32 Sortir de l'Union Européenne

[b]@lanredec :[/b]

« Vous interprétez « Vous ne payez pas les impôts de la même façon que les citoyens » par "Vous ne payez pas d’impôts ».

C’est exactement ce que voulait dire l’intervenant, et la fable populiste que les fonctionnaires internationaux ne paient pas d’impôts est suffisamment répandue pour ne pas conclure en l’occurrence à son utilisation malveillante. D’ailleurs c’est exactement ainsi que vous, lanredec, comme Ana et Déhel, et Étienne sans doute, avez interprété cette intervention : la preuve est dans vos messages. Allez-vous me reprocher d’avoir votre interprétation ?


Je n’ai pas visionné la vidéo (les vidéos me cassent les b*****). Mais seulement réagi à votre première explication. J’avoue que je n’ai pas suivi le lien. Mais remarquez que je vous ai remercié pour les précisions de votre deuxième explication.

Personnellement j’ignore ce que voulait dire l’intervenant, et personnellement je ne le connais pas. De nouveau je vous remercie pour ces précisions qui, de nouveau, n’étaient pas évidentes dans l’intervention que je commentais.

@lanredec :

J’avais bien compris que vous n’aviez pas visionné la vidéo et vous remercie de m’avoir remercié. JR

@1740

Pas du tout : reprocher est une chose mais user d’un « toujours » injustifié pour prétendre que la faute (éventuelle) est pérenne relève de l’intention de médisance.
Je vous rappelle que vous m’avez accusée de défendre partout sur le site le tirage au sort, et que quand je vous ai demandé de développer, vous êtes resté en panne, chose rarissime, même quand comme si souvent (hihi) vous avez tort.

Mais puisque vous persistez, je relève quand même votre façon de fonctionner :

Phase 1, vous prétendez citer l’orateur, mais en fait vous lui faites dire autre chose que ce qu’il a dit. Alors que son propos exact est correct.
Phase 2, quand on vous le fait remarquer, vous dites tout de go que ce qu’il pense n’est pas ce qu’il a dit mais ce que vous lui faites dire, et que c’est évident. Curieuse position chez quelqu’un qui suggère l’objectivité.
Phase 3, partant de la susdite supposition, qui n’est qu’une supposition sur la pensée de l’orateur, vous mettez en route votre moteur d’inférence pour conclure que cette personne ment, partant donc d’une hypothèse fausse pour aboutir à la conclusion que vous voudriez nous voir adopter.
Phase 4, après ce court passage dans la logique suspendue à des hypothèses contestables, vous revenez à l’imaginaire, en déclarant que l’intention de l’orateur est de nuire à l’UE. Alors qu’objectivement, il ne fait qu’engueuler ses collègues, et n’a peut être pas tort puisque vous reconnaissez, si j’ai bien lu, qu’ils sont quand même privilégiés.
Phase 5, de tout ce fatras sémantique manipulatoire, vous concluez qu’Etienne est à côté de la plaque. Or que dit Etienne : simplement que la vidéo est intéressante, et c’est vrai qu’elle l’est, preuve en est la tartine de commentaires qu’elle engendre :wink:

Alors mon cher JR, je ne dis pas que vous mentez, et populiste ne vous va pas, en tout cas pas, mais vous aimez bien triturer les mots dans l’espoir de nous faire partager votre amour pour les institutions qui nous blessent, mais ce qui est certain, c’est que vous nous prenez pour des quilles.
C’est vrai que votre talent de bricoleur des mots pourrait vous permettre de triompher chez les crétins des alpes, ceux qui depuis leur naissance ne consommaient que du sel gemme, mais nous sommes bien nourris, sans carence en iode, et avec tous les aliments de l’esprit qui sont nécessaires à la vigilance.
Nous savons très bien que nous devons nous méfier de nous-mêmes et de notre enthousiasme, et vous n’avez donc pas besoin de vous discréditer pour nous en faire prendre conscience.

Où est la réaction mécanique prétendûment inspirée par mon ancienne profession ?
[Jacques] vous interprétez "Vous ne payez pas les impôts de la même façon que les citoyens" par "Vous ne payez pas d'impôts".

Interpréterez vous « Je n’aime pas ma femme de la même façon que la choucroute » par « Je n’aime pas ma femme » ?

@lanredec :

J’avais bien compris que vous n’aviez pas visionné la vidéo et vous remercie de m’avoir remercié. JR


Si cela vous incite à mieux expliciter la démarche derrière vos raccourcis les plus surréalistes j’en serai ravi.

Par exemple ? JR

@Ana Sailland (1743) :

Allez, pour vous faire plaisir, je remplace « toujours » par « presque toujours ».

Pour le reste :

– Phases 1 et 2 : Je ne « prétends pas » citer l’orateur, je le cite, et dans l’original. Et je donne à ses paroles le sens que vous leur avez vous-même donné (votre 1726 : « Cette notion d’impôt payé à l’employeur est assez cocasse, ça devrait plaire au MEDEF »).

– Phases 3 et 4 : Bloom donne autre chose à entendre que la vérité. C’est ce que j’appelle mentir, et dans son cas tout indique qu’il faut exclure l’erreur honnête. La recherche des intentions n’est pas interdite : je maintiens que, par conviction personnelle et par son appartenance à l’UKIP, Bloom est un ennemi patenté de l’UE, et que son mensonge ne s’explique que par la volonté de discréditer celle-ci auprès d’un public mal informé.

– Phase 5 : Pourquoi faites-vous toujours (pardon : presque toujours) des citations approximatives ? « À côté de la plaque », c’est à vous que la remarque, s’adressait, pas à Étienne. Pour Étienne, j’ai seulement regretté qu’il contribue involontairement à la diffusion de fausses informations (notez qu’il ne s’est pas encore prononcé sur la question de l’imposition). Relisez. JR

Perdu assez de temps.

Une sénatrice dépose un projet d’imposition des fonctionnaires internationaux français.

Je vous laisse consulter Google et contester.

Par exemple ? JR
Par exemple comme vous l'avez fait dans les explications pour lesquelles je vous ai remercié. Vous m'en avez d'ailleurs remercié. Vous devez donc savoir de quoi nous parlons. Non ?

Le régime d’imposition des salaires des fonctionnaires internationaux n’est pas un sujet qui fait partie de mes priorités.

À partir du moment où le mensonge consistant à dire que ces fonctionnaires ne sont pas imposés actuellement a été mis à jour, je n’ai pas moi non plus de temps à perdre sur cette question indirectement soulevée par Étienne, sauf pour montrer l’usage qui en est fait en vue de discréditer l’UE dans l’opinion publique.

Puisque Ana sait qu’un projet de loi vient d’être déposé en France, peut-être a-t-elle la référence (l’hyperlien) ? JR

Ne vous donnez pas la peine de chercher, Ana, j’ai trouvé : voir http://www.publicsenat.fr/lcp/politique/nathalie-goulet-propose-taxer-fonctionnaires-internationaux-exon-r-s-d-imp-t-458587.

La proposition d’amendement de Nathalie Goulet soulève l’intéressante question de savoir si à côté de l’impôt sur la fortune il ne serait pas équitable, dans la conjoncture économique actuelle, d’établir un impôt spécial (taxation) sur les hauts revenus, et peut-être d’autres impôts spéciaux (par exemple sur la nationalité). Ça mérite à mon avis un fil spécial que je vais ouvrir tout de suite. JR

Décidément, l’Allemagne est en train de construire une Europe allemande.

Lisez cet article :

Europe : austérité, acte III en vue !

Berlin va proposer des « contrats de compétitivité et de croissance ». Une façon de modeler encore l’Europe à l’image de l’Allemagne.

Il n’aura pas fallu attendre longtemps. A peine mise en place, la « grande coalition » allemande va entamer par un grand coup sa politique européenne lors du sommet de Bruxelles des jeudi 19 décembre et vendredi 20 décembre. Selon l’édition de ce mardi du Financial Times, les chefs d’État et de gouvernement européens vont en effet discuter une proposition allemande pour intégrer dans les traités européens l’idée de « contrats. »

Une idée imposée à la SPD

Cette idée a été avancée par Angela Merkel fin octobre. Elle a été finalement intégrée dans le « contrat de coalition » signé lundi par la CDU, la SPD et la CSU, page 159.

Ce document indique que les partenaires de coalition "s’engagent à ce que les États de la zone euro passent au niveau européen des contrats de réformes contraignants, faisables et démocratiquement légitimés. Ces contrats devront « être dirigés dans l’optique d’un renforcement de la compétitivité, de finances solides et durablement saines, de croissance et d’emplois liés à la solidarité. » Et la « grande coalition » de conclure : « nous adapterons les traités de l’union économique et monétaire dans ce sens. »

Deux étages de l’austérité, un troisième arrive

Ces « contrats » représentent en quelque sorte le « troisième étage » de l’austérité en Europe. Le premier était « les plans d’ajustement » dans les pays ayant demandé une aide européenne. Le second, c’était le pacte budgétaire, qui est entré en vigueur officiellement en 2013 mais qui, en 2018, va contraindre les pays de la zone euro à limiter leur déficit structurel à 0,5 % du PIB.

Pour certains, une course de vitesse va s’engager dans les années qui viennent pour remplir cet objectif. Mais il manque encore un élément au goût de Berlin : le caractère contraignant de ces objectifs.

L’équation difficile de l’Allemagne

Depuis 2010, l’Europe a développé une nouvelle architecture pour traquer les déficits et les déséquilibres. Le semestre européen, le two-pack ou le six-pack en font partie. Mais difficile de contraindre dans une Europe qui n’est qu’une addition d’États nations indépendants. L’équation se complique encore dans la mesure où l’Allemagne elle-même refuse tout véritable abandon de souveraineté, comme l’a démontré le fiasco de l’union bancaire.

Les « contrats », la solution

D’où cette idée de « contrats » qui permettent de résoudre l’équation. Ces contrats sont contraignants puisqu’il y a un engagement des Etats devant la Commission avec une obligation de réussite, mais on n’avance pas vers une Europe fédérale, puisque cet engagement est individuel et qu’il est accompagné d’une acceptation explicite de l’abandon de souveraineté par le pouvoir démocratique du pays concerné.

Une véritable mise sous tutelle économique

Selon le Financial Times qui s’est procuré le brouillon du communiqué final du conseil, ces contrats concerneraient « presque toutes les décisions économiques prises au niveau national, y compris les performances des marchés du travail et de la production, l’efficacité du secteur public ainsi que la recherche, l’innovation, l’éducation et la formation. » En clair, il s’agirait d’une véritable mise sous tutelle des États dont les grands choix économiques seraient pris à Bruxelles.

L’objectif de Berlin : une zone euro à son image

L’objectif de Berlin avec ces « contrats de compétitivité et de croissance », c’est ce que le président de la Bundesbank, Jens Weidmann, appelle « une intégration croissante » qui est en réalité une unification des modèles économiques de tous les pays de la zone euro autour du modèle allemand : une compétitivité gagnée par une compression du coût du travail afin de développer les exportations. Autrement dit, c’est une nouvelle vague de politique d’austérité qui s’annonce pour la zone euro.

Résistances françaises

Certes, une résistance semble se dessiner. La France demande que ces contrats soient accompagnés de plus de solidarité. C’est ce que précise le ministre des Affaires européennes, Thierry Repentin, dans un tweet daté de mardi :

Contrats de compétitivité et de croissance et mécanismes de solidarité : un strict parallélisme est nécessaire. - Thierry Repentin (@trepentin) 17 Décembre 2013

Le contrat de coalition défend toute vraie solidarité

Mais peut-on y croire ? L’Allemagne voit dans la solidarité une invitation à moins de réforme, un « aléa moral. » Surtout, elle y voit une mise en danger de l’argent des contribuables allemands. Or, le contrat de coalition interdit explicitement ce type de procédures. « Toute forme de socialisation des dettes souveraines conduirait à mettre en danger la nécessaire orientation des politiques nationales », indique ce contrat de coalition.

La solidarité, portion congrue ?

Bref, la solidarité pourrait ne se réduire qu’à une portion congrue sans réel contenu, un peu à l’image du pacte de croissance de 2012 qui a disparu corps et bien et a été d’une grande inefficacité économique. Du reste, le FT précise que le communiqué du conseil est « beaucoup moins concret » sur la solidarité. Il se contenterait d’explorer « toutes les options » d’assistance financière.

Paris cèdera-t-elle encore au leurre allemand ?

Encore une fois, un scénario se dessine : comme en 2012 avec le pacte de croissance et comme cette année avec l’union bancaire, Paris pourrait bien accorder à Berlin ces « contrats » moyennant un plat de lentilles, une solidarité formelle dénué de tout aspect concret. Après tout, le pacte de croissance n’a eu qu’une seule fonction : celui de servir de leurre pour faire adopter le pacte budgétaire…

En Europe, nous sommes en train de vivre une régression sociale historique.

Toutes les belles promesses des partisans de la construction européenne ont été détruites par le monde réel.

Chiffres Eurostat d’octobre 2013 :

Grèce : 27,3 % de chômage
Chez les jeunes de 15 à 24 ans : 54,8 % de chômage

Espagne : 26,7 % de chômage
Chez les jeunes de 15 à 24 ans : 57,4 % de chômage

Croatie : 17,6 %
Chez les jeunes : 52,4 %

Chypre : 17 %
Chez les jeunes : 43,3 %

Portugal : 15,7 %
Chez les jeunes : 36,5 %

Slovaquie : 13,9 %
Chez les jeunes : 31,5 %

Bulgarie : 13,2 %
Chez les jeunes : 28,8 %

Irlande : 12,6 %
Chez les jeunes : 26 %

Italie : 12,5 %
Chez les jeunes : 41,2 %

Voici quelques exemples de cette régression sociale historique :

France : avec un million de bénéficiaires, les Restos du cœur battent un triste record d’affluence.

C’est un bien triste record. Et tout un symbole. Un mois à peine après l’ouverture de la 29e campagne hivernale, et pour la première fois dans l’histoire de l’association, le cap du million d’inscrits a été franchi.

Grèce :

Près d’un tiers des Grecs sans couverture sociale.

Economie de guerre au Portugal.

Le Portugal est un pays exsangue. Le chômage officiel, qui approchait les 20%, a diminué ces deux derniers trimestres «à la faveur» d’une baisse de la population active. Celle-ci est le fruit d’une émigration de masse dont les flux atteignent, voire dépassent, ceux des années 60 qui avaient vu un grand exode des Portugais, fuyant la misère, la dictature et la guerre coloniale. La moitié des chômeurs ne bénéficie pas d’allocation chômage, et on compte par milliers les exclus du revenu minimum d’insertion, des allocations familiales ou du complément social vieillesse.

La reprise en Espagne ? Un grand nombre d’Espagnols ne la voit pas.

« C’est bientôt Noël. Mes enfants vont me demander des cadeaux. Je fais comment ? », se désole Esmeralda Inglés venue, sans l’avouer à son mari et à ses enfants, prendre son petit déjeuner dans le centre d’accueil Caliu de Barcelone et chercher de quoi les nourrir.

http://www.boursorama.com/actualites/la-reprise-en-espagne--un-grand-nombre-d-espagnols-ne-la-voit-pas-1f1de6234193e59438220f18c0385d12

Italie : le patronat inquiet pour la cohésion sociale.

Le patronat italien a mis à son tour en garde jeudi contre les risques de troubles sociaux qui menacent le pays, et ce malgré les signes d’une sortie de la crise économique.

La Cofindustria, qui regroupe près de 150.000 entreprises italiennes, a revu en baisse jeudi ses prévisions économiques et table désormais sur une contraction de 1,8% du produit intérieur brut (PIB) cette année, contre un repli initialement prévu de 1,6%.

« Le principal risque réside dans l’éclatement de la cohésion sociale en raison de l’augmentation des manifestations organisées par des groupes qui prônent la désobéissance et le renversement des institutions », a déclaré la branche responsable des prévisions économiques au sein de la Cofindustria.

En Europe, nous sommes en train de vivre une régression sociale historique.

Toutes les belles promesses des partisans de la construction européenne ont été détruites par le monde réel.

Chiffres Eurostat d’octobre 2013 :

Grèce : 27,3 % de chômage
Chez les jeunes de 15 à 24 ans : 54,8 % de chômage

Espagne : 26,7 % de chômage
Chez les jeunes de 15 à 24 ans : 57,4 % de chômage

Croatie : 17,6 %
Chez les jeunes : 52,4 %

Chypre : 17 %
Chez les jeunes : 43,3 %

Portugal : 15,7 %
Chez les jeunes : 36,5 %

Slovaquie : 13,9 %
Chez les jeunes : 31,5 %

Bulgarie : 13,2 %
Chez les jeunes : 28,8 %

Irlande : 12,6 %
Chez les jeunes : 26 %

Italie : 12,5 %
Chez les jeunes : 41,2 %

Voici quelques exemples de cette régression sociale historique :

France : avec un million de bénéficiaires, les Restos du cœur battent un triste record d’affluence.

C’est un bien triste record. Et tout un symbole. Un mois à peine après l’ouverture de la 29e campagne hivernale, et pour la première fois dans l’histoire de l’association, le cap du million d’inscrits a été franchi.

Grèce :

Près d’un tiers des Grecs sans couverture sociale.

Economie de guerre au Portugal.

Le Portugal est un pays exsangue. Le chômage officiel, qui approchait les 20%, a diminué ces deux derniers trimestres «à la faveur» d’une baisse de la population active. Celle-ci est le fruit d’une émigration de masse dont les flux atteignent, voire dépassent, ceux des années 60 qui avaient vu un grand exode des Portugais, fuyant la misère, la dictature et la guerre coloniale. La moitié des chômeurs ne bénéficie pas d’allocation chômage, et on compte par milliers les exclus du revenu minimum d’insertion, des allocations familiales ou du complément social vieillesse.

La reprise en Espagne ? Un grand nombre d’Espagnols ne la voit pas.

« C’est bientôt Noël. Mes enfants vont me demander des cadeaux. Je fais comment ? », se désole Esmeralda Inglés venue, sans l’avouer à son mari et à ses enfants, prendre son petit déjeuner dans le centre d’accueil Caliu de Barcelone et chercher de quoi les nourrir.

http://www.boursorama.com/actualites/la-reprise-en-espagne--un-grand-nombre-d-espagnols-ne-la-voit-pas-1f1de6234193e59438220f18c0385d12

Italie : le patronat inquiet pour la cohésion sociale.

Le patronat italien a mis à son tour en garde jeudi contre les risques de troubles sociaux qui menacent le pays, et ce malgré les signes d’une sortie de la crise économique.

La Cofindustria, qui regroupe près de 150.000 entreprises italiennes, a revu en baisse jeudi ses prévisions économiques et table désormais sur une contraction de 1,8% du produit intérieur brut (PIB) cette année, contre un repli initialement prévu de 1,6%.

« Le principal risque réside dans l’éclatement de la cohésion sociale en raison de l’augmentation des manifestations organisées par des groupes qui prônent la désobéissance et le renversement des institutions », a déclaré la branche responsable des prévisions économiques au sein de la Cofindustria.

Lundi 8 juillet 2013 :

La Lettonie refuse à son peuple un référendum sur l’adhésion à l’euro.

Selon un sondage réalisé en Lettonie, 20 % des Lettons sont favorables au passage à l’euro, et 60 % des Lettons sont opposés au passage à l’euro.

Vendredi 27 décembre 2013 :

60% des Lettons ne se réjouissent pas du passage à l’euro de leur pays le 1er janvier prochain.

Dans quelques jours, et après l’Estonie en 2011, la zone euro accueillera un 18ème membre : la Lettonie. Mais selon les sondages, l’adoption de l’euro le 1er janvier prochain ne réjouit guère le peuple letton. Le passage à la monnaie unique n’en réjouit qu’un cinquième, tandis que 60% des deux millions de personnes qui composent la population y sont opposés.

Conclusion :

  • il n’y a pas eu de référendum en Lettonie concernant le passage à l’euro.

  • La construction européenne est anti-démocratique. Mais ça, on le savait déjà.

Lundi 8 juillet 2013 :

La Lettonie refuse à son peuple un référendum sur l’adhésion à l’euro.

Selon un sondage réalisé en Lettonie, 20 % des Lettons sont favorables au passage à l’euro, et 60 % des Lettons sont opposés au passage à l’euro.

Vendredi 27 décembre 2013 :

60% des Lettons ne se réjouissent pas du passage à l’euro de leur pays le 1er janvier prochain.

Dans quelques jours, et après l’Estonie en 2011, la zone euro accueillera un 18ème membre : la Lettonie. Mais selon les sondages, l’adoption de l’euro le 1er janvier prochain ne réjouit guère le peuple letton. Le passage à la monnaie unique n’en réjouit qu’un cinquième, tandis que 60% des deux millions de personnes qui composent la population y sont opposés.

Conclusion :

  • il n’y a pas eu de référendum en Lettonie concernant le passage à l’euro.

  • La construction européenne est anti-démocratique. Mais ça, on le savait déjà.

Ce n’est pas à l’UE de décider d’organiser des référendums sur le passage à l’Euro, mais à chaque État membre, en toute liberté.

Vous allez donc un peu loin en tirant de l’absence de référendum en Lettonie la conclusion que « la construction européenne n’est pas démocratique » : tout au plus cela pouvait vous conduire à penser que la Lettonie n’était pas démocratique.

Aucun doute d’ailleurs que les traités UE de base devraient être réformés dans le sens d’une plus grande démocratie et surtout de plus de lisibilité. JR

1- Premier exemple. Le traité de Maastricht. Le 2 juin 1992, par référendum, le peuple danois dit « non » au traité de Maastricht. Que croyez-vous qu’il arriva ?

Réponse :

Le peuple danois fut obligé de revoter une deuxième fois : il y eut un nouveau référendum sur le traité de Maastricht !

2- Deuxième exemple. Le traité de Nice. Le 9 juin 2001, par référendum, le peuple irlandais dit « non » au traité de Nice à 53,87 %. Que croyez-vous qu’il arriva ?

Réponse :

Le peuple irlandais fut obligé de revoter une deuxième fois : il y eut un nouveau référendum sur le traité de Nice !

3- Troisième exemple. Le traité établissant une Constitution européenne. Le 29 mai 2005, le peuple français vote « non » par référendum. Le 1er juin 2005, le peuple néerlandais vote « non » par référendum.

Voyant le résultat des référendums en France et aux Pays-Bas, les fédéralistes décident de suspendre les référendums prévus dans les autres pays ! Les fédéralistes veulent bien consulter les peuples, mais à condition que les peuples votent « oui » ! Si les peuples commencent à voter « non », les fédéralistes suspendent les référendums ! Et ça, ce n’est pas de la démocratie, peut-être ?!

En 2005, quels sont les peuples qui auraient dû être consultés par référendum ?

  • Le peuple danois aurait dû être consulté. Le référendum est suspendu jusqu’à nouvel ordre.
  • Le peuple irlandais aurait dû être consulté. Le référendum est suspendu jusqu’à nouvel ordre.
  • Le peuple portugais aurait dû être consulté. Le référendum est suspendu jusqu’à nouvel ordre.
  • Le peuple tchèque aurait dû être consulté. Le référendum est suspendu jusqu’à nouvel ordre.
  • Le peuple anglais aurait dû être consulté. Le référendum est suspendu jusqu’à nouvel ordre.

4- Quatrième exemple. Le traité de Lisbonne. En réalité, le traité de Lisbonne reprend 98 % du texte de la Constitution européenne, mais la grande différence est que, cette fois-ci, le traité de Lisbonne N’est PAS soumis à référendum !

Le traité de Lisbonne est adopté par les parlements des Etats européens.

Une seule exception : le peuple irlandais est consulté par référendum. Le 12 juin 2008, le peuple irlandais vote « non » au traité de Lisbonne. Que croyez-vous qu’il arriva ?

Comme d’habitude, on a refait voter le peuple irlandais une deuxième fois !

Conclusion :

La construction européenne est anti-démocratique. L’Union Européenne est anti-démocratique. Elle doit être détruite.

à trop nous tenter, le diable se fera brûler

@Instit (1758)

Dans tous ces cas, ce sont les gouvernements qui ont pris les décisions que vous critiquez. C’est donc des gouvernements qu’il faut se plaindre et pas de l’UE. L’UE est démocratique ou pas démocratique selon que les États membres la font démocratique ou pas démocratique.

D’autre part je ne vois aucun inconvénient à ce que le peuple vote deux fois, ou davantage, sur une même question, à intervalle raisonnable, surtout face à des circonstances nouvelles. Cela ne se fait pas seulement dans les États de l’Union européenne, et en tant que démocrate vous admettrez que le peuple a parfaitement le droit de changer d’avis (comme l’ont fait l’Irlande et le Danemark).

L’affirmation souvent répétée que dans les deux cas de l’Irlande et du Danemark les électeurs ont été « obligés » de voter une seconde fois (ce qui sous- entend que la seconde élection s’est faite sous pression et n’était pas démocratique) est démentie par les résultats des référendums (voir Wikipedia) :

Irlande :

– Premier référendum (2008) : Oui 752 451 ; Non 862 415 ; Participation 53,13%

– Deuxième référendum (2009) : Oui 1 214 268 ; Non 594 606 ; Participation 59 %

Danemark :

Premier référendum (1992) : Oui 1 606 442 ; Non 1 653 289 ; Participation : 83,1 %

Deuxième référendum (1993) : Oui 1 930 391 ; Non 1 471 914 ; Participation 86,5 %

Dans les deux cas, la participation a été nettement plus importante lors du deuxième référendum. Dans les deux cas le nombre des Non a substantiellement baissé par rapport au premier référendum et le nombre des Oui substantiellement augmenté. Dans les deux cas, il est clair que des abstentionnistes du premier tour ont jugé la question suffisamment importante pour se déranger et que des électeurs qui avaient voté Non au premier référendum ont voté Oui au second. À s’en tenir aux chiffres, dans les deux cas le second référendum était plus démocratique que le premier.

Bien loin d’une décision sous pression, nous sommes en face d’une volonté majoritaire très nette de corriger les résultats du premier tour, ou du moins d’approuver les changements apportés entre-temps aux traités de Lisbonne (dans le cas de l’Irlande) et de Maastricht (dans le cas du Danemark).

Politique-fiction : si la ratification du traité de Lisbonne avait été soumise en France au référendum et quand on sait que le taux de participation au référendum de 2005 sur le TCE a été de 69,4 %, est-il vraiment inconcevable que ce référendum ait pu donner un Oui majoritaire ?

Je rappelle quand même (pour le cas où) que je suis favorable au référendum pour toute modification substantielle des traités de base européens comme pour l’approbation des nouveaux membres. JR