32 Sortir de l'Union Européenne

[align=center]L’ordre européen réprime à Athènes[/align]

Circulation des policiers en motos dans une petite rue adjacente pour aller matraquer des manifestants, lien vers la vidéo dailymotion … … Durée : 2mn 34 s

[font=arial][color=#111100][size=11]La police a tiré des gaz lacrymogènes devant le Parlement grec pour dégager les manifestants, au moment où les députés sont sur le point de voter un plan de rigueur.

« Il y a beaucoup de gaz lacrymogènes, les forces de l’ordre sont en train de tirer sur des gens qui manifestent pacifiquement sur la place Syntagma », raconte Stathis Kouvelakis, lui-même présent sur la place centrale de la capitale grecque. » L’atmosphère est déjà irrespirable, les gens descendent du Parlement qui est en hauteur », poursuit ce professeur de philosophie politique au King’s College à Londres, joint par le Nouvel Observateur, alors que lui-même a décidé de s’éloigner du bâtiment.
L’Europe a les yeux braqués ce mercredi 29 juin sur Athènes où les députés sont appelés à voter en début d’après midi en faveur d’un projet de budget d’austérité, crucial pour la poursuite du soutien financier au pays afin d’éviter la faillite et ne pas mettre en danger la zone euro.
Des manifestants en nombre manifestement déterminés arrivent depuis le matin au centre-ville pour tenter de s’opposer au vote en encerclant symboliquement le parlement.

« On a un Parlement qui est complètement assiégé, gardé par des [bgcolor=#FFFF99]dizaines de milliers de policiers[/bgcolor], c’est du jamais-vu, ce sont [bgcolor=#FFFF99]des scènes de Révolution française[/bgcolor], ce qui est en train de se passer », explique Stathis Kouvelakis.
« Devant moi, des gens essayent de parler aux policiers devant leur fourgon. Il y a aussi des forces de l’ordre, l’équivalent aux CRS français, qui [bgcolor=#FFFF99]se jettent sur les foules[/bgcolor] par les rues latérales. C’est un climat de grande tension avec une portée très symbolique ».

Aucune provocation

« Il n’y a eu [bgcolor=#FFFF99]aucune provocation, aucun anarchiste[/bgcolor] qui puisse justifier une telle action », assure Stathis. « C’est une tentative pure et simple d’évacuer la place des manifestants pour normaliser la population. Il explique qu’il s’agit d’une volonté de « reprise en main de la situation depuis hier ». « C’est répressif, on veut casser le mouvement, briser le caractère de masse des rassemblements. Et c’est un plan qui marche, cela décourage les gens ordinaires de venir », regrette-t-il.

En effet, de nombreuses personnes se sont réfugiées en trombe dans l’entrée du métro de la place Syntagma, a indiqué un témoin à l’AFP: « Je rentre chez moi, il y a trop de gaz, trop de bousculades ».
« Le gouvernement a décidé depuis l’année dernière de détruire la fonction publique et les universités, nous réclamons des élections, sinon on va rester dans la rue pour un mois », a lancé Alexandre, un étudiant en quatrième année d’économie.
Prévoyant des économies de 28,4 milliards d’euros et des privatisations massives devant apporter 50 milliards d’euros aux caisses de l’État d’ici 2015, le projet de budget est fortement contesté par les syndicats, qui observent depuis mardi une grève générale de 48 heures.[/size][/color][/font]


[color=green][size=8]Source images : Quotidien l’Humanité du 28 juin 2011 photographe : Fabien Perrier

http://www.humanite.fr/content/reportage-en-images-de-notre-envoyé-spécial-place-syntagma-à-athènes

Quotidien grec ΕΛΕΥΘΕΡΟΤΥΠΙΑ du 30 juin 2011

http://www.enet.gr/?i=issue.el.home&date=2011-06-30

Source texte : Nouvel Observateur du 29 juin 2011

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110629.OBS6072/grece-l-atmosphere-devant-le-parlement-est-irrespirable.htm[/size][/color]

Nous n'avons pas ciblé d'articles en particulier. Comme je te l'ai déjà expliqué. Et cela ne se fera jamais. Parce que c'est un mouvement collectif on est obligé de s'accorder sur des principes généraux plus ou moins précis.
... ce qui sera une excellente excuse pour faire marche arrière .. :(
Nous n'avons pas ciblé d'articles en particulier. Comme je te l'ai déjà expliqué. Et cela ne se fera jamais. Parce que c'est un mouvement collectif on est obligé de s'accorder sur des principes généraux plus ou moins précis.
... ce qui sera une excellente excuse pour faire marche arrière .. :(
Ah bon, peux-tu expliquer ton raisonnement stp ?

En partant par exemple des mesures que j’ai cité plus haut.

PEUPLE GREC EN COLÈRE, MÉDIAS SOUS MUSELIÈRE…
Images d’une violence rare (qu’on peut comprendre, quand on voit ce que les riches imposent aux pauvres).
Et nos « journalistes professionnels » n’en parlent presque pas…
[bgcolor=#FFFF99]CES VIOLENCES NE SERAIENT PAS NÉCESSAIRES SI LES PEUPLES SE RÉAPPROPRIAIENT LE PROCESSUS CONSTITUANT[/bgcolor] (ne pas oublier que la police et l’armée obéissent à la Constitution).

http://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=160479454022907&id=600922316

[bgcolor=#FFFF99]Athens reduced to smoldering battlefield — in pictures | Reflections on a Revolution ROAR [/bgcolor]

http://roarmag.org/2011/06/pictures-athens-austerity-vote-protests-riot/

Loi naturelle très importante,
pour comprendre le réel et pour imaginer les actions nécessaires :
TOUT POUVOIR VA JUSQU’À CE QU’IL TROUVE UNE LIMITE. (Montesquieu)
Application pratique : les riches nous voleront jusqu’à ce que nous nous mettions en travers de leur route.
Ils nous tueront même, si nous les laissons faire.
Mais IL NE SERT À RIEN D’EN VOULOIR AUX POUVOIRS QUI ABUSENT
(ils sont programmés pour ça : « tout pouvoir est porté à abuser ») :
IL FAUT EN VOULOIR À CEUX QUI NÉGLIGENT D’IMPOSER DES LIMITES.
Et ceux-là, c’est souvent… nous-mêmes.

Là, les Grecs, ils commencent à en mettre, des limites…
Images impressionnantes, vraiment.

