32 Sortir de l'Union Européenne

[align=center]Sapir désenfume sur les soit-disant négociations, la dette, l’excédent primaire grec, l’autonomie monétaire possible en Grèce :
[/align]

Jacques Sapir, économiste et directeur d’études à l’EHESS, a répondu aux questions de Ruth Elkrief, ce lundi 29 juin 2015, sur la décision d’Alexis Tsipras de recourir à un référendum pour une éventuelle sortie de la Grèce de l’Eurozone.

[size=9][b]http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/jacques-sapir-face-a-ruth-elkrief-572693.html[/b][/size]

[align=center]Meeting Solidarité avec le peuple Grec – Stathis Kouvelakis - Syrisa [/align]

[size=9][b]https://www.youtube.com/watch?v=4YSTDze_emY[/b][/size]
Stathis Kouvelakis s’exprime devant les militants du NPA et plaide pour l’autonomie monétaire. Durée 16 mn.

[align=center]Yannis Youlountas alerte sur l’après-référendum[/align]

extrait :

A l’heure qu’il est, certains craignent encore une « reculade », mais, cette fois, plutôt après le référendum. Pourquoi ?

Parce que la troïka a changé de stratégie. A l’initiative d’Angela Merkel, les négociations sont reportées après le référendum. Et le but est tristement connu des Français : la troïka cherche désormais à OBTENIR LA TRAHISON POST-RÉFÉRENDUM DU GOUVERNEMENT GREC et, par conséquent, son discrédit total, ainsi que celui du mouvement politique qu’il incarne en Europe. Rien de moins.

Alors que les relations sont rompues jusqu’à lundi, qui travaille dans l’ombre à Athènes, depuis le début de la semaine ?

C’est là, l’élément le plus important de la séquence actuelle : la diplomatie américaine s’inquiète, de plus en plus, de voir la Grèce se rapprocher des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) et de certains pays qu’elle n’apprécie pas du tout en Amérique Latine et, bien sûr, au Moyen Orient. Autrement dit, la tension monte, non plus seulement sur le plan politique et financier, mais aussi sur le plan géopolitique maintenant. Beaucoup plus que la semaine dernière.

ON CONNAIT LA TRISTE RÉPUTATION DE LA DIPLOMATIE AMÉRICAINE À ATHÈNES ET LE RÔLE HISTORIQUE DE SES SERVICES SECRETS :
1 - dictature du général Metaxas (1936-1941)

2 - guerre civile grecque (1945-1949)

Lire l’excellent livre d’ Olivier Delorme : la Grèce et les Balkans, et écouter cette émission très juste sur le sujet :

3 - l’assassinat de Grigoris Lambrakis (1963)

Bande-annonce de Z de Costa Gavras :

Film Z complet :

4 - Dictature des colonels (1967-1974)

Des images célèbres de la dictature et de la résistance de l’Ecole Polytechnique à Exarcheia (avec la version originale d’une chanson de Yannis Aggelakas, reprise par Pavlos Fyssas, avant son assassinat) :

article intégral ici :

Grèce : c’est encore pire que ce qu’on croyait.

Un responsable du FMI a reconnu que les besoins de financement du pays sont aujourd’hui proches de « plus de 60 milliards d’euros ».

L’Union Européenne va devoir débourser 36 milliards d’euros supplémentaires pour sauver la Grèce.

Elle va devoir effacer une partie des 317 milliards d’euros de la dette grecque.

La Grèce est en faillite.

Les banques grecques sont en faillite.

Les deux premiers « plans de sauvetage » de la Grèce sont un échec total.

Bravo, la Troïka.

Vous êtes des génies.

http://www.boursorama.com/actualites/la-crise-en-grece-requiert-une-nouvelle-aide-europeenne-massive-selon-le-fmi-2d3c14de97ece273417b262241ef1ace

Un entretien sur l’UE avec Cédric Durand directeur de l’ouvrage collectif En finir avec l’Europe :

[align=center]Malgré la large victoire du NON au référendum, Tsipras prépare un accord odieux avec la Troïka.[/align]

Par Gaston Lefranc ( 9 juillet 2015)

[font=arial][color=#111100][size=11]Après la fête de la victoire dimanche soir, les lendemains sont difficiles. Très difficiles. Les choses s’accélèrent et laissent pour l’instant penser qu’on se dirige vers un accord dimanche 12 juillet lors du sommet des chefs d’État européens.

Lundi, Tsipras a viré son ministre de l’économie Varoufakis dont la tête était depuis longtemps réclamée par les créanciers. Son intervention virulente dimanche soir, en contradiction avec le discours apaisant et de concorde nationale de Tsipras, a sans doute précipité la décision de Tsipras. [bgcolor=#FFFF99]Ce même lundi, une déclaration commune signée par les partis gouvernementaux (Syriza et Anel) et les partisans du OUI (Nouvelle Démocratie, Pasok, Potami) s’est permise d’interpréter le sens du vote des grecs : ils se seraient exprimés pour la poursuite des négociations avec la Troïka ! Par cette déclaration, Tsipras tourne la page du référendum pour afficher une convergence de vue avec les partisans du OUI.[/bgcolor]

Malgré les signes d’ouverture de Tsipras, la Troïka est restée ferme et n’a fait aucune concession. Hollande et Merkel ont demandé à la Grèce de rédiger une nouvelle copie. La BCE a encore durci davantage les conditions de financement des banques grecques. Conséquence : les banques resteront fermées au moins jusqu’à lundi prochain et les retraits aux guichets automatiques sont toujours limités à 60 euros par jour. En étranglant l’économie grecque, la Troïka montre qu’elle est prête à tout pour arriver à ses fins, c’est-à-dire la conclusion d’un accord odieux avec le gouvernement grec.

