32 Sortir de l'Union Européenne

Déni de réalité

Jacques,

Pour deux de vos trois exemples, justement, la machine à trahir la souveraineté populaire qu’est l’Union européenne n’était pas opérationnelle (pas encore).
Par ailleurs, l’aristocratie n’avait pas grand chose à craindre de ces deux projets.

Votre troisième exemple est précisément un exemple académique de coup tordu, puisqu’il fut suivi du viol du Traité de Lisbonne :
avez-vous lu la réaction de Giscard, qui voyait ainsi sauvé son bébé TCE ?

[bgcolor=#FFFF99]Monsieur Giscard d’Estaing (futur candidat à la présidence de l’UE ?) confirme la scandaleuse arnaque du « mini-traité simplifié » (il oublie cependant quelques « détails »)[/bgcolor]

L’avez-vous lue, Jacques ?
L’analyse de ce fin connaisseur est lisible ailleurs, par exemple ici : http://www.debout-la-republique.fr/Traite-europeen-les-outils-sont.html.

Je m’attriste que vous défendiez ce coup tordu, cette félonie (le Traité de Lisbonne, imposant par voie parlementaire le TCE refusé par référendum), comme un exemple de respect de la volonté populaire.

Qui êtes-vous donc, Jacques ?

Étienne.

Déni de réalité : oui, mais de quel côté ?

Étienne, désattristez-vous : je ne défends aucun coup tordu.

Le coup tordu dont vous parlez a été rendu possible par les dispositions expresses de la constitution qui ont légalement permis à l’exécutif de choisir entre la procédure parlementaire et la procédure référendaire.

J’ai écrit expressément que je regrettais que le traité de Lisbonne ne soit pas passé par le référendum : pourquoi me faites-vous dire ce que je n’ai pas dit et ce que je ne pense pas ? J’estime que moralement la décision de ne pas soumettre le traité de Lisbonne au référendum était injustifiée.

Il reste qu’à mon avis :

  1. Le traité de Lisbonne diffère incontestablement du TCE, surtout après les décisions modificatrices du Conseil européen destinées à satisfaire aux demandes irlandaises : on ne peut donc pas soutenir que c’est le même traité. D’ailleurs, ne serait-ce qu’en volume, le TCE faisait environ 160 000 mots contre environ 120 000 pour le traité de Lisbonne ;

  2. Quand bien même on aurait resoumis le même traité mot pour mot à ratification deux ou trois ans après le rejet du TCE, il n’y aurait pas eu à cela de scandale constitutionnel particulier, car entre-temps des circonstances nouvelles auraient pu justifier que le peuple se reprononce – comme le montre le fait que les Irlandais ont changé référendairement d’opinion en quelque mois, entre la première et la deuxième moutures du traité de Lisbonne.

De toute façon, on ne saura jamais comment les Français auraient voté, puisqu’il n’y a pas eu référendum : tout le reste relève de la simple supposition.

La solution pour empêcher le genre de coup tordu dont vous parlez consiste à changer la constitution de manière à soumettre obligatoirement au référendum toute révision de ses dispositions, bien sûr, et plus généralement toute décision de gouvernance qui toucherait aux aspects fondamentaux de l’organisation et du fonctionnement des pouvoirs publics.

Quant à votre question finale, mais c’est tout simple, voyons : évidemment un stipendié des ennemis du peuple ! JR

PS : Il est tout de même remarquable que personne ici (sauf moi, je crois) ait jugé bon de commenter l’authentique scandale constitutionnel lié au traité de Lisbonne : le fait que ce traité a été modifié de fait par une simple décision du Conseil européen sans passage par les procédures de ratification nationales.

On se fait des illusions si l’on croit que la démocratie peut progresser sans ou contre les institutions. Cela vaut pour M. Sarkozy, mais plus généralement pour tout citoyen.

