salut, la question de notre nombre est une question centrale depuis la nuit des temps et si on regarde bien, la réponse n'a jamais consisté à revenir en arrière et à lutter contre l'évolution, elle a toujours consisté à inventer qqchose de nouveau l'humanité est passé des tribus, aux villages, aux villes, aux pays ...... et aussi de l'empire romain à l'émiettement du haut moyen âge, de l'empire carolingien à l'émiettement féodal, des empires coloniaux à l'émiettement post-colonial.
... et aussi de l'empire romain à l'émiettement du haut moyen âge, de l'empire carolingien à l'émiettement féodal, des empires coloniaux à l'émiettement post-colonial.... la prochaine étape étant "l'invivabilité" de la Terre ... :(
Aller AJH te laisse pas abattre « nous sommes nés pour marcher sur la tête des rois »
[align=center]Union Européenne et comédie : les délocalisations
[/align]
[font=arial]Le 10 décembre, évoquant [/font][b]l’accord[/b][font=arial] conclu à Bruxelles, un article de Patrick Martin-Genier dans Fenêtre sur l’Europe [/font][b]interroge : [/b][font=arial][color=navy][size=11] « Réforme des traités : Les marchés vont-ils se calmer ? Rien n’est moins sûr… ». L’article évoque entre autres « La pression des agences de notation ». Mais qui a confié aux « marchés », au capital privé et aux agences de notation privées leur rôle actuel, si ce n’est le monde politique lui-même par un processus qui se poursuit depuis trois décennies ? Et les « marchés » sont-ils autre chose que l’un des outils du grand capital ?
Sur le même site, Clotilde de Gastines [/size][/color][/font][b]prévoit[/b][font=arial][color=navy][size=11] des « restructurations massives dans les fonctions publiques européennes ».
Que restera-t-il, au sein de l’Union Européenne (UE), des services publics et des outils de souveraineté effective des États ? France Info [/size][/color][/font][b]commente : [/b][font=arial] « UE/Accord des 26: vers « un vrai règlement de copropriété avec une discipline pour le respecter » (Michel Barnier) », et [/font][b]La Voix du Nord[/b][font=arial] : « La zone euro va renflouer le FMI pour qu’il aide… la zone euro ». Dans un note intitulée « UE/GB: « Il ne s’agit pas de laisser la City sans régulation », assure Osborne», Les Echos se réfèrent[/font][b][/b][font=arial] au refus britannique de se joindre aux accords adoptés cette semaine, et fait état d’une déclaration du ministre britannique des Finances pour qui la City de Londres est un « très grand centre financier » sans comparaison possible avec les places financières du continent. La veille, La Tribune [/font][b]commentait[/b][font=arial][color=navy][size=11] « Europe : ce nouveau traité qui isole les Anglais ».
Mais qui, sinon les « petits citoyens », paiera la facture de ce traité ? Et qui évoque dans la clarté le rôle destructeur permanent de la stratégie de privatisations et de délocalisations financières et industrielles ? Une politique planifiée par l’Union Européenne, et accélérée par l’Organisation Mondiale du Commerce ( [/size][/color][/font][b]OMC[/b][font=arial]) que [/font][b]dirige[/b][font=arial] actuellement un « socialiste » français. Taiwan Info rapportait[/font][b][/b][font=arial] récemment que l’UE représente « 31,5% des investissements étrangers dans l’île ». De même, d’après les données diffusées par le Centre d’Informations sur Internet de Chine, les « investissements » en provenance de l’Union Européenne dans ce pays [/font][b]se poursuivent[/b][font=arial][color=navy][size=11]. En clair, « côté européen », on délocalise jusqu’au dernier sou. Quelle comédie nous joue-t-on à Bruxelles ?
Même si la progression des « investissements européens » en Chine est devenue moins rapide, la note du 17 novembre dernier du Centre d’Informations sur Internet de Chine intitulée « Les investisseurs asiatiques deviennent le moteur des IDE en Chine », [/size][/color][/font][b]http://french.china.org.cn/business/txt/2011-11/17/conten…[/b][font=arial][color=navy][size=11], fait encore état d’une « augmentation modeste » des « capitaux en provenance des 27 membres de l’Union européenne ».
La Chine et Taiwan ne sont, de toute évidence, que des exemples de cette fuite permanente de capitaux européens. Dans ces conditions la crise actuelle est-elle autre chose qu’une étape d’une stratégie planifiée destinée à anéantir la souveraineté et les acquis sociaux des pays de notre continent ?
