32 Sortir de l'Union Européenne

l'histoire des empires: ils s'effritent tous par la périphérie [...] une fin paisible à-là-Gorbatchev,
Excellent contre exemple, l'URSS. Ce n'est pas la périphérie qui s'est effritée c'est le centre qui a fermé boutique quand Gorby s'est mis à dire aux "États frères" : "votre politique intérieure ? mais c'est votre problème, pas le mien !", et que la Fédération de Russie a fait sécession.

Les empires s’effondrent en général tout seuls, sous leur propre poids (comme un homme de 5 mètres, ou un arbre de 200 mètres, ou une montagne de 20000 mètres le feraient), particulièrement quand ils s’égarent à prétendre gouverner une fiction unitaire plutôt que de gérer la réalité, qui est, à tous les niveaux, faite de diversité (et qui doit l’être pour que les catastrophes ne soient pas des apocalypses).

Pour l’URSS la prise de conscience a été trop tardive. On peut légitimement penser que pour l’UE (comme pour les États qui se croient encore des « grandes puissances ») il n’y aura même pas de prise de conscience.

l'histoire des empires: ils s'effritent tous par la périphérie
Excellent contre exemple, l'URSS. Ce n'est pas la périphérie qui s'est effritée c'est le centre qui a fermé boutique quand Gorby s'est mis à dire aux "États frères" : "votre politique intérieure ? mais c'est votre problème, pas le mien !", et que la Fédération de Russie a fait sécession.
Nous n'avons pas la même vision de l'Histoire. Dans la version que je connais, le nouveau gouvernement Hongrois de 1989, en faillite, a décidé d'économiser sur l'entretient et la surveillance de ses frontières avec l'Ouest, en été 1989, et devant les vociférations des pays frères Gorbatchev aurait répondu: "[i]que voulez-vous que je fasse, que j'envoie les chars ?[/i]". A la même époque, Kohl aurait dit à Gorbatchev qu'il voulait la réunification de l'Allemagne à n'importe quel prix, et Gorby aurait répondu : "[i]Ajoutez un zéro et je suis votre Homme[/i]". Il y eut la visite du Pape Jean-Paul II dans sa Pologne natale en soulèvement depuis 1985 avec Solidarnösc, où il dit : "[i]n'ayez pas peur[/i]". Caucescu (en Roumanie) fut renversé en décembre 1989.

L’URSS ne s’est effondré qu’en 1991, avec le putsch de Eltsin. C’est bien la périphérie qui s’est détachée du centre.

Et c’est en train d’arriver en Europe, alors que le centre, lui, cherche à se renfermer/renforcer. Ceux qui veulent en finir avec cette Europe-là feraient bien d’aider la périphérie à se détacher, ce qui entrainera la chute du centre. Pour l’instant, la périphérie est en faillite, et si le centre ne les renfloue pas, ils vont se détacher, ils n’auront pas d’autre choix (quoi d’autre ?). Et le centre ne semble pas vouloir les renflouer.

Le pari que semble faire le centre est de se renforcer, et ainsi donner « envie » à la périphérie de les imiter dans la rigueur budgétaire pour qu’ils rejoignent le club sélect des AAA. Si c’est ça, c’est complètement irréaliste: la périphérie aura plutôt envie de suivre le modèle Suisse d’association sélective et regain de la souveraineté. Je pense.


« Quelle est la seule différence entre la Grèce de Papandréou – Papadémos et l’Albanie sous Enver Hodja ? Eh bien, en Grèce nous avons encore la liberté d’expression, en Albanie ils avaient encore, un système de santé et d’éducation ».


Billet de 1000 drachmes à l’effigie d’Appolon

Zolko et lanredec :
Donnez du poisson à un affamé, il pourra se nourrir un jour, apprenez-lui à pêcher, il pourra se nourrir toute la vie. L’autonomie, c’est à dire la capacité d’être en mesure de définir ses propres règles et les respecter me semble une valeur de renouveau pour retrouver la joie et la puissance d’agir. La domination actuelle des « sauveurs », UE, FMI, BCE, de la Grèce est détestable, ils veulent sauver leur système de domination et non les grecs. L’autonomie monétaire sera difficile au début, mais rendra leur fierté, leur joie et leur puissance d’agir aux grecs, et aussi aux autre peuples. Mon voeu est qu’il en soit ainsi.

