32 Sortir de l'Union Européenne

Il est pas mignon ?
Dans quelques années il va bouffer les cochons capitalistes qui gardent l’étable dans la ferme des veaux …

[align=center]
Grégor à sa naissance, l’instinct déjà.

[i]Taurus est mort, pleurez mes frères, les Seigneurs l’ont tué,
Ce que le monde a craint, le plus puissant, a perdu son sang.
Sa citadelle est ruines, son enfant sans espoir, vagabonde.
D’un mur défait, une pierre gît, sur ce nouveau monde.
Contre elle il aiguise son couteau, espérant du fond de son âme.
Il attend ses frères, ceux des tranchées, revenir dans les rangs.

De nombreux ne peuvent encore y croire, il est l’ infâme.
Dans la nuit sépia, à la lanterne, un fou va désorienté.
Moloch le regarde, narquois, vouloir aussi l’ acheté.

Vous les Seigneurs, dansiez sur mon désespoir,
Et riiez de votre nouvelle immortalité.
La place est vide, qu’ils espéraient naguère.

Alors admirez, comme ils raniment la guerre,
A cette flamme est chauffée ma lame,
En vous éventrant, je ressuscite l’ Histoire.[/i]

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« Poème retrouvé sur un National Bolchevique dans les ruines de Paris en 2067. Taurus fait référence à Staline et au char du même nom. Le mur est évidemment le mur de Berlin, et l’allusion du couteau est une allusion au chant SA (nationaux bolcheviques exécutés en 1934). Moloch est le nom d’un Dieu guerrier et fait référence au satellite. Le style est amphigourique et très pauvre. »

[align=right]Extrait de ‹ La Guerre d’Océania. ›
par Taï Si Tee,
Historien Officiel du Premier Empereur Jaune de La Nouvelle Ere. [/align]

[align=center]
Les chinois à Paris 2067 (comme quoi le film …)
[/align]

tout à fait pertinent frigouret, les problèmes que nous vivons existent depuis bien avant l’UE et ils existent dans des tas d’autres pays dans le reste du monde, c’est ce qu’on se tue à leur expliquer, mais bon l’idéologie …

d’une manière générale, à l’étendue d’un problème au delà de nos frontières on peut éliminer l’idée qu’il nous soit propre et il vaut mieux regarder du côté de ce que nous avons fait en commun ou d’identique entre tous ceux qui sont concernés pour en trouver l’origine

ce raisonnement logique vaut aussi pour la dimension temporelle, si ce problème existait avant un évènement, cet évènement ne peut objectivement pas être à l’origine du problème

mais pour l’UE il faut reconnaître que parfois certaines décisions sont appliquées bien des années plus tard le temps que tout soit réorganisé et que tout le monde se mette d’accord ( ex l’euro a été décidé en 1994 et il s’est appliqué en 2000, l’idée était certainement dans les têtes et les bureaux de certains depuis les années 1970 )

« Quand on veut analyser un phénomène, il faut tout d’abord l’isoler. En isolant celui-ci, nous voyons à quel point la douceâtrerie humanitaire est contigüe au sectarisme sanglant. J’en conclus qu’il faut éviter cette douceâtrerie, et que le meilleur moyen d’éviter 1793 sera toujours de s’opposer à 1789. »

[align=right]Maurras[/align]

Il suffit de remplacer douceatrerie par boboisme …


[b]FRANCE (avant le Benêtland) sous Giscard (X parlant chinois) et Barre (dont le manuel d’économie était la référence) avec un ministre de l’industrie lauréat de X, et non avocaillon …
1ère croissance économique devant le Japon
1ère progression du niveau de vie mondial

c’est la période intermédiaire, l’économie marchait, mais la politique se pourrissait après De Gaulle qui payait son électricité à l’Élisée.

Avec les sexialistes, la pourriture politique + la ruine, l’avénement du benêtland dépecé et ça a continué[/b]

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« Le juif plus intelligent ? Juste une évolution due à une longue pression environnementale … L’ arabe de banlieue devient débile ? Trop d’ assistanat de Maman Benêtland … Deux principes de base de l’ évolution, un lent, un ultra-rapide. »

[align=right]Dar Yéti Win[/align]

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« Dans la course au job, un jeune immigré tunisien, sur-motivé (il a traversé la méditerranée à la nage), sur-diplômé (il a continué les études n’ayant pas de boulot), intelligent (sélection génétique par des siècles de famine), est beaucoup moins dangereux qu’un vieux benêt souchien, stupide par pléonasme, à moitié invalide (dégénérescence par consanguinité et empoisonnement par les phytosanitaires), qui ne pense qu’au week-end, et chômeur je-m’en-foutiste car proche de la retraite. Les sexialistes veulent l’y pousser au plus vite ayant la certitude qu’il pourrait immanquablement prendre la place du jeune immigré. C’est le racisme méprisant castiste anti tunisien. De toute façon le boulot n’est pas un gâteau à se partager mais une source d’huile de ricin intarissable, les souchiens peuvent s’en dispenser. »

[align=right]Extrait de ‹ Les théories sexialistes pour les nuls ›
Editions Yéti…[/align]

Mais quand on passe ses journées à peindre des pièces métalliques sur une chaîne ou à planter des fraisier à grosse cadence ou à faire péter la béto comme un malade on s’en cague que la france soit la première économie du monde. La première économie du monde avec ma peau ! mais foutez-nous la paix avec ces phantasmes de schizophrènes. C’est vraiment une logique de guerre, les généraux se félicitent les soldats crèvent.
Il n’y a pas eu de fraternité, d’égalité ni de liberté ; je vais pas pleurer sur la dépouille de la nation.

Mais quand on passe ses journées à peindre des pièces métalliques sur une chaîne ou à planter des fraisier à grosse cadence ou à faire péter la béto comme un malade on s'en cague que la france soit la première économie du monde. La première économie du monde avec ma peau ! mais foutez-nous la paix avec ces phantasmes de schizophrènes. C'est vraiment une logique de guerre, les généraux se félicitent les soldats crèvent. Il n'y a pas eu de fraternité, d'égalité ni de liberté ; je vais pas pleurer sur la dépouille de la nation.
Mes parents avaient payé leur terrain 7 francs le m2 à Annecy Le Vieux .... 1964

Quand je suis arrivé à Grenoble en 92 une belle villa valait 1,3 million de francs, une cartouche de colle néoprène 4 francs

Maintenant pour le même prix on achète 10cm2, un T2, 1/10 de cartouche.

La Nation est le dernier verrou à faire sauter pour les Seigneurs Capitalistes, La zone la plus grande POSSIBLE D’ENTRAIDE et de combat (Marx le savait et espérait des syndicats internationaux contre la mondialisation sans beaucoup d’illusion)

C’est pour ça que l’extrême gauche est un idiot utile.
Le seul qui l’a dit un peu c’était Marchais.
Ceux qui l’ont toujours su étaient les syndicalistes révolutionnaires (Sorel, Berth etc …).

