Étienne
Je te comprends
Il y a déjà cela http://engagement2012.wordpress.com/ … c’est insuffisant mais mieux que rien…
Étienne
Je te comprends
Il y a déjà cela http://engagement2012.wordpress.com/ … c’est insuffisant mais mieux que rien…
AJ,
j’ai relayé là, http://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=223009497728420&id=600922316
et ça pétille, sur FB…
Étienne.
Je suis désolé :OBJECTIVEMENT (sans considération des intentions, inconnues), ce projet est ANTIDÉMOCRATIQUE : on n’unit pas les peuples entre eux contre leur gré, en violation de ce qu’ils ont expressément dit ne pas vouloir.
Le (beau) rêve internationaliste n’a rien à voir avec le cœur de la lutte sociale, partout sur terre : la résistance des pauvres aux abus des riches. L’internationalisme est même violemment contre-productif : il nous dresse les uns contre les autres (ceux qui y tiennent mordicus contre ceux qui n’en veulent à aucun prix).
Je ne voterai plus jamais pour un projet qui m’enferme dans une prison politique.
J’attends toujours un projet politique — VRAIMENT de gauche— qui me protège VRAIMENT de l’oligarchie technocratique unioneuropéiste.
Je suis vraiment désolé… Tout ça est affreux.
Étienne.
A mon avis vous n’attribuez pas le même sens au mot internationalisme que moi ?
C’est la guerre économique et le nationalisme qui consistent à dresser les peuples les uns contre les autres.
« Le patriotisme c’est l’amour des siens; - Le nationalisme, c’est la haine des autres. » Romain Gary
« Un peu d’internationalisme éloigne de la patrie, beaucoup y ramène. » Jean Jaurès
« Le nationalisme est une maladie infantile. C’est la rougeole de l’humanité. » Albert Einstein
C’est l’extrême droite qui donne au mot internationalisme un contre sens pour essayer d’en faire un mot négatif.
Ils essaient de faire croire que l’internationalisme c’est vouloir la destruction des nations, alors qu’il ne peut évidemment pas y avoir d’inter nationalisme ( entre nations ) sans les nations …
Ils tentent d’amalgamer l’européisme béat et le mondialisme avec l’internationalisme alors que c’est évidemment tout le contraire.
L’internationalisme ce sont les peuples qui s’entraident dans la lutte des classes, contre l’oligarchie, l’européisme béat et le mondialisme, sont au contraire des idéologies défendant les intérêts de l’oligarchie …
C’est clairement une tentative pour l’extrême droite de dénigrer la gauche, comme d’habitude oserais-je dire, quand je vous dis qu’ils sont incapables de gagner sur le fond, ils sont obligés de recourir à ces méthodes malhonnêtes.
C’est cette même extrême droite qui a assassiné Jaurès, eux, les nationalistes, voulaient la guerre, et lui l’internationaliste, défendait la paix !
[align=center]Initiative de l’association « Citoyens Résistants d’Hier et d’Aujourd’hui »[/align]
[font=arial][color=navy][size=11]Le 14 mai 2011, à l’initiative de l’association « Citoyens Résistants d’Hier et d’Aujourd’hui, un Appel a été lancé par des grandes figures de la résistance, suivies par des « résistants d’aujourd’hui », en vue des élection présidentielles et législatives de 2012. Cet « Appel de Thorens-Glières » vise à remettre dans le débat politique les principes du Conseil National de la Résistance. Des principes toujours actuels qui permettraient de mettre réellement en application la devise républicaine « Liberté, Egalité, Fraternité ».
Le 8 mars 2004 treize vétérans des mouvements de Résistance et des forces combattantes de la France libre lançaient un « Appel aux jeunes générations » dénonçant notamment « la remise en cause du socle des conquêtes sociales de la Libération ». Cette tendance régressive s’accélère dramatiquement.
Nombre de citoyennes et citoyens s’en indignent.
Partout la prise de conscience que les valeurs, toujours actuelles, incarnées en 1944 dans le programme du Conseil National de la Résistance ouvrent l’espoir qu’un mieux-vivre ensemble est possible. Il est aujourd’hui concevable de définir un nouveau « programme de la Résistance » pour notre siècle.
Au lieu de cela, le débat public qui s’annonce avec les élections de 2012 semble privilégier les manœuvres politiciennes au service d’intérêts particuliers sans traiter :
Comme en 2004, nous souhaitons que tous les citoyens, tous les partis, tous les syndicats, toutes les associations participent à l’élaboration d’un Projet de Société du 21ème siècle en repartant du programme du CNR « Les jours heureux » adopté le 15 mars 1944.
Ce programme politique constitue toujours un repère essentiel de l’identité républicaine française.[/size][/color][/font]
[font=arial][color=navy][b][size=11]Avec l’association « Citoyens Résistants d’Hier et d’Aujourd’hui » nous appelons tous les partis politiques, toutes les candidates et candidats à un mandat public dans le cadre des élections présidentielle et législatives de 2012 à prendre 3 engagements qui mettront réellement en application la devise républicaine « Liberté Egalité Fraternité ».
Premièrement, afin de garantir l’égalité :[/size][/b][/color][/font]
[font=arial]Lancer immédiatement le travail législatif et réglementaire qui permettra de [/font][font=arial]reconstituer les services publics et institutions créés à la Libération[/font][font=arial] pour aller vers une véritable démocratie économique et sociale. [/font][font=arial]Possible en 1944, cette démarche l’est d’autant plus aujourd’hui [/font][font=arial]alors que le pays n’a cessé de s’enrichir depuis. Droit à la santé pour tous, droit à une retraite, droit à l’éducation, droit au travail, droit à la culture demeurent les seuls véritables garants de l’égalité républicaine. Une égalité qui n’a de sens que dans le respect du droit des étrangers.[/font]
[font=arial]Deuxièmement, afin de garantir la liberté :[/font]
[font=arial][color=navy][size=11]- Approfondir la forme républicaine du gouvernement afin de séparer clairement les pouvoirs et renforcer la démocratie parlementaire au détriment de notre régime présidentiel personnalisé.
