32 Sortir de l'Union Européenne

[align=center]Un texte de Bernard Trannoy, Section PCF du Bassin d’Arcachon [/align]

Source : Réveil communiste : http://reveilcommuniste.over-blog.fr/article-pour-un-pcf-prenant-en-compte-les-attentes-populaires-99474468.html

[color=midnightblue][size=8]PCF, répondons-nous aux attentes populaires ? J’aurais tendance à considérer que c’est très loin d’être le cas. En effet une majorité d’ouvriers et d’employés sont dans une attitude de rejet vis-à-vis de l’Europe et de l’Euro. Prenons-nous en compte cette attente ? NON. Non seulement nous n’y répondons pas, mais nous pouvons même affirmer que nous sommes plutôt dans une attitude de refus de répondre à cette attente.

La nation reste et restera pour longtemps le cadre référent de l’exercice démocratique. L’espace que les femmes et les hommes connaissent, appréhendent, où ils plongent leurs racines, leur être le plus profond. Ignorer cela, c’est se condamné aux pires déboires. La nation reste l’enjeu politique de l’affrontement de classe, là où se pose la question de la direction de l’état, là où le peuple organisé doit construire son hégémonie contre la dictature de la bourgeoisie. La question de la reconquête de la souveraineté nationale et populaire dans toutes ses dimensions est un élément central du combat de classe.

Devons-nous faire comme si ce rejet n’existait pas ?

Que répondons-nous aux salariés qui voient leur entreprise se délocaliser sous d’autres cieux, dans des pays à bas coût, fussent-ils en Europe, comme les FRALIB avec la Pologne. JLM malgré sa visite n’a absolument pas répondu à leurs attentes (De ce point de vue JLM avec sa proposition de protection aux frontières de l’Europe est à côté de la plaque. Les problèmes essentiels que nous avons à affronter n’ont pas pour source nos échanges avec la Chine, extra communautaire, mais viennent des déséquilibres des échanges INTRA EUROPEENS et des excédents allemands, basé sur le dumping social).

Proposer une politique de coopération internationale comme alternative à la concurrence libre et non faussée et à ses diverses tentatives de régulation, suppose une nation qui puisse coopérer en connaissant ses intérêts pour décider politiquement de ce qui est mutuellement avantageux !

Dans un monde soumis aux tempêtes de la crise d’un système, est-il responsable de continuer de naviguer tous hublots ouverts, au risque de couler ?

Et pourquoi glisser sous le tapis ce qui dérange. Dénoncer le traité de Lisbonne, œuvre de N. Sarkozy certes. Mais en faisant l’impasse sur le traité de Maastricht œuvre de Mitterrand (idole de JLM) mais qui porte lui, création de l’Euro et de la BCE. On peut toujours regretter de l’avoir voté, mais que valent ces regrets ? Rien, si l’on ne remet pas en cause le traité de Maastricht et ce qui va avec, c’est à dire l’Euro et la BCE.

Dans les débats qui nous traversent, sur les questions de l’Europe, de l’Euro et de la BCE, tous les coups sont-ils permis ?

Ne faut-il pas sortir de la confusion entretenue entre monnaie commune et monnaie unique, n’avons-nous pas besoin de clarté ? Chaque fois que la question est posée, c’est « escape ».

- Premier argument qui nous est opposé : Lorsque l’un d’entre nous (économiste, il se reconnaîtra), mais pas que lui, met en avant l’existence de la monnaie « Sucre » pour justifier l’Euro, joue-t-il franc jeu, j’en doute. Décidément l’économie est une chose trop sérieuse pour être laissée aux seuls économistes

En effet le « Sucre » et l’« Euro » sont de nature totalement différente. Le « Sucre » est une monnaie commune, réglant les échanges au sein de l’ALBA, sur la base de projets économiques communs et qui gère collectivement une partie des réserves de change des différents pays. Les différentes monnaies nationales continuant leur existence. L’« Euro » est une monnaie unique s’imposant à tous. De fait, l’Euro n’est rien d’autre que le Mark, c’est-à-dire une monnaie faite sur mesure, adaptée aux réalités de l’économie allemande, mais en fait inadaptée aux réalités des autres économies européennes.