Les capitalistes sont très malins sinon ils ne seraient pas les maîtres …

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« Nous avons la malchance de ne pas posséder la bonne religion. Pourquoi n’ avons nous pas la religion des Japonais, pour qui se sacrifier à la Patrie est le bien suprême ? La religion musulmane aussi serait bien plus appropriée que la christianisme, avec sa tolérance amollissante. Ah ! Si les arabes n’ avaient pas été battus à Poitiers ! »
Alors Adolf Hitler explique à Albert Speer qu’ il aurait bien vu les germains convertis à l’ Islam conquérir un empire musulman mondial au moyen-âge.

Il n’y avait pas de nation, ni de zone d’entraide , ni d’identité , au sens du projet politique,et c’est pour ça que le système s’est écroulé comme une merde .

Il n'y avait pas de nation, ni de zone d'entraide , ni d'identité , au sens du projet politique,et c'est pour ça que le système s'est écroulé comme une merde .
non le système ne s'est absolument pas écroulé, il est plus fort, il a vaincu le danger communiste, en Europe il a nomadisé les peuples et les a pas mal divisés et une démocratie très "molle" lui suffit pour éviter une révolution, ce qui est une preuve de sa très grande maitrise, il en a sous le pied ... la gouvernance mondiale semble son objectif, les nations des hôtels, Jérusalem capital suivant Attali ...

les subprimes sont juste un « Panama » bis, la crise est le mode de fonctionnement habituel du capitalisme, indispensable au pressurage.

L’Histoire fait la politique, pas le contraire, pour ça Marx a surement raison.

L’Amérique semble plutôt se désintéresser du moyen orient, pourtant avec les turcs voulant dézinguer les kurdes alliés aux alaouites, les chiites et les russes contre les sunnites, les juifs contre tt le monde, les barbus contre les laïques ya du potentiel inexploité …

Personnellement je pense que le prochain événement important sera la découverte de l’immortalité, qui va exacerbé l’inégalité ou la surpopulation …
Je vois mal comment ça ne pourrait pas ajouter de l’huile sur le feu.

La paix n’est pas due à l’UE mais à l’équilibre de la terreur, il y a aussi du potentiel scientifique pour que cela change, graser par ex (laser atomique, une idée russe, Lev Rivlin, dans les années 80 les américains ont cru que les russes l’avait trouvé, ce qui leur a foutu une très grosse trouille, j’avais un prof qui travaillait à la défense benête …).

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« Le graser sera au laser ce que la bombe atomique fût à la poudre noire. »

[align=right]Dct. D. Cassidy[/align]

“Le vrai laser gamma est le grand rêve des militaires.”

[align=right]Eugene Tkalya Moscow State University [/align]
[align=center]

on va trouvé, on va trouvé …

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[align=center]Blague pour qui a lu Asimov[/align]

« Est ce que le positronium permettra de fabriquer un robot qui retrouve mes clés de voiture quand je les ai perdues ? » demande le benêt.
_« Non », répond le chercheur impérial, « mais il permet de fabriquer un graser qui vaporisera ta voiture de manière à ce que tu n’ais plus besoin de chercher tes clés. »


[align=center]Tocqueville sur le Vox Populi, Vox Dei

Les pucerons de Nietzsche, abrutis par Xfactor sur leurs écrans plasma chéris.
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« Je veux imaginer sous quels traits nouveaux le despotisme pourrait se produire dans le monde ; je vois une foule innombrable d’hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils remplissent leur âme. Chacun d’eux, retiré à l’écart, est comme étranger à la destinée de tous les autres : ses enfants et ses amis particuliers forment pour lui toute l’espèce humaine ; quant aux restant de ses concitoyens, il est à côté d’eux, mais il ne les voit pas ; il les touche mais ne les sent point ; il n’existe qu’en lui-même et pour lui seul, et, s’il lui reste encore une famille, on peut dire du moins qu’il n’a plus de patrie.
Au-dessus de ceux-là s’élève un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d’assurer leurs jouissances et de veiller sur leur sort. Il est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l’âge viril ; mais il ne cherche, au contraire, qu’à les fixer irrévocablement dans l’enfance ; il aime que les citoyens se réjouissent, pourvu qu’ils ne songent qu’à se réjouir. Il travaille volontiers à leur bonheur ; mais il veut en être l’unique agent et le seul arbitre ; il pourvoit à leur sécurité, prévoit et assure leurs besoins, facilite leur plaisirs, conduit leurs principales affaires, dirige leur industrie, règle leurs successions, divise leurs héritages ; que ne peut-il leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre ? C’est ainsi que tous les jours, il rend moins utile et plus rare l’usage du libre-arbitre. […]
Après avoir pris ainsi tour à tour dans ses mains chaque individu ; et l’avoir pétri à sa guise, le souverain étend ses bras sur la société tout entière ; il en couvre la surface d’un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes, à travers lesquelles les esprits les plus originaux et les âmes les plus vigoureuses ne sauraient se faire jour pour dépasser la foule (lois qui imposent l’égalité des conditions, on peut penser aussi à des discriminations positives) ; il ne brise pas les volontés, mais il les amollit, les plie et les dirige ; il force rarement d’agir, mais il s’oppose sans cesse à ce qu’on agisse ; il ne détruit point, il empêche de naître ; il ne tyrannise point, il gêne, il comprime, il énerve, il éteint, il hébète, et il réduit enfin chaque nation à n’être plus qu’un troupeau d’animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger. J’ai toujours cru que cette sorte de servitude, réglée, douce et paisible, dont je viens de faire le tableau, pourrait se combiner mieux qu’on l’imagine avec quelques-unes des formes extérieures de la liberté, et qu’il ne lui serait pas impossible de s’établir à l’ombre même de la souveraineté du peuple. »

« Comme ils sont encore forts voisins de la pauvreté, ils voient de près ses rigueurs, et ils les redoutent ; entre elle et eux, il n’y a rien qu’un petit patrimoine sur lequel ils fixent aussitôt leurs craintes et leurs espérances. A chaque instant, ils s’y intéressent davantage par les soucis constants qu’il leur donne, et ils s’y attachant par les efforts journaliers qu’ils font pour l’augmenter. L’idée d’en céder la moindre partie leur est insupportable, et ils considèrent sa perte entière comme le dernier des malheurs. Or c’est le nombre de ces petits propriétaires ardents et inquiets que l’égalité des conditions accroît sans cesse. Ainsi, dans les sociétés démocratiques, la majorité des citoyens ne voit pas clairement ce qu’elle pourrait gagner à une révolution, et elle sent à chaque instant, et de mille manières, ce qu’elle pourrait y perdre ».