[font=arial]Troisièmement, afin de garantir la fraternité :[/font]
[font=arial][color=navy][size=11]Travailler les coopérations avec les peuples et les pays, en refusant l’actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie.
Favoriser résolument des solutions soutenables pour les équilibres écologiques, dans les limites de développement compatibles avec la survie humaine.
Écarter de la marchandisation totale les besoins vitaux de l’être humain comme l’eau, la nourriture et l’énergie.
Il est temps de bien vivre ensemble, dans la haute-nécessité de l’épanouissement du plus grand nombre et d’offrir une perspective d’avenir prometteur aux jeunes générations.
Plus que jamais, comme le proclamait en 2004 l’Appel des Résistants aux jeunes générations, à ceux et celles qui font ce siècle qui commence, nous voulons dire avec affection :[/size][/color][/font]
[font=arial][color=navy][b][size=11]« Créer c’est résister. Résister c’est créer ».
Source : http://www.citoyens-resistants.fr/spip.php?article182[/size][/b][/color][/font]
Un excellent article de Lordon (comme d’hab): « Qui a peur de la démondialisation » http://blog.mondediplo.net/2011-06-13-Qui-a-peur-de-la-demondialisation
C’est une suite à l’idiote attaque d’Attac aux propositions de Jacques Sapir, lequel a d’ailleurs répondu : http://postjorion.wordpress.com/2011/06/12/188-sapir-oui-la-demondialisation-est-bien-notre-avenir/
Oui, AJH, excellents articles de Sapir et de Lordon.
Sandy, tu annonces, comme tant d’autres avant toi, le slogan : « Une Autre Europe Est Possible » en donnant une méthode : renégocier des traités signés à 27.
Si on arrive à la tête de la France, et que l'on demande la renégociation des traités, on obtiendra la renégociation des traités c'est tout, ils pourront nous opposer toutes les règles des traités actuels qu'ils veulent, si ces règles ne valent rien pour nous, ils seront obligés de renégocier. Si on a la légitimité du peuple français derrière nous ils n'auront pas le choix. On fait un référendum par exemple :" est ce que vous êtes pour ou contre la renégociation des traités européens ?". Les français tranchent. S'ils disent qu'ils sont pour. Qu'est ce que vous voulez qu'ils fassent ? Comment voulez-vous qu'ils nous obligent à nous plier à leurs règles si on dénonce leur illégitimité ? Des amendes qu'on ne payera pas ? Des tentatives de chantage que l'on retournera contre eux ? La guerre ? Vous croyez réellement que cela irait jusque là ? Ils renégocieront ...Ils n'auraient pas le choix ...Dont acte. Sachant ce qu'il est arrivé des promesses de Mitterrand en 1983, de Socrates, de Papandréou et de Zapatero, je ne me contenterais pas d'un slogan creux et usé jusqu'à la corde sans exiger d'y mettre au moins un tant soit peu de contenu :
1 Quels articles des traités en vigueur les Dirigeants du Front de Gauche souhaitent renégocier ?
2 Peux-tu communiquer au public les seuils minimaux selon lesquels les Dirigeants du Front de Gauche estimeraient que cette renégociation aurait abouti à un succès ?
3 Quelle serait la politique de rechange que ces dirigeants envisageraient au cas où ces seuils minimaux n’auraient pas été atteints ?
Ben voyons Gilles en gros il te faut un rapport de 1000 pages pour demain soir sur ton bureau c’est ça ? Et un café en plus de ça ?
Ben voyons Gilles en gros il te faut un rapport de 1000 pages pour demain soir sur ton bureau c'est ça ? Et un café en plus de ça ?Avec ces questions, tu avais une occasion unique de rédiger patiemment une réponse expliquant de manière circonstanciée et détaillée la position de ton parti le Parti de Gauche sur l'amélioration du niveau d'exigence démocratique qu'il était possible d'obtenir en votant pour le Front de Gauche. Or, au lieu de réfléchir et de te mettre honnêtement à chercher à répondre, tu as préféré rapidement te lancer dans des sarcasmes malvenus.
OBJECTIVEMENT (sans considération des intentions, inconnues), ce projet est ANTIDÉMOCRATIQUE : on n'unit pas les peuples entre eux contre leur gré, en violation de ce qu'ils ont expressément dit ne pas vouloir.Le (beau) rêve internationaliste n’a rien à voir avec le cœur de la lutte sociale, partout sur terre : la résistance des pauvres aux abus des riches. L’internationalisme est même violemment contre-productif : il nous dresse les uns contre les autres (ceux qui y tiennent mordicus contre ceux qui n’en veulent à aucun prix).
Je ne voterai plus jamais pour un projet qui m’enferme dans une prison politique.
J’attends toujours un projet politique — VRAIMENT de gauche— qui me protège VRAIMENT de l’oligarchie technocratique unioneuropéiste.
Je suis vraiment désolé… Tout ça est affreux.
Je rappelle à ton attention qu’un simple particulier ayant moins de moyens qu’un parti politique et nommé André-Jacques HOLBECQ n’a pas attendu 2011 et a déjà fait la liste des articles qu’il souhaite voir modifier ou disparaître, donc je répète mes questions au cas où il te viendrait la volonté de répondre :
1 Quels articles des traités en vigueur les Dirigeants du Front de Gauche souhaitent renégocier ?
2 Peux-tu communiquer au public les seuils minimaux selon lesquels les Dirigeants du Front de Gauche estimeraient que cette renégociation aurait abouti à un succès ?