[align=center]Union Européenne et retraites[/align]

Vu sur le blog de Mélenchon:

[font=arial][/font][font=arial]« I[/font][color=#111100][size=10][font=arial]l va être question de retraite et tout est déjà dit entre nous sur le sujet. J’y ajoute cependant un mot pour vous donner des nouvelles de cette « Europe qui protège » et se soucie donc de vos retraites comme la vraie providence qu’elle est. Son intérêt prend la forme d’un Livre vert paru au début de l’été, le 7 juillet, à l’initiative de la Commission européenne : Vers des systèmes de retraite adéquats, viables et sûrs en Europe. Vert, le livre ? On va voir si c’est la bonne couleur. Mais sur ce thème, qu’est-ce qui peut bien motiver notre chère protectrice ? De nobles passions comme toujours. Son intérêt amandin pour la vie des gens ? Jugez plutôt l’objectif : « la levée des obstacles qui entravent l’achèvement du marché unique, ce qui peut se faire par exemple en rendant le marché intérieur des produits financiers plus sûrs et mieux intégré et en facilitant la mobilité de tous les travailleurs ». Doux et délicat. Sans oublier le parler faux-cul si typique de la maison: « L’objectif (…) en matière de taux d’emploi (75 %) nécessite d’atteindre des taux d’emploi nettement plus élevés qu’actuellement dans la population âgée de 55 à 65 ans. » Traduction : tout le monde doit travailler au moins jusqu’à soixante-cinq ans. C’est écrit mais ce n’est pas dit. Telle est la novlangue des eurocrates.

Il existe une synthèse écrite de ces deux aspects fondamentalement bienveillants que sont l’achèvement du marché unique pour les produits financiers et l’allongement de la durée du travail jusqu’à 65 ans. [bgcolor=#FFFF99]Elle est même brillamment associée à l’art de se moquer du monde en prétendant que c’est pour leur bien si cette politique inhumaine est promue. [/bgcolor]Elle se trouve dans le texte de ce bon monsieur Barroso, ci-devant monte-charge de l’Europe libérale, dans la présentation de ses « orientations politiques » le 3 septembre 2009. Lisons ce beau morceau : « Des millions d’Européens n’ont pas d’autre revenu que leur pension de retraite. La crise a montré l’importance de l’approche européenne en matière de régimes de retraites. Elle a démontré l’interdépendance des différents piliers des régimes de retraite au sein de chaque Etat membre et l’importance d’approches communes au niveau de l’UE en matière de solvabilité et d’adéquation sociale. Elle a mis en évidence que les fonds de pension étaient un élément important du système financier ». Et voilà le travail ! Un ami à qui je parlais de tout cela pour solliciter de lui une expertise approfondie de ce « livre vert » a commencé par me dire « ça n’ira pas bien loin car les retraites ne sont pas de la compétence européenne ». C’est un naïf, et je le lui ai dit. Tout peut devenir de compétence européenne dès lors qu’il y a un peu d’argent à prendre. Ici, la prose de Barroso illustre la méthode. Puisque les fonds de pensions existent et qu’ils impliquent les retraites et que les retraites doivent pouvoir bénéficier de la concurrence libre et non faussée, abracadabra, le sujet est de compétence européenne. Lisez : « Au niveau de l’UE, les systèmes nationaux de retraite sont soutenus par un cadre d’action allant de la coordination politique à la réglementation. Certains thèmes communs doivent être en effet traités de manière coordonnée ; c’est le cas, par exemple, du fonctionnement du marché intérieur, des exigences résultant du Pacte de stabilité et de croissance, ainsi que des réformes des retraites, qui doivent être cohérentes avec la stratégie «Europe 2020». Vu ? C’est ça l’Europe libérale. Il ne peut venir que du mal de cette Europe, tenez-vous le pour dit. [/font][/size][/color][font=arial]»[/font]

