32 Sortir de l'Union Européenne

tic tac tic tac tic tac…

[bgcolor=#FFFF99]Comme les Grecs, comme les Palestiniens, comme les Africains,
on va passer au hachoir du fléau du peuple (les riches),
on va y passer, comme les autres (pour la même cause des causes) :[/bgcolor]

La France sera mise à genoux
par les marchés financiers,
juste après les élections



http://www.youtube.com/watch?v=OwA2RxG3khg&feature=player_embedded

Saloperie de « gouvernement représentatif »…

La démocratie, vite !!!

tic tac tic tac tic tac…

Apparemment, Étienne pour un traitement ressemblant à celui de la Grèce.

Pourquoi la majorité des citoyens Suisses ne veulent pas adhérer à l’UE.

[b]http://www.voltairenet.org/Pourquoi-la-majorite-des-citoyens[/b]

Bonjour, je reçois ce message à l’instant, est ce que quelqu’un en sait plus long sur la question? Voici le texte:
Silence radio sur l’Islande ! Je fais suivre, c’est très intéressant ! Silence radio sur l’Islande ? Sans nouvelles d’Islande : Pourquoi ? Si quelqu’un croit qu’il n’y a pas de censure actuellement, qu’il nous dise pourquoi on a tout su au sujet de ce qui se passe en Égypte, en Syrie ou en Lybie et pourquoi les journaux n’ont absolument rien dit sur ce qui se passe en Islande : En Islande, le peuple a fait démissionner un gouvernement au complet, les principales banques ont été nationalisées et il a été décidé de ne pas payer la dette qu’elles avaient contractée auprès de banques de Grande Bretagne et de Hollande, dette générée par leur mauvaise politique financière - une assemblée populaire vient d’être créée pour réécrire la Constitution. Et tout cela, pacifiquement. Toute une révolution contre le pouvoir qui a conduit à cette crise. Voilà pourquoi rien n’a été publié pendant deux ans. Que se passerait-il si les citoyens européens en prenaient exemple ? Brièvement, voici l’histoire des faits : - 2008 : La principale banque du pays est nationalisée. La monnaie s’effondre, la bourse suspend son activité. Le pays est en banqueroute. - 2009 : Les protestations citoyennes contre le Parlement font que des élections anticipées sont convoquées et qu’elles provoquent la démission du Premier Ministre et, en bloc, de tout le gouvernement. La situation économique désastreuse du pays persiste. Par le biais d’une loi, il est proposé à la Grande Bretagne et à la Hollande le remboursement de la dette par le paiement de 3.500 millions d’euros, montant que paieront mensuellement toutes les familles islandaises pendant les 15 prochaines années à un taux d’intérêt de 5%. - 2010 : le peuple descend à nouveau dans la rue et demande que la loi soit soumise à référendum. En janvier 2010, le Président refuse de ratifier cette loi et annonce qu’il y aura une consultation populaire. En mars, le référendum a lieu et le NON au paiement de la dette remporte 93% des voix. Pendant ce temps, le gouvernement a entamé une investigation pour régler juridiquement les responsabilités de la crise. Les détentions de plusieurs banquiers et cadres supérieurs commencent. Interpol lance une enquête et tous les banquiers impliqués quittent le pays. Dans ce contexte de crise, une assemblée est élue pour rédiger une nouvelle Constitution qui reprend les leçons apprises de la crise et qui se substitue à l’actuelle qui est une copie de la constitution danoise. Pour ce faire, on a recours directement au peuple souverain. On élit 25 citoyens sans filiation politique parmi les 522 qui se sont présentés aux candidatures. Pour cela, il faut être majeur et recueillir le soutien de 30 personnes. - L’assemblée constituante commence ses travaux en février 2011 afin de présenter, en partant des avis collectés dans les diverses assemblées qui ont eu lieu dans tout le pays, un projet de Grande Charte. Elle doit être approuvée par l’actuel parlement ainsi que par celui qui sera constitué après les prochaines élections législatives. Voici, en bref, l’histoire de la Révolution Islandaise : - Démission en bloc de tout un gouvernement - Nationalisation de la banque - Référendum pour que le peuple puisse se prononcer sur les décisions économiques fondamentales - emprisonnement des responsables de la crise et - réécriture de la constitution par les citoyens Nous a-t-on parlé de cela dans les médias européens ? En a-t-on parlé dans les débats politiques radiophoniques ? A-t-on vu des images de ces faits à la TV ? Bien sûr que non ! Le peuple islandais a su donner une leçon à toute l’Europe en affrontant le système et en donnant une leçon de démocratie au reste du monde. SI CE MESSAGE VOUS PARAIT INTÉRESSANT, DIFFUSEZ-LE A BEAUCOUP DE GENS QUI NE LE SAVENT PAS ! (En fait c’est pour ceux qui en savent déjà un peu, ceux qui n’en savent rien ne veulent pas savoir.) INTERESSANT NON !!