3 Quelle serait la politique de rechange que ces dirigeants envisageraient au cas où ces seuils minimaux n’auraient pas été atteints ?
( Je peux attendre et pour le café, cela ne sera pas la peine. )
:lol:
Tu sais quand on est militant on rencontre régulièrement ce genre de situation où une personne nous demande de lui pondre une dissertation sur commande. C’est loin d’être une occasion unique ![]()
Et c’est très irrespectueux de ta part, d’où ma réponse.
Car vu le niveau d’information ( irréaliste en plus ) que tu exiges, je n’ai ni le temps ni le courage de fournir un tel effort. Je n’en ai pas non plus l’envie car quand on exige un tel niveau d’information, on doit faire un minimum l’effort soi même d’aller s’informer hors tu n’as visiblement rien fait.
J’ai déjà largement prouvé je pense mon ouverture au débat, et si tu veux discuter de questions précises ya aucun problème. Mais je ne suis pas ton esclave, et je ne vais pas faire à ta place le travail d’information que tu n’as visiblement pas fait.
Pour cette même raison, tes accusations sont gratuites et infondées. Tu accuses sans savoir. Les bases de l’échange que tu veux initier sont donc malhonnêtes, voir insultantes.
Tu dis :
Sachant ce qu'il est arrivé des promesses de Mitterrand en 1983, de Socrates, de Papandréou et de Zapatero, je ne me contenterais pas d'un slogan creux et usé jusqu'à la corde sans exiger d'y mettre au moins un tant soit peu de contenuOù as-tu vu que ce qu'on propose se résume à un slogan creux et usé jusqu'à la corde ? Et sur quoi tu te bases pour nous comparer à tous ces traitres ? Comment peux-tu espérer une réponse en affichant un tel mépris d'emblée ?
ayant moins de moyens qu'un parti politiqueAh bon et quels sont ces plus grands moyens d'un parti politique ? Au parti de gauche, mis à part quelques députés / conseillers généraux, nous sommes tous des bénévoles et donc aussi de simples particuliers. Et tout ce que nous décidons, nous le décidons collectivement, donc c'est un peu plus compliqué à décider que pour AJH tout seul dans son coin. C'est d'autant plus compliqué au niveau du front de gauche qui est un rassemblement de plusieurs partis politiques et associations. Alors si un jour on a le temps d'organiser une grande consultation des 300000 personnes qui composent le front de gauche pour savoir quels articles précisément on voudrait changer dans les traités européens et avec quels amendements, ou ce qu'on voudrait supprimer et rajouter. Bah je serais en mesure de te répondre.
Mais en attendant, il faudra te contenter de propositions et de grands principes
Parce que c’est le mieux qu’on puisse faire.
Tu as ici nos propositions pour pouvoir gouverner face aux banques ( face « au mur de l’argent » ):
http://www.lepartidegauche.fr/images/stories/textes/pg-face-aux-banques.pdf
AJH a donné un peu plus haut nos propositions spécifiques concernant l’euro :
Enfin tu as ici ce que nous proposons au PCF et à nos amis du front de gauche dans le cadre du programme partagé que nous sommes en train de discuter :
http://programme.lepartidegauche.fr/programme
Malheureusement si ce que nous proposons n’est pas aussi précis et détaillé que ce que tu exiges, il me semble néanmoins que contrairement à ton accusation gratuite on est extrêmement loin du simple slogan creux. Et n’importe quelle personne un tant soi peu honnête sait que nous n’avons rien avoir avec Papandréou et compagnie.
Si encore tu exigeais le même niveau de détail pour tout le monde … Mais force est de constater que quand quelqu’un te dit qu’il veut sortir de l’UE ou de l’euro ça te suffit tu ne lui demandes pas plus de détail que ça. Pourtant ça signifirait bien plus de changements et bien plus de traités à renégocier.
Auto-engagement de vote exclusif !
Moi, citoyen français, profondément déçu de l’orientation qu’a prise l’Union Européenne depuis le traité de Maastricht signé le 7 février 1992 et les Traités qui lui ont succédé, je dis: le 123, ça suffit !
Lors des prochaines élections, JE NE VOTERAI QUE pour un candidat qui s’engage formellement à :
1 - dénoncer immédiatement l’article 123 du traité de Lisbonne ( lequel interdit les prêts directs de la BCE et des banques centrales nationales au profit des États),
2 – rendre à la Nation son pouvoir régalien de création monétaire au bénéfice de l’État (pour sortir de l’impasse de la dette publique et de l’impossibilité de financement des investissements collectifs nécessaires et des services publics tels l’éducation, la recherche, la santé, la justice, l’emploi, les transports, les énergies et le logement, etc.)
3 – donner ainsi la possibilité à la Banque de France de financer directement sans intérêt TOUS nos besoins collectifs.
4 – œuvrer pour modifier le mandat de la BCE (laquelle doit soutenir l’emploi, prioritairement à la lutte contre l’inflation),
5 – restaurer le contrôle démocratique sur la politique monétaire (afin de ne plus être asservis aux marchés financiers, c’est-à-dire aux investisseurs privés et à leurs agences de notation),
Et enfin, engager un référendum auprès du Peuple français sur la question de quitter la zone euro, si dans un délai de 6 mois après son élection il ne peut appliquer ces 5 engagements qui précèdent (pour quelque raison que ce soit),
Non je ne voterai pas pour un candidat ou un parti qui continueront de soutenir l’indépendance et l’actuel mandat de la BCE!
Je vous en donne ma parole, je m’y engage … et vous ? => http://www.engagement2012.net/oui.html
Le projet européen dépend, beaucoup plus qu’on ne s’en rend généralement compte, d’un sentiment d’inévitabilité.