[bgcolor=#FFFF99]NOTRE PROBLÈME N’EST PAS UN PROBLÈME DE PERSONNES.
NOTRE PROBLÈME EST UN PROBLÈME D’INSTITUTIONS.
Il ne sert à rien de reprocher à certains acteurs leurs vices,
ni de compter sur d’autres acteurs pour leur présumée vertu :
IL NOUS FAUT UNE (VRAIE) CONSTITUTION.
[/bgcolor]

Il faut donc D’URGENCE SORTIR DU PIÈGE POLITIQUE DE L’UNION EUROPÉENNE.

Étienne.

Tiens, au fait, voyez ce très intéressant article, bien documenté :

[bgcolor=#FFFF99]LES RACINES DE L’UNION EUROPÉENNE[/bgcolor]

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-racines-de-l-union-europeenne-96545

Plan :

[bgcolor=#FFFF99]I. Quand les nazis pensèrent à l’après guerre
II. Quand les nazis construisirent l’Europe
III. Quand les nazis pensèrent l’Europe
[/bgcolor]

On est mal, quand même…

Vu que l’UE est dirigée par les gouvernements je ne comprends pas votre comportement Etienne. Vous succombez à la démagogie nationaliste qui vise à dédouaner notre gouvernement de toute responsabilité pour ne faire qu’accuser l’UE.

Il y a de bonnes raisons de vouloir une union européenne, pas celle-là, mais une autre union européenne.

Vous l’oubliez au profit d’une idéologie qui vise à donner à toute volonté d’union forcément un projet machiavélique, c’est profondément ridicule …

Pas du tout, Sandy (c’est vous qui succombez :wink: ) : je ne dédouane aucun gouvernement national : nos représentants nationaux nous trahissent au dernier degré, GRÂCE À la mécanique politique infernale de l’Union européenne. Où avez-vous vu jouer que je dédouane quelque gouvernement que ce soit ?

Ce n’est pas moi qui me conforme à une idéologie, il ne faut pas mettre les choses cul par dessus tête : ce sont les eurolâtres qui sont des dingues de l’idéologie mondialiste (bien commode pour les Parrains qui les mettent en place).

Volonté d’union ?! C’est une blague, Sandy ? Il n’y a manifestement AUCUNE VOLONTÉ RÉELLE D’UNION dans le projet de l’Union européenne. Il faut être d’une crédulité extrême pour croire à ce bobard de l’union des peuples au niveau des gouvernements (vous, je vous crois, Sandy, mais pas mon gouvernement).

Ça ne vous gêne pas, les sources nazies du projet que vous défendez ?

Ben moi, ça me gêne. Et je commence à comprendre. Alors, je me défends. Marre des bobards.

Il n’y a rien de ridicule dans cette position de défense politique urgente avant de mourir sous les bombes des mercenaires de Blackwater ou d’Halliburton.

Je ne veux plus de représentants : je veux la démocratie.
Et la démocratie est DIRECTE ou elle n’est pas.

À l’évidence, à l’occasion des multiples controverses, ma réflexion évolue et je continue à me radicaliser : il faut prendre nos maux à la racine.

Et vous pouvez trouver ça « profondément ridicule », ça me laisse à 37 :slight_smile:

Etienne,
si vous avez lu le livre de Jacques Généreux, « le socialisme néomoderne » vous savez très bien ce que je défends

Je ne défends rien dont les sources seraient nazies …
Vous abusez quand même …

Je défends une union des peuples européens pour des raisons très simples :

  1. parce qu’on est voisins et que nos économies sont interdépendantes ( ce qui se décide chez eux a des répercussions sur nous et inversement ), dans ce cas là il vaut mieux s’accorder ensemble plutôt que de rester chacun dans son coin à subir les décisions des autres sans pouvoir rien y faire
    en l’occurence il faudrait essayer de s’accorder sur une convergence vers le haut des minimas sociaux ( ex un smic européen ), de la fiscalité des entreprises, et mettre en place une véritable politique d’aide au développement pour faire converger vers le haut les niveaux de vies

  2. parce que la concurrence entre les peuples contraint ceux-ci à appliquer les volontés des multinationales et de la finance ( modération des salaires, baisses de la fiscalité sur les entreprises, régressions sociales et écologiques etc … etc … )
    il faut donc passer à un système de coopération entre les peuples à la place
    cela signifie revenir sur les traités de libre échange et donc remettre en cause le marché unique des traités européens ( la concurrence libre et non faussée )
    à la place il faut que les pays s’accordent pour équilibrer leurs échanges ( cf charte de la havane )

  3. parce que la démocratie est préférable aux négociations intergouvernementales ( confusion des pouvoirs ), à la technocratie qu’elle implique et à la diplomatie
    je préfère donc que les règles internationales soient décidées directement par des représentants du peuple, sans que cela ne remette en cause la souveraineté de chaque peuple évidemment, cela suppose donc des décisions en deux temps :

  • une décision au niveau européen
  • une approbation au niveau national
    et il faut aussi que cela respecte la séparation des pouvoirs ( actuellement l’UE sert aux gouvernement à légiférer )
  1. alors qu’il serait difficile de remettre en cause les accords de Bretton woods, une monnaie unique c’est à moindre mal pour se protéger de la spéculation financière sur la monnaie, à condition évidemment de changer les règles du système monétaire européen
    et entre autre chose d’autoriser à nouveau les états à emprunter à leur banque centrale afin de se libérer de la pression des marchés financiers via le financement des déficits publics

  2. une politique agricole commune qui assure la souveraineté alimentaire de chaque pays, qui respecte la souveraineté alimentaire des pays du sud, qui protège l’environnement, la biodiversité ( pèche ), basée sur une agriculture non intensive, qui ne pollue pas les sols avec des pesticides ou des ogms, qui garantie leur fertilité et non cruelle avec les animaux, leur assurant notamment leur besoin d’espace vital et une saine et naturelle nourriture

Comme vous le constatez c’est tout le contraire de l’union européenne actuelle
Néanmoins il y a des acquis, comme le parlement européen, certaines politiques de coopération, ainsi que la monnaie unique, ( non exhaustif ) qui vont dans le même sens que ce que je souhaite, par conséquent, plutôt que de tout détruire, je préfère changer simplement ce qui ne va pas dans le bon sens, c’est tout.
Vous m’objecterez qu’on ne peut pas changer l’UE, et on ne sera pas d’accord. De plus je ne suis pas homme à abandonner avant d’avoir essayé. Je croyais que vous aussi d’ailleurs, voilà pourquoi ça me désole de vous avoir vu rallier les adeptes de la sortie de l’UE …
Je sais que vous êtes au fond de vous homme de gauche, et je ne comprends pas pourquoi vous vous rangez du côté de la droite nationaliste … Vous vous trompez de chemin …

