32 Sortir de l'Union Européenne

Vous dites :
« Le mark est aussitôt réévalué à la hausse ».

Pourquoi ? Qui va décider ça ?

Bonjour Sandy

« Le mark est aussitôt réévalué à la hausse. » Parce qu’il y aurait plus de demande pour cette monnaie par rapport à l’euro actuel. Plus d’investisseurs voudraient de ce mark par rapport à l’euro actuel. Pourquoi ?

Pour deux raisons :

— la politique monétaire de l’Allemagne ne ferait pas perdre de l’argent aux investisseurs parce que l’inflation serait nulle ou très minime à cause des statuts de la BundesBank et de la traditionnelle politique anti-inflationniste allemande depuis la tragédie de la République de Weimar

— les investissements en Allemagne sont et donc continueraient à être plus rentables que dans les autres pays européens proches

Donc vous changez le système monétaire mais vous conservez cet abandon total de souveraineté que représente le système de fixation des taux de change par la spéculation ?
Je trouve cela incohérent désolé.

Sandy

Il faut bien se placer dans plusieurs hypothèses.

  • Soit chaque monnaie nationale se retrouve « seule » et il va bien falloir qu’elle se retrouve sur le marché des changes pour obtenir les devises dont le pays a besoin, sauf un équilibre des échanges ( http://postjorion.wordpress.com/2010/07/23/114-balance-exterieure-de-la-france/ )
  • Soit une « monnaie commune » et des monnaies nationales non convertibles (sauf en cette monnaie commune) permettra à cette monnaie commune d’être échangée contre des devises nécessaires.

Il reste la solution d’aller chercher par la force l’énergie dont nous avons besoin en expliquant qu’il s’agit d’une denrée indispensable à notre survie.

Voir http://www.marianne2.fr/Vers-la-revision-du-traite-de-Lisbonne_a200856.html?TOKEN_RETURN
un article de bernard Cassen

Encore Nigel Farage (le 15 décembre) … il est vraiment percutant!
http://www.dailymotion.com/video/xg5204_le-microcosme-de-la-desintegration-de-l-ue-nigel-farage_news

Salut AJ,

Il me semble qu’on l’avait déjà signalée, celle-là :confused:

De mon côté, j’ai touvé cette autre perle :

[bgcolor=#FFFF99]Impôt européen direct sans représentation - Nigel Farage[/bgcolor]
http://www.dailymotion.com/video/xfbd71_impot-europeen-direct-sans-represen_news

Il est vraiment bon, ce parlementaire : il sert à quelque chose, il ne nous trahit pas, lui.

C’est très spectaculaire, un député qui ne trahit pas ses électeurs.

Comme prévu il y a 2 500 ans, un lieu d’échange (une assemblée) [b]et un droit de parole vraiment libre /b génère des forces utiles contre les abus, par la simple (mais très indispensable) [bgcolor=#FFFF99]mise en scène des conflits[/bgcolor].

Étienne.

Nigel Farage

Ce parlementaire européen est la face polie d’un mouvement nationaliste antieuropéen strident et haineux connu au Royaume-Uni sous l’appellation UKIP (United Kingdom Independence Party), hostile à tout ce qui est « européen » et anglouillardement attaché à tout ce qui est britannique, quand bien même ce serait les recettes de boeuf bouilli.

Si vous lisez l’anglais ou si vous acceptez de vous contenter de la traduction automatique google (qui vous permettra, avec un peu d’imagination, de savoir ce que votre interlocuteur a voulu dire), allez voir ce qu’écrivent ses séides sous

http://www.democracyforum.co.uk/european-union/

Vous y trouverez le fond de la pensée de Nigel Farage exprimée en termes encore plus percutants.

L’argument central de Nigel Farage, que l’euro serait voué à l’échec parce qu’il rassemble un Sud et un Nord disparates, ne tient pas. Le dollar tient depuis deux-cents ans et rassemble maintenant 51 économies (avec Puerto-Rico) peut-être encore plus disparates que celles de l’Eurozone (comparez donc le Massachusetts et la Louisiane) ; le fait qu’il y ait de grandes inégalités entre le Sud et le Nord de l’Italie n’a pas empêché ce pays de se développer avec succès sous une même monnaie, la lire.

Les problèmes actuels de l’euro tiennent à la mauvaise gestion de leurs finances et de leur économie par certains pays dans le contexte d’une mauvaise gouvernance – ou plus exactement d’une non-gouvernance – de l’Eurozone : la crise actuelle aura eu cela de bon qu’on se préoccupe enfin de renforcer la gouvernance de l’Eurozone et de l’Union européenne.

