montré. JR

En Italie, un sondage explosif vient d’être publié.
Question : « Voulez-vous revenir à la lire ? »
Réponse :
44% répondent « non ».
49% répondent « oui ».

Jeudi 2 janvier 2014 :

Les Italiens veulent la lire. Un parti anti-euro obtiendrait 24%.

La dernière enquête de Scenarieconomici.it révèle que la majorité des Italiens souhaiterait le retour à la lire. Un parti anti-euro ferait aujourd’hui 24% des voix.

Les Italiens sont de plus en plus eurosceptiques et de moins en moins moins favorables à la monnaie unique. Lors de la dernière enquête réalisée entre le 14 et le 18 décembre par le site Scenarieconomici.it, qui a demandé si les personnes interrogées étaient favorables au retour à la lire et au pouvoir monétaire rendu à la Banque d’Italie, 49% ont répondu favorablement, et 44% ont répondu non. Le score favorable au retour à la lire augmente de 1% par rapport à l’enquête précédente menée en Octobre, alors que l’autre score diminue de 1%.

Mais le plus surprenant est la polarisation de l’électorat. 77% des électeurs de centre-droit se prononcent en faveur d’un retour à la lire, 73% des électeurs du Mouvement 5 étoiles, et seulement 6% des électeurs du centre-gauche.

Il est intéressant de constater que les anti-euro sont répartis entre tous les types d’emplois, à l’exception des employés de la fonction publique et des retraités de la fonction publique, avec un pic de 70% chez les ouvriers, et un minimum d’anti-euro de 38% dans le secteur public .

Autre signal d’alarme pour les partisans de la monnaie unique, 24 % des sondés ont répondu vouloir voter sans aucun doute pour un parti anti-euro, tandis que 32 % des sondés envisagent de le faire. A l’inverse, 44% ne l’envisagent pas. Le pourcentage est étrangement similaire à celui obtenu par le parti de Beppe Grillo à l’élection générale il y a un an, confirmant que les candidats du M5S ont capté les électeurs anti-euro [le M5S avait obtenu 106 députés et 50 sénateurs].

Les réponses données ne laissent pas de place au doute. L’euro devient de plus en plus impopulaire, à tort ou à raison, et il y a de plus en plus d’espace pour les formations politiques clairement eurosceptiques, qui étaient pourtant reléguées aux marges du débat national il y a quelques mois. Des chiffres très intéressants à observer seront les résultats des élections européennes qui se tiendront dans un peu plus de quatre mois et demi .

Evolution des sondages en Italie durant l’année 2013 :

Question : « Voulez-vous revenir à la lire ? »

Réponse en avril 2013 :
Oui : 44 % des personnes interrogées.
Non : 48 % des personnes interrogées.

Octobre 2013 :
Oui : 48 %.
Non : 45 %.

Décembre 2013 :
Oui : 49 %.
Non : 44 %.

En Italie, les courbes se sont croisées.

Aujourd’hui, la majorité des Italiens veulent revenir à la lire. Et les partisans du retour à la lire sont de plus en plus nombreux.

Nous allons devoir regarder à la loupe les résultats des élections européennes du 25 mai 2014 en Italie.

[align=center]NOUVELLE OFFENSIVE DE L’UNION EUROPÉENNE CONTRE LA SÉCURITÉ SOCIALE[/align]

Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).

[color=#111100] Le 17 décembre 2013.

Le 3 octobre 2013, un jugement de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a confirmé que la Sécurité sociale française est illégale au regard du droit européen [1] ! Aux naïfs qui fantasment une « Europe sociale », ce jugement sonne la fin de la rêverie : la mort programmée de la Sécurité sociale est proche.

Le programme du Conseil national de la Résistance (CNR), mis en œuvre à la Libération en 1945, a sanctuarisé l’économie de la Santé en la plaçant – comme l’Éducation et la Culture – en dehors de la sphère marchande. C’est de cette volonté qu’est née la Sécurité sociale française, une forme d’assurance socialisée basée sur la solidarité.

Depuis cette époque, banquiers et assurances n’ont eu de cesse de tenter de la briser, car son existence les empêche de développer le vaste marché de la santé auquel ils rêvent. Leurs complices actifs sont les partisans du libéralisme (UMP, PS, EELV, FN, MoDem). Leurs leviers d’action sont l’Union européenne et l’euro. Depuis une vingtaine d’années, la violence de leurs attaques a été grandissante ; attaques menées concomitamment sur trois fronts :

−* sur le front idéologique ; −* sur le front de la gestion ; −* sur le front de la législation et du droit.

Attaques sur le front idéologique

Des campagnes de désinformation et de manipulation sont régulièrement menées à travers les grands médias – qui presque tous sont aux mains des classes dirigeantes - pour culpabiliser les usagers. Les Français se soigneraient trop et il y aurait d’innombrables abus expliquant le « déficit » de la Sécurité sociale ; celle-ci irait donc à la catastrophe sur le plan financier.