En tout cas, aucun lien avec un quelconque projet nazi vous voyez bien ^^

En ce qui concerne la démocratie directe je ne demande qu’à être convaincu, et ce n’est pas faute de lire et de poser la question. Mais rien ne m’a convaincu jusqu’à présent. Personne n’a notamment réussit à m’expliquer comment cela fonctionnait passé les assemblées ouvertes aux citoyens au niveau local ni comment on peut se protéger avec un tel système contre les abus de pouvoir et notamment contre l’accaparation du pouvoir par une minorité, comme ce fut le cas pour les soviets en Russie …
Je vous ai entendu évoquer le système suisse, que je connais mal, mais il me suffit de constater que la Suisse est dirigée par des grandes banques et rongée par la corruption pour avoir du mal à comprendre en quoi c’est un bon exemple de démocratie ? …

[align=center]Papandréou vend les biens grecs[/align]

[font=arial][color=midnightblue][size=11][bgcolor=#FFFF99]« George Papandréou n’est pas acheté, il est loué. Il vend les entreprises publiques aux multinationales. Il réduit les salaires, les retraites et les emplois sur la demande du FMI. Il donne le Trésor Public aux banques européennes. Il soutient la guerre de l’OTAN contre la LIbye. Il envoie les gardes côtes pour maintenir le siège de Netanyahu sur Gaza. »[/bgcolor]

Selon un manifestant de la place Syntagma ( Πλατεία Συντάγματος [Place de la Constitution] ) à Athènes, le 3 juillet 2011, un gouvernement grec qui se dit « socialiste » impose par le moyen du vote et des clubs le plus incroyable retour en arrière des salaires, retraites et emplois, de l’éducation, la santé et les impôts de l’histoire de l’Europe occidentale.[/size][/color][/font]

[font=arial][color=midnightblue][size=11]Le Parti Socialiste Pan helléniste (ΡΑΣΟΚ) a complètement renoncé à sa souveraineté et il est en train de transférer tous les pouvoirs politiques présents et à venir, grands et petits, aux banquiers européens, au FMI et aux deux pays qui contrôlent l’Union Européenne, l’Allemagne et la France. Le soi-disant programme d’austérité inclut le pillage et la vente aux enchères de toutes les entreprises publiques stratégiques lucratives et de grandes étendues de terre appartenant à l’état sur lesquelles se trouvent les sites historiques et récréatifs. Jamais aucun régime, socialiste ou pas, n’a si brutalement et si cyniquement transformé un pays indépendant en une régime soumis à la pire forme d’oppression coloniale possible.

La route parlementaire du pillage colonial

Le grand saut en arrière de la Grèce a eu lieu sous la direction du premier ministre « socialiste » (George Papandréou), soutenu par la grande majorité (97%) de parlementaires « socialistes » et du cabinet « socialiste » entier avec moins de 4% de défections.

Pendant que le parlement débat et vote pour donner à d’autres la souveraineté du pays et appauvrir le peuple, des centaines de milliers de manifestants protestent dans les rues et sur les places. Les leaders élus et les législateurs du ΡΑΣΟΚ ignorent complètement les manifestations et obéissent aveuglément au premier ministre et aux dirigeants que le parti s’est donnés. Les parlementaires sont de toute évidence totalement coupés du peuple qu’ils sont censés représenter.

Quelle sorte de gouvernement peut se rendre coupable d’un tel rejet de la volonté populaire ? Quelle espèce de législateurs peut ainsi dégrader systématiquement les conditions de vie de la population pour les trois ans passés et les dix ans à venir ?

Le ΡΑΣΟΚ a toujours été un parti de clientélisme et n’a jamais eu de programme de changement politique. Le ΡΑΣΟΚ, depuis qu’il a été élu en 1981, s’est contenté d’offrir des emplois publics, des prêts et des faveurs à son électorat. Au début des années 1980, l’augmentation des emplois dans le secteur public était officiellement destinée à mettre en oeuvre des réformes sociales que les fonctionnaires bureaucrates de droite sabotaient. Mais quand l’élan de « réformes » est retombé, ils ont continué à distribuer les emplois publics pour se construire une machine électorale à grande échelle.

Des milliers de diplômés universitaires sous-employés qui avaient des compétences en organisation se sont entassés dans les bureaux du parti et avec le temps se sont taillés un emploi permanent dans une administration pléthorique. Ils ont travaillé à obtenir des votes pour les candidats du ΡΑΣΟΚ comme l’avait fait Νέα Δημοκρατία ( le Nouveau Parti Démocratique de droite ) avant eux. Le secteur public est devenu le principal bureau de recrutement pour plusieurs raisons : La plupart des « employés publics » avaient « plusieurs emplois » certains jusqu’à quatre ou cinq y compris des emplois d’entrepreneur individuel et des petits boulots. Deuxièmement, le soi-disant secteur privé de la Grèce n’a jamais réussi à se développer par les investissements, l’innovation, la technologie, la compétition et la création de nouveaux marchés. La plupart des hommes d’affaire grecs dépendaient de leur liens politiques avec le parti au gouvernement pour obtenir des prêts pour des projets qui ne voyaient jamais le jour, des crédits qu’ils utilisaient pour importer des biens d’équipement de l’Union Européenne et des prêts pour importer des produits d’usage courant.[/size][/color][/font]

[font=arial][color=midnightblue][size=11]L’entrée dans l’Union Européenne (UE) a fourni au ΡΑΣΟΚ et à la droite d’énormes apports en capital et de prêts soi-disant dans le but de « moderniser » l’économie et de la rendre compétitive. En échange, la Grèce a baissé ses tarifs douaniers et les marchandises de l’UE ont envahi le marché local. Les fonds de l’UE ont financé la machine du clientélisme du ΡΑΣΟΚ ; les hommes d’affaire privés ont emprunté des fonds à l’UE et les ont fait rembourser par l’état grâce à la complicité de certains politiciens. Les professionnels et la classe moyenne ont obtenu facilement des crédits pour acheter de coûteux produits d’importation. Les économistes et les politiciens du régime ont truqué les comptes pour faire apparaître une croissance positive et dissimuler les dettes. Tout était hypothéqué. Les banques européennes récoltaient les intérêts ; les entreprises de l’Europe de l’ouest exportaient des produits courants. Selon les experts, la Grèce était « intégrée » à l’Union Européenne … malheureusement en trompant autant que faire se peut ses puissants partenaires.