Les électeurs peuvent bien ne pas trouver très sympathiques les transferts de compétences constants en faveur de l’UE mais, tant qu’ils croient qu’il n’y a pas grand chose à y faire, ils courbent l’échine.
Ce phénomène est connu à Bruxelles sous le terme[bgcolor=#FFFF99] « doctrine de l’occupation du terrain » : une fois que l’UE a agi dans un quelconque domaine de politique, sa juridiction dans ce domaine est garantie à perpétuité.
[/bgcolor]
Pourquoi l’UE devrait-elle diriger l’agriculture étant donnée la pagaille qu’elle a créée avec la PAC ? Ou la pêche ? Ou la politique monétaire ?
Le projet européen dépend, beaucoup plus qu’on ne s’en rend généralement compte, d’un sentiment d’inévitabilité.Les électeurs peuvent bien ne pas trouver très sympathiques les transferts de compétences constants en faveur de l’UE mais, tant qu’ils croient qu’il n’y a pas grand chose à y faire, ils courbent l’échine.
Ce phénomène est connu à Bruxelles sous le terme[bgcolor=#FFFF99] « doctrine de l’occupation du terrain » : une fois que l’UE a agi dans un quelconque domaine de politique, sa juridiction dans ce domaine est garantie à perpétuité.
[/bgcolor]
Pourquoi l’UE devrait-elle diriger l’agriculture étant donnée la pagaille qu’elle a créée avec la PAC ? Ou la pêche ? Ou la politique monétaire ?
Nous avons, nous les humanistes (c’est à dire, ceux qui denoncent et renoncent à tous les extremismes littéraux de n’importe quelle idéologie pour adopter la voie du consensus a fin de déterminer quelles options sont objectivement celles qui apportent le plus de bonheur au plus grand nombre ET quand elles font tort à une minorité essaient d’être acceptés quand même par celle-ci comme le moindre mal pour mieux avancer tous ET essaient d’activer des mesures pour compenser ce tort le mieux possible) l’impression que c’est souvent l’attitude intransigeante et dogmatique d’une gauche qui n’ose pas analyser les erreurs de son passé de peur de se voir annéantie par les erreurs et contraduictions accumulées qui fait qu’il continue d’avoir deux blocs antagonistes, la gauche et la droite… tous deux aspirant toutes les ressources disponibles pour la survie du reste des populations non-dogmatisées dans le besoin de continuer à s’opposer l’une à l’autre avec des moyens d’une magnitude comparable… chaque fois plus grande et obtenue au prix d’encore plus de souffrances pour les peuples qu’ils disent soit-disant protéger par des actions que la seule existence de cette situation entre deux blocs à conduite déraisonnable rends inévitables.
La gauche justifie son existance par l’existance de la droite…
La droite justifie son existance par l’existance de la gauche…
Et l’humanité est dans la merde parce-que tous les deux feront les pires follies au nom de leur mission de garantir la survie pour le plus grand nombre selon leur logique.
Il est temps de mettre à la retraite les idéologues des élites des deux tendances qui sont prisonniers tous de leur logique infernale, dans des centres de traitement psycholiogique et psychiatrique (surtout sans menacer leur vie, car cela ne donne lieu qu’a une défense à outrance… oubliez donc les guillotines
) et de prendre enfin en main notre destin comme humanité, tous ensemble, sans plus subir l’influence de ces fous).
Merci pour ton courage chaleureux et communicatif lors de l’action des Indignés à Bruxelles.
Je dois confesser NingùnOtro que j’avais parfois du mal à te comprendre, je croyais que cela venait de ta part d’une expression idiomatique due à ta langue maternelle différente de la notre, mais je suis tombé à nouveau sur plusieurs de tes anciens messages dont certaines parties ne m’avait pas paru claires à la première lecture et cette fois-là, j’ai réussi à leur attribuer un sens intelligible. Peut-être, était-ce du au contexte devenu plus évident pour moi ou à une plus grande familiarité avec les thèses que tu exposes maintenant depuis plusieurs années. Ou peut-être que je ne faisais pas assez d’effort ou que je n’étais pas en état de réceptivité pour extraire du sens aux longues phrases savoureuses que tu développes. Bon, à partir de là, j’arrête les louanges de peur que tu finisses par prendre la grosse tête !
L’inévitabilité des politiques menées est patiemment expliquée, avec beaucoup de pédagogie pour les mal-comprenants et mal-embouchés que nous sommes, martelée dans les crânes, partout les hommes politiques nous disent qu’il n’y a pas d’alternative, par exemple et nous pourrions allonger la liste :
— pas d’autres choix qu’un autre plan d’austérité pour la Grèce
— pas d’autres choix que de sauver les banques sans aucune contrepartie
— pas d’autres choix que le libre-échange
— pas d’autres choix que la lutte contre l’inflation
— pas d’autres choix que la concurrence libre et non-faussée
— pas d’autres choix que d’entendre dans les médias de marché cette novlangue qui appelle par exemple « construction » européenne : la destruction de la liberté et de la diversité européenne
— pas d’autres choix que des élections avec les partis qui existent déjà
De même que si le socialisme version URSS ne donnait pas les résultats escomptés, c’est qu’il n’y avait pas assez de socialisme, dans le domaine de l’intégrisme fédéraliste européen, notion couramment abrégée sous le terme européisme, il ne faut rien changer pour aller dans le mur pour qu’ensuite dans une stratégie du choc qu’a bien décrite Naomi Klein dans son livre tout finisse par changer : toujours plus de centralisation à Bruxelles, toujours plus de prise en compte de l’opinion des marchés, toujours moins de prise en compte des avis des citoyens, toujours moins de pouvoirs des peuples.
