32 Sortir de l'Union Européenne

Qui pourrait dire leurs quatre vérités aux oligarques actuels, peut-être le peuple comme en Tunisie ? Chi lo sa ?
Attention, en France l'armée soutiendra l'oligarchie.

A mon avis il faudrait déjà des candidatures citoyennes pour pousser des gueulantes aux médias locaux à l’occasion des prochaines législatives; mais on reste dans le chuchotement, c’est sûr.

Paranoïaque ?

Jacques,

Vous ne faites pas que d’être d’un autre avis que le mien : vous niez l’évidence (exactement comme les politiciens de métier). C’est bien votre droit, naturellement, mais ça laisse une impression désagréable.

Vous me dites (et je commente dans le texte) :

– le régime de la Vème République, dans lequel on ne peut pas être à la fois ministre et député (Et alors ? Dès qu’on n’est plus ministre, on redevient député… [bgcolor=#FFFF99]la belle affaire que cette prétendue séparation pendant quelques mois.[/bgcolor] ÉC), la dissolution est décidée par le président sur proposition du gouvernement (Et alors ? Le Président est le chef du parti vainqueur et le gouvernement est composé de notables du parti vainqueur. [bgcolor=#FFFF99]Cette séparation est factice, c’est du foutage de gueule.[/bgcolor] ÉC) et peut effectivement intervenir sans qu’on crie à l’attentat constitutionnel ; un exécutif gouvernemental est mis en balance avec un exécutif arbitral (présidentiel) (Et alors ? Le Président est le chef du parti vainqueur et le gouvernement est composé de notables du parti vainqueur. [bgcolor=#FFFF99]Cette séparation est factice, c’est du foutage de gueule.[/bgcolor] ÉC) ; l’exécutif arbitral est élu directement par le peuple, et celui-ci est convoqué assez souvent en référendum (Le référendm à l’initiative du prince est typiquement césariste, un outil de manipulation tyranique qui permet au tyran de ne poser que les questions sans danger et qui n’offre aucune garantie contre les abus de pouvoir, [bgcolor=#FFFF99]c’est encore un formidable foutage de gueule. Le pouvoir est contrôlé par celui qui a l’initiative. Les partis n’en laissent AUCUNE au peuple.[/bgcolor] ÉC) . Ce régime n’est pas ce qu’on appelle le « régime exclusif des partis » (SI. Vous non, vous ne l’appelez pas comme ça (vous qui tenez exactement le même discours fallacieux que les oligarques au pouvoir), mais moi oui : à l’évidence, les partis confisquent aujourd’hui toute la politique, même dans la France instituée par de Gaulle qui prétendait mensongèrement le contraire. La 5ème est le régime exclusif des partis, PARTIS CORROMPUS JUSQU’À LA MOËLLE PAR LES RICHES, en plus. ÉC) , certainement pas en tout cas au sens où l’entendait de Gaulle et où le pratiquait tous les jours les IVème République. (De Gaulle mentait, comme les autres : il considérait les Français comme des veaux, et c’est lui et son parti qui dirigeaient la France. ÉC)

La 5ème… démocratique… Calembredaines :lol:

Étienne.


Pour pouvoir devenir le maître, le politicien se fait passer pour le servant.
[b]Charles de Gaulle /b, Général et Président Français

Oui, mais il connaissait bien son troupeau.

On a le droit de considérer les hommes comme du bétail (on a tous le droit de penser tout ce qu’on veut, depuis qu’on s’est débarrassés de la police de la pensée), mais alors, qu’on ne vienne pas prétendre être démocrate !

Étienne.

Aïe beo, ton idée est à creuser. des candidatures citoyennes pour pousser des gueulantes aux médias locaux à l’occasion des prochaines législatives; mais on reste dans le chuchotement, c’est sûr.

Tiens Étienne, j’ai pris un bon principe d’hygiène mentale, si on me traite de paranoïaque, c’est qu’il doit y avoir un excès de ma part ou que je m’explique mal ! Mais souvent c’est celui qui le dit qui l’est lui-même aussi ! Bon, je crois que je vais une bonne ballade pour prendre l’air et respirer pour être zen !