Le ΡΑΣΟΚ était construit sur une élite et un électorat de masse qui n’ont jamais payé d’impôts mais qui au contraire dépendaient de l’argent de l’état à qui ils soutiraient le maximum. Les armateurs milliardaires ne payaient pas d’impôts parce qu’ils opéraient sous pavillon étranger (Panama) mais acceptaient d’engager des capitaines grecs et de contribuer au financement du parti. Les hommes de loi professionnels, les docteurs et les architectes ne déclaraient quasiment aucun revenu car ils se faisaient payer en dessus de tables et leurs revenus non déclarés excédaient de beaucoup n’importe quel salaire. Les hommes d’affaire les plus puissants, les spéculateurs immobiliers, les banquiers et les importateurs payaient tous les leaders du parti pour avoir des réductions d’impôts tout en empruntant à l’Union Européenne des sommes qu’ils recyclaient dans des propriétés touristiques et des comptes à l’étranger. Le parti et l’élite constituaient en fait un réseau organisé de cleptocrates : ils ont pillé le trésor et ont laissé l’addition aux salariés et aux travailleurs dont les impôts sont automatiquement déduits de la fiche de paye. La Grèce est un pays où être salarié est ce qu’il y a de pire au monde-car c’est le seul secteur qui est taxé et exploité.

La Grèce est un pays de petits entrepreneurs individuels, de petits fermiers indépendants dont certains louent de la terre à des professionnels de la ville, de propriétaires de petits hôtels de tourisme et de restaurateurs ; l’écrasante majorité d’entre eux ne paient qu’une petite partie de leurs impôts tant en exigeant des services publics complets. Ils font partie de la « clientèle » du ΡΑΣΟΚ et ont reçu des crédits et des prêts non régulés qui servent à augmenter leur train de vie plutôt que leur productivité.

Les prêts de l’UE ont financé la modernisation du niveau de vie des Grecs en augmentant l’importation de voitures et de matériel allemand ainsi que le fromage feta danois et français (des importations bons marché qui ont remplacé la production locale). En d’autres mots, l’Europe a accaparé le marché grec en augmentant son déficit commercial tandis que la bureaucratie est devenue l’employeur de la dernière chance. Les pratiques et les relations européennes ont permis au ΡΑΣΟΚ de maintenir solidement son emprise clientéliste sur des hommes d’affaire cleptocrates, de petits entrepreneurs qui pratiquaient l’évasion fiscale et de nouvelles couches de fonctionnaires d’état.

L’UE a acheté la soumission politico-militaire de la Grèce : la Grèce a soutenu les guerres d’Afghanistan, d’Irak, de Libye et du Pakistan. Et sous la direction de George Papandréou, la soumission du ΡΑΣΟΚ aux Sionistes soutenus par les USA a excédé celle de tous les régimes précédents.

La facture arrive à échéance

Les cleptomanes privés et publics ont falsifié les comptes du pays en transformant les déficits croissants en excédents positifs jusqu’à ce que le système implose. Les banques européennes ont présenté leurs factures et exigé d’être réglées. L’état grec et la classe capitaliste, sous la direction du ΡΑΣΟΚ, ont immédiatement décrété un programme « d’austérité » et de « réformes fiscales ». En fait il a l’intention de ne mettre en place que le premier car il est hors de question de s’aliéner l’élite qui ne paie pas d’impôts ni la base sociale.

Des réductions massives des salaires, des retraites et des emplois ont été imposées par la force. Les législateurs du ΡΑΣΟΚ les ont votées sans problèmes parce que leurs énormes salaires, retraites, avantages en nature et autres pots de vin dépendent du bon vouloir du premier ministre qui lui-même dépend des banquiers et des bourgeois cleptocrates de l’impérialisme. L’existence du ΡΑΣΟΚ en tant que parti dépend du flux de prêts et d’aides et de la vente de biens publics pour garder ses clients. [/size][/color][/font]

[font=arial][color=midnightblue][size=11]Le fonctionnement du ΡΑΣΟΚ est typique des parti autoritaires : Il rampe aux pieds des banquiers et des leaders européens tout en étranglant des millions de retraités et de salariés grecs appauvris. La clientèle du ΡΑΣΟΚ qui échappe aux impôts n’est pratiquement pas touchée par les réformes fiscales : les revenus générés par les impôts ont en fait diminué à cause de la profonde récession et de la non application des lois fiscales.

Au fur et à mesure que le régime avance dans la destruction du niveau de vie du peuple, la résistance des masses augmente et les jeunes chômeurs (55%) sont de plus en plus désespérés et pourfendent un gouvernement qui se montre de plus en plus répressif et violent.

Tout à fait déterminé à extraire la moelle des os des salariés, le ΡΑΣΟΚ a littéralement accepté de transférer à l’UE/FMI le contrôle, l’évaluation et le vente du patrimoine national tout entier. En d’autres termes, le paiement de la dette est devenu le levier pour transférer la souveraineté de la Grèce à des nations impérialistes et pour s’approprier le fruit du labeur des salariés. Ce qui reste de « l’état grec » c’est la police et l’armée dont la mission est d’imposer par la force le nouvel ordre impérialiste à la majorité exploitée et appauvrie.

