32 Sortir de l'Union Européenne

[align=center]Paris : Conférence-Débat « Les plus gros mensonges de la propagande européiste »[/align]

Le 23 mars 2011 avec François Asselineau au « Jawad kfé» 114 rue de Bagnolet, Paris, France, 75020

[color=#111100][size=9]Cette nouvelle conférence de François Asselineau passera en revue les objections les plus habituelles que nous entendons lorsque nous proposons de sortir la France de l’Union européenne. Patiemment, et avec précision, le président de l’UPR décortiquera les mensonges qui se cachent derrière chacune de ces objections.
Cet exercice inédit dévoile à nos concitoyens l’ampleur et la fausseté de la propagande dont ils sont victimes 365 jours par an et leur donne enfin les moyens de lui résister.

Nombre de places limité.
Accueil à partir de 19h15, début de la conférence à 20h15
Accès : Métro Porte de Bagnolet / Alexandre Dumas

Tarifs d’entrée : 5 € pour les grand public, 2 € pour les chômeurs et/ou étudiants sur présentation de justificatif, gratuit pour les adhérents
———————

Possibilité de se restaurer sur place : sandwich, pizza, croque-monsieur, boissons alcoolisées et non alcoolisées.
[/size][/color]

J’espère qu’elle sera résumée dans un article… (je le trouve vraiment insupportable à écouter…)

Vous aussi AJH vous avez du mal ? :wink:

Moi outre sa voix, c’est surtout son côté arrogant qui m’insupporte le plus.

Je trouve que son arrogance est très mal placée. Bon il a le droit de penser qu’il détient la vérité, c’est même conseillé quand on milite pour quelque chose. Mais le problème c’est qu’il devrait faire preuve d’humilité alors qu’il a passé des années et des années à l’UMP et que son « réveil » a été très tardif. Ce n’est pas une grande preuve de jugeotte.

Il bénéficierait aussi de plus d’un affrontement avec de vraies contradictions. C’est facile de réfuter les contradictions les plus caricaturales. C’est ce que je sous-entendais Gilles par « objections inhabituelles ». Ce serait déjà beaucoup plus intéressant.

V

Moi outre sa voix, c’est surtout son côté arrogant qui m’insupporte le plus.


Les deux :wink:

Merci du débat qui s’engage. Il y a l’UMP, le PS, les Verts qui nous bloquent dans beaucoup de pré-supposés politiques : Traités européens = création monétaire réservés aux banques, alliance militaire avec les États-Unis par le biais d’une défense intégrée à l’OTAN, politique monétariste et politique libre-échangiste. Tandis que le M-PEP, DLR, POI, U-P-R sont clairement contre.

Le financement par la commission européenne du Parti de la Gauche Européenne ( certains partis communistes et formations de gauches qui approuvent le fédéralisme européen ont constitué cette entité dite PGE ) fait zigzaguer le PCF sur le sujet du fédéralisme européen entre l’intérêt des peuples et l’intérêt des marchés pour cette « construction » fédéraliste européenne. Mélenchon dans son bouquin « Qu’ils s’en aillent tous - Révolution citoyenne » a écrit qu’il ne se laisserait plus piéger par le fédéralisme européen et le leurre d’ « Une Autre Europe Est Possible ! », il y proposait une sortie des traités et puis pendant son débat avec Marine Le Pen, vraisemblablement sous pression de la direction du PCF, il propose encore une solution fédéraliste : un SMIC européen !

Bien qu’il y ait encore beaucoup de communistes courageux et je les remercie pour leurs actions en faveur des salariés, des retraités, des chômeurs…

Francis Wurtz du PCF est lui particulièrement à la manœuvre dans cette affaire pour influencer, menacer et traiter le parti de Gauche et son dirigeant Jean-Luc Mélenchon de populiste, afin qu’il renonce à une critique de ce qu’est concrètement l’UE.