J’ai repris un des documents des mocries ( celui de l’appel à manifester le mercredi à la mairie ) pour l’adapter ici :

Tract_Mocrie_Mercredi_Prochain.pdf - 165,6 Kio

Tract_Mocrie_Mercredi_Prochain.odt - 256 Kio

Oui, paranoïaque ! Je vous assure à nouveau, Étienne, que ce n’est pas parce que vous avez tort que je vous considère comme un imbécile. JR

[b]Oui, paranoïaque ![/b] Je vous assure à nouveau, Étienne, que ce n'est pas parce que vous avez tort que je vous considère comme un imbécile. JR
Jacques, Il me semble évident que toute votre argumentation de votre message de 10:48:02 ne tient pas la route. Passer à une 6° république ne serait pas revenir à la 4°

Avec vous, tout est parfait … il ne faut surtout rien changer, le monde va bien…

Et ceux qui trouvent que « nier l’évidence, c’est peut-être se ficher du monde, pour que rien ne change vraiment » sont des paranoïaques qui refusent le débat.

:slight_smile:

[align=center]Conférence à Melun « 10 Raisons urgentes pour sortir de l’union européenne »[/align]

samedi 2 Avril 2011 20 h 00 Manhattan café 24 Bd Victor Hugo 77 Melun

François ASSELINEAU va aborder successivement 10 problèmes essentiels qui préoccupent spécialement les Français et examiner devant son auditoire pourquoi et comment la résolution de ces 10 problèmes impose nécessairement de sortir de l’Union européenne.

@AJH (10411) :

S’il vous semble « évident que toute mon argumentation de mon message de 10:48:02 ne tient pas la route ». c’est parce que vous ne connaissez ni les propositions du PG ni celles d’Arnaud Montebourg concernant la VIème république.

Voyez donc l’article 2 de l’avant-programme du PG sous http://programme.lepartidegauche.fr/index.php?option=com_content&view=section&id=1&Itemid=13.

Est-ce que je suis condamné à m’entendre dire régulièrement qu’« avec moi tout est parfait » ou quelque chose dans ce style ? Non seulement c’est faux (il n’y a qu’à lire mes contributions), mais ce rabâchage devient monotone. JR

@J.R.

Ai je fait référence à une 6° république proposée par Montebourg ou le F.G. ?
C’était les affirmations « générales » de votre message n°10404 que je critiquais…

Juste une remarque générale sur la constitution européenne.

Je suis quelque peu surpris de n’avoir vu nulle part ailleurs, mais surtout sur ce blog , (mais peut-être est-ce simplement que je l’ai pas détectée), l’objection toute simple que l’on peut faire à l’idée même de constitution européenne.

Sachant que les constitutions nationales n’étaient pas remises en cause, deux constitutions, n’est-ce pas trop pour un seul homme (citoyen)?

Il me semble que ce seul fait change complètement le sens même de la constitution. Mais peut-être que ce sens devrait être précisé.

Or, il me semble que le sens que lui donne Etienne, et auquel j’adhère, pourrait être résumé ainsi:

1 La constitution affirme que le principe général de la démocratie représentative (qui n’est qu’un substitut de la démocratie directe pratiquement inapplicable) doit être de limiter au maximum les biais introduits forcément par cette représentation. ( Cette affirmation étant le coeur inamovible de la constitution)

2 La constitution définit les modalités en vigueur de fonctionnement de cette démocratie représentative (partie amendable) et les principes (inamovibles) et modalités (amendables) requises de l’amender.

Dans cette optique, je ne conçois pas quelle manipulation intellectuelle pourrait justifier la coexistence de deux constitutions différentes s’appliquant au même citoyen, sauf à vouloir introduire la confusion dans son esprit pour le manipuler plus facilement.

"Constitutions"

@bernarddo (10419):

Nous avons déjà parlé de ça, je crois.

Pour résoudre ce semblant de mystère, forcez-vous à compter jusqu’à deux :

– la France, un ; l’Union européenne : deux ;

– la constitution de la France, un ; la constitution de l’Union européenne, deux.

Maintenant, allez jusqu’à trois : l’ONU, trois ; la Charte des Nations Unies, trois. Vous voyez déjà que la France est membre de deux institutions qui ont chacune leur constitution : ainsi la France est déjà soumise à trois constitutions, dont la sienne.

Je pourrais continuer : la France est membre de l’Organisation internationale du Travail et donc soumise à la « constitution » de cette organisation : nous en sommes à quatre.

Vous remarquerez aussi qu’aux États-Unis les États fédérés ont aussi leur constitution, de même qu’en Suisse il y a des constitutions cantonales. Ces États et ces cantons sont soumis à deux constitutions.

Votre difficulté vient de ce que vous restreignez indûment le sens du mot « constitution ». Vous procédez manifestement par pétition de principe. Pour vous il est sous-entendu qu’une constitution ne peut être que l’acte fondamental d’un État souverain : cela posé, il va de soi qu’un État souverain ne pourrait pas avoir deux « constitutions » ainsi comprises. Mais il ne s’agit pas ici de plusieurs constitutions nationales.