Au prétexte de « boucher le trou de la Sécu », la logique progressiste qui fondait cette dernière à la Libération (« chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins ») est méthodiquement détricotée : ticket modérateur, franchises médicales, autorisation des dépassements d’honoraires, « déremboursement » des médicaments, hausse régulière du forfait hospitalier, forfait sur les transports sanitaires, etc. Il s’agit – nous dit-on - de « responsabiliser » les malades en leur faisant mettre la main à la poche.

Mais comment « responsabiliser  » un cancéreux ou un dialysé, par exemple ? Cette logique inhumaine conduit une part croissante de la population à renoncer aux soins, faute de moyens, sans que jamais n’en soit évalué le coût pour la société.

La « couverture médicale universelle » (CMU) créée en 1999 par un gouvernement « socialiste » vise quant à elle à légitimer le recul de l’accès aux soins pour ceux qui sont un peu plus pauvres que les moins pauvres. Selon un principe qui a davantage à voir avec la charité qu’avec l’esprit universel de la Sécurité sociale, les personnes qui ont accès à la CMU sont un peu moins impactés que les autres usagés par les diverses taxations énumérées plus haut. La CMU est le moyen utilisé pour diviser la population : ceux qui sont juste au-dessus des critères d’accès à la CMU accusent les autres de profiter du système.

Attaques sur le front de la gestion

« Déficit » : le vocabulaire employé en dit long. En réalité on parle de déficit pour une entreprise car elle doit faire des gains. Par ailleurs, lorsqu’on parle de trésorerie, on doit parler des dépenses ET des recettes, ce que ne font jamais les « boucheurs de trou de la Sécu ».

Un salarié moyen dépense entre 18% et 20% de son salaire indirectement en cotisation-santé. Les revenus du capital sont bien moins soumis à cotisation que les revenus du travail. Philippe Seguin, un gaulliste, reconnaissait que si les « stock-options » étaient mises à contribution comme le sont les salaires, elles rapporteraient 3,5 milliards d’euros à la Sécurité sociale (mais il faut supprimer les stock-options !). En l’état actuel des choses, les « comptes de la Sécu » reposent donc pour l’essentiel sur les salariés. Or, comble de l’injustice, en l’espace de 25 ans, plus de 9% du PIB est passé du travail au capital par la pression exercée sur les salaires.

On le voit bien, la Sécu ne souffre pas de « déficit » mais d’un manque de recettes. Un manque qui est du :

    aux exonérations de cotisations sociales qui sont faites aux grandes entreprises au prétexte de leur permettre de créer des emplois – avec le résultat pitoyable que l’on sait ;

    à la dette patronale impayée aux caisses de la Sécurité sociale depuis des décennies - qui représente des milliards d’euros ;

    à la dette que l’État a contractée vis-à-vis de la Sécurité sociale - qui représente des milliards d’euros ;

    à la pression exercée sur les salaires par le chantage au chômage ;

    au chômage lui-même - dont le taux est trente fois plus élevé que lors de la création de la Sécu.

On comprend aisément que jamais les « franchises médicales » et autres « déremboursement  » ne compenseront un tel manque de recettes. Mais tel n’est pas le but recherché. En réalité, ces mesures visent à démontrer que bien qu’on lui injecte de l’argent, le système par solidarité « ne marche pas » et qu’il serait plus efficace et moins coûteux de passer au privé.

Cette « démonstration » coûte de plus en plus cher aux cotisants, dans le même temps que la qualité du service public de la santé, soumis aux politiques d’austérité, se dégrade. Il n’est donc pas surprenant que ceux qui en ont les moyens se tournent vers le secteur privé de la santé et consentent à payer une assurance-maladie pour couvrir les soins qu’ils reçoivent. Cette partie de la population perçoit donc de moins en moins l’intérêt pour elle de continuer à cotiser à la Sécurité sociale. Si la loi lui permettait de ne plus le faire, ça serait la fin de la Sécu, car elle ne peut pas se passer de 10 ou 20% de ses cotisants.

Attaques sur le front de la législation et du droit

Or cette permission, l’Union européenne vient de leur accorder, à l’issue de la bataille juridique qui s’est déroulée en marge de la scène médiatique.

En signant le traité de Maastricht en 1992, François Mitterrand a abrogé le « monopole » de la Sécurité sociale, c’est-à-dire l’obligation pour tous de cotiser. Cependant, en 1996, la Cour de cassation, organe judiciaire suprême au niveau national, s’est opposée à l’application de la primauté du droit communautaire sur le droit national en termes de protection sociale. La Cour européenne avait répondu en 1999 par un arrêt condamnant la France « pour avoir manqué aux obligations qui lui incombent en vertu des directives de 1992 », et par celui du 25 mai 2000 définissant les régimes français de Sécurité sociale comme des régimes professionnels, donc soumis à concurrence. En 2005, une directive européenne portant sur les pratiques commerciales a été transposée dans le droit français sous le nom de loi Chatel II, faisant du droit communautaire un droit français à part entière.

