32 Sortir de l'Union Européenne

@Jacques

C’est tout à fait ridicule… vous voulez comparer une zone (l’UE) où il y a moins de 1% de transferts entre les pays et une zone (la France) où il y a probablement plus de 20 % de transferts entre régions riches et régions pauvres (tiens si quelqu’un connait le chiffre exact ?)… ce qui fonde une Nation

Un monnaie doit correspondre à une zone économique si ce n’est optimale (cherchez sur google ZMO) au moins équilibrée ( ce que n’est pas la zone euro). Ou sinon il faut des transferts importants (ce qui impose le fédéralisme et je ne pense pas que les allemands soient d’accord pour transférer aux PIIGS une bonne partie de leur PIB)

Tiens aujourd’hui justement : Blog gaulliste libre: Patrick Artus : « Ne serait-il pas plus raisonnable de casser l’euro ? »
qui fait référence à http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=66588 qui précise " Avec les institutions présentes, l’euro apporte donc de l’appauvrissement dans les pays en difficulté et plus les avantages qu’on attend normalement de lui."

Il faut un référendum pour savoir si les français veulent ou non du fédéralisme et continuer à s’endetter pour transférer une part de leur richesse aux autres pays … mais il faut aussi le même référendum dans tous les autres pays !

Je rajoute, Jacques, que vous m’aviez habitué à des argumentations plus intelligentes … je trouve celle là débile: avez vous oublié qu’il y a seulement 11 ans nous n’avions pas l’euro et nous utilisions une monnaie française (et qu’il y avait longtemps que c’était ainsi sans que chaque région n’ait voulu émettre sa propre monnaie?..)
Mais je comprends vos craintes pour votre retraite en thailande, vous risqueriez de perdre quelques pourcents …

[align=center]Un point de vue autrichien sur le dénommé « Mécanisme européen de Stabilité », sur l’euro dictature monétaire sous influence américaine et sur le statut de vassal des américains de l’Allemagne[/align]

Où trouve-t-on une telle réglementation ? : Tous les employés du Mécanisme européen de stabilité (MES) bénéficient de l’immunité juridique, personne ne peut déposer plainte contre le MES ou ses employés. Mais par contre le MES peut déposer plainte contre tout un chacun et possède des droits incroyables : il peut exiger de la part de tous les États signataires et en tout temps autant d’argent qu’il lui plaît. Et tout ceci sans devoir donner de raisons. Les membres doivent obtempérer dans les sept jours sans opposition possible. Si un État ne peut satisfaire ces exigences (la Grèce, l’Irlande, le Portugal, l’Espagne, l’Italie, la Slovénie, Chypre) ce sont les autres États membres qui doivent reprendre automatiquement le montant de la dette qu’ils doivent eux aussi payer dans les sept jours. Il est prévu que les populations des États membres soient tenues de se plier à cette exigence avec leurs biens propres pour supporter les dettes de leur État. Le MES représente la prise de pouvoir de la haute finance internationale avec l’accord de nos représentants politiques.
Selon les informations existantes jusqu’à présent, le projet d’accord sur le MES a été rédigé par le bureau d’avocats américain Fresh­fields Bruckhaus Deringer.

Vérification du fait que la rédaction de l’accord dénommé : « Mécanisme Européen de Stabilité » a été effectué par le bureau d’avocats américain Fresh­fields Bruckhaus Deringer :

http://www.neurope.eu/blog/germany-has-hung-itself

http://www.lobbypedia.de/index.php/Freshfields_Bruckhaus_Deringer

[color=darkslateblue][size=9]Cet accord de type anglo-américain est à mille lieues de toute culture juridique européenne. Il a été rédigé en anglais, puis traduit en allemand. Les règles d’immunité de l’accord sur le MES furent, par commodité, recopiées des statuts de la BRI (Banque des règlements internationaux, Bâle, Rothschild), respectivement des statuts de l’US-ESF (Exchange Stabilization Fund). Le ministère allemand des Finances à lui seul occupe 1900 employés et aurait sans autre pu rédiger l’accord sur le MES selon le droit germano-romain au sein de son institution. Mais que fit Schäuble ? Il remit le soin de rédiger cet accord à un bureau d’avocats américain qui est en relation directe avec les grands créanciers européens et Goldman Sachs.
La chancelière Merkel, elle aussi, s’efforce de remettre la souveraineté budgétaire de la République fédérale allemande à l’administration fiscale du Mécanisme européen de stabilité. Tous les États qui se lancent sur cette voie acceptent la fin de l’État de droit libre et démocratique en renonçant à leur souveraineté budgétaire. Madame Merkel viole par là clairement son serment professionnel. La fameuse « union budgétaire » sent la dictature. Alors même que « tout pouvoir d’État émane du peuple » (art. 20 de la Loi fondamentale), les citoyens n’ont, là aussi, rien à dire quant il s’agit d’endosser les dettes d’États étrangers corrompus. Lors de telles décisions, on a de plus en plus l’impression que Madame Merkel est sous la contrainte de l’industrie de la finance.

C’est l’ancien porte-parole de la ministre autrichienne des Finances, Maria Fekter (ÖVP), Harald Waiglein, qui représente l’Autriche dans le MES. Il fut autrefois journaliste à la télévision autrichienne ORF et à la « Wiener Zeitung ». Il n’est pas un spécialiste des finances et fut après son adhésion au parti bourgeois ÖVP, en dernier, chef de la section III « Politique économique et marchés financiers » au ministère des Finances à Vienne. Sur les plans européen et international, il possède uniquement quelque expérience en tant que porte-parole et journaliste. En tant que membre du directoire du MES, Harald Waiglein jouit de l’immunité, ne paie pas d’impôt sur le revenu et dispose avec ses collègues d’une fortune de 700 milliards d’euros pour commencer.
Lors de l’effondrement de l’euro qui se profile, l’Allemagne devra payer jusqu’à 771 milliards d’euros, selon les calculs de l’institut Ifo. Face à un budget d’État de 306 milliards, cela « fait froid dans le dos ». S’il faut encore ajouter les plans de sauvetage pour l’Espagne et l’Italie, la somme totale à payer pour l’Allemagne atteindra 2,8 billions d’euros. Il est indéniable que l’Allemagne s’effondrerait sous la charge d’un tel poids.


Illustration : Georges Bush et Tony Blair en 2003

C’est dans ce contexte que les journaux « Bild » et « Süddeutsche Zeitung » ont publié un appel de l’ancien Premier ministre anglais, Tony Blair, intimant l’ordre à l’Allemagne de sauver l’euro. [bgcolor=#FFFF99]Les États-Unis aussi attendent le sauvetage de l’euro par l’Allemagne, même si cela menace l’existence du pays. C’est ce qu’a déclaré le ministre américain des Finances Geithner, lors d’un court séjour chez le ministre des Finances Schäuble à son domicile de vacances sur l’île de Sylt. Il fit aussi comprendre que les États-Unis ne toléreraient pas une sortie de l’Allemagne de l’euro. Car le retour au Deutsche Mark signifierait la renaissance d’une monnaie qui serait rapide de nouveau la plus forte monnaie du monde – ce qui n’est certainement pas le vœu des Alliés et de l’industrie financière. La disparition du Deutsche Mark fut une des raisons fondamentales de l’introduction de l’euro.[/bgcolor]
Angela Merkel a reçu aux États-Unis la médaille de la liberté, du fait qu’elle a appliqué sans broncher les objectifs d’après-guerre des États-Unis pour l’Allemagne, soit les 5D décidés pour l’Allemagne en 1945 lors de la Conférence de Potsdam: démilitarisation, dénazification, décentralisation, démocratisation et démontage. Pour mieux pouvoir appliquer tout cela, l’Allemagne n’a toujours pas de traité de paix et doit se contenter d’un traité d’armistice et de la clause d’« État ennemi » selon les statuts de l’ONU. [/size][/color]

Vérification personnelle, pour confirmer le fait que l’Allemagne n’a pas de traité de paix, voir l’article de l’encyclopédie en ligne wikipédia sur le Traité de Paris de 1947 :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_de_Paris_%281947%29

mais juste un traité d’armistice et de démilitarisation, voir l’article 3 du traité de Moscou de 1990 :

http://mjp.univ-perp.fr/traites/1990traite2+4.htm

Extrait des conditions du traité acceptées par l’Allemagne en 1990: renonciation à la fabrication, à la possession et au contrôle d’armes nucléaires, biologiques et chimiques. Fin de citation. L’Allemagne ne peut donc pas se défendre seule face à des pays qui emploieraient des armes de ces types, sa souveraineté est limité et elle doit se placer obligatoirement sous la férule d’un suzerain.