Une constitution, tout simplement, règle l’organisation et le fonctionnement des pouvoirs publics nationaux ou internationaux (ou même d’organismes privés : pourquoi pas?).

Remarquez aussi qu’une constitution nationale ne s’adresse pas directement aux citoyens mais au pouvoirs qu’elle est censée réguler.

Incidemment, une constitution peut ne pas s’appeler « constitution », mais « loi fondamentale », « acte constitutionnel », « articles constitutifs », « articles additionnels », « charte », « traité constitutionnel », ou rien du tout (s’il s’agit d’une tradition largement non écrite, comme au Royaume-Uni). JR

"[b]Constitutions"[/b]

@bernarddo (10419):

Remarquez aussi qu’une constitution nationale ne s’adresse pas directement aux citoyens mais au pouvoirs qu’elle est censée réguler.

Incidemment, une constitution peut ne pas s’appeler « constitution », mais « loi fondamentale », « acte constitutionnel », « articles constitutifs », « articles additionnels », « charte », « traité constitutionnel », ou rien du tout (s’il s’agit d’une tradition largement non écrite, comme au Royaume-Uni). JR


Sur le premier point je ne suis pas d’accord: je ne sais pas ce que c’est que parler aux pouvoirs, mais je PRETENDS qu’elle s’adresse aux CITOYENS en tant que SOUMIS au et POTENTIELS DETENTEURS du POUVOIR.

Sur le second point, il n’est pas question de nier l’existence de textes institutifs d’autres organisations vis à vis desquelles nous devons nous déterminer démocratiquement, mais ne sommes pas tenus par la force des liens qui garantissent notre unité.

Je trouve d’ailleurs extrêmement dommage que, sachant que vous savez bien compter, vous n’ayez pas inclus dans votre liste de ces « constitutions » certaines qui pèsent d’un poids important, je citerai par exemple l’OTAN, le FMI, l’OMC ou autres agences de notation financières.

Pour moi le problème étant que ces organisations soit-disant internationales sont en fait des outils au service des nations qui les financent le plus.

[color=#111100][size=9]J’abonde avec les arguments de bernarddo dans son message 10419, il ne peut y avoir qu’un seul texte qui a priorité sur l’autre, sinon les interprétations que l’on peut faire de ces textes, qui sont déjà difficiles, deviendraient franchement diverses et contradictoires entre elles. En l’occurrence actuellement, c’est globalement le plus mauvais, l’européen, qui a priorité sur La Constitution française. (Même si elle n’est pas parfaite, elle est meilleure pour les simples citoyens que le magma juridique européiste )

Je cite Jacques qui écrivait dans son message 10420 :

[/size][/color]

Pour résoudre ce semblant de mystère, forcez-vous à compter jusqu’à deux :

– la France, un ; l’Union européenne : deux ;

– la constitution de la France, un ; la constitution de l’Union européenne, deux.

Maintenant, allez jusqu’à trois :



bernarddo, il y a déjà, par exemple, un fil consacré à ce sujet : « Les principes fondamentaux, déclarés en tête de la Constitution, devraient primer sur toute autre règle. »
[color=#111100][size=9]

Jacques vous vous foutez du monde ! Vous nous prenez pour des débiles mentaux, 1,2,3 … !

Et vous nous reprenez encore pour des débiles :

Il y avait déjà incompatibilité entre la Constitution de la République française de 1958 originale ( et qui pourrait être changée en mieux ) et le soit-disant Traité constitutionnel européen proposé au référendum en 2005, mieux dénommé sous l’appellation : Traité oligarchique européiste

[i]Voici la liste incomplète (limitée à l’essentiel) des principes et des garanties contenus dans la Constitution de 1958 qui sont incompatibles avec le traité constitutionnel TCE :

• Dans son préambule, ces références : « Le peuple français proclame solennellement son attachement aux droits de l’homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu’ils ont été définis par la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 (DDHC), confirmée par le préambule de la Constitution de 1946 » ;

• dans son article 2, le fondement de la démocratie : « Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple » ;

• dans son article 3 : « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum » ;

• l’article 3 de la DDHC qui précisait : « Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation. Nul corps, nul individu, ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément » ;

• le principe de la loi constitutionnelle du 3 juin 1958 selon lequel « Seul le suffrage universel est la source du pouvoir. c’est du suffrage universel ou des instances élues par lui que dérivent le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif » , que la DDHC séparait dans son article 16 en ces termes : « Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de constitution » ;

• l’article 5 de la constitution de 1958 qui prévoyait :« Le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l’État… il est le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire » ;

• et le préambule de la Constitution du 27 octobre 1946, qui fait partie de la Constitution française, et qui dispose que « Tout bien, toute entreprise, dont l’exploitation a ou acquiert les caractères d’un service public national ou d’un monopole de fait, doit devenir la propriété de la collectivité. »
[/i]
En clair, avec les textes européens actuels, le peuple souverain, c’est fini.