Dernier épisode en date, l’arrêt du 3 octobre 2013 de la Cour de justice de l’Union européenne qui a condamné - au nom de la directive de 2005 - une caisse d’assurance-maladie du régime allemand de sécurité sociale pour « pratiques commerciales déloyales vis-à-vis des consommateurs ». Un nouvel épisode du principe de « concurrence libre et non-faussée » inscrit dans le traité de Lisbonne, honteusement ratifié en 2007 par le Congrès français contre l’avis du peuple exprimé par référendum le 29 mai 2005.

Cette affaire pourrait sembler éloignée de la problématique française. Comme la Sécurité sociale française, cette caisse allemande est un organisme de droit public ne poursuivant aucun but lucratif, mais un objectif exclusivement social. C’est ce jugement qui va faire jurisprudence, car les décisions de la Cour européenne concernent par définition tous les États de l’Union.

Le jugement de la CJUE éclaire donc d’une lumière crue la situation de la Sécurité sociale française vis-à-vis du droit européen. Dans toute l’Union européenne, les caisses sociales faisant de l’assurance sont donc considérées comme des entreprises soumises à concurrence et relèvent du droit privé. Les caisses sociales faisant de l’assurance sont considérées comme des entreprises et leurs affiliés comme des consommateurs.

Dans un communiqué daté du 29 octobre 2013 [2], la Direction de la Sécurité sociale prétend que l’arrêt du 3 octobre 2013 « ne change rien à l’obligation de cotiser auprès de la Sécurité sociale française ». Communiqué qui ne cite malheureusement jamais la loi Chatel II, loi pourtant majeure dans le droit français importé du droit européen.

La bataille juridique n’est donc pas terminée. Mais ce jugement fragilise plus que jamais le statut de la Sécu. Lorsqu’une entreprise privée ou un lobby de « défenseurs des consommateurs » portera plainte contre la Sécurité sociale française pour « concurrence ou publicité déloyale », le jugement de la CJUE ne pourra pas être différent de celui du 3 octobre 2013.

Saloperie euro-libérale à tous les étages

Pour combattre le système libéral européen et ainsi défendre la Sécurité sociale, il faut avoir à l’esprit que le système social français, dans son ensemble, est triplement victime de l’Union européenne :

    il est victime du libre-échange qu’organisent les traités européens. Ces derniers suppriment toutes les barrières douanières et instaurent la « libre » circulation des marchandises et des capitaux entre les pays de l’Union. Ils mettent donc en concurrence les salaires, le droit du travail et les lois sociales des travailleurs français avec ceux - plus avantageux pour le patronat - des salariés d’autres pays.

    il est victime des institutions européennes qui le harcèlent juridiquement. Outre la Sécu, les services publics tombent juridiquement sous le coup de la directive « Services » qui ne reconnaît pas les services publics français et les assimile à des entreprises de droit privé.

    il est victime de l’euro, pour la survie duquel sont menées des politiques d’austérité budgétaire qui le ruinent, comme elles ruinent les peuples de la zone euro et détruisent les nations.

L’insulte faite aux Résistants

Le système américain du chacun pour soi, négation même du système social, et qui laisse des millions d’individus crever sans assistance, doit-il faire référence au détriment du système français par solidarité ?

Lors de l’Université d’automne du M’PEP qui s’est tenue début novembre 2013, Léon Landini, Résistant, membre des Francs-tireurs et partisans, rappelait que les hommes qui se sont battus pour chasser l’occupant durant la Seconde Guerre mondiale l’ont également fait pour que vive le programme du CNR, un programme porteur d’espoir pour l’émancipation humaine et pour que viennent des jours heureux.

Les financiers, les affairistes et les membres de la classe sociale dominante tentent donc à travers l’Union européenne de reprendre ce que le Front populaire, la Résistance, la Libération et les luttes victorieuses des travailleurs leur ont arraché au prix du sang et des larmes au cours du XXème siècle. Ils progressent, pas-à-pas, lentement mais sûrement depuis quarante ans, masqués derrière un projet de prétendue « Union européenne », qui n’est que l’union de leurs intérêts contre ceux des travailleurs.