Je n’ai rien vérifié mais ça m’intéresse, si quelqu’un peu entériner ou démentir, compléter éventuellement…

Bonjour Lamude et merci pour la transmission de cette info. D’autres l’ont déjà évoquée et les informations que vous livrez se révèlent confirmées par toutes les sources. Les journalistes français eux se taisent, ce qui confirme encore la collusion entre pouvoir et médias. Seulement, je reste surpris par le silence à ce propos de Mélanchon, Dupont-Aignan, Le Pen, Poutou et consorts ou est-ce que je manque d’infos?

Bien, je suis déjà contente d’apprendre que ce n’est pas de l’intox. Ce qui m’interresse c’est l’analyse que l’on pourrait en tirer, bien décortiquer le processus, le contexte etc… qui ont fait qu’une telle chose a pu se faire. C’est important de comprendre pour pouvoir expliquer et reproduire. Si Etienne pouvait nous donner son avis sur la question…?

L’Islande 310000 habitants ( trois fois moins que le var ) ça devrait déjà donner une indication sur la capacité de groupes médiocres à réagir comparé à des dinosaures comme la fRance.

[align=center]Un gérant de fonds de marché s’exprime : « Les choix qui seront laissés à Hollande par l’appartenance à la zone euro. » [/align]

Source : Texte intégral ici : http://www.fakirpresse.info/Le-plan-de-bataille-des-marches,359.html

François Ruffin : Vous avez publié un papier là, dont le titre est, en anglais, « François Hollande and France’s labour-market rigidity : the market will rock both ». François Hollande et la rigidité du marché du travail : le marché va chahuter, bousculer les deux.

Nicolas Doisy : Tout à fait. Quand on regarde un petit peu la façon dont se déroulent les élections, dont les marchés perçoivent le problème européen, on se rend compte qu’il y a des chances non négligeables que François Hollande se trouve pris entre deux forces contradictoires : les marchés qui attendent de lui un certain nombre de réformes dites structurelles, qui vont porter sur l’assainissement des comptes publics évidemment, mais aussi des réformes qui sont appelées à rendre l’économie française plus performante. Or, c’est le type de réforme dont très vraisemblablement une partie de l’électorat de François Hollande se méfie, et si vous regardez bien, pour l’instant, François Hollande s’est abstenu de clarifier de façon nette sa position sur ce sujet. Et pour cause : il sait qu’il sera pris à terme, à un moment, entre la pression de ses électeurs et la pression des marchés. Déjà on a des investisseurs qui s’étonnent du faible détail des candidats dans leurs programmes, les anglo-saxons que je rencontre me demandent souvent : « Où est le programme ? » Je leur dis : « Il n y en a pas ! », et pour cause, c’est un jeu tactique pour l’instant, le programme on le saura une fois l’élection finie. Et en fait on le connaît déjà, il sera imposé par l’appartenance à la zone Euro.

[align=center]La fin du CDI[/align]

François Ruffin : Vous dites non seulement François Hollande ne va pas tenir ses promesses, mais en plus c’est lui qui va devoir flexibiliser le marché du travail, c’est lui qui doit remettre en cause ce que vous appelez « the famous CDI » le fameux CDI, contrat à durée indéterminée.

Nicolas Doisy : C’est lui qui va devoir le faire dans la mesure où c’est lui qui sera élu. En d’autres termes, de toute façon, qui que soit le prochain président de la république française, c’est un travail qu’il va devoir faire, parce que tout simplement il y aura la pression des pairs dans la zone euro, c’est-à-dire de l’Italie, de l’Allemagne, de tous les autres pays. Quand vous regardez bien l’Allemagne au milieu des années 2000 a fait ce genre de réformes, l’Italie, l’Espagne sont obligés de le faire aujourd’hui, la Grèce aussi. Pourquoi la France pourrait-elle s’en dispenser ?

François Ruffin : Quel type de réforme ?

Nicolas Doisy : Quelles réformes ? J’y viens. C’est le package typique de réformes qui a été imposé à la Grèce, qui est demandé aussi à l’Italie, qui est demandé aussi à l’Espagne, et c’est, si vous voulez, si on fait référence aux années 80, c’est ce qu’on appelle l’économie de l’offre, c’est ce qu’avaient fait en leur temps Reagan et Thatcher. L’Europe continentale a estimé qu’elle pouvait ne pas adopter ce modèle, c’est un choix de société, c’est un choix politique. Il se trouve qu’aujourd’hui le modèle traditionnel français, le modèle du CDI que vous mentionnez est en train d’arriver en bout de course. Il est à bout de souffle, quelque part. Et donc ce qu’il faut faire maintenant, c’est tout simplement le genre de réformes qui a été faite en Espagne récemment.

François Ruffin : Vous avez un encadré pour dire, en gros, le Royaume Uni et l’Irlande ont flexibilisé leur marché du travail, et ça a marché. En revanche, en Europe continentale, et notamment en France on a fait de la résistance, et finalement, on obtient des moins bons résultats.