[color=darkblue][size=10][font=arial]Mon commentaire : En plus du néo-libéralisme, c’est la centralisation des pouvoirs et leur concentration qui crée cette dérive anti-démocratique, cette facilité pour les lobbies d’influencer tout un ensemble de pays. 27 pays différents, 27 pouvoirs exécutifs, 27 pouvoirs législatifs, 27 pouvoirs judiciaires rendaient vains et inopportuns le lobbying avant le centralisme européen. C’était comme vouloir transporter 81 grenouilles dans une brouette, la personne serait toujours en train de remettre les grenouilles qui auraient sautées en dehors de la brouette. Un épuisement pour le capitalisme multi-national sur un terrain plus proche des citoyens, alors que n’importe quel centralisme européen, même celui de Mélenchon affrontera le capitalisme et ses lobbies sur leur terrain qui est celui de l’économie d’échelle, de la globalité, de l’uniformité de la marchandise et du capital, de la centralité des lieux de décisions. Loin des gens et de l’appropriation par les gens des problèmes qui les concernent, ici et maintenant. Affronter le capitalisme sur son terrain et lui emprunter sa logique,ses valeurs de globalité, de centralité, c’est s’affaiblir et non se renforcer comme je le croyais comme vous quand j’étais plus jeune. Prenons l’hypothèse d’alain guillou que les peuples réussissent à renverser cette Bastille libérale qu’est la Commission Européenne par des « Fronts Populaires Européens » déjà problématiques au niveau de leur existence et de la possibilité de leur construction démocratique. Les nouveaux dirigeants révolutionnaire de l’Europe centralisée se mettent à impulser par en haut une politique de [bgcolor=#FFFF99]« centralisme démocratique »[/bgcolor] féministe, allant vers le socialisme et écologique. Il ne faudra pas longtemps pour ce pouvoir d’origine révolutionnaire se convertisse au « réalisme » puisqu’il tire son pouvoir d’en haut, son pouvoir du centralisme. C’est à croire qu’aucune leçon n’a été tirée du fameux « centralisme démocratique » de l’ex-URSS. Les démocrates n’ont rien à faire d’un instrument anti-démocratique comme l’UE. Un pacifiste n’a jamais encore eu l’outrecuidance de vouloir transformer un char d’assaut en pansements, ni en quoique soit d’autre, il le démantèle, un point c’est tout.

[/font][/size][/color][color=#111100][size=10][font=arial]Mélenchon, suite …

[/font][/size][/color][font=arial]« B[/font][font=arial]on, maintenant vous brûlez de connaitre les trouvailles européennes en matière de prescriptions sur les retraites. J’avoue que j’ai été bluffé ! C’est tellement neuf ! Tellement imaginatif ! On voit que quand le monde change les modernes savent se renouveler pendant que les archaïques ne font que répéter les formules du passé qui ne marchent pas. Faisons donc un résumé de ces propositions. D’abord « l’allongement de l’âge effectif de départ à la retraite » ! Waouh ! Ensuite « la réduction des dépenses publiques » ; enfin du neuf. Et aussi, je n’en crois pas mes yeux, « le développement et renforcement des capacités des régimes par capitalisation ». Enfin, le développement des régimes complémentaires et d’une offre assurantielle individuelle pour les travailleurs. Emotion. Instauration d’un régime de retraite privé à l’échelle des Vingt-sept coexistant avec les systèmes nationaux sous la rubrique « consolidation du marché des retraites ». N’oublions pas la pieuse référence au renforcement de l’efficacité de la réglementation des marchés financiers mais seulement «compte tenu du rôle croissant des fonds de pension». Et pour le cas où il y aurait doute sur la volonté de se mêler de ce qui ne le regarde pas, le « livre vert » prône une « amélioration de la gouvernance des retraites » à l’échelle de l’Union Européenne. Qu’est ce à dire ? D’abord une riche trouvaille : l’établissement d’une comparabilité des statistiques, notamment sur les fonds de pension. Flanqué d’une inquiétante mise en place : celle d’une plateforme commune de suivi des politiques de retraites. Où vont-is chercher tout ça ? Je suis sur que le FMI est d’accord. [/font][font=arial]»[/font]

Le M’PEP lance également son tract
APPEL POUR SORTIR DE L’EURO, MONNAIE UNIQUE,
ET CONSTRUIRE UNE MONNAIE COMMUNE
http://www.m-pep.org/spip.php?article1868