Pour sauver la Sécurité sociale, il faut que la France sorte de l’Union européenne. Réclamer plus de justice sociale pour que vive le système social français, comme le fait depuis toujours le monde syndical et politique de gauche ne suffit plus. Il faut d’abord remettre des barrières douanières au niveau national – ce qu’interdisent les traités européens – pour mettre à bas le libre-échange. Libre-échange dans le cadre duquel toute mesure de justice sociale se traduit fatalement par un exode du capital et des entreprises. Un chantage auquel la France n’a que trop cédé jusqu’à maintenant.[/color]

[1] http://curia.europa.eu/jcms/upload/docs/application/pdf/2013-10/cp130126fr.pdf

[2] http://www.securite-sociale.fr


Source de l’information ici : http://www.m-pep.org/spip.php?article3500

« Nouvelle offensive de l’Union européenne contre la sécurité sociale » (sic)

Je fais mienne la réponse donnée à ce texte par Jean-Paul Coste sur le site du M’PEP :

Citation :

[i] Je viens de lire votre article dans lequel vous publiez :

« Le 3 octobre 2013, un jugement de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a confirmé que la Sécurité sociale française est illégale au regard du droit européen [1] »

La note (1) renvoie effectivement à [l’arrêt] de la CJUE qui dit explicitement dans son titre qui le résume :

"L’interdiction des pratiques commerciales déloyales vis-à-vis des consommateurs s’applique également aux caisses de maladie du régime légal.

Ni leur mission d’intérêt général ni leur statut de droit public ne justifient de les faire échapper à cette interdiction".

L’[arrêt] ne dit absolument rien de plus. Et absolument pas que le Sécurité Sociale serait illégale.

Pour être crédible (par exemple sur les vraies critiques que mérite l’Europe libérale, et elles sont nombreuses), il faut éviter de raconter n’importe quoi.[/i]

Fin de citation

Gilles aurait pu faire état de cette réponse dans son message.

Mes autres remarques :

  1. La directive UE à laquelle l’arrêt de la CJUE donne effet a été adoptée par la Conseil des ministres de l’UE (donc les gouvernements membres) et le Parlement européen. Qui élit les députés européens ?

  2. Le fait d’être un organisme public n’autorise pas à recourir à des pratiques commerciales déloyales et à tromper le consommateur. Au contraire : les services publics plus que les entreprises privées se doivent d’être irréprochables sur ce plan comme sur les autres.

  3. C’est une pratique déloyale que de faire dire à la CJUE autre chose que ce qu’elle dit. Et c’est faire du tort au service public que d’argumenter à partir de faits travestis comme dans le document reproduit plus haut, surtout quand on s’en sert pour prôner une mesure aussi radicale que le retrait de l’UE.

Pour ceux qui veulent savoir ce que la CJUE a vraiment décidé, il faut aller sous :

http://curia.europa.eu/jcms/upload/docs/application/pdf/2013-10/cp130126fr.pdf (communiqué de presse de la Cour),

http://www.securite-sociale.fr/Rappel-des-obligations-d-affiliation-et-de-cotisation-a-la-Securite-sociale?type=presse (mise au point de l’administration de la Sécurité sociale française suite à l’arrêt)

et bien sûr lire l’arrêt – et non pas l’« arrêté » i[/i] – lui-même, ce que je n’ai pas encore fait (c’est fait maintenant, voir plus bas).

C’est très bien de vouloir « éduquer le peuple » : encore faudrait-il ne pas essayer de lui faire croire autre chose que la vérité. JR

PS 13.i.2014. Je viens de lire l’arrêt de la CJUE dans l’affaire en question (voir CURIA - Documents).

Il décide seulement (par. 41) que la directive sur les pratiques commerciales déloyales doit être interprétée en ce sens que relève de son champ d’application personnel un organisme de droit public en charge d’une mission d’intérêt général, telle que la gestion d’un régime légal d’assurance maladie.

« Champ d’application personnel » : il s’agit de l’applicabilité des directives de l’Union aux personnes physiques ou juridiques (savoir, qui est tenu d’appliquer la directive), à distinguer de l’applicabilité matérielle (à quoi correspond l’obligation).

Pour finir, je crois utile de citer en bonne partie la mise au point de la Sécurité sociale française :

Citation :

[i]"La Direction de la Sécurité sociale tient à rappeler l’obligation de s’affilier et de cotiser à la Sécurité sociale à la suite de différents articles ou émissions de radio annonçant une nouvelle fois à tort la fin du « monopole de la Sécurité Sociale ».

« Ces articles font suite à un arrêt de la Cour de Justice de l’Union européenne du 3 octobre 2013 portant sur le champ de la directive 2005/29/CE relative aux pratiques commerciales déloyales des entreprises [1]. Dans cet arrêt, la Cour estime que si un organisme de droit public en charge d’une mission d’intérêt général mène à titre subsidiaire des opérations commerciales, ce qui était le cas de l’organisme allemand en cause dans l’affaire, il doit respecter les dispositions de la directive 2005/29/CE pour ce type d’opérations. » Contrairement à ce qui est soutenu, cette décision ne change rien à la nature des activités poursuivies par la sécurité sociale française, ni à l’obligation de cotiser auprès de celle-ci. Conformément à la jurisprudence constante de la Cour de Justice de l’Union européenne, n’étant pas de nature économique, ces activités ne sont pas soumises au droit européen de la concurrence, auquel peut être rattaché l’arrêt précité.