Nicolas Doisy : Oui, tout à fait. En Europe continentale, on a voulu s’épargner l’idée de faire un contrat de travail unique qui soit suffisamment flexible, et tout est dans le « suffisamment », c’est une question de bon dosage de la flexibilité, mais l’important c’est un contrat de travail unique, donc le CDI tel que nous l’avons connu, nous ne le connaîtrons plus normalement, ça c’est clair.

François Ruffin : Alors vous dites, « ça ne s’est pas fait en Europe continentale, alors que ça s’est fait au Royaume-Uni et en Irlande, donc aujourd’hui le moment est venu de flexibiliser le marché du travail en Europe continentale, on le voit en Espagne, on le voit en Italie, on le voit en Grèce… La France ne peut pas être le seul ilot à maintenir une rigidité sur son marché du travail dans une Europe qui flexibilise. »

Nicolas Doisy : L’idée c’est de permettre aux entreprises d’avoir une plus grande flexibilité dans la gestion de leurs ressources humaines, de façon à ajuster au mieux leur personnel, leur force de travail, de façon a être les plus performantes. En d’autres termes, ça revient finalement à réduire substantiellement un certain nombre de garanties dont bénéficient, dont ont bénéficié jusqu’à présent les titulaires de CDI notamment. Et donc à imposer plus de flexibilité aussi sur les travailleurs. C’est là que ça va coincer, c’est là que ce sera problématique, parce que je ne suis pas certain qu’on pourra maintenir le modèle français tel qu’il est. C’est ça le point important. C’est que le conflit d’objectifs que va avoir François Hollande, c’est rester dans la zone euro et satisfaire les demandes de son électorat naturel. Les deux ne sont plus compatibles maintenant, on le voit depuis la crise grecque, il faudra qu’il fasse un choix. C’est pourquoi il est resté très prudent jusqu’à présent dans son expression publique.

Nicolas Doisy : L’idée c’est de permettre aux entreprises d’avoir une plus grande flexibilité dans la gestion de leurs ressources humaines

Je rabâche peut être un peu mais face au matraquage délobotomisant peut être faut il le faire, même auprès de ses amis :wink: : >>>>>>>>>>>>>>>>>>>> Remettre le monde à l’endroit

L’idée (de la démocratie réelle), c’est de permettre aux êtres humains d’avoir une plus grande flexibilité dans la gestion de leurs entreprises

((( ce matin, j’avais posté ça, qui est connexe :http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=16691#p16691 )))

Nouvelle constitution islandaise

@Lamude (1343)

À tout hasard je vous signale notre fil

http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?id=299

JR

Bonjour et bienvenue Lamude, des informations sur l’Islande : http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=2659

Les articles récents d’Horizons et Débats sur l’Islande …

[align=center]Une nouvelle monnaie nationale pour sortir de la crise.[/align]

Salut Ana, je n’ai pas commenté plus haut le texte précédent, je ne reprends pas à mon compte les idées exprimées par Nicolas Doisy, je tiens simplement à souligner les conséquence qu’entraînent les choix de la monnaie unique et des traités d’intégration européenne retirent aux États les politiques monétaire et budgétaire => le seul levier qu’il leur reste pour avoir des prix compétitifs sur les marchés mondiaux, c’est les restrictions sur les droits et les avantages des salariés.

L’euro par construction, est adossé à la Banque Centrale de l’intégration européenne, dont les statuts précisent qu’elle est indépendante des représentants élus des peuples, de plus ces statuts interdisent le prêt de cette Banque Centrale de l’intégration européenne sans intérêts aux budgets des États => Les États sont obligés d’emprunter et de se plier aux conditions des marchés financiers.

Ce n’est pas la dictature par les armes, mais bien la dictature par le biais de la monnaie. C’est ce que veulent faire oublier les candidats qui ne veulent rien changer aux reculs des droits démocratiques et aux reculs des droits et avantages salariaux.
Pour retrouver des marges de manoeuvre et remettre le monde à l’endroit, c’est à dire arrêter vraiment les reculs sociaux, il est nécessaire que le pouvoir politique reprenne son influence sur notre monnaie, notre budget et ne la laisse plus faire la pluie et le beau temps par les marchés. Ce qui entraîne le changement pour une nouvelle monnaie pour notre pays autre que l’euro.

Modification du 11 mai 2012 : Amélioration du lien de recherche Google vers les articles d’Horizons et débats sur l’Islande

je relevais un point et un seul d’un non membre :slight_smile:

« la dictature par la monnaie » >>> nous sommes bien d’accord

« C’est ce que veulent faire oublier les candidats » >>> Ce matin je me suis prise de bec avec un ami qui va voter FB en lui expliquant que Jean Peyrelevade lui a sûrement expliqué de quoi il retourne. Et donc que ne pas en parler est un mensonge. Et donc que présenter la voie des économies comme seule valable est meurtrier.