Quand il y avait des crises financières et économiques, du temps du franc et de la splendide indépendance financière que nous vantent les Nigel Farage, est-ce qu’on a jamais pensé à abandonner la monnaie nationale pour passer à la livre parisis, à la livre tournois et à la lire provençale sous prétexte que Paris, Tours et Marseille résoudraient leurs problèmes en récupérant la souveraineté monétaire ?

La vraie question, ce n’est pas l’euro : c’est l’Union européenne. Et là, je trouve paradoxal qu’un site originellement créé pour écrire une constitution de l’Europe évolue sensiblement vers l’antieuropéisme étroit dont les Anglais nous donnent le mauvais exemple.

Le pauvre Farage croit qu’un référendum va permettre au Royaume-Uni de sortir de l’UE. Si le référendum est organisé, il y a en effet des chances non négligeables que ce résultat sorte des urnes : les Britanniques sont des résilients, pas des visionnaires. Mais là où Farage se fourre le doigt dans l’oeil, c’est lorsque il croit (mais peut-être en fait-il seulement semblant) que la coalition gouvernementale actuelle, malgré tous les discours antérieurs des conservateurs, organisera un référendum. N’y comptez pas : les gouvernants anglais sont résilients, mais ils sont réalistes ; en tout cas ils ne sont pas fous. Merveilles du régime d’assemblée, qui fonctionne à plein au Royaume-Uni et par quoi M. Mélenchon voudrait remplacer notre république actuelle, cent fois plus démocratique, en restaurant le régime exclusif des partis (= des politiciens) par le canal de la tyrannie parlementaire !

Pour ce qui concerne l’euro, il paraîtrait que 35 % de nos concitoyens voudraient le retour au franc : ce qui signifie si je calcule bien que 65 % de nos compatriotes ne partagent pas ce point de vue. Ceux-ci se rappellent sans doute les temps heureux de notre « souveraineté monétaire », quand les présidents du Conseil du régime d’assemblée allaient prendre les consignes de Washington tout de suite après avoir été investis par le parlement (la IVème République : vous ne vous souvenez pas, vraiment ?). JR

[align=center]Sortir de l’UE pour passer de la construction européenne à la coopération européenne.[/align]

Pour répondre à Sandy size=9[/size] et à André-Jacques (9772).

Aperçu d’un deuxième principe d’une politique post-UE, la coopération en réseaux maillés multiples.

Parmi ses nombreux défauts, le système de l’Union Européenne est un système périmé de centralisation identique à un réseau en étoile comme nos prédécesseurs les concevaient jusqu’au XIXème siècle tel que le réseau des chemins de fer français. Au XXIème siècle, les réseaux sont soit en anneau, soit maillés.

Les principes d’une politique post-centraliste :

[color=#111100][size=9]Des traités bilatéraux, trilatéraux, voire, au grand maximum, quadrilatéraux, modulaires, multiples et maillés entre les pays d’Europe au lieu d’un seul traité multi-latéral à 27 dans le sous-continent. Et comme nous ne sommes pas des fétichistes de l’Europe, des traités suivant ces principes pourront être établis avec des pays hors Europe, sous-continent aux frontières floues et arbitraires du côté oriental.

Prenons l’exemple d’un futur traité anglo-néerlandais qui concernerait : le tourisme, la co-opération en matière de défense, le nucléaire et le ferroviaire.
Pour respecter les souverainetés anglaises et néerlandaises, chaque branche de ce traité est détachable des autres, c’est à dire que si les Néerlandais renoncent au nucléaire et par conséquent à la co-opération sur ce sujet avec les Anglais, ils le peuvent renoncer à cette co-opération, sans que cela remette en cause les autres domaines où ils restent d’accord pour co-opérer. Les traités sont rédigés entre un petit nombre de participants et modulaires, détachables suivant les indications de la volonté populaire de chaque pays. Des dispositions sont prises pour consulter à chaque échéance les peuples concernés sur chaque thème de coopération. Des compensations financières ou politiques sont prévues dès le départ et définies aux différents stades d’avancement pour prévoir les cas d’abandon unilatéral par un pays d’un thème de co-opération.

À la suite des signatures des traités, les instituts de co-opérations sont créés. Des dispositions sont prises pour que la poursuite ou l’abandon d’une politique soit neutre pour la carrière des personnels de ces instituts.[/size][/color]

Bien sur, Gilles, c’est ce qu’il faudrait faire…
Pourquoi donc nous nous le savons, et pas eux ?