Adopter la voie du consensus afin de déterminer quelles options sont objectivement celles qui apportent le plus de bonheur au plus grand nombre ET quand elles font tort à une minorité essaient d'être acceptées quand même par celle-ci comme le moindre mal pour mieux avancer tous ET essaient d'activer des mesures pour compenser ce tort le mieux possibleBeau programme d'action non-coercitive auquel je souscris et auquel ont souscrit de nombreux révolutionnaires au début de leur révolution avant qu'ils changent de point de vue, mais je ne sais pas si les humains auront l'opportunité de rencontrer cette minorité, puis le courage, la volonté de convaincre patiemment cette minorité si elle se montre trop récalcitrante à changer d'avis.
Attention à l’abus de la psychiatrie en politique, qui sait si ce n’est pas nous les fous ? :lol:
Je comprends que tu sois énervé, mais il ne faudrait pas à la fois dénoncer le goulag et refaire une politique de répression par la psychiatrie à la Brejnev !
Nous aurons toujours le choix… en nous éduquant pour savoir prendre des décisions logiques, éthiques et honnêtes en intégrant de l’information provenant de sources à différents niveaux, et en faisant l’effort d’être aussi une de ces sources d’information pour les autres en ce qui concerne ce qui se passe dans l’entourage auquel nous avons un accès plus direct.
Évidemment, nous venons de traverser une étape de notre existence comme êtres humains dans laquelle quelques-uns ont fait des choses qui se révèlent ultérieurement assez reprochables, prisonniers de certains choix qui conditionnaient leur vision des choses, et, étant maintenant pas seulement prisonniers de leur choix passes mais aussi redoutant la réaction de colère de ceux qui arriveraient à analyser leurs comportements à la vue de nouvelles connaissances… nous cachent des pénibles réalités et nous empêchent de voir clair dans la situation parce-que ils ont peur de ne pas être tolérés vivants si tout est rendu public.
Tout comme dans la Révolution Française, nos nouvelles élites craignent que le peuple n’ait pas la sagesse pour comprendre leurs raisons (qui, même erronées, ne sont pas dénouées d’une logique qu’on peut comprendre)… et prenne le raccourci de passer directement par la guillotine. Ce qu’un être humain veut avant toute chose, c’est survivre. Survivre nous donne le temps pour essayer de comprendre, pour se donner les connaissances qui nous permettront d’essayer de faire mieux. Pour comprendre mieux que je ne saurais expliquer: http://fr.wikipedia.org/wiki/Blade_Runner_(film) .
Alors, nos élites essaient de nous maintenir aussi mal informées et passifs que possible pendant qu’elles essaient de mettre sur pied une structure (le soit-disant NWO, New World Order ou Nouvel Ordre Mondial) ou elles cesseront de se battre entre elles et formeront un monopole du pouvoir qui n’aura plus à rendre compte des affreux actes commis dans le passé.
C’est à dire, ils cherchent aussi une solution à cette problématique de la survie pour tous qui bouffe toutes nos ressources en suivant les logiques compétitives qu’on connait… mais de façon à pouvoir garder le contrôle du processus pour s’assurer de le mener à bon terme (un bon terme, soyons clair, qui met quand-même -que ce soit pour des bonnes ou des mauvaises raisons- la survie de leurs intégrants par dessus de la survie des « autres » en le justifiant par le besoin de contrôle pour que le processus aboutisse).
Leur conduite passée pose problème de tolérance envers les horreurs commis, mais l’intransigeance présente dans une gauche victime de définitions et dogmes construits dans le temps pour avoir une efficacité catalysatrice envers une mission spécifique (se débarasser du Tzar Nicolas II de Russie) plutôt que pour être des vérités universelles ne pose pas moins un problème énorme.
Ce n’est hélas pas de la psychiatrie qu’il faut abuser… c’est la pédagogie et la communication à tous qu’il faut développer et utiliser à fond… car on ne force pas à boire un âne qui n’a pas soif… sauf en lui présentant une carotte liquide
.
Ce qui m’énerve, c’est que vous soyez si lents à même essayer de comprendre, tant vous vous sentez réconfortés par les mensonges et demi-vérités qui vous entourent, tant cela vous coute d’explorer des interprétations alternatives hors du faux connu dont vous reconnaissez néanmoins les incohérences (bon, parfois, quelques-uns
).
Salut une émission intéressante sur @rrêt sur images entre Frédéric Lordon et Thomas Coutrot, co-président d’Attac :
L’adresse :
http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=4129
Voilà le lien de téléchargement pour ceux qui n’ont pas un abonnement à @si ( 610 mégas, 1h30 de débat ):
http://www.megaupload.com/?d=RPR8OVD9
Merci Sandy
[align=center]ΤΗΝ ΚΡΙΣΗ ΝΑ ΠΛΗΡΩΣΕΙ ΤΟ ΜΕΓΑΛΟ ΚΕΦΑΛΑΙΟ[/align]
[align=center]LA CRISE DOIT ÊTRE PAYÉE PAR LE GRAND CAPITAL[/align]

[font=arial][color=#111100][size=11]30 mai 2011 - Les Indignés, sur la place, se préparaient pour LE rassemblement.
Ce sont tous ces Grecs qui n’en peuvent plus. De tous les âges. Les sifflets, les klaxonnes retentissent. Les mains se lèvent dans un geste typique du pays : doigts écartés, haut tendus, pour insulter quelqu’un. « C’est la Mouza, confie Zoe. Ici, il n’y a rien de plus insultant ».
Et ce geste, ils le destinent au Parlement et au gouvernement, à la troïka [Le FMI, la BCE et l’UE].