Au milieu de ces événements catastrophiques, du pillage et de la pauvreté, les législateurs du ΡΑΣΟΚ attendent : Ils comptent encore sur la base de 25% de professionnels sans employés, sur les banquiers, les consultants et ceux qui échappent à l’impôt pour continuer à soutenir le régime parce que la vente des biens publics ne les affecte pas beaucoup.
L’aide permettra aux législateurs du ΡΑΣΟΚ de toucher leurs grosses retraites s’ils perdent leur postes et les professionnels et les entrepreneurs individuels continueront à encaisser les revenus non imposés du tourisme et de leurs biens même si leur clientèle locale est plus pauvre. [bgcolor=#FFFF99]Le ΡΑΣΟΚ, Papandréou et ses amis ont prouvé que les élections démocratiques sont compatibles avec le plus abject renoncement à la souveraineté, la répression sauvage et continue de la majorité de la classe laborieuse et avec une profonde et durable réduction des conditions de vie. L’expérience des grecs montre aussi que, devant la faillite du système capitaliste, les différences entre les conservateurs et les sociaux démocrates disparaissent. Les libertés démocratiques n’existent que tant que la majorité se soumet aux puissances impérialistes et à leurs collaborateurs capitalistes cleptomanes locaux.[/bgcolor]

Nul doute que de nouvelles élections vont avoir lieu pendant que le niveau de vie s’écroule, que les remboursements de la dette augmentent et que le pays est dépouillé de tout son patrimoine. Il est probable que le ΡΑΣΟΚ ne soit pas réélu. Leurs adversaires de la droite suivront simplement leurs exemple et veilleront à l’application des politiques de rigueur et au paiement de la dette.

Pour la grande majorité des Grecs, il n’y a pas d’avenir ni de solution dans le système existant de politiques parlementaires et de manifestations de rue. Les premières ignorent les secondes. Confrontés à cette impasse, il faut se demander quelles formes d’actions extra-parlementaires il est possible de mettre en place pour mettre fin à la domination des dirigeants impérialistes et de leurs collaborateurs cleptocrates.

James Petras

Traduction : Dominique Muselet pour Le Grand Soir : http://www.legrandsoir.info/papandreou-vend-les-biens-grecs-information-clearing-house.html

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[color=seagreen][size=10]James Petras est professeur Bartle à la retraite (honoraire) de sociologie de l’université de Binghamton, SUNY, de New York, USA, et professeur adjoint à l’université Saint Mary de Halifax, Nouvelle-Écosse. Il est l’auteur de 62 livres et de plus de 560 articles. Il a publié plus de 2000 articles dans des journaux non professionnels tels que le New York Times, le Guardian, the Nation, le Christian Science Monitor, Foreign Policy, New Left Review, Temps Moderne, Le Monde Diplomatique et ses articles sont largement diffusés sur internet. Il a remporté a Life Time Career Award de l’association USA de sociologie, section marxiste. Note : Les derniers livres de James Petras, Global Depression and Regional Wars (Atlanta, Clarity Press, 2009) est le troisième d’une série comprenant Zionism, Militarism and the Decline of US Power (Atlanta, Clarity Press 2008) et The Power of Israel in the United States (Atlanta, Clarity Press 2006), dans lesquels il analyse l’influence du militarisme et du sionisme dans la politique extérieure américaine.

Pour consulter l’original : http://www.informationclearinghouse.info/article28486.htm
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ce que tu mets en jaune est parfaitement faux, c’est bourré de grosses confusions sémantiques et conceptuelles

la compatibilité est un lien

si tu ne prouves pas le lien tu ne peux pas affirmer qu’il y a compatibilité

à ce compte là tu peux établir des liens de compatibilité entre tout et n’importe quoi, alors qu’il n’y a aucun lien entre eux en réalité

ex : les carottes sont compatibles avec le réchauffement climatique … luttons contre les carottes !!!

autre énormité

l’élection démocratique … ça signifie quoi ce concept … moi je connais l’élection, il s’agit de voter pour mandater quelqu’un … mais l’élection démocratique ?
si je devais qualifier les systèmes électifs actuels, où il s’agit bien souvent juste de déléguer des pouvoirs et donc de les abandonner, j’ai grand mal à les qualifier de démocratiques

il me semble que si le gouvernement impose autoritairement des politiques au peuple, cela n’a rien de démocratique
au pire, l’auteur ne fait que démontrer une banalité, en l’occurence que l’élection n’est pas suffisante pour faire d’un système politique une démocratie
c’est pas ça qui va nous faire avancer

Sandy, tu te complais dans les contorsions et les arguties de la plus pure langue de bois. Je ne me fais pas de soucis, les lecteurs jugeront, ils liront le passage que tu veux incriminer dans le message tiré de James Petras et ta réponse …

Nous sommes tous grecs, révoltés par la dictature du système politique dénommé : Union Européenne ! Qui s’en prends de manière particulière aux plus pauvres.

alors qu'il serait difficile de remettre en cause les accords de Bretton woods
Faux, ils ne sont déjà plus en vigueur de puis le 8 janvier 1976 !

Corruption en Suisse

mais il me suffit de constater que la Suisse est dirigée par des grandes banques et rongée par la corruption
C'est encore faux, la Suisse fait partie des pays où la mise en œuvre de la convention de l’OCDE contre la corruption d’agents publics étrangers est la plus active.

http://www.transparence-france.org/ewb_pages/div/Rapport_evaluation_convention_OCDE_2011.php

Une convergence vers le haut des minimas sociaux ( ex un smic européen ) et monnaie unique

Bien que les échanges soient très importants, chaque pays a une économie distincte qui possède des caractéristiques particulières. ( répartition des salariés entre les différentes branches d’activités, taille des entreprises, statut juridique, profitabilité des branches, répartition géographique des clients et des fournisseurs … etc … ). Une monnaie unique accroît cette divergence entre les économies, ceci en raison des échanges facilités, chaque pays se spécialise encore plus dans les domaines où il est le plus apte à produire ( théorie des avantages comparatifs de Ricardo ) => La possibilité d’un SMIC européen s’en éloigne d’autant plus.

Une proposition irréaliste de Sandy de plus.

[b]Le rêve brisé[/b]

Que veut dire l’idée même de souveraineté populaire quand on est membre de l’Union européenne ? Pas grand-chose. C’est le premier obstacle au programme de la révolution citoyenne. Pour la gauche qui avait accroché son projet à cette construction, cette affaire est un drame. Dans son nouvel âge, le capitalisme ne s’intègre plus qu’en démantelant toutes les régulations. Et d’abord celles que les citoyens avec leurs lois, leurs alternances politiques, peuvent décider. Nous avons nous-mêmes lâché le monstre dans notre cour ! Il n’en a jamais assez. S’en est suivie une nouvelle phase. Le capital exige que soient constitutionnalisées les normes interdisant qu’on le maîtrise. En ce moment, c’est du délire ! Les uns veulent interdire dans la Constitution les déficits publics, les autres veulent passer des accords européens qui interdisent les augmentations d’impôts. Pour punir les peuples, on les priverait de droit de vote au Conseil européen, et ainsi de suite.

Bref, que reste-t-il de notre rêve ?

