32 Sortir de l'Union Européenne

François Morin est agrégé, puis docteur d’Etat en sciences économiques. Il est professeur émérite de sciences économiques à l’université Toulouse 1.

Il a été membre du Conseil général de la Banque de France, consultant international auprès de l’Organisation des Nations Unies, censeur de l’Institut régional du développement industriel, membre du Comité national des universités, administrateur d’Aérospatiale, membre du Conseil d’Analyse Economique.

Le 6 septembre 2006, il avait publié un livre qui annonçait la crise des subprime : « Le nouveau mur de l’argent ; essai sur la finance globalisée ». Mais en septembre 2006, tout le monde s’en foutait. La presse n’en avait pas parlé.

Sept ans plus tard, le 3 octobre 2013, il publie un livre qui annonce un énorme cataclysme financier : « La grande saignée ; contre le cataclysme financier à venir ».

Dans ce livre, il écrit que les défauts de paiement des Etats européens vont provoquer la faillite des sociétés d’assurance et la faillite des banques européennes.

Mais là encore, tout le monde s’en fout.

François Morin : « Je pense que cette crise sera épouvantable. Elle va tout déstabiliser, avec les conséquences dramatiques que l’on peut imaginer. Il peut en sortir Roosevelt ou Hitler. C’est pour cela que mon dernier livre appelle à lutter «contre le cataclysme financier à venir». Dans cet univers dévasté, la nationalisation des banques sera le seul trait de lumière et permettra d’effacer une grande partie des dettes. Et, entre autres, d’envisager sérieusement le financement à long terme de la transition énergétique. »

Les dernières lignes sont intéressantes où il est question de la conscience d'une entreprise.

Là réside un autre problème, ou bien le centre du problème, qui est qu’à travers le statut juridique de personne morale, on autorise une entité, non humaine bien que sécrétée par l’humain, à gouverner son géniteur.
L’outil devient le maître.
Et qu’on ne me dise pas que l’AG des actionnaires maîtrise tout.

Ce thème est à cheval entre la philosophie et la science fiction et j’y vois un danger mortel.


Il n’y a pas que les sociétés commerciales qui soient des personnes morales (ou pour mieux dire : des « personnes juridiques »). L’assemblée nationale, la commune, le département, l’association des joueurs de boules sont aussi des personnes juridiques; plusieurs personnes agissant ensemble sont des personnes juridiques.

La question est de soumettre les personnes juridiques aux lois appropriées.

PS. Quand je dis « consciemment », je veux dire « volontairement », « avec préméditation » : il n’est pas question de « conscience morale » dans ce cas puisque les « personnes juridiques » ne sont pas dotées de raison : en sont dotées uniquement les personnes physiques qui les composent, et c’est sur ce plan qu’il faut analyser la responsabilité des personnes juridiques (d’où il découle que la responsabilité pénale des personnes juridiques est une ânerie à bannir le plus vite possible de nos codes, où elle a été introduite par des …inconscients). JR

je n’ai pas parlé de conscience morale.

nous sommes donc d’accord, ce qui mérite d’être signalé :slight_smile:

En effet, c’est à noter. JR

Table ronde entre Annie Lacroix-Riz, Jean Bricmont et John Laughland : « Les origines et objectifs de la construction européenne »


Cliquez sur l’image pour lancer la vidéo. Durée 2 h 07 mn

Sujets abordés :
Annie Lacroix-Riz début 0:04:15 La « construction » européenne, construction oligarchique pensée peu après la fin de la guerre 1914-1918, les plans américains Dawes et Young de réduction des réparations dues par les Allemands , les cartels monopolistiques de l’acier, de la chimie, la casse des salaires, la Banque des Règlements Internationaux, la « construction » européenne sous la botte nazie, le basculement de la guerre en Europe de la phase de suprématie allemande à la phase de suprématie américaine, la « construction » européenne sous la férule américaine. L’objectif de domestication des salariés et de casse des salaires de la « construction » européenne est un objectif de base de cette construction.