Il y a un lien plus explicite concernant le « populisme » supposé de Mélenchon vu par Wurtz, mais j’ai un problème d’accès à certains sites alors je vous donne le dernier lien qu’il y a dans mon historique :

http://www.franciswurtz.net/2011/03/18/1000-a-athenes-avec-le-pge/

Vous chercherez vous-mêmes les attaques dont est l’objet Mélenchon par Wurtz dès qu’il critique concrètement l’action de l’UE envers les populations.

Personnellement, bien que trouvant, comme vous, François Asselineau trop vindicatif, mais avec raison sur beaucoup de sujets*, car comme nous il ne supporte plus l’arrogance européiste, je trouve la voix et les positions faussement alter-européistes de Francis Wurtz incroyablement arrogantes et hypocrites et c’est bien lui que je ne peux plus supporter.

*Il y en a où je ne suis pas d’accord, comme par exemple l’absence de réaction contre la réforme des retraites

L’harmonisation des minimas sociaux en Europe c’est un vieux fantasme de la gauche. C’est vrai que ce n’est pas ce qu’il y a de plus crédible.
Mais n’y voyez pas là une renonciation, c’est plus un vestige qu’autre chose :wink:

J’avoue que c’était extrêmement maladroit de ressortir ça face à marine lepen il y avait bien d’autres arguments beaucoup plus convaincants sur le thème de la sortie de l’euro que cette improbable harmonisation des smics européens.
Vous conviendrez néanmoins qu’il s’agissait d’un argument inhabituel ^^

Après qu’il existe comme Francis Wurtz des communistes qui se sont « socio-démocratisé » si vous me permettez ce barbarisme ^^ c’est pas une nouvelle de première fraicheur si vous voyez ce que je veux dire :slight_smile:

Néanmoins, le PCF a évolué dans le bon sens avec le front de gauche, de plus en plus de communistes se rallient à cette idée, mais il y a encore de nombreux opposants et partisants de l’alliance avec le PS malheureusement. ( Souvent des personnes qui ont des places à conserver vous remarquerez, mais il ne faut pas être mauvaise langue ! )

J’ai expliqué sur un autre poste je crois en quoi cette sortie de l’euro était une illusion. Vous avez juste à regarder autour de nous tous les pays qui ont leur propre monnaie, ce n’est pas ça qui améliore leur situation, partout il y a pauvreté précarité et chomage de masse, nul part il n’y a le plein emploi que des personnes promettent avec la sortie de l’euro. C’est clairement un fantasme.
J’ai expliqué pourquoi.
C’est parce que désigner la monnaie comme étant le coeur du problème est une erreur.
Récupérer l’outil monétaire pour pouvoir pratiquer du dumping monétaire ne résoudra ni n’améliorera en rien notre situation.
Par ce que le coeur du problème c’est de partir de l’idée que notre but dans la vie, le but de notre nation, ce serait d’être compétitifs dans une compétition mondiale acharnée.
La solution du plein emploi ne se trouvera jamais dans la tentative d’essayer de grapiller des parts de marchés dans des pays étrangers en pratiquant toutes sortes de dumpings. Les dumpings entrainent les dumpings, un pays va dévaluer sa monnaie, en conséquence un autre va presser les salaires de ses travailleurs vers le bas, en conséquence un autre va défiscaliser les profits des entreprises multinationales etc … etc … etc … Et rendez vous compte qu’à ce petit jeu ce seront toujours les financiers qui seront gagnants et les peuples qui seront perdants parce que vous ne faites ainsi qu’automatiser les politiques qui correspondent à leurs volontés et à leurs intérêts, tandis que les peuples verront les prix augmenter et leurs salaires diminuer, et le chomage de masse continuer, la précarité s’agraver etc … etc …

Ce n’est pas pour rien s’ils ont organisé cette « mondialisation », c’est à dire cette vaste compétition mondiale, ils savaient très bien ce qu’ils faisaient.