Il faut absolument lire au cœur de la monnaie de B.Liétard (un pavé) pour saisir la différence entre les monnaies agressives et génératrice d’anonymat et les monnaies douces génératrices de convivialité.
La territorialité nationale est peut être déjà trop grande pour faciliter la convivialité, malgré le chouette bouquin de AJH&Philippe D. ( monnaies nationales complémentaires )

Je pense plutôt comme dit ailleurs à un système de monnaies enboîtées : en gros Planète/Continents/Nations/Régions/Bassins de vie/Villages, les deux derniers échelons étant gérés en démocratie rigoureusement directe. (N’oublions pas les SEL)

En l’état de la conscience globale, ce n’est qu’à l’échelon local que peuvent fonctionner des systèmes originaux tels que l’argent-don.
Qui ne servent pas qu’à résoudre des questions techniques mais peuvent aussi favoriser des transitions psychologiques, indispensables au futur.

Dernière modification par Ana Sailland (Aujourd’hui 14:34:37)

La territorialité nationale est peut être déjà trop grande pour faciliter la convivialité, malgré le chouette bouquin de AJH&Philippe D. ( monnaies nationales complémentaires )
Ana, je suis d'accord avec ce que tu exprimes, tant et si bien que je considère que l'île de la Réunion est littéralement asphyxiée par le taux de change et les règles de l'euro et que même pour cette île utiliser la même monnaie qu'une monnaie nationale métropolitaine est néfaste, l'ensemble { Métropole; Île de Réunion } n'est pas une zone monétaire optimale. Les réunionnais s'en sortiraient mieux avec une monnaie propre.

Sur la monnaie planétaire, je vais expliquer ma position :

Notre souhait moral le plus légitime est que tous les êtres humains de cette planète bénéficient de droits égaux. Ce point moral universel ne souffre pas de contestation, mais comme l’enfer est pavé de bonnes intentions, c’est la réalisation de ce souhait moral qui pose problème.

La monnaie mondiale qui par certains aspects de co-opération seraient positifs est largement contre-productive par les larges aspects négatifs qu’elle entraîne. Si elle existait, son centre de décision serait en peu de temps parasité envahi par les lobbies, mais en raison de l’éloignement, complètement étanche aux souhaits des simples citoyens => cela serait rapidement le nouveau centre d’une nouvelle dictature par la monnaie.

Il n’y a qu’à examiner les pouvoirs mondiaux déjà en place : Fédération Mondiale de Football FIFA, Comité International Olympique CIO, Église Catholique Romaine pour voir qu’ils sont l’objet de corruptions, de malversations, détournement de fonds et de scandales en tout genre, il n’y a pas de contre-pouvoir à l’extérieur de ces instances pour arrêter les abus de pouvoir et comme tout pouvoir est porté à abuser, c’est ce que tôt ou tard, il fera et que fera ta Banque Centrale d’Intégration Mondiale.

Poupées russes … Monnaies concentriques.

Dans mon idée ,une monnaie contenante n’aurait pas pouvoir sur la monnaie contenue. Sauf peut être au « bureau de change ».
Elle n’aurait cours que dans une « couronne » (disque évidé)

Cela éviterait d’utiliser la même monnaie pour le commerce des biberons normands et le commerce des mines antipersonnel afghanes. …

Merci Ana, je vais essayer de bousculer mon emploi du temps pour lire :

http://www.scribd.com/tesasilvestre/d/32007247-Bernard-Lietaer-Creer-des-monnaies-regionales-pour-traiter-la-crise-globale#archive

Modification du 4 octobre 2012 : Ajout du mot « Bernard » et du mot « Lietaer » et de l’expression « Bernard Lietaer »
Modification du 11 mai 2012 : Changement du lien hypertexte pour un lien où le même texte est plus visible

Ah ben … à mon tour de dire merci pour le lien.
Que je lirai plus tard (pfffffffffff c’est dur la retraite ;))

J’ai envie de rajouter deux choses :

-Les monnaies locales ne sont pas qu’un outil technique de résolution de certains problèmes : elle sont aussi potentiellement un porte avion pour une nouvelle façon de penser, pour passer de la défiance entre humains à la confiance solidaire et conviviale.

-dans l’esprit du thème ouvert maladroitement ici : http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?id=304 :
La monnaie est typiquement un de ces éléments du cadre, qui encadrent la psyché, les usages et coutumes, mieux que ne le ferait la loi. Son organisation et sa forme constituent typiquement un terrain de la bataille millénaire qui se joue entre domination et convergence. C’est pourquoi il est nécessaire de leur apporter une attention soutenue : elles peuvent être le boot strap (amorce) d’une vraie démocratie.