Des décisions qui font mal à tout le monde.Une haine populaire croissante. Maintenant, quelque chose est clair : c’est justement que l’Europe,ce n’est pas clair. Comment pourrait-il en être autrement ? L Europe a commencé à 6. Comme une bande. Ça pouvait être collectif. On est 27 sur la galère. Euh, non… peut- être 28 ; à moins que ce ne soit 30. Et combien de pays attendent leur tour ? On n’en sait plus rien. À chaque pas, l’imbroglio institutionnel s’aggrave. Il suffit de constater l’état de cette chère Union européenne depuis l’adoption du traité de Lisbonne, qui l’a dotée, comme on nous l’a tant répété, d’« institutions plus fortes et plus lisibles ». Mauvaise blague ! Il y a dorénavant trois têtes pour l’exécutif au lieu de deux, ce qui était déjà beaucoup compte tenu de leur nocivité respective. Premièrement, le président du Conseil des gouvernements, qui continue à changer tous les 6 mois. Vient ensuite le président permanent, qui, lui, change tous les 2 ans. Enfin, le président de la Commission installée pour la durée d’un mandat de l’Assemblée européenne, soit 6 ans ! Fort et lisible ! Ces trois-là se montent sur les pieds en permanence. Leur capharnaüm détruit le peu de lisibilité qu’avait tout ce fatras. Quel contrôle des citoyens est possible dans une telle confusion ? Aucun. C’est étudié pour.

Cette Europe n’est pas la solution,c’est le problème

L’Europe devait être la solution. On nous l’a assez chanté ! C’était la solution pour à peu près tout. Chemin faisant, la vérité s’avère être exactement inverse. Cette Europe n’est pas la solution. Cette Europe, c’est le problème. D’abord parce qu’elle est une machine à faire reculer le droit démocratique essentiel des citoyens. Là où l’Europe intervient, le citoyen est expulsé. [bgcolor=#FFFF99]Les gesticulations du Parlement européen, aux attributions atrophiées, ne sont qu’une diversion.[/bgcolor]

Néanmoins il y a des acquis, comme le parlement européen…
Sandy trouve toujours du positif à l'UE et à la « construction » européenne, alors que Mélenchon a quasiment fait une croix dessus !

Sachant que Sandy aborde uniquement le thème d’une autre « construction » européenne et rarement les autres thèmes du Parti de Gauche comme la volonté du Parti de Gauche de sortir de l’OTAN, la visite de Jean-Luc Mélenchon aux salariés de Fralib http://dai.ly/m00enD
le discours de lancement de la campagne de Jean-Luc Mélenchon place Stalingrad http://www.lepartidegauche.fr/front-de-gauche/meeting-de-lancement-du-front-de-gauche/3946-place-au-peuple-meeting-du-29-juin-2011-jean-luc-melenchon

Je me pose cette question depuis quelques jours : « Sandy est-il vraiment un membre du parti de Gauche ? »

[align=center]4000 nouvelles usines… et aucune chez nous ?[/align]

Reprise de l’article de Jean-Christophe Le Duigou dans l’Humanié-Dimanche du 21 au 27 juillet 2011

[font=arial][color=#111100][size=11] Chez Hewlett-Packard à Solvay, de Carterpillar à Shell, en passant par Arkema, BMW et Total, ces grandes firmes annoncent la mise en chantier de nouvelles usines. La presse économique notant le besoin de nouvelles capacités de production s’en fait un large écho, voulant y déceler « la fin de la crise ». Élargissons l’approche. Selon les statistiques de la conférence spécialisée de l’ONU dans le commerce et le développement, la Cnuced, qui vient de se réunir à Genève, ce ne serait pas moins de 4000 projets d’investissement de production qui seraient ainsi lancés à l’échelon du monde, ces deux dernières années, représentant une valeur totale d’investissement de plus de 270 milliards de dollars.

Reste que ce mouvement semble prioritairement concerner la Chine. L’Inde, le Brésil, la Russie, l’Afrique du Sud, les pays émergeant en général, qui concentrent un bon tiers des nouveaux investissements. La France et l’Europe restent à l’écart de cette reprise. Les exceptions sont peu nombreuses : Fleury-Michon investit dans le Nord-Pas-de-Calais, BMW en Grande-Bretagne, EDF à Dunkerque. Domine encore chez nous, à l’exception de l’Allemagne qui engrange des commandes de biens d’investissement, plutôt une logique de restructurations et de fermetures de sites. Les affaires de PSA à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et de Renault à Flins (Yvelines) sont emblématiques mais pas uniques. Seul le contexte préélectoral semble encore freiner les annonces ! En tout cas, il est significatif que le nombre de créations et d’extensions de sites en France est reparti à la baisse.

Il faut remonter aux causes de cette situation, énoncer les problèmes et tirer les leçons. Certaines décisions prises dans les années 1980, dont la portée n’avait pas été mesurée, illustrent une stratégie du renoncement industriel.


Affiche CGT contre les conséquences du Plan D’ornano ( 1974 ) de restructuration du secteur de la machine outil

Les gouvernements successifs ont laissé sombrer la machine-outil, l’imagerie médicale, l’industrie chimique, la filière bois, le secteur du textile-habillement, etc. Cette erreur capitale se paye aujourd’hui au prix fort, comme le montrent les déficits récurrents du commerce extérieur.

En fait, la France a perdu pendant 20 ans toute vision industrielle. À partir d’une analyse fausse des réalités, le thème de la « société postindustrielle » a introduit le doute sur l’importance de l’industrie. Plus idéologiquement c’est l’approche industrielle, qualifiée péjorativement d’« industrialiste » qui a été rejetée, parfois non sans parti pris et violence. Aujourd’hui encore, des responsables politiques n’hésitent pas à présenter le développement des services aux personnes et les « emplois verts » comme une voie alternative à l’industrialisation, considérée comme étant dévastatrice de l’environnement. Certes, de tels services et emplois sont indispensables, mais cela ne remet pas en cause la nécessité du développement industriel sur de nouvelles bases.

Engager une politique industrielle ne veut pas dire viser le maintien en l’état des structures productives anciennes, ni ambitionner de revenir à la politique des grands projets des années 1960. La question est tout autre. Il s’agit de savoir comment notre pays va passer des activités et des emplois industriels d’aujourd’hui, partout menacés, aux activités et emplois industriels et de services aux entreprises de demain, emplois plus qualifiés, pérennes, sur des bases technologiques nouvelles plus respectueuses de l’environnement.