Bref les gens comme Asselineau ou comme Dupont Aignan n’ont rien compris à tout ça et sont persuadés durs comme fer que la sortie de l’euro leur apportera monts et merveilles et résoudra tous les problèmes.
C’est faux désolé.

Et comme je vous le disais Asselineau gagnerait à être confronté à des idées plus consistantes comme celles-ci, c’est un peu facil de réfuter les idées que sortent des benets comme les européistes béats.

C'est parce que désigner la monnaie comme étant le coeur du problème est une erreur. [b]Récupérer l'outil monétaire pour pouvoir pratiquer du dumping monétaire ne résoudra ni n'améliorera en rien notre situation.[/b] Par ce que le coeur du problème c'est de partir de l'idée que notre but dans la vie, le but de notre nation, ce serait d'être compétitifs dans une compétition mondiale acharnée.
Très mauvaise interprétation en ce qui concerne DLR
La solution du plein emploi ne se trouvera jamais dans la tentative d'essayer de grapiller des parts de marchés dans des pays étrangers en pratiquant toutes sortes de dumpings.
Idem
Bref les gens [s]comme Asselineau ou[/s] comme Dupont Aignan n'ont rien compris à tout ça et sont persuadés durs comme fer que la sortie de l'euro leur apportera monts et merveilles et résoudra tous les problèmes. C'est faux désolé.
Je redis votre formule: NDA n'est absolument pas persuadé que la sortie de l'euro [b]seule[/b] "apportera monts et merveilles et résoudra tous les problèmes."... d'abord parce qu'il propose un euro commun (comme Lordon et Sapir, par exemple) en remplacement de l' euro unique, mais surtout parce qu'il sait bien qu'un pays doit, soit avoir sa liberté monétaire pour développer comme il l'entends son économie, soit être inclus dans une fédération de "nations-unies" avec répartition des richesses à partir d'une organisation centrale s'il y a monnaie unique dans une zone monétaire non optimale... [b][bgcolor=#FFFF99]ce qui est impossible dans la zone euro et à fortiori pour les 27[/bgcolor][/b]

Les propositions de Mélenchon sur ce sujet (et j’approuve beaucoup de ses autres) sont très faibles sur ce sujet…

Désolé AJH mais je me souviens de son meeting où il a démagogiquement expliqué que tous les problèmes venaient de l’euro. Il scandait : "le chomage … c’est l’euro … la pauvreté … c’est l’euro … " et il a déchiré un billet d’euro géant

Vous dites : « pour développer comme il l’entend son économie »

Dites-moi dans quel pays ayant gardé une monnaie nationale vous voyez [bgcolor=#FFFF99]LES CITOYENS[/bgcolor] diriger leur économie ?

Ou plutot je reformule, dans quel pays ayant gardé une monnaie nationale vous ne voyez pas l’économie être dirigée par la finance internationale et les politiques publiques aller dans le sens des intérêts de la finance internationale ?

Que l’économie doit être dirigée, je suis d’accord. Par exemple en ce qui concerne le montant de l’impôt:

  • les économistes devraient faire des propositions
  • l’Etat voit celles qui sont acceptables
  • le peuple décide par référendum.

Dans un tel système, le seul rôle de la vigilance citoyenne est d’aider le peuple à discerner si l’État vient avec des arguments ou avec du pipi de chat.

Sandy : « Dites-moi dans quel pays ayant gardé une monnaie nationale vous voyez LES CITOYENS diriger leur économie ? »

Un seul exemple l’Islande :

Ils ont refusé de rembourser les banques, c’est mieux que rien, c’est un acte de résistance, mais on est loin de la direction de l’économie quand même ^^ N’exagérez pas.

Et ça n’a rien avoir avec la monnaie, ils auraient été dans la zone euro ils auraient pu faire pareil. On aurait pu et dû faire comme eux.

@Sandy

"Désolé AJH mais je me souviens de son meeting où il a démagogiquement expliqué que tous les problèmes venaient de l'euro. Il scandait : "le chomage ... c'est l'euro ... la pauvreté ... c'est l'euro ... " et il a déchiré un billet d'euro géant"
Je ne vois rien de démago là dedans , car la monnaie est la base de notre indépendance: c'est ce qui détermine tout le reste des possibles!