Et les réunions de Bruxelles sont-elles autre chose que des parodies pour détourner l’opinion publique de la réflexion sur la véritable origine de la crise actuelle ? Une « crise » prévue et planifiée sous les « droites » comme sous les « gauches », alors que les capitaux circulent depuis longtemps à l’échelle planétaire à la recherche des plus bas salaires et standards sociaux.
La « dette » est-elle autre chose que le résultat prévu de longue date de cette stratégie économique et institutionnelle ?
La mondialisation a-t-elle jamais été autre chose, dans la réalité, que la transformation progressive du monde en une immense zone de circulation de capitaux et de mise en concurrence de la main d’oeuvre manuelle et intellectuelle ? Quel résultat pouvait-on en attendre pour les populations de l’Europe occidentale et des États-Unis ? Et peut-on parler d’un quelconque « libéralisme », alors que cette économie mondiale se trouve de fait sous le contrôle de groupes très restreints, industriels et financiers ?
Le 10 décembre également, un article de Robert Fisk dans le journal britannique The Independent porte le titre [/size][/color][/font][b]« Robert Fisk: Bankers are the dictators of the West »[/b][font=arial]. Fisk dénonce notamment la soumission des politiques au capital financier et leur silence, ainsi que celui des médias, sur les responsabilités réelles dans la crise actuelle. Jusqu’à quand durera l’euro-comédie ?[/font]
Extrait de la source : [b]http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2011/12/10/union-europeenne-et-comedie-delocalisations-i.html[/b]
[align=center]La pauvreté est-elle mesurable ? ( I )[/align]
[align=center]par V. Nedeljkovic, Nîs[/align]
[font=verdana]Nous vivons dans un monde où la réalité est souvent mélangée au virtuel, dans un monde où la mondialisation peut produire des informations qui ont un tel pouvoir qu’ils amènent à la désinformation complète. Nous savons bien que toutes les guerres sont accompagnées de mensonges, mais parfois les mensonges restent dans nos mémoires comme si c’était la vérité. Des civilisations de faux-monnayeurs conduiront finalement à l’effondrement de l’ordre en effaçant la vérité sur les nations et leurs guerres, surtout dans les Balkans si facilement sujet aux crises. Les dernières guerres des Balkans ont apporté la mort et la destruction et par-dessus tout la pauvreté. Pour détruire un État reconnu internationalement, la Yougoslavie, des forces politiques ont créé des conditions appropriées pour une crise dangereuse dans la partie la plus vulnérable de l’Europe et la conséquence « logique » en est la présence permanente de forces armées des USA et de l’Otan. Tout cela repose sur la ligne stratégique des USA de dominer le monde entier. [/font]
[font=verdana]La crise économique mondiale a conduit à une accélération de la course à la concurrence économique dans le monde des géants, et le fossé entre les riches et les pauvres se creuse. L’inégalité se propage mondialement. Un citoyen sans moyens, même quelqu’un de la classe moyenne, a moins de chances d’arriver au sommet de la société qu’un citoyen aisé. L’inégalité dans la distribution des biens est cependant devenu un problème dans le monde entier, car 40% de la population mondiale (environ 2 milliards et demi d’êtres humains) vivent avec moins de deux dollars par jour, pendant que les 10% les plus riches possèdent 54% de la richesse mondiale. Le fait que les riches deviennent toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres est souvent utilisé dans des débats entre partisans et adversaires du capitalisme. En août de cette année, des milliers de jeunes gens sont descendus dans les rues pour protester contre la situation politique, économique et sociale dans les sociétés répressives dans lesquelles ils vivent. La fumée des maisons incendiées dans les faubourgs pauvres de Londres a terni le jugement des habitants dans les quartiers des villas. Personne, dans les bureaux de luxe du quartier économique de l’East End, ne pense être en partie responsable de la révolte des jeunes. Les hommes politiques se disculpent en disant que l’origine de la révolte des jeunes se trouverait dans leur «situation familiale» ou dans le « système éducatif », et ils taxent les rebelles de « malades ». En faisant cela, ils oublient que manifestement une des raison principales du vandalisme est le résultat du fossé inquiétant entre les riches et les pauvres. L’inégalité de la distribution des richesses dans la société britannique n’est pas seulement dans l’imagination des jeunes de Tottenham ou d’autres régions pauvres. Des analystes sérieux affirment que la Grande Bretagne souffre de graves différences socio-économiques, et ils croient que cette différence augmentera encore lorsque toutes les mesures d’économie seront en vigueur. C’est le résultat de la division des citoyens pendant des décennies et des exclusions et, avec les mesures d’austérité, la situation empirera encore. La police peut surveiller un certain nombre de citoyens, mais ce n’est pas une mesure valable sur la durée. Car tout cela peut se répéter.[/font]
[align=center]La pauvreté est-elle mesurable ? ( II )[/align]
[align=center]par V. Nedeljkovic, Nîs[/align]
[font=verdana]Peinture de [/font] [b]Сава Шумановић [size=8]( Sava Sumanovic )[/size][/b]
[font=verdana][color=#601b0a][size=9]Comment peut-on mesurer la pauvreté en Grande Bretagne et la comparer avec celle des pays les plus pauvres en Afrique ? La Grande Bretagne est l’un des pays les plus développés, ancien leader mondial qui était fier de sa société équitable et de sa démocratie parlementaire de haut niveau ?