Gilles, merci pour le lien, très intéressant :stuck_out_tongue:
que j’ai mis de côté :wink:

Un article intéressant lié à l’interview de Doisy sur http://blogdenico.fr/?p=1055

On y trouve des extraits de journaux de l’époque (juin 1997) qui retracent chronologiquement la façon dont Jospin a renoncé à renégocier Amsterdam juste après son élection, après avoir dénoncé depuis l’année précédente le « Pacte de stabilité » signé par Chirac, jugé trop tourné vers la rigueur, et avoir promis sa renégociation pendant toute la campagne. Il s’en est sorti exactement comme Hollande espère s’en sortir, en faisant ajouter un pseudo volet complémentaire sur l’emploi et la coordination économique…On trouve notamment dans cet article une vidéo de Strauss Kahn à Amsterdam qui nous vend ce renoncement, avec talent et le sourire, en nous expliquant que ce sera mieux la prochaine fois, que l’europe sociale est pour demain et que grâce à la coordination économique, il y aurait un contrepoids politique à la BCE…c’était quand même il y a 15 ans…ce qui est terrible pour moi est qu’à l’époque j’y croyais…

[align=center][font=verdana]L’attaque frontale contre les salaires est silencieuse.[/font][/align]

Source secondaire : Un article du projet Éconosphères, un projet conjoint du syndicat de salariés belge FTGB ( Fédération Générale du Travail de Belgique )=> http://www.fgtb.be/web/guest/home-fr , du syndicat de salariés CSC ( La Confédération des syndicats chrétiens ),=> http://www.csc-en-ligne.be/et d’Attac Bruxelles-Wallonie

http://www.econospheres.be/spip.php?article234

Cet article a été publié dans la revue Politique de novembre-décembre 2011 suite au midi d’Econosphères n°9 dédié à la question de l’intégration « économique » européenne. http://politique.eu.org/spip.php?article2137
[color=midnightblue][size=9]La « gouvernance économique », euphémisme désignant dans l’euro-jargon les politiques d’austérité soufflées par la Banque centrale européenne, a fait des salaires son nouveau cheval de bataille. C’est une expropriation en règle des syndicats. Mise en perspective d’une « révolution silencieuse » de facture néolibérale.

Erik Rydberg
Article mis en ligne le 3 février 2012

Pour brosser la toile de fond des heurts à répétition entre forces de l’ordre et population en Grèce, pour éclairer la clameur populaire qui s’élève en Espagne et ailleurs, il peut être utile de se mettre à l’écoute du Tiers-monde. Le message sera abrupt. Lors d’un séminaire en avril 2011 à Paris consacré au sort fait aux peuples par les hyperpuissances de l’argent dans un monde globalisé, Firoze Manji s’est tourné vers la salle et, le sourire en coin, lui a adressé ses condoléances. Manji est un vétéran africain de la mise sous coupe réglée du continent noir et il sait de quoi il parle. Là, tout à trac, il s’est dit heureux de voir les Européens en faire à leur tour l’expérience. « Vous vous demandiez peut-être ce qu’a signifié pour nous les fameux plans d’ajustements structurels imposés par l’Occident. Mes amis, vous allez vivre cela en direct. »
Il y a en effet plus qu’un air de ressemblance. A commencer par cette « troïka » qui dicte désormais la politique d’austérité que se voit imposée Athènes. D’aucuns, jusqu’ici, jugeaient peu légitimes – d’une faible assise démocratique – les choix que, de manière fort opaque, la Commission européenne édictait au nom et en lieu et place des États membres. Ce reproche paraît presque dérisoire depuis que, formant triumvirat, la Commission s’est vue épaulée dans sa tâche par la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international, l’une et l’autre réputés pour leur imperméabilité à tout contrôle démocratique.
Cette réorganisation autoritaire de la chose publique a reçu un nom officiel : « gouvernance économique ». Comme le plan d’ajustement structurel, son frère cadet conçu dans les années quatre-vingt pour le Tiers-monde, il prend prétexte d’une « crise de l’endettement » pour imposer un traitement de choc fait de coupes claires dans les budgets des États et – la chose est neuve en Europe – dans la formation des salaires.[/size][/color]