Je pourrais vous en citer beaucoup parmi les 190 (?) pays du monde, mais je ne vais pas faire de liste; simplement dire que SI nous (français mais aussi autres pays mal en point de la zone euro) ne quittons pas l’euro unique, nous n’aurons AUCUNE chance de pouvoir faire ce que vous et moi souhaitons, c’est à dire offrir aux citoyens la capacité de diriger leur économie.

Oui, j’avais écouté Mélenchon et je changerais surement d’avis si au lieu de ce discours (les paroles s’envolent…) vous me trouviez des affirmations fortes en ce sens dans le programme du FdG

Les citoyens islandais, devenus maîtres de leur économie, vraiment ?

Le référendum islandais ne règle rien. Ce n’est pas en refusant de rembourser ses dettes extérieures qu’un pays devient maître de son économie.

Que se passera-t-il si l’Islande persiste dans son refus et si les créanciers insistent sur le remboursement aux conditions initiales ?

– Ou bien l’Islande et les Islandais s’appauvriront considérablement dans la mesure où la monnaie islandaise ne sera plus acceptée à l’extérieur et où le pays ne pourra se procurer de devises qu’en contrepartie de biens et services réels vendus à l’étranger ;

– Ou bien (c’est le plus vraisemblable), le pays devra se vendre en vrac (aux ÉUA, à l’UE, à la Chine…) : ce qui peut se faire indirectement en abandonnant la monnaie nationale et en se rattachant au dollar ÉU, à l’euro, au yuan…

(L’adoption officielle de l’euro ne serait bien sûr possible qu’avec l’accord des États membres de l’UE et impliquerait donc des négociations avec ces États, négociations qui porteraient essentiellement… sur le remboursement de la dette islandaise.)

– Ou bien, l’Islande pourrait abandonner sa monnaie nationale et, sans l’adopter officiellement, donner cours légal exclusif à une monnaie étrangère, ce qui voudrait dire qu’une fois l’opération de conversion initiale effectuée son économie serait dirigée en pratique par le pays qui émet cette monnaie.

Tout dépend donc maintenant pour l’Islande du résultat de la négociation engagée en vue de rééchelonner la dette extérieure islandaise, mais dans aucun de ces trois cas les citoyens islandais ne dirigeraient leur économie – ou alors ce serait vite une économie de subsistance. JR

La réalité dépasse la fiction ! Jean Gabin époustouflant !

http://www.agoravox.tv/actualites/politique/article/lobbying-la-corruption-legale-29423

Programme du Parti de Gauche concernant les finances et la monnaie

Suite à la question d’AJH dans son 10378, voici les articles correspondants du programme du Parti de Gauche tels qu’ils figuraient sous http://programme.lepartidegauche.fr/index.php?option=com_content&view=section&id=1&Itemid=13 à la date du 7 janvier 2011 (je n’ai pas vérifié s’il y avait eu des modifications depuis). C’est avec soulagement que j’ai pu voir que le PG ne recommandait pas de sortir de la zone euro, ni de l’UE. JR.


[Programme du Parti de Gauche au 7 janvier 2011]

[i]Article 7. Freiner la spéculation financière

– Interdiction des dérivés de crédit (« credit default swaps » – CDS) et autres produits dérivés qui poussent à spéculer contre les obligations d’État

– Interdiction des ventes à découvert et des produits dérivés dont le sous-jacent ne participe pas au financement de l’économie réelle

– Limitation stricte de la titrisation (aux seuls cas où elle présente une utilité économique ou sociale effective) et interdiction de toute titrisation « en chaîne »

– Agrément public obligatoire pour tous les produits financiers anciens et nouveaux. Agrément public des opérateurs intervenants sur les marchés de produits dérivés