Si l’Euro était une monnaie commune, le débat changerait de nature et mériterait qu’on s’y arrête.

Donc l’argument « Sucre » est irrecevable, il faudra trouver autre chose.

- Deuxième argument qui nous est opposé : L’Euro, c’est bien, voyez la Chine le défend !!

A une époque, des politiques des USA déclaraient « Ce qui est bon pour la Général Motors, est bon pour l’Amérique ». Ce qui donne aujourd’hui, « Ce qui est bon pour la Chine est bon pour l’Euro, donc pour la France !!! »

L’attitude de la Chine est tout à fait compréhensible, aux regards de ses intérêts nationaux. Effrayée qu’elle est d’avoir dans ses réserves plus de 4.000 milliards de $. D’où la recherche d’autres réserves de change, mais aussi l’achat massif d’or. En effet ces 4.000 milliards de $ peuvent se transformer rapidement en monnaie de singe.

Ce qui est bon pour la Chine ne l’est pas forcément pour nous.

- Troisième argument qui nous est opposé : Marine Le Pen est contre l’Euro, donc nous devons être pour !!!

Ce que ressent le monde du travail, le peuple dans le rejet de l’Union Européenne et de l’Euro, c’est non seulement le constat que l’Euro est l’outil d’une guerre sociale contre les peuples, mais aussi que la bataille pour les salaires et l’emploi, pour les services publics, suppose des processus de rupture avec le capitalisme que ne permettent pas les règles européennes. Si Marine Le Pen a une telle place, c’est bien pour détourner la colère contre l’Euro de la colère contre le capitalisme ! Ne sommes-nous pas les premiers responsables de la montée du FN ? Nous avons abandonné le terrain de la défense de la Nation, de l’action pour la souveraineté (monétaire, mais pas seulement), la nature ayant horreur du vide, nous avons offert au FN un espace inespéré. Lutter contre le FN exige de NOTRE part de réoccuper l’espace que NOUS avons laissé ainsi à découvert. OUI nous sommes les premiers responsables de cette montée du FN !

- Quatrième argument qui nous est opposé : La démarche conduit certains, et la direction du PCF, dans une défense acharnée de l’Euro, de la BCE et de l’Europe, en verrouillant tous débats organisés sur ces questions dans nos rangs.

Ils doivent considérer que ce sont des affaires trop sérieuses pour être soumis aux débats, à l’appréciation des adhérents. Ne sommes-nous pas nous aussi dans la république des « experts » ? J’ai tendance à considérer ces attitudes, comme autant de postulats technocratiques, très loin de toutes réflexions politiques. Devons-nous laisser sur le bord de la route, ceux qui ne veulent pas de cette Europe, instrument de domination des « marchés financiers » autrement dit du « Capital », en les abandonnant aux mains du FN ?

Pourquoi cet acharnement à vouloir défendre à tout prix, et même à n’importe quel prix, l’Euro et la BCE ? N’est-il pas le reflet d’un renoncement à changer les désordres sociaux existants ?

En fait le positionnement sur ces questions, n’est-il pas la ligne de partage qui sépare ceux qui pensent le système capitaliste indépassable de ceux qui ne renoncent pas à son dépassement vers le socialisme ?

Si certains pensent le système capitaliste indépassable, qu’ils le disent et l’assument. C’est une opinion respectable et qui doit être respectée.

- Cinquième argument : L’Europe est-elle une réalité économique homogène autorisant une « camisole de force » unique ? Évidemment, NON.