La lutte pour l’abandon de l’euro comme monnaie unique et son remplacement par une monnaie commune s’inscrit dans la continuité des combats pour le « non » au traité de Maastricht qui a institué l’euro, en 1992, et le « non » à la constitution européenne en 2005.
L’euro comme monnaie unique n’a pas tenu les promesses faites au moment de sa création. Mais cet échec était entièrement prévisible. Et même s’il n’y avait pas eu la crise, il aurait fallu sortir de la monnaie unique et bâtir une monnaie non pas unique mais commune. Pour nombre de raisons, l’actuelle zone euro n’est pas encore apte à partager une monnaie unique :

- Une monnaie unique en l’absence d’accord politique sur les priorités économiques et sociales ne peut pas durer.
- Pour partager une monnaie unique il faut des niveaux de développement homogènes entre les pays concernés.
- La monnaie unique actuelle repose sur une conception ultralibérale de la politique monétaire qui retire les banques centrales du pouvoir politique (Banque centrale européenne « indépendante »). Au contraire, la monnaie doit faire partie intégrante de la politique économique des gouvernements, sinon elle est placée, comme l’euro, sous la tutelle des marchés financiers.
- Le système de l’euro a donné aux banques privées tout le pouvoir de création monétaire. Les banques centrales doivent non seulement pouvoir acheter une partie de la dette des États, comme le fait la Réserve fédérale américaine (sans provoquer d’inflation), mais elles doivent être les seules autorisées à créer de la monnaie.
- Une politique monétaire unique appliquée à des réalités nationales disparates provoque le chômage ou les bas salaires dans un cas et des bulles spéculatives dans d’autres. Ou les deux à la fois.
- Les dirigeants allemands ont choisi une politique économique agressive conduisant à mettre tous les autres pays de la zone en déficit commercial, organisant ainsi la pression sur les salaires.
- La surévaluation structurelle de l’euro par rapport au dollar pénalise l’emploi, encourage les délocalisations tout comme le saccage de l’environnement et provoque l’austérité permanente, tandis que les variations du taux de change attirent la spéculation.
- Une monnaie commune permettra la solidarité et de coopérer avec les pays qui le souhaiteront et sera utilisée pour les transactions commerciales internationales. Chaque pays retrouvera sa monnaie nationale et sa banque centrale. Les monnaies nationales en Europe, non convertibles en devises étrangères et donc immunisées de toute spéculation, seront reliées par un taux de change fixe mais régulièrement ajusté, interdisant de ce fait la spéculation entre elles.
- Une monnaie commune rassemblera les peuples tout en préservant leur indépendance nationale, car l’euro monnaie unique les divise comme le montre l’attitude de responsables politiques et de médias allemands vis-à-vis du peuple grec.

Aujourd’hui, le combat universaliste et internationaliste, le combat de la vraie gauche, passe par la lutte pour l’abandon de la monnaie unique et la mise en place d’une monnaie commune pour toute l’Europe, pas seulement entre les Seize ou les Vingt-Sept.

Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP), le 6 septembre 2010.

POUR SIGNER L’APPEL, RENVOYEZ VOTRE NOM ET VOTRE DÉPARTEMENT À contact@m-pep.org</blockquote>

Le discours de clôture de l’Université de DLR

[bgcolor=#FFFF99]Modif du lien[/bgcolor]

[bgcolor=#FFFF99] http://www.debout-la-republique.fr/IMG/doc/Discours_DUPONT-AIGNAN_finalrelu_2_.doc [/bgcolor]
et ici
[bgcolor=#FFFF99] http://www.debout-la-republique.fr/Universites-de-rentree-2010.html [/bgcolor]

NDA y parle de monnaie et de référendum(s)
Sur ce dernier point: http://www.dailymotion.com/video/xet770_universites-de-rentree-2010-reporta_news
à partir de 1’22’’, sur FR3

… et bien sur de quitter l’euro!

[align=center]La France dans l’UE
Le Québec dans le Canada
Des situations en miroir ?
[/align]

Colloque 20 ans après le projet constitutionnel du lac Meech : « Quel est l’avenir du Québec dans le Canada ? »

Nation ethno-culturelle ou nation politique ?