« Lorsqu’un homme ou un parti souffre d’une injustice aux États-Unis, à qui voulez-vous qu’il s’adresse ? A l’opinion publique ? C’est elle qui forme la majorité. Au corps législatif ? Il représente la majorité et lui obéit aveuglément. Au pouvoir exécutif ? Il est nommé par la majorité et lui sert d’instrument passif. A la force publique ? La force publique n’est autre chose que la majorité sous les armes. Au jury ? Le jury, c’est la majorité revêtue du droit de prononcer des arrêts : les juges eux-mêmes, dans certains États, sont élus par la majorité. Quelque inique ou déraisonnable que soit la mesure qui vous frappe, il faut vous y soumettre […] Cette même égalité qui rend l’individu indépendant de chacun de ses concitoyens en particulier, le livre isolé et sans défense à l’action du plus grand nombre. Les Français veulent l’égalité, et quand ils ne le trouvent pas dans la liberté, ils la souhaitent dans l’esclavage. »


[align=center]Annexe[/align]

Pour monter un peu le niveau de ce forum lotocratique je donne la formule simplifiée de la puissance d’un graser au positronium (condensat Bose Einstein comme chacun sait, théorisé il y a 90 ans … Bose était hindou, pas con l’hindou …)

[align=center][/align]

De tête on peut calculer qu’une expansion de 3 mm de rayon d’une boule de plasma de 200 µm, fournit une énergie de 5 GJ soit 1 tonne de TNT.

[align=center]le super atome ps-2
(a ne pas confondre avec la verroterie pour benêt du même nom)
[/align]

Je veux parler du système national, tant regretté par nombre de contributeurs ici. C’est juste pour dire que les discours visant à prétendre que avant la perte de la création monétaire ,par exemple, tout ça roulait au petit poil. C’est juste pour faire remarquer que un système qui à été si peu défendu ne mérite pas une telle nostalgie. C’est juste pour poser la question de savoir si les déviances de l’UE n’étaient pas déjà en germe dans le système national.
Est il si étonnant qu’une société si peu démocratique, la france, ne se soit pas soulevée pour défendre un modèle qui avait si longtemps privé le peuple de l’exercice de ses droits ?

Le communisme , fascisme et nazisme compris, que tu présentes comme une résistance des nations à un projet de domination globale ont au contraire participé à la construction d’une forme social d’où la démocratie à été évincée.

Je veux parler du système national, tant regretté par nombre de contributeurs ici. C'est juste pour dire que les discours visant à prétendre que avant la perte de la création monétaire ,par exemple, tout ça roulait au petit poil. C'est juste pour faire remarquer que un système qui à été si peu défendu ne mérite pas une telle nostalgie. C'est juste pour poser la question de savoir si les déviances de l'UE n'étaient pas déjà en germe dans le système national. Est il si étonnant qu'une société si peu démocratique, la france, ne se soit pas soulevée pour défendre un modèle qui avait si longtemps privé le peuple de l'exercice de ses droits ?

Le communisme , fascisme et nazisme compris, que tu présentes comme une résistance des nations à un projet de domination globale ont au contraire participé à la construction d’une forme social d’où la démocratie à été évincée.


C’est justement « le coup d’Etat permanent » de De Gaulle qui fût meilleur que la démocratie de la 4ième. Quand Mitterrand faisait guillotiné 25 fln pour sa propagande, De Gaulle a banané les pieds noirs avec « je vous ai compris » et a fait massacré les harkis par le fln, alors que la guerre militairement était gagnée et qu’il aurait pu facilement mettre une clique de harkis+paras à la tête de l’Algérie (les 120000 harkis étaient 4 fois plus nombreux et au top militaire, encadrés par les paras ils auraient été indéboulonnables, en plus 40% des musulmans étaient pour la France …) mais ça coutait trop de pognon (la colonisation fût la ruine et aurait fallu soutenir financièrement le régime, un peu comme Poutine en Tchétchénie).
La décolonisation de De Gaulle fût « relativement » démocratique mais son référendum sur l’ « autodétermination » un enfumage, les gens n’avaient pas compris « indépendance + exil + massacre » …
72% de non à Alger, De Gaulle à imposer sa solution à la population européenne … qui en plus n’avait pas vraiment compris « valise » … sinon ça aurait été 100% …

le « non » est recommandé par les communistes , les radicaux, l’extrême droite et les partisans de l’Algérie française de Soustelle.

De Gaulle a eu ses essais de la bombinette et le robinet du pétrole (qui valait pas grand chose à l’époque), l’essentiel. Le Sidi Brahim il s’en branlait …

[align=center]
Le souchien paye la méchante colonisation …
pour 300 familles de pieds noirs riches sur 1,2 million
[/align]

"Là végètent des populations qui, doublant tous les 35 ans, sur une terre en grande partie inculte et dépourvue de mines, d’usines, de sources puissantes d’énergie, sont, pour les trois quarts, plongées dans une misère qui est comme leur nature. Il s’agit que les Algériens aient de quoi vivre en travaillant, que leurs élites se dégagent et se forment, que leur sol et leur sous-sol produisent bien plus et bien mieux. Cela implique un vaste effort de mise en valeur économique et de développement social. Or, cet effort est en cours.
En l959, la France aura dépensé en Algérie, pour ne parler que des investissements publics et des frais de gestion civile, environ 200 milliards. Elle en dépensera davantage durant chacune des prochaines années à mesure que se réalisera le plan de Constantine. Depuis dix mois, une centaine d’usines ont demandé à s’installer. 8000 hectares de bonnes terres sont en voie d’attribution à des cultivateurs musulmans. 50 000 Algériens de plus travaillent dans la métropole. Le nombre de Musulmans occupant des emplois publics s’est augmenté de 5 000. A l’actuelle rentrée, les écoles reçoivent 860 000 enfants, au lieu de 700 000 lors de la rentrée précédente et de 560 000 l’année d’avant. Dans six semaines, le pétrole d’Hassi-Messaoud arrivera sur la côte, à Bougie. "

[align=right]De Gaulle 59[/align]

http://www.charles-de-gaulle.org/pages/l-homme/accueil/discours/le-president-de-la-cinquieme-republique-1958-1969/discours-sur-l-autodetermination-de-l-algerie-16-septembre-1959.php

[align=center]
c’est pas de la belle propagande ?

[/align]

Flamby ne s’y serait pas essayé … déjà que le référendum européen sur le budget il ose pas !

L’Algérie coutait 1 milliards de francs rien que pour le service d’ordre, sans compter les écoles, ponts administrations etc … De Gaulle savait qu’il fallait mettre ce pognon en France dans l’industrie. Il était nationaliste pas bobo colonialiste pour le soi-disant bien être des petits nègres des races inférieures, et en réalité pour la clique capitaliste, un égoïsme national … au delà de la propagande radical sexialiste de « l’Empire Français » à la con.