La grèce n’étant pas la France ( ne pouvant pas espérer obtenir des changements auprès des autres européens ) j’pourrais comprendre qu’ils choisissent d’abandonner l’euro, seulement croire que cela suffise à résoudre le problème serait une grosse erreur, le coeur du problème c’est la mauvaise distribution des richesses et le système économique qui la génère et l’entretien, et c’est la domination de la finance et la corruption de leurs gouvernements et classe politique, les deux étant liés … J’ai peur qu’à ce titre l’euro serve de bouquémissaire, et que cela serve surtout à dissimuler les vrais causes et à écarter les vrais débats.

Sandy, alors que l’on se demande si le pouvoir despotique bruxellois a acheté trois députés communistes moldaves,

http://atlasalternatif.over-blog.com/article-la-difficile-resistance-du-pc-moldave-88594006.html

ce qui jette le soupçon sur les politiques d’adhésion, ou plutôt si cela a été avéré, d’annexion de nouveaux pays à l’UE et où une politique d’austérité d’extrême-droite est pratiquée par Loukas Papademos, un chef de banque, ancien président de la Banque Centrale en Grèce, et jusqu’en 2010, vice-président de la BCE, un euro-technocrate non-élu installé par Bruxelles et aidé par une extrême-droite grecque nostalgique de la dictature des colonels. Monsieur Karatzaféris, leader du LAOS est l’ancien responsable d’un mouvement de jeunesse soutenant les colonels grecs qui installèrent la dictature dans ce pays.
http://greekcrisisnow.blogspot.com/2011/11/radio-ps-ment-sur-la-tripartite-et-sur.html

Attention Sandy, si mélenchon et le peuple français veulent mener une politique favorable aux intérêts des simples gens, il ne faut pas qu’ils soient torpillés par la politique fédérale de la BCE et la Commission européenne et plus largement par la soit-disant « construction » européenne. « Construction » européenne, qui est la construction européenne d’un ordre patronal et réactionnaire en Europe.

http://franciswurtz.net/2011/12/01/a-ce-regime-la-les-citoyens-se-revolteront/#comment-275

Christophe Barbier, rédacteur en chef de L’Express, recommande un nouveau traité européen, mais puisque « les peuples ne valideront jamais un tel traité (…), un putsch légitime est nécessaire »(L’Express, 11/05/10).
James Lovelock, scientifique influent : « Face à la crise écologique, il peut être nécessaire de mettre la démocratie de côté pour un moment » (29/03/10).
Alexandre Adler, éditorialiste sur France Culture : « La Grèce pourrait être forcée, après des émeutes qui se préparent de façon évidente, à créer un gouvernement d’union nationale. On aurait ainsi la dictature, mais une dictature bienfaisante, de 90 % des électeurs grecs contre le peuple grec lui-même. Cette formule pourra choquer, mais en tout cas elle est nécessaire » (12/02/10).
The American Enterprise Institute, lobby libéral : « Le manque de liberté peut être un avantage. Les dictatures ne sont pas gênées par les préférences des électeurs pour, disons, un état social » (The American, mai 2007).
Georges Steiner, essayiste : « Il est concevable que la solution dans les grandes crises économiques soit une solution à la chinoise, technocratique. Que nous évoluions vers un despotisme libéral. Ce n’est pas un oxymore. Il reviendra peut-être à des despotismes technologiques d’affronter les grandes crises qui dépassent les systèmes libéraux traditionnels. »(Témoignage chrétien, 11/03/10).
Le voilà, leur programme. Il faut le lire entre les lignes, encore. Ils ne l’énoncent qu’à demi-mot. Mais à demi-mot, déjà, c’est qu’ils l’ont à moitié rempli.

