32 Sortir de l'Union Européenne

[bgcolor=#FFFF99]Le menteur, l’Europe et sa victime[/bgcolor]
par Bruno Adrie
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=ADR20100110&articleId=16889

[b]Le menteur, l’Europe et sa victime[/b] par Bruno Adrie

J’ai longtemps cru qu’il fallait convaincre le menteur. L’asseoir en face de soi, l’écouter gloser, puis le surprendre, le paralyser, le fouetter à coup de phrases sifflantes et de mots coupants comme des lanières de cuir. [bgcolor=#FFFF99]Mais quel intérêt ? À part quand il est un imbécile, le menteur ment par nécessité. Le plus souvent pour de l’argent. Le convaincre serait le discréditer auprès de ses donneurs d’ordre, puis ruiner son train de vie. Car mentir ça rapporte. C’est pourquoi les faiseurs de propagande «propaganderont » toujours, rien ne les arrêtera[/bgcolor], et certainement pas un homme seul.

Les menteurs, il y en a plein l’Europe aujourd’hui, plein dans cette Europe trop grande ingouvernable qui détruit notre civilisation et fait des peuples des masses informes, bientôt citoyennes d’un Empire Romain ressuscité pour mieux chuter, pour s’écraser plus bas et s’aplatir devant la fin du monde.

Et la meilleure preuve nous est donnée par un article publié dans le Daily Telegraph du 19 septembre 2000. Intitulé « Les euro-fédéralistes financés par les chefs de l’espionnage US »[1], cet article nous prouve – ce que nous soupçonnions depuis De Gaulle[2] – que l’ancien fonctionnaire vichyssois Robert Schuman et le reste de la clique européiste étaient des employés des services secrets américain – à travers une de leurs filiales l’American Committee for a United Europe (ACUE). L’auteur de l’article, le journaliste d’investigation Ambrose Evans-Pritchard l’a su après avoir consulté des archives déclassifiée à la fin du dernier mandat Clinton. [bgcolor=#FFFF99]Les principaux financiers de l’opération étaient les Fondations Ford – qui financent aujourd’hui en sous main le Forum Mondial Social[3] – et Rockefeller.[/bgcolor] Une fois de plus, ceci prouve bien que la politique étrangère n’est jamais faite dans l’intérêt national mais dans celui des élites de la nation[4].

Comme l’a démontré François Asselineau, ancien inspecteur des finances dans des conférences[5] que tout le monde devrait voir et revoir, il était important que l’Europe devienne supranationale afin d’affaiblir la France, fière de sa souveraineté et surtout désireuse de rester maîtresse de ses dépenses et de son destin, et de créer une dictature tenue par des Commissaires et des représentants soigneusement recrutés pour leurs affinités euro-atlantistes. Les cas de Javier Solana, passé, en son temps, du poste d’ancien Secrétaire Général de l’OTAN à celui de haut représentant pour la politique étrangère et de sécurité commune (PESC) puis de secrétaire général à la fois du Conseil de l’Union européenne (UE) et de l’Union de l’Europe occidentale (UEO) et de Durao Barroso, actuel Président de la Commission Européenne, qui doit le lancement de sa carrière à Frank Carlucci, ancien ambassadeur étasunien à Lisbonne, n’épuisent pas la liste des affidés pro étasuniens devenus décideurs – non élus – de ce noyau de prospérité européen indispensable à la survie des Etats-Unis[6].

[bgcolor=#FFFF99]L’Europe ne devait pas devenir une démocratie, c’était prévu dès le départ. Comme le souligne Ambrose Evans-Pritchard dans l’article précité, « un memo de la section européenne du département d’État étasunien, daté du 11 juin 1965, conseillait au vice-président de la Communauté Européenne, Robert Marjolin, de poursuivre l’union monétaire furtivement et recommandait de supprimer tout débat jusqu’au moment où l’adoption de telles propositions deviendrait pratiquement inévitable[7]. »[/bgcolor]