La France ne peut se passer d’une stratégie globale de développement cohérente et efficace de l’industrie et des services. À ce titre, on ne peut plus avoir d’un côté des efforts industriels, et de l’autre des politiques publiques d’équipement, de santé, de transport et d’énergie qui ne prendraient pas en compte la nécessité de la promotion de l’emploi industriel et de services de qualité sur le territoire européen.

Il n’est pas trop tard. Il faut d’urgence une politique en faveur de l’industrie et des services aux entreprises, une politique conséquente, ouvrant des perspectives sociales et économiques. Cela pose la question des priorités, des outils de la puissance publique et d’une organisation des entreprises qui portent ce choix.

Au risque de choquer, je dirai que le problème essentiel n’est pas le bénéfice affiché par telle ou telle entreprise, fût-ce Total ou Sanofi, mais bien le lieu où elle choisit de se développer, d’investir, de créer des emplois !

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[font=arial][color=navy][size=11]Je serai plus sévère que Jean-Christophe Le Duigou, cette politique de destruction industrielle a commencé dans les années 1970, par exemple le secteur de l’horlogerie si l’on considère les luttes du personnel de l’entreprise LIP EN 1973, le secteur de la machine-outil concerné dès 1974.

Après 1990, la « construction » européenne reprend son rôle idéologique de premier plan pour achever la liquidation de l’industrie sidérurgique et abattre la résistance des travailleurs. Devant la colère des sidérurgistes en mars 1993, le Parlement européen joue son numéro désormais bien rodé de « bonne âme au-dessus de la mêlée ». Il demande alors aux États membres et à la Communauté de faire un « effort maximum » pour mobiliser les moyens nécessaires pour atténuer le « coût social » de la restructuration de la sidérurgie européenne. Un acte généreux qui ne coûte pas très cher au parlement car les 5 milliards d’euros qui seraient nécessaires doivent être prélevés dans les caisses de la CECA et des États membres. Peu convaincus par une telle résolution, les syndicats (dont IG Metal en Allemagne) se mobilisent contre la décision de la Commission européenne de supprimer 50 000 emplois et d’importantes capacités de production à brève échéance. Malgré la pression jamais démentie des gouvernements nationaux, du patronat et des institutions européennes, il devient patent depuis plusieurs années que les plans dits « sociaux » sont des échecs qui initient l’engrenage de la désindustrialisation. [/size][/color][/font]

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[align=center]L’Europe, ou les Europes, en construction ? Ou en déconstruction ?
par Samir Amin
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[font=arial][color=#111100][size=11]Pour d’aucuns l’Europe est en construction. Mais Samir Amin trouve leur jugement estime leurs critères d’appréciation limités et fragiles, relatifs à l’interdépendance des intérêts à court terme des monopoles « européens ». Pour lui, la crise en cours amorce plus probablement la « déconstruction » de l’Europe.

Additionnez les chiffres des populations et les volumes des PIB des pays européens ; vous obtiendrez au total l’image de la première puissance économique mondiale. [/size][/color][/font]On nous raconte donc que même si le projet européen avait été conçu à Washington au départ[font=arial], il serait devenu une réalité en marche permettant à l’Europe de discuter d’égal à égal avec les Etats Unis, voire de s’affirmer comme le centre de gravité majeur du système mondial. Ce discours ne tient pas la route, tout simplement parce que … [/font]Lire la suite ici … …

[bgcolor=#FFFF99]Un RÉSUMÉ en TEXTE de la conférence magistrale (« Les 10 raisons urgentes de sortir de l’UE », trois heures)[/bgcolor],
(conférence de référence à laquelle François fait allusion au-début de celle intitulée « Il ne faut pas avoir peur de sortir de l’euro »), est paru ici :

http://occidere.files.wordpress.com/2011/08/10-raisons-de-sortir-de-lunion-europc3a9enne-par-franc3a7ois-asselineau1.pdf

Faites passer.

Étienne.


Rappel de ces deux vidéos passionnantes de François Asselineau (à connaître absolument) :

  1. [bgcolor=#FFFF99]Les 10 raisons qui nous imposent de sortir de l’Europe[/bgcolor]
    http://www.u-p-r.fr/videos/conferences-en-ligne/les-10-raisons-qui-nous-imposent-de-sortir-de-leurope

  2. [bgcolor=#FFFF99]Faut-il avoir peur de sortir de l’euro ?[/bgcolor]
    http://www.dailymotion.com/video/xhuq90_faut-il-avoir-peur-de-sortir-de-l-euro-1_news

[align=center]Prolétaires de tous pays, unissez-vous ![/align]

[font=arial][color=navy][size=10]J’ai longtemps rêvé d’unification des exploités, eh, quoi, nous humains salariés avons beaucoup en commun et nous sommes plus nombreux, on les aura !

Groupons-nous, et demain,
L’Internationale,
Sera le genre humain.

« Mais quand donc se manifestera une véritable solidarité internationale des exploités ? Le capitalisme est mondialisé. La défense des exploités, quand elle existe, demeure pitoyablement enfermée dans les cadres nationaux. » se lamente récemment Raoul Jennar dans son blog.

Mais quand donc se manifestera une véritable solidarité internationale des exploités ?

Depuis le temps que j’espère, que nous espérons, il y a de quoi en effet désespérer.

Il y a déjà eu des cas où s’est manifesté une solidarité des salariés, intervention des brigades internationales dans l’Espagne républicaine, ou entre les salariés de Renault qu’ils soient en Roumanie ou France, mais il s’agit toujours d’exemples isolés et la non-solidarité est le cas général et le « business as usual » comme le disent de manière cynique les patrons est de règle. Eh, oui, tant que les salariés peuvent s’acheter des écrans plats à pas cher ici, ils ne vont pas chercher comment ils ont été fabriqué là.

Mais quand donc se manifestera une véritable solidarité internationale des exploités ?

C’est une question d’implication et de grands nombres. Sans aller raisonner sur le Monde entier, prenons-en déjà une zone dont l’extension est très significative pour servir de base de raisonnement. Prenons un exemple, mettons qu’il y ait 500 000 entreprises significatives en Union Européenne, une convention ou une réunion extraordinaire de décision de grands patrons, style BusinessEurope, peut facilement réunir de 500 à 1000 patrons concernés soit un effet d’entraînement de 1 à 2 % des patrons de la zone.