C’est la position des « royalistes » (le Roi ne vole pas son peuple), de Tocqueville (voir ci dessus), Maurras
L’égalitarisme est l’utopie qui conduit à la cata, c’est génétique pas viable sauf chez la fourmi.

« Le régime démocratique est de tous celui qui demande le plus de vertu et c’est celui qui développe le plus de tentations » Maurras

« Il faut mettre de l’égalité en certains objets. Il ne faut pas en mettre en tout. Voilà l’essentiel de notre doctrine. » Maurras

Dans la justice, l’éducation etc … pas dans le décisionnel politique sinon les capitalistes sont rois

Et actuellement le système est en place et ultra puissant puisque 25% de chômage ne le font pas bouger d’un iota pour le moment, et ya du super enfumage des mathématiques financières

Enfin c’est pas sérieux de refaire l’histoire, au tirage au sort comme tu dis on aurait sûrement pas eu une politique coloniale, ou bien peut être que dans le cadre d’une démocratie fédérale les cantons africains auraient voté la sécession tout simplement. Bref conjectures inutiles à mon sens car je ne me sens pas le devoir de porter une histoire collective dont on m’evince.

Et badaboum on repart sur le thème de la monarchie. Choisissez vous un roi dans votre village si ça vous chante après tout.

au tirage au sort comme tu dis on aurait sûrement pas eu une politique coloniale.
Vu que le paysan français payait pour ces conneries radicales sexialistes ... à condition que l'on ne l'embobine pas ... car un des arguments qui a convaincu les "orléanistes" au début, fût "ça va rapporter !" et [b]ça été la ruine, comme l' immigration dans l'autre sens ...[/b]

Le peuple n’a rien d’omniscient. Seuls les capitalistes et la caste savait que s’était une arnaque. Et après les nationalistes ont pris le relai … pour le prestige, mais Lyautey par ex s’appuyait sur le Calife au Maroc, et ne voulait pas changer leur mentalité au nom du Boboïsme, moins con … mais ça servait qd même qu’a foutre du pognon en l’air, pour la soi-disant « éducation des petits nègres inférieurs » au nom du Grand Boboïsme. et pour la concession des phosphates du copain de la caste.

faut regarder les vidéos de Villemin « début de la colonisation », il résume l’arnaque des Ferry.

PAS D’EGALITE EN TOUT

Le tirage au sort est théoriquement bien (j’en avais eu l’idée gamin sans savoir que ça avait existé) mais le modèle suisse est plus facile à défendre vu l’exemplarité

"Le peuple de l’EuroReich pourra interpeller le Grand Conseil. Si 100000 citoyens, non proscrits, ont la volonté d’une loi, des Jurés de Trente seront tirés au sort dans chaque Gau de l’Empire. Après une délibération publique, d’un an maximum, ou chaque juré aura libre choix d’ auditionner experts et citoyens sur réquisition, les voix nominatives pour ou contre seront comptés. Les jurés seront scannerisés et tout corrompu sera écartelé. Si la volonté des Trentes est pour la nouvelle loi, le Grand Conseil se réserve le droit d’en appeler à tout le Peuple de l’EuroReich pour qu’il tranche à son tour. En dernier ressort le Führer sait. Par la volonté du Peuple du Reich ! "

[align=right]Feric Jaggar[/align]

[align=center][/align]

« Le Canard enchaîné a révélé que la collabeurette Yamina Benguigui (spécialisée dans les navets ou le souchien se convertit à l’Islam) avait fait un caprice et exigé un Falcon 900 privé pour aller au Congo. 140k€ pour le contribuabenêt … Troisième couac autour du Sommet de la francophonie, après l’affaire de la coiffeuse personnelle présente 24/24 à ses côtés aux frais de la princesse benête, et après l’humiliation qu’elle a infligé à Flamby Normal 0 face à Kabila. Alain Joyandet avait été viré pour son tour en jet, mais évidemment ce n’est pas une collabeurette du fantasme sexialiste, de la race supérieure des colons. »

[align=right]Revue ‹ News of Benettland › 10/2012[/align]

[align=center][/align]

« Celui qui rame dans le sens du courant fait rire les crocodiles… »

[align=right]proverbe africain[/align]

Pour la cacahuète de base le transfert de souveraineté vers l’UE n’a pas été un traumatisme. Toujours sous le joug de lois qu’il n’a pas voté, toujours utilisant une monnaie qu’il ne contrôle pas, toujours passif. Les partis qui dénoncent l’UE font l’économie de l’analyse du pouvoir. Ces partis prétendent vouloir revenir à une situatuion antérieure, mais en oubliant que le vers était déjà dans le fruit.
Seguin dans son discours sur l’exception d’irrecevabilité propose un argumentaire théorique que je trouvé assez bon, mais qui pourrait aussi bien s’appliquer contre l’état français dans ses rapports avec les collectivités territoriales, et que les citoyens pourraient brandir à leur tour contre leurs municipalités.
Pour moi l’enjeu de la sortie de l’UE consiste en une réfutation du concept de souveraineté nationale , qui marginalse le peuple, au profit de l’affirmation de la souveraineté populaire qui pour un exercice efficient de sa pratique à besoin de transformer l’idée et les pratiques du concept de nation tel que l’on nous le présente depuis 1789.

Ben c’était la stratégie de l’EuroReich, éclater la nation comme une noix de coco entre Europe et régions (eurorégions)

Ecosse, Catalogne, Corse, Savoie etc … (mon père avait milité pour la Région Savoie, « Entre la Savoie et l’Europe, Paris est juste un parasite » et en général ces mouvements ETAIENT plutôt européens, « l’ennemi de mon ennemi … »)

Mais à mon avis les européistes doivent se dire qu’il y a maintenant aussi un risque de nationalisme … car plus payer pour la région d’à coté ça veut dire plus payer pour le pays d’à coté … et plus pour Bruxelle.

L’Italie a fait la démonstration que les régionalistes sont à droite … (Ligue du Nord),la Belgique aussi etc …

D’ailleurs c’est pour ça que l’essence égoïste de la vraie anarchie est à droite.

De toute façon tirage au sort, Europe, etc … ne donne aucune vision politique, que de la gestion administrative ou économique.