Jean Bricmont début 0:34:02 L’idéologie des Droits de l’Homme et de l’ingérence, du délit d’ingérence.
John Laughland début 0:54:06 L’U.E. après la chute du bloc soviétique.

Les participants :

Jean Bricmont, ( voir image d’illustration ), Professeur de physique théorique à l’université catholique de Louvain, membre de l’Académie royale de Belgique, est notamment l’auteur du livre Impérialisme humanitaire : « Droits de l’homme, droit d’ingérence, droit du plus fort ? »

Annie Lacroix-Riz

Ancienne élève de l’école normale supérieure (Sèvres), élève de Pierre Vilar, agrégée d’histoire, docteur ès lettres, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université Paris VII – Denis Diderot, Annie Lacroix-Riz est spécialiste des relations internationales dans la première moitié du XXe siècle. Ses travaux portent sur l’histoire politique, économique et sociale de la Troisième République et de Vichy, sur la période de la Collaboration dans l’Europe occupée par les nazis, sur les relations entre le Vatican et le Reich ainsi que la stratégie des élites politiques et économiques françaises avant et après la Seconde Guerre mondiale. Elle est également connue pour son engagement communiste au « Pôle de renaissance communiste en France » (PRCF), gardien de l’orthodoxie marxiste et en rupture complète avec le Parti communiste français.

Annie Lacroix-Riz a publié de nombreux ouvrages, dont plusieurs ont connu un certain retentissement et ont provoqué des polémiques, et notamment « Industriels et banquiers français sous l’Occupation : la collaboration économique avec le Reich et Vichy », Paris, Armand Colin, coll. « Références » Histoire, 1999, « Le Choix de la défaite : les élites françaises dans les années 1930 », Paris, Armand Colin, 2006, ou encore « L’intégration européenne de la France : La tutelle de l’Allemagne et des États-Unis », Paris, Le Temps des cerises, 2007.

John Laughland,

Docteur en philosophie de l’Université d’Oxford, ancien lecteur à la Sorbonne et à l’Institut d’Études Politiques de Paris, John Laughland est un journaliste britannique eurocritique qui a publié des articles dans de nombreux journaux prestigieux du monde anglo-saxon comme le Guardian, le Mail on Sunday, le Sunday Telegraph, le Wall Street Journal, le National Review, etc. Parfaitement francophone, il est depuis 2008 le Directeur de l’Institut de la Démocratie et de la Coopération à Paris et chercheur au Centre pour l’Histoire de l’Europe centrale à la Sorbonne (Paris – IV).

En 1997, John Laughland a publié un livre retentissant au Royaume-Uni : « The Tainted Source: The Undemocratic Origins of the European Idea » dans lequel il analyse les affinités idéologiques de l’Union européenne avec le fascisme, le nazisme et le communisme. Ce titre, dont la bonne traduction en français serait : « La Source Corrompue, ou Les Origines antidémocratiques de l’idée européenne » a paru en France chez François-Xavier de Guibert sous un titre curieusement éloigné de la puissance du titre original : « La Liberté des nations, essai sur les fondements de la société politique et sur leurs destruction par l’Europe. »

Andrew Huszar est un membre de Rutgers Business Schools, ancien gérant de Morgan Stanley. Entre 2009 et 2010, il a géré le programme de rachat d’obligations douteuses de 1 250 milliards de dollars de la Réserve Fédérale Américaine. A propos du Quantitative Easing (QE), il écrit que la banque centrale des Etats-Unis achète chaque mois 85 milliards de dollars d’obligations :

  • 45 milliards de dollars d’obligations de l’Etat US

  • 40 milliards de dollars de titres adossés à des crédits hypothécaires immobiliers.

La Fed possède une machine à faire des bulles. La Fed souffle, souffle, souffle, et elle crée des bulles, notamment des gigantesques bulles obligataires.

Il y a une gigantesque bulle obligataire aux Etats-Unis. La dette publique des Etats-Unis est de 17 140 milliards de dollars.

Il y a des gigantesques bulles obligataires en Europe. La dette publique des 28 Etats de l’Union européenne est de 11 280 milliards d’euros, soit 15 166 milliards de dollars.

Il y a une gigantesque bulle obligataire au Japon. Fin septembre 2013, la dette publique du Japon a atteint 1 011 200 milliards de yens, soit 10 300 milliards de dollars. D’après le FMI, en 2014, la dette publique du Japon sera de 242,3 % du PIB.

Quand ces gigantesques bulles obligataires éclateront, tous ces pays connaîtront un effondrement économique et financier.

Ce sera le temps des saignées.

Le livre de l’année 2013 : « La grande saignée » de François Morin.

Quand ces gigantesques bulles obligataires éclateront, tous ces pays connaîtront un effondrement économique et financier.
Si cet effondrement ne concerne que l'économie (au sens moderne) et la finance, tant mieux. Le plus tôt sera le mieux.

La question est plutôt de savoir si cet effondrement économique et financier aura un impact positif ou négatif sur les crises sociale, sociétale, politique, écologique, énergétique, culturelle, etc.

Todd et la « révolte bretonne »

Sur le blog de [bgcolor=#FFFF99]La Lettre Volée[/bgcolor] :

Entretien passionnant avec Emmanuel Todd dans le Marianne d'hier.

L’impression qu’il me donne est que, ayant rompu avec l’idée que l’Union européenne est réformable, il n’est plus obligé de se raccrocher à des branches improbables, genre hollandisme révolutionnaire. Il redevient très bon et beaucoup plus pertinent.

Quelques lignes tirées de cet entretien donc :

[b][color=black]« ce que montre paradoxalement la révolte bretonne, c’est à quel point le FN, parce qu’il divise les français, est une aide au système, fait partie du système.
Quand le FN n’existe pas [il est faible en Bretagne], la société a la cohésion nécessaire à la révolte. »

« on pourrait dire que la Bretagne des producteurs, ouvriers et patrons, affronte le Paris des prédateurs, les banques et l’Etat, banques et Etat étant désormais contrôlés par les mêmes inspecteurs des finances. »

« Mélenchon [à propos de son idée que les esclaves ont manifesté pour leurs maîtres] montre son appartenance aux élites parisiennes et son mépris du peuple. […] Il semble d’ailleurs dépourvu d’une culture révolutionnaire minimale : les révolutions naissent toujours dans l’ambiguïté. [il] est un petit-bourgeois radical-socialiste qui n’aime pas le désordre. »

« nous avons franchi un seuil [dans la dislocation du système social et politique français] parce que la capacité des classes dirigeantes françaises à protéger leur peuple n’est plus du tout évidente. […] nos dirigeants n’en finissent plus de se ridiculiser sur la scène internationale. »

« si les bretons s’aperçoivent que l’Europe est leur vrai problème, que leurs vrais concurrents sont les roumains et les allemands qui les emploient à 5 € l’heure, le système idéologique explose, et là, tout est ouvert… Les classes dirigeantes françaises ne peuvent plus défendre l’euro, il est liquidé, et la France, toutes énergies libérées, revient dans l’histoire ».
[/color]
[/b]

Tout cela me paraît fort bien vu, et fort juste. Todd reste optimiste, et on pourrait fort bien imaginer un scénario ou les bretons se liguent avec l’Union européenne pour renforcer leur autonomie fiscale. Il est certain que le mépris mélenchonien ne peut que favoriser ce deuxième scénario. C’est d’ailleurs probablement le problème Mélenchon aujourd’hui, il n’est que mépris.

[i]Source : http://www.lalettrevolee.net/article-todd-et-la-revolte-bretonne-121163238.html[/i]

Qui sont les Bretons ? Personne, il n’ont pas de constitution. Avec le centralisme nous conduisons dans la nuit, dans l’incohérence et la violence.

Vendredi 8 février 2013 : les 27 chefs d’Etat et de gouvernement européens imposent UNE BAISSE de 3,5 % du budget de l’Union Européenne pour la période 2014-2020.

Ils imposent UNE BAISSE, alors que la Commission européenne et le parlement européen avaient demandé une hausse du budget.

Lisez l’article à pleurer de rire qu’écrivait le bisounours européiste Jean Quatremer, toujours aussi aveugle, toujours aussi éloigné du monde réel, le vendredi 8 février 2013 :

Martin Schulz, le résistant.

Mais l’accord péniblement arraché vendredi est peut-être mort-né. Car le président du Parlement européen, le socialiste allemand Martin Schulz, a immédiatement annoncé que l’accord serait rejeté par les eurodéputés. C’est en juillet 2013 que, pour la première fois, le Parlement aura un droit de veto sur le budget pluriannuel de l’UE, en vertu du traité de Lisbonne. Face aux égoïsmes nationaux, l’hémicycle européen se présente comme ultime rempart de l’intérêt général européen, le président de la Commission, José Manuel Barroso, ayant abdiqué face aux gouvernements. Dans un communiqué commun, les leaders des quatre groupes politiques PPE (conservateurs), PSE (socialistes), ALDE (libéraux) et Verts ont donc annoncé leur rejet de ce budget d’austérité.

Vous avez bien lu cet article hilarant : selon le bisounours européiste Jean Quatremer, le Parlement européen allait « résister » !

Le Parlement européen allait dire « non » à la baisse du budget de l’Union Européenne !

Mais ça, c’était dans le monde merveilleux des bisounours européistes.

Et puis, comme d’habitude, le monde réel a détruit les rêves des bisounours européistes :

Mardi 19 novembre 2013 :

Le Parlement européen adopte le budget UE 2014-2020 après une longue bataille.

Le parlement européen a adopté mardi le budget de l’UE pour 2014-2020, raboté pour la première fois par rapport au précédent cadre pluriannuel, épilogue de longues et difficiles négociations au sein de l’Union.

Le texte a été voté à une large majorité de 537 voix - sur les 682 eurodéputés présents - émanant de la droite et des socialistes. Il prévoit 908 milliards d’euros en crédits de paiement et 960 milliards en crédits d’engagement, soit respectivement 3,7% de moins et 3,5% de moins que pour le budget 2007-2013.

http://www.romandie.com/news/n/_Le_Parlement_europeen_adopte_le_budget_UE_2014_2020_apres_une_longue_bataille81191120131355.asp

Dimanche 24 novembre 2013 :

Le journal SUD OUEST DIMANCHE publie un sondage sur l’intégration européenne :

Qui sont les Français les plus favorables à l’intégration européenne ?

Les sympathisants de l’UDI : 69 %
Les sympathisants du MODEM : 67 %
Les sympathisants écologistes : 61 %
Les Français âgés de 65 ans et plus : 58 %
Les sympathisants du PS : 56 %
Les sympathisants de l’UMP : 53 %
Les professions libérales et les cadres supérieurs : 51 %

L’intégration européenne, c’est un truc de vieux riches, fait par des vieux riches, pour des vieux riches.

Mardi 14 février 2012 :

Le Medef s’invite dans la campagne présidentielle.

La présidente du Medef, Laurence Parisot, a présenté mardi les propositions du patronat dans la perspective de l’élection présidentielle. Articulées en une vingtaine de points, elle fait du déficit public nul en 2015 une des priorités pour la France, avec le fédéralisme européen.

Une Europe plus intégrée, des entreprises plus compétitives ou encore une flexibilité du marché de l’emploi…Le programme du Medef a été présenté ce matin par Laurence Parisot. Un programme intutilé « Besoin d’aire » en référence à celui de la dernière campagne mais cette fois ci avec un e à la fin.

« Les entreprises ont besoin de respirer », a expliqué Mme Parisot. « Elles ont besoin de nouveaux horizons, de nouvelles frontières, besoin de conquérir », a-t-elle poursuivi, en présentant le programme 2012. La « top priorité », c’est l’Europe et « il faut oser le fédéralisme ».