En ce qui concerne les salariés de l’UE, puisque 80 % grosso-modo de la population ( environ 500 000 000 personnes ) est, a été ou sera salariée, soit 400 000 000 personnes, si l’on ne prend que ceux qui sont présentement salariés, soit le taux d’activité 2009 en UE multiplié par 400 000 000 personnes, ( 64,6 % * 400 000 000 ), nous arrivons à une estimation de 258 400 000 personnes présentement salariées.

Pour un même effet d’entraînement et de mobilisation que la réunion patronale la réunion salariale devrait concerner 1 à 2 % des personnes actuellement salariés dans l’UE, soit grosso-modo entre 2 584 000 et 5 168 000 personnes !

Le nombre est trop élevé pour qu’une réunion extraordinaire de décision directe de salariés puisse avoir lieu.

Par exemple si il se tient une réunion de 500 représentants de salariés de l’UE par rapport à l’estimation de 258 400 000 personnes salariées de l’UE, cela veut dire une proportion et une mobilisation d’environ 2 représentants pour 1000 000 salariés.

En fait cette réunion, n’est même pas une réunion de représentants de salariés, mais seulement de de représentants de représentants de représentants de salariés ! En fait des gens qui voient plus souvent les patrons pour négocier que des simples salariés de base !

Dans la confrontation salariés-patrons en régime ordinaire de représentation syndicale, le paramètre « étendue territoriale politique plus grande et plus unifiée » ne peut mathématiquement pas profiter aux salariés, c’est une des nombreuses raisons pourquoi les patrons poussent tant à la mondialisation et que les salariés instinctivement y répugnent avec raison.

Peut-être qu’en-dehors de la confrontation salariés-patrons en régime ordinaire de représentation syndicale, c’est à dire pour le dire clairement, en situation révolutionnaire mondiale, il existe au moins une situation sous certaines conditions qui restent à déterminer et qui permettrait enfin d’aboutir à cette solidarité, c’est ce à quoi je vous invite à réfléchir. Si au cours de cette réflexion, nous découvrions que cette situation et ces conditions ne pourraient jamais être remplies, la sagesse nous conduirait à considérer que les travailleurs ont intérêt que le rapport de forces de leurs luttes avec les capitalistes ait un débouché politique qui traduise, même de façon imparfaite, ce rapport de forces. Si au cours de cette réflexion, nous découvrions que cette hypothèse de révolution mondiale n’était pas valable, nous devrions considérer que les travailleurs étant plus nombreux que les capitalistes, c’est dans l’arène la plus démocratique, celle de leur peuple que ce rapport de forces sera retranscrit le plus favorablement aux travailleurs. En-dehors de cette hypothétique révolution mondiale et de ses conditions d’advenue pour un résultat satisfaisant, nous ne pouvons que constater ici et maintenant les reculs des droits des salariés du à l’extension de l’étendue territoriale politique plus grande et plus unifiée auquel il est été donné que nous assistions, c’est à dire la « construction » européenne*, que les travailleurs n’ont pas du tout intérêt à s’inscrire dans des espaces politiques gonflés aux stéroïdes patronaux où plusieurs peuples différents, nous le voyons bien sont subtilement ligotés ensemble.

*je cite brièvement de mémoire ces reculs du à cette « construction », et j’en oublie :

— fin de l’interdiction du travail de nuit des femmes
— recul de l’âge de départ en retraite
— baisse du taux de revenus de remplacement en cas de chômage et de départ en retraite
— privatisations
— recul de la régulation et l’encadrement du capitalisme par le retrait de l’État-Nation
— priorité donné à la lutte contre l’inflation, c’est à dire le champ libre laissé au sous-emploi et la priorité donnée à la rente
— fin programmée du contrat à durée déterminée par la promotion de la flexi-sécurité, du CDD, de l’intérim

etc etc … …

[/size][/color][/font]

[b]Une convergence vers le haut des minimas sociaux ( ex un smic européen ) et monnaie unique[/b]

Bien que les échanges soient très importants, chaque pays a une économie distincte qui possède des caractéristiques particulières. ( répartition des salariés entre les différentes branches d’activités, taille des entreprises, statut juridique, profitabilité des branches, répartition géographique des clients et des fournisseurs … etc … ). Une monnaie unique accroît cette divergence entre les économies, ceci en raison des échanges facilités, chaque pays se spécialise encore plus dans les domaines où il est le plus apte à produire ( théorie des avantages comparatifs de Ricardo ) => La possibilité d’un SMIC européen s’en éloigne d’autant plus.

Une proposition irréaliste de Sandy de plus.


Tu ne fais que ressortir un dogme néo libéral.

Nous voyons au contraire que ces dogmes libéraux ne mènent pas à une optimisation de chaque pays pour produire ce qu’il est soit disant « apte à produire » mais à des productions et à des échanges artificiels dont les seuls critères d’existence sont les différents dumpings, monétaires fiscaux ou salariaux.

Ton ricardo tu devrais le mettre à la poubelle.

Nous devons au contraire sortir de tous ces dogmes, qui sont tous basées sur l’idologie " la guerre économique mondialisée apportera la prospérité". Nous avons derrière nous 40 années d’expérience pour en conclure que c’est totalement faux.

Chaque pays doit pouvoir souverainement décider des politiques qu’il veut mener sur son territoire, des protections sociales qu’il veut financer, des normes écologiques qu’il faut respecter, ou encore des échanges qu’il veut avoir avec les autres pays. A la place de la guerre économique qui permet aux multinationales et à la finance de nous imposer leurs volontés, nous devons au contraire, développer la coopération avec les autres pays en maintenant ensemble un équilibre de nos balances commerciales et mettre ainsi fin à la guerre économique.
Le smic européen est tout à fait possible dans ces conditions. Il est clair que ce n’est pas la plus accessible, mais ça tombe bien ce n’est pas une de nos propositions centrales, cela fait partie de notre projet à long terme dans le cadre de la mise en oeuvre d’une UE alternative. Donc en effet, il y a encore un bout de chemin à faire avant d’en arriver à discuter d’une telle mesure avec les autres peuples européens. Ce n’est pas irréaliste, c’est juste lointain.

Nous reprocherais-tu de voir aussi à long terme ? Je pensais que c’était plutôt une vertue, et qu’au contraire c’était de ne voir qu’à court terme qui était une tare.