"Alors que la Direction de la Sécurité sociale a régulièrement rappelé les règles applicables, les mouvements qui propagent ces fausses informations depuis plusieurs années tentent de susciter un regain d’attention envers leurs allégations, notamment via les réseaux sociaux, en instrumentalisant les arrêts de la Cour de Justice de l’Union européenne. Les assurés sont donc appelés à la plus grande vigilance face aux informations erronées et trompeuses qui circulent et qui ont pour seul objectif de remettre en cause le système français de Sécurité sociale.

« Il est rappelé que le code de la sécurité sociale prévoit des sanctions pénales alourdies depuis 2007 (une peine de 6 mois de prison et/ou une amende de 15 000 €) contre toute personne qui incite les assurés sociaux à refuser de s’affilier à un organisme de Sécurité sociale ou de payer les cotisations et contributions dues. »

Fin de citation[/i]

Ne nous faisons pas involontairement les complices de ceux qui ont intérêt à faire croire à la désuétude du service public !

Italie : défaut de paiement à l’horizon.

En novembre 2013, la dette publique de l’Italie a pulvérisé son record.

La dette publique de l’Italie est de 2104 milliards d’euros.

2007 : dette publique de 1605,1 milliards d’euros, soit 103,3 % du PIB.
2008 : dette publique de 1671 milliards d’euros, soit 106,1 % du PIB.
2009 : 116,4 % du PIB.
2010 : 119,3 % du PIB.
2011 : 120,8 % du PIB.
2012 : 127 % du PIB.
Juin 2013 : dette publique de 2076,182 milliards d’euros, soit 133,3 % du PIB.
Novembre 2013 : dette publique de 2104 milliards d’euros.

Mercredi 8 janvier 2014 :

Italie : le chômage au plus haut depuis 1977.

Le taux de chômage en Italie a atteint en novembre un nouveau plus haut de 37 ans, montrent les statistiques officielles publiées mercredi, qui témoignent également d’une détérioration accrue de l’emploi des jeunes.

Le taux de chômage corrigé des variations saisonnières a atteint 12,7% de la population active, contre 12,5% en octobre, un niveau sans précédent depuis 1977, point de départ de la série statistique de l’institut national ISTAT.

La timide amélioration de l’économie entrevue ces derniers temps n’a pas d’effet sur le marché du travail et le chômage des 15-24 ans a atteint 41,6%, contre 41,4% (chiffre révisé) en octobre.

Italie : défaut de paiement à l’horizon.

En novembre 2013, la dette publique de l’Italie a pulvérisé son record.

La dette publique de l’Italie est de 2104 milliards d’euros.

2007 : dette publique de 1605,1 milliards d’euros, soit 103,3 % du PIB.
2008 : dette publique de 1671 milliards d’euros, soit 106,1 % du PIB.
2009 : 116,4 % du PIB.
2010 : 119,3 % du PIB.
2011 : 120,8 % du PIB.
2012 : 127 % du PIB.
Juin 2013 : dette publique de 2076,182 milliards d’euros, soit 133,3 % du PIB.
Novembre 2013 : dette publique de 2104 milliards d’euros.

Mercredi 8 janvier 2014 :

Italie : le chômage au plus haut depuis 1977.

Le taux de chômage en Italie a atteint en novembre un nouveau plus haut de 37 ans, montrent les statistiques officielles publiées mercredi, qui témoignent également d’une détérioration accrue de l’emploi des jeunes.

Le taux de chômage corrigé des variations saisonnières a atteint 12,7% de la population active, contre 12,5% en octobre, un niveau sans précédent depuis 1977, point de départ de la série statistique de l’institut national ISTAT.

La timide amélioration de l’économie entrevue ces derniers temps n’a pas d’effet sur le marché du travail et le chômage des 15-24 ans a atteint 41,6%, contre 41,4% (chiffre révisé) en octobre.

Les prêts des banques européennes au secteur privé sont en bleu :

http://www.zerohedge.com/sites/default/files/images/user5/imageroot/2014/01/November%20Eurozone%20Loan%20Creation.jpg

Ce graphique montre que le LTRO (1019 milliards d’euros) est un échec total : les banques européennes prêtent de moins en moins au secteur privé.

En Europe, les prêts au secteur privé s’effondrent.

L’économie réelle n’a pas du tout profité des 1019 milliards d’euros du LTRO.

En réalité, que font les banques européennes des 1019 milliards d’euros que leur a prêtés la BCE en décembre 2011 et en février 2012 ?

Réponse : plutôt que de prêter au secteur privé, chaque banque préfère prêter à son Etat.