L’Allemagne a des excédents commerciaux supérieurs à 6% de son PIB sur ses « partenaires » européens. La Chine avec 4% d’excédent soulève immédiatement une levée de bouclier pour fustiger le taux de change du yuan. Mais là, pour l’Allemagne, c’est silence radio. Oubliant au passage que les excédents des UNS ne sont que le reflet des déficits des AUTRES. La maîtrise de monnaies nationales permettait de procéder aux ajustements nécessaires, prenant en compte l’hétérogénéité des différentes économies. Faute de quoi, nous sommes condamnés à mettre en œuvre les remèdes préconisés par Paul Krugman :

« Les variations du cours des devises induites par les déséquilibres des balances des paiements et les mouvements de capitaux, permettent en temps normal de rééquilibrer les échanges internationaux. L’Europe, en créant l’euro, s’est privée d’un tel mécanisme. Faute de pouvoir dévaluer, la « solution » préconisée aujourd’hui par l’Europe et le FMI consiste à baisser le coût des exportations en réduisant les salaires, les dépenses sociales, les services publics ». C’est ce qui s’applique aujourd’hui en Grèce, avec le succès que l’on sait par les camarades de F. Hollande.

Est-ce cela que nous voulons ? Et c’est ce que Hollande nous appliquera demain. Sommes-nous assez naïf pour croire que F. Hollande et le PS reviendrons sur les démolitions entreprises par Sarko ???

Salaires, retraites réduits de plus de 40%, services publics démantelés. Mères de famille abandonnant leurs enfants, incapables qu’elles sont de les assumer. Les grecques qui parcourent les forêts pour abattre du bois pour se chauffer. En fait une Grèce qui replonge dans le moyen-âge. Un prof d’université qui doit se contenter de 450 € par mois. Et pendant ce temps les milliards d’Euros des privilégiés quittent la Grèce pour d’autres cieux qui leur seront plus clément (Oui ceux qui ne veulent pas partager).

Est-ce cela que nous voulons ?

Qu’est-ce que cette absurdité « un meilleur partage des richesses », le degré zéro de l’intelligence ? Alors que précisément l’adversaire de classe nous signifie depuis plus de 10 ans que le partage des richesses, « C’EST TERMINE ». Il faut être sourd pour ne pas l’entendre.

L’issue étant à rechercher dans l’appropriation des richesses créées par la communauté des salariés.

Jamais le capital n’a accepté d’autre partage que ce qui lui est arraché par l’organisation (syndicale et politique) et par l’action des victimes de ses prédations.

Depuis 12 ans le mouvement social se bat en reculant. Les syndicats ne discutent plus des revendications des salariés, de leur défense. En Espagne, en Grèce, au Portugal, mais aussi chez nous, les syndicats en sont réduits à négocier la réduction des salaires, des congés, de la couverture sociale, etc… (C’est comme cela que le capital conçoit le partage). Sous la menace continuelle de délocalisation, nouvelle forme de la violence de classe. La CES, mais aussi le PGE sont devenus autant de vecteurs de soumission du monde du travail aux impératifs du capital par leur intégration à l’ensemble des dispositifs de domination du capital. (Via les financements européens reçus qui ne sont pas sans contrepartie) (Dernière dérive en date sur la Syrie, avec l’adhésion du PCF et du FdG [1] aux postulats de l’Empire, flanqué de Sarko, Merkel, Cameron, Hollande, tous ensemble, mêmes combats).

S’accrocher à la BCE et à l’Euro, pour qui ? Pour quoi ?

Faut-il encore s’accrocher coûte que coûte au mythe sans cesse remis au lendemain d’une possible Europe sociale ???
Sortir, avant d’être broyés, comme les grecs, telle est la question ?

S’accrocher à l’€uro, et refuser la sortie de cette monstruosité, c’est être tenu pour responsable de la catastrophe qui s’annonce.

S’accrocher à l’€uro, c’est pratiquer qu’on le veuille ou non, la fuite en avant vers une Europe fédérale liquidatrice des états nations, et des droits des travailleurs.

S’accrocher à l’€uro, c’est accepter que la seule variable d’ajustement possible soit à chercher dans la diminution des salaires, prestations, pensions et le démantèlement des services publics.

S’accrocher à l’€uro, c’est refuser les ruptures nécessaires avec le capitalisme, c’est s’accommoder du désordre social actuel, c’est le gérer. A ce jeu le PS est meilleur que nous, nous ne servons donc plus à rien. C’est préparer un congrès de Tours à l’envers. C’est se dérober à nos responsabilités d’outil de la transformation sociale. C’est en dernière analyse être complice des politiques d’austérité en cours et à venir. C’est accepter qu’Athènes brûle.