[align=center]
Les Gaue de l’EuroReich (la Teutonie prééminente)

[/align]

« J’ai proposé pour les élections eurobenêtéennes à la proportionnelle sur listes, qu’ une soit constituée par nos soins uniquement avec des cochons, une des dindes (parité), une des vautours, et une dernière des chèvres (parité). Par curiosité j’aurais aimé savoir qui allait gagner. Mais les Seigneurs Capitalistes m’ont dit que c’était encore un peu tôt, qu’il faudra attendre quelques années supplémentaires de benêtisation Xfactorique dans l’EuroReich, mais qu’ ils retenaient l’ idée pour une Grande Démocratie EuroFédérale. »

[align=right]Le Comte du Concours de la Caste.[/align]

[align=center]
Gau de Savoie
(« Eurorégion Savoie » en langue benête)
[/align]

« Le singe a beau avoir quatre pattes, il ne peut emprunter deux chemins à la fois. »

[align=right]proverbe bambara à propos de Eurorégionalisme[/align]

Non, ça c’est une subsidiarité définie par le haut. Dans l’optique inverse une hypothétique organisation continentale est entièrement soumise et restreinte dans ses objectifs et dans ses compétences .
Mais c’est encore le principe politique qui prime , une fédération peut se révéler parfaitement despotique si elle ne pose pas l’impératif de souveraineté populaire dans tous les étages de sa construction.

je doute que l’EuroReich veule un système anarchiste … et que le troupeau de veaux l’imposera, ça n’en prend pas vraiment le chemin … il est nourri et ya Xfactor.

De toute façon ce qui leurs importe c’est de régir l’économie, marché unique dit loi unique économique, monnaie unique etc … Sur le mariage gay on pourra laisser la subsidiarité par le bas jusqu’au niveau pâté de maisons …
Du régionalisme light, l’EuroReich peut s’en accommoder, l’écologisme ça fait consommer, une diarrhée réglementaire précautionneuse … parfait … (de la gentille gouvernance à la Tocqueville)

Quand à l’armée c’est l’OTAN, même pour les gays tirés au sort

Non ce n’est pas « le principe politique » qui prime, c’est « l’objectif politique ». Mais en général on l’explique pas au benêt, sauf sur le mariage gay. Et la Caste du Benêtland n’a comme objectif que juste se faire virer le moins vite possible en obéissant aux Seigneurs Capitalistes; le plus discrètement possible. « Je vous protège petits benêts ! » disent les tarzans de la tété, Flamby ou le nain bleu. De toute façon un veau ça veut rien (il va meugler « la meilleure des étables »).

Le dernier à faire de la politique fut De Gaulle. Les russes, les américains, les chinois, les qataris (à leur niveau) font de la politique pas les benêts …on est une province gallo-américaine de peu d’importance, il faut juste l’abatardiser et la dépecer pour une bonne domination impériale. De Gaulle disait à Pinet « Les américains nous volent et en plus il faut les payer ! » et le Dieu de la Francisque « Les benêts ne le savent pas, mais nous sommes en guerre contre l’Amérique ».

C’est que les politiciens benêts parlent que de mariage gay ou congés scolaires, et pour finir les benêts ne savent plus qu’existe la politique et d’ailleurs les veaux s’en foutent tant que le caddie roule.

Alors soit le caddie continue à rouler bon an mal an, avec le reste (fédéralisme, grand repeuplement, abrutissement Xfactor, dépeçage etc …) soit il s’arrête car l’Histoire, un Faust, un Frankenstein, aura foutu un coup de pied dedans.

Et la politique commence.

[align=center][/align]

« « L’ordre humain ressemble au Cosmos en ceci, que de temps en temps, pour renaître à neuf, il lui faut plonger dans la flamme. » écrivait Ernst Jünger. Le benêt, lui, fût en plus trempé à chaud dans sa pisse, il fallait bien ça, vu son ramollissement. »

[align=right]Feric Jaggar[/align]

A voir. Et somme toute je ne désespére pas que les peuples préfèrent le projet de proudhon à frankenstein.
Les objectifs politiques sont les chimères des puissants, nous les cacahuètes n’avons que des principes dont le principale est que l’on nous foutent la paix en combattant les objectifs chimeriques des puissants.

[align=center]La Confédération européenne des syndicats: un lobby voué à la collaboration[/align]
Publié par Alencontre le 17 - octobre - 2012 http://alencontre.org/europe/confederation-europeenne-des-syndicats-un-lobby-voue-a-la-collaboration.html

Par Pascal Morsu

On sait que la journée du 9 octobre 2012 « en défense de l’industrie » a eu pour origine une initiative des fédérations industrielles de la CES [Confédération européenne des syndicats]. Alors que le discours sur « l’Europe sociale » dans le cadre de l’Union européenne apparaît de plus en plus comme une pure chimère, il n’est pas inutile de se pencher sur la nature et la place de cette organisation.

Aux origines

Comprendre la place de la CES nécessite de revenir aux fractures de la guerre froide.
En 1945, la Fédération syndicale mondiale (FSM) est constituée. La CGT française est alors une de ses principales organisations membres. Cette « internationale syndicale », basée à Prague, endosse l’ensemble des positions prises par Moscou – par exemple sur la question yougoslave en 1948 [rupture avec l’URSS]. Bref, la FSM est rapidement devenue l’une des branches de l’appareil stalinien international.
Face à elle, l’impérialisme US suscite, dès 1947, la constitution de la Confédération des syndicats libres (CISL) qui regroupe rapidement la majorité des syndicats de traditions social-démocrate (en France: Force ouvrière) et libérale (par exemple le syndicat américain AFL – Amercan Federation of Labor). Cette CISL adopte rapidement une orientation de type pro-capitaliste pimentée par un anticommunisme [qui n’équivaut pas à un antistalinisme] virulent.
Enfin, demeurait la Confédération internationale des syndicats chrétiens, fondée en 1920, et dont l’intitulé résume l’orientation. Il faut savoir que si en France, le « syndicalisme » d’obédience cléricale est longtemps resté faible, il existe des pays où sa puissance est significative (Belgique, Italie,…).

Du traité de Rome aux années 1970

En 1957, est signé le Traité de Rome qui ouvre le processus menant à l’actuelle Union européenne. Ce traité ne fait aucune référence au moindre droit social. Seul un Conseil économique et social aux recommandations facultatives fut mis en place. On ne trouve trace à cette époque d’aucune initiative communautaire en matière de salaires, de conditions de travail, de droit de grève, etc. Ce n’est donc pas sans raison que la CEE, l’UE sont souvent caractérisées comme « des constructions libérales ». En fait l’idée sous-jacente à ce traité, c’est de donner la primauté « à l’économie », aux exigences capitalistes – étant entendu que de ce processus miraculeux découlerait un nouveau « modèle social ».
En tout cas, cette année-là, la CISL met en place un Secrétariat syndical européen (SSE) regroupant ses organisations de l’Europe des Six. Parallèlement, côté « chrétien », est constituée une organisation équivalente.
Le SSE va se borner à faire ce pour quoi il a été créé, à savoir « représenter » ses adhérents au sein des diverses instances qui se mettent en place progressivement. Il est évidemment hors de question de remettre en cause les institutions de la CEE, le traité de Rome (on a pourtant vu qu’il y avait matière !). On n’a pas non plus souvenir de la moindre activité de soutien aux travailleurs de l’Est européen en lutte contre le stalinisme.
En fait, les organisations syndicales « européennes » n’ont été constituées que pour combler le vide qui aurait existé sans cela au niveau « communautaire ». L’essentiel de leur activité consiste à participer aux divers groupes de travail qui se multiplient à Bruxelles, même si le poids du monde syndical demeure marginal. Ce qu’écrit Anne-Catherine Wagner, auteure d’un ouvrage sur la question, est indiscutable: « Le syndicalisme européen est indéniablement pour l’instant un syndicalisme de représentation, d’expertise et de négociation en haut niveau plutôt qu’un syndicalisme de mobilisation. C’est surtout dans les institutions européennes qu’il est présent et actif, même s’il commence à exister dans la rue ou dans les entreprises. »[1]
En clair, la CES est ce qu’on appelle un lobby. Il semble d’ailleurs que le maître mot lors de ces réunions soit la recherche de « consensus communautaire », ce qui est l’objectif central de ce type d’organisation.