Collusion frontale

C’est neuf et c’est inédit. Le président de la Commission, José Manuel Barroso, l’a exprimé ainsi en juin 2010, cela vaut d’être cité en entier : « Ce qui se passe actuellement est une révolution silencieuse – une révolution silencieuse, à petits pas, vers une gouvernance économique plus forte. Les États membres ont accepté – et j’espère qu’ils l’ont bien compris – d’octroyer aux institutions européennes d’importants pouvoirs en matière de surveillance, et un contrôle beaucoup plus strict des finances publiques. » Cette « petite phrase » insolite qui n’a pas eu le don de faire la manchette des journaux a été exhumée par Bérangère Dupuis, du service d’études de la CSC. Aux côtés d’Anne Dufresne, sociologue, professeur à l’UCL, elle en a recadré la machinerie politique et légistique au cours de la conférence-débat organisée sur le sujet par le réseau Econosphères le 23 septembre 2011. De cette révolution silencieuse, de cette machinerie portée par un paquet de six directives approuvé (et durci) par le Parlement européen voici peu, on ne retiendra ici que l’élément le plus inquiétant, celui qu’Anne Dufresne qualifie sans ambages d’ « attaque frontale contre les salaires » et de « déclaration de guerre aux syndicats ».
[bgcolor=#FFFF99]C’est que la formation des salaires serait désormais subordonnée à des objectifs dits de compétitivité qui imposent de contenir les coûts salariaux nominaux, non corrigés de l’inflation, dans les limites des gains de productivité, sous peine de fortes amendes [/bgcolor](jusqu’à 0,1% du Produit intérieur brut, en Belgique, cela fait environ 400 millions d’euros). Et cela sous couvert de lutte contre les « déséquilibres macroéconomiques » dans la zone euro et bétonné par une censure cette fois préalable des budgets nationaux soumis à la Commission européenne par les gouvernements des États membres. C’est véritablement, comme les deux oratrices y insistent, une première. Jusqu’ici, pour l’Europe, les salaires étaient complètement « hors champ », chose que d’ailleurs consacre le Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne puisque, en son article 135(5), il énonce que les salaires ne sont pas de la compétence de l’Union. Exclus du champ de sa compétence mais, donc, ciblés par la bande.
Voilà qui, sur papier, met hors jeu toutes les constructions du « compromis social », de la négociation collective entre interlocuteurs sociaux jusqu’aux conventions de l’Organisation internationale du travail, dont le droit de négocier, de conclure et de mettre en œuvre des conventions collectives est un des axes fondateurs. La révolution silencieuse mérite bien son nom.

Vice de forme ?

Par un glissement progressif du langage, les salaires ont évolué de « variables d’ajustement » laissées à la libre appréciation des Etats vers, comme le dit si bien Bérangère Dupuis, de simples « leviers économiques » de compétitivité encadrés par la Commission européenne. Passé à la trappe, le « dialogue social » se mue – concept en cours de construction ? – en monologue économique.
Ce n’est pas tout à fait pour surprendre. Comme rappelle Anne Dufresne, ce n’est pas par hasard qu’on trouve ici la Banque centrale européenne dans les habits du grand modérateur salarial, elle a préparé le terrain en demandant aux services statistiques de l’Union européenne de calculer et de lui fournir régulièrement des données sur l’évolution du « coût salarial unitaire ». Libre à chacun, ensuite, de chercher à quel moment ce qu’Anne Dufresne nomme le « vice de forme initial » a fait dérailler le projet européen : le Traité de Maastricht de 1992-1993 qui a jeté les bases de la monnaie unique et de la Banque centrale européenne, « pure production de la finance triomphante » pour reprendre l’expression de François Chesnais [1] ?
Ou l’Acte Unique de 1986 qui, avec ses quatre « libertés » (circulation sans entraves des biens, des services, des personnes et des capitaux), a instauré la primauté absolue du marché ? Voire encore le « Marché commun » himself dont on voudra bien se rappeler que Jean Monnet, père fondateur de l’Union européenne, le décrivait en 1953 comme un espace de « libre concurrence » économique censé faire jaillir, sur cette base-là, les « Etats-Unis d’Europe », fédération « indispensable à la sécurité et à la paix du monde libre » [2] ?
Déjà, c’était l’axe Washington-Bruxelles.

Rebondir…

[color=midnightblue][size=9]On peut s’interroger sans pour autant lâcher des yeux la « révolution » en cours. Les arguments pour contester le mouvement généralisé d’écrasement des salaires et des dépenses publiques ne manquent pas, à commencer dans la presse économique qui, pour qualifier la position de la Banque centrale européenne parle, ici, d’une politique monétaire « souvent absurde, entraînant un ‘génocide’ de notre industrie » et, là, d’une « obsession pour l’inflation qui n’est que le énième exemple de généraux livrant une bataille du passé » – mieux : le dernier rapport annuel de la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (Cnuced) ne vient-il pas de rappeler que le « niveau d’endettement public est une conséquence de la crise et non sa cause », qu’avant de devenir des déficits publics, ces derniers étaient largement des dettes privées (bancaires et spéculatives) et qu’une sortie de l’impasse exige non pas plus d’austérité, mais au contraire « une politique budgétaire de soutien à la croissance » [3] ?
Reste, bien sûr, à définir les formes de la riposte. Pour Anne Dufresne, le diktat de « gouvernance économique » pourrait avoir l’effet salutaire de provoquer un sursaut syndical transnational, le simple fait d’introduire les salaires dans l’arène européenne et, donc, le loup dans la bergerie, obligeant les syndicats à répondre du tac au tac en « européanisant » le combat salarial. Mais ce combat peut aussi, à l’inverse, réaffirmer le droit démocratique consacré par l’Organisation internationale du travail, celui de négocier, conclure et mettre en œuvre des conventions collectives au niveau que le rapport de forces va considérer comme approprié. Le débat est ouvert.