(Nota : Les islandais ont fait un doigt d’honneur aux banques britanniques en refusant de payer la dette. Au final ils s’en tirent pas si mal que cela).

Nous sommes face à la nécessité d’une rupture avec ces outils non réformables, la nation comme terrain essentiel de la lutte des classes et la question de la reconquête de la souveraineté nationale et populaire.

La sortie de la crise suppose, exige que la nation retrouve tous les attributs de sa souveraineté. Le sort du peuple français, c’est à Paris qu’il doit se décider, et NON à Bruxelles. Que le PCF substitue à la lutte des places actuelles, une analyse de la société retrouvant ses fondements de classe. La forme parti est-elle dépassé ? Dans tous les cas, celle en cours est obsolète, elle n’est faite que de verticalité, avec des ascenseurs qui ne fonctionnent que dans le sens de la descente. Basé sur une conception sommitale du rassemblement où nous sommes invités à faire acte d’allégeance autour du tribun. L’adhérent est simplement invité à jouer la claque, à mettre en œuvre des Kits prêt à l’emploi.

Ce positionnement du PCF obéit-il à une démarche de principe fondée sur un projet, une éthique ? Ou est-il simplement destiné à ne pas froisser le partenaire potentiel (le PS).

Sommes-nous obligés de suivre dans ses dérives un PS, qui a fait une croix sur les classes populaires ? Et qui sans hésitation réserve aux classes populaires le sort des grecs.

A rester sans arrêt le nez fixé sur le seul horizon électoral, on finit par perdre de vue l’essentiel, à savoir, à quoi, à qui sommes-nous utiles ?

Front de gauche, Izquierda Unida (Espagne), Bloc de gauche (Portugal), Die Linke (RFA), Syriza (Grèce), PGE autant de déclinaisons d’une même démarche de soumission et de refus de remettre en cause les dogmes européens. Autant d’outils d’intégration à la stratégie du capital, des « marchés financiers », rejoignant en cela la social-démocratie. Qui de ce fait ne peuvent jouer de rôle, faute de ne pas être en état d’indépendance.

Les « couches moyennes » prochaines victimes ne continueront pas très longtemps à bénéficier des produits technologiques à bas coût venant de Chine ou d’ailleurs. Elles sont prisonnières du faux sentiment d’être les heureuses bénéficiaires de cette Europe-là, insensibles qu’elles sont aux souffrances des autres, enfermées dans leurs égoïsmes étroits. Est-il possible d’avoir très longtemps, d’un côté des sociétés qui seraient vouées à la production et penser qu’ici nous allons simplement consommer ce qui est produit ailleurs ? Ne voit-elle pas qu’elles sont les prochaines victimes toutes désignées ? Ne sont-elles pas dans ce que Pierre Bourdieu appelait « La servitude volontaire » ?

Deux citations :

Henri Lefèbvre : « Ceux qui pensent arrêter leur regard sur l’horizon et se bornent à regarder ce qu’on voit, ceux qui revendiquent le pragmatisme et de faire seulement avec ce qu’on a, n’ont aucune chance de changer le monde… L’utopie, c’est ce qu’il y a au-delà de l’horizon ».

Lucien Sève (dialogue avec les auteurs du livre « Les vérités du matin », regard croisé sur un engagement) : « … Mais franchement, franchement, comment concevoir que ceux et celles qui siègent à Fabien soient à ce point au-dessous de la tâche cardinale que nous impose la véhémence de l’histoire ? J’en suis malade. Si vous y pouvez quelque chose… ».

Bernard Trannoy, Section PCF du Bassin d’Arcachon, le 14/02/2012[/size][/color]

l’analyse en lien bas de page est remarquable. A placer en tête de gondole. Merci.

Modif suite à échange sympa par mail : Par « en tête de gondole », je voulais dire : un lien sur le bureau, pour préparer interventions publiques par exemple.