Bref, à tous ceux qui leur font avaler l’austérité depuis 18 mois, alors qu’ils avaient dit « de l’argent, il y en a », à l’instar du Premier ministre, le social-démocrate George Papandreou, lors de la campagne électorale en 2009.[/size][/color][/font]
[align=left]
[/align]
[font=arial]Grève du 15 juin 2011 du syndicat ΠΑΜΕ en réponse aux mesures anti-salariés de l’UE, de la BCE et du FMI[/font]

[font=arial]Autre image de la grève du 15 juin 2011[/font]

[font=arial]À l’Acropole aujourd’hui le lundi 27 juin 2011 [/font]
[font=arial][color=#111100][size=11]
Une analyse de Panagiotis Sotiris enseignant au Département de sociologie, ( Πανεπιστήμιο Αιγαίου ) (Université de l’Egée). :
La seule façon de décrire les récents développements socio-politiques en Grèce consiste à les caractériser comme une insurrection populaire pacifique. Les rassemblements massifs sur les places centrales des principales villes grecques continuent à dicter l’élan du mouvement. Le dimanche 5 juin, Athènes et les principales villes de Grèce ont connu les plus grandes mobilisations de masse de leur histoire récente. Plus de 100 000 manifestants se sont réunis sur la Place de la Constitution (Syntagma) à Athènes. Des dizaines de milliers ont fait de même à Thessalonique. Et des milliers d’autres ont manifesté dans de très nombreuses villes grecques. C’est une expérience unique de mobilisation sociale et une forme originale de protestation populaire qui combine des rassemblements de masse avec un processus de discussions démocratique au moyen d’assemblées populaires.
Ce qui est plus important, c’est que ces manifestations et assemblées comme un point de ralliement non seulement pour les personnes qui ont déjà pris part à des manifestations, à des grèves, à des mouvements sociaux au cours des mois passés – à l’occasion de la grande vague de protestation sociale qui répondit au programme d’austérité –, mais aussi pour d’autres personnes qui jusqu’à maintenant s’étaient abstenues de participer à des actions de masse.
Ce mouvement repose sur des expériences collectives de lutte au cours des années passées, telles que l’explosion de la jeunesse en décembre 2008, les grèves générales d’ampleur au printemps 2010, les grandes grèves dans le secteur des transports publics au cours de l’hiver 2010-2011, le combat héroïque de la population de Keratea, une petite ville qui se trouve dans le département d’Athènes (Attiki) et dont la population a lutté avec succès contre les forces de sécurité, s’opposant à des plans de l’Etat grec qui [depuis 2003] voulait faire d’une partie de la région (Omvriokastro) une décharge publique, désastreuse pour l’environnement. En même temps, des personnes sans expérience de lutte ont rejoint les nouvelles protestations du début juin, qui ne sont pas une simple imitation des manifestations et occupations dites du 15 mai en Espagne, mais qui expriment une forme de lutte plus étendue et ayant des racines plus profondes dans la société grecque.
La composition de ce mouvement est un changement important avec les luttes passées parce qu’elle met encore plus en évidence la crise ouverte de représentativité et de légitimité non seulement du gouvernement du ΠΑΣΟΚ ( PASOK ) (parti social-démocrate), mais aussi de toute la scène politique. La crise sociale, que le programme d’austérité a engendrée, se transforme actuellement en une crise politique. Nous avons atteint actuellement un point de rupture pour ce qui a trait aux rapports de force. Les mesures successives d’austérité ont miné le nivau de vie de base; la montée du chômage, spécialement du chômage jeune, s’y ajoute; l’annonce d’un pillage complet des biens publics au travers d’un programme de privatisations massif est un nouveau choc; à cela s’ajoute l’appréhension qu’il n’y a pas de voie de sortie du cercle vicieux de la dette, de l’austérité et d’une récession plus profonde; tout cela a séparé la vaste majorité de la population du PASOK et du système politique en général. Les rassemblements de masse, avec leur ouverture démocratique et le fait qu’ils apparaissent différents des syndicats et des partis traditionnels, ont fonctionné comme un débouché pour la colère et la frustration. Le peuple refuse d’être gouverné d’une telle façon et le gouvernement est incapable de le gouverner. Cette définition classique d’une crise politique est complètement manifeste en Grèce.
Les jeunes ont joué un rôle important dans les développements de ce mouvement. Mais ce n’est pas un mouvement de jeunesse. Les jeunes ont été un bras de levier pour organiser les assemblées en utilisant les réseaux sociaux, en diffusant les informations, en se proposant comme volontaires afin d’organiser ces assemblées, mais les manifestations et les assemblées constituent le point de ralliement de toutes les générations.
Bien que pas très articulées en termes de programme politique traditionnel, ces protestations sont profondément démocratiques, radicales et substantiellement anti-systémiques. Elles représentent un fort désir de changement politique; elles traduisent la revendication pour des emplois sûrs, pour une dignité au travail, pour une démocratie authentique et pour une souveraineté populaire contre la tentative de mettre en place des mesures dictées par l’Union européenne, le FMI et la Banque centrale européenne. Elles rejettent la tentative présente d’un modèle extrême d’ingénierie sociale que le gouvernement grec et la «troïka» (UE, FMI, BCE) ont cherché à mettre en œuvre. Peut-être est-ce l’expérience de l’attaque la plus agressive contre les droits sociaux qu’un pays européen a connue depuis les «thérapies de choc» au début des années 1990 dans les pays de l’Est. Y compris l’utilisation de drapeaux grecs dans les manifestations – une pratique que certains secteurs de la gauche ont mal interprétée comme étant du «nationalisme» – est l’expression du besoin d’une souveraineté populaire, d’une cohésion sociale et d’une dignité collective.