Celui qui s’en fiche, qu’importe. Qu’il continue de courir aux référendums[8], de voter pour des eurodéputés impuissants et de se choisir – croient-il, « je suis libre ! », proclame-t-il, « j’ai des opinions ! » - un dirigeant qui pérégrine à Colombey, et se tient au garde à vous, le temps d’une simagrée photographiée, devant la grande croix de Lorraine. Pendant qu’il vote, la Commissaire aux Affaires Étrangères Européenne, l’autrichienne Benita Ferrero-Waldner affirme sa « conviction que l’Union européenne devrait être représentée au Conseil de sécurité »[9]. Une telle évolution – « une Europe parlant d’une même voix »[10] – signifierait la fin de l’indépendance diplomatique française et nous devrions, dès lors, envoyer sans discuter nos soldats dans tous les bourbiers inventés par l’élite étasunienne afin d’encercler puis démanteler la Russie et empêcher l’apparition de tout challenger, que ce soit à l’échelle mondiale ou régionale.

J’ai longtemps cru qu’il fallait convaincre la victime, celle qui croit au mensonge ou celle qui ne veut pas savoir. Mais à quoi bon. Vous ferez ce que vous voudrez car, en définitive, ce n’est pas à la Vérité d’aller vers les hommes, mais aux hommes d’aller vers Elle. La Vérité est toujours là, prête à les accueillir.


Notes :

[1] Ambrose Evans-Pritchard, « Euro-federalists financed by US spy chiefs », Daily Telegraph, 19/09/2000. Euro-federalists financed by US spy chiefs Nous avons trouvé référence à cet article dans la conférence de François Asselineau citée plus bas.

[2] Les deux plans Fouchet avaient voulu donner à l’Europe une politique de défense indépendante de Washington. Ils visaient, à notre avis, à refondre complètement l’Europe bien au-delà de la politique de défense, De Gaulle étant très conscient du fait qu’une Europe supranationale allait desservir chaque État européen et favoriser la suprématie américaine sur notre continent.

[3] “New study on the role of US Foundations”, in Aspects of India’s Economy, n°38, December 2004, http://rupe-india.org/38/foundations.html

[4] Afin de s’en convaincre définitivement, voir les travaux d’Annie Lacroix Riz (Professeur d’Histoire Contemporaine à l’Université de Paris VII) sur l’entre deux guerres et le rôle des élites françaises dans la défaîte de juin 1940. Annie Lacroix-Riz De Munich à Vichy, l’assassinat de la Troisième République, Paris, 2008, Armand Colin, 408 pages et Annie Lacroix-Riz, Le Choix de la défaite. Les élites françaises Dans les années 1930, Paris, 2006, Armand Colin, 671 pages.

[5] Qui gouverne réellement la France?, lien : http://www.megaupload.com/?d=PWZ9ES8G

[6] Lire : Bruno COLSON, La stratégie américaine et l’Europe, en ligne sur le site de l’Institut de stratégie comparée, ISC, IHCC et CFHM - Le site de la stratégie et de l'histoire

[7] « A memo from the European section, dated June 11, 1965, advises the vice-president of the European Economic Community, Robert Marjolin, to pursue monetary union by stealth. It recommends suppressing debate until the point at which « adoption of such proposals would become virtually inescapable ». »

[8] Le “non” français de 2005, exprimé, sous la présidence de M. Jacques Chirac, à la soit disant Constitution européenne s’est commué en “oui” des députés réunís à Versailles le 4 février 2008, sous la présidence de M. Sarkozy…

[9] Citation empruntée au document “Benita Ferrero-Waldner : la voix du Seigneur » publié sur le site de l’Union Populaire Démocratique. Où sont fabriqués les chapeaux de Panama ? - U.P.R

[10] Citation de Condolezza Rice empruntée au même article.


Étienne.

Pour moi c'est bon.

Ah non, un detail ne me plait pas. Pour des raisons religieuses, psychologiques et de simplicite je n’aime pas le passage m’engage par la présente et jure de ne voter, que je souhaiterais voir remplace par ne voterai. Donc du coup, pour une raison grammaticale il faut remplacer a la fin de voter blanc par je voterai blanc.

D’autre part je ne pense pas qu’il faille mettre de majuscule a citoyen et a francais (mais je peux me tromper). Et sur le a de qu’à prise il n’y a pas d’accent. Moi de toute facon la je ne peux pas en faire, car j’ecris sur un ordinateur russe.