Mardi, alors qu’un rapport du FMI indique que la dette devra être restructurée (ce qui n’est pas un scoop!), et qu’environ 30% de la dette devra être effacée pour que la Grèce puisse continuer à payer, le gouvernement allemand maintient sa position : on pourra « parler de la possibilité de réduire la dette seulement quand le gouvernement grec montrera qu’il met en œuvre les réformes », a précisé Sigmar Gabriel, ministre SPD de l’économie. Pas question donc d’accorder à Tsipras une restructuration de la dette en contrepartie d’un nouveau mémorandum. Autrement dit, l’Allemagne ne veut même pas accorder à Tsipras ce qu’elle avait accordé à Samaras. L’Eurogroupe de l’après midi tourne court : le gouvernement grec ne fait aucune nouvelle proposition, mais indique qu’elle fera une proposition le lendemain. En fin de soirée, les dirigeants de la zone euro fixent un ultimatum à Tsipras : ils lui donnent jusqu’à jeudi soir pour déposer une demande pour un « troisième programme d’aide » (le second a expiré fin juin) auprès du Mécanisme européen de stabilité (MES) accompagnée d’un plan complet de réformes à moyen terme, soit au moins deux ans. Si ce plan est jugé insuffisant, il est clairement indiqué que la Grèce devra sortir de l’euro.

Mercredi matin, le nouveau ministre de l’économie grec, Tsakalotos, a écrit une lettre au MES pour un programme d’assistance financière sur trois ans. Pour l’obtenir, [bgcolor=#FFFF99]il propose de mettre en œuvre dès le début de la semaine prochaine des mesures sur les retraites et les taxes ; il propose de rembourser tous les créanciers et d’utiliser les nouveaux prêts… pour rembourser les prêts actuels,[/bgcolor] et il fait allégeance aux institutions européennes en s’engageant à respecter les règles de bonne conduite. [bgcolor=#FFFF99]Pas un mot sur l’exigence de restructuration de la dette[/bgcolor]. Le gouvernement grec doit ensuite formuler ce jeudi des propositions précises.

Malgré la victoire du NON, le rapport de forces est tel que des journalistes indiquent que Tsipras devra faire de nouvelles concessions pour parvenir à un accord. Autrement dit, proposer un plan plus dur que celui qui a été rejeté par les grecs le 5 juillet…

Jeudi matin, selon le quotidien grec « Kathimerini », on apprenait que[bgcolor=#FFFF99] le gouvernement grec projetait un plan d’austérité de 12 milliards d’euros sur 2 ans contre 8 milliards dans sa proposition précédente.
Il reste désormais 3 jours pour éviter le pire, à savoir un accord, forcément odieux, avec la Troïka. [/bgcolor]Tsipras s’engage clairement dans cette voie. Le principal dirigeant de la plate-forme de gauche de Syriza, Lafazanis, est sorti de son silence et a fait savoir qu’il s’opposait à un accord avec la Troïka et préférait une sortie de l’euro à un accord odieux. Si la gauche de Syriza refuse un accord (ce qui est probable), la déclaration commune de lundi avec les partisans du OUI pourrait alors prendre tout son sens politique et préfigurer d’un nouveau bloc majoritaire. Mais nous n’en sommes pas encore là. Antarsya, la coalition de la gauche anticapitaliste indépendante de Syriza, appelle à la mobilisation pour la rupture des négociations et le refus de tout accord avec la Troïka. C’est en effet la question clé des prochains jours. [bgcolor=#FFFF99]La victoire du NON au référendum ne suffit pas ; il faut que la mobilisation, en Grèce et ailleurs, se poursuive pour empêcher tout accord.

Rupture immédiate des négociations avec la Troïka ! Non à tout accord avec la Troïka !
Réquisition immédiate de la Banque centrale grecque ! Émission d’une nouvelle monnaie inconvertible ! Contrôle des échanges extérieurs par les travailleurs/ses !
Rupture anticapitaliste avec l’UE !
Nationalisation sous contrôle des travailleur/se-s des banques et des entreprises stratégiques !
Annulation de la dette publique ![/bgcolor]
Gaston Lefranc, jeudi 9 juillet 16h

Source ici : [/size][/color][/font]http://tendanceclaire.npa.free.fr/article.php?id=775

L’Europe allemande.

TINA !

There Is No Alternative !

La zone euro, c’est la zone mark.

La politique monétaire de la zone euro, c’est la politique d’Angela Merkel.

Aujourd’hui, il n’y a qu’une seule politique possible en Europe : c’est la politique d’Angela Merkel.

« Tout à coup, l’Europe se met à parler allemand. » (déclaration du leader des députés chrétiens-démocrates, Volker Kauder, au congrès de son parti, le 15 novembre 2011)

« Tout à coup, l’Europe se met à parler allemand. » Maladroite ou cynique, la déclaration du leader des députés chrétiens-démocrates, Volker Kauder, au congrès de son parti, le 15 novembre 2011 à Leipzig, est bien dans le style de l’époque. Le ténor de la CDU a été ovationné lorsqu’il a précisé que ce n’était pas la langue de Goethe qui s’imposait, « mais l’acceptation des idées politiques pour lesquelles Angela Merkel se bat avec tant de succès ».