Il faut bien comprendre ce que signifie la disparition du gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. Quand le mot peuple, pas plus que le mot nation, n’apparaît plus, pas même une seule fois, dans sa constitution, la France cesse d’être une République démocratique (mots venus du latin et signifiant chose publique gouvernée par le peuple).

Et l’Union européenne ne prétend pas être une démocratie. Elle dit n’être rien de plus qu’ « une personnalité juridique », c’est-à-dire une institution bureaucratique, imaginée non par les peuples ou leurs élus, mais par des technocrates désignés arbitrairement et sur des critères non définis.

L’autorité est exercée sur le peuple par des corps qui n’émanent plus que très minoritairement de la nation (les députés élus par le peuple français ne sont que 10 à 11 % des députés européens) et des individus n’émanant pas de lui.

Le suffrage universel n’est plus la source du pouvoir puisque le pouvoir exécutif (la Commission et le Conseil) n’est plus exercé par des élus.

L’initiative des lois étant l’apanage de la Commission et non du Parlement, les pouvoirs exécutif et législatif ne sont plus séparés.

Le Président de la République n’est plus gardien de la Constitution et n’a plus à se porter garant de l’indépendance nationale, celle-ci étant d’ailleurs sérieusement réduite. Même la sécurité du territoire n’est plus sous sa seule autorité.

Et tout le reste dérive de la primauté donnée à la compétitivité sur toute autre considération. Par exemple pour la transformation des services publics, elle est prévue dans le sens exactement opposé à leur nationalisation qui avait été voulue par l’actuelle constitution au départ pour les rendre accessibles à tous, partout et au même prix.

Cela sera tout en ce qui me concerne pour aujourd’hui. Jacques vous commencez à nous échauffer les oreilles !
[/size][/color]

http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=57424

[b]Qui a le mieux résisté à la crise ? Les pays de la Zone Euro ou les pays européens ayant conservé leur devise ?[/b]

Un argument fréquemment utilisé est que l’euro a protégé les pays de la Zone Euro d’une déstabilisation de leur économie, pendant la crise de 2007-2010, due à des attaques spéculatives sur leur taux de change, à l’impossibilité de trouver des financements, d’où une forte hausse des taux d’intérêt comme on l’avait vu en 1990-1992.
Pour mesurer la pertinence de cet argument, nous allons comparer les évolutions observées, pendant la crise, en Espagne, au Portugal et en Italie, d’une part ; en Pologne, en Hongrie et en Suède, d’autre part. La stabilité apportée par la monnaie unique est elle réelle, et compense-t-elle le degré de liberté que procure la possibilité d’utiliser la politique monétaire de manière autonome ?
Nous voyons que les pays non-membres de la Zone Euro ont été mieux protégés de la crise que les pays de la Zone Euro à condition de ne pas s’être endettés en devises (comme la Hongrie) :

  • s’ils sont subi initialement une attaque sur leur taux de change, ils ont évité ultérieurement la crise des dettes souveraines ;

  • la dépréciation de leur taux de change réel a soutenu leurs exportations en volume sans que leurs prix d’importations augmentent plus vite que ceux des pays de la Zone Euro.//


et

// Nous voyons que les pays non-membres de la Zone Euro ont été plutôt mieux protégés que les pays de la Zone Euro à condition de ne pas s’être endettés en devises (cas de la Hongrie) :
  • les pays non-membres de la Zone Euro ont subi initialement une attaque sur leur taux de change mais ont évité ensuite la crise des dettes souveraines ;
  • les pays non-membres de la Zone Euro, avec la dépréciation de leur taux de change réel, ont connu une meilleure performance à l’exportation que les pays de la Zone Euro ; le crédit y a ralenti moins que dans la Zone Euro et les prix des importations n’y ont pas augmenté plus vite.
    //

Comparaisons

Merci, AJH (10429), la comparaison est très instructive. J’en retiens pour ma part que la situation est d’autant meilleure que le pays ne s’est pas endetté et que l’appartenance ou la non-appartenance à la zone euro n’est pas le facteur déterminant.