– Rétablissement de l’impôt de bourse supprimé par la droite en 2008 (impôt proportionnel qui frappait depuis 1893 les opérations d’achat et de vente, au comptant ou à terme, de valeurs en bourse)

– Règlementation limitant ou supprimant l’effet de levier (utilisé par exemple par les LBO traités à la fiche 48). Délimitation des instruments agréés pour des opérations à découvert. Relèvement du taux de couverture en fonds propres de toute acquisition d’instruments financiers, pouvant aller jusqu’à 80 % selon le type d’instrument agréé

– Interdiction des opérations de gré à gré et retour à des procédures d’appel d’offres organisées et réglementées

– Suppression de la cotation en continu et restauration du fixing quotidien sur les bourses françaises

– Plafonnement des bonus versés aux traders. Report du versement de 50% du bonus à la fin de l’exercice suivant, après déduction d’un malus sur les pertes éventuelles, calculé au même taux que le bonus.

– Interdiction des transactions entre les opérateurs européens et les places financières offshore et prohibition des paradis fiscaux au sein de l’Union européenne

– Déclaration et taxation sélective des sorties de capitaux. Contrôle public et taxation des mouvements de capitaux entre l’Union européenne et le reste du monde

Article 8. Contrôler l’activité bancaire

– Spécialisation et séparation des banques de dépôts, des banques d’affaires et d’investissement (les premières ont pour seule fonction de collecter les dépôts, distribuer des crédits et gérer les moyens de paiement). Interdiction d’un quelconque engagement hors bilan.

– Constitution d’un secteur public bancaire, avec notamment un pôle dédié au financement des biens publics

– Levée du secret bancaire

– Nouvelle procédure pour traiter les défaillances des établissements financiers en conformité, incluant, entre autres, la nationalisation sans indemnisation des établissements défaillants, la faillite organisée et sécurisée (faillite des opérateurs, reprise des dépôts éventuels et crédits socialement utiles par le secteur public bancaire, sécurisation du crédit interbancaire et des crédits aux entreprises non financières, etc.)

– Création d’une agence européenne de sécurité financière chargée de contrôler le respect des réglementations et les mouvements de capitaux entre l’Union européenne et le reste du monde

– Si la renégociation nécessaire des traités s’avère impossible à 27 pays, nous proposerons de constituer avec les États membres qui le souhaitent un « Espace financier régulé et solidaire » où s’appliqueraient ces mesures

Protection des citoyens usagers des banques :

– Plafonnement public des tarifs bancaires et réduction du taux de l’usure. Encadrement du crédit bancaire pour une meilleure protection des emprunteurs (fournir un échéancier et un descriptif fonctionnel complets).

– Interdiction des crédits rechargeables et remplacement des crédits en cours par un prêt à taux fixe plafonné

– Interdiction des hypothèques en garantie des crédits à la consommation

– Interdiction de la publicité pour les crédits à la consommation

– Accélération des procédures de surendettement, arrêt des poursuites lorsqu’elles sont lancées

– Réglementation du crédit au logement (taux fixe et marge fixe sur taux de base de la BCE) et, plus généralement, politique sélective du crédit visant à faciliter le financement d’activités d’intérêt public : logement, énergies renouvelables, reconversion vers agriculture durable, associations, coopératives…

Article 9. Rétablir la souveraineté populaire sur la monnaie et les finances publiques

– Prélèvement exceptionnel sur le patrimoine financier et les plus hauts revenus, mesures contre la fraude et l’évasion fiscale pour apurer progressivement la dette publique engendrée par la dépense fiscale et le sauvetage du système financier

– Création d’un plancher minimal de détention d’obligations publiques nationales à l’actif de tous les établissements financiers

– Saisie partielle ou totale du capital des institutions financières qui portent atteinte à la sécurité du système financier ou agissent délibérément contre l’État en contrevenant à la réglementation

– Les obligations publiques sont émises auprès des agents résidents du pays émetteur ou de l’Union européenne et ne sont négociables qu’entre ces mêmes agents

– La BCE (voir fiche 142) et les banques centrales nationales peuvent souscrire directement aux émissions de dette publique, au taux de base de la BCE et dans la limite compatible avec une inflation modérée. Elles prennent aussi les titres de la dette publique en pension ou en achat ferme sur le marché libre (« open market »), à des conditions au moins aussi favorables que les titres privés.