Toutefois, ce mouvement a au moins une demande centrale: que ne soit pas soumis au vote [le gouvernement a envisagé un référendum si la «troïka» accorde un «nouveau prêt»] le programme économique à moyen terme et que soit mis fin à toutes les politiques dictées par l’UE et le FMI. Cela est accompagné par le refus de la population de payer la dette qu’elle n’a pas créée. «Nous ne sommes pas redevables – nous ne devons pas vendre – nous ne devons pas payer», cela a été un slogan très populaire et très répandu sur les pancartes, banderoles et les autocollants. C’est exactement le contraire du chantage idéologique constant effectué par le gouvernement et les mass media avec la formule «Nous partageons ensemble le repas». Les gens ont réalisé que les raisons de la crise de la dite dette souveraine ne résident pas dans les salaires des fonctionnaires ou dans les dépenses sociales, mais dans la défiscalisation du monde des affaires, dans les prix gonflés de travaux publics inutiles (comme ce fut le cas pour les Jeux olympiques de 2004), dans les dépenses militaires très élevées et finalement dans la camisole de force financière et monétaire appliquée au travers de la participation à l’Eurozone. C’est pourquoi la revendication pour un arrêt immédiat du paiement de la dette et l’annulation de la dette est un point de référence qui unit les personnes, conjointement au rejet de l’austérité et des privatisations. Il est aussi important de souligner que, contrairement à l’opinion populaire traditionnellement en faveur de l’UE, de plus en plus de gens commencent à mettre en question la participation de la Grèce à l’Eurozone. Le retrait de l’euro est ouvertement discuté par les gens au lieu d’être rejeté a priori comme c’était la norme jusqu’à récemment.
Politiquement, ce mouvement est unifié autour de la demande: qu’ils s’en aillent tous maintenant. C’est un rejet non seulement du PASOK, mais de ce qui est perçu comme l’establishment politique. Voilà pourquoi il y a dans l’imaginaire collectif de ce mouvement un attrait pour les images de la Tunisie, de l’Egypte ou de l’Argentine (2001), avec le départ humiliant des premiers ministres.
Il est aussi important de souligner que si nous examinons ce qui se passe en Grèce en relation avec le printemps arabe et ses insurrections populaires, avec la nouvelle qualité de la contestation sociale en Grande-Bretagne contre les coupes sociales et l’augmentation des frais d’inscription universitaires, ou de l’occupation du Palais gouvernemental (Capitol) dans le Wisconsin, nous pouvons voir là les premiers signes d’une nouvelle phase historique marquée par la possibilité d’événements insurrectionnels.
Il est vrai que ce mouvement a manifesté une forte suspicion à l’égard des partis politiques, une suspicion aussi dirigée vers les partis de gauche. Mais avant de juger cette attitude anti-politique, nous devons aussi prendre en considération que la majorité des partis politiques grecs sont associés avec les politiques néolibérales injustes, avec la manipulation des médias, avec la corruption et les liens étroits entre eux et le grand business; et finalement il faut noter leur attitude servile face aux organisations financières internationales. A la lumière de ce qui est dit ci-dessus, on peut affirmer que cette attitude «anti-politique» constitue exactement la fondation d’un authentique processus de politisation radical, le début pour une action politique alternative, pour une démocratie directe et pour un changement social radical.
C’est la raison pour laquelle on est témoin d’une expérience unique de démocratie à l’œuvre sur les places des villes grecques. Les assemblées massives, avec leurs règles très strictes concernant l’égalité du temps de parole et les décisions collectives, ne laissent pas de place pour la démagogie traditionnelle. Cela fournit un paradigme alternatif aux procédures d’élaboration de revendications politiques et de définition de stratégie. En même temps se met en place un nouveau paradigme d’auto-organisation et de solidarité. Si les formes potentielles de «dualité de pouvoir» doivent toujours être le résultat d’un processus de créativité collective, alors nous faisons l’expérience du début d’un tel processus.
L’attitude de la gauche grecque a été contradictoire. Au début se manifestait un scepticisme ample, résultat d’une longue tradition consistant à traiter les mouvements sociaux comme le résultat d’initiatives politiques ou partisanes et de leurs projets. Spécialement le Parti communiste (KKE) – malgré une rhétorique fortement anticapitaliste il manifeste toujours des soupçons envers les mouvements qu’il ne contrôle pas et a une tactique sectaire croissante – a mis l’accent sur le fait que le mouvement n’était pas assez «politique». D’autres tendances de la gauche telles que SYRIZA (coalition de la gauche radicale) ou ANTARSYA (front de la gauche anticapitaliste) ont manifesté leur soutien au mouvement mais ont approché ce mouvement de masse de manière peu aisé, combiné avec un certain rejet propre à un discours traditionnel de l’extrême gauche.
Le gouvernement grec essaie d’avancer avec les mesures d’austérité, malgré la perte de toute légitimité. En même temps, les autres gouvernements européens et la machine de l’Union européenne fonctionnent comme si rien ne se passait. Toutefois, je pense qu’ils ne peuvent pas cacher leur anxiété. Il est évident que toute tentative d’appliquer ces politiques conduira à rendre la situation de plus en plus explosive. En même temps ils craignent que tout changement ou report dans l’application des mesures d’austérité pourrait avoir des effets déstabilisateurs à l’échelle de toute l’UE. Voilà pourquoi leur principal objectif est de faire passer le Programme à moyen terme par le parlement grec avec, en retour, un nouveau «paquet d’aide». Ils savent que le gouvernement du PASOK ne sera pas capable de faire face à la pression de la colère sociale et de la révolte. Mais ils espèrent qu’en choisissant cette voie ils ligoteront tout futur gouvernement. Voilà pourquoi ils font pression sur le parti conservateur de la Nouvelle Démocratie afin qu’il offre son soutien aux mesures et qu’il aide à créer un climat de consensus. Jusqu’à maintenant, la Nouvelle Démocratie a évité de soutenir ouvertement le gouvernement, mais en même temps ce parti a cherché à calmer les représentants du capital en présentant son propre programme qui leur est très favorable.