Au fait, les conclusions seraient-elles les mêmes si on comparait l’Allemagne, l’Autriche et les Pays-Bas (membres de l’Eurozone) et les États-Unis, la Grande-Bretagne et l’Islande (non membres) ? JR

Constitutions (suite)

Gilles (10425), comment pouvez-vous croire qu’il était dans mon intention de me foutre du monde ? bernarddo soulevait une difficulté se rapportant en gros à un problème d’appréhension de la dualité : pour y répondre, la méthode numérale n’était-elle pas la plus simple ?

Vous vous rappelez le message de bernarddo avait écrit ceci :

[i]"… Deux constitutions, n’est-ce pas trop pour un seul homme (citoyen)?

"Il me semble que ce seul fait change complètement le sens même de la constitution. Mais peut-être que ce sens devrait être précisé.

"Or, il me semble que le sens que lui donne Etienne, et auquel j’adhère, pourrait être résumé ainsi :

"1 La constitution affirme que le principe général de la démocratie représentative (qui n’est qu’un substitut de la démocratie directe pratiquement inapplicable) doit être de limiter au maximum les biais introduits forcément par cette représentation. ( Cette affirmation étant le coeur inamovible de la constitution)

"2 La constitution définit les modalités en vigueur de fonctionnement de cette démocratie représentative (partie amendable) et les principes (inamovibles) et modalités (amendables) requises de l’amender.

« Dans cette optique, je ne conçois pas quelle manipulation intellectuelle pourrait justifier la coexistence de deux constitutions différentes s’appliquant au même citoyen, sauf à vouloir introduire la confusion dans son esprit pour le manipuler plus facilement »[/i].

Les exemples que j’ai déjà donnés démontrent que deux « constitutions » peuvent légalement et légitimement coexister dans la mesure où elles ne concernent pas les mêmes organismes, et que dans la pratique les cas de copexistence sont nombreux. Il n’y aurait vraiment de difficulté que si deux constitutions contradictoires s’appliquaient au même organisme.

La vraie question que bernarddo et vous-même devriez poser est celle-ci : en cas de conflit entre deux constitutions coexistantes, comment faire ?

Pour la France, la solution est dans la constitution de 1958 :

– Toute loi (donc, toute loi de ratification d’un traité introduisant une constitution « extérieure ») peut être déférée au Conseil constitutionnel pour contrôle de conformité à la constitution française ;

– Si la loi (la constitution extérieure) est jugée non conforme à la constitution, soit cette loi sera rejetée, soit la constitution française sera révisée avant mise en application de la loi (de la constitution extérieure) ;

– La jurisprudence du Conseil constitutionnel reconnaît depuis longtemps la prééminence (priorité) de la constitution française sur tout autre texte, ce qui doit vous satisfaire ainsi que bernarddo.

Le problème d’incompatibilité (ou de hiérarchie) de deux constitutions, la nationale et celle d’une autre entité comme l’UE, étant ainsi réglé, non, ce n’est pas trop demander à un citoyen que de fonctionner simultanément sous deux constitutions visant des organismes différents.

Cela d’autant plus qu’une constitution ne s’adresse pas (ne s’applique pas) directement aux citoyens. Au contraire, elle est adressée par les citoyens (agissant directement ou par leurs représentants et éventuellement par leurs États) aux pouvoirs publics pour dire à ces derniers comment ils doivent s’organiser et fonctionner,, et c’est à eux qu’il incombe directement d’appliquer la constitution : la constitution française mentionne rarement le citoyen, et alors pour lui reconnaître des droits – pas des devoirs. JR

[b]Comparaisons[/b]

Merci, AJH (10429), la comparaison est très instructive. J’en retiens pour ma part que la situation est d’autant meilleure que le pays ne s’est pas endetté (AJH:EN DEVISES) et que l’appartenance ou la non-appartenance à la zone euro n’est pas le facteur déterminant


Je précise que les pays de la zone euro ne sont quasiment pas endettés en devises (une dette dans sa propre monnaie n’est pas une dette en devise et si pour une raison quelconque l’euro explosait où que nous le quittions nous rembourserions en monnaie nationale ).
La conclusion est claire " les pays non-membres de la Zone Euro ont été plutôt mieux protégés que les pays de la Zone Euro"

EDIT: vous « avez retenu » quelque chose qui n’est pas écrit dans l’étude Natixis … car justement SI, le facteur déterminant est bien l’appartenance à la zone euro!

Au fait, les conclusions seraient-ils les mêmes si on comparait l'Allemagne, l'Autriche et les Pays-Bas (membres de l'Eurozone) et les États-Unis, la Grande-Bretagne et l'Islande (non membres) ? JR
Attendons l'étude Natixis ... s'ils la font