Source originale : Erik Rydberg, L’attaque frontale contre les salaires est silencieuse, Revue Politique n°72, nov.déc.2011 ( http://politique.eu.org/spip.php?article2137 )

Notes
[1] Dans son petit ouvrage lumineux « Les dettes illégitimes – Quand les banques font main basse sur les politiques publiques », éditions Raisons d’agir, juin 2011 – lequel fait sienne la double revendication de mobilisation populaire d’une annulation des dettes publiques européennes et, pour en identifier l’origine privée, de leur audit.
[2] Jean Monnet, « Les États-Unis d’Europe ont commencé », 1955, (Discours et allocutions 1952-1954).
[3] Les citations sont respectivement d’Yves de Kerdel, chroniqueur au journal Les Échos (23 novembre 2010), de Samuel Brittan du Financial Times (13 mai 2011) et, pour le rapport Cnuced, du journal L’Écho (7 septembre 2011) – et, gourou de la finance, Martin Wolf de surenchérir dans le Financial Times du 30 septembre 2011 : « Le temps est venu de refaire fonctionner la planche à billets ».
[/size][/color]

[align=center]La plupart des citoyens voudront se dégager des deux mâchoires politiques : conservatrice et socialiste, de l’oppression austéritaire.[/align]

[color=black][size=8]Nous étouffons. C’est ce que ressentent, dans plusieurs pays de l’Union européenne (UE), de nombreux citoyens étranglés par tant de restrictions, de réductions et de coupes claires. Un sentiment accentué par la constatation que l’alternance politique ne modifie pas la fureur austéritaire des gouvernants. En Espagne, par exemple, la société avait été durement brutalisée par les remèdes de cheval ordonnés, dès mai 2010, par le président du gouvernement (socialiste) José Luis Rodriguez Zapatero. Aussi, lors des élections législatives du 20 novembre dernier, Mariano Rajoy, candidat du Parti populaire (PP, conservateur), promit-il le « changement » et le « rétablissement du bonheur ». Rien de moins. Mais dès le lendemain de son élection, la hache à la main, il se lança à son tour dans la plus dévastatrice destruction d’acquis sociaux de l’histoire d’Espagne.

On peut citer d’autres exemples, le Portugal notamment. Dans ce pays, en juin 2011, après avoir imposé quatre programmes très impopulaires de discipline fiscale et avoir dû se soumettre à un « plan de soit-disant sauvetage » du triumvirat UE-BCE-FMI », le premier ministre socialiste José Socrates perdit logiquement les élections. Bien qu’ayant violemment critiqué les mesures d’ajustement des socialistes, le nouveau premier ministre conservateur, Pedro Passos Coelho, affirma pourtant, dès son élection, qu’il respecterait les exigences de l’UE et appliquerait « une dose encore plus forte d’austérité »…

À quoi servent alors les élections si, dans des domaines essentiels - les questions économiques, financières et sociales -, les nouveaux gouvernants font la même politique que leurs prédécesseurs ? Comment ne pas en venir à douter du système démocratique lui-même ? Car chacun constate que, dans le cadre de l’UE, il n’y a pas de contrôle citoyen sur toute une série de décisions qui déterminent la vie des gens. Et que les exigences - considérées comme prioritaires - des marchés, des agences de notation ou des spéculateurs limitent sérieusement les principes de base de la République. Trop de gouvernants (de droite comme de gauche) sont désormais convaincus que les marchés ont toujours raison, quelles qu’en soient les conséquences pour les citoyens. À leurs yeux, les marchés sont la solution, c’est la démocratie le problème.

Les gens sont de plus en plus convaincus qu’il existe, au sein de l’UE, une sorte d’agenda caché, dicté par les marchés, avec deux objectifs concrets :

  1. réduire au maximum la souveraineté des États (en matière budgétaire et fiscale) ;
  2. démanteler ce qui reste de l’État providence (pour transférer au secteur privé éducation, santé et retraites). Preuve de l’existence d’un tel agenda, les récentes déclarations de Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne (BCE) : « Le modèle social européen est mort - affirme-t-il - et quiconque ferait marche arrière dans la réduction des budgets sociaux serait immédiatement sanctionné par les marchés… Quant au Pacte budgétaire européen, il s’agit en réalité d’une avancée politique majeure parce que, grâce à ce Pacte, les États perdent une partie de leur souveraineté nationale. » Impossible d’être plus clair.
    En fait, nous vivons sous régime de despotisme éclairé. Telle qu’elle fonctionne, la démocratie se définit moins par le vote ou la possibilité de choisir que par le respect obligatoire de règlements et de traités (Maastricht, Lisbonne, MES, Pacte budgétaire…) adoptés depuis longtemps ou en voie de ratification dans l’indifférence quasi générale. Ces textes sont devenus de véritables prisons juridiques d’où s’évader devient quasiment impossible. À quoi cela sert-il donc de voter si nous sommes condamnés à élire des gouvernants dont la mission se borne à appliquer des consignes et des traités définis une fois pour toutes ?

