[color=#111100]Bonjour Bruno. Une amie qui votait pour le PCF vient de voter pour la première fois pour le Front National. D’habitude, je lui cassais les pieds pour qu’elle ne vote pas pour ce parti, mais ici, je me suis abstenu, car je ne sais plus pour qui voter pour que cela aille mieux pour les gens comme moi. Elle est peu politisée, mais comprend intuitivement que le P$ par ses mesures concrètes ne lui est pas favorable, n’est pas favorable aux simples gens ordinaires pour écrire comme Orwell.
Il me semble que le manque de clarté du PCF sur la nature du P$ plus l’utilisation du mot gauche pour désigner à la fois le P$ et les autres par le P$, par Libération, Le Monde, la télévision, les médias dominants en général entraînent le rejet soit du clivage droite-gauche, soit le rejet de la gauche.
Si en plus des fractions du P$, comme le milliardaire Pierre Bergé agitent des mesures sociétales visant à créer des « droits » qui ne sont que des droits à rendre plus marchands les rapports humains comme par exemple la gestation pour autrui, cela révolte la décence ordinaire et fait basculer de manière émotionnelle dans une émotion populaire anti-système qui profite à qui tu sais.
En outre je considère que le projet impérialiste des capitalistes américains génère l’atmosphère complotiste propice à la résignation, à la confusion et aux démobilisations. Pour comprendre à quel point la domination sur l’information en elle-même permet de remodeler la réalité des faits, il faut se souvenir de la phrase de Karl Rove en 2004, lorsqu’il était conseiller en sécurité pour le président George W. Bush : « Nous sommes un empire, maintenant, et lorsque nous agissons, nous créons notre propre réalité. Et pendant que vous étudiez cette réalité, judicieusement, comme vous le souhaitez, nous agissons à nouveau et nous créons d’autres réalités nouvelles, que vous pouvez étudier également, et c’est