Tu as peut être raison, Marx s’est surtout occupé de la domination sociale, mais attention il n’a pas totalement négligé la souveraineté des peuples puisqu’il s’est prononcé pour l’indépendance de la Pologne et de la Hongrie lors du printemps des peuples de 1848.
Il reprend cette position sur l’indépendance de la Pologne dans le Manifeste Communiste :
http://www.marxists.org/francais/marx/works/1847/00/kmfe18470000d.htm#sdfootnote42anc

En 1915, la Conférence des sections du Parti Ouvrier Social-Démocrate de Russie présidé par Lénine conclue que les États-Unis d’Europe sont, en régime capitaliste, ou bien impossibles, ou bien réactionnaires.
http://www.marxists.org/francais/lenin/works/1915/08/vil19150823.htm

Ni Marx, ni Engels, ni Lénine ne se sont prononcés pour les États-Unis d’Europe, mais toujours contre. L’européisme est le symptôme de l’abandon du combat pour le socialisme.

Maintenant, je vais te lâcher, il y a des offres d’emploi dans mon secteur d’activité, alors je vais peut être me faire plus rare par ici.

Illustration de Michael Kluver : [b]http://www.pauljorion.com/blog/?p=30090[/b]

le pouvoir despotique bruxellois
[b]gilles[/b], as tu eu connaissance de cet article de 3 chercheurs Suisses:
When the team further untangled the web of ownership, it found much of it tracked back to a "super-entity" of 147 even more tightly knit companies - all of their ownership was held by other members of the super-entity - that controlled 40 per cent of the total wealth in the network.

The top 50 of the 147 superconnected companies

  1. [bgcolor=#FFFF99]Barclays[/bgcolor] plc
  2. [bgcolor=#FFFF99]Capital Group Companies[/bgcolor] Inc
  3. FMR Corporation
  4. [bgcolor=#FFFF99]AXA[/bgcolor]
  5. State Street Corporation
  6. [bgcolor=#FFFF99]JP Morgan[/bgcolor] Chase & Co
  7. Legal & General Group plc
  8. Vanguard Group Inc
  9. [bgcolor=#FFFF99]UBS[/bgcolor] AG
  10. [bgcolor=#FFFF99]Merrill Lynch[/bgcolor] & Co Inc
  11. Wellington Management Co LLP
  12. [bgcolor=#FFFF99]Deutsche Bank[/bgcolor] AG
  13. Franklin Resources Inc
  14. [bgcolor=#FFFF99]Credit Suisse[/bgcolor] Group
  15. Walton Enterprises LLC
  16. [bgcolor=#FFFF99]Bank of New York[/bgcolor] Mellon Corp
  17. [bgcolor=#FFFF99]Natixis[/bgcolor]
  18. [bgcolor=#FFFF99]Goldman Sachs[/bgcolor] Group Inc
  19. T Rowe Price Group Inc
  20. Legg Mason Inc
  21. [bgcolor=#FFFF99]Morgan Stanley[/bgcolor]
  22. [bgcolor=#FFFF99]Mitsubishi UFJ Financial[/bgcolor] Group Inc
  23. Northern Trust Corporation
  24. [bgcolor=#FFFF99]Société Générale[/bgcolor]
  25. [bgcolor=#FFFF99]Bank of America[/bgcolor] Corporation
  26. [bgcolor=#FFFF99]Lloyds[/bgcolor] TSB Group plc
  27. [bgcolor=#FFFF99]Invesco[/bgcolor] plc
  28. [bgcolor=#FFFF99]Allianz[/bgcolor] SE 29. TIAA
  29. Old Mutual Public Limited Company
  30. Aviva plc
  31. Schroders plc
  32. Dodge & Cox
  33. [bgcolor=#FFFF99]Lehman Brothers[/bgcolor] Holdings Inc*
  34. [bgcolor=#FFFF99]Sun Life Financial[/bgcolor] Inc
  35. Standard Life plc
  36. CNCE
  37. Nomura Holdings Inc
  38. The Depository Trust Company
  39. [bgcolor=#FFFF99]Massachusetts Mutual Life Insurance[/bgcolor]
  40. [bgcolor=#FFFF99]ING[/bgcolor] Groep NV
  41. [bgcolor=#FFFF99]Brandes Investment[/bgcolor] Partners LP
  42. [bgcolor=#FFFF99]Unicredito Italiano[/bgcolor] SPA
  43. [bgcolor=#FFFF99]Deposit Insurance[/bgcolor] Corporation of Japan
  44. Vereniging Aegon
  45. [bgcolor=#FFFF99]BNP Paribas[/bgcolor]
  46. Affiliated Managers Group Inc
  47. Resona Holdings Inc
  48. [bgcolor=#FFFF99]Capital Group[/bgcolor] International Inc
  49. China Petrochemical Group Company