Un regroupement délimité

La CES est constituée en 1973, à partir du SSE et des « syndicats » chrétiens. Les statuts de la nouvelle organisation stipulent que « la Confédération Européenne des Syndicats a plus particulièrement pour mandat d’agir […] dans le cadre du processus d’intégration européenne. » Il était donc attendu des organisations membres un soutien absolu au processus de « construction européenne » et aux partis – quelle que soit leur nature – qui s’inscrivaient dans ce projet, à une époque où de nombreuses organisations rejetaient encore la CEE (le TUC britannique, la CGT française, etc.).
En fait, la CES fut l’un des véhicules permettant le rapprochement des organisations syndicales authentiques de type réformiste – notamment celles liées à la social-démocratie – avec celles de type « chrétien social » sous l’égide de la « construction européenne ». L’organisation s’inscrivait pleinement dans le camp dit « atlantiste »[2], dans le cadre des accords de Yalta [février 1945] dont le symbole était la partition de l’Allemagne. En clair, il s’agissait de faire évoluer à droite le centre de gravité du mouvement ouvrier européen. On ne sera donc pas surpris des constatations que fait à ce propos Jean-Marie Pernot: « La CES dépassait les frontières idéologiques du syndicalisme international en regroupant dans la même organisation syndicats laïques, socialistes ou sociaux-démocrates, et syndicats chrétiens européens. […] Le centre de gravité idéologique de cet ensemble s’accordait assez bien avec le keynésianisme ordinaire des élites technocratiques et politiques de l’Europe jusqu’aux années 1980. »[3]
Exemple significatif: en Italie, sous couvert d’« eurocommunisme », le PCI (Parti communiste italien) se lança durant la décennie 1970 dans une collaboration étroite avec le régime démocrate-chrétien. Sur le plan syndical, cela aboutit à ce que le syndicat contrôlé par le PCI, la CGIL, accepte la reconnaissance de la CEE. Résultat: « En juillet 1974, la demande d’affiliation de la CGIL pourtant d’obédience communiste, à la CES sera acceptée contrairement à celle de la CGT. La première plaidait en effet à ce moment-là en faveur d’une rénovation démocratique du syndicalisme. De plus ses attaches au PCI s’inscrivaient dans le contexte du « compromis historique » qui liait le parti à la démocratie chrétienne italienne. La CES estimait en revanche que les positions de la CGT étaient de facto opposées au rapprochement entre les États européens et à la construction européenne. »[4]
Tout ceci n’a pas empêché le renforcement progressif de l’organisation. Elle compte aujourd’hui 85 organisations membres, la quasi-totalité des syndicats existant dans les pays membres de l’UE.

Les années Delors (1985-1994) – Maastricht

En ce qui concerne le sujet de cet article, on peut passer rapidement sur les années 1970. Il faut par contre insister sur les processus initiés par Jacques Delors à partir de son arrivée à Bruxelles. Celui-ci restera dans l’Histoire comme l’homme politique qui « relança » la « construction européenne » dans les années 1980.
Mais on sait moins que Delors fut conseiller de la CFDT avant de devenir celui du premier ministre gaulliste Chaban-Delmas (1969-72) et, à ce titre, l’inventeur des fameux « contrats de progrès » qui visaient (déjà!) à associer les syndicats à la gestion des entreprises, à avancer dans la voie de l’intégration. C’est un pionnier de l’association Capital-Travail qui présida la commission européenne à partir de 1985.
Très rapidement, donc, Delors va réactiver le « dialogue social européen » en lançant les entretiens dits de Val-Duchesse (1985). On peut considérer que l’aboutissement de ces travaux est le (peu connu) protocole social annexé au traité de Maastricht. Ce protocole stipule notamment qu’un accord signé par l’UNICE [5] et la CES (seul représentant habilité des salariés) prend force de directive européenne.
Le tournant est décisif. Désormais, la CES n’est plus seulement un groupe d’influence propulsé par des syndicats nationaux très divers. Le secrétaire général adjoint d’alors de la Confédération ne s’en cachait pas, expliquant que le traité avait permis à la CES de passer « du stade de lobby à celui d’acteur »… Grâce à ce texte, les prétendus « partenaires sociaux » peuvent eux-mêmes écrire les directives européennes.
Dans ce contexte, la CES se transforme peu à peu en complément de la « DG V »[6], se glorifiant d’avancées purement formelles alors que ces années ont été celles du « détricotage » progressif des acquis des travailleurs d’Europe, la « construction européenne » s’inscrivant intégralement dans le cadre de la « mondialisation libérale » entamée en 1979. Par contre, encore une fois, le bilan de l’« Europe sociale » est des plus maigres – il suffit de constater l’absence du moindre droit de grève européen.