Conséquence : pour plusieurs Etats européens, la dette publique a commencé à baisser.

Mais en revanche, pour d’autres Etats, la dette publique continue à augmenter.

Mercredi 22 janvier 2014 : Eurostat publie les chiffres de la dette publique du troisième trimestre 2013.

1- Médaille d’or : Grèce. Dette publique de 317,310 milliards d’euros, soit 171,8 % du PIB. Ces deux chiffres sont en hausse.

2- Médaille d’argent : Italie. Dette publique de 2068,722 milliards d’euros, soit 132,9 % du PIB. Ces deux chiffres sont en baisse.

3- Médaille de bronze : Portugal. Dette publique de 210,965 milliards d’euros, soit 128,7 % du PIB. Ces deux chiffres sont en baisse.

4- Irlande : dette publique de 204,696 milliards d’euros (en hausse), soit 124,8 % du PIB (en baisse).

5- Chypre : dette publique de 18,403 milliards d’euros, soit 109,6 % du PIB. Ces deux chiffres sont en hausse.

6- Belgique : dette publique de 393,603 milliards d’euros, soit 103,7 % du PIB. Ces deux chiffres sont en baisse.

7- Espagne : dette publique de 954,863 milliards d’euros, soit 93,4 % du PIB. Ces deux chiffres sont en hausse.

8- France : dette publique de 1900,848 milliards d’euros, soit 92,7 % du PIB. Ces deux chiffres sont en baisse.

9- Royaume-Uni : dette publique de 1431,399 milliards de livres sterling (en hausse), soit 89,1 % du PIB (en baisse).

http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/2-22012014-AP/FR/2-22012014-AP-FR.PDF

Olivier Delamarche, le 22 janvier 2014 :

La vidéo dure 10 minutes, et c’est excellent !

Au Royaume-Uni, les LibDems sont un parti libéral, classé à droite. Les LibDems sont un parti favorable à la construction européenne.

Le Parti Travailliste est un parti classé à gauche, et il est lui-aussi favorable à la construction européenne.

Coup de tonnerre ! Les LibDems et le Parti Travailliste viennent de faire alliance à la Chambre des Lords pour empêcher l’organisation d’un référendum sur l’Union Européenne !

C’est encore un coup d’Etat anti-démocratique.

C’est le dernier exemple en date qui confirme que la construction européenne est anti-démocratique.

La construction européenne s’éloigne de plus en plus de la démocratie.

La construction européenne se rapproche de plus en plus de la dictature.

Samedi 25 janvier 2014 :

Coup de frein pour le projet britannique de référendum sur l’UE.

Le texte prévoyant l’organisation d’un référendum sur une sortie de l’UE du Royaume-Uni d’ici à 2017 est menacé de ne jamais voir le jour. La Chambre des Lords a décidé de le renvoyer devant la chambre basse du Parlement.

Les conservateurs ont accusé leur partenaire de coalition les LibDems et l’opposition travailliste de vouloir « tuer » le projet de loi soutenu par le Premier ministre David Cameron. Les deux partis sont opposés au référendum.

Après avoir franchi le 10 janvier son premier obstacle à la chambre haute du Parlement britannique, le texte a subi vendredi un spectaculaire coup de frein. Une majorité de 87 Lords a demandé, au cours d’un débat houleux, d’amender la question posée par le référendum (Pensez-vous que le Royaume-Uni doit rester membre de l’Union européenne?).

Le parlementaire conservateur Bill Cash a d’ores et déjà estimé que le projet de loi était « mort », regrettant la guérilla menée par les travaillistes et les libéraux-démocrates. « Même s’ils n’osent pas l’admettre, ils ne pensent pas que le peuple britannique doit avoir son mot à dire », a également fustigé Lord Hill, leader des Tories à la chambre haute.

http://www.romandie.com/news/n/Coup_de_frein_pour_le_projet_britannique_de_referendum_sur_l_UE99250120140145.asp

Le Royaume-Uni est une démocratie parlementaire style IVème République (régime exclusif des partis). C’est le parlement britannique qui est en train de prnedre la décision dont vous parlez (ne pas soumettre la question au référendum), pas l’UE. JR

Non.

Ce n’est pas TOUT le parlement britannique qui a pris cette décision anti-démocratique.

Ce sont les parlementaires favorables à la construction européenne.

Comme à chaque coup d’Etat anti-démocratique depuis le 2 juin 1992 (lire plus haut), ce sont les parlementaires favorables à la construction européenne qui prennent des décisions anti-démocratiques.

Comme d’hab.

Normal : ils savent que si ils organisaient un référendum concernant la construction européenne, les peuples répondraient « non » . Ils ne veulent pas se suicider politiquement. Donc ils n’organisent plus jamais de référendum.