Présentation introductive de Micheline Labelle

Professeure titulaire au Département de sociologie de l’Université du Québec à Montréal et titulaire de la Chaire de recherche en immigration, ethnicité et citoyenneté (CRIEC) dont l’un des volets est l’Observatoire international sur le racisme et les discriminations.

Présentation de Claude Bariteau

Professeur associé au département d’anthropologie de l’Université Laval

L’accession du Québec à la souveraineté

[b]Déni de réalité[/b]

Je m’attriste que vous défendiez ce coup tordu, cette félonie (le Traité de Lisbonne, imposant par voie parlementaire le TCE refusé par référendum), comme un exemple de respect de la volonté populaire.


Et moi, je m’attriste que vous reprochiez encore et toujours à un organisme (l’UE) la félonie perpétrée par un autre (la République Française). C’est un français qui a écrit le TCE, ce sont les français (entre-autres) qui l’ont refusé, c’est un français qui l’a ressuscité, ce sont les élus français qui ont ignoré la volonté du peuple français qu’ils sont censé représenter, et vous, vous ne voyez rien de mieux que d’accabler de cette forfaiture des gens ailleurs. Ce n’est pas le régime Européen qui est illégitime, mais le français. Je vous rappelle, comme contre-exemple, que le gouvernement Irlandais a respecté le résultat du referendum sur le traité de Lisbonne, et n’a pas forcé ce traité refusé par son peuple. Le peuple a revoté, et il avait changé d’avis. C’est dommage, mais c’est réglo.

C’est vous qui vivez dans le déni de réalité. En quoi est-ce la faute de l’UE si les élus français sont pourris, si la constitution française est pourrie ?

1) Le traité de Lisbonne diffère incontestablement du TCE (...) on ne peut donc pas soutenir que c'est le même traité
Si, on peut le soutenir. Vous dites que le TCE est différent du traité de Lisbonne, VGE dit que c'est les mêmes. Qui a raison ? Seul le peuple peut le dire, seul le peuple peut défaire ce qu'il a fait (comme en Irlande). Donc, le traité de Lisbonne est illégitime, non-démocratique. Et ceux qui l'ont imposé itou.

Oui Zolko, c’est ça : ceux qui ont conçu et imposé l’UE sont pourris jusqu’à la moelle — les Français surtout, salauds ! —, et pourtant, l’UE est une institution merveilleuse, indispensable même ; sa légitimité est pleine et entière, elle est le reflet même de la volonté des peuples qui la composent… Elle est l’outil de l’avenir pour la démocratie, la vraie…

Oui, Zolko, c’est moi qui suis dans le déni de réalité, voilà…

:slight_smile:

Oui, Zolko et Étienne, c’est cela, l’UE est une institution merveilleuse, indispensable même et sa commissaire Viviane Reding est notre petite mère des peuples. L’UE est le monde bienheureux où tout le monde il est gentil et peut circuler librement sauf que :

Ici sous ce lien hypertexte : La situation pour l’entrée des bulgares et des roumains au Luxembourg

Ou là…

Le même fichier hébergé ailleurs avant qu’il soit déplacé : 20.1_Cond.AT.NEM-1.pdf - 20.1 Kio

Alors, là, c’est formidable d’ingéniosité retorse, et plus humain que les rafles haineuses et sordides de Sàrkösy, les roumains et les bulgares doivent déjà avoir un contrat de travail signé avec un employeur luxembourgeois quand ils se présentent au consulat du Luxembourg dans leur pays pour obtenir une autorisation de travailler et bien sinon ils ne peuvent pas entrer au Luxembourg. Ah, ils sont malins les luxembourgeois, ils ne se coltinent pas les basses oeuvres, ils gardent les mains propres. À croire que c’est eux qui sont à l’origine de l’idée de Frontex.

Bonjour Gilles
Je ne lis pas cette circulaire comme toi: les limitations sont pour travailler, pas pour circuler.
A+
AJ

Je viens de relire, tu as raison AJH.

TCE/traité de Lisbonne

VGE n’a pas dit que c’était le même traité, Zolko (9329), mais (à peu près) que « c’étaient les mêmes outils rangés différemment dans la boîte » : encore ne parlait-il que des outils institutionnels, pas de l’ensemble du traité.