Bon et puis pendant qu’on y est je ne vois pourquoi se limiter aux elections de 2012, mais je ne vois pas de bonne formulation.

Donc, a titre personnel, je prefererais signer le texte suivant:

Moi, citoyen français, profondément déçu de l'orientation qu'a prise l'Union Européenne depuis Le traité de Maastricht signé le 7 février 1992 et les Traités qui lui ont succédés, ne voterai, lors des élections présidentielles et législatives de 2012, que pour des candidats proposant solennellement et officiellement la sortie de l'UE permise par l'article 49A du traité de Lisbonne, ou, si aucun ne me convient, je voterai blanc.
Mais si certains proposent des modifications pas trop delirantes, je veux bien suivre. :)
C'était juste une idée à améliorer... mais je crois qu'un engagement plus fort que l'affirmation "ne voterai que..." est nécessaire: l'engagement sur l'honneur me conviendrait bien.

À tout hasard :

Je suis contre la sortie de l’Union. Par conséquent, aucun texte allant dans le sens proposé par AJH ne me convient. JR

À tout hasard :

Je suis contre la sortie de l’Union. Par conséquent, aucun texte allant dans le sens proposé par AJH ne me convient. JR


Il ne fait pas de doute pour moi que les choix doivent rester individuels… Seule la masse des choix individuels montrerait une véritable volonté qu’un parti politique s’engage résolument au moins à « faire chanter l’europe »
(tel que le préconise jacques Sapir : Benoît Hamon est-il idiot? (Jacques Sapir) | Écosociétalisme )

@Jacques Roman
Nous sommes bien sur le forum " 32 Sortir de l’Union Européenne " :slight_smile:

AJH (8259), d’acoord, mais il ne me semble pas utile de créer un forum « Ne pas sortir de l’UE », et donc j’enregistre ma réponse négative ici.

À part la dizaine de participants actifs qui se manifestent régulièrement, est-ce que vraiment il n’y a pas de lecteurs du site qui voudraient faire connaîitre leur opinion sur ce sujet tout de même important ? JR

@Jacques Roman

Votre réponse négative n’a strictement aucune importance. Le titre du fil n’est pas interrogatif mais affirmatif: on ne devrait donc plus vous voir sur ce fil à partir de maintenant, mais vous pouvez sans doute en ouvrir un autre « rester dans l’UE »… soyez assuré que je ne viendrai pas y donner mon avis puisque c’est maintenant une option que je réfute totalement en ce qui me concerne. Je ne voterai plus jamais pour aucun candidat ni parti qui prône le maintiens dans l’UE… c’est ainsi clair et net!
De la même manière que je m’étais engagé à ne plus jamais voter pour les partis et les candidats qui avaient appelé à voter « oui » en 2005 (et je m’y suis tenu)

[Mon cher André-Jacques : tu déconnes (pardon Jacques pour tant de vulgarité, ce n’est que pure familiarité pour mon ami AJH), allez, dis-le… J’espère bien qu’on a le droit de répondre NON y compris au choix de la formulation de l’intitulé du fil de discussion ! Sam]


Sur le blog, j’ai fait aujourd’hui cette réponse L'ARGENT DETTE 2 ("promesses chimériques") est enfin arrivé ! Ne ratez pas ça, et faites-le connaître... - Blog du plan C, pour une Constitution Citoyenne, écrite par et pour les citoyens

Oui Enoch, NDA propose des choses proches de ce qu'on pourrait considérer comme une volonté formelle d'appliquer, après référendum, l'article 49A, mais je n'ai lu aucune affirmation formelle Je fais d'ailleurs parti de son groupe de soutiens sur Facebook.
Mais là il ne s'agit pas actuellement de faire la promotion de tel ou tel parti politique, mais qu'une majorité des partis s'engagent sur cette nécessité de quitter ou envisager de quitter l'UE.

Si cet engagement devient " je m'engage à voter NDA", ce n'est même pas la peine: c'est plié avant de commencer... il faut laisser ne liberté de vote à la population au dernier moment.

Rien n'empêcherait de lister au fur et à mesure des partis qui auraient signé eu aussi un engament de demander l'application du 49A ... je ne suis pas persuadé que NDA, aujourd'hui, le signerait. Il faut donc d'abord lancer un "mouvement" qui soit beaucoup plus large qu'un parti, un peu comme le mouvement du "non" avec Étienne en 2005.