Depuis Maastricht

Il serait trop long de revenir sur l’ensemble des épisodes qui ont rythmé l’Union européenne durant ces années. Il est cependant certain que du point de vue du Capital, le bilan de Delors est loin d’être nul – d’où son aura actuelle. A partir de l’Acte Unique (1986) s’ouvre une période où la CEE puis l’UE vont avoir un rôle décisif dans l’offensive menée contre les classes ouvrières des pays membres. Au nom de la liberté de circulation des capitaux et des marchandises (voire des travailleurs), les conditions d’un gigantesque dumping social se sont mises en place. Tout ceci a été complété par une politique de déréglementation, de rigueur budgétaire à partir du traité de Maastricht (1992), qui a abouti à l’austérité salariale généralisée.
Enfin, comment oublier les diverses directives européennes contre les services publics (postes, transports…) et les fonctionnaires? Mais, comme l’écrit l’ancien président de la CES lui-même, ce bilan est aussi celui de la confédération: « La chute du mur de Berlin en 1989 a ouvert la porte toute grande à la mondialisation et à la pensée unique qui va de plus en plus aiguiser l’attitude du patronat de moins en moins enclin à faire des concessions. L’UNICE a pesé de tout sno poids, imposant les vues d’un patronat pur et dur. La CES de par un rapport de forces de moins en moins équilibré a souscrit des accords, des compromis contestés qui permettent de ramasser quelques petites satisfactions pour le congé parental, le temps partiel, le contrat à durée déterminée – mais qui s’inscrivent dans un système libéral dominé par le capital, guidé exclusivement par le profit et invoquant constamment la compétitivité. »[7]
Ajoutons simplement que les dirigeants de la CES furent évidemment étroitement associés à l’élaboration du Traité constitutionnel européen (TCE) par le biais du Conseil économique et social. Logiquement, Giscard d’Estaing, qui dirigeait l’élaboration du TCE, fut invité à faire le service après-vente de ses travaux lors du congrès d’Athènes (2003) de la CES. Et comme on s’en doute, tout se passa fort civilement.
Enfin, la CES a vu son rôle renforcé depuis 2000. En effet, le Comité permanent de l’emploi a été remplacé par un « Sommet social tripartite » – UE-patronat-CES –, véritable sommet de la pyramide qui ordonne la politique « sociale » de l’Union. L’objectif avoué est « d’assurer une participation efficace des partenaires sociaux à la mise en œuvre des politiques économiques et sociales de l’Union. »[8]
Il s’agit bien d’associer les organisations syndicales, par le biais de la CES, à la mise en œuvre de la politique de dérégulation orchestrée par Barroso & Co.

En France…

Dans le cas français, le correspondant privilégié de la CES fut historiquement FO, sans que cela n’interpelle plus que cela des courants « trotskystes » [courant Lambert] qui y interviennent. Il est vrai que depuis l’époque Blondel, les signes de désaccord avec la CES se multiplient. Ainsi, lors du congrès de Séville (2007), FO déposa une rafale d’amendements au projet de programme (rejetés aux trois quarts).
Côté CGT, le processus de ralliement à la CES a débuté en 1995, avec la désaffiliation de la FSM. C’est finalement en 1999 que la confédération rejoignit la CES, peu après l’arrivée de Bernard Thibault au secrétariat général. Cette adhésion se fit malgré de fortes oppositions internes, tant il était évident qu’elle était inséparable de l’accentuation du cours « réformiste » de la centrale – à commencer par l’acceptation du cadre de l’Union européenne. Encore aujourd’hui, l’appartenance de la CGT à la CES pose problème en son sein.
Il n’en demeure pas moins que la direction confédérale CGT a désormais pris toute sa place dans la CES. Un représentant cégétiste, Joël Decaillon, fut longtemps secrétaire général adjoint de la CES. A ce titre il fut étroitement associé à l’élaboration du Traité constitutionnel (2003) et un de ses ardents défenseurs dans l’appareil (on se souvient que cette position fut finalement désavouée par la Confédération, après un vif débat interne). Quant à la FSU [Fédération syndicale unitaire – enseignement], elle a officialisé aussi sa demande d’adhésion (2011).
En résumé, on voit qu’en France aussi, dans le mouvement syndical, la question de la CES prend la forme d’un important marqueur politique sanctionnant et amplifiant en même temps les évolutions en cours.

« Une organisation dépendante »

Au final, le tableau est celui d’une organisation centrée sur des « experts » voués au « consensus » et très largement étrangère aux militants, aux syndicalistes de terrain. Anne-Catherine Wagner ne dit pas autre chose: « Contrairement à d’autres associations internationales […] la CES n’est pas le fruit de relations de travail ou de pratiques d’entraides préalables entre les ouvriers des différents pays. Elle n’est pas non plus issue, comme le sont souvent les confédérations nationales, du regroupement de fédérations professionnelles ou de structures locales. Construit d’emblée « par le haut », à la suite d’accords entre dirigeants syndicaux, le syndicalisme européen résulte directement de la construction européenne. »[9]
Ce qui rythme la vie de la CES, ce sont les exigences du dialogue social. Le bréviaire officiel de l’organisation explique d’ailleurs que « l’évolution de la CES ne relève pas de la lutte de classes mais de l’institutionnalisation de la politique européenne. »[10] Comme on s’en doute, tout ceci aboutit à une structure très différente d’un syndicat. Au fil des ans, la CES a aussi développé une importante activité de « formation » à destination des cadres des organisations adhérentes, évidemment fort peu critiques vis-à-vis de la « construction européenne ». En fait, ce dispositif sert principalement à l’Union Européenne de courroie de transmission en direction des organisations syndicales européennes, même si certains travaux utiles sont produits à l’occasion (santé, conditions de travail). Accessoirement, comme on s’en doute, c’est visiblement une source de revenus importante permettant à la CES d’opérer.
Une visite du site internet de la confédération est tout aussi significative: il y est question de « dialogue social européen », du programme « mieux légiférer », etc. Par contre, la lutte contre le pacte budgétaire européen (TSCG – Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance), décisive à l’heure où nous écrivons et que la CES condamne officiellement, en est totalement absente. A chacun ses priorités… On ne peut donc que suivre Jean-Marie Pernot [11] (comme bien d’autres) lorsqu’il caractérise la CES comme une organisation de nature différente de celle des organisations syndicales nationales. Une organisation syndicale vise en effet à réunir les travailleurs d’un secteur face à la classe capitaliste et à son État, sur la base de leurs revendications. C’est en ce sens qu’on en parle comme de l’organe de base du front unique. On en est loin dans le cas de la CES, organisation construite par les « lieutenants ouvriers de la bourgeoisie » qu’étaient les dirigeants de la CISL pour satisfaire les besoins de cette classe dominante.
En fait, étudier la réalité de la CES nous permet de penser l’aboutissement du processus, actuellement en cours partout, d’intégration du mouvement ouvrier à l’État. Cet aboutissement, c’est la construction de structures vouées au « dialogue social » et colonisées par des « experts » en tout genre.

Face à la crise

Il serait cependant réducteur de se limiter à une analyse unilatérale de la CES. Que cette organisation soit vouée au dialogue social ne signifie pas qu’elle s’interdit de prendre des initiatives de forme syndicale lorsque le besoin s’en faire sentir.
Le développement de la crise capitaliste et ses résultats effrayants en Europe, notamment, ont obligé la CES à modifier son positionnement dans une certaine mesure. Il n’était pas possible de se cantonner à un rôle institutionnel ou technocratique alors que le chômage, le démantèlement des acquis prennent l’ampleur que l’on sait dans les pays de l’UE. Ainsi la CES a-t-elle organisé diverses euro-manifs à Bruxelles, dont le succès fut variable. C’est également dans ce cadre qu’on peut comprendre l’initiative du 9 octobre concernant l’industrie.
Dans ce contexte aussi, il est un fait que la CES a dû infléchir son discours dans un sens assez proche, voire plus à gauche, de ce que peuvent défendre [et appliquer] les partis sociaux-démocrates européens (surtout quand ils sont au pouvoir). On y trouve ainsi des références au soutien aux services publics, l’exigence d’un « New Deal », d’une politique pour contenir le chômage des jeunes, etc. Fait sans précédent, l’organisation a pris position récemment contre un traité européen se prononçant contre le pacte budgétaire. Après le sommet des 28 et 29 juin 2012, Bernadette Ségol, sa secrétaire générale, a en effet déclaré: « Le Conseil européen a pris quelques mesures qui permettent de gagner un peu de temps mais de sérieux problèmes perdurent. Les banques seront peut-être sauvées, mais nous ne voyons rien qui puisse sauver les salaires, la protection sociale et les services publics. Le pacte pour la croissance ne prévoit rien de vraiment nouveau. »
On est loin des cris de victoire poussés par François Hollande à l’issue de ce sommet! Incontestablement et quoi qu’on pense de la CES, ces déclarations ne sont pas sans impact.