(en [bgcolor=#FFFF99]surligné jaune[/bgcolor] les entreprises financières, banques, assurance, que je connais ou qui sont clairement des entreprises financières. D’autres peuvent l’être aussi, je ne sais pas)

je t’invite à lire le résumé, et tu comprendras que le pouvoir despotique n’est pas à Bruxelles. A Bruxelles, ce sont les pantins du pouvoir despotique, mais lutter contre les pantins au lieu de lutter contre le pouvoir réel ne me parait pas super futé.

le seul pouvoir il réside dans notre soumission aux lois
le pouvoir réel il est donc à l’elysée, à matignon, à l’assemblée nationale, dans les divers ministères
la finance n’a du pouvoir que parce que le gouvernement leur en donne

« la finance n’a du pouvoir que parce que le gouvernement leur en a donné »

voilà, je l’ai corrigé pour toi.

le seul pouvoir il réside dans notre soumission aux lois le pouvoir réel il est donc à l'elysée, à matignon, à l'assemblée nationale, dans les divers ministères
"donc" ? Notre soumission aux lois n'est pas à l'Élysée, elle est dans notre tête.
la finance n'a du pouvoir que parce que le gouvernement leur en donne
Oui, et aussi, surtout, parce que nous en avons donné au gouvernement. Un gouvernement vertueux est il une solution ? Certainement. Mais à peu près aussi probable qu'une gouvernance vertueuse des multinationales de la finance.

Le pouvoir mystérieux qui nous mène vers le gouffre est un pouvoir auquel nous avons consenti et consentons encore. Un pouvoir qui vient satisfaire notre besoin d’être guidés comme de donner un sens à nos existences. Si nous nous soumettons à un pouvoir extérieur, ce qui nous arrive n’est donc plus complètement de notre ressort et un sens est donné à nos existences par cet extérieur, impliquant un soulagement moral auquel l’homme n’a jamais su résister. En plus, si le pouvoir est extérieur, il est également en mesure de poser un regard sur l’ensemble de la communauté sur laquelle il s’exerce, permettant à cette communauté de se trouver du même coup une existence, une définition, une consistance en quelque sorte. C’est ce que Marcel Gauchet appelle la dette du sens et qui s’est jusqu’alors principalement exprimée au travers des dieux et/ou des états, pouvoirs extérieurs par excellence. J’en parle régulièrement sur ce forum depuis 5 ans mais sans grand succès, ce constat rencontrant au mieux de l’indifférence au pire une résistance appliquée sur la forme de mon propos forcément incomplet.
Sans doute n’est-il pas facile d’assumer sa passivité intime, d’autant plus à une époque consacrée à la réalisation de soi et à l’avènement du libre arbitre. Sans doute les croyants y voient-ils la volonté intrigante d’infirmer l’existence de Dieu. Toujours est-il, me semble-t-il, que cette systématique sujétion à d’autres que nous est au coeur de la crise globale de civilisation que nous traversons.
Je pense que nous avons déjà tous les prétextes à l’indignation comme à une révolte violente et sans discernement mais que rien de tout ceci n’arrive car nous nous montrons toujours un peu plus tolérants afin de pouvoir profiter de notre bonheur intime, le plus souvent matériel et isolé. Aujourd’hui, une espèce d’hydre fabuleux couplant le pouvoir de la science et de l’argent semble être le principal vecteur de notre extériorisation des pouvoirs. Il assassine, pille, dévore les pouvoirs les uns après les autres mais, avant tout, il nous nourrit et nous divertit, ce qui semble suffire à notre bonheur et à notre passivité.
Le tirage au sort d’une partie au moins du pouvoir politique serait en mesure d’inverser la tendance comme d’émanciper une part de l’humanité de cette étrange dette du sens. La question reste de savoir s’il s’en trouve suffisamment pour le désirer.