Très bonne analyse de Bernard Trannoy malgré quelques erreurs et un certain manque d’audace qui l’empêche de voir « au delà de l’horizon » comme il dit.
Cent fois oui sur l’euro, le FN, le PS, le FdG, la « camisole de force »…

Mais il est faux de dire que l’Islande a refusé de payer sa dette. Les Islandais ont refusé de prendre à leur compte les dettes des banques qui ont fait faillite, c’est tout, et les investisseurs font la différence puisqu’ils continuent à leur prêter. Incidemment les investisseurs aussi rejettent massivement les mesures imposées aux Grecs puisqu’ils continuent à ne pas leur prêter.

Par ailleurs, amalgamer ces histoires d’euro avec le fédéralisme, et le fédéralisme avec la « liquidation des droits des travailleurs », n’est que cela, un amalgame. Il faut avoir le courage de penser une autre organisation. Le rôle des partis radicaux est de penser l’avenir, pas de cultiver une nostalgie pour ce qu’ils ont autrefois condamné. L’UE actuelle, celle qui nous impose la « camisole de force » unique, c’est celle des États, c’est une UE marquée par une conception centraliste, unitaire, autoritaire de la souveraineté. Le pseudo-fédéralisme à la Merkozy c’est la continuation de cette vision qui s’arrête sur l’horizon : il n’y a aucune différence réelle entre la vision d’une Europe dirigée depuis Bruxelles et la vision d’une France dirigée depuis Paris. Quand nous aurons compris que la démocratie c’est Bruxelles dirigé depuis Bruxelles, Paris depuis Paris, Lanrivoaré depuis Lanrivoaré, l’entreprise Dupont depuis l’entreprise Dupont, et la famille Durand depuis la famille Durand, alors c’est le fédéralisme qui permettra à l’Europe de défendre les droits des travailleurs.

Je m’excuse de faire une analyse un peu superficiel du texte de tranoy mais je m’arête sur le passage où il plaint les grecs de devoir courir les bois pour se chauffer « comme au moyen âge ». Je ne crois pas qu’il faille avoir peur de ça, c’est la vie normale sous nos latitudes cette pratique, il faut s’émanciper de « l’american way of lire » pour recouvrer notre autonomie et donc notre liberté. J’ai l’impression que l’on assimile nos mode de vie traditionnel à je ne sais quelle horreur. Mais c’est le faux qui a remplacé le vrai totalement ou quoi ?

Oui, l’utilisation du terme Moyen-Age comme un repoussoir est plus fantasmatique qu’autre chose, du moins si on en croit les médiévistes.

Mais il ne faudrait pas que les Grecs (ni même les Français) se mettent à courir les bois, non pas comme au Moyen-Age, mais cinq fois plus nombreux, sans connaissances ni respect de la nature et avec les exigences de confort, de consommation et de gaspillage que leur ont donné 50 ans d’énergie presque gratuite. Même le Moyen Age a connu, au moins, une grave crise énergétique par surexploitation des bois, qui n’a été résolue que par la Grande Peste qui a divisé par deux la pression sur les ressources, et le début de l’exploitation du charbon.

Bien sur c’est un tout. C’est vrai qu’il faut préserver, gérer nos ressources locales.

Surexploitation

Une étude, qui n’est plus accessible en direct, de ” Optimum Population Trust”
http://web.archive.org/web/20110716181707/http://www.optimumpopulation.org/opt.sustainable.numbers.html

amène au fichier excel

http://web.archive.org/web/20110716181707/http://www.optimumpopulation.org/images/briefingfigs/opt.af.lpr02.tab2e.xls

Les notes sont importantes pour comprendre les méthodes de calcul
http://web.archive.org/web/20110716183852/http://www.optimumpopulation.org/opt.table2e.notes.pdf

donne pour la France (colonnes AC, AD, AE) ,
20 millions avec une limite d’émission de CO2 de 1,25 tonne par an
27 millions avec un “style de vie” actuel et 12% de biodiversité
53 millions avec un “style de vie modeste” et 12% de biodiversité

Les chiffres de population soutenable “europe occidentale” sont respectivement de 129, 132, 251

[align=center]LES PROPOSITIONS DU M’PEP POUR SORTIR DE LA CRISE[/align]