En fait je reprends en la simplifiant sur juste un point l'idée de John Buntz (SIMPOL )</blockquote>

AJH

@[b]Jacques Roman[/b]: Votre réponse négative n'a strictement aucune importance. Le titre du fil n'est pas interrogatif mais affirmatif: on ne devrait donc plus vous voir sur ce fil à partir de maintenant
Oui [b]Jacques[/b], quoi, enfin, vous n'êtes pas un peu fou, non ? Oser exprimer votre opinion sur un forum publique, sur le sujet du forum en plus, ça va pas bien la tête ? Allez faire vos conchonecetées ailleurs. Internet est assez grand pour que vous ne veniez pas contredire ici la - nouvelle - pensée unique.

Je propose cette nouvelle formulation et ensuite que l’un de nous ouvre un "groupe facebook " par exemple sous le titre suivant « Engagement sur l’honneur de ne voter… » lorsque nous serons d’accord (pas utile d’avoir l’avis de qui que ce soit qui n’envisage en aucun cas la nécessité de quitter l’UE)

Moi, citoyen français, profondément déçu de l’orientation qu’a prise l’Union Européenne depuis le traité de Maastricht signé le 7 février 1992 et les Traités qui lui ont succédés, m’engage sur l’honneur à ne voter, lors des élections présidentielles et législatives de 2012, que pour des candidats proposant solennellement et officiellement la sortie de l’UE permise par l’article 49 A du traité de Lisbonne, ou, si aucun des candidats ne me convient, je voterai blanc.

Avis bienvenus…


Cet article 49 A

  1. Tout Etat membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l’Union.

  2. L’Etat membre qui décide de se retirer notifie son intention au Conseil européen. A la lumière des orientations du Conseil européen, l’Union négocie et conclut avec cet État un accord fixant les modalités de son retrait, en tenant compte du cadre de ses relations futures avec l’Union. Cet accord est négocié conformément à l’article 188N , paragraphe 3, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. Il est conclu au nom de l’Union par le Conseil, statuant à la majorité qualifiée, après approbation du Parlement européen.

  3. Les traités cessent d’être applicables à l’Etat concerné à partir de la date d’entrée en vigueur de l’accord de retrait ou, à défaut, deux ans après la notification visée au paragraphe 2, sauf si le Conseil européen, en accord avec l’Etat membre concerné, décide à l’unanimité de proroger ce délai.

  4. Aux fins des paragraphes 2 et 3, le membre du Conseil européen et du Conseil représentant l’Etat membre qui se retire ne participe ni aux délibérations ni aux décisions du Conseil européen et du Conseil qui le concernent.

La majorité qualifiée se définit conformément à l’article 205 , paragraphe 3, point b), du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne.

  1. Si l’Etat qui s’est retiré de l’Union demande à adhérer à nouveau, sa demande est soumise à la procédure visée à l’article 49 .

Voila le genre d’échanges de non-arguments qui me fait aller chercher ailleurs ipso facto.

Sortir de l’Union Européenne est un INSTRUMENT pour atteindre un but, pas un BUT en soi. Se bagarrer sur son usage ou pas… avant d’en analyser la pertinence en fonction d’une stratégie claire pour atteindre ce but… est seulement envisageable si cette sortie sert d’une forme CERTAINE une autre stratégie dans la poursuite d’un autre but, non déclaré ou à peine caché. Et cela, sans relation maintenant avec le fait que la sortie de l’Union puisse être finalement, le jour de l’évaluation venu, un des instruments choisis.

Moi, je ne serais sur de la pertinence de sortir ou non que le jour ou l’une chose ou l’autre fera partie d’une stratégie TOTALE capable d’atteindre LE but.

A chacun de montrer son niveau de responsabilité et lucidité, et à chacun d’autre d’en tirer les conséquences.