Nous avons sous les yeux un cas de dissimulation démocratique : celui précisément du Pacte budgétaire européen. Pourquoi n’y a-t-il pas un large débat public sur le contenu de ce Pacte (actuellement en voie de ratification dans le huis clos parlementaire) qui va conditionner notre vie ? Même chose pour le Mécanisme européen de stabilité (MES), dont il dépend. Ces deux dispositifs constituent pourtant des attaques frontales contre les droits des citoyens. Ils contraindront pour toujours les pays signataires, dont la France, à réduire encore le périmètre de l’État (en matière de budgets sociaux, d’aide aux services publics ou de montant des pensions de retraite). Ils placeront sous l’autorité de l’UE les politiques budgétaires des États membres. Et raboteront les compétences des Parlements nationaux, transformant parfois des pays en crise en simples protectorats européens.

Voilà le bilan de ce projet politique d’intégration, de centralisation, d’imposition du marché dans tous les aspects de la vie sociale et d’oligarchisation de la vie politique. Comment peut-on, avec un tel bilan, encore croire que l’on puisse transformer ce projet en quelque chose d’autre de plus bénéfique pour les citoyens sans se mentir à soi-même pour les plus naïfs ou mentir aux autres pour les plus cyniques ? Écoutons bien les partisans de ce projet : L’Europe n’avance jamais mieux que lors des périodes de crise. », ce qui indique que ce projet nous est imposé de force par des méthodes qui s’apparentent à des méthodes de maîtres-chanteurs. Le soit-disant sauvetage de la Grèce, par le trio BCE-UE-FMI, qui n’est que le sauvetage des banques ayant prêté à la Grèce est l’illustration de cette méthode de gangster : « Nous vous sauvons qu’à condition que vous réformiez votre marché du travail, que vous diminuiez le montant des pensions de retraite, des salaires, que vous privatisiez et que le Parlement grec n’ait plus son mot à dire sur le budget. »

Les traités de soit-disant « construction » européenne aboutissent au déclassement de fait de la situation de nombreux citoyens qui se retrouvent au chômage, en faillite ou en situation difficile et au recul de leur droits à la prise en compte effective de leurs choix politiques. De plus, au siècle de l’Internet et des réseaux décentralisés, le centralisme politique tel que l’a pratiqué cette construction politique est périmé. Retarder le moment de la sortie d’un tel projet en croyant ou en feignant de croire qu’il est encore viable n’est que la vision égoïste et à courte vue de la minorité de ceux qui profitent de ce système au détriment de l’immense majorité de ceux qui en pâtissent.
Le deuxième tour de des élections présidentielle française ouvre-t-elle des perspectives tangibles de récupération d’un peu de pouvoir de décision par les simples citoyens ?

Nous pouvons nous réjouir que François Hollande réclame d’ajouter au Pacte budgétaire un volet de mesures en faveur de la croissance, mais François Mitterrrand avait demandé en vain pendant deux ans en 1981 et 1982 des mesures de ce type avant d’être obligé d’y renoncer, Jospin avait lui aussi demandé un volet croissance soit rajouté au Traité d’Amsterdam idem, Georges Papandréou l’avait aussi promis à ses électeurs en 2009, l’expérience que nous avons de ce ce projet politique d’intégration, de centralisation, d’imposition du marché dans tous les aspects de la vie sociale et d’oligarchisation de la vie politique, nous apprend que l’articulation de ses pouvoirs est organisée de telle manière que ces propositions légèrement plus favorables aux citoyens sont régulièrement éjectées.

L’économiste Nicolas Doisy du fonds d’investissement Chevreux déclarant récemment : « Il serait politiquement intelligent que ses pairs de l’eurozone, ses partenaires allemands, belges italiens et ainsi de suite, permettent à François Hollande de prétendre qu’il leur a arraché quelques concessions, même si c’est faux en réalité. La demande de renégociation du traité serait alors utilisée pour tromper le public français, en lui faisant accepter des réformes convenables, dont celle du marché du travail. »

Dans ces conditions pourquoi voter pour un homme qui se dit de gauche, mais qui du fait de l’inscription de son projet politique à l’intérieur du cadre pré-cité se retrouvera tôt ou tard à trahir les espérances qu’auront mises en lui les électeurs ? Pour faire revenir la droite 5 ans plus tard, qui elle aussi décevra et fera revenir la gauche … À quoi riment ces alternances présidentielles, qui sur bien des aspects n’en sont pas ? On ne change pas un système en gardant le mode de pensée qui l’a engendré.

Au contraire du premier tour, le deuxième tour des élections présidentielles, malgré tout le battage médiatique qui en est fait, n’offre aucune perspective politique, ce qui m’amène à prôner l’abstention. Par contre les candidats voulant créer un autre cadre politique se présentent aux élections législatives et méritent le déplacement jusqu’au bureau de vote.

La voie d’avenir pour nous simples citoyens, n’est pas de rester dans les deux mâchoires, conservatrice et socialiste du présent cadre, mais d’imaginer le démontage et la dissolution du cadre d’intégration, de centralisation actuel. Nous devons débattre, comprendre, analyser, proposer des solutions qui nous permettent de sortir de ce cadre et en proposer un autre.[/size][/color]

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