– Pacte européen de solidarité et de responsabilité financière : la dette publique des États membres doit être solidairement garantie par l’Union européenne ; en contrepartie de cette garantie, les États membres s’engagent à faire un usage responsable de la dette publique, en réservant celle-ci au financement des dépenses d’investissement ainsi qu’aux déficits liés aux chocs conjoncturels affectant leur économie[/i].

[i]Article 142. Pour une Banque centrale européenne contrôlée démocratiquement et mise au service des peuples européens

– La France demandera que la BCE soit assujettie aux institutions politiques de l’UE. Le conseil des ministres de l’eurozone pourra déterminer l’orientation générale de la politique monétaire et de la politique de change de l’Union monétaire. Le Directoire de la BCE serait alors chargé de conduire la politique monétaire et de change dans le respect de ces orientations. Il en rendrait compte mensuellement devant le Conseil des ministres et devant le parlement européen ; il serait collectivement responsable devant ces deux institutions.

– Redéfinition des objectifs de la politique monétaire. La politique monétaire, comme l’ensemble des politiques de l’Union, doit apporter sa contribution à la promotion du progrès humain. Elle a plus précisément pour vocation d’assurer le plein emploi, le financement des activités économiques soutenables, la stabilité des prix et l’équilibre des comptes extérieurs de l’Union monétaire, dans le cadre des orientations prioritaires définies par le conseil des ministres.

– Réforme du directoire. Le directoire devrait être composé de directeurs et présidé par un gouverneur général et un vice-gouverneur. Gouverneurs et directeurs exerceraient un mandat de cinq ans et seraient révocables au cours de ce dernier par le Parlement européen, ou par le Conseil des ministres.

– La BCE doit pouvoir accorder des avances directes, au taux de base, aux États membres. Elle devrait refinancer les titres de la dette publique sur le marché monétaire à des conditions au moins aussi favorables que celles retenues pour le refinancement des dettes privées de même échéance.

– L’ensemble des États membres de l’Union européenne, pas seulement ceux de la zone euro, pourraient contracter auprès d’elle des emprunts pour réaliser des objectifs industriels, environnementaux et sociaux décidés en commun[/i].

À André-Jacques message 10354 :

J’ai écrit mercredi 23 à un cadre de l’U-P-R pour connaître la transcription de la conférence : « Les plus gros mensonges de la propagande européiste »; je n’ai pas encore la réponse. Il est vraisemblable que cela soit tiré des dossiers de fond

http://www.u-p-r.fr/liste/dossiers-de-fond

À Sandy message 10367 :
Sandy : « Dites-moi dans quel pays ayant gardé une monnaie nationale vous voyez LES CITOYENS diriger leur économie ? »

J’ai répondu trop vite l’Islande en pensant au référendum sur le remboursement des dettes envers les banques britanniques et néerlandaises, mais je viens de relire attentivement votre question et monnaie nationale ou pas selon les critères les plus exigeants de la démocratie, nulle part et jamais les citoyens ont dirigé l’économie. Par contre, certains pays du sous-continent gardent leur souveraineté monétaire et tirent bien leur épingle du jeu en n’étant pas dans l’euro bien que remplissant tous les critères pour y rentrer, ils ne voudraient pas se tirer une balle dans le pied ! Cherchez bien vous allez les trouver.

à béo message 10385 : Merci pour la vidéo ! Qui pourrait dire leurs quatre vérités aux oligarques actuels, peut-être le peuple comme en Tunisie ? Chi lo sa ?