Réponse à enoch,
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2010/01/09/105-l-argent-dette-2-promesses-chimeriques#c3814
car je pense que le blog n’est pas le lieu adéquat (surtout le fil « l’argent dette 2 »)

10. Le mercredi 13 janvier 2010 à 11:09, par enoch
André Jacques Holbecq

Nous sommes très nombreux à DLR pour que le 49A devienne un engagement formel. Cela en prend de plus en plus le chemin. Votre implication ainsi que celle d'Etienne Chouard seraient des plus au sein de DLR pour faire bouger les choses et faire se grand rassemblement citoyen fort et entendu. Ne soyez pas persuadué par contre qu'il ne le signerait pas, car nous sommes persuadé du contraire. Les mouvements citoyens sont une nécessité vitale, mais l'engagement politique et l'accès aux élections restent, pour le moment, le moyen de faire changer les choses.</blockquote>

Je pense qu’il y a 2 « positions » différentes

  • D’une part le soutiens « temporaire » (ça dépendra de sa position définitive en 2012) dans le groupe facebook mais en attendant ca me permettra peut être d’approcher NDA pour lui expliquer les problèmes de « la dette publique » et de la nécessité d’avoir une position intransigeante sur la suppression de l’article 123… ce qui réponds également au message 8269 de NigunOtro)

  • D’autre part tenter de faire connaitre une volonté et une colère « au dessus des partis »… c’est le but de ma proposition.

Voila le genre d'échanges de non-arguments qui me fait aller chercher ailleurs ipso facto.

Sortir de l’Union Européenne est un INSTRUMENT pour atteindre un but, pas un BUT en soi. Se bagarrer sur son usage ou pas… avant d’en analyser la pertinence en fonction d’une stratégie claire pour atteindre ce but… est seulement envisageable si cette sortie sert d’une forme CERTAINE une autre stratégie dans la poursuite d’un autre but, non déclaré ou à peine caché. Et cela, sans relation maintenant avec le fait que la sortie de l’Union puisse être finalement, le jour de l’évaluation venu, un des instruments choisis.

Moi, je ne serais sur de la pertinence de sortir ou non que le jour ou l’une chose ou l’autre fera partie d’une stratégie TOTALE capable d’atteindre LE but.

A chacun de montrer son niveau de responsabilité et lucidité, et à chacun d’autre d’en tirer les conséquences.


Vous avez raison… mais tous les partis politiques ont des buts: il suffira de choisir celui qui vous convient ou d’en créer un autre.
Mais aucun but ne peut être atteint tant que les chaînes de l’UE nous empêchent de prendre nos propres décisions et d’avancer.
Je pense donc qu’il faut d’abord et avant tout montrer une volonté forte de sortir (si nécessaire) de l’UE.

EDIT … mais personne n’est obligé de me suivre sur cette proposition

Sortir de l'Union Européenne est un INSTRUMENT pour atteindre un but, pas un BUT en soi.
Mais aucun but ne peut être atteint tant que les chaînes de l'UE nous empêchent de prendre nos propres décisions et d'avancer.
Vous dites toujours ça, mais [b]NingúnOtro[/b] dit autre-chose (si j'ai boen compris): est-ce qu sortir de l'UE vous (nous) rapprochera de ce but. Et tant qe ce but n'est pas défini, personne ne sait. Par exemple sur l'OTAN ou les délocalisations, la France sera tout autant liée si elle sort de l'UE. Donc, sur ces 2 buts, sortir de l'UE ne sert à rien.

Ne serait-on pas mieux servi à poursuivre une autre stratégie ? Mais pour cela, faudrait déjà connaitre les buts à atteindre.

Sachant que l’UE est présente dans la constitution française, pour sortir de l’UE il va falloir modifier la constitution française. Mais alors, ne serait-il pas plus avantageux de demander directement une révision de la constitution française, une VI-ième république ? Et là, « on » a une vraie légitimité avec le projet d’assemblée constituante tirée au sort. Et on se rendrait alors compte que sortir de l’UE n’est plus du tout la priorité, mais l’équilibre des pouvoirs - dont l’UE n’en est qu’une - (re)deviendra la discusion principale.