[color=green][b][size=12]Les principes d'une politique post-centraliste :[/size][/b][/color]

Des traités bilatéraux, trilatéraux, voire, au grand maximum, quadrilatéraux, modulaires, multiples et maillés entre les pays d’Europe au lieu d’un seul traité multi-latéral à 27 dans le sous-continent.


ça ne me semble pas gérable. Et puis, quelle serait la différence entre ce que tu propose et le XIX-ième siècle ?

Ma préférence irait plutôt vers une Confédération Européenne, qui serait un organisme centralisé mais avec un champ d’action limité, avec des frontières inter-pays rétablies, des taxes d’importations pour les produits hors-CE (Communauté/Confédération Européenne), avec des monnaies locales/régionales/nationales adossées à une monnaie commune (mais pas unique) pour la stabilité, des politiques fiscales et économiques et industriels nationales/régionales… Les sujets traités par cet organisme européen seraient réservés aux sujets continentaux par nature, comme l’environnement ou les transports. La CE pourrait avoir des programmes de développement et de coopération en plus (genre Erasmus) avec des budgets européens. La CE serait aussi un forum de discussion et de négociation pan-européen à la ONU, mais avec une pouvoir très limité (genre: unanimité -1 voix).

En gros, moi je souhaite revenir 10-20 ans en arrière, alors que toi Gilles me semble vouloir revenir 100 ans en arrière.

Merci André-Jacques et Zolko d’avoir contribué. Je répondrai en détail après les vacances.

« Sortir de l’UE pour passer de la construction européenne à la coopération européenne »

Dixit Gilles (9940).

Soyons clairs : la coopération européenne, nous l’avons depuis longtemps, avec la construction européenne.

Il ne s’agit donc pas de passer à la coopération européenne mais bien de sortir de la construction européenne (ça me rappelle que quelqu’un parlait récemment des vessies et des lanternes). Le niveau de la coopération baisserait forcément si l’on sortait de la construction européenne : qui peut le plus peut le moins, mais qui peut le moins ne peut pas le plus. JR

32 Sortir de l’Union Européenne

Jacques ( 9953)
Quand des firmes coopèrent sur certains sujets, ce ne veut pas dire qu’elles fusionnent. Quand Exxon coopère avec Shell pour chercher du pétrole, ce ne veut pas dire que ces compagnies vont fusionner.

La coopération, c’est la volonté d’agir ensemble. La construction européenne, ce n’est pas la coopération, mais l’intégration. Tout le monde doit marcher au même pas, même si il n’en a pas la volonté.

La coopération européenne, je suis désolé, nous l’avions au début de l’Europe des Six, nous l’avons perdu avec le centralisme et l’intégration européenne.

Un entretien intéressant de Roland Hureaux sur l’idéologie européenne - 1er décembre 2009, auteur du livre : « Les hauteurs béantes de l’Europe » 1999, ré-edition. 2007 - Durée de l’entretien 29 mn

[align=center]Le logement social menacé par la Commission européenne. [/align]

Un article de « Logement et Famille » N° 193 - Revue de la Confédération Nationale du Logement

[align=center]Selon le droit européen le logement, au nom de la subsidiarité, est de la seule compétence des États. La Commission européenne ne devrait donc pas y toucher. [/align]

Pays-Bas et Suède premières victimes

[color=#111100][size=9]Mais ce qu’elle lâche d’une main, elle le rattrape de l’autre par le biais des SIEG (services d’intérêt économique général) qui, eux, sont de son ressort, en ce qu’ils constituent des exceptions, qu’elle définit et limite étroitement, à une économie devant fonctionner, d’après elle, selon le principe de la concurrence libre et non faussée, c’est-à-dire du capitalisme le plus sauvage.

Pour elle, le logement social a pour seule fonction de loger les plus pauvres et les cas sociaux. Cette définition qui prévaut dans les pays anglo-saxons et les anciens pays socialistes, elle veut l’étendre à l’ensemble des pays européens où, du fait de leur histoire, d’autres conceptions ont prévalu. Pour le moment, c’est la Suède et les Pays-Bas qui ont dû plier devant elle.

Aux Pays-Bas, par décision du 15 décembre 2009, la Commission a dénoncé les prêts accordés par la Banque des communes hollandaises aux organismes de logement social comme autant d’aides d’État contrevenant au principe de concurrence libre et non faussée. En outre, elle a exigé une réforme de la conception universelle du logement social, en vigueur dans ce pays - tout le monde peut y accéder, sans conditions de ressources, il suffit de s’inscrire sur une liste d’attente - avec l’introduction d’un plafond de revenus unique de 33 000 € par an. [/size][/color]

Trop de logements sociaux ?

[color=#111100][size=9]Tous les logements sociaux « en excédant » doivent être vendus. Une situation qui pénalise tous les ménages à revenus moyens (jusqu’à 40 000 €), dans les zones tendues où seul le logement social leur est accessible. Le pays avait jusqu’au 1" janvier dernier pour s’exécuter - délai qu’il n’a pas respecté. Mais il a décidé d’ouvrir des négociations avec la Commission sur la base de nouveaux critères d’accès au logement social, « plus pertinents », c’est-à-dire de faire évoluer le système dans le sens très restrictif voulu par la Commission.

En Suède, où prévalait également la conception universaliste, la Commission est intervenue à la suite d’une plainte de l’association des propriétaires suédois contre des subventions versées aux sociétés communales de logement social. Ici, non seulement le logement social est ouvert à tous, sans condition de ressources, mais il a vocation à réguler le marché et à faire obstacle à la spéculation immobilière. Depuis des décennies, les loyers, issus des négociations entre organismes HLM et associations de locataires, servent de base aux tribunaux pour l’indexation des loyers dans le privé. Là encore, le gouvernement a cédé devant la Commission en décidant d’intégrer le logement public au marché, c’est-à-dire de lui retirer toute aide publique. Et l’association des propriétaires va rejoindre bailleurs sociaux et associations de locataires pour le calcul des loyers. La loi est entrée en application au 1 er janvier 2011.[/size][/color]

Sandy

Il faut bien se placer dans plusieurs hypothèses.

  • Soit chaque monnaie nationale se retrouve « seule » et il va bien falloir qu’elle se retrouve sur le marché des changes pour obtenir les devises dont le pays a besoin, sauf un équilibre des échanges ( 114 – Balance extérieure de la France | Le blog d'André-Jacques HOLBECQ )
  • Soit une « monnaie commune » et des monnaies nationales non convertibles (sauf en cette monnaie commune) permettra à cette monnaie commune d’être échangée contre des devises nécessaires.

Il reste la solution d’aller chercher par la force l’énergie dont nous avons besoin en expliquant qu’il s’agit d’une denrée indispensable à notre survie.


Bonjour AJH, cela ne répond pas vraiment à ma question, je m’interrogeais sur l’apparente limite de votre volonté de recouvrer notre souveraineté monétaire vu que visiblement alors que vous comptez vous attaquer au système monétaire vous ne comptez pas dutout en profiter pour remettre en cause en même temps la première grave atteinte à notre souveraineté qui consiste à laisser des spéculateurs fixer le taux de change de notre monnaie.

Y-a-t-il une raison ?

Merveilles du régime d'assemblée, qui fonctionne à plein au Royaume-Uni et par quoi M. Mélenchon voudrait remplacer notre république actuelle, cent fois plus démocratique, en restaurant le régime exclusif des partis (= des politiciens) par le canal de la tyrannie parlementaire !
Il me semble Jacques que vous faites si vous me le permettez une grosse réaction idéologique dès que l'on vous parle de supprimer le président de la république. Il n'y a évidemment aucun rapport entre ce que nous défendons au parti de gauche et le régime anglais. Nous défendons un régime politique basé sur la souveraineté du peuple. Ce n'est pas dutout le cas en Angleterre où vous le savez très bien il existe encore un système héréditaire et où le mode de scrutin utilisé pour désigner les membres de leur assemblée favorise totalement le bipartisme et empêche totalement une véritable représentation politique.

S’il y a bien donc un régime des « politiciens » qui gouvernent sans le peuple et même contre le peuple, c’est bien celui de la Vème république que vous défendez.
Alors le 100 fois plus démocratique je ne sais pas où vous allez le pêcher désolé, je trouve cela totalement idéologique, ya un total décalage entre la réalité que nous pouvons vivre ici en France chaque jour et l’idée que vous vous en faites.

Parmi ses nombreux défauts, le système de l'Union Européenne est un système périmé de centralisation identique à un réseau en étoile comme nos prédécesseurs les concevaient jusqu'au XIXème siècle tel que le réseau des chemins de fer français. Au XXIème siècle, les réseaux sont soit en anneau, soit maillés.
Bonjour, je ne suis pas d'accord avec cette affirmation. L'intérêt de la centralisation, c'est de tous se soumettre à une même loi. Cela a son utilité contrairement à ce que vous pensez, ex les plus flagrants en matière de justice pour éviter que les criminels n'y échappent juste en traversant la frontière ou d'environnement parce qu'agir seuls cela sert un peu à rien et il faut faire respecter les accords, cela pourrait être encore plus évident si on utilisait l'UE pour organiser une certaine solidarité entre les diverses régions européennes, on centraliserait des ressources pour ensuite les redistribuer principalement là où c'est nécessaire. Et il n'y a rien d'incompatible entre une telle centralisation, si elle respecte le principe de subsidiarité, et des coopérations spécifiques entre qqs pays européens dans tels ou tels domaines. Mais voilà il faudrait que l'UE soit démocratique, qu'elle respecte le principe de subsidiarité, qu'elle permette la coopération et la solidarité et donc qu'elle ne soit pas basée au contraire sur la concurrence libre et non faussée, et il faudrait surtout que nos gouvernements nationaux ne soient pas corrompus, c'est quand même la base du problème, l'UE n'en est qu'une conséquence finalement.

Bonsoir.

[bgcolor=#FFFF99]Jean-Luc Mélenchon[/bgcolor], chaque jour meilleur, cette fois sur France-Culture, croisant le fer avec Jacques Julliard :

http://www.franceculture.com/emission-les-controverses-du-progres-le-peuple-a-t-il-toujours-raison-2010-12-31.html

On y trouve une Assemblée Constituante élue parmi d’autres que les élus actuels et dont les membres sont eux-mêmes inéligibles.
Le tirage au sort n’a pas encore pointé son nez, mais les idées auxquelles je tiens commencent à germer un peu :slight_smile:

Et la sortie de l’UE semble désormais une évidence pour notre populiste préféré.

Je trouve Mélenchon tout simplement admirable.


Au passage : je suis en train de dévorer [bgcolor=#FFFF99]Les secrets de la réserve fédérale, d’Eustace Mullins[/bgcolor]…
Je l’ai reçu aujourd’hui et je n’arrive pas à aller me coucher : c’est aussi captivant qu’un bon polar. Un livre littéralement PASSIONNANT.
Ce livre devrait être lu et étudié dans toutes les écoles d’Europe.
Je préparerai bientôt un billet de blog.

Étienne.

Avant-propos du traducteur (du livre "Le secret de la Réserve fédérale") :

Alors que j’effectuais des recherches pour la rédaction d’un article sur le Groupe de Bilderberg, je me suis rappelé que dans les oubliettes de mon capharnaüm informatisé, traînait quelque part une copie de « The Secrets of the Federal Reserve ». Je l’avais déjà parcourue en diagonale et je savais que j’y trouverai des informations sur les deux personnages américains qui avaient créé en 1952 la branche américaine du Bilderberg, David Rockefeller Jr. et Averell Harriman.

Rockefeller apparaissait au centre de toutes les entreprises de contrôle planétaire, Council on Foreign Relations (le CFR), Commission Trilatérale (qu’il créa en 1973), Université de Chicago (créée par son grand-père)… et, à présent, le Bilderberg. Averell Harriman, de la banque Brown Brothers, Harriman, avait quant à lui financé une partie de la machine de guerre nazie et échappé en 1942 à des poursuites pour intelligence avec l’ennemi, pour devenir dès 1945, à la mort de Franklin Roosevelt, l’ambassadeur des États-Unis auprès de la Grande-Bretagne.*

Je repris donc la lecture des « Secrets de la Réserve Fédérale » et la nature des choses m’a commandé d’en faire la traduction. Au fur et à mesure que je progressais dans mon ouvrage, je découvrais des secrets plus explosifs les uns que les autres et, tel un cyberinsecte internetivore, je vérifiais les sources d’Eustace Mullins en dévorant la toile, tout en étoffant son étude pour mes besoins personnels.

Depuis que j’avais lancé mon modeste site de géopolitique, « Questions Critiques », j’étais toujours à la recherche dans la presse et la littérature anglophones de clés de compréhension que je pouvais mettre en ligne en français sur mon blog. Là, j’étais servi ! Les pièces de ce gigantesque puzzle commençaient à s’ajuster et je pouvais enfin établir le lien entre certains aspects obscurs de l’Histoire et la manière dont fonctionne le monde aujourd’hui. J’avais sous les yeux la preuve que le sort des peuples se décide en coulisses.

Dans les Secrets de la Réserve Fédérale, Eustace Mullins nous offre une lecture passionnante de cette page d’Histoire qui s’est écrite entre le crépuscule du 19ème siècle et la veille de la Seconde Guerre Mondiale. Il nous apporte un éclairage saisissant sur les puissants qui se cachent derrière le « Novus Ordo Saeculorum », le nouvel ordre du monde, et comment ils ont construit la Mondialisation, telle que nous la connaissons aujourd’hui.

Bousculant les thèses propagandistes du « politiquement correct », l’auteur plonge au cœur de cette vaste entreprise politico-économico-médiatique et nous livre les secrets qu’il a découverts au cours de plus de trente années de recherches. D’abord, l’expédition secrète de Jekyll Island où a été forgé le projet d’une banque centrale américaine, qui deviendra ce qu’on appelle aujourd’hui familièrement « la Fed ». Ensuite, une étude minutieuse des personnages centraux de la conspiration de la réserve fédérale, avec son lot de trahisons, de complots, d’alliances, de mariages et de fortunes colossales accumulées. Enfin, les liens secrets qui unissaient entre eux les grands banquiers de l’époque, qui contrôlaient non seulement les richesses de la planète mais aussi la décision politique. On apprend comment s’élisent les présidents des États-Unis et comment la stratégie financière de haute-voltige permet de manipuler les peuples. [bgcolor=#FFFF99]Il est impossible de sortir intact d’une telle œuvre majeure, tant ce que nous croyions savoir de l’histoire contemporaine y est magistralement remis en cause. Ce livre offre une telle révision de l’histoire contemporaine, que celui qui cherche à appréhender le monde avec discernement y trouvera non seulement de quoi nourrir sa curiosité et combler un grand nombre de lacunes, mais il en sortira bouleversé.[/bgcolor]

Les quatre premiers chapitres exposent avec minutie la façon dont les banquiers et leurs complices au Congrès des États-Unis mirent en œuvre la conspiration qui conduisit à la création de la Réserve Fédérale des États-Unis. Cette partie de l’ouvrage pourra sembler aride à beaucoup de lecteur, mais elle est essentielle pour comprendre l’état d’esprit qui animait ces personnages, parfois hauts en couleur, qui ont cherché à capter toutes les richesses du monde. Mais cette conspiration n’aurait jamais pu voir le jour si une autre conspiration plus vaste, à l’origine de la finance moderne qui plonge aujourd’hui le monde dans un marasme économique et financier comparable en dimension à la crise des années trente, n’avait existé.

Les chapitres cinq, six et sept démêlent l’écheveau de cette gigantesque cabale et nous conduisent dans les grandes capitales européennes de la finance, d’abord à Londres et à Paris, puis à Berlin, depuis les guerres napoléoniennes jusqu’à l’accession au pouvoir d’Adolf Hitler en Allemagne.

Le reste de l’ouvrage est consacré au décryptage des événements qui ont marqué la première moitié du 20ème siècle, jusqu’à la Deuxième Guerre Mondiale, et le rôle qu’y ont joué les grands financiers internationaux : la Première Guerre Mondiale, la grande crise agricole de 1920 aux États-Unis et la Grande Dépression de 1929.

Eustace Mullins, décédé à l’âge de 87 ans le 2 février 2010, tenait à ce que la version française de « The Secrets of the Federal Reserve », reprenne dans l’intégralité la dernière version de son ouvrage qu’il a terminée en 1991.

Jean-François Goulon
Août 2010



En lisant ce réquisitoire ultra-documenté, le piège de l’UE — avec sa Banque Centrale — paraît en pleine lumière.

Il faut vite acheter ce livre et le faire connaître, aider à sa diffusion rapide.
On devrait aussi aider le traducteur, qui tient un site très riche : http://questionscritiques.free.fr/pourquoi.htm pour qu’il continue à nous fournir des armes pareilles.

Pour télécharger et conserver l’émission dont a parlé Étienne ou pouvoir l’écouter dans son baladeur :

Émission : « Les Controverses du progrès » du 31.12.2010 - 18h20 Débat : « Le peuple a-t-il toujours raison ? » avec Jacques Julliard et Jean-Luc Mélenchon sur France-Culture animé par Max Armanet

00_LES_CONTROVERSES_DU_PROGRES_31_12_2010.ogg - 28.3 Mio

[b][bgcolor=#FFFF99]LES SONDAGES QUE L’ON NOUS CACHE SUR L’EURO[/bgcolor] Par le Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP).[/b] http://www.m-pep.org/spip.php?article1961

Le 5 janvier 2011.

Des sondages visant à mesurer l’état de l’opinion publique vis-à-vis de l’euro sont fait régulièrement dans toute l’Union européenne, la plupart en secret. [bgcolor=#FFFF99]Les classes dirigeantes sont affolées par la montée du mécontentement populaire contre le système de Bruxelles et pour la sortie de l’euro. Elles ont raison ! Car les quelques sondages qui parviennent à filtrer montrent une montée générale, dans toute l’Europe, de la volonté de sortir de l’euro. Ce sont les classes populaires, ouvriers et employés, les jeunes et les femmes, qui sont les plus nombreux à vouloir se libérer de ce carcan.[/bgcolor]

[color=purple]La propagande officielle veut nous faire croire que les gens intelligents, formés, cultivés, diplômés seraient en faveur de l’euro, et que les bêtas, les non qualifiés, les incultes, les non-diplômés, seraient contre. Finalement, le problème serait culturel et non politique, certains comprendraient les problèmes du fait de leur formation, alors que les autres seraient totalement dépassés à cause de leur manque de qualification.

Ces raisonnements fallacieux sont les mêmes que ceux qui avaient été utilisés en 1992 pour expliquer la montrée du « non » lors du référendum sur le traité de Maastricht qui devait décider de l’euro (49% de « non »). Et ce sont aussi les mêmes que ceux de 2005 pour « expliquer » la victoire du « non » lors du référendum sur le traité constitutionnel européen.[/color]

Si les ouvriers et employés se prononcent majoritairement pour la sortie de l’euro, c’est qu’ils sont les premières victimes des politiques de l’Union européenne : pression sur les salaires, destruction progressive de la protection sociale, licenciements, délocalisations… Ils comprennent parfaitement bien que l’Union européenne joue un rôle extrêmement négatif, depuis le début, en ce qui concerne leurs conditions d’existence. Les autres catégories sociales, plus « protégées », ou moins exposées, ne vivent pas la crise avec autant d’acuité et d’impact sur leur niveau de vie. Pour ces catégories, les artifices rhétoriques vivant à alimenter le mythe européen ont davantage de prise. C’est moins le cas des ouvriers et employés qui comparent plus facilement les discours et les actes.

Quant aux jeunes, s’ils rejettent de plus en massivement l’euro et le système de Bruxelles (ils avaient déjà voté « non » en grande proportion lors du référendum de 2005), c’est parce que l’Union européenne est synonyme de chômage et de précarité, d’absence de débouchés, d’une perspective aplatie sur les seules valeurs marchandes, tandis que les discours sur la paix, la solidarité ou la coopération internationale sonnent creux.

Les femmes, enfin, plus nombreuses que les hommes à rejeter l’euro, le font car elles sont davantage en contact avec la vie quotidienne. Ce sont elles qui font les courses plus souvent que les hommes et constatent combien les prix augmentent depuis l’introduction de l’euro, malgré la propagande visant à accréditer le contraire.

Voilà l’inventaire qu’a pu réaliser le M’PEP :

[b]• Sondage du 9 mars 2009, Les Échos[/b]

L’association des commerçants d’un quartier d’Almeria, en Andalousie (Espagne), a rétabli pendant quelques jours l’usage de la peseta. Elle a recueilli 4 millions de pesetas, soit 241 000 euros. Les clients sont venus de toute l’Espagne pour dépenser leurs pesetas, dont certaines dataient de la République et de la guerre civile. Selon le journal El Mundo, 35% des 18-29 ans interrogés sont favorables au rétablissement de la peseta, contre 27% pour l’ensemble de la population.

• Sondage réalisé du 12 au 17 mai 2010 par l’IFOP pour la Fondation pour l’innovation Politique

Ce sont 20% des Grecs interrogés qui pensent que sortir de l’euro serait une « bonne chose » ; 15% sont favorables à la sortie de l’Union européenne.

• Sondage des 21 et 22 mai 2010 réalisé par l’Institut LH2 pour nouvelObs.com

Ce sont 29% des Français interrogés qui pensent que la France devrait quitter la zone euro : ouvriers (42%) et employés (38%), personnes ayant un diplôme inférieur au baccalauréat (43%).

• Sondage réalisé du 27 mai au 1er juin 2010 par l’institut Novus Opinion pour le quotidien d’affaires suédois Dagens Industri

Ce sont 61% des Suédois interrogés qui sont opposés à l’euro. Le même sondage comparable réalisé en mai 2009 donnait 44% contre.

• Sondage des 9 et 10 juin 2010 réalisé par Publicis Consultants et TNS Sofres pour Europe 1, iTélé et Le Monde

Pour 62% des Français interrogés, l’euro a tendance à aggraver les effets de la crise : 76% des ouvriers et 85% des employés pensent que l’euro est un facteur aggravant de la crise.

• Sondage réalisé du 10 au 12 novembre 2010 par l’IFOP pour la Lettre de l’Opinion

Ce sont 35 % des Français interrogés qui sont favorables à ce que la France quitte l’euro et revienne au franc : 52% chez les ouvriers et 50% parmi les employés ; sympathisants d’extrême-gauche (60%) ; sympathisants du PS et de l’UMP respectivement 37% et 27%.

• Sondage réalisé du 29 novembre au 1er décembre 2010 pour ARD TV Deutschlandtrend

Environ 60% des Allemands interrogés pensent qu’ils ont été perdants en adoptant l’euro et auraient préféré garder le deutschemark.

• Sondage des 7 et 8 décembre 2010 pour la première chaîne de télévision allemande ARD

Ce sont 36% des Allemands interrogés qui souhaitent le retour au Deutschemark.

• Sondage du 10 décembre 2010

Au Portugal, 29% des personnes interrogées estiment que le pays doit quitter l’euro.


Source : http://www.m-pep.org/spip.php?article1961

Bonjour, je crains que pour un gouvernement révolutionnaire il ne soit pas prioritaire de sortir de l’euro. Enfin tout dépend de ce que l’on met à la place.
Si un gouvernement tel que celui du front de gauche arrivait au pouvoir, il est probable que la finance, et que les possédants ne se laissent pas faire, je les imagine mal respecter le suffrage universel ( vu qu’ils ne l’ont jamais respecté jusqu’à présent ) et laisser un tel gouvernement démenteler tranquillement tous les pouvoirs et tous les mécanismes d’accaparement qu’ils ont mis en place par le passé pour s’enrichir.
Il est donc probable qu’un tel gouvernement se heurte à ce qu’on appelle « le mur de l’argent » et plus concrètement que la finance tente par les moyens de pression dont ils disposent de saboter les finances de la France pour empécher le gouvernement d’appliquer ses politiques, il est probable qu’il cherche à prendre ce gouvernement à la gorge au contraire pour, par le chantage sur les finances, l’obliger à mener leurs politiques.
Il est donc nécessaire pour tout parti révolutionnaire qui veut gouverner la France pour y restaurer une démocratie d’identifier au préalable tous les moyens de pression dont ils peuvent disposer et de trouver comment les contrer, comment s’en protéger ou comment s’en libérer.

Actuellement les taux de change sont fixés par la spéculation. C’est un moyen de pression potentiel qui pourrait être utilisé par la finance par exemple en spéculant à la baisse sur notre monnaie jusqu’à ce qu’elle ne vale plus rien. Hors tant que l’on reste dans l’euro, il est évident que s’ils voulaient nous nuir par ce moyen, ils nuiraient en même temps aux autres pays européens de la zone euro. Hors cette finance que l’on pourrat déranger en arrivant au pouvoir est surtout composée d’acteurs européens comme des banques européennes et toute l’oligarchie qu’il y a autour.
En agissant ainsi ils se tireraient une balle dans le pied.
Parmi les options souvent citées pour une sortie de l’euro, il y en a deux qui prédominent, le retour à une monnaie commune et à des monnaies nationales avec un taux de change fixe vis à vis de la monnaie commune, ce qui nécessiterait donc un accord entre tous les pays de la zone euro, sachant que les gouvernements de la zone euro sont corrompus et qu’ils y seraient hostiles, c’est une option difficile à mettre en oeuvre, ceux qui la défendent devraient nous expliquer comment ils pourraient s’y prendre pour convaincre les autres pays européens suffisament rapidement. Il y a fort à parier que notre pays serait à genou financièrement bien avant que le moindre accord soit trouvé.
Et il y a le retour au franc de manière unilatérale. Pour réformer le système de change il me semble qu’il faudrait organiser pour cela une sorte de nouveau bretton woods et donc obtenir l’accord de nombreux pays. Cela me semble encore plus difficile à obtenir qu’un accord pour une monnaie commune. Le retour au franc se ferait donc vraisemblablement dans une situation où le franc pourrait faire l’objet d’une spéculation.

Dans les deux cas, le retour au franc équivaudrait tout simplement à donner le baton pour se faire battre.

Dites moi si je me trompe ?