A la lumière de ce que nous avons exposé, l’objectif le plus urgent et immédiat du mouvement est de faire croître la protestation à une hauteur telle qu’il serait impossible pour le gouvernement de voter le Programme à moyen terme, gouvernement qui alors probablement devrait démissionner face à la révolte sociale. La chute du gouvernement sous l’effet d’un tel mouvement social pourrait ouvrir la voie à des changements sociaux et politiques de plus grande ampleur. Dans de telles circonstances, la gauche ne peut pas se payer le luxe de simplement articuler des revendications pour la résistance. Le développement effectif de ce mouvement [des indignés] crée les conditions pour une alliance sociale potentielle des forces du monde du travail avec les jeunes et d’autres couches des classes subalternes. Il ouvre la voie pour l’émergence d’un nouveau «bloc historique». En même temps, la crise politique ouverte et la possibilité d’une chute du gouvernement sous la pression du mouvement social inaugurent une conjoncture totalement différente pour ce qui a trait aux relations de la gauche avec le pouvoir politique. La gauche a la possibilité d’apparaître comme une force contre-hégémonique, pour autant qu’elle abandonne aussi bien ses illusions réformistes dans un possible «gouvernement progressiste» que son sectarisme verbal traditionnel. Et qu’elle combine sa participation dans le mouvement de masse avec une série de demandes transitoires telles que l’arrêt immédiat du paiement de la dette et l’annulation de la dette; la sortie de la Grèce de l’Eurozone et potentiellement de l’UE; la nationalisation des banques et des infrastructures stratégiques et la redistribution radicale des revenus en faveur des salariés, revendication qui offre la possibilité d’une alternative anticapitaliste.
Nous vivons une expérience où l’histoire est en train de se faire. Espérons que le résultat sera le contraire des politiques néolibérales de destruction sociale et l’ouverture de la possibilité d’alternatives radicales au plan social et politique. [/size][/color][/font]
Salut d’après les médias dominants ces mouvements restent minoritaires ? Les grecs sont prêts à accepter un nouveau plan de rigueur et ils indiquent que la majorité de la population y est favorable.
Bonjour Sandy et merci pour la vidéo de Frédéric LORDON sur la démondialisation. J’espère qu’au parti de Gauche vous avez pu avancer sur les 3 questions que je t’ai posé précédemment. Il me semble que l’élection présidentielle est en mai 2012.
1 Quels articles des traités en vigueur les Dirigeants du Front de Gauche souhaitent renégocier ?
2 Peux-tu communiquer au public les seuils minimaux selon lesquels les Dirigeants du Front de Gauche estimeraient que cette renégociation aurait abouti à un succès ?
3 Quelle serait la politique de rechange que ces dirigeants envisageraient au cas où ces seuils minimaux n’auraient pas été atteints ?
Déjà quelques idées pour répondre à ces questions de la part d’un homme qui mérite le beau nom de citoyen :http://etienne.chouard.free.fr/Europe/Citoyens_d_Europe_Contre_le_Regime_Illegitime_references.pdf
Bien que je tape au clavier les caractères cyrilliques les mots d’ordre et les slogans avec le module d’insertion des caractères spéciaux et que je les passe ensuite à Google traduction, j’en sais très peu, pour bien répondre à ta question, à savoir si la résignation à la « construction » européenne est majoritaire. Il faudrait être du pays pour bien sentir l’opinion, en tout cas, il me semble que beaucoup de grecs perçoivent l’autoritarisme de l’UE, le caractère dictatorial et absurde que représentent la politique d’austérité. Ils manifestent parce qu’ils sentent dans leurs tripes que l’on aurait pu faire autrement en gardant la souveraineté populaire. La résignation et la combativité doivent dépendre des professions puisque l’UE a déréglementé l’accès à 150 professions dont les marins, les chauffeurs de taxis, les camionneurs …

J’espère que des forces politiques organisées arriveront à structurer cet autrement et le faire advenir.
Les images viennent du Spiegel et du site photo du Parti Communiste Grec qui contrairement au Parti Communiste Français n’a jamais changé d’avis sur la « construction» européenne et qui est logiquement pour la sortie de la Grèce de l’UE et de l’OTAN. L’analyse de Panagiotis Sotiris a été traduite par un site proche du NPA dont je n’ai pas repris les commentaires sur les solutions blablabla à l’échelle européenne puisque Panagiotis Sotiris est pour la sortie de l’UE.
Nous n’avons pas ciblé d’articles en particulier. Comme je te l’ai déjà expliqué. Et cela ne se fera jamais. Parce que c’est un mouvement collectif on est obligé de s’accorder sur des principes généraux plus ou moins précis.
On défend par exemple la possibilité pour les états européens et les collectivités d’emprunter directement à leurs banques centrales ( bref à la banque centrale européenne ) et on veut accompagner cela d’une refonte du pacte de stabilité pour limiter le recours de ces emprunts au financement de dépenses d’investissement et pour en limiter l’utilisation tant que l’on reste sous un taux d’inflation seuil.
Cela concerne donc des modifications de plusieurs articles et à toi d’aller voir quels articles sont concernés si ça t’amuse.
Pour les autres revendications je t’ai donné les liens vers nos travaux sur comment « gouverner face aux banques » ou sur « l’euro », pour le reste il faudra attendre.
Il n’y a pas d’histoire de seuils minimaux de revendications, ce serait absurde, on n’accorde pas la même importance aux différentes idées non plus, ça se fera donc au feeling. Il va falloir accorder ta confiance. Etienne Chouard l’a bien expliqué, l’élection = confiance … Malheureusement …
Et si il s’avère impossible de réorienter l’union européenne, de préférence on cherchera à créer une sous région européenne avec les pays qui veulent une zone euro progressiste, on créerait ainsi une monnaie pour cette sous région, et dans le cas où on serait vraiment esseulés on se résoudra à sortir de l’UE.