@[b]Jacques Roman[/b]: Votre réponse négative n'a strictement aucune importance. Le titre du fil n'est pas interrogatif mais affirmatif: on ne devrait donc plus vous voir sur ce fil à partir de maintenant
Oui [b]Jacques[/b], quoi, enfin, vous n'êtes pas un peu fou, non ? Oser exprimer votre opinion sur un forum publique, sur le sujet du forum en plus, ça va pas bien la tête ? Allez faire vos conchonecetées ailleurs. Internet est assez grand pour que vous ne veniez pas contredire ici la - nouvelle - pensée unique.
Ce forum part complètement en couille avec des réponses comme celle là. Nous savons tous que Jacques ne veut pas que la France envisage de quitter l'UE. C'est évidemment son droit le plus strict, mais je ne lui ai rien demandé. Des interventions permanente pour répéter que lui ne veut pas ne servent à rien... j'essaye de trouver une formulation, personne n'est obligé de répondre ou d'aider, ni vous Zolko.

Je suis assez d’accord avec Zolko et NingunOtro (8269 et 8272).
Si sortir de l’UE se présente comme une nécessité, ce n’est pas une priorité d’après moi. La priorité serait davantage à transformer le politique en France.

Quant à la profession de foi qui nous amènerait à ne voter que pour les personnes soutenant la sortie de l’UE, elle est un inacceptable corollaire au Plan C. Le Plan C s’associait sans discernement à tous ceux qui en soutenaient les idées propres (révision des textes européens et modalités du tirage au sort à débattre), ce qui diffère profondément de s’associer à n’importe qui pourvu qu’il réclame la sortie de l’UE. Je veux bien me compromettre auprès de Dupont-Aignan à la seule condition qu’il défende mes idées mais pas que je défende toutes les siennes, y compris les plus malodorantes.

L’idée qui consiste à rédiger un manifeste de nos aspirations afin de le soumettre à l’électorat et d’attendre si oui ou non il nous soutient m’est apparue comme la meilleure jusqu’alors. Et j’y travaille de mon côté.
Là, nous pourrions sans doute trouver le but à atteindre dont la sortie de l’UE ne serait qu’un moyen.

Je veux bien me compromettre auprès de Dupont-Aignan à la seule condition qu'il défende mes idées mais pas que je défende toutes les siennes, y compris les plus malodorantes.
je cite la dernière phrase de ma "suggestion": " si aucun des candidats ne me convient, je voterai blanc."

Mais juste pour info, c’est quoi les « idées malodorantes » de NDA ?

Si sortir de l'UE se présente comme une nécessité, ce n'est pas une priorité d'après moi. La priorité serait davantage à transformer le politique en France.
Tout à fait d'accord ... bon courage :rolleyes:

[color=#111100][size=12]Quel est le but recherché qui me semble pertinent ?

[/size]Le but recherché avec la sortie de la France ( et d’autres pays, il n’y a pas de raisons d’être égoïste ) de l’Union Européenne par le biais des négociations prévues par l’article 49 A, n’est pas très compliqué, il s’agit de retrouver des marges de manoeuvres pour appliquer les politiques qui conviendrait mieux. Il ne s’agit pas de revenir de manière brusque et non-concertée à une politique protectionniste ou d’isolement. Les dirigeants français et ceux des autres pays, Espagne, Allemagne, Italie, Grande Bretagne, Irlande, Tchéquie, Pays-Bas, Luxembourg, Belgique, Finlande, Slovénie, Slovaquie, Autriche, Suède, Roumanie, Pologne, Grèce, Danemark, Bulgarie, Hongrie, Portugal,Lituanie, Lettonie, Malte, Chypre, Estonie, qui quitteraient l’UE garderaient les espaces de concertation entre dirigeants comme le Conseil de l’Europe, l’OCDE, l’ONU, l’espace de Schengen et tous les nombreux autres que je ne cite pas ici qui resteront pertinents. Cette sortie sera négociée, je le répète et des coopérations entre pays européens, sans centre de décision unique, sur des sujets divers me semblent très souhaitables.

[size=12]Pourquoi me semble-t-il pertinent qu’il faille sortir de l’UE pour retrouver des marges de manoeuvre ?

[/size]Parce que premièrement les traités définissent de manière trop détaillée, centralisée et de manière rigide les politiques à suivre, deuxièmement, depuis le début, la construction européenne est pilotée en sous-main par les États-Unis et n’est pas capable de la moindre autonomie, troisièmement, cet espace est trop grand pour mener une politique économique et budgétaire optimale pour tous les pays, par exemple, il y a des pays où la politique appropriée serait de dévaluer la monnaie, dans d’autres il faudrait lutter en priorité contre l’inflation et dans d’autres relancer l’activité, avec une zone unique, une seule politique est imposée qui ne convient bien à personne, quatrièmement, les souhaits des populations sont ignorés et méprisés par ce système, nous l’avons lors des référendums et des ratifications abusives de traités.

[size=12]Pourquoi à mon avis se concentrer sur sortir de l’UE ou concourir à son abolition est prioritaire à se concentrer sur changer la politique en France ( ou celle d’un autre pays de l’UE ) ?

[/size][size=9]Parce que La France ou les pays suivants : Espagne, Allemagne, Italie, Grande Bretagne, Irlande, Tchéquie, Pays-Bas, Luxembourg, Belgique, Finlande, Slovénie, Slovaquie, Autriche, Suède, Roumanie, Pologne, Grèce, Danemark, Bulgarie, Hongrie, Portugal,Lituanie, Lettonie, Malte, Chypre, Estonie, ont de moins en moins de libertés et de substance propre par le fait des transpositions de directives dans leurs législations nationales à l’initiative d’un organe non-élu, la Commission européenne. Changer la politique en France ou dans les pays pré-cités avec le carcan UE est de moins en moins possible. Sortons d’abord du carcan et ensuite seulement nous pourrons de manière efficace changer la politique sans être enserré dans des règles qui ne conviennent ni à nos partenaires, ni à nous-mêmes.

Je précise que je n’ai aucun lien avec Nicolas Dupont-Aignan et peut-être bien que je ne comprends rien à aux derniers évènements qui se sont déroulés sur notre bout de terrain sous-continental, après tout c’est fort possible, je vous laisse juge. Que chacun aille en paix selon sa conscience. Merci de votre attention.
[/size][/color]

Merci Gilles pour cet « exposé des motifs » que je n’avais pas eu le courage d’écrire, et qui correspond tout à fait à ce que je pense.

Je rajoute que peut-être la simple « volonté affichée » de sortir de l’UE aurait un effet bénéfique sur le carcan qui nous est imposé et qui nous fait perdre les possibilités de nos propres choix. C’est ce que pense par exemple Jacques Sapir qui dit « faisons comme si nous étions vraiment décidés, et négocions » (jusqu’à faire imprimer des billets de banque en francs par exemple)

On se calme…

@ AJH,

j’ai calé un petit commentaire amical dans ton message n°8265… :

(@ Jacques Roman) Votre réponse négative n'a strictement aucune importance. Le titre du fil n'est pas interrogatif mais affirmatif: on ne devrait donc plus vous voir sur ce fil à partir de maintenant, mais vous pouvez sans doute en ouvrir un autre "rester dans l'UE"... soyez assuré que je ne viendrai pas y donner mon avis...
[color=green][i][Mon cher André-Jacques : tu déconnes (pardon Jacques pour tant de vulgarité, ce n'est que pure familiarité pour mon ami AJH), allez, dis-le... J'espère bien qu'on a le droit de répondre NON y compris au choix de la formulation de l'intitulé du fil de discussion ! Sam][/i][/color]
Cela dit, je suis moi aussi résolu à ne plus soutenir de candidat qui ne s'engage pas, à minima, à "faire chanter l'Union européenne", pour parler vulgairement, savoir à lui dire : "c'est ça ou m..." en français tout aussi courant. Cette Europe réellement existante étant non seulement totalitaire mais aussi tout à fait inamendable.

@ Ningunotro

Cela ne veut évidemment pas dire que je soutiendrai tout candidat proposant un tel moyen pour arriver à n’importe quelle fin.
Il y a simplement que ledit moyen est indispensable à toute fin utile… C’est mon avis et franchement, j’aimerais beaucoup penser le contraire.

@ Tous

mes excuses si, en revenant sur le forum (c’est un plaisir) je découvre aussitôt cette discussion et me rappelle que l’ami Étienne m’avait demandé de jouer les « modérateurs »…
Au moins, cette fois, amis Déhel et Zolko, c’est pour fiche une calotte à un copain… Voyez, je suis pas sectaire… :wink: