Pardon, mais je crois que le mot est d’Arnaud Amaury, le légat du pape qui accompagnait l’armée croisée au siège de Béziers. JR
Vous avez raison formellement, mais je crois qu'en pratique l'union de l'Autriche et de la Hongrie remontait à 1715. JRÀ la liste des constructions supranationales qui ont vécu plus de 75 ans donnée par lanredec on peut ajouter l'empire ottoman, l'empire austro-hongroisheu ! 51 ans pour ce dernier, mais remplaçons le, au choix, par la Russie ou la Belgique.
Pardon, mais je crois que le mot est d'Arnaud Amaury, le légat du pape qui accompagnait l'armée croisée au siège de Béziers. JRAucune importance, tous les historiens reconnaissent que la citation est apocryphe. Son seul intérêt est d'avoir été si longtemps acceptée comme réelle, c'est à dire que pendant longtemps ce point de vue a été considéré par l'historiographie populaire comme normal dans son immoralité, comme traduisant, d'expérience, ce à quoi les peuples périphériques devaient s'attendre du pouvoir central.
Octobre 2013 : un sondage explosif de l’institut CSA.
Question :
"A l’avenir, souhaitez-vous plutôt :
-
plus d’Europe : 12 % des sondés
-
ne rien changer : 18 % des sondés
-
moins d’Europe : 52 % des sondés
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sans opinion : 17 % des sondés.
Mercredi 23 octobre 2013 : Eurostat publie les chiffres de la dette publique du deuxième trimestre 2013.
La Grèce, l’Italie, le Portugal, l’Irlande, la Belgique, Chypre, la France, l’Espagne, le Royaume-Uni sont en faillite.
La dette publique de ces Etats atteint des sommes inimaginables.
La question est donc :
« QUAND vont avoir lieu ces défauts de paiement ? »
1- Médaille d’or : Grèce. Dette publique de 316,969 milliards d’euros, soit 169,1 % du PIB.
2- Médaille d’argent : Italie. Dette publique de 2076,182 milliards d’euros, soit 133,3 % du PIB.
3- Médaille de bronze : Portugal. Dette publique de 214,801 milliards d’euros, soit 131,3 % du PIB.
4- Irlande : dette publique de 204,495 milliards d’euros, soit 125,7 % du PIB.
5- Belgique : dette publique de 397,851 milliards d’euros, soit 105 % du PIB.
6- Chypre : dette publique de 16,906 milliards d’euros, soit 98,3 % du PIB.
7- France : dette publique de 1912,205 milliards d’euros, soit 93,5 % du PIB.
8- Espagne : dette publique de 943,410 milliards d’euros, soit 92,3 % du PIB.
9- Royaume-Uni : dette publique de 1422,213 milliards de livres sterling, soit 89,6 % du PIB.
http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/2-23102013-AP/FR/2-23102013-AP-FR.PDF
Vous pouvez aussi comparer avec les 17 000 milliards de dollars des USA (seulement l’État fédéral, à l’exclusion des États fédérés, dont plusieurs sont dans une situation au moins aussi critique que ceux que vous citez) … ou le million de milliards (1 000 000 000 000 000) de yens du Japon (7 700 milliards d’euros pour une population seulement double de celle de la France ou de l’Italie).
Tiens, au fait, la Californie, qui était en 2009 « la Grèce des Amériques », a résolu son problème depuis que Jerry Brown est revenu Gouverneur. « Si les gens en Europe veulent s’inspirer de la manière dont nous sommes sortis de cette ornière, la réponse est : augmentez les impôts pour les riches ! »
Alors il y a une question qui devrait vous intéresser plus que « quand » (si celle ci vous intéresse à ce point, postez plutôt sur le blog de Madame Soleil, ici on parle politique, pas astrologie), c’est « POURQUOI et POUR QUOI et POUR QUI les gouvernements de ces pays se refusent à faire un audit de la dette suivi d’un défaut sélectif ? »
L’endettement a un effet anxiogène sur les populations occidentales qui ainsi se plient à toutes les décisions économiques et politiques de peur de tout perdre ou de ressembler à ceux que le système (qui les enrichit) a fini par ruiner. L’endettement ressemblerait donc bien au principal vecteur de la fabrique du consentement, tant au niveau des ménages que des états. La nouveauté, c’est que si le principe était connu depuis vilaine lurette pour les ménages, personne n’avait encore trouvé de moyens de l’appliquer aux états. Il aura fallu attendre que la consommation effrénée donne suffisamment de poids aux multinationales pour rendre tout ça possible. Il suffisait seulement de se montrer patient puisqu’à mesure que la richesse augmente, le besoin augmente d’autant et de façon pathologique. Sinon, comment expliquer le succès du dernier Iphone qui d’une part envoie les empreintes digitales sur la toile et d’autre part est programmé pour l’obsolescence?
EU-bashing.
Bien que je sois en général d’accord avec ce qui est dit de l’Organisation de Bruxelles (comme l’appelait notre prix"Nobel" d’économie national) sur ce forum, ces critiques me mettent à chaque fois mal à l’aise parce qu’elles semblent sous-entendre que la France ça serait mieux.
Or c’est une incompréhension totale de ce qu’est l’Organisation de Bruxelles. Les Commissaires ne sont pas des ministres, ce sont leurs chefs de cabinets. Les ministres c’est le Conseil. Et le Conseil ce sont les ministres des États. La Commission ne fait que mettre en œuvre les décisions du Conseil (et du Conseil européen, constitué d’élus « nationaux »). Et les décisions du Conseil (ou du Conseil européen) que la Commission met en œuvre, ce sont des décisions unanimes de nos gouvernants « nationaux ». Personne dans l’Organisation de Bruxelles ne force les gouvernants français à quoi que ce soit. Si « l’Europe est anti-démocratique » c’est parce que la France est anti-démocratique (pas que la France, mais si on « quitte l’Europe » on s’en fiche que la Hongrie soit anti-démocratique).
Ce n’est pas la Commission qui a décidé de s’asseoir sur votre vote de 2005, c’est bien le gouvernement français. L’auteur de ce texte c’était bien un membre du conseil constitutionnel français, pas un technocrate de Bruxelles. C’est bien la France (Mitterrand) qui a fait du lobbying pour créer l’euro, contre l’avis de la plupart des autres pays et de nombre d’économistes. C’est bien le gouvernement français (Chirac) qui a décidé que la France faisait partie de la zone Euro, pas Bruxelles. Etc.
Bien sûr qu’il faut sortir de cette « Union Européenne », et de toutes les saloperies que la France a poussé à y mettre en place (avec d’autres, OK, mais encore une fois ça ne change rien), mais si c’est pour se retrouver seuls avec cette France on n’aura rien gagné, bien au contraire.
Absolument d’accord avec toi Lanredec. Chez les citoyens, même ceux qui réfléchissent et analysent, il y a cette tentation permanente de l’irresponsabilité. C’est pas ma faute! C’est pas moi! C’est l’UE! C’est le gouvernement! Sans doute parce que leur réflexion leur sert d’identifiant social et culturel: voici ce que je pense, déduisez-en qui je suis. Or face à la complexité du monde actuel, un français ne devrait décemment pas prendre cette posture, étant toujours plus ou moins du côté des puissants pas beaux. D’où la tentation de l’irresponsabilité qui n’est finalement qu’une réaction égotique qui se refuse à l’usage de la disjonction cartésienne au profit d’une absolue incarnation des idées. Dans ce contexte, l’erreur d’analyse est presque devenue impossible à admettre puisque personnellement destructrice et ça explique les aboiements des anti-fas, des communistes, des trotskistes, et de tout un tas de istes qui préfèrent défendre leur petit livre rouge bec et ongle plutôt que de lire un autre livre vu que l’effort ils l’ont déjà fait et qu’ils ont bien le droit à la paresse et au narcissisme comme tout le monde.
Or c'est une incompréhension totale de ce qu'est l'Organisation de Bruxelles. Les Commissaires ne sont pas des ministres, ce sont leurs chefs de cabinets. Les ministres c'est le Conseil. Et le Conseil ce sont les ministres des États. La Commission ne fait que mettre en œuvre les décisions du Conseil (et du Conseil européen, constitué d'élus "nationaux"). Et les décisions du Conseil (ou du Conseil européen) que la Commission met en œuvre, ce sont des décisions unanimes de nos gouvernants. Personne dans l'Organisation de Bruxelles ne force les gouvernants français à quoi que ce soit.Ton analyse a malheureusement oublié le Comité des représentants permanents ( COREPER ) qui prépare les travaux des Conseils de l'Union Européenne ( Les Conseils où se réunissent les ministres ).
Les textes déjà adoptés en COREPER sont placés pour adoption formelle, normalement sans débat, en tête de l’agenda du Conseil. Contrairement à ce que tu pensais, une partie des textes est déjà ficelé. Un autre paramètre est que les ministres ont de moins en moins de pouvoirs au fil du temps. Au début de la « construction » européenne, il était plus facile à un ministre de s’opposer à ce processus de décision car il y avait moins de membres et moins de pression forcément qu’à 28 pour qu’en finisse conformément à l’adage européiste actuel : « Il faut avancer ! » D’autres paramètres sont les traités qui ont enlevé successivement le pouvoir monétaire, puis restreindre actuellement le pouvoir budgétaire aux gouvernements. Ensuite lanredec, pour le dire franchement, il est difficile de comprendre dans son exhausivité le processus global des décisions dans l’« Union Européenne ».
Dire : « que personne dans l’Organisation de Bruxelles ne force les gouvernants français à quoi que ce soit » me semble aller vite en besogne et ne me paraît pas conforme à la demande de complexité que demande ce genre d’analyse.
si on quitte l'Europe on s'en fiche que la Hongrie soit anti-démocratique).D'abord, je pense qu'il faut être clair, nous ne quitterons pas l'Europe, nous quitterons l'organisation dénommée [i]« Union Européenne »[/i], ensuite qui nous dit que nous devons plus du tout nous soucier de la Hongrie parce que nous ferions plus partie de l'[i]« Union Européenne »[/i] ? La sortie de l'[i]« Union Européenne »[/i] n'est pas le retour à la bougie et aux diligences contrairement à ce que certains voudraient nous faire croire. L'écran UE aura disparu et de la même manière que nous devrons prendre en charge de manière autonome notre monnaie, il faudra prendre en charge de manière autonome nos relations avec les autres.
Si l'Europe est anti-démocratique c'est parce que la France est anti-démocratique (pas que la France)Encore une fois « L'Europe » au lieu de l'[i]« Union Européenne »[/i], comment veux-tu bien raisonner si tu t'embrouilles entre ces notions ? De la même manière, il faut distinguer le territoire [i]« France »[/i] de ses régimes politiques.
Ce qui donnerait dans l’élaboration et la formulation complexe chère à notre ami Déhel : si la « construction » politique de l’objet « Union Européenne » ne s’est pas accomplie selon des processus démocratiques, c’est parce que la IV et Vème République n’étaient pas d’un niveau démocratique assez élevé.
Alors ici, je te répondrais que la causalité a marché et marche toujours dans les deux sens à mon avis, cela boucle et ce sont les États-Unis qui ont amorcé ce bouclage au moment où les États européens étaient affaiblis par les conséquences de la Seconde Guerre Mondiale.
Comme en électronique ou en régulation, pour faire cesser cette boucle de rétro-action, il faut couper le circuit, c’est à dire ici sortir, nous sommes d’accord.
si c'est pour se retrouver seuls avec [i]cette[/i] France on n'aura rien gagné, bien au contraire.Est-ce pouvez expliquez : [i]cette[/i] France ? Parce que nous somme peut être d'accord !
Pour moi, sortir la Vème République Française de l’« Union Européenne » est un préalable pour améliorer le niveau de démocratie en France quitte à ce que le régime politique de la France ne soit plus la Vème République, mais ce n’est pas à moi seul d’en décider.
Cordialement
En Europe, les Etats sont hyper-endettés. Les dettes des Etats européens forment une gigantesque bulle qui va bientôt éclater.
Et la dette privée ?
Qu’en est-il de la dette privée ?
En Europe, les ménages sont hyper-endettés, les entreprises sont hyper-endettées, et les banques sont en faillite.
A propos de la dette des ménages et de la dette des entreprises, le Luxembourg remporte le championnat d’Europe de la dette privée.
L’Irlande a la médaille d’argent.
Chypre a la médaille de bronze.
La France finit 14ème.
Ces dettes privées forment une gigantesque bulle, encore une, qui va bientôt éclater.
Depuis plusieurs années, l’économie des pays européens ne repose que sur … de la dette.
Quand ces bulles éclateront, les pays européens vont connaître un effondrement économique et financier.
1- Médaille d’or : Luxembourg : dette privée de 317,4 % du PIB (en 2006, c’était seulement 134,7 % du PIB).
2- Médaille d’argent : Irlande : dette privée de 306,5 % du PIB (en 2001, c’était seulement 154,7 % du PIB).
3- Médaille de bronze : Chypre : dette privée de 296,4 % du PIB (en 1999, c’était seulement 158,6 % du PIB).
4- Danemark : 238,9 % du PIB.
5- Portugal : 225 % du PIB.
6- Pays-Bas : 221 % du PIB.
7- Suède : 214,2 % du PIB.
8- Espagne : 195,6 % du PIB.
9- Royaume-Uni : 181,4 % du PIB.
10- Finlande : 160,5 % du PIB.
11- Malte : 155,4 % du PIB.
12- Autriche : 147,5 % du PIB.
13- Belgique : 146,4 % du PIB.
14- France : 140,6 % du PIB (en 1999, c’était seulement 95,8 % du PIB).
Source : Eurostat.
http://epp.eurostat.ec.europa.eu/tgm/table.do?tab=table&init=1&language=fr&pcode=tipspd20&plugin=0
Encore une fois « L'Europe » au lieu de l'[i]« Union Européenne »[/i], comment veux-tu bien raisonner si tu t'embrouilles entre ces notions ?C'est volontairement que j'ai utilisé Europe à ces deux endroits. J'ai ajouté des guillemets pour que ce soit plus clair. C'est aussi en connaissance de cause que j'ai utilisé Union Européenne et Organisation de Bruxelles là où je les ai utilisés et pas ailleurs ou l'un pour l'autre.
C’est exact (et je l’ai déjà écrit(une fois)) : la dette des ménages doit elle aussi être annulée, car le processus de création monétaire scripturale à l’instant du prêt est totalement illégitime, et il n’y a aucune raison que ceux (personnes privées) qui le gèrent en retirent bénéfice, aucune raison, sinon le laxisme des états, qui confine à la complicité mafieuse.
Est-ce pouvez expliquez : [i]cette[/i] France ?C'est, bien sûr, celle dont je parle dans le même message juste au dessus. Appelez la l'État Français si vous voulez. La France qui s'est toujours refusé à voir dans l'Europe autre chose qu'une France plus étendue et qui lui a donc transmis ses gènes. La France pour qui "Tout dans l'État, rien contre l'État, rien hors de l'État." Enfin pour le péquin moyen, parce que pour les banques et les multinationales, hein, faut pas déconner quand même. La France pour qui la Nation est une émanation de l'État, et donc pour qui le peuple tire sa légitimité de ses gouvernants. Sur ce point l'Organisation de Bruxelles a au moins le mérite d'être moins hypocrite. La France qui voit tous les problèmes comme un clou parce que son seul outil est un marteau, et qui essaie de nous faire croire que ce qui est bon pour Paris est ipso-facto bon pour Mayotte, mais surtout pas dans l'autre sens, bien au contraire. La France qui refuse de voir qu'il y a besoin de structures de concertation (mais pas de décision) du type de l'ONU à des niveaux intermédiaires (Europe, France) entre l'ONU et les vraies nations. La France qui dit amen à l'Empire et merde à ses voisins (je sais, les ex Pays de l'Est en font parfois autant). La France pour laquelle la subsidiarité c'est n'abandonner aux niveaux inférieurs, et encore, à contrecœur, que les sujets dont il est prouvé qu'il ne peuvent qu'être beaucoup plus mal traités au niveau supérieur ; et qui se plaint, à tort d'ailleurs, que l'Organisation de Bruxelles a la même définition.
Ton analyse a malheureusement oublié le Comité des représentants permanents ( COREPER ) qui prépare les travaux des Conseils de l'Union Européenne ( Les Conseils où se réunissent les ministres ).Les textes déjà adoptés en COREPER sont placés pour adoption formelle, normalement sans débat, en tête de l’agenda du Conseil.
Je viens de prendre le temps de lire votre lien.
Des ambassadeurs, donc des fonctionnaires nationaux, se rencontrent avant leurs patrons les ministres nationaux pour préparer ce sur quoi leurs patrons vont discuter. Et s’ils ont bien travaillé (vus leurs salaires c’est la moindre des choses) leurs patrons n’ont pas besoin de se foutre sur la g*****, ce qui ferait mauvais effet devant les journalistes qui les attendent à la sortie, mais peuvent se contenter de se congratuler de tomber si vite d’accord. OK. C’est ce qu’il y a de plus scandaleux dans l’organisation de Bruxelles ? Un peu de sérieux
Kohl avoue que les débuts de l’euro ont été antidémocratiques.
L’ancien chancelier allemand Helmut Kohl - l’architecte de la réunification allemande - a admis qu’il n’aurait jamais gagné un référendum sur l’adoption de l’euro dans son pays et a dit qu’il avait agi « comme un dictateur » pour voir la monnaie unique introduite.
Dans une interview de 2002, mais publiée seulement récemment dans le cadre d’une thèse écrite par le journaliste Jens Peter Paul, Helmut Kohl a déclaré que l’idée derrière l’euro était d’éviter une nouvelle guerre en Europe.
« Je savais que je n’aurais jamais gagné un référendum en Allemagne. Nous aurions perdu tout référendum sur l’introduction de l’euro. C’est très clair. J’aurais perdu » a-t-il dit.
« Je voulais apporter l’euro parce que pour moi cela signifiait l’irréversibilité du développement européen … pour moi, l’euro était pour l’Europe un moyen d’aller plus loin », a déclaré Kohl.
Mais il a admis qu’en apportant cette idée, il « avait agi comme un dictateur. »
Kohl confesses to euro’s undemocratic beginnings.
Former German Chancellor Helmut Kohl - the architect of German reunification - admitted he would never have won a referendum on the adoption of the euro in his country and said he acted « like a dictator » to see the common currency introduced.
In an interview from 2002 but published only recently as part of a PhD thesis written by journalist Jens Peter Paul, Kohl said that the idea behind the euro was to avoid another war in Europe.
« I knew that I could never have won a referendum here in Germany. We would have lost any plebiscite about the introduction of the euro. That is very clear. I would have lost it, » he said.
« I wanted to bring the euro because to me it meant the irreversibility of European development… for me the euro was a synonym for Europe going further, » Kohl said.
But he admitted that in bringing this idea to life he « was like a dictator. »
L’ancien chancelier allemand Helmut Kohl - l’architecte de la réunification allemande - a admis qu’il n’aurait jamais gagné un référendum sur l’adoption de l’euro dans son pays et a dit qu’il avait agi « comme un dictateur » pour voir la monnaie unique introduite.
Dans une interview de 2002, mais publiée seulement récemment dans le cadre d’une thèse écrite par le journaliste Jens Peter Paul, Helmut Kohl a déclaré que l’idée derrière l’euro était d’éviter une nouvelle guerre en Europe.
Pour ceux qui lisent l’allemand, l’interview d’Helmut Kohl est ici :
Système représentatif/mandat impératif
C’est exactement de la même manière que Mitterrand a procédé pour faire supprimer la peine de mort en France : en « dictateur ».
Nous touchons là à l’essence du système représentatif, aspect très rarement traité ici (c’est paradoxal) : le mandat représentatif n’est pas un mandat impératif.
La désignation de représentants implique la reconnaissance d’une large latitude de jugement dans le respect des règles constitutionnelles et législatives et en fonction de la confiance accordée à des représentants élus.
Si l’on estime que les représentants exagèrent, on peut essayer de changer de gouvernement. Si l’on n’y arrive pas, il reste la possibilité de la révolution (résistance à l’oppression).
Ni dans le cas Kohl ni dans le cas Mitterrand le peuple n’a souhaité changer de gouvernement ou faire la révolution.
Chaque citoyen est libre de ses opinions, et il est libre aussi de déléguer à ses représentants élus la faculté de juger à l’encontre de l’opinion personnelle (souvent très circonstancielle et seulement présumée, d’ailleurs) du citoyen à condition de ne pas contrevenir à la constitution ou à la loi.
Ne pas admettre que ces deux possibilités existent simultanément en démocratie, c’est vouloir gouverner uniquement par mandat impératif, ce qui est une impossibilité. Et comme nous avons vu que la démocratie directe dans tous les cas est une autre impossibilité (puisque les tenants d’une démocratie par assemblées populaires ne proposent rien d’autre qu’une forme particulière du gouvernement représentatif), on ne voit pas comment on aurait pu traiter autrement que par la « dictature des représentants élus » (= par le plein exercice du pouvoir de délégation) l’affaire de l’adoption de l’euro par l’Allemagne et celle de l’abolition de la peine de mort par la France une fois que ces représentants avaient jugé en conscience que les décisions étaient dans l’intérêt général.
Ce serait évidemment une autre paire de manches si on avait affaire à des décideurs tirés au sort. Là le mandat impératif serait de bonne logique. Mais comme il est impossible… JR
Quand Mitterrand abolit ka peine de mort, le fait il par voie législative ?
Bonjour Stéphane, oui, c’est le ministre de la Justice Robert Badinter qui a présenté le texte pour proposer l’abolition de la peine de mort à l’Assemblée Nationale en 1981.