Les parlementaires pro-européens sont coincés : leur Union Européenne se rapproche de plus en plus d’une dictature.

Vous voulez dire que le parlement britannique ne peut prendre de décision qu’à l’unanimité ? Ou que les décisions prises à la majorité, même absolue, ne seraient pas valables ?

Pour l’avenir, on ne peut évidemment pas jurer, mais vous vous rappellerez que les peuples consultés par référendum sur la construction européenne dans le passé ont répondu oui dans la plupart des cas : Voyez le Danemark, la France (Maestricht), l’Irlande, l’Espagne, la Roumanie (2003), la Croatie (2013) – et j’en oublie peut-être. JR

Non.

Je veux dire que, depuis le 29 mai 2005, il y a deux camps dans chacun des 28 parlements :

1- Dans le premier camp : les parlementaires favorables à la construction européenne. Depuis le 29 mai 2005, ils NE veulent PAS organiser de référendum concernant la construction européenne. Depuis le 29 mai 2005, ils savent que si ils organisaient un référendum concernant la construction européenne, les peuples voteraient « non »

2- Dans le second camp, les parlementaires favorables à la démocratie. Eux, ils veulent organiser des référendums concernant la construction européenne. Eux, ils veulent consulter directement le peuple.

Les dirigeants communistes
n’ont pas voulu de RUPTURE avec l’EURO !
[Jacques GÉNÉREUX]

Le dernier numéro de « MARIANNE » consacre un dossier au thème : « SORTIR DE L’EURO » où le journaliste se penche sur [bgcolor=#FFFF99]la position de Jean-Luc Mélenchon, au cours de la campagne présidentielle de 2012, optant pour ne pas sortir de l’euro.[/bgcolor] Cette position ne va pas de soi, quand on sait qu’Oscar LAFONTAINE, fondateur de « Die Linke », a proposé le contraire.

Jacques Généreux confie à « Marianne » la genèse de ce refus.
« Les dirigeants communistes n’ont pas voulu entendre parler de rupture avec l’euro. Ils ne voulaient pas fâcher les socialistes et perdre des postes en échange ».

C’est pourtant ce qu’on aurait dû écrire noir sur blanc : « si les négociations avec nos partenaires de l’Union pour refonder le projet européen n’aboutissent pas, s’il n’est pas possible de redonner de l’autonomie à la Banque de France sans sortir de l’euro, alors oui, in fine, nous n’hésiterons pas à sortir de l’euro » (sic). Jean-Luc Mélenchon n’a pas défendu cette position, que Jacques Généreux appelle « la stratégie du coup de force », ses alliés communistes lui ayant tordu le bras. « C’était un défaut majeur de notre programme à la présidentielle » regrette Généreux, « Jean-Luc a été bridé pendant toute la campagne »….

Source : Les dirigeants communistes n’ont pas voulu de RUPTURE avec l’EURO ! [Jacques GÉNÉREUX] - Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo]

Vous ne vous rappelez pas ?

En 1992, nous, nous étions réalistes. En 1992, nous, nous disions que créer une monnaie unique allait aboutir à un désastre. Nous, nous disions qu’il fallait voter « non » au référendum sur le traité de Maastricht. Et nous, nous avions voté « non »

Et en face ?

En face, nous avions contre nous les bisounours qui nous expliquaient qu’il fallait voter « oui » parce que la monnaie unique allait créer le progrès social en Europe. Parmi ces bisounours qui avaient voté « oui » à la monnaie unique en 1992, il y avait un certain … Jean-Luc Mélenchon.

Le communisme est-il soluble dans l’élection?
Deuxième parti de France au sortir de la guerre, fervent défenseur et artisan du programme du C.N.R., le P.C.F. est alors un parti puissant, avec de nombreux élus à l’assemblée nationale, au sénat ou en mairies. Ces élus bien sûr, comme tous les représentants ou presque, vivent de leur défraiement et font vivre dans leur sillage, associations, antennes, syndicats, etc. qui les contraignent de fait à la réélection. C’est ainsi que, peu à peu, les communistes sont parvenus au 1,93% de Marie-Georges Buffet en 2007 car pour assurer le train de vie du parti et surtout de ses membres, ils se sont compromis, au point d’en abandonner la défense des intérêts populaires, l’essence même pourtant du communisme.
Pour autant, je ne sais pas si on peut leur en vouloir, tant leur présence dans le paysage politique français aura quand même permis de résister plus longtemps que nos voisins au libéralisme anglo-saxon; malheureusement, on doit aussi constater que le prolétariat est mieux défendu aujourd’hui par le Front National que par le Parti de Gauche et que le programme communiste de 2014 est un document devenu inutile, voeu pieux d’une organisation vérolée par la représentativité et la volonté absurde de combattre ou contenir ceux-là mêmes qui les financent. Quand Mitterrand a installé des ministres communistes dans son premier gouvernement, les États-Unis d’alors se sont étranglés, jusqu’à ce qu’ils comprennent que l’exercice du pouvoir forcerait mécaniquement ces dangereux gauchistes à la compromission économique et donc politique, étant donné que le libéralisme Reagano-Thatcherien gagnait le monde occidental et que les règles du marché s’imposaient aux différentes constitutions mondiales, entre autre par le biais du traité de Maastricht.
Si mon raisonnement est juste, on peut s’attendre à ce que le Front National participe incessamment au pouvoir politique, pour le corrompre et le faire taire. La démocratie représentative ne mériterait donc pas qu’on l’appelle démocratie puisque elle ne sert plus du tout les peuples.