Le coefficient Gini, trouvé par le statisticien italien Corrado Gini, est un indicateur pour la distribution des revenus. D’après cette méthode, la distribution du revenu global est mesurée de 0 à 100. Lorsque le coefficient d’un pays est de 0, cela signifie que tous les citoyens ont le même revenu, alors qu’un coefficient de 100 indique qu’un seul homme possède tous les revenus du pays. Le coefficient Gini est de 34 en Grande Bretagne, et cette dernière appartient donc aux pays européens ayant la plus grande différence entre pauvres et riches. Pour comparaison: Le coefficient Gini pour l’Egypte était avant la révolution récente d’une valeur semblable. Le coefficient Gini montre que les plus grandes différences socio-économiques sont enregistrés aux USA capitalistes et en Chine communiste, mais aussi en Afrique pauvre.
D’après les indications récentes, publiées par la CIA et les organisations économiques internationales, le coefficient Gini conduit aux différences de revenus en pourcentages suivantes :
— États-Unis 45; (c’est également très haut);
— Russie 42,2;
— Chine 41,5 – 50;
— Japon 39,7;
— HongKong 53,3;
— Brésil 56,7 (une des économies nationales mondialement les plus dynamiques);
— Namibie 70,7;
— Afrique du Sud 65;
— Lesotho 63,2;
— Sierra Leone 62,9;
— République centrafricaine 61,3;
— Gambie 50,8;
— Zambie 50,2;
— Haïti 59,2;
— Colombie 58,5;
— Guatemala 55,1;
— Honduras 53,3;
— Chili 52,4.
En Europe: Pays des Balkans: 26 – 34,1;
— Serbie 33; moyenne dans l’UE: 30,4; Norvège 25; Suède 23, (la valeur la plus basse du monde).
La plus grande augmentation de l’inégalité dans la distribution des revenus existe en Chine dont le coefficient Gini a « explosé » ces dernières années. Parmi les 937 personnes les plus riches du monde, Forbes compte 64 Chinois. Le gouvernement actuel en Chine, malgré différentes mesures, ne réussit pas à réduire les immenses différences sociales. Quelques critiques du communisme voient la raison des grandes différences dans le fait que les grandes entreprises de l’État essayent de garder le pouvoir et la richesse pour elles-mêmes. Ceci est confirmé par les statistiques d’après lesquelles en 10 ans (1997–2007) la part des salaires des travailleurs au revenu social a baissé de 53,4% à 46%, alors que les revenus publics ont augmenté de façon considérable. Les analystes disent que cela pourrait signifier que la situation économique du pays est devenue très forte, tandis que la situation du citoyen par contre s’est détériorée. Ce sont les nombreux milliardaires de la liste de Forbes qui le confirment le mieux. Les riches n’ont bien sûr pas de raison d’y changer quelque chose.[/size][/color][/font]
[b]Après les bombardements de la Serbie par l’Otan[/b] [font=verdana] et la sécession du Kosovo, une crise de longues années a commencé en Serbie avec une très forte polarisation des forces politiques, alors que les richesses et le pouvoir se trouvaient dans les mêmes mains. Les politiciens utilisent une grande partie de leur énergie pour des conflits internes et des accusations mutuelles. Le taux de chômage augmente, la corruption fleurit, les inégalités défigurent notre société. Tout cela affaiblit la résistance de la Serbie, suivant la décimation de son territoire, soutenue et encouragée par les super-puissances occidentales.[/font]
[font=verdana]Source : [/font][b]http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=3060[/b]
je suis pour une europe citoyenne
je suis contre en sortir
je pense que le mouvement de l’histoire va vers l’union des peuples
Dans la phrase" la France est une république indivisible"ce qui est indivisible c’est la France ou la république? L’Europe c’est pareil . Vouloir l’Europe ce n’est pas dissoudre les républiques qui la compose…
Bonjour et bienvenue.
je suis pour une europe citoyenneTout le monde est pour une Europe citoyenne. Mais de plus en plus de gens pensent que l'UE en est le principal obstacle. Sauf quand ils pensent que c'est sa taille.