Penses tu qu’une fédération de communes rendrait se pouvoir moins extérieur?

Clairement oui. Sauf qu’elle exigerait une participation intense individuelle ce dont je doute encore.

Il y a un temps pour tout. Pourquoi un citoyen ne consacrerait-il pas un dixième, par exemple, de son existence au service public.

le seul pouvoir il réside dans notre soumission aux lois le pouvoir réel il est donc à l'elysée, à matignon, à l'assemblée nationale, dans les divers ministères
"donc" ? Notre soumission aux lois n'est pas à l'Élysée, elle est dans notre tête.
la finance n'a du pouvoir que parce que le gouvernement leur en donne
Oui, et aussi, surtout, parce que nous en avons donné au gouvernement. Un gouvernement vertueux est il une solution ? Certainement. Mais à peu près aussi probable qu'une gouvernance vertueuse des multinationales de la finance.
Nos ainés du siècle des lumières ont compris qu'il était vain d'espérer pouvoir identifier les hommes vertueux, et qu'en plus l'exercice du pouvoir finissait par corrompre même les hommes les plus vertueux, ils ont par contre compris que nous pouvons mettre en place des institutions qui obligent ceux qui exercent le pouvoir à agir de manière vertueuse, et que c'était d'après ce principe qu'il fallait rédiger la constitution d'une république démocratique.

Pour la soumission aux lois, il faut retracer toute l’histoire humaine pour en comprendre les fondements historiques et politiques, et étudier nos connaissances anthropologiques pour en comprendre les fondements naturels.
Depuis l’aube de l’humanité, notre espèce est maudite, nous sommes soumis à des rivalités qui sont à l’origine de toutes nos souffrances et de tous nos malheurs. Les lois proviennent de notre instinct de survie face à ces rivalités qui nous auto-détruisent. Elles servent à les réguler, à les déjouer. Or, pour que ces lois aient un effet, il faut une autorité respectée, ou crainte, ou les deux. Pour les premières sociétés humaines, organisées en tribus, l’autorité était incarnée par une matriarche ou un patriarche, c’est-à-dire un ainé qui incarnait la sagesse de la vie et des années, cette autorité-là était surtout respectée, plus que crainte, ces tribus étaient comme ce qu’on appelle une famille aujourd’hui. Mais au fur et à mesure que les membres de ces sociétés sont devenus plus nombreux, et qu’ils commençaient à devenir de plus en plus étrangers les uns aux autres, cette autorité n’était plus suffisante, c’est là que l’humanité a inventé les divinités et les lois divines, ainsi les gens se soumettaient aux lois non par respect mais par crainte du divin. Et enfin des milliers d’années obscurantistes plus tard, on inventa l’État, il en existe trois types : la république, la monarchie, le despotisme. L’état despotique est mu par la crainte, l’état monarchique est mu par l’honneur, l’état républicain est mu par la vertu.

Voilà pour résumer 10 000 ans d’histoire humaine et de la loi.

La démocratie est un gouvernement de type républicain, sa valeur est la vertu, on se soumet aux lois de l’état parce que l’état est censé appliquer la volonté générale du peuple et défendre l’intérêt général.

Je ne vois pas l’intérêt de réinventer la roue donc.

Ah mais oui, j’ai enfin compris pourquoi les Shadoks pompaient! C’est parce que les premiers Shadoks pompaient. C’est limpide. :lol:

Je ne vois pas l'intérêt de réinventer la roue donc.
Oui la roue est une sacrée invention. Mais "donc", je ne vois pas pourquoi.