[b]Le communisme est-il soluble dans l'élection?[/b] [b] [/b]Deuxième parti de France au sortir de la guerre, fervent défenseur et artisan du programme du C.N.R., le P.C.F. est alors un parti puissant, avec de nombreux élus à l'assemblée nationale, au sénat ou en mairies. Ces élus bien sûr, comme tous les représentants ou presque, vivent de leur défraiement et font vivre dans leur sillage, associations, antennes, syndicats, etc. qui les contraignent de fait à la réélection. C'est ainsi que, peu à peu, les communistes sont parvenus au 1,93% de Marie-Georges Buffet en 2007 car pour assurer le train de vie du parti et surtout de ses membres, ils se sont compromis, au point d'en abandonner [b][color=red]la défense des intérêts populaires[/color][/b], l'essence même pourtant du communisme. [b] [/b]Pour autant, je ne sais pas si on peut leur en vouloir, tant leur présence dans le paysage politique français aura quand même permis de résister plus longtemps que nos voisins au libéralisme anglo-saxon; malheureusement, on doit aussi constater que [b][color=red]le prolétariat est mieux défendu[/color][/b] aujourd'hui par le Front National que par le Parti de Gauche et que le programme communiste de 2014 est un document devenu inutile, voeu pieux d'une organisation vérolée par la représentativité et la volonté absurde de combattre ou contenir ceux-là mêmes qui les financent. Quand Mitterrand a installé des ministres communistes dans son premier gouvernement, les États-Unis d'alors se sont étranglés, jusqu'à ce qu'ils comprennent que l'exercice du pouvoir forcerait mécaniquement ces dangereux gauchistes à la compromission économique et donc politique, étant donné que le libéralisme Reagano-Thatcherien gagnait le monde occidental et que les règles du marché s'imposaient aux différentes constitutions mondiales, entre autre par le biais du traité de Maastricht. [b] [/b]Si mon raisonnement est juste, on peut s'attendre à ce que le Front National participe incessamment au pouvoir politique, pour le corrompre et le faire taire. La démocratie représentative ne mériterait donc pas qu'on l'appelle démocratie puisque elle ne sert plus du tout les peuples.
Je souscris à cette intéressante analyse, pas du tout à la conclusion, qui devrait être en toute logique " La démocratie représentative [b][color=red]élective[/color][/b] ne mériterait donc pas..."

Le cas du communisme est évidemment généralisable, ce qui donne tout son intérêt à l’analyse, et que je vais essayer de prolonger:
à supposer qu’il ait idéalement réussi dans son objectif, (dont la formulation est déjà ambigüe puisqu’on trouve successivement dans le texte la défense des intérêts populaires puis celle du prolétariat), ce qui:

  1. n’est pas tout à fait la même chose
  2. néglige (au moins formellement) la défense des intérêts des autres couches de la population
  3. à supposer que ces intérêts divers soient pris en compte, ne s’applique qu’à un moment de l’histoire, et pose les problèmes d’adaptation des partis qui, en tant que tels, tendent à se perpétuer sous la forme à un moment victorieuse, et sont condamnés, sauf situations insurrectionnelles où tout le monde trinque, à être éternellement d’opposition (PC, FN, Dupont Aignan, etc,) s’ils ne s’appuient pas sur les OUTILS PERMANENTS du pouvoir comme l’UMP ou le PS qui leur garantissent de se perpétuer au pouvoir, via un jeu d’apparences appelé alternance.

Le tirage au sort est le seul à évacuer cette fatalité puisqu’elle règle les points 1 et 2, et donne au pouvoir la réactivité en temps réel du 3) pour éviter que les situations ne pourrissent…

La démocratie représentative par tirage au sort est donc la seule qui mériterait donc qu’on l’appelle démocratie puisque elle sert tout le peuple

Démocratie représentative/démocratie élective

Ce sont des synonymes.

Il n’y a de démocratie représentative qu’élective. Les tirés au sort (dont il est implicitement question dans le message de bernarddo) ne peuvent pas avoir la qualité de représentant, parce que la représentation implique le choix de la personne.

La conclusion de Déhel est donc logique dans le contexte de son message. JR