je suis contre en sortirTout le monde est contre sortir d'une Europe citoyenne. Encore faudrait il, pour que la question se pose, y être entrés.
je pense que le mouvement de l'histoire va vers l'union des peuplesCette histoire de mouvement de l'histoire, ou de sens de l'histoire, ou de progrès (du latin progressus, action d'avancer, de continuer dans la même direction), a acquis, surtout dans la gauche, un prestige mystérieux, peut être grâce à Karl Marx. Et pourtant ce dogme est profondément conservateur. Ce culte, puisqu'il faut bien l'appeler ainsi, rejette implicitement l'idée que sur une route on n'est pas obligé de choisir entre avancer tout droit, reculer tout droit, et s'arrêter. Cette vision unidirectionnelle du monde, qui refuse toute possibilité de carrefour et de bifurcation, ne veut nous laisser le choix, face au précipice, que de faire un grand pas en avant ou de "retourner au moyen-âge" voire "au paléolithique". Cette religion ressemble à celle qui consiste à ne voir dans les positions politiques qu'un positionnement le long d'un axe droite-gauche alors qu'il s'agit d'un espace hautement multidimensionnel. Il est grand temps de remettre en cause les lieux communs d'un autre siècle qui font de tous les politiciens des alliés objectifs travaillant obstinément à nous conduire à la catastrophe politico-économico-écologique.
Bonjour et bienvenue jerkar.
je suis pour une europe citoyenneCela fait partie du stock des clichés que l'on répète sans réfléchir comme un autre exemple : « Je suis pour une paix juste et durable. » Évidemment, personne n'est pour une guerre injuste et durable et personne non-plus pour des dictatures en europe ( Ne mérite pas de commencer par une majuscule : Notion géographique floue : Vague partie occidentale de l'Eurasie aux délimitations imprécises ) On pourrait dire : « Je suis pour un théorème de Pythagore exact et non-faussé », mais nous le disons pas parce que c'est évident. Par contre c'est justement parce que cela pose problème que l'on répète ce mantra de l'europe citoyenne partout. Il suffit de remplacer europe par une autre aire géographique pour s'apercevoir qu'il ne s'agit pas d'une vision consciente et réfléchie, mais d'un mantra qui sonne très peu rationnel, exemples : « Je suis pour une Asie citoyenne. » « Je suis pour une Sibérie citoyenne. » « Je suis pour une Afrique citoyenne. »
Ceux qui se payent de principes sont pour une paix juste et durable, mais les victimes de la guerre après avoir avalé le mensonge de la guerre juste, ne veulent plus attendre la paix juste, ce qu’elles veulent, c’est juste la paix. Et elles ont raison, car la paix parfaitement juste n’adviendra jamais.
Ceux qui se payent de principes sont pour une europe hautement démocratique, mais les déçus de la « construction » européenne après avoir avalé le mensonge de l’europe Sociale, ne veulent plus attendre l’europe hautement démocratique, ce qu’ils veulent, c’est juste la démocratie maintenant et ici. Et ils ont raison, car l’europe hautement démocratique n’adviendra jamais à cause de sa taille. Lire les arguments d’Aristote, Montesquieu, Marat, Rousseau, Diderot, Jean-Jacques Rosa et bien d’autres cités déjà de nombreuses fois ce forum sur la taille limitée des États démocratiques.
Ces débats ont déjà eu lieu là : tapez : [color=#601b0a](« taille » OR « échelle ») AND ( « démocratie » AND (« Aristote » OR « Marat » OR « Rousseau » OR « Jean-Jacques Rosa ») site:http://etienne.chouard.free.fr/forum[/color] dans Google
Tu parles là d'émiettements d'empires constitués par des guerres de conquête et d'annexion. L'union européenne s'est, elle, constituée d'une part comme rempart face au bloc soviétique, mais aussi, il ne faudrait pas l'oublier, comme moyen de ne plus se faire la guerre les uns les autres comme cela durait depuis des siècles ! Je préfère la paix à l'horreur de la guerre, et je ne crois pas être le seul citoyen de l'union à penser comme cela.salut, la question de notre nombre est une question centrale depuis la nuit des temps et si on regarde bien, la réponse n'a jamais consisté à revenir en arrière et à lutter contre l'évolution, elle a toujours consisté à inventer qqchose de nouveau l'humanité est passé des tribus, aux villages, aux villes, aux pays ...... et aussi de l'empire romain à l'émiettement du haut moyen âge, de l'empire carolingien à l'émiettement féodal, des empires coloniaux à l'émiettement post-colonial.
Le projet européen me fascine depuis l’enfance : une agrégation volontaire d’Etats, c’est une façon d’inventer un futur commun.