[align=center]Signez l’Appel des 1 000 : Un référendum pour sortir le traité de Lisbonne de la Constitution française[/align]

[font=arial]Si la gauche était majoritaire, le M’PEP appelle à l’organisation d’un référendum pour sortir le Traité de Lisbonne de la Constitution, afin de restaurer la souveraineté populaire et de pouvoir enfin mener de véritables politiques de gauche. Ce référendum devrait intervenir immédiatement après l’élection d’une majorité de gauche. La question posée aux Français serait : « Souhaitez-vous réviser la Constitution française pour en ôter le titre XV (‘‘De l’Union européenne’’) ? ».[/font]

[font=impact]APPEL DES 1 000 : UN RÉFÉRENDUM POUR SORTIR LE TRAITÉ DE LISBONNE DE LA CONSTITUTION FRANÇAISE[/font]
[font=arial][color=#111100][size=9]Par le Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP).
Le 4 octobre 2011.

Ce sont près de 1 000 citoyens qui viennent de lancer un « Appel à référendum pour sortir le traité de Lisbonne de la Constitution française ».
Pour voir les premiers signataires[/size][/color][/font] cliquez ici.

[font=arial]SORTONS LE TRAITÉ DE LISBONNE DE LA CONSTITUTION FRANÇAISE
Signez l’Appel à référendum lancé par le M’PEP !
[/font]

[font=arial][color=#111100][size=9]Le 29 mai 2005, lors d’un référendum, le peuple français rejetait à 54,68% le projet de traité constitutionnel européen. Ce traité visait à graver dans le marbre du droit européen la doctrine néolibérale : priorité absolue à la « concurrence libre et non faussée » ; libéralisation des services publics pour les privatiser ; libéralisation du commerce international pour faire du libre-échange un système de mise en concurrence entre les nations, les systèmes sociaux, les peuples et les travailleurs ; libéralisation du « marché » du travail pour organiser la précarité et la soumission du salariat ; libéralisation des marchés financiers pour placer les finances publiques sous la domination de la finance ; monnaie unique placée sous le contrôle d’une Banque centrale européenne « indépendante », retirée des prérogatives de la puissance publique.
Le 4 février 2008, le Congrès réuni à Versailles (députés et sénateurs) votait à la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés une révision de la Constitution française, grâce à la plupart des parlementaires socialistes et verts qui ont soutenu la droite. Le titre XV de la Constitution était modifié et stipulait, notamment : « La République […] participe à l’Union européenne dans les conditions prévues par le traité de Lisbonne… ».

Voir le texte du titre XV de la Constitution sur le site de l’Assemblée Nationale, ici …

Ce traité avait été signé à Lisbonne le 13 décembre 2007 entre les vingt-sept États membres de l’Union européenne et entrait en vigueur le 1er décembre 2009. Le traité de Lisbonne a modifié les deux traités fondamentaux de l’Union européenne : le traité instituant la Communauté européenne (traité de Rome, 1957, qui est rebaptisé traité sur le fonctionnement de l’Union européenne), et le traité sur l’Union européenne (traité de Maastricht, 1992).
En réalité, le traité de Lisbonne n’est qu’un résumé du projet de traité constitutionnel européen. Toutes les tares qui avaient été dénoncées au moment du référendum de 2005 se retrouvent dans le traité de Lisbonne. Dans ces conditions, ce traité interdit toute politique de gauche. En effet, un gouvernement de gauche qui voudrait s’opposer, par exemple, à des directives européennes de libéralisation en pratiquant la désobéissance européenne, ne le pourrait pas. La droite saisirait immédiatement le Conseil constitutionnel au motif que refuser d’appliquer une directive européenne n’est pas conforme à la Constitution puisque celle-ci, désormais, a intégré le traité de Lisbonne. Il ne fait aucun doute que le Conseil constitutionnel annulerait de telles décisions prises par une majorité de gauche.
Pour mener des politiques de gauche, il faut donc sortir de l’Union européenne ou pratiquer ce que le M’PEP nomme la « désobéissance européenne » en ôtant de la Constitution française toute référence au droit européen en général et au traité de Lisbonne en particulier.
C’est la raison pour laquelle, si la gauche était majoritaire, le M’PEP appelle à l’organisation d’un référendum pour sortir le Traité de Lisbonne de la Constitution, afin de restaurer la souveraineté populaire et de pouvoir enfin mener de véritables politiques de gauche. Ce référendum devrait intervenir immédiatement après l’élection d’une majorité de gauche. La question posée aux Français serait : « Souhaitez-vous réviser la Constitution française pour en ôter le titre XV (‘‘De l’Union européenne’’) ? ».[/size][/color][/font]