à Jacques, dois-je comprendre qu’il n’y a que l’euro et les traités qui vous intéressent ou bien comptez-vous sur l’euro et les traités pour rendre inefficientes les autres dispositions du programme du Parti de Gauche ?

Gilles (10392), vous oubliez que nous sommes sur le fil « Sortir de l’Union européenne » et que je réagissais à une question d’AJH.

Pour répondre à votre question, j’ai fait pour mon compte personnel une revue complète du programme du PG – pas seulement de ses propositions concernant l’Europe.

La plupart des propositions me semblent bonnes ou du moins intéressantes.

Malheureusement toutes les bonnes idées sont éclipsées par la calamiteuse volonté de passer à une VIème République, qui ne serait rien d’autre que le régime d’assemblée de la IVème République , c’est-à-dire, pour parler clair comme de Gaulle, d’en revenir au « régime exclusif des partis ». Ce serait le contraire de la démocratie que vous-même recherchez si je comprends bien.

D’autre part, les propositions relatives à l’Europe ne me semblent pas au point.

Comme le programme en est au stade du projet, peut-être qu’on l’améliorera avant la présidentielle, mais je doute que le PG renonce à sa funeste idée de restaurer la tyrannie parlementaire.

En son état actuel, le programme du PG comporte convocation d’une constituante chargée d’adopter la constitution d’une nouvelle république. Donc, si les constituants élus par le peuple jugeaient opportun de proposer le maintien de la constitution actuelle, avec ou sans modifications, ils n’en auraient pas le pouvoir : bel exemple de démocratie ! JR

Bonjour,

Pour info, il y a [bgcolor=#FFFF99]un fil de discussion, chez François Asselineau[/bgcolor], qui évoque notre travail ici :

http://www.facebook.com/topic.php?uid=367713397611&topic=14899&post=203089

Étienne.

Jacques,

Vous nous dites : la calamiteuse volonté de passer à une VIème République, qui ne serait rien d’autre que le régime d’assemblée de la IVème République , c’est-à-dire, pour parler clair comme de Gaulle, d’en revenir au « régime exclusif des partis », et vous redoutez la funeste idée de restaurer la tyrannie parlementaire

Encore une fois, êtes-vous en train de nous dire que [bgcolor=#FFFF99]la 5ème République serait venue à bout du régime exclusif des partis ?!?[/bgcolor]

C’est une blague ?

Vous nous prenez vraiment pour des imbéciles ou quoi ?

Étienne.

'« Régime exclusif des partis »

Ne devenez pas paranoïaque, Étienne, je ne vous prends pas pour un imbécile parce que je ne partage pas votre avis.

Je fais la différence entre :

– le régime d’assemblée style IVème République, dans lequel le gouvernement était l’émanation directe du Parlement (les députés pouvant devenir ministres tout en restant députés et réciproquement, avec pour résultat que les majorités gouvernementales changeaient à peu près tous les ans par entente directe entre les partis représentés au parlement, sans rien demander au peuple). Dans ce régime,la dissolution de l’assemblée nationale était considérée comme un crime de lèse-parlement et n’est d’ailleurs intervenue qu’une fois (le « coup d’État du 2 décembre 1955 », ça doit vous dire quelque chose). Inutile d’ajouter que le peuple ne pouvait pas se prononcer directement par voie de référendum ;

– le régime de la Vème République, dans lequel on ne peut pas être à la fois ministre et député, la dissolution est décidée par le président sur proposition du gouvernement et peut effectivement intervenir sans qu’on crie à l’attentat constitutionnel ; un exécutif gouvernemental est mis en balance avec un exécutif arbitral (présidentiel) ; l’exécutif arbitral est élu directement par le peuple, et celui-ci est convoqué assez souvent en référendum. Ce régime n’est pas ce qu’on appelle le « régime exclusif des partis », certainement pas en tout cas au sens où l’entendait de Gaulle et où le pratiquait tous les jours les IVème République.

Je m’étonne que vous-même ne fassiez pas cette différence. JR