Si l’idée a été pas mal dévoyée, si ceux qui en ont le plus et le plus vite profité ont été les castes privilégiées du grand capital, je ne suis pas partisan de jeter le bébé avec l’eau du bain.
Vous êtes nombreux sur ce forum a avoir voté NON. J’ai clairement voté OUI.
Les NONistes voulaient soient forcer à renégocier le traité sur des bases plus favorables, soit faire imploser l’europe. L’implosion n’a pas eu lieu. Le traité n’a pas été renégocié, et le résultat de ce NON, c’est que les timides avancées du traité pour faire de l’union autre chose qu’un simple marché commun, les embryons de politique étrangère commune, de fiscalité commune, etc … (tout ce qui avait été péniblement acquis contre la résistance des positions ultra libérales défendues notamment par les Anglais) ont été balayés, laissant le champ libre à la caste privilégiée pour continuer d’être les principaux bénéficiaires.
En résumé, pour moi, les NONistes ont provoqué le résultat inverse de celui qu’ils souhaitaient.
Et comme l’UE s’était déjà élargie sans avoir au préalable pris soin de créer une constitution forte pour la rendre plus démocratique et plus citoyenne, cela deviendra encore plus difficile à 27 et après un NON.
Etienne Chouard pense qu’il faut une constitution à la France et non à l’Europe ? Pourquoi pas à l’échelle de la région, du département, du canton ?
C’est aller à revers de l’histoire. Le repli sur soi n’est jamais une bonne solution, surtout lorsque c’est un repli face à une entité dans laquelle on a son mot à dire. Et la France fait partie des pays qui ont une voix forte en europe, elle est déjà une privilégiée, il faudrait qu’elle s’en rende compte !
Demandez aux autres pays de taille plus modeste : ils vous diront tous que la france se comporte comme une enfant gâtée.
Je suis prêt à débattre de cela avec qui veut sur ce forum.
Etienne Chouard pense qu’il faut un tirage au sort et prend en exemple la démocratie athénienne. Je crois qu’il oublie complètement que cette « démocratie » modèle ne concernait qu’une poignée de privilégiés, quand les esclaves et les « métèques » (meta oikos, les « étrangers », certains venus de loin comme les commerçants du pourtour méditerranéen, mais le plus souvent des personnes dont les terres situées au-delà de la limite de la cité ne donnaient pas droit au statut de citoyen) n’avaient pas voix au chapitre. Ainsi, les décisions à prendre étaient simples, et lorsqu’elles devenaient compliquées, comme en cas de constitution ou de guerre, cela fut le fait d’un seul homme pendant plusieurs années, comme Solon ou Périclès. Bref, prendre ce modèle, le montrer à tous comme parfait en escamotant pas mal de précisions ne relève pas d’une grand honnêteté intellectuelle.
En réalité, il n’y a qu’un seul exemple de démocratie réelle à l’échelle d’autre chose qu’un village dans le monde et dans l’Histoire, c’est la Suisse.
La grande majorité des décisions se prend par « votation ». Le peuple vote et basta.
Que les instances européennes confient le travail de rédaction de la constitution européenne à des suisses serait donc selon moi un bon début. Mais on peut faire encore mieux.
Bonjour et bienvenue jerkar.je suis pour une europe citoyenneCela fait partie du stock des clichés que l'on répète sans réfléchir comme un autre exemple : « Je suis pour une paix juste et durable. » Évidemment, personne n'est pour une guerre injuste et durable et personne non-plus pour des dictatures en europe ( Ne mérite pas de commencer par une majuscule : Notion géographique floue : Vague partie occidentale de l'Eurasie aux délimitations imprécises ) On pourrait dire : « Je suis pour un théorème de Pythagore exact et non-faussé », mais nous le disons pas parce que c'est évident. Par contre c'est justement parce que cela pose problème que l'on répète ce mantra de l'europe citoyenne partout. Il suffit de remplacer europe par une autre aire géographique pour s'apercevoir qu'il ne s'agit pas d'une vision consciente et réfléchie, mais d'un mantra qui sonne très peu rationnel, exemples : « Je suis pour une Asie citoyenne. » « Je suis pour une Sibérie citoyenne. » « Je suis pour une Afrique citoyenne. »Ceux qui se payent de principes sont pour une paix juste et durable, mais les victimes de la guerre après avoir avalé le mensonge de la guerre juste, ne veulent plus attendre la paix juste, ce qu’elles veulent, c’est juste la paix. Et elles ont raison, car la paix parfaitement juste n’adviendra jamais.
Ceux qui se payent de principes sont pour une europe hautement démocratique, mais les déçus de la « construction » européenne après avoir avalé le mensonge de l’europe Sociale, ne veulent plus attendre l’europe hautement démocratique, ce qu’ils veulent, c’est juste la démocratie maintenant et ici. Et ils ont raison, car l’europe hautement démocratique n’adviendra jamais à cause de sa taille. Lire les arguments d’Aristote, Montesquieu, Marat, Rousseau, Diderot, Jean-Jacques Rosa et bien d’autres cités déjà de nombreuses fois ce forum sur la taille limitée des États démocratiques.
Ces débats ont déjà eu lieu là : tapez : [color=#601b0a](« taille » OR « échelle ») AND ( « démocratie » AND (« Aristote » OR « Marat » OR « Rousseau » OR « Jean-Jacques Rosa ») site:http://etienne.chouard.free.fr/forum[/color] dans Google
Certes, être pour une Europe (désolé, quand un interlocuteur veut m’imposer une orthographe, j’ai pour principe de ne pas lui obéir) citoyenne, cela peut être considéré comme un lieu commun sans intérêt, voir un « cliché » en « stock » cité « sans réfléchir » (merci au passage pour m’asséner d’autorité que j’écris sans réfléchir, mais je suis désolé de vous dire que j’estime être quelqu’un qui réfléchit, c’est pourquoi je souhaite débattre. De mon côté je pense que vous réfléchissez tous, et c’est votre raison d’être sur ce forum).
Mais il serait bon de le voir comme une introduction au débat. J’invite tous ceux sur ce forum qui ont pris position à bien voir que leur argumentaire comporte pourtant lui aussi des voeux aussi généraux, au premier rang desquels gilles qui le dénonce ici, et etienne chouard.
Les arguments d’Aristote, Marat, Rousseau, peuvent être retournés contre vos thèses anti-construction européenne. Si ce débat a eu lieu, je ne sais pas entre qui et qui, pour moi il n’est pas clos, dès lors que vous êtes d’un avis et moi d’un autre.
Le projet européen me fascine depuis l'enfance : une agrégation volontaire d'Etats, c'est une façon d'inventer un futur commun. Si l'idée a été pas mal dévoyée, si ceux qui en ont le plus et le plus vite profité ont été les castes privilégiées du grand capital, je ne suis pas partisan de jeter le bébé avec l'eau du bain.Vous êtes nombreux sur ce forum a avoir voté NON. J’ai clairement voté OUI.
Il n’est pas question ici de refaire le débat sur le traité de Lisbonne.
Le traité a été finalement adopté, c’est du passé.
Vous admettez que l’UE fonctionne mal, c’est l’essentiel pour discuter de façon constructive.
Je pense que vous admettrez que les questions qui se posent sont :
- En quoi « l’idée a été pas mal dévoyée » ?
- Comment faire pour que tout le monde, et pas seulement « les castes privilégiées du grand capital », gagne à l’association des peuples européens ?
et pas pourquoi il fallait voter oui ou non en 1992 (j’ai voté oui pour le principe de subsidiarité et en espérant le démantèlement des États) ou en 2005 (j’ai longtemps hésité et vous pouvez voir mon analyse du traité - pas de ma motivation - sur Synthèse sur le Référendum du 29/04/2005 ).
Et comme le forum est découpé en différents fils (heureusement), il se trouve que celui ci concerne la sortie de l’UE, et de l’UE seulement, pas du conseil de l’Europe par exemple, ni de l’EEE, …, ni de l’Europe évidemment (ça relève de la tectonique des plaques, pas de la politique).
Vous êtes nombreux sur ce forum a avoir voté NON. J'ai clairement voté OUI (...) En réalité, il n'y a qu'un seul exemple de démocratie réelle à l'échelle d'autre chose qu'un village dans le monde et dans l'Histoire, c'est la Suisse.Bien d'accord. Manque de bol pour ton argumentaire, la Suisse n'esr pas dans l'UE. Tu es bien sûr d'avoir compris le principe d'un débat politique ?
Le principe de l’indivisibilité
Dans la phrase" [i]la France est une république indivisible[/i]"ce qui est indivisible c'est la France ou la république? L'Europe c'est pareil . Vouloir l'Europe ce n'est pas dissoudre les républiques qui la compose..Le principe de l'indivisibilité, contenue dans l'article 2 de la Constitution de 1958, est défini comme suit dans le [i]Vocabulaire juridique[/i] Cornu (aux éditions PUF) :
« Principe selon lequel l’État et son territoire ne peuvent être morcelés par l’effet de colnquêtes, sécessions et autres alinéations ou démembrements ».
À ceux qui s’intéressent au droit de temps en temps, le Vocabulaire juridique de Cornu sera d’une grande utilté : un millier de pages en format de poche, très dense, très clair (Sauf erreur la dernière édition, la huitième, est de 2007 : vérifier qu’il n’y en a pas une nouvelle)…JR
Les nonistes
Jerkar (bonjour !).
Votre recensement des nonistes oublie des gens comme moi (et je suis loin d’être seul) qui ont voté Non au traité constitutionnel parce qu’is estimaient qu’on n’avait pas à imposer des clauses de politique économique et autre (essentiellement la partie III du traité, mais pas seulement) qui relevaient de la volonté générale démocratique et donc de la loi. Le TCE était un appareil à gaver les oies.
Je serais toujours reconnaissant à Étienne de sa campagne pour le Non, qui à l’époque était largement fondée sur cet argument et m’a fait prendre conscience des graves dangers que ce traité présentait pour la grande Europe intégrée, démocratique, sociale et transparente à laquelle personnellement j’aspire sans restriction.
On y viendra, même si à l’heure actuelle il semblerait qu’on n’en prenne pas le chemin !
Sortir de l’Union européenne actuelle, oui, mais pour entrer immédiatement dans une confédération européenne vraiment démocratique : si cet objectif est le vôtre, je vous invite à nous rejoindre sur http:www.euroconstitution.org.
Cordialement.
JR
Le principe de l'indivisibilité, contenue dans l'article 2 de la Constitution de 1958, est défini comme suit dans le [i]Vocabulaire juridique[/i] Cornu (aux éditions PUF) : "[i]Principe selon lequel l'État et son territoire ne peuvent être morcelés par l'effet de colnquêtes, sécessions et autres alinéations ou démembrements[/i]".Cela ressemble fortement aux derniers efforts de propagande psychologique pour conserver les dernières colonies...
Quand au sait par ailleurs que des parties du territoire « officiel » ne font pas/plus formellement partie de la France, c’est assez ironique.
Mais le plus important est bien de comprendre que le choix d’approuver ou non chaque loi devrait être laissé à chaque nouveau-né.
[align=center]Une information dénichée en exclusivité par le site DECAP’ACTU :[/align]
[align=center]Sarkozy aux ordres[/align]
[align=center]La hausse de la TVA vivement « recommandée » par la Commission.[/align]
[align=center]La France aurait du s’en expliquer si elle ne l’avait pas augmenté.[/align]
[font=verdana]samedi 28 janvier 2012
Source de l’information : [/font] [b]La rédaction de DECAPACTU[/b]
[font=verdana][color=navy][size=9]
Demain, le président sortant va annoncer une TVA record de 21,2% pour achever de plomber l’économie française et creuser encore les inégalités. Sarkozy va tenter d’en tirer un mâle avantage, sur le thème : « ça vous fait mal, mais c’est moi qui décide ! » Et l’UMP fait du « courage » son slogan de campagne. [1]
Faux !
Encore une fois, Sarkozy préfère endosser le mauvais rôle pour cacher la vérité : il ne fait qu’appliquer servilement la politique de l’occupant, la Commission européenne. Ainsi, les médias ont-ils été enjoints de passer sous silence la « recommandation » du 6 décembre 2011 de la Commission ordonnant une hausse du taux de TVA. Recommandation [2] quasi-secrète[/size][/color][/font] [b]téléchargeable ici [3].[/b]
[font=verdana][color=navy][size=9]La vraie raison de la hausse :
La Commission européenne sait parfaitement qu’en période de crise, augmenter la TVA équivaut à prescrire un jeûne sévère à un anorexique.
Vu les résultats, il faut un sacré penchant à l’aveuglement pour croire encore que la Commission serait réellement préoccupée par l’économie européenne ! En réalité, comme tout pouvoir illégitime et anti-démocratique, le SEUL objectif de la Commission est de renforcer encore et toujours son pouvoir, et en premier chef, augmenter ses recettes, donc le reversement de la TVA collectée par les états-membres. [4]Voilà la vraie raison de l’augmentation du taux, passant de 19,6% à 21,2% que Sarkozy va annoncer demain : augmenter la contribution française à l’arnaque européenne.
Petit rappel :
Entre ce que verse la France au budget de l’UE et ce qu’elle reçoit en retour, le rapport est, bon an mal an, de trois euros versés pour deux euros reçus. Ceux qui savent compter comprennent immédiatement qu’en sortant de l’UE, les aides et fonds européens augmenteraient de 50% en devenant des aides et fonds nationaux.
Conclusion :
Pour s’en sortir, il faut en sortir, faire appliquer l’article 50 du traité qui le permet.
Tôt ou tard, le retour à la réalité s’imposera et l’Union européenne trouvera sa place au musée des horreurs de l’Histoire. Nous concluons souvent par la formule « Le plus tôt sera le mieux ». Les faits nous donnent raison : l’erreur européenne était humaine, la persévérance est diabolique.[/size][/color][/font]
[1] La logique qui sous-tend désormais le rapport de ce pouvoir au pays est purement sado-masochiste : l’occupant de l’Elysée aux ordres de l’étranger l’a avoué : « j’aime la France qui souffre ».
[2] les recommandations, théoriquement « non obligatoires », ont un statut juridique particulier dans la mesure où les autorités réglementaires nationales doivent en tenir « le plus grand compte » et qu’en cas de non respect d’une recommandation, ces dernières doivent motiver leur position à la Commission (article 19 de la directive « cadre »).
[3] Extraits :
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- Affecter la TVA à l’UE : « L’élargissement de l’assiette d’imposition, la limitation du recours aux taux réduits et la diminution des possibilités de fraude pourraient augmenter les recettes des États membres. Il serait possible d’affecter à l’Union européenne une partie de ces recettes supplémentaires, qui pourraient être plus importantes encore grâce à l’amélioration de la performance du système de TVA. »
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- Interdiction des taux réduits dans un but réellement SOCIAL : « L’utilisation des taux réduits n’est souvent pas l’instrument le plus adapté aux objectifs poursuivis, en particulier lorsqu’il s’agit d’assurer la redistribution des revenus en faveur des ménages les plus pauvres ou d’encourager la consommation d’un produit qui est considéré comme socialement souhaitable. »
[4] la crise européenne faisant que les RNB (revenus nationaux bruts) sont en chute libre fait de la TVA la seule assiette que la Commission peut espérer augmenter.
[align=center]La police française disperse une manifestation spontanée de soutien au peuple Grec[/align]
[align=center]La « construction » européenne : un fascisme qui ne dit pas son nom.[/align]
[font=verdana][color=#111100][size=9]Le nouveau mordorandum imposé à la Grèce par l’Union Européenne est passé. 199 députés ont dit « Nai se ola » – oui pour tout – cette nuit. Les députés des 2 partis majoritaires (PASOK et ND) ayant voté « non » ont été exclus de leurs partis respectifs. Athènes était en feu toute la soirée. Des bâtiments incendiés. Des dizaines de blessés. Des morceaux de marbre jonchent encore les rues ce matin et il semble que l’air soit complètement irrespirable : les odeurs de gaz lacrymogène se mêlent à celles des restes de bâtiments en feu. Bienvenue dans le fabuleux monde du Mordorandum.
Rappel du contenu des mesures :
1. réduction de 20 à 25% des salaires, en commençant par le salaire minimum (actuellement de 761€ brut / mois, il serait donc autour de 470€ net / mois (pour les jeunes de moins de 25 ans, cela sera 10% de moins, soit autour de 400€ par mois) ) ;
2. réduction de 20% des retraites de plus de 1.000 euros par mois ;
3. réductions de 20 à 30% dans les retraites complémentaires de plus de 150 euros par mois ;
4. licenciements dans les forces armées, la santé et l’éducation pour les employés sans-statut permanent ;
5. coupes drastiques dans les salaires élevés de l’état, abolition du droit des salariés pour un poste permanent et privatisations immédiates ;
6. ouverture immédiate des professions fermées et des heures de travail ;
7. mise en place de zones économiques spéciales assorties d’incitations fiscales pour l’investissement et le travail ;
8. extension de la flexibilité du travail avec les entreprises et les contrats personnels.
9. suppression de 15 000 postes dans la fonctions publiques pour 2012
10. la privatisation de six entreprises publiques au premier semestre 2012, à savoir la compagnie des eaux d’Athènes et du Pirée (EYDAP), de Thessalonique (EYATh), la compagnie publique de gaz naturel (DEPA), le gestionnaire du système national de gaz naturel (DESFA), les Pétroles Helléniques (ELPE) et l’organisme de paris sportifs (OPAP) ;
11. vente de Hellenic Petroleum au premier semestre 2012 ;
12. réduction de la masse salariale de 150 000 salariés dans le secteur public entre 2012 et 2015 (l’équivalent, pour un pays comme les États-Unis, de 5 millions de salariés);
13. la fermeture de l’Organisme du logement pour les travailleurs (OEK) et du « foyer ouvrier » (OEE) ;
14. la suppression de la permanence de l’emploi aux entreprises d’utilité publique ;
15. la suppression du faible taux de la TVA appliqué aux îles (pas forcement pour les grands hôtels, nous y reviendrons) ;
16. la fermeture de 200 bureaux du fisc jusqu’à la fin de l’année ;[/size][/color][/font]
[font=verdana] Source de l’information :[/font] http://www.okeanews.fr/mordorandum/