Pour aller sur le site du M’PEP signer l’Appel à référendum … …

Il ne faut pas sortir de l’ Europe si on veut un grand Gau de Savoie :

Encore un grand article du même prodigieux auteur

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-natalite-francaise-record-d-105642


« Gavée de salade verte, la grasse limace rose dénommée Flamby descend de son
tas de fumier politique pour recentrer le Benêtland sur son coeur de métier,
le fromage de chèvre et le bronze fesse ! »
Chevalier Capitaliste Teutonique
anonyme.

Yéti beaucoup de dérision dans tes messages, de telle sorte que ce que tu souhaites n’apparaît qu’en creux. Avance à arguments découverts si tu veux dialoguer sur ce forum.

[align=center]Qui tient-donc les manettes notre fabuleuse « gouvernance » européenne ?[/align]

[font=arial]Je cite un extrait d’un billet d’il y a quelques semaines d’Alexandre Delaigue : [/font]

[color=#69520F][size=9]Pour tout le monde, en ce moment, l’Europe est sous la dictature des marchés, de leurs attaques spéculatives qui obligent à mettre des séides de la pieuvre Goldman Sachs aux commandes. Mais plutôt que se focaliser sur le méchant commode de service, quitte à déformer la réalité ([bgcolor=#FFFF99]Papademos n’a jamais travaillé pour Goldman Sachs, contrairement à ce qu’on lit partout) on ferait mieux de constater que Draghi, Monti, et Papademos, sont avant tout des technocrates européens…[/bgcolor]

[bgcolor=#FFFF99]Ce ne sont pas les marchés qui imposent leur loi : ils ne sont que l’instrument de la BCE. Ce que les investisseurs veulent est facile à voir, la presse financière (notamment anglo-saxonne) est très claire; ils veulent que la BCE soutienne les dettes publiques et le système financier en jouant les prêteurs en dernier ressort, comme l’a fait la Fed au moment de la crise des subprimes.[/bgcolor] Les fluctuations de l’euro, les inquiétudes sur les dettes publiques, sont autant d’occasion pour les investisseurs de subir des pertes et des appels de marge. Si l’Europe était vraiment inféodée aux marchés, la politique de la BCE serait celle du soutien inconditionnel et sans failles aux dettes publiques. MF Global en a récemment fait les frais.

La BCE pourrait arrêter la panique des marchés en un instant, en imposant un plancher inconditionnel aux dettes publiques, mais ne le fait pas : elle n’accordera son soutien que lorsque que ses demandes d’action de la part des gouvernements européens auront suffisamment de chances d’être satisfaites. C’est à dire, une intégration européenne fédérale faite à ses conditions, et une perte drastique d’autonomie des gouvernements nationaux. Dans la stratégie de Liddel Hart, la guerre a pour objectif une paix satisfaisante. C’est exactement ce que fait la BCE : elle maintient la pression des marchés, juste assez pour que les gouvernements nationaux n’aient pas d’autre choix que de redresser leurs finances en menant les plans d’austérité et les réformes économiques souhaitées. Réforme du marché du travail en Espagne, de la rémunération de la fonction publique au Portugal, programme de Monti en Italie.

Et maintenant, c’est la France qui est dans le collimateur. Précisément, c’est la conception gaulliste de l’Europe, défendue par Chirac puis Sarkozy: celle d’une Europe gouvernée par les chefs d’État, au premier rang desquels, bien évidemment, la France. Depuis deux semaines, les taux de la dette publique française explosent, au point que les menaces sur le triple A français se font de plus en plus précises : de fait, la France n’emprunte plus aujourd’hui aux conditions d’un pays AAA, et le cours des CDS sur sa dette correspondent à une note largement inférieure. La tactique est simple : instrumentaliser la pression des marchés jusqu’au point ou, pour éviter de trop creuser l’écart avec l’Allemagne, les français seront obligés de céder et d’accepter un immense abandon de souveraineté, un contrôle strict de l’Europe sur le budget et les politiques nationales. La France sera alors un peu plus allemande, bien moins souveraine, et l’Europe plus fédérale.