Résister

[color=#111100][size=9]En son temps, Marx expliquait déjà que « la lutte de classes est internationale dans son contenu mais nationale dans sa forme ». Encore aujourd’hui, l’essentiel des questions auquel se confronte le mouvement ouvrier provient de l’affrontement avec sa propre bourgeoisie, son propre État; l’essentiel ne se joue donc pas à Bruxelles, mais dans chaque pays. L’ennemi principal des travailleurs d’Espagne, c’est évidemment Rajoy et son gouvernement, les capitalistes espagnols.
Il n’en demeure pas moins qu’une coordination des luttes à l’échelle de l’UE est indispensable. Car s’il est une chose que la crise européenne démontre, c’est que le rôle de l’Union européenne est indiscutable dans l’offensive qui se déploie en Europe.
Le cadre permettant aux travailleurs, aux peuples de se défendre des plans de l’UE reste à créer. Mais ce cadre ne peut être celui d’une organisation technocratique et vouée au dialogue social comme l’est la CES. Il s’agit de construire un cadre pour l’action, pour la lutte.


[1] Vers l’Europe syndicale. Editions du Croquant, 2005.
[2] Ce terme fait référence au traité de l’Atlantique-Nord, à l’origine de l’OTAN. On sait que cette organisation fut le bras armé de l’impérialisme contre l’URSS durant cette période.
[3] La CES, un acteur social de basse intensité. Revue Savoir/Agir n°8, 2009.
[4] Nicole Tu, Les conceptions européennes des syndicats CFDT et CGT à travers leurs stages de formation Europe. Mémoire IEP Strasbourg.
[5] L’UNICE (désormais Business Europe) est l’organisation patronale « européenne ».
[6] Direction générale de l’emploi, des affaires sociales et de l’inclusion de la Commission européenne.
[7] Georges Debunne, A quand l’Europe sociale? Editions Syllepse, 2003.
[8] Carine Gobin, « Les faussaires de l’Europe sociale ». Le Monde diplomatique, octobre 2005.
[9] Anne-Catherine Wagner, op. cit.
[10] Emilio Gabaglio, Qu’est-ce que la CES? L’Archipel, 2003.
[11] Jean-Marie Pernot, op. cit.


Article paru dans la revue TEAN, n° 36 (octobre 2012)[/size][/color]

À lire attentivement : Deux articles intéressants l’un de l’historien-anthropologue Panagiotis Grigoriou : http://greekcrisisnow.blogspot.fr/2012/10/argentine.html#more

et l’autre de l’économiste Jacques Sapir : http://russeurope.hypotheses.org/363

[align=center]Un éclairage sur le modèle allemand que les pays de l’UE sont fortement incités à suivre.[/align]

16 millions d’allemands ont des difficultés à payer leur loyer.

Près de 20% des allemands ont du mal à joindre les deux bouts et 5,3% se sentent «vraiment» pauvres voir marginalisés selon l’étude « Vivre en Europe » de l’Office statistique allemand (sondage sur un échantillon de 13 500 ménages allemands). Ainsi, environ 16 millions d’allemands (un sur cinq) ont des difficultés à payer leur loyer ou leurs factures.

Ces allemands toujours selon cette étude :

Ne peuvent pas se chauffer régulièrement, ne peuvent consommer un repas de qualité qu’une fois tous les deux jours ou n’ont pas les moyens de partir en vacances. Cette population est en augmentation de +0,2% par rapport à l’an dernier et a un revenu inférieur à 952 € par mois.

Source : http://www.elmundo.es/elmundo/2012/10/23/economia/1351008919.html

[align=center]L’intervention de Laurent Pinsolle au dîner-débat sur le thème : « Les conséquences d’une sortie de la zone euro. »[/align]

Tous les scénarios apocalyptiques prévus en cas de sortie de l’euro sont ceux vécus par les pays qui justement s’acharnent à rester dans l’euro. Les politiques d’austérité n’ont aucun impact sur les dettes publiques. […]Les fins d’union monétaire sont très fréquentes dans l’histoire, au XXième siècle, il y a plus de 100 unions monétaires qui se sont dissoutes, c’est une chose qui relativement ignorée dans le débat public. Il y a des économistes qui ont réalisé un certain nombre d’études à ce sujet, notamment l’économiste anglais Jonathan Tepper qui a étudié en détail 69 fins d’unions monétaires et parmi les exemples étudiés, on peut citer la Tchécoslovaquie, l’URSS, l’Inde qui s’est séparé d’avec le Pakistan en 1947 et ensuite quand le Pakistan s’est séparé d’avec le Bangladesh en 1971. Il y a une littérature abondante sur la fin des unions monétaires et toute cette littérature démontre une chose, c’est que la fin d’une union monétaire est quelque chose qui est facile, que l’on maîtrise et qu’il n’y a absolument pas de turbulences économiques. La croissance repart après un trimestre à un an, pas plus.
Explications par un texte :
http://www.gaullistelibre.com/2012/02/la-sortie-de-leuro-cest-possible-et-pas.html

Explication par un film
http://www.dailymotion.com/video/xuey5m_intervention-de-laurent-pinsolle-dlr-au-diner-debat-de-l-academie-du-gaullisme-du-16-octobre-2012_news

Durée 32 mn 34 s

Pourquoi Laurent Pinsolle ne va-t-il pas plus loin ?

Une fois que l’Eurozone aurait été dissoute et qu’on serait revenu aux monnaies nationales, il serait bon de penser à sortir tout de suite des monnaies nationales pour passer aux monnaies locales.

Car la problématique est la même : les écarts économiques dans la Zone euro ont pour exact correspondant les écarts économiques entre régions dans chaque pays.

Ce « Sortons de la zone euro » vous a de ces allures de retour au Moyen-Âge !

Au fond de cette philosophie du « sortir de l’euro », je vois l’idée plus ou moins inconsciente que chacun devrait avoir sa monnaie personnelle. Ça compliquerait quelque peu les opérations de change. JR