Le TCE et le traité de Lisbonne ne sont pas le même traité, et j’ai dit pourquoi dans un message antérieur. En particulier, une modification de fait fondamentale du TCE (un commissaire par État membre même après 2014) est probablement responsable pour une bonne part du revirement d’opinion des Irlandais – avec bien sûr le changement des circonstances sur trois ans, au nombre desquels le choc psychologique provoqué par le rejet du TCE. JR

Le « coup tordu » du traité de Lisbonne

Et là aussi vous faites une erreur, Zolko (9329) : le coup tordu dont parle Étienne est bien celui imputable au gouvernement français, qui a renoncé au référendum pour ratifier le traité de Lisbonne, pas à l’UE. Je ne l’approuve pas, comme je l’ai dit, mais il reste que ce choix était légal (parce que prévu par la constitution française), sinon légitime.

D’ailleurs, le vrai coup tordu, c’est d’avoir modifié de fait le traité de Lisbonne (maintien d’un commissaire par État membre notamment) sans passer par la ratification, pour permettre aux Irlandais de voter en faveur de ce traité. JR

Si des députés décident un soir de beuverie de pondre une loi "tous les les français vivant à l’étranger (et donc plombant notre balance des payements) perdront demain leurs avantages y compris celui de toucher leur retraite " il restera que c’est un choix légal que vous n’approuverez pas Jacques, mais qu’il faudra appliquer.

En écho au post de Déhel (6431) et en opposition avec le post 6433 de Gilles (encore?..pardon !), voici un avis que je partage:

Euro : en sortir ou pas ?
Michel Husson, Politis n°1116, 2 septembre 2010

« Cette question est aujourd’hui soulevée, notamment dans le mouvement altermondialiste. Il s’agit
sans doute d’un débat inévitable dans la situation actuelle, mais il s’appuie sur des analyses
discutables et biaisées.
Tous les problèmes actuels proviendraient de l’impossibilité de monétiser la dette publique,
autrement dit de l’interdiction faite aux Banques centrales d’émettre de la monnaie : tel est le
postulat sur lequel repose le raisonnement. Cette situation aurait pour origine la volonté des
banques privées d’obtenir une prérogative, celle de créer de la monnaie, qui serait à la base de leurs
profits extravagants. Cette vision, plus ou moins « complotiste », selon laquelle les banques se
seraient arrogé un privilège exorbitant est un peu décalée. On nous révèle, comme si c’était un
secret détenu par quelques initiés, qu’en ouvrant une ligne de crédit, les banques créent de la
monnaie. Ce secret de polichinelle est pourtant le lot commun des étudiants de première année
d’économie : « les crédits font les dépôts ». Mais peu importe : il suffit de fustiger les « sachants »
qui prennent le peuple de haut.
Tout cela a quelque chose à voir avec l’Europe, puisque celle-ci a étendu le principe d’interdiction
de la planche à billets. La séquence est alors la suivante : il faut faire financer le déficit par la
banque de France, et pour retrouver cet élément de souveraineté, il faut sortir de l’euro. L’idée
d’une autre construction européenne est balayée comme étant hors de portée, tandis que la sortie
de l’euro serait une mesure facile, à portée de main, et compréhensible par le plus grand nombre.
La sortie de l’euro n’a pourtant rien d’une voie royale et on ne peut en sous-estimer les risques.
Sortir de l’euro, c’est dévaluer et, si cela s’accompagne en outre d’une émission de monnaie, on
débouche sur une inflation incontrôlée. Autant une inflation modérée peut avoir des vertus en
dégonflant les dettes, autant une inflation qui dérape débouche sur des plans d’austérité brutaux,
sans doute pires que ceux que nous connaissons aujourd’hui. Certes, il faudrait les combattre et
imposer une autre redistribution des richesses mais ceci prouve que des mesures techniques (sortie
de l’euro et planche à billets) ne peuvent dispenser des affrontements sociaux.
Cette idée simple, voire simpliste, selon laquelle la monétarisation de la dette est la solution passepartout
présente en outre un défaut majeur, celle d’entériner le déficit. Au lieu de s’interroger sur
les raisons de ce déficit et de montrer qu’il est le résultat des cadeaux fiscaux, on va expliquer que la
sortie de l’euro permettrait de le combler en fabriquant des francs. C’est faire fausse route : la
priorité, dans la conjoncture actuelle, c’est de mettre en avant la nécessité d’une réforme fiscale qui
revienne sur toutes les exonérations qui sont les causes du déficit. Au moment où se prépare un
budget de rigueur extrême, la question de savoir si on va baisser les dépenses publiques ou
augmenter les recettes est en effet strictement équivalente à celle-ci : qui va payer les pots cassés de
la crise ?
Une mesure (parmi d’autres) permettrait de faire d’une pierre deux coups : elle consisterait à
imposer aux banques un plancher de titres de la dette publique à une très faible rémunération. On
assurerait ainsi une source de financement au budget de l’Etat, et cette norme ferait fonction de
règle prudentielle. Les banques paieraient ainsi la garantie de fait que l’Etat leur assure en temps
de crise.
Au niveau européen, le choix semble être entre une aventure hasardeuse - la sortie de l’euro - et
une harmonisation utopique. Pour sortir de ce dilemme, il faut imaginer une stratégie combinée :
un pays prendrait des mesures unilatérales tout en proposant leur extension au niveau européen,
en s’appuyant sur leur caractère coopératif. Les libéraux et les souverainistes s’accordent pour dire
que cette voie est impraticable, les uns pour préserver les normes néo-libérales, les autres pour
faire de la sortie de l’euro le préalable à toute alternative. Or, cette idée est fausse, par exemple en
ce qui concerne la taxation et le contrôle des capitaux, et elle nous enferme dans une impasse
stérile. »