Au sujet de l’Europe allemande :

Charles de Gaulle rêvait de construire une Europe des Etats indépendants, une Europe des Etats souverains.

En revanche, l’Allemagne rêvait de construire une Europe allemande !

Entre 1965 et 1969, Charles de Gaulle est de plus en plus violent lorsqu’il parle de l’Allemagne.

Je recopie un passage de l’historien Eric Roussel, dans son livre « De Gaulle », édition Tempus, tome 2, page 575 :

A mesure que le temps passe, de Gaulle semble de plus en plus enclin à faire cavalier seul sur le plan international, à aller jusqu’au bout de la logique exposée dans Le Fil de l’épée. Henry Kissinger en a eu la preuve lors d’un dîner à l’Elysée. Ayant demandé au général comment il pensait éviter que l’Allemagne ne domine l’Europe dont il rêvait, il s’est entendu répondre, très calmement : « Par la guerre. » « Il faudra leur rentrer dans la gueule », dira le général peu après à l’amiral Flohic, soucieux d’avoir son avis sur le même sujet.

Dans l’Union Européenne, il n’y a pas que la Grèce.

Neuf pays de l’Union Européenne sont en faillite.

La Grèce, l’Italie, le Portugal, la Belgique, l’Irlande, Chypre, l’Espagne, la France, le Royaume-Uni sont en faillite.

Chiffres Eurostat publiés le mercredi 22 juillet 2015 :

1- Médaille d’or : Grèce. Dette publique de 301,527 milliards d’euros, soit 168,8 % du PIB.

2- Médaille d’argent : Italie. Dette publique de 2184,492 milliards d’euros, soit 135,1 % du PIB.

3- Médaille de bronze : Portugal. Dette publique de 225,924 milliards d’euros, soit 129,6 % du PIB.

4- Belgique : dette publique de 447,843 milliards d’euros, soit 111 % du PIB.

5- Irlande : dette publique de 203,624 milliards d’euros, soit 109,7 % du PIB.

6- Chypre : dette publique de 18,700 milliards d’euros, soit 106,8 % du PIB.

7- Espagne : dette publique de 1046,192 milliards d’euros, soit 98 % du PIB.

8- France : dette publique de 2089,361 milliards d’euros, soit 97,5 % du PIB.

9- Royaume-Uni : dette publique de 1600,020 milliards de livres sterling, soit 88,5 % du PIB.

http://ec.europa.eu/eurostat/documents/2995521/6923267/2-22072015-AP-FR.pdf/864a048a-c5dd-4eed-a381-c79c8b24ef0b

Quand aura lieu la votation populaire sur la sortie de l’UE ?

Entre le 24 juin et le 1er juillet, 261 159 Autrichiens et Autrichiennes ont déposé ouvertement leur nom, leur date de naissance et leur identité auprès de leur mairie en faveur de la sortie de leur pays de l’UE. Cela c’est fait malgré des conditions-cadres extrêmement difficiles: un silence assourdissant de la plupart des médias, malgré l’invitation de tous les journalistes aux 12 conférences de presse organisées au cours des mois précédant l’unique semaine prévue pour le dépôt des signatures; la fixation de la semaine d’inscription par la Ministre de l’Intérieur à la dernière semaine de juin, précisément au moment où de nombreuses familles avec des enfants non encore scolarisés ou ayant terminé leur scolarité et beaucoup de retraités sont déjà partis en vacances à l’étranger; l’interdiction de placer les affiches informant sur les emplacements des locaux d’inscription et des heures d’ouvertures dans les immeubles d’habitation viennois, comme cela fut possible lors de référendums précédents etc.

Aucun parti parlementaire, aucun fond public ou gros sponsor privé n’a soutenu ce référendum. Ce sont plusieurs milliers de «simples» citoyens qui ont financé et accompli l’énorme travail d’envoyer et de distribuer bénévolement à nos concitoyens un total d’environ 900 000 feuilles d’informations et de nombreuses autres documentations en sacrifiant des journées, des semaines ou même des mois de leur temps. De toute évidence, nous n’avons de cette manière et par nos activités sur Internet et les médias sociaux pas pu atteindre une majorité des 6,4 millions d’électeurs autrichiens du pays, si bien qu’au moins un tiers sinon la moitié de ces personnes n’ont pas eu connaissance de ces activités et n’avaient donc aucune idée où et quand on pouvait s’inscrire. Le plus grand scandale a résidé dans le fait que l’Agence de presse autrichienne (APA) n’ait porté aucune attention à ce mouvement populaire. Lors du référendum initié par le gros industriel Hannes Androsch au sujet de la formation, elle a publié et diffusé à tous les médias près de 70 communiqués d’information détaillés pendant plusieurs mois, alors que le référendum pour la sortie de l’UE n’a eu droit qu’à 6 communiqués. Cependant la chaîne télévisuelle ORF a encore battu ce record: N’a-t-elle pas informé sur ce référendum pendant 1,2 heures ? Non, ce furent uniquement 1,2 minutes !
Ceci étant dit, il est clair que ce référendum, organisé et mené à bien uniquement par un mouvement populaire, a été un grand succès. Il transmet une mission claire aux partis parlementaires: exiger du gouvernement, lors du débat officiel de cet automne, un engagement ferme d’organiser une votation populaire sur la sortie de l’UE selon le texte de ce référendum signé par plus d’un quart de million d’Autrichiens.
Renate Zittmayr, Hofkirchen im Traunkreis (Membre du comité hors-partis du référendum sur la sortie de l’UE)

(Traduction Horizons et débats)
Source : http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=4676


La fin de l’Europe ( de l’Union Européenne ) par Cédric Durand :

http://www.contretemps.eu/interventions/fin-leurope

[bgcolor=#FFFF99]Quels étaient les buts de l’adoption de l’euro ?[/bgcolor]

L’idée des dirigeants français était simple : si l’État français renonçait au droit de battre monnaie (soit en retournant à l’étalon-or, soit en adoptant le deutschemark, les prix cesseraient d’augmenter et [bgcolor=#FFFF99]les syndicats perdraient tout pouvoir de négociation sur les employeurs[/bgcolor] : avec le gouvernement incapable de stimuler la demande d’ensemble, en particulier durant une crise, [bgcolor=#FFFF99]les syndicats auraient le choix entre accepter un chômage élevé (qui détruirait leur base de pouvoir) ou accepter des bas salaires[/bgcolor]. En bref, en renonçant à la planche à billets, l’État français s’assurerait que la main-d’œuvre syndiquée deviendrait moins militante, plus « allemande ». Et si cela impliquait une propension plus grande à la récession, c’était considéré comme un faible prix à payer. Aujourd’hui, avec la France en stagnation permanente sous l’euro, les élites françaises ne manifestent aucun regret face aux choix qu’elles ont faits.

Extrait d’un très intéressant article de Yannis Varoufakis : « L’euro : une proposition indécente »

Source tertiaire : http://www.les-crises.fr/leuro-une-proposition-indecente-par-yanis-varoufakis-2014/#comment-301418

Source secondaire : L'euro : une proposition indécente

Article complet original de Yannis Varoufakis : http://yanisvaroufakis.eu/2014/12/26/6265/

A propos de la faillite de la Grèce en 2009 :

Le 6 octobre 2009, Georgios Papandréou devient Premier ministre.
Onze jours après son arrivée au pouvoir, il annonce, dans un souci de transparence, que l’état réel des finances grecques avait été caché par le précédent gouvernement. Il fait rétablir les véritables données économiques, dont un déficit équivalent à 12,5 % du PIB pour la seule année 2009. La Commission européenne confirmera cette falsification des données quelques semaines plus tard.

Le 17 octobre 2009, tout le monde comprend que la Grèce est en faillite : la dette publique de la Grèce est de 299,69 milliards d’euros, soit 129,7 % du PIB. Mais les autres dirigeants européens, la BCE et le FMI ne veulent pas que la Grèce quitte la zone euro.

Les autres dirigeants européens, la BCE et le FMI décident de tout faire, et même de faire n’importe quoi, pour garder la Grèce dans la zone euro.

En 2009, au lieu de laisser la Grèce faire un défaut total sur sa dette, sortir de l’euro, revenir à la drachme, dévaluer, etc, ils décident de sacrifier le peuple grec et de garder la Grèce dans la zone euro.

Six ans plus tard, le résultat est le suivant :

Le peuple grec a été sacrifié.

La Grèce est en faillite.

Les banques grecques sont en faillite.

L’Allemagne a réalisé 100 milliards d’euros d’économies grâce à la crise grecque. C’est ça, le plus important.

Pour que l’Allemagne continue à s’enrichir, il faut que la Grèce continue à s’appauvrir.

La construction européenne, c’est des nations du sud qui doivent continuer à s’appauvrir, pour que les nations du nord continuent à s’enrichir.

La construction européenne, c’est un boulevard pour les fureurs nationalistes, pour les colères populaires, pour les partis extrémistes, puis, au bout du boulevard, …

… la guerre.

L’Allemagne, qui a adopté une ligne dure vis-à-vis d’Athènes, a fortement profité de la crise économique et financière en Grèce, révèle un institut d’études économiques allemand aujourd’hui.

Selon des calculs de l’Institut Leibnitz de recherche économique (IWH), l’Allemagne a pu réaliser des économies budgétaires de quelque 100 milliards d’euros depuis le début de la crise grecque en 2010, soit plus de 3% du Produit intérieur brut (PIB).

« Ces économies dépassent le coût engendré par la crise, et ce même si la Grèce ne remboursait pas entièrement sa dette », écrivent les économistes.

« L’Allemagne a donc dans tous les cas profité de la crise en Grèce », poursuivent-ils.

Les experts ont effectué des simulations en partant du constat que les investisseurs confrontés à une crise économique effectuent le plus possible des placements sûrs. « Durant la crise européenne de la dette, l’Allemagne a profité de cet effet de manière disproportionnée », selon eux.

Ils ont également cherché à évaluer quelle aurait été une politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) neutre pour l’Allemagne durant cette période.

« On en vient à des taux simulés sur les emprunts d’Etat allemands qui, en moyenne entre 2010 et aujourd’hui, sont 3% plus élevés à ce qu’ils ont été dans la réalité », selon eux, ce qui revient à des économies budgétaires globales d’au moins 100 milliards d’euros sur les quatre dernières années et demi".

L’Allemagne a également raflé d’importants contrats lors des privatisations menées tambour battant par Athènes depuis 2011 en échange de l’aide financière des Européens notamment. La société Fraport, associée à un entrepreneur grec, a notamment décroché le contrat de rachat de 14 aéroports régionaux grecs, dont certains très touristiques comme Corfou, pour environ un milliard d’euros.

[align=center]Jean Monnet ou les rêves d’un banquier[/align]

[font=arial][color=#111100][size=11]Article tiré du Plan B N°13

« Si c’était à refaire, j’aurais commencé par la culture. » Les perroquets du PPA (Parti de la Presse et de l’Argent) citent volontiers ce bon mot du « père fondateur » de l’Europe, Jean Monnet. Le seul ennui, c’est qu’il ne les a jamais prononcés. Et pour cause : la culture de Monnet – prononcez « Money » - était surtout celle du dollar.

Avant la Seconde Guerre mondiale, le « géant du XXe siècle » - comme l’appelle la revue Hérodote – mène aux Etats-Unis une fructueuse carrière de businessman (il s’est enrichi dans le trafic d’alcool pendant la prohibition) et de financier de grand chemin. Son appétence pour l’argent l’amène à créer et diriger une banque d’investissement à San Francisco, la Bancamerica-Blair. Pendant la guerre, le banquier devenu diplomate est renvoyé aux Etats-Unis, où il s’acoquine avec le gratin de l’administration Roosevelt. D’abord très hostile à de Gaulle – qui devait selon lui « être détruit » -, il finit prudemment par se rallier au nouvel homme fort. Bon prince, ce dernier lui confie à la Libération le Commisariat général au Plan.

Mais de Gaulle se méfiera toujours de cet intime de Washington, qu’il surnomme « l’Inspirateur ». « Dès les origines, [Monnet] a voulu réaliser une Europe bien unie aux Etats-Unis et par conséquent bien dépendante d’eux ». rouspétera le diplomate gaulliste Maurice Couve de Murville. L’ancien trafiquant de tord-boyaux est l’homme de confiance de l’American Committee on United Europe (Acue), l’officine de la CIA chargée de financer la propagande europhile. En 1952, dans un courrier émouvant, le « père fondateur » rend grâce au général Donovan pour ses bonnes œuvres : « Ce soutien constant, aujourd’hui plus crucial que jamais, nous sera d’une grande aide pour la réalisation complète de nos plans. »[/size][/color][/font]

Pour en savoir plus sur Donovan et l’American Committee on United Europe (Acue) :

[font=arial]Le carnet d’adresses de Monnet embrasse non seulement les barbouzes et les milliardaires américains, mais aussi les élites d’Europe de l’Ouest. En France, les carriéristes les plus influents du monde politique (Antoine Pinay, Guy Mollet, le jeune Valéry Giscard d’Estaing…), de la finance (Monnet est très lié à la banque Lazard), de l’université (Georges Vedel, Jean-Baptiste Duroselle…) et du journalisme (Hubert Beuve-Méry au Monde, l’équipe de l’Express…) rejoindront ou soutiendront son Comité d’action pour les Etats-Unis d’Europe. La composition de cette couveuse rotarienne illustre une autre citation, authentique celle-là, de Jean Monnet : « continuez, continuez, il n’y a pas pour les peuples d’Europe d’autre avenir que dans l’Union. »[/font]

Marie-France Garaud interrogée par un journaliste de France-Culture sur l’Union Européenne, la souveraineté, les institutions, la politique étrangère … :

Première partie :
http://âpp.com/dl/Hgl5

Deuxième partie :
http://âpp.com/dl/Hgl6

Avant je ne l’aimais pas, elle était dans la bande à Pompidou, Giscard, Chirac, elle fréquentait Georges Albertini spécialisé dans la lutte anti-communiste. Mais la situation a changé, l’URSS n’existe plus, elle parle clair sur l’Union Européenne et sur le concept de souveraineté : est souverain celui qui décide en dernier ressort. Soit un groupe d’êtres humains peut décider d’une question en dernier ressort et alors ce groupe aura, comme on dit, le dernier mot, soit il ne l’aura pas. On est souverain ou on ne l’est pas. Par contre elle n’aborde pas les différents intérêts des différentes classes sociales, les différences de classes, cela maque à son analyse.

À propos de l’Union Européenne :

Pour une nouvelle stratégie d’Attac

Contribution de Frédéric VIALE

La « crise grecque » n’est pas une crise, et elle n’est pas grecque.

La crise de juillet 2015 n’est pas une crise, car elle ne constitue en rien une rupture. Simplement, les évènements de juillet de cette année montre l’Union européenne telle qu’elle est vraiment : une machine à punir, anti-démocratique, conçue pour empêcher toute avancée progressiste, quelque soit la volonté des peuples. Il est clair désormais que l’Union européenne sert certains intérêts limités, contre les populations, véritables ennemis de l’intérieur à qui il s’agit d’interdire toute perspective de changement, même modeste.

Cette crise n’est pas grecque, car tous les peuples sont concernés : les demandes portées par Syriza s’inscrivaient dans le lexique modéré du keynésianisme. L’idée qu’il n’est pas raisonnable d’écraser un pays sous des politiques d’austérité si on veut véritablement qu’il s’en sorte est partagée même par les moins révolutionnaires. D’ailleurs, c’est cette idée qui a permis à l’Allemagne d’obtenir un certain aménagement à sa dette impayable en 1952. Avec l’accord imposé par l’eurogroupe en juillet, il n’est pas question de porter remède aux difficultés grecques, mais d’écraser un gouvernement de gauche, certes un peu progressiste mais beaucoup trop pour les autres qui ne le sont pas du tout. Ce qui s’est passé en juillet est un avertissement politique adressé aux peuples par les gouvernements conservateurs et sociaux-démocrates : il n’y a pas d’alternative. Et l’Union européenne est le moyen … Suite ici : http://www.jennar.fr/?p=4558

Le XXIe siècle :

Perte de contrôle, effondrement, krach, chaos, anarchie, dislocation.

Lisez cet article :

Le temps des Etats impuissants, de Pékin à Paris, via Riyad.

La Chine ne parvient plus à fabriquer la croissance comme avant. Elle ne peut pas obliger ses consommateurs à consommer. Ce n’est pas un cas isolé : partout, les Etats peinent de plus en plus à piloter l’économie.

Pékin a perdu la main. C’est une nouveauté majeure, aux conséquences elles aussi majeures. Une nouveauté majeure, parce que le gouvernement chinois avait piloté la trajectoire de l’économie du pays avec une incroyable réussite pendant plus de trois décennies. Des conséquences majeures, car la Chine est devenue l’an dernier la première puissance mondiale, à en croire les calculs du FMI évaluant les PIB non au taux de change du marché, mais à ceux égalisant le pouvoir d’achat des monnaies. La perte de contrôle n’est toutefois pas une spécificité chinoise. Elle est évidente dans beaucoup d’autres pays. Et la révolution numérique va encore l’accentuer.

Commençons donc par les étranges événements qui se sont déroulés à Pékin cet été. Ordres et contre-ordres, fausses pistes et louvoiements… Jamais la Chine moderne n’avait donné spectacle aussi déroutant, alors même que le pouvoir n’a jamais été aussi fort depuis Deng Xiaoping dans les années 1980. Il ne s’agit pas ici de la Bourse de Shanghai - les actions y ont perdu 40 % de leur valeur depuis juin et valent cependant 40 % de plus qu’il y a un an. Mais de la politique menée par le gouvernement pour lutter contre le ralentissement économique, qui se reflète en Bourse. Après avoir relevé les taux d’intérêt et les taux de réserves obligatoires imposées aux banques pour lutter contre la spéculation, Pékin a abaissé les uns et les autres pour soutenir l’activité. Les autorités chinoises ont aussi annoncé un nouveau mécanisme de fixation du taux de change, poursuivant ainsi la longue marche vers la convertibilité du yuan. La petite dépréciation qui s’en est suivie a été interprétée par les investisseurs comme la volonté de dévaluer la monnaie, après une appréciation pratiquement ininterrompue depuis une décennie. Pékin a dû alors soutenir le cours de sa devise. Pour rassurer les investisseurs, le gouvernement avait enfin ordonné aux institutions publiques d’acheter massivement des actions, avant d’annuler cette instruction.

Ce qui pourrait presque passer pour un vent de panique n’a au fond rien d’étonnant. Car la Chine a un défi colossal à relever. En 1979, le gouvernement avait fixé le cap. La croissance serait tirée par l’exportation, soutenue par des salaires de misère. Il fallait donc des usines pour produire, des routes et des ports pour transporter, un gouvernement pour piloter le tout. Le pays a appliqué avec un succès éclatant le modèle suivi auparavant par le Japon et les dragons d’Asie. Ces « Trente Glorieuses » chinoises se sont achevées quelque part au milieu de la première décennie du nouveau millénaire. Il fallait alors passer à la deuxième étape du développement, celle où la consommation du pays prend le relais, stimulée par des augmentations de salaire. Mais ce passage a été bloqué pour deux raisons. D’abord, la crise violente des pays développés a pesé sur les exportations et donc la production chinoise. Ensuite, le consommateur chinois hésite à dépenser davantage alors que la protection sociale reste balbutiante. Il économise pour ses vieux parents restés à la campagne, pour sa retraite, pour sa santé, pour l’école de son enfant. Si le gouvernement peut forcer à investir, il ne peut pas contraindre à consommer. Et encore moins dicter aux entreprises ce qui plaira au consommateur.

Pékin a donc décidé d’accélérer l’investissement pour préserver la croissance et limiter ainsi la contestation sociale et politique. Les banques ont prêté les yeux fermés aux collectivités locales et aux entreprises, qui se sont surendettées pour acquérir des équipements inutiles. Cette deuxième étape du développement chinois touche à sa fin, avec une montagne de dettes à écraser (heureusement que le pays a des réserves financières) et un immense parc de machines à détruire. Désormais, pas de croissance forte sans consommateur ! Sauf qu’il faut du temps, beaucoup de temps pour bâtir une protection sociale digne de ce nom et des canaux financiers solides attirant l’épargne…

Il serait bien sûr facile d’ironiser sur la contradiction fondamentale d’une Chine prise entre autoritarisme politique voulu et libéralisme économique nécessaire. Mais les autres Etats ne sont guère plus puissants. Les économistes tremblent en songeant à la prochaine crise des pays développés, avec des Etats déjà surendettés et des taux d’intérêt déjà très bas. La Russie et le Brésil s’enfoncent dans une récession classique que personne ne peut enrayer, sur fond de matières premières en chute. L’Arabie saoudite, qui a longtemps cru qu’elle pourrait contrôler le marché du pétrole, découvre douloureusement qu’il n’en est rien. Malgré l’une des croissances les plus faibles des pays développés depuis un quart de siècle, la France reste incapable de changer en profondeur, avec des dirigeants qui s’obstinent à prendre des pas de souris pour des enjambées de géant. Seuls les Etats anglo-saxons et nordiques semblent mieux s’en sortir. Mais ils le font en confiant des pans entiers de la puissance publique (santé, éducation, emploi, etc.) à d’autres intervenants privés ou locaux. Partout dans le monde, la révolution numérique va encore plus miner la puissance publique, comme elle mine la puissance de tous les grands acteurs économiques. L’impôt en est un bon exemple. Avec des échanges de plus en plus numérisés, de plus en plus directs entre producteur et consommateur, les pouvoirs publics vont avoir de plus en plus de mal à prélever leur dîme. La taxe de séjour bientôt collectée à Paris par la plate-forme numérique de location de logements Airbnb ne suffira sans doute pas à financer les Etats du XXIe siècle.

En 2017, au Royaume-Uni, un référendum sera organisé à propos de la sortie ou du maintien dans l’Union Européenne.

Aujourd’hui, coup de tonnerre ! Un sondage explosif à propos du Brexit ( = Britain Exit) :

43 % des personnes interrogées veulent sortir de l’Union Européenne.

40 % des personnes interrogées veulent rester dans l’Union Européenne.

17 % sont indécis.

Dimanche 6 septembre 2015 :

La Grande-Bretagne voterait pour sortir de l’UE.

Pour la première fois, un sondage a indiqué dimanche que les Britanniques voteraient pour une sortie de l’Union européenne. Le référendum aura lieu d’ici fin 2017 au plus tard.

Au total, alors que les députés doivent se pencher à nouveau sur le projet de loi sur le référendum lundi, 43 % des personnes interrogées par l’institut Survation pour le compte du Mail on Sunday estiment que la Grande-Bretagne devrait quitter l’UE.

Elles sont 40 % à préférer rester dans l’UE et les 17 % restants sont indécis.

Ce sondage, réalisé via l’internet sur un échantillon de 1004 personnes, marque une rupture avec les précédentes enquêtes d’opinion qui ont toujours conclu à un avantage du « oui » à l’Union européenne.

http://www.romandie.com/news/La-GrandeBretagne-voterait-pour-sortir-de-lUE/627450.rom

Le philosophe Denis COLLIN tire les leçons de ce qui s’est passé en Grèce dans l’idée d’union des travailleurs dépendants avec les travailleurs indépendants à partir du constat de la disparition du mouvement ouvrier :

Extrait :
L’évolution de la situation, de cette double crise, crise du capitalisme et crise de l’alternative au capitalisme pourrait pousser au fatalisme ou au désespoir. Mais le futur reste le nôtre : ce sont les hommes qui écrivent leur propre histoire. Ce qui est nécessaire, c’est de comprendre que l’alternative au capitalisme ne réside pas dans la conquête du pouvoir politique par un vrai parti de gauche qui satisfera les revendications en procédant à l’étatisation des grands moyens de production et d’échange. Il s’agit au contraire de saisir dans toute sa diversité le mouvement réel, c’est-à-dire tous les mouvements qui cherchent à reconstruire du « commun », à retrouver le sens de la communauté politique dans laquelle les individus peuvent devenir les maîtres de leur propre destin. Les revendications nationales et culturelles, convenablement reformulées, peuvent ainsi être des leviers puissants pour la reconstruction d’un vaste mouvement anti-systémique. De même toutes les formes alternatives d’organisation de la production et de la vie commune (coopératives, associations de secours mutuel, etc.) forment les germes d’un nouveau mouvement social. Cela suppose que soient régénérés les syndicats, à la fois en posant la question des formes de syndicalisation des travailleurs précaires et particulièrement des jeunes et en luttant contre la bureaucratie qui ronge de l’intérieur le mouvement syndical. Enfin, il faut tirer toutes les conséquences de cette réalité que la classe ouvrière seule est condamnée à un solo funèbre (selon l’avertissement déjà lancé par Marx) et que c’est seulement un bloc des classes populaires, des travailleurs dépendants et des travailleurs indépendants, qui pourrait efficacement défendre la possibilité d’un monde commun, un bloc cimenté aussi par une bataille culturelle contre la sous-culture des dominants … et la sous-culture d’opposition qui n’en est qu’une autre version.

Intégrale ici :
http://la-sociale.viabloga.com/news/lecons-de-grece

L’un après l’autre, les pays européens violent les accords de Schengen.

1- D’abord, la Hongrie.

La Hongrie a achevé samedi 29 août la pose de la clôture de fils de fer barbelés destinée à empêcher l’entrée des milliers de migrants qui se pressent à sa frontière avec la Serbie.
« La première partie de la clôture frontalière a été achevée deux jours avant la date fixée au 31 août », a indiqué le ministère de la défense. Une palissade de quatre mètres de haut doit ensuite être construite sur les 175 kilomètres de frontière, fermée le 17 juin par les autorités hongroises.

2- Ensuite, l’Autriche.