Entre-temps, on peut s’attendre à lire des pressions de toute part. Des dirigeants français demandant des efforts à la BCE, voire des rumeurs de désaccords entre ses dirigeants; des articles de la presse financière appelant la BCE à la rescousse du système financier; et des articles sur l’irrationalité des dirigeants de la BCE. C’est oublier que dans la stratégie du bord du gouffre, c’est celui qui apparaît le moins rationnel qui gagne. La rigidité idéologique apparente de la BCE prend tout son sens dans cette perspective.

Ce n’est pas la première fois que l’on voit une banque centrale faire de la politique. La dernière fois, c’était en 1993, au moment des attaques sur le système monétaire européen. A l’époque, Trichet avait défendu la parité franc-mark au prix du plus fort taux de chômage depuis la seconde guerre mondiale. Et la Bundesbank avait soigneusement choisi ceux qu’elle aidait, et ceux qu’elle laissait tomber (au premier rang, la livre sterling).

Il y a énormément de raison de redouter cette stratégie. Tout d’abord, elle se fait sur le dos des populations européennes. Le cas le plus tragique est celui de l’Espagne, dont le gouvernement a fait presque tout ce qu’on lui a demandé, subi malgré tout un taux de chômage effarant (pratiquement 50% de chômage des jeunes), et perdu les élections au profit de partisans de l’austérité budgétaire encore plus zélés. Surtout, cela revient à imposer de force l’intégration fédérale européenne, aux conditions de la BCE, par le chantage : c’est cela ou le chaos. Il se peut que le coût de cette politique finisse par apparaître tellement élevé que la tentation de quitter la zone euro soit la plus forte, parce que l’austérité qui restaure la croissance, ça ne fonctionne pas; même si cela fonctionne, cela revient à imposer le mariage à deux adolescents parce que la jeune fille est tombée enceinte. Ce genre de mariage est rarement heureux, et le ressentiment des populations européennes pourrait devenir explosif. L’exercice d’un tel pouvoir par la BCE est totalement antidémocratique.[/size][/color]
[b] Lien vers l’article in-extenso… …[/b]

[color=#3F5023][size=9]Mon commentaire :

Au vu des agissements de la BCE et du sort réservé à Silvio Berlusconi et à Georges Papandréou, les analyses d’Alexandre Delaigue selon lesquelles les sus-dits Chefs d’État ou de gouvernement sont plus agités qu’ils n’agissent semblent réalistes.

L’activisme forcené d’une Angela Merkel ou d’un Nicolas Sarkosy ne servant plus qu’à faire croire à l’électeur de base qu’ils contrôlent encore quelque chose dans le processus de décision.

Qu’en est-il alors de nos tant vantés parlementaires européens, ces nobles détenteurs de la soit-disante légitimité du parlement européen, ces uniques représentants des peuples européens sur ces questions ? N’ayant aucune initiative pour se saisir de leur propre chef d’un débat, ils parlent, certes, mais dans le vide, et sont par là-même inaudibles sur les questions de la crise de l’euro, sur l’austérité imposée par l’UE, la BCE, le FMI en Grèce, au Portugal, en Italie, sur les questions des abandons de souveraineté sur les questions budgétaires.

La démocratie avait effectué en grand bond qualitatif que ce soit lors de la Révolution Française ou lors de l’Indépendance des États Unis en instituant le principe : « Pas de taxation sans représentation ». C’est ce principe grignoté jusqu’ici par le Traité de Maastricht, la monnaie unique et par le manque de représentativité qui vient de disparaître.

Ainsi la « construction » européenne révèle encore un peu plus son caractère néfaste et la nécessité grandit de préparer un retour à une autonomie plus affirmée pour les pays futurs ex-membres de l’UE.[/size][/color]