[color=darkslateblue][size=9]Ainsi la Bundeswehr est soumise à l’OTAN et l’Allemagne reste occupée par 68 000 soldats américains et 30 000 soldats britanniques. L’Allemagne paie les frais d’occupation et offre constamment de nouvelles infrastructures aux occupants, soit des immeubles, des hôpitaux, des aéroports et des terrains d’exercices. Les troupes d’occupation et leurs services secrets peuvent agir en toute impunité dans le pays, n’étant pas soumis à la loi allemande, leurs casernes et leurs établissements jouissent de l’exterritorialité. Ainsi on construit à Landstuhl un nouvel hôpital américain pour 900 millions d’euros, l’Allemagne en supportant 600 millions. •
Source primaire : Inter-Info d’octobre 2012

(Source secondaire et traduction Horizons et débats)[/size][/color]
http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=3695

Après quelques recherches personnelles, il semblerait qu’Inter-Info soit basé en Autriche et que leur site web est :

http://www.meinbuecherdienst.at/

Un autre article d’Inter-Info sur le MES ( en allemand )
http://www.meinbuecherdienst.at/sites/default/files/2012-12%20ESM%20-%20Europäischer%20Stabilitäts%20Mechanismus.pdf

Modification du 28 novembre 2012 : recherche de la confirmation de la rédaction par le cabinet d’avocats américain Freshfields Bruckhaus Deringer du traité MES.

Modification du 6 décembre 2012 : ajout de la photo de Bush et de Blair

Merci Gilles

Je savais que c’était terrible

Je découvre que c’est pire

[img]http://img854.imageshack.us/img854/911/jdsmes.jpg[/img] [img]http://img515.imageshack.us/img515/4562/jdsmes2.jpg[/img] [img]http://img201.imageshack.us/img201/5225/jdsmes3.jpg[/img]
Source : http://lejournaldusiecle.com/2012/11/27/goldman-sachs-finalise-sa-prise-de-controle-economique-sur-leurope/

Si Goldman Sachs arrivait effectivement à mettre la main sur une Europe à moitié institutionnalisée, imaginez ce qu’elle ferait d’une Grèce (ou d’une France ) prétendues à nouveau « souveraines »…

Il faut faire, au plus vite, une Europe forte et démocratique. Nous en prenons heureusement le chemin, surtout depuis quelques jours, et les activismes régionalistes récents rendent cette évolution encore plus nécessaire. Je vois mal une Catalogne, une Écosse ou une Flandre indépendantes en dehors d’un vrai cadre institutionnel européen. JR

Jacques, en réaction à votre message 22694, vous êtes désespérant de mauvaise foi, regardez et lisez bien la contribution de Ghislain ( message 22690 ), les gens de Goldmann Sachs vont et viennent des postes de leur entreprise aux postes de responsables de l’UE, Mario Monti;

Peter Sutherland ;

Otmar Issing ;

Mario Monti ;

a] Centralisation ou pays indépendants :

Les gens de Goldmann Sachs vont et viennent des postes de leur entreprise aux postes de responsables de l’UE. Pourquoi ? On a créé avec la « construction » européenne, une entité centralisée qui est le bonheur pour l’activité des lobbies, spécialement le lobby bancaire et le malheur pour l’activité démocratique des simples citoyens. Pourquoi ?

Parce que sans « construction » européenne, les groupes de pression doivent créer 27 organismes de lobbying, un par pays, c’est donc plus cher pour eux et pour une population moins nombreuses donc en terme de marché, c’est moins rentable. Sans « construction » européenne les citoyens sont plus proches des décideurs politiques et les influencent plus, c’est plus démocratique. 27 pays indépendants sont nettement moins influencés par les lobbies et nettement plus démocratiques qu’un seul qui les regroupent tous.

b] L’absence de débats
Parce qu’il n’existe pas de débats entre les gens à un niveau significatif, à cause de la barrière des langues, une « construction » européenne est nettement régressive en terme de niveau de démocratie, de prise en compte de la volonté des peuples par rapport à des pays indépendants.

Déjà par ces raisons, sans même compter les décisions néfastes de l’UE au quotidien, toute idée de « construction » européenne est nocive pour un bon niveau de prise en compte de l’avis des citoyens dans les décisions politiques.

Modification du 30 novembre : réponse plus argumentée

[align=center]La Cour européenne de justice couvre les tricheries de Goldman Sachs.[/align]

Dans un avis rendu le 29 novembre, la Cour européenne de justice (CEJ) a statué que la Banque centrale européenne (BCE) pourra garder sous le sceau du secret ses dossiers concernant la fameuse entente négociée entre la banque d’affaires new-yorkaise Goldman Sachs et la Grèce en 2002, qui a permis au pays de camoufler la véritable étendue de ses dettes et de se joindre à la zone euro.
La CEJ estime que la publication des documents en question « mettrait en danger l’intérêt général en ce qui concerne la politique économique de l’UE et de la Grèce ». (sic)

Autrement dit, elle reconnaît qu’il s’agit d’une décision politique et non pas d’une décision de justice.
Un correspondant de l’agence de presse new-yorkaise Bloomberg, Gabi Thesing, avait demandé en 2010 à la BCE d’avoir accès aux documents sur les « swaps » (échanges de contrats dérivés sur taux d’intérêts) entre la Goldman Sachs et la Grèce, ainsi que ceux portant sur les ententes de 2009 sur d’autres swaps émis par la firme londonienne Titlos, impliquant à nouveau Goldman Sachs.

Les détenteurs de la dette grecque avaient donné leur accord en 2002 à Goldman Sachs pour troquer les dettes grecques libellées en dollars et en yen contre d’autres dettes libellées en euro, et ce pour une période temporaire, afin de permettre au pays d’arranger ses comptes pour entrer dans les critères requis pour faire partie de l’euro.

L’actuel président de la BCE, Mario Draghi, a été directeur exécutif pour toute l’Europe de Goldman Sachs, de 2004 à 2005. Il prétend n’avoir pas été du tout au courant des ententes en question. Or, en juin 2003, Mario Draghi avait co-écrit, avec Robert Merton et Francesco Giavazzi, un article sur la « transparence, le risque, le management et la fragilité de la finance internationale », dans lequel il a utilisé précisément l’exemple de ce type d’instrument, les swaps, pour « diversifier les risques se rapportant à un pays-débiteur ».

Comme un article dans la presse autrichienne le faisait remarquer, la passé revient hanter Mario Draghi. Heureusement toutefois que la CEJ de justice veille à protéger « l’intérêt public », tant en Europe qu’en Grèce même.
Ceux qui refusaient jusqu’ici de croire que la BCE et le MES ne sont rien d’autre que deux Cerbères chargés de défendre l’enfer de la finance folle, devraient enfin ouvrir les yeux et entrer en Résistance !

Source : http://www.solidariteetprogres.org/actualites-001/article/la-court-europeenne-de-justice-prend-le-parti-de.html

[align=center]Un entretien vidéo avec Julien Landfried sur la désindustrialisation, l’euro et sur les remèdes à y apporter. Durée 2mn 13 s[/align]


Julien Landfried

http://emploiparlonsnet.fr/en-images-12?all

[bgcolor=#FFFF99]Importante piqûre de rappel[/bgcolor]

LE PLAN DES FINANCIERS : SUPPRIMER LE CDI
CONSÉQUENCE INÉLUCTABLE DE L’APPARTENANCE À L’UE

http://www.fakirpresse.info/Le-plan-de-bataille-des-marches,359.html

[b]Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège[/b] Par Adrien Levrat, François Ruffin, 12/04/2012

« Les gens de marché s’expriment de façon très directe. » Dans sa note (largement traduite ici), le « chief economist de Cheuvreux » conseille en effet à François Hollande de « tromper le peuple » pour mettre fin au « fameux CDI ». « On ne s’embarrasse pas de finasseries », poursuit-il dans un entretien diffusé dans l’émission Là-bas si j’y suis. Raison de plus, cette franchise, pour aller rencontrer ce « senior advisor », Nicolas Doisy. Car il ne faut pas mépriser l’adversaire : il est prêt à livrer bataille. Il a déjà son plan. Présentation.

François Ruffin : On se trouve au siège de la Corporate Investment Bank du Crédit agricole. Premier broker indépendant sur actions européennes, Cheuvreux possède quatorze bureaux à travers le monde, y compris New york, San Francisco, Tokyo, Zurich… Donc Cheuvreux conseille 1200 banques, fonds de pension et ainsi de suite.

Nicolas Doisy : Tout à fait.

F.R. : Mais pourquoi une société de courtage comme Cheuvreux a un département recherche ? Et pourquoi cette recherche s’intéresse à la politique française ?

Nicolas Doisy : Pourquoi la politique ? Parce qu’en fait, ce dont on se rend compte, c’est que dans politique économique, eh bien, il y a « politique », y a pas qu’économique. Depuis finalement le début de cette crise, la crise de Lehman en 2008, le cycle économique, financier, est beaucoup dirigé et conduit par la politique, et du coup, tout ce qui est politique prend énormément d’importance, et détermine beaucoup des événements sur lesquels les investisseurs gardent leurs yeux.

Hollande : le choix

F. R. : Vous avez publié un papier là, dont le titre est, en anglais, « François Hollande and France’s labour-market rigidity : the market will rock both ». François Hollande et la rigidité du marché du travail : le marché va chahuter, bousculer les deux.

N. D. : Tout à fait. Quand on regarde un petit peu la façon dont se déroulent les élections, dont les marchés perçoivent le problème européen, on se rend compte qu’il y a des chances non négligeables que François Hollande se trouve pris entre deux forces contradictoires : les marchés qui attendent de lui un certain nombre de réformes dites structurelles, qui vont porter sur l’assainissement des comptes publics évidemment, mais aussi des réformes qui sont appelées à rendre l’économie française plus performante. Or, c’est le type de réforme dont très vraisemblablement une partie de l’électorat de François Hollande se méfie, et si vous regardez bien, pour l’instant, François Hollande s’est abstenu de clarifier de façon nette sa position sur ce sujet.
Et pour cause : il sait qu’il sera pris à terme, à un moment, entre la pression de ses électeurs et la pression des marchés. Déjà on a des investisseurs qui s’étonnent du faible détail des candidats dans leurs programmes, les anglo-saxons que je rencontre me demandent souvent : « Où est le programme ? » Je leur dis : « Il n y en a pas ! », et pour cause, c’est un jeu tactique pour l’instant, le programme on le saura une fois l’élection finie. Et en fait on le connaît déjà, il sera imposé par l’appartenance à la zone Euro.

La fin du CDI

F.R. : Vous dites non seulement François Hollande ne va pas tenir ses promesses, mais en plus c’est lui qui va devoir flexibiliser le marché du travail, c’est lui qui doit remettre en cause ce que vous appelez « the famous CDI » le fameux CDI, contrat à durée indéterminée.

N.D. : C’est lui qui va devoir le faire dans la mesure où c’est lui qui sera élu. En d’autres termes, de toute façon, qui que soit le prochain président de la république française, c’est un travail qu’il va devoir faire, parce que tout simplement il y aura la pression des pairs dans la zone euro, c’est-à-dire de l’Italie, de l’Allemagne, de tous les autres pays. Quand vous regardez bien l’Allemagne au milieu des années 2000 a fait ce genre de réformes, l’Italie, l’Espagne sont obligés de le faire aujourd’hui, la Grèce aussi. Pourquoi la France pourrait-elle s’en dispenser ?

F.R. : Quel type de réforme ?

N.D. : Quelles réformes ? J’y viens. C’est le package typique de réformes qui a été imposé à la Grèce, qui est demandé aussi à l’Italie, qui est demandé aussi à l’Espagne, et c’est, si vous voulez, si on fait référence aux années 80, c’est ce qu’on appelle l’économie de l’offre, c’est ce qu’avaient fait en leur temps Reagan et Thatcher. L’Europe continentale a estimé qu’elle pouvait ne pas adopter ce modèle, c’est un choix de société, c’est un choix politique. Il se trouve qu’aujourd’hui le modèle traditionnel français, le modèle du CDI que vous mentionnez est en train d’arriver en bout de course. Il est à bout de souffle, quelque part. Et donc ce qu’il faut faire maintenant, c’est tout simplement le genre de réformes qui a été faite en Espagne récemment.

F.R. : Vous avez un encadré pour dire, en gros, le Royaume Uni et l’Irlande ont flexibilisé leur marché du travail, et ça a marché. En revanche, en Europe continentale, et notamment en France on a fait de la résistance, et finalement, on obtient des moins bons résultats.

N.D. : Oui, tout à fait. En Europe continentale, on a voulu s’épargner l’idée de faire un contrat de travail unique qui soit suffisamment flexible, et tout est dans le « suffisamment », c’est une question de bon dosage de la flexibilité, mais l’important c’est un contrat de travail unique, donc le CDI tel que nous l’avons connu, nous ne le connaîtrons plus normalement, ça c’est clair.

F.R. : Alors vous dites, « ça ne s’est pas fait en Europe continentale, alors que ça s’est fait au Royaume-Uni et en Irlande, donc aujourd’hui le moment est venu de flexibiliser le marché du travail en Europe continentale, on le voit en Espagne, on le voit en Italie, on le voit en Grèce… La France ne peut pas être le seul ilot à maintenir une rigidité sur son marché du travail dans une Europe qui flexibilise. »

N.D. : L’idée c’est de permettre aux entreprises d’avoir une plus grande flexibilité dans la gestion de leurs ressources humaines, de façon à ajuster au mieux leur personnel, leur force de travail, de façon a être les plus performantes. En d’autres termes, ça revient finalement à réduire substantiellement un certain nombre de garanties dont bénéficient, dont ont bénéficié jusqu’à présent les titulaires de CDI notamment. Et donc à imposer plus de flexibilité aussi sur les travailleurs. C’est là que ça va coincer, c’est là que ce sera problématique, parce que je ne suis pas certain qu’on pourra maintenir le modèle français tel qu’il est. C’est ça le point important. C’est que le conflit d’objectifs que va avoir François Hollande, c’est rester dans la zone euro et satisfaire les demandes de son électorat naturel. Les deux ne sont plus compatibles maintenant, on le voit depuis la crise grecque, il faudra qu’il fasse un choix. C’est pourquoi il est resté très prudent jusqu’à présent dans son expression publique.

F.R. : Juste une question qui vient comme ça… Vous vous êtes en CDI ou vous êtes pas en CDI M. Doisy ?

N.D. : Je suis en CDI, bien évidemment… Euh voilà… (Rires.)

L’Eurozone

F.R. : Alors dans votre papier vous écrivez : « C’est regrettable pour François Hollande, mais la nécessité d’une libéralisation du marché du travail est le résultat direct d’une appartenance de la France à la zone euro, aussi ne peut-on avoir l’une sans avoir l’autre. » Donc la seule question est de savoir si François Hollande va ne serait-ce qu’essayer de respecter ses promesses, ou s’il va volontairement revenir dessus aussitôt élu.

N.D. : C’est exactement ça, et effectivement je vous remercie de citer ce passage, c’est probablement un des plus importants de la note – en passant la traduction est très bonne – c’est exactement ça, on est au pied du mur, alors beaucoup de français penseraient « c’est la victoire du modèle libéral »… Oui en quelque sorte, mais ensuite effectivement, la France sera au pied du mur, tout au temps que l’Espagne l’est, tout autant que l’Italie, tout autant que la Grèce, tout autant que tous les pays qui n’ont pas fait ce genre de réformes…

F.R. : Ce que vous dites dans votre note, c’est, y aura quelqu’un de déçu.

N.D. : Oui, le marché ou les électeurs seront déçu.
Quelque part c’est un peu une répétition de 81-83. Pour ceux qui n’étaient pas nés à cette époque on va faire un petit point d’Histoire : en 81, alors qu’on venait d’avoir le choc pétrolier de 73- 74 et puis de 79, la France avait besoin précisément d’être plus flexible, mais François Mitterrand est élu sur un programme on va dire vraiment de gauche, très de gauche, très socialiste keynésien, relance par la consommation, etc. etc. Et tout ça pour qu’au bout de deux ans à peine, trois dévaluation du franc, en mars 83, après avoir perdu les élections municipales, François Mitterrand soit obligé de faire un complet demi-tour, et d’adopter les politiques de Madame Thatcher, de Monsieur Reagan à l’époque… Évidemment pas aussi ambitieuse, mais tout de même.

Qu’est-ce qui s’est passé à cette époque ? Le choix avait été très simple pour François Mitterrand, la question c’était : rester dans la construction européenne, dans le projet européen, ou en sortir. Et après avoir hésité, et apparemment failli quitter le SME, et donc le projet européen, la France a décidé d’y rester. Et donc la traduction de ça, ça a été ce qu’on a appelé la politique d’austérité, qui a duré des années, des années, des années, de désinflation compétitive…

Eh bien là la situation est un peu la même, si la France veut rester dans la zone Euro, il faudra très vraisemblablement qu’elle se plie à un certain nombre de programmes de réformes qui sont maintenant imposés, ou sinon l’idée sera que la France devra quitter la zone euro. Autant en 83 il était peut-être moins compliqué de quitter le projet de construction européenne, autant aujourd’hui ça risque d’être beaucoup plus compliqué. On l’a vu : si l’idée même de la sortie d’un petit pays comme la Grèce a causé une crise comme nous l’avons connue l’an dernier, je vous laisse imaginer pour la France…

La confiance

F.R. : Dans un premier temps vous dites, en gros, les marchés peuvent avoir confiance en François Hollande, parce que d’abord c’est quelqu’un de pragmatique, c’est un européen de cœur, donc il ne va pas remettre en cause l’appartenance de la France à la zone Euro et ainsi de suite… Et le troisième point : il était conseiller de François Mitterrand lorsque François Mitterrand a négocié le tournant de la rigueur en mars 1983, donc il en a gardé le souvenir de ça, donc il ne va pas commettre la même erreur aujourd’hui.

N.D. : Il me semblerait inconcevable qu’un homme de la formation et de l’intelligence de François Hollande qui a vécu l’expérience dont on vient de parler, c’est-à-dire 81-83, ne s’en souvienne pas. En gros l’alzheimer peut pas être aussi précoce que ça, et du moment où il s’en souvient, je ne vois pas comment à partir de là il serait capable de ne pas prendre en compte la réalité du marché telle qu’elle s’imposera à lui. Parce qu’il faut pas l’oublier : le marché s’imposera.
Donc je dis « ne vous inquiétez pas : a priori même si je ne suis pas dans le cerveau de François Hollande, ce que je vois ce qu’il y a tous les éléments nécessaires pour qu’il ait une approche tout à fait pragmatique… »
Et en plus, c’est visible pour ceux qui prennent le temps de scruter, François Hollande n’a pas promis le Grand soir. François Hollande n’a rien promis, parce que dans votre phrase y avait, l’hypothèse la plus optimiste, c’est celle où François Hollande prend ses fonctions et « revient sur ses promesses », mais il n’en a pas fait ! C’est ça mon point : il n’en a pas fait, ou il en a fait si peu que, finalement, de toute façon c’est comme si ça comptait pas. Donc il a gardé les mauvaises nouvelles pour plus tard.

Le danger

N.D. : Maintenant il y a un danger qui se présente, c’est la semaine qui vient de s’écouler, en particulier le week-end qui vient de s’écouler : on voit que Mélenchon est vraiment en phase ascendante, on a bien entendu ce week-end, François Hollande qui dit « oui, croyez moi, ça va être du sérieux ma renégociation du traité ». Mais bien sûr, il est bien obligé, parce que avant de gagner le deuxième tour, ceux qui ont connu 2002 savent qu’il faut gagner le premier, donc il est bien obligé de faire quelques concessions verbales à son électorat. Mais là encore je suis pas sûr qu’il ait été très spécifique sur sa renégociation. Et c’est pour ça, j’en reviens à ce point, il n’a pas fait de promesses, parce qu’il sait qu’il va devoir se renier par la suite, donc il essaie d’en promettre le moins possible pour que le retour de bâton soit le moins violent possible.

On voit la montée en puissance de Mélenchon. Ce qu’on se dit tout simplement, c’est que à partir de maintenant, il va bien falloir que Hollande commence à donner quelques gages à sa gauche, et c’est là que ça va devenir un peu plus compliqué pour lui, parce que les marchés vont commencer à comprendre, vous commencer à le sentir, c’est pour ça qu’il est resté très prudent jusqu’à présent dans son expression publique.

Tromper le peuple

F.R. : François Hollande dit « je vais demander la renégociation du dernier traité européen », vous, vous écrivez ça :

« François Hollande va avoir à naviguer à travers des forces dans la gauche, notamment à cause du référendum manqué de 2005, et dans cette perspective, vous écrivez, il serait politiquement intelligent que ses pairs de l’eurozone, ses partenaires allemands, belges italiens et ainsi de suite, permettent à François Hollande de prétendre qu’il leur a arraché quelques concessions, même si c’est faux en réalité. La demande de renégociation du traité serait alors utilisée pour tromper le public français, pour rouler – j’ai lu to ‘trick’ : rouler, tromper – pour tromper le public français, en lui faisant accepter des réformes convenables, dont celle du marché du travail. »

N.D. : Oui, alors, avant d’entrer dans le fond du sujet je voudrais préciser un point : les gens de marché s’expriment de façon très directe, donc le vocabulaire que j’ai pu choisir dans la citation que vous venez de lire, ça paraîtra peut être excessif a beaucoup de vos auditeurs. Maintenant, c’est vrai que voilà, on ne va pas s’embarrasser de finasserie, on va aller directement au point.
De « rouler » les électeurs français, c’est peut être un mot quand même excessif, l’idée c’est de dire : ce sera une concession en quelque sorte de façade qui aura été faite à François Hollande et au peuple français entre guillemets, de façon à ce que tout le monde constate qu’à la fin des fins, il les faut bien les autres réformes, les fameuses réformes structurelles dont personne ne veut entendre parler.
Le mot rouler les électeurs est peut être un peu fort, je regrette qu’il soit traduit comme ça en français, peu importe, c’est pas très grave, mais à défaut de les rouler, ça va leur permettre de peut-être prendre conscience qu’il y a un certain nombre d’idées qu’ils ont en tête, qui ne peuvent pas marcher, même s’ils en sont convaincus. Ce que je suis en train de dire, c’est qu’il y a un petit théâtre, le script est un peu écrit, si on est malin on s’écartera pas trop du script, et de cette façon là on arrivera peut être à faire passer la pilule de façon un peu plus simple que ça n’avait été le cas au début des années 80.

F.R. : Alors je reviens sur cette phrase. Ce que vous dites c’est, admettons, y a un sommet à Bruxelles, François Hollande demande une partie sur la croissance, les autres européens ils vont faire comme si « bon ben d’accord, on t’accorde ça », il rentre ici en France en disant « regardez ce que j’ai obtenu », et du coup il peut dire derrière « eh ben, en échange nous on va libéraliser notre marché du travail ».

N.D. : Vous avez parfaitement compris le sens de mon propos, c’est exactement ça. C’est une petite mise en scène, c’est un petit théâtre, alors faut pas avoir l’impression que je fais de la théorie du complot et qu’on manipule tout le monde, et c’est juste que vous avez un électorat qui a un certain nombre d’idées préconçues. Elles sont fausses peut être, n’empêche que c’est les idées que l’électorat porte, et là y a de la pédagogie à faire.

F.R. : C’est déjà un peu ce qu’il s’est passé en 1997 : en 1997, Lionel Jospin est élu avec la gauche plurielle en disant ce pacte de stabilité je n’en veux pas, donc il va à Amsterdam, on lui fait rajouter Pacte de stabilité et de croissance, et il revient en disant « regardez y a le mot croissance dans le titre ».

N.D. : Vous avez tout compris. C’est pas l’exemple que j’avais en tête quand j’ai écrit la note, mais oui vous avez raison, c’est exactement ça. J’avais pas en tête l’exemple, mais vous avez entièrement raison, c’est exactement ça. C’est… Alors certains pourraient considérer que c’est une manipulation, moi je pense pas que ce soit une manipulation, c’est juste une façon d’arrondir les angles, on va dire, voilà.

La formule

F.R. : Vous concluez sur les deux mesures nécessaires. C’est :

  1. couper dans les dépenses publiques
  2. libéraliser le marché du travail ; et vous dites le vrai défi pour François Hollande est de trouver la formule politique pour le vendre au public français.

N.D. : Bien entendu, il faut trouver la formule pour vendre ça au peuple français. Je suis pas le conseiller de François Hollande, c’est pas mon rôle de définir le message qu’il doit porter. Mais je voudrais quand même citer un exemple historique, c’est celui de la Pologne qui quitte le communisme et qui fait sa transition vers l’économie de marché au début des années 90. La Pologne est connue pour avoir subie ce qu’on appelait la thérapie choc, c’est-à-dire que eux ils se sont pas embarrassés de beaucoup de précautions, ils y sont allés franco d’un seul coup dès le début. Ils ont fait la totale des réformes quasiment en un an ou deux. Ça a été extrêmement douloureux pour la population polonaise, mais ce qu’il faut savoir c’est que la Pologne est le pays qui s’en est sorti le mieux, le plus vite, quand on le compare à ses pairs.

Le sujet n’est pas là, le sujet c’est comment cela est il possible ? Pas seulement parce qu’il y avait la détestation des communistes, mais parce qu’il y avait aussi un gouvernement où il y avait un ministre des affaires sociales et du travail qui allait régulièrement à la télévision expliquer à la population pourquoi on fait ces réformes, que certes c’est douloureux, certes ça fait mal aujourd’hui, mais les bénéfices viendront plus tard. Que si on ne fait pas ce genre de travail aujourd’hui, demain ce sera encore pire qu’aujourd’hui, et ainsi de suite. C’est un effort de pédagogie.
Regardez maintenant Monti. Mario Monti aux affaires en Italie, c’est quand même assez frappant. C’est un homme qui fait les réformes les plus impopulaires que le peuple italien pouvait imaginer, et qui se trouve être le Premier ministre le plus populaire de l’après guerre ou presque. Donc y a vraiment un sujet sur la communication avec l’électorat, le peuple, et une façon de faire passer les messages. Ça, moi j’ai envie de dire, c’est ce pourquoi les hommes politiques sont payés, c’est leur métier, j’espère juste que François Hollande trouvera la bonne formule.

L’angoisse

F.R. : Si je fais un récapitulatif, je me suis amusé à faire des cas à partir de votre document :
Le cas n°1, c’est François Hollande est conciliant et il revient de lui même sur ses maigres promesses de campagne et il libère le marché du travail et en finit avec le CDI comme norme de travail.
Cas n°2, il lui faut une petite pression de ses partenaires européens, une petite concession qui lui sert de prétexte, et derrière il libéralise le marché du travail.
Cas n°3, il refuse de se plier à ce programme, à cette injonction, et alors les marchés vont le punir, le rappeler sérieusement à l’ordre.

N.D. : Oui.

F.R. : Donc là, jusque-là dans les trois cas, quand vous dites, « soit les électeurs, soit les marchés seront déçus », dans les trois cas c’est toujours les électeurs qui seront déçus et les marchés qui gagnent ?

N.D. : Oui oui. Eh bien regardez la Grèce, regardez l’Espagne, regardez l’Italie, regardez tout ce qui se passe en Europe depuis 2010, on a bien vu que de toute façon, à la fin, c’est le marché qui l’emporte. Je ne vais pas encore dire que le marché a nécessairement raison au sens moral du terme, en tout cas il aura raison factuellement puisqu’il s’imposera, c’est clair. Donc, c’est de ce point de vue-là que je le dis, oui en effet. Vous avez raison, les électeurs risquent d’être plus perdants que les marchés.

F.R. : Je propose un quatrième cas, l’irruption du peuple sur la scène de l’Histoire.

N.D. : La prise de la Bastille numéro 2.

F.R. : Hier, à Paris, y avait, bon, on va pas chipoter, 80 000, 90 000, 100 000, 120 000 manifestants à l’appel du Front de gauche. Si, comme en 1936, on avait une élection qui s’était suivie de mouvements de masse, de manifestations, de grèves…

N.D. : Qu’est-ce qui se passerait en Europe ? Ben là je crois que c’est le gros coup d’angoisse, parce que si, quand les grecs manifestent, on a déjà une Europe qui se sent sur le point d’exploser, je vous laisse imaginer pour la France. C’est bien pour ça que je passe mon temps à répéter dans cette note que j’espère bien que François Hollande se souvenant de ses années de formation en 81-83 auprès de François Mitterrand évitera précisément de laisser se développer ce genre de scénario à nouveau, ou en d’autres termes trouvera la formule politique qui lui permet de vendre les réformes à la population française d’une façon qui soit acceptable…

À la revoyure…

F.R. : Je vous propose quelque chose pour terminer : qu’on se retrouve dans six mois, par exemple, à l’automne, et on fait le point pour voir où on en est dans votre scénario.

N.D. : Lequel des trois…

F.R. : Voilà, lequel des trois advient ?, où est ce qu’on en est ?, est-ce qu’effectivement y a eu des négociations ?, on a rajouté croissance dans le titre à la fin ?, vous voyez, ce genre de choses là.

N.D. : Eh pourquoi pas, avec plaisir, on a une conférence je crois à Paris au mois de septembre, je vous recevrai à ce moment là avec plaisir.

[i]Source : http://www.fakirpresse.info/Le-plan-de-bataille-des-marches,359.html[/i]

« sont obligés » ^^

Cela me fera toujours rire ce discours.

Il n’existerait donc qu’une voie, qu’une seule possibilité, toute alternative serait donc impossible ? sauf bien sur comme par hasard, la sortie de l’UE.

On connait ce discours par coeur.

On appelle ce genre de rhétorique le faux dilemme.

On t’explique que ton seul choix se limite à ou alors à <idée que l’on défend, mais que l’on ne sait pas défendre sur le fond, que l’on n’arrive à défendre que par un moyen détourné à coup de réthorique du genre faux dilemme>.

Bien évidemment il y a toujours une infinité de choix possibles en politique.
L’état des rapports de forces ne peuvent servir d’argument d’« impossibilité », l’objet de la politique c’est justement de militer pour modifier ces rapports de force.
Actuellement, le plus déterminant dans le rapport de force actuel en Europe c’est l’alliance de l’Allemagne et de la France pour appliquer les politiques d’austérité néolibérales
Si jamais le gouvernement français décidait de défendre une autre politique, rien que ce fait changerait considérablement le rapport de force en Europe, cela ne serait plus du tout la même UE.
Après on peut spéculer à l’infini, la seule chose certaine c’est que si on n’essaie pas, cela n’arrivera effectivement jamais.

Sandy, tu peux fumer des cigarettes qui font rire^^ et rêver à une autre Europe^^, à un autre Monde, à d’autres rapports humains, à d’autres planètes, à une autre politique, cela ne mange de pain, pendant que tu rigoles et que tu rêves, cela t’empêche d’analyser de manière sérieuse les obstacles qui t’attendent et les stratégies que tu pourrais déployer pour les contourner ou les abattre.

La « construction » européenne renforce la domination patronale, parce qu’un petit nombre déterminé de patrons, mêmes transnationaux, ayant une stratégie sera toujours plus fort qu’une tentative d’union vague et sans buts de peuples aux préférences distinctes, par rapport à un face à face frontal de classe dans un ensemble national. Ils fuient le national pour aller sur un terrain où nous sommes moins forts.

Si cela pouvait être possible que les peuples puissent être plus unis et plus déterminés que les patrons à l’échelle continentale qu’à l’échelle nationale, eh, bien pas fous les patrons, ils influenceraient les politiques pour mettre les règles du jeu là où ils seraient le plus forts et nous les plus faibles.

Un salarié letton aura peut-être parfois un mouvement de solidarité avec une lutte au Portugal ou en Tchéquie, mais cela restera toujours plus sporadique que le solidarité d’un patron d’un pays avec un autre patron d’un autre pays, ne serait-ce que par le prix des billets de transports nécessaires pour se rencontrer, sympathiser, nouer une vraie solidarité.

Nous sommes plus forts à l’échelle nationale en terme de rapports de classe, alors ne nous laissons pas entraîner là où nous sommes moins forts. C’est le premier principe d’une guérilla pour ceux qui ne veulent pas combattre de manière stupide, mais peut-être préfères-tu utiliser les moyens les plus stupides pour le combat politique, mais si c’était le cas, permets-moi et je dirais même, permets-nous de ne pas te suivre dans tes élucubrations.

Sans même analyser en détail et de manière exhaustive ( et nous savons que les « constructeurs européens » ont le goût du détail ) les moyens qu’ils emploient pour cadenasser encore plus leur avantage, je peux citer à la va-vite : une Commission à leur botte et non-élue, une banque centrale indépendante des électeurs, des budgets nationaux ( MES, FESF etc ) qui sont retirés de l’arbitrage des électeurs et arbitrés maintenant dictés par des organes non-élus ( déjà que l’élection laissait à désirer au point de vue de la prise en compte des souhaits de la population, ici elle est complètement vidée de son sens ), une politique monétaire ne luttant que contre l’inflation des salaires, mais pas contre l’inflation des actifs financiers, une monnaie inadaptée pour faire baisser le chômage et inadaptée aux différences économiques entre pays, car unifiée, mais adaptée pour le rendement financier.

Je serais bien content de connaître une « autre » politique, mais vraiment une autre, pas de l’Hollandréou, et les mesures vraiment « autres » en faveur des salariés, de la démocratie, du respect de la liberté et de la diversité des choix en Europe qui ne tomberaient pas sur des mesures de rétorsion de l’UE, de la BCE et de la Cour de justice Européenne ( je sais il y en a deux, mais je pense à celle qui inflige les amendes ).

Rien que la manière dont la BCE, sans parler des autres entités estampillées UE, peut asphyxier le roulement financier d’un État, ( en freinant le renouvellement du cycle des prêts en Obligations d’États si le dirigeant ne lui plaît plus, voir comment Papandréou et Berlusconi ont été dégagés par le mur de l’argent de la BCE et remplacés ), te rends bien compte, si tu arrêtes les cigarettes qui font rire ^^, que ton rapport de force en Europe comme tu dis, soit il fera forcé de faire demi-tour et rentrera, après soubresauts, sagement au bercail euro-atlanto-patronal, soit il ira jusqu’au bout et il sortira du système.

Moi, cela ne me fait pas rire le chômage, l’austérité, les baisses de salaires et le comportement répétitif de l’attente que l’on puisse changer l’UE.
« La folie, c’est se comporter de la même manière et s’attendre à un résultat différent. »

Albert Einstein

[align=center]La Commission oblige les pays touchés par la crise à privatiser l’eau.[/align]

[align=center]Agir contre les nouvelles féodalités de l’eau promues par la déconstruction européenne : S’occuper de la question de l’eau dans votre ville : Pour une gestion municipale de l’eau [/align]

[align=center]( Partie I )[/align]

La Commission européenne promeut délibérément la privatisation des services de l’eau comme l’une des conditions imposées dans le cadre des plans de sauvetage, a-t-elle reconnu dans une lettre adressée aux groupes de la société civile. La direction du commissaire européen Olli Rehna répondu aux questions posées dans une lettre ouverte, écrite par des organisations de la société civile, concernant le rôle joué par la Commission quant à l’obligation de privatisation imposée par la Troïka à la Grèce, au Portugal et dans d’autres pays. Aujourd’hui, dans une deuxième lettre au commissaire Rehn, les organisations exigent qu’il « s’abstienne dorénavant de toute pression imposant des conditions de privatisation de l’eau ».
Le fort appui de la Commission pour la privatisation va à l’encontre de la tendance croissante en Europe et ailleurs à constater que la privatisation ne livre pas forcément les bienfaits annoncés. Paris et d’autres villes ont récemment re-municipalisé leurs services d’eau en raison de mauvaises expériences avec la privatisation. En 2004, le gouvernement néerlandais a adopté une loi interdisant la délégation du service public de l’eau au secteur privé et la Cour constitutionnelle italienne a jugé que toute législation future tentant de privatiser les services publics serait inconstitutionnelle.
Dans sa réponse, la Commission n’a pas avancé le moindre argument permettant d’appuyer sa position, et ce alors que la recherche montre …

Lire la suite ici …

[color=navy]Aller à la partie II de ce sujet : Forum du plan C : pour une Constitution écrite par et pour les Citoyens / 32 Sortir de l'Union Européenne

Modification du 13 mars 2013 : changement du titre, ajout du lien vers la partie II[/color]

[align=center]Le blog de Nico[/align]

[align=center]L’euro, stop ou encore ? ( partie 5 ) Entretien de Nico avec Philippe Murer[/align]

Philippe Murer enseigne la finance à la Sorbonne. Il est aussi président du « Manifeste pour un débat sur le libre-échange » et membre du Forum démocratique.

[color=#111100][size=9]Les thèmes abordés : La divergence de compétitivité due à l’euro, la désindustrialisation du sud de l’Europe, la compétition sur les salaires comme seule option envisageable par la « construction » européenne. Philippe Murer revient aussi sur la politique allemande, assez longuement, en critiquant d’une part le fameux « modèle allemand » mis en œuvre depuis Schröder en 2000, et d’autre part la position intransigeante de Merkel depuis 2010 en faveur de la rigueur budgétaire et des plans d’austérité, qui conduit la zone euro dans la récession. Cela permet de faire le lien avec l’actualité de septembre 2012 : l’acceptation par Hollande du TSCG qui va graver l’austérité dans le marbre, et le revirement récent de la BCE prête à racheter des dettes publiques en échange de l’application stricte de ces plans de rigueur. Pour conclure, Murer explique pourquoi la voie du fédéralisme et des transferts budgétaires ne lui paraît ni réaliste ni souhaitable, et préconise une sortie coordonnée de l’euro, avec mise en place d’une monnaie commune, politique de relance industrielle et protectionnisme européen. Il reste malgré tout pessimiste sur la faisabilité d’une telle sortie concertée, vu la situation dramatique actuelle et les tensions de plus en plus fortes entre pays.

Lire le texte in-extenso: [/size][/color]http://blogdenico.fr/leuro-stop-ou-encore-55-entretien-avec-philippe-murer/

Télécharger le fichier audio mp3 de l’entretien - Durée 35 mn 12 s: http://blogdenico.fr/?wpdmact=process&did=NC5ob3RsaW5r

Sandy, tu peux fumer des cigarettes qui font rire^^ et rêver à une autre Europe^^, à un autre Monde, à d'autres rapports humains, à d'autres planètes, à une autre politique, cela ne mange de pain, pendant que tu rigoles et que tu rêves, cela t'empêche d'analyser de manière sérieuse les obstacles qui t'attendent et les stratégies que tu pourrais déployer pour les contourner ou les abattre.

La « construction » européenne renforce la domination patronale, parce qu’un petit nombre déterminé de patrons, mêmes transnationaux, ayant une stratégie sera toujours plus fort qu’une tentative d’union vague et sans buts de peuples aux préférences distinctes, par rapport à un face à face frontal de classe dans un ensemble national. Ils fuient le national pour aller sur un terrain où nous sommes moins forts.

Si cela pouvait être possible que les peuples puissent être plus unis et plus déterminés que les patrons à l’échelle continentale qu’à l’échelle nationale, eh, bien pas fous les patrons, ils influenceraient les politiques pour mettre les règles du jeu là où ils seraient le plus forts et nous les plus faibles.

Un salarié letton aura peut-être parfois un mouvement de solidarité avec une lutte au Portugal ou en Tchéquie, mais cela restera toujours plus sporadique que le solidarité d’un patron d’un pays avec un autre patron d’un autre pays, ne serait-ce que par le prix des billets de transports nécessaires pour se rencontrer, sympathiser, nouer une vraie solidarité.

Nous sommes plus forts à l’échelle nationale en terme de rapports de classe, alors ne nous laissons pas entraîner là où nous sommes moins forts. C’est le premier principe d’une guérilla pour ceux qui ne veulent pas combattre de manière stupide, mais peut-être préfères-tu utiliser les moyens les plus stupides pour le combat politique, mais si c’était le cas, permets-moi et je dirais même, permets-nous de ne pas te suivre dans tes élucubrations.

Sans même analyser en détail et de manière exhaustive ( et nous savons que les « constructeurs européens » ont le goût du détail ) les moyens qu’ils emploient pour cadenasser encore plus leur avantage, je peux citer à la va-vite : une Commission à leur botte et non-élue, une banque centrale indépendante des électeurs, des budgets nationaux ( MES, FESF etc ) qui sont retirés de l’arbitrage des électeurs et arbitrés maintenant dictés par des organes non-élus ( déjà que l’élection laissait à désirer au point de vue de la prise en compte des souhaits de la population, ici elle est complètement vidée de son sens ), une politique monétaire ne luttant que contre l’inflation des salaires, mais pas contre l’inflation des actifs financiers, une monnaie inadaptée pour faire baisser le chômage et inadaptée aux différences économiques entre pays, car unifiée, mais adaptée pour le rendement financier.

Je serais bien content de connaître une « autre » politique, mais vraiment une autre, pas de l’Hollandréou, et les mesures vraiment « autres » en faveur des salariés, de la démocratie, du respect de la liberté et de la diversité des choix en Europe qui ne tomberaient pas sur des mesures de rétorsion de l’UE, de la BCE et de la Cour de justice Européenne ( je sais il y en a deux, mais je pense à celle qui inflige les amendes ).

Rien que la manière dont la BCE, sans parler des autres entités estampillées UE, peut asphyxier le roulement financier d’un État, ( en freinant le renouvellement du cycle des prêts en Obligations d’États si le dirigeant ne lui plaît plus, voir comment Papandréou et Berlusconi ont été dégagés par le mur de l’argent de la BCE et remplacés ), te rends bien compte, si tu arrêtes les cigarettes qui font rire ^^, que ton rapport de force en Europe comme tu dis, soit il fera forcé de faire demi-tour et rentrera, après soubresauts, sagement au bercail euro-atlanto-patronal, soit il ira jusqu’au bout et il sortira du système.

Moi, cela ne me fait pas rire le chômage, l’austérité, les baisses de salaires et le comportement répétitif de l’attente que l’on puisse changer l’UE.
« La folie, c’est se comporter de la même manière et s’attendre à un résultat différent. »

Albert Einstein


Gilles, ce n’est pas la « construction européenne » en elle-même qui renforce la domination patronale, ce sont les politiques menées par les gouvernements, que cela soit au niveau national ou au niveau européen.

Les gouvernements pourraient très bien mener d’autres politiques. Ce n’est pas le fait de construire qqchose avec les autres pays européens qui est en cause, ce sont les volontés des divers gouvernements qui sont en cause.

Il ne s’agit donc pas de « rêver », il s’agit de se demander quelles politiques nous voulons mener.

Et oui les institutions européennes, la commission la BCE, les autres gouvernements européens seront des obstacles si on veut mener une politique progressiste.

Tout comme les autres partis politiques, et les institutions nationales comme le conseil constitutionnel, les juges etc … par exemple, seront des obstacles si on veut mener une politique progressiste.

Toutes les personnes qui sont contre les politiques progressistes seront un obstacle si on veut mener une politique mener une politique progressiste.

C’est ce qu’on appelle la lutte politique.

Et il faudrait abandonner avant d’avoir lutté ?

Ta citation d’Einstein est hors de propos. On ne compte pas mener les mêmes politiques qui ont été menées jusqu’à présent en espérant un résultat différent …
On compte mener des politiques totalement différentes, que ce soit au niveau national ou au niveau européen.
A nous de construire le rapport de force pour rendre tout cela possible.

Dans la vie, comme Étienne et moi te l’ont répété plusieurs fois, si tu ne fais pas de choix clair, les autres les feront pour toi.
Loin de la confusion de ton analyse, la période actuelle est caractérisée par l’antagonisme entre d’une part la « construction » européenne et d’autre part l’amélioration de la prise en compte des souhaits de chaque peuple, ici pour ce qui nous occupe le peuple français*, dans les décisions politiques, ceci en toute conscience, sans démagogie. Ce dernier terme de l’alternative étant le préalable à la prise en compte ferme des intérêts des classes les moins favorisées de chaque pays.

  • Comme nous ne confondons pas internationalisme et unionisme, nous estimons que c’est à chaque peuple ( souverain chez lui ) de lutter.

Tu t’embrouilles et en ne choisissant pas, tu intègres une partie de la rhétorique de tes adversaires dans la tienne, libre à toi. Mais ne nous demande pas de te suivre, nous voyons que tu es perdu.

[align=center]10 contre-arguments pour résister à l’unionisme européen et tracer un chemin démocrate et républicain.[/align]

Trop souvent, les europhiles fonctionnent sur le registre de l’idéologie pour appuyer leur position. Concevoir un échec politique européen, ça serait admettre que les 40 dernières années ont été une succession de catastrophes de l’UE (sauf rares exceptions) dans les décisions des États membres. Boulets du chômage, de la stagnation économique et du détricotage des services publics et de la protection sociale des citoyens : l’esprit européen s’est fourvoyé dans le capitalisme mondialisé. Sous prétexte de préserver la paix, l’Union Européenne est en passe de créer l’enfer des peuples en imposant des règles du jeu sévères et injustes. Face aux 10 arguments les plus fréquents des europhiles, voici 10 réponses appropriées.

1 / « Une dévaluation de notre monnaie entraînerait la ruine du pays ! »
Non, la dévaluation due à une sortie de l’euro ne serait pas une catastrophe. Certes, le nouveau Franc basé dans les premières secondes sur la valeur de l’Euro serait vite dévalué (de 12 à 25%) mais cela permettrait de rembourser plus facilement nos dettes. C’est autant d’argent libéré pour financer les hôpitaux ou les écoles par exemple. À titre de rappel, le remboursement des intérêts de la dette est devenu la première dépense nationale. Ne serait-il pas temps de revenir à des emprunts auprès d’une Banque de France à taux zéro ? Voilà qui faciliterait les investissements sur le long terme !

2/ « L’effet sur notre balance commerciale déjà déficitaire serait catastrophique ! »
Non, l’effet sur notre balance commerciale déjà déficitaire ne serait pas aggravé. Au contraire, un Euro fort nous gêne dans nos exportations. Une monnaie plus faible permettrait d’avoir un choc de compétitivité et de relancer l’économie.

3/ « Oui, mais alors nous achèterions tout plus cher à l’importation ! »
Pour ce qui est des produits manufacturés, cela ne fait aucun doute. C’est pourtant l’un des meilleurs moyens de lancer des relocalisations en masse. Des produits fabriqués en France se vendraient à des prix préférables aux Français. Pour ce qui est de l’essence et les hydrocarbures en général, nous ne pourrions pas faire grand chose mais n’est-ce pas là une formidable opportunité d’accélérer la transition énergétique ? Le besoin créé la nécessité.

4/ « L’Union Européenne, c’est la paix. »
En 2012, l’argument de la paix est-il encore une raison pour partager aujourd’hui la gouvernance économique ?
La monnaie commune avec des règles fiscales différentes a, au contraire, installé un état de guerre économique permanent au sein des États membres.
Une uniformisation de la fiscalité dans l’UE n’est pourtant pas envisagée par les institutions européennes car cela permet de maintenir une fiscalité basse dans l’Union grâce à la concurrence entre les États. Les multinationales se gavent, les peuples en pâtissent. L’Europe d’aujourd’hui, c’est la guerre.

5/ « Nous avons besoin de grands ensembles pour survivre dans un espace mondialisé. »
La Corée du Sud, petit pays souverain, possède un niveau de vie occidental et parvient pourtant à gagner dans le jeu de la mondialisation. Ce contre-exemple illustre bien la non-nécessité de fusionner dans un ensemble plus vaste.

6/ « Une Europe fédérale serait la première puissance économique mondiale. »
La belle jambe ! Les États-Unis d’Amérique furent la première puissance économique mondiale également. Pouvons-nous envier leur système social ? Pouvons-nous envier leur système éducatif ne favorisant que les favorisés ? Pouvons-nous envier leur système de soins ? Pouvons-nous envier les inégalités importantes et croissantes qu’il y a dans ce pays ? Pouvons-nous envier leur système économique qui les a endettés jusqu’au cou ? Le saviez-vous : la France doit lever 30 milliards d’euros pour 66 millions d’habitants quand les USA doivent en lever 660 milliards pour 315 millions d’habitants (s’ils ne trouvent pas de solution au « mur budgétaire ») ? Tu parles d’une première puissance économique mondiale ! Bref, pendant longtemps nous n’avons pas été les premiers et on s’en portait très bien : la qualité de vie est quand même beaucoup plus importante.

7/ « Ne pas choisir le fédéralisme, c’est choisir le déclin. »
C’est le grand argument du moment qui fait peur aux foules. D’ici 2022, la France devrait passer du 5ème rang économique mondial au 12ème rang. Oh lala mon Dieu !
À y regarder de plus près, l’arnaque rhétorique nous jaillit vite en pleine face. Ce n’est pas d’autres pays membres de l’Union qui vont dépasser la France dans le classement : eux aussi reculent (et l’Union Européenne n’y est pas étrangère.) Pourquoi penser qu’une alliance de bras cassés néo-libéraux menée par des commissaires mondialistes voulant saigner le peuple changerait la donne ? Hormis la Chine, les valeurs montantes ne sont que des pays qui ont augmenté le niveau de vie de leurs classes moyennes et qui surtout disposent d’une réelle souveraineté !

8/ « Nous pourrions faire une Europe plus sociale. »
La CEE (l’ancêtre de l’Union Européenne) a été créée après la Seconde Guerre mondiale pour imposer le libéralisme américain sur le vieux continent. Jean Monnet, un soi-disant grand personnage français influent, a joué le rôle d’un anti de Gaulle en vendant la France à une pensée atlantiste et a ainsi créé la Commission Européenne, autrefois composée de 9 membres. C’est une institution non démocratique aux pouvoirs grandissants.
L’UE est faite par les puissants et pour les puissants. C’est un état de fait immuable. Cela favorise les lobbys. Plus un ensemble (fédéral) est grand, plus il s’éloigne du peuple (via des suffrages indirects) et plus cela profite aux élites mondialisées, multinationales et lobbies divers. Bien des exemples dans le monde permettent d’en attester.
Le seul moyen de défendre le social, est de donner le pouvoir au peuple : aucun grand ensemble ne le permet, les dynamiques propres à chaque peuple y sont trop diluées pour peser.

9/ « T’es qu’un petit con prétentieux qui pense tout savoir ! Les experts dans les médias disent que l’Europe, c’est bien ! »
[color=#111100][size=9]On touche du doigt le problème de l’indépendance de la presse. Bien souvent les médias sont possédés par de grands groupes industriels (donc mondialisés) qui profitent de la prospérité que leur apporte l’Union Européenne (prospérité qui profite surtout aux dirigeants.)

Ainsi, il ne faut pas s’étonner de voir qu’Edouard de Rothschild possède le journal Libération. Qu’importe si ce journal est censé être à gauche, du moment qu’il diffuse une idéologie européaniste qui lui profite : il aime cette Europe qui lui permet de faire cracher 14% de rente à ses fonds. Et toi, ton compte en banque, il te rapporte combien ? Les fameux experts dans les médias français sont une trentaine, s’échangent les émissions, ils sont partiaux et affirment tous la même chose depuis des années sans se remettre en cause. D’autres experts disent le contraire mais on ne les invite pas (ou alors à 7H00 du matin à la télévision un jour férié.)[/size][/color]

10/ « L’Europe et l’euro, c’est la préservation des emplois et la stabilité économique. »
[color=#111100][size=9]Pour ce qui est de la préservation des emplois, nous avons déjà démontré plus haut que nous serions mieux sans l’euro. En ce qui concerne la stabilité économique, jetez un œil à la Grèce, l’Espagne ou bien l’Italie. Allons plus loin encore en analysant les pratiques de la Banque Centrale Européenne et voyons à quel point elles ne profitent qu’aux plus riches. La BCE a (soi-disant) pour rôle premier de lutter contre l’inflation. Or, même si on n’a pas encore compris pourquoi, nous avons observé dans l’histoire qu’une légère inflation était corrélée avec la création d’emplois alors qu’une monnaie stable ou en déflation était au contraire synonyme de perte d’emplois. « Pourquoi ne pas laisser une légère inflation se mettre en place », nous direz-vous ? Si pour le citoyen moyen, un inflation de 0,2% ne lui fait perdre que très peu d’argent, il en va autrement pour les grosses fortunes. C’est également un problème pour l’Allemagne qui, avec sa population vieillissante ne veut pas voir ses fonds de pensions de retraite fondre comme neige au soleil (0,2% d’une très grosse somme, ça fait beaucoup.) La BCE a donc comme vraie mission de protéger les rentiers et non pas la monnaie. C’est dramatique.

Il ne s’agit pas de changer les dirigeants, le problème est structurel et inhérent à l’idée même de fédéralisme. Il ne s’agit pas non plus d’imaginer une Union Européenne plus sociale et démocratique car ceux qui la tiennent en main ne l’accepteront jamais.

L’UE est le problème, pas la solution.[/size][/color]

D’après la source RAGEMAG : http://ragemag.fr/10-bonnes-raisons-detre-eurosceptique/

Quelle argumentation minable.

Etant donné que je ne partage aucune des assertions attaquées par ce texte je n’ai rien à contre argumenter. Je note seulement la nullité des arguments employés et l’extrême manipulation qui consiste à exposer ici les arguments les plus grossiers des eurobéats en prétendant qu’il s’agit d’arguments partagés par tous ceux qui s’opposent à la sortie de l’UE.

Sandy, outre tes méthodes de » débats « caporalistes et contestables, tu as choisi la « construction » européenne et abandonné le progrès de l’émancipation sociale.


8/ « Nous pourrions faire une Europe plus sociale. »
La CEE (l’ancêtre de l’Union Européenne) a été créée après la Seconde Guerre mondiale pour imposer le libéralisme américain sur le vieux continent. Jean Monnet, un soi-disant grand personnage français influent, a joué le rôle d’un anti de Gaulle en vendant la France à une pensée atlantiste et a ainsi créé la Commission Européenne, autrefois composée de 9 membres. C’est une institution non démocratique aux pouvoirs grandissants.
L’UE est faite par les puissants et pour les puissants. C’est un état de fait immuable. Cela favorise les lobbys. Plus un ensemble (fédéral) est grand, plus il s’éloigne du peuple (via des suffrages indirects) et plus cela profite aux élites mondialisées, multinationales et lobbies divers. Bien des exemples dans le monde permettent d’en attester.
Le seul moyen de défendre le social, est de donner le pouvoir au peuple : aucun grand ensemble ne le permet, les dynamiques propres à chaque peuple y sont trop diluées pour peser.


Moins de modes de décisions intergouvernementales et plus d’UE unitaire, comme tu le prônes avec ta soit-disant solution ‹« Une Autre Europe Est Possible », c’est donner encore plus de poids aux organes les plus autocratiques et les plus influencés par les milieux patronaux que sont la Banque Centrale Européenne et la Commission européenne. Le rapport de forces avec des organes exécutifs éloignés du peuple ne peut plus jouer en présence de lobbys présents près des décideurs 7 jours /7 à Bruxelles, tandis qu’organiser des manifestations vers un exécutif lointain coûte beaucoup d’argent en frais de transport. S’engager où le peuple peut se mobiliser victorieusement est précieux pour garder le moral et engranger des résultats.