Trois jours après la découverte d’un camion charnier contenant 71 cadavres, probablement des Syriens en provenance de Hongrie, l’Autriche a annoncé, lundi 31 août, son intention de renforcer les contrôles sur ses frontières orientales. Une manière de durcir le ton à l’encontre des migrants qui affluent quotidiennement sur son sol.
La ministre de l’Intérieur autrichienne, Johanna Mikl-Leitner, a détaillé à la radio ces nouvelles mesures qui ont été mises en place dimanche dans l’Etat du Burgenland, en étroite collaboration avec les autorités hongroises, slovaques et allemandes :

« Nous allons effectuer pendant une période de temps non limitée des contrôles à tous les points de passage frontaliers importants dans la région est, et vérifier tous les véhicules pouvant être utilisés comme cache pour des personnes victimes de trafic. »

3- Ensuite, l’Allemagne.

L’Allemagne a annoncé dimanche 13 septembre la réintroduction de contrôles à ses frontières face à l’afflux de réfugiés, suspendant de facto la libre circulation prévue dans l’espace Schengen européen et marquant une nouvelle aggravation de la crise migratoire sur le continent.

4- Ensuite, la République tchèque.

Migrants : la République tchèque renforce les contrôles à la frontière avec l’Autriche.

La République tchèque va renforcer les contrôles à sa frontière avec l’Autriche, à la suite de la décision de l’Allemagne de réintroduire des contrôles frontaliers en raison de l’afflux de migrants, a déclaré dimanche le ministre tchèque de l’Intérieur.

http://www.romandie.com/news/Migrants-la-Republique-tcheque-renforce-les-controles-a-la-frontiere-avec-lAutriche/629539.rom

Conclusion :

Aujourd’hui, les accords de Schengen n’existent plus.

Dans les faits, les accords de Schengen sont morts.

Grèce : le stupéfiant aveu de la BCE

Le vice-président de la BCE a reconnu que la menace de Grexit n’avait « jamais été lancée pour de vrai ». Un aveu étonnant qui jette une nouvelle lumière sur les événements de l’été dernier.

C’est un aveu qui passera sans doute inaperçu, mais qui lève un voile sur la réalité brute de la stratégie des créanciers de la Grèce en juillet dernier. Dans une interview accordée à Reuters ce 16 septembre, le vice-président de la BCE, Vitor Constâncio, affirme, sans sourciller, que la menace d’expulsion de la Grèce de la zone euro, le fameux « Grexit », « n’a jamais été lancée pour de vrai parce que ce ne serait pas légal. » Et le Portugais de regretter que, du coup, il est désormais nécessaire de « supprimer les doutes qui demeurent sur la viabilité du bloc monétaire. »

Lire la suite ici :
http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-le-stupefiant-aveu-de-la-bce-505811.html

Chômage en août 2015 : record historique battu.

Chômage : catégories A, B, C, D, E :

France métropolitaine :

6 116 300 inscrits à Pôle Emploi.

France entière, y compris l’outre-mer :

6 452 100 inscrits à Pôle Emploi.

Variation sur un mois : + 0,3 %

Variation sur un an : + 6,2 %

http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/PI-Mensuelle-BVNMK3.pdf

Vous vous rappelez toutes les belles promesses au moment du référendum sur le traité de Maastricht ?

  • « Quand on dit que l’Europe de Maastricht créera des emplois, ça reste vrai. Il se trouve que le traité de Maastricht n’est pas encore appliqué. Lorsqu’il le sera, il est évident qu’il y aura une très forte croissance qui en découlera, car nous aurons un grand espace économique avec une monnaie unique. » (Jacques Attali, sur France 2, débat télévisé « Polémiques » animé par Michèle Cotta)

  • « Si le traité de Maastricht était en application, finalement la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré. » (Valéry Giscard d’Estaing, 30 juillet 1992, RTL)

  • « L’Europe est la réponse d’avenir à la question du chômage. En s’appuyant sur un marché de 340 millions de consommateurs, le plus grand du monde ; sur une monnaie unique, la plus forte du monde ; sur un système de sécurité sociale, le plus protecteur du monde, les entreprises pourront se développer et créer des emplois. » (Michel Sapin, 2 août 1992, Le Journal du Dimanche)

  • « Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir : la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de sécurité ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie. » (Michel Rocard, 27 août 1992, Ouest-France)

  • « Les droits sociaux resteront les mêmes – on conservera la Sécurité sociale –, l’Europe va tirer le progrès vers le haut. » (Pierre Bérégovoy, 30 août 1992, Antenne 2)

  • « Pour la France, l’Union Economique et Monétaire, c’est la voie royale pour lutter contre le chômage. » (Michel Sapin, 11 septembre 1992, France Inter)

  • « C’est principalement peut-être sur l’Europe sociale qu’on entend un certain nombre de contrevérités. Et ceux qui ont le plus à gagner de l’Europe sociale, notamment les ouvriers et les employés, sont peut-être les plus inquiets sur ces contrevérités. Comment peut-on dire que l’Europe sera moins sociale demain qu’aujourd’hui ? Alors que ce sera plus d’emplois, plus de protection sociale et moins d’exclusion. » (Martine Aubry, 12 septembre 1992, discours à Béthune)

  • « Si aujourd’hui la banque centrale européenne existait, il est clair que les taux d’intérêt seraient moins élevés en Europe et donc que le chômage y serait moins grave. » (Jean Boissonnat, 15 septembre 1992, La Croix)

Merci Instit.

Même si je ne suis pas d’accord sur tout, deux groupes de réflexion intéressants à lire :

https://cresciencespo.wordpress.com/