Cette idée simple, voire simpliste, selon laquelle la monétarisation de la dette est la solution passepartout présente en outre un défaut majeur, celle d’entériner le déficit.
oui, 100% d'accord
Au lieu de s’interroger sur les raisons de ce déficit et de montrer qu’il est le résultat des cadeaux fiscaux, (...) toutes les exonérations qui sont les causes du déficit. (...) qui va payer les pots cassés de la crise ?
Quelle crise ? Ca fait 30 ans que tous les budgets français sont en déficit. Elle a bon dos la crise.

Non, selon moi, la vrai réponse à la question « pourquoi ? » est malheureusement simple : « élection ». Pour être élu, il faut promettre des lendemains qui chantent, car si quelqu’un dit la vérité sur les efforts à faire, il y aura un autre pour sortir de son chapeau une solution qui évite les efforts, et quand la solution ne se matérialise pas, il lui suffira de trouver un bouc émissaire parmi : la crise, les Roms, les 35 heures, l’Europe, la Chine, les Russes, les Islamofachistes, les Juifs, la Pape, George Bush…

L’avis simpliste que depuis 30 ans tous les budgets sont en déficit
Regardons un peu le solde des budgets primaires (sans intérêts) des administrations publiques.:

EDIT: il s’agit d’euros constants 2009

C’est Goebles qui a dit: « je ne crois jamais aux statistiques que je n’ai pas truqués moi-même ». Tous (ou presque ?) les budgets français ont été en déficit depuis 30 ans. Point. Mais si vous parlez de budgets « corrigés par vos soins pour pouvoir placer le mot simpliste cotre quelqu’un qui a démontré l’ineptie de votre dada 100% money » c’est sûr que ça va pas être pareil.

@Zolko
Rien ne vous empêche de reprendre vous même les données de l’INSEE et de les mettre sous forme graphique

D'ailleurs, le vrai coup tordu, c'est d'avoir modifié de fait le traité de Lisbonne (maintien d'un commissaire par État membre notamment) sans passer par la ratification, pour permettre aux Irlandais de voter en faveur de ce traité. JR
Donc le TUE actuel ne correspond pas à ce qui a été ratifié hors Irlande ???

Cela voudrait donc dire qu’il n’est pas valable, tout simplement.