[align=center]Conférence / débat « Comment sortir de la crise de l’euro ? » organisée par la fédération M’PEP 75 avec Jacques Nikonoff, porte parole du M’PEP - le 14 février 2012[/align]

[font=vedana]Le 21 février 2012.[/font]

[font=vedana][color=darkblue][size=10]Jacques Nikonoff, porte-parole du M’PEP, auteur de « Sortons de l’euro » (Mille et une nuits, 2011) et de « La confrontation. Argumentaire anti-FN » (Le Temps des cerises, 2012), était l’invité de la fédération de Paris du M’PEP, le 14 février dernier, pour faire une conférence-débat. Il a pu rappeler à cette occasion les principales propositions du M’PEP pour sortir de la crise et expliquer les raisons de la présence de candidats du M’PEP aux élections législatives.

En même temps, plusieurs questions d’actualité ont été évoquées, comme la situation dramatique en Grèce. À ce propos, Jacques Nikonoff a été très critique sur la « fausse solidarité » qui se manifeste parfois envers le peuple grec. Abstraite, cette pseudo-solidarité en reste aux vœux pieux et ne s’engage pas dans la construction d’un mouvement social à l’échelle européenne pour l’annulation généralisée de la dette et la sortie de l’euro.

Cette rencontre a été aussi un moment de dialogue constructif avec des militants de l’UPR, de DLR et du Front de gauche.

Pour accéder à la vidéo, cliquez ici : [/size][/color][/font] [b]http://www.m-pep.org/spip.php?article2511[/b]

[align=center]Eric Toussaint : « La Grèce doit se rebeller face à la Troïka et suspendre le paiement de sa dette »[/align]

http://www.cadtm.org/Eric-Toussaint-La-Grece-doit-se

Observation du 11 mai 2012 : Le lien qui pointait vers l’article original que j’avais lu a été redirigé vers un autre article du CADTM avec un autre titre que : « La Grèce doit se rebeller face à la Troïka et suspendre le paiement de sa dette ».

Stephen Reid, Le chaos est il inévitable ? http://www.neweconomics.org/blog/2012/02/14/would-there-be-chaos (en anglais, désolé)

"Heureusement pour la Grèce, on voit qu’elle conserve les bases d’une société heureuse et en bonne santé. Ceci étant combiné avec l’introduction de monnaies complémentaires et des approches de temps de guerre comme le rationnement et une supervision étroite par l’État des industries clés, la Grèce pourrait affronter avec succès la tempête soulevée par un défaut. Et ironiquement, ses ajustements pour devenir moins dépendante des importations et des combustibles fossiles pourraient très bien la placer en tête de peloton au cours du siècle à venir quand tous les pays du monde devront faire face à la réalité du pic pétrolier et du changement climatique. "

Oui et si le pouvoir revenait au niveau des démes je pense qu’ils auraient encore de meilleurs chances. Pourvu que ce soit un scénario de ce type.

à frigouret et lanredec, il y a du vrai dans ce que vous dites, sur l’auto-suffisance, les monnaies complémentaires et l’autonomie, mais je trouve cette analyse exagérée, ce n’est pas en ayant une économie délabrée que l’on peut le mieux anticiper l’avenir. Vous sous-estimez la souffrance de nombreux grecs. La Grèce, véritable laboratoire de l’Union Européenne a vu son SMIC diminuer de moitié après 8 plans d’austérité successifs. Le résultat, c’est 30% de la population en grande pauvreté, +54% de contamination par le VIH depuis 2010, +40% de suicide en deux ans. Lorsque les technocrates européens l’auront décidé, tous les pays de l’Union seront soumis aux restrictions budgétaires et la France, elle non plus, n’y coupera pas. Cet asservissement au pouvoir de la finance, c’est nos propres députés qui l’on ratifié le 21 février dernier. La prise de conscience des grecs est certes facilitée par les difficultés, mais l’optimisme du au retour de l’autonomie monétaire en Grèce et un volant de capital serait quand même le mieux pour investir dans des nouveaux secteurs adaptés au pic pétrolier.

Un peu d’optimisme :

L’Espagne revoit son déficit du budget de l’État à la hausse pour s’autonomiser vis à vis des règles auto-bloquantes d’austérité de l’Union Européenne … …
Ci-dessus : Lien devenu non-valide vers un article de Boursorama sur la décision du premier ministre espagnol Mariano Rajoy.

La dépêche de Romandie.com sur ce sujet : http://www.romandie.com/news/n/Espagne_deficit_revu_en_hausse_crise_en_vue_avec_l_UE_mise_en_garde_pour_2013020320121729.asp

Modification du 11 mai 2012 : Vérification de la validité du lien hypertexte et ajout d’un autre lien sur la même information

Début de révolte souveraine ?

Ce serait chouette.

A suivre.


Plus haut, vu allusion au VIH.
A savoir que certains jeunes en Grèce se font contaminer exprès pour toucher une aide et ne pas crever de misère !!!
On en est là.

« Entre 2005 et 2011, en 6 ans seulement, la production automobile dans le Benêtland a baissé de 45% !!! (pourtant pour le moment les benêts achètent encore autant des totos). Cet extraodinaire performance de dépeçage délocalisant, souligné par Elie Cohen, conseiller en équarrissage du nain, dans l’ émission ‹ C › est dans l’ Ere Xfactorique’ , est due au Seigneur fiscalement helvète Peugeot, et au Seigneur naturalisé marocain Renault. Ce dernier, en 7 ans a divisé par 3 sa production au Benêtland, tandis que VolksReichWagen doublait la sienne en Teutonie. Même le ouinouin aux grandes oreilles le clame pour gagner le concours d’ enculage du benêt, organisé par la caste ! » La Revue de la Boucherie Impériale benêtine.

"La production industrielle du Benêtland a régressé à son niveau du siècle dernier, grâce à l’ importation de millions d’ esclaves pauvres supplémentaires en remplacement des riches et de leurs capitaux délocalisés … ( pour info la Teutonie et sa population décroisssante a augmenté son industrie de 30% dans le même temps … ) " La Tribune des Seigneurs Capitalistes du Béton Bobo.

Emplacement réservé pour répondre au yéti 5 mars 2012

[align=center]Aktionskonferenz: Bürger gegen Euro-Wahn – Volksentscheid Jetzt![/align][align=center]Conférence d’action citoyenne contre la politique d’acharnement aveugle de l’euro : vote populaire maintenant ![/align]

[align=center]Prof. Wilhelm Hankel schreibt in COMPACT-Magazin März 2012.[/align][align=center]Le Professeur Wilhelm Hankel a écrit dans COMPACT-Magazin de mars 2012[/align]

[align=left]Euro-Crash – Sind wir Deutschen wieder schuld?[/align][align=left]Fracassement de l’euro : nous, les Allemands, sommes-nous à nouveau à blâmer ?[/align]

[align=left]Oder was kommt nach dem Euro?[/align][align=left]Ou que vient-il après l’euro ?[/align]

Deutschlands Exportstärke habe das Euro- Desaster verursacht, heißt es nicht nur in Athen, sondern auch in Paris und anderen europäischen Kapitalen. La force d’exportation de l’Allemagne a causé la catastrophe de l’euro, non-seulement à Athènes mais aussi à Paris et dans d’autres capitales européennes. Wo bleiben Sachverstand und ökonomische Analyse? Où sont l’expertise et l’analyse économique ?
Lire la suite de cette traduction de cette analyse de la politique de la monnaie unique avec les outils linguistiques de la société Google … …

Les germanophones qui voudraient améliorer la traduction Google sont les bienvenus !

Observation du 11 mai 2012 : Cet article n’est plus disponible sur le site original, la traduction en ligne de Google ne donne donc plus rien.

Une monnaie unique ne peut fonctionner que dans le cadre d’une économie unique, avec une dette unique et une richesse uniques.

ou bien ?

Sortir de l’euro ?

http://www.marianne2.fr/Sortir-de-l-euro-Impossible-pour-les-journalistes-mais-pas-pour-les-prix-Nobel-d-economie_a215893.html