Il est bien connu que la France n’est pas un pays jeune et pauvre. C’est pourquoi sans doute la majorité des Français sont en faveur de l’intégration européenne.

La majorité, c’est la démocratie. Rien qu’en additionnant la majorité des sympathisants de l’UMP et la majorité des sympathisants du PS on a déjà la majorité des Français : relative certainement, absolue peut-être.

Qu’est-ce que ça d’étonnant ou de scandaleux ? JR

Les élucubrations sur le décompte d’opinions non comptées ne sont que des élucubrations.

Le dernier vrai comptage date de 2005 …

Et bien sûr, dans le cas du référendum irlandais, le dernier « vrai » comptage, c’était celui de 2008, n’est-ce pas ?

Voilà une bonne recette : vous choisissez le référendum qui a donné la réponse qui vous convient idéologiquement et vous partez du principe que le peuple a décidé une fois pour toutes dans le sens que vous souhaitez.

Pourquoi se casser la tête, en effet ? JR

Alors là ! l’argument qui tue l’envoyeur.

Dans le reste de l’Europe, quand un referendum déplaît, les patrons de l’Histoire ont le joker de la voie parlementaire, qui leur permet de dire zut à la décision du peuple.

Mais en Irlande, ça ne marche pas comme ça, alors ils font revoter, avec une bonne petite manipulation assortie de chantage entre les deux.

ça me fait penser à un enfant qui tanne ses parents jusqu’à ce qui ait son jouet. Sauf que là, c’est pas un enfant, mais un loup.

En Suisse aussi fonctionne cette vilenie, qui érode un peu la puissance du RIC :
Quand une votation déplaît aux hiérarques, ils ne tardent pas à grignoter subrepticement ce qu’ils peuvent grignoter sans choquer, ou à lancer ou faire lancer d’autres initiatives, sur des sujets connexes, qui entameront l’impact de la volonté générale.

Ne nous bouffons pas le nez sur ce sujet, car il est épineux et ne saurait donc se contenter de passion binaire, et mieux vaudra réfléchir de conserve à ce problème : par quelle législation pourrait on éviter le retour trop rapide sur la volonté générale exprimée, sans pour autant bloquer la capacité du peuple à rectifier ses erreurs ; j’ai bien écrit la capacité du peuple hein, pas celle des hiérarques comme en Irlande.

Splendide émission-entretien de Laure Adler avec Frédéric Lordon sur France-Culture :

Document audio :
http://www.franceculture.fr/emission-hors-champs-frederic-lordon-2013-11-26

Spinoza, les affects, les structures sociales, le capitalisme, la bourse, les monnaies nationales et la démocratie, la subtilisation des idées de gauche par le Front National, « Que veut dire être européen ? », « Si être européen cela veut vivre dans le cadre du traité de Lisbonne, c’est à dire dans le cadre de la libre circulation des capitaux, le libre-échange, l’austérité, qui sont déterminés par le jeu mécanique des traités de l’Union Européenne, alors je ne le suis pas ! » « … durée 43 mn

Si vous voulez écouter cet entretien en-dehors du player France-Culture ou télécharger l’émission :

http://www.franceculture.fr/sites/default/files/sons/2013/11/s48/RF_F66F53AD-1FD9-4D9C-B843-A39F8DE76E40_GENE_0.MP3

Je suis optimiste, je suis un européen convaincu que la « construction » européenne révèle son vrai visage dans les difficultés comme dans les difficultés, on voit ses vrais amis, nous allons sortir de ces traités néfastes pour les salariés, les gens simples, la prise de conscience s’accélère. N’hésitez pas à militer, à vous politiser, à vous engager.

[align=center]Conférence internationale à Athènes (Grèce) sur « La dette, la monnaie nationale et la démocratie » le 30 novembre et le 1 er décembre 2013.[/align]

Le Front Unitaire Populaire (E.PA.M) organise une Conférence Internationale à Athénées sur la « Dette, la Monnaie Nationale & la Démocratie » le 30 Novembre & le 01 Décembre 2013 au Ciné Kerameikos (Kerameikou 58 & Marathonos 13 , métro : Kerameikos) avec la participation d’économistes, historiens, activistes, journalistes et mouvements du monde entier.

C’est la première fois qu’une conférence sur un tel sujet a lieu en Grèce ; son but principal – en dehors de l’échange d’opinions et le partage d’expériences – est que l’opinion publique grecque s’informe de la manière dont la dette, combinée avec l’incapacité d’impression de monnaie dans les cadres de la zone euro, mène à l’abolition de la démocratie, la perte de la souveraineté nationale et pratiquement à la misère.

La Grèce subit aujourd’hui les conséquences néfastes de la combinaison de ces éléments. Les participants à la conférence avec leurs présentations et leurs interventions essaieront de démontrer les différents aspects de ce même problème dans leurs pays et nous informerons des moyens de réaction qu’ils proposent.

http://www.m-pep.org/spip.php?article3489

Si l’Union Européenne, de par les horreurs qu’elle perpétue au sein des populations, devait pousser ces mêmes populations à s’informer pour comprendre ce qui leur arrive, à éteindre les postes de télévision, à dépasser les clivages politiques et à s’approprier la responsabilité de leur destinée collective qu’elles ont paresseusement abandonnée à d’autres alors - et je me défends de tout cynisme - je considèrerai cette Europe-là comme une chance, celle - enfin saisie - du risque de la liberté. Merci à toi Gilles pour cette bonne nouvelle qui me conforte dans l’idée que la plus jolie partie du voyage, c’est bien le voyage en lui-même.

Samedi 30 novembre 2013 :

Le magazine « Observer » publie un sondage sur la Grande-Bretagne et les autres pays de l’Union Européenne. L’étude a porté sur plus de 2.000 personnes interrogées en Grande-Bretagne, et plus de 1.000 dans chacun des autres pays, France, Allemagne et Pologne.

  • 62 % des Polonais pensent que l’Union Européenne est une bonne chose
  • 55 % des Allemands pensent que l’Union Européenne est une bonne chose
  • 36 % des Français pensent que l’Union Européenne est une bonne chose (je dis bien : 36 % des Français !)
  • 26 % des Britanniques pensent que l’Union Européenne est une bonne chose

Ce sondage est historique.

Ce sondage montre qu’aujourd’hui, en France, seule une petite minorité soutient encore l’Union Européenne.

Les résultats des élections européennes de mai 2014 seront intéressants à observer.

Lisez cet article :

Europe : l’écart se creuse entre la Grande-Bretagne et le reste de l’UE.

Les Britanniques sont une minorité à penser que l’Europe est une bonne chose, selon un sondage, dans le même temps les pays de l’UE estiment de plus en plus que la Grande-Bretagne apporte peu de bénéfices au reste de l’Union.

L’écart se creuse entre la Grande-Bretagne et les autres pays de l’Union européenne, selon un sondage réalisé dans quatre pays et publié samedi 30 novembre.

L’enquête du magazine Observer réalisée par l’institut de sondage Opinium en Grande Bretagne, France, Allemagne et Pologne, montre que les Britanniques ont une vision de l’UE qui se dégrade.

Seuls 26% des Britanniques pensent que l’UE est une « bonne chose »

Dans le même temps, les pays de l’UE estiment de plus en plus que la Grande-Bretagne apporte peu de bénéfices aux 28 pays de l’Union. Le Premier ministre britannique David Cameron a promis un référendum sur l’adhésion du pays à l’Union européenne avant la fin 2017, s’il devait être réélu en 2015.

L’enquête montre également que seuls 26% des Britanniques pensent que l’UE est une « bonne chose », contre 62% de Polonais, 55% d’Allemands et 36% de Français.

http://www.rtl.fr/actualites/info/international/article/l-ecart-se-creuse-entre-la-grande-bretagne-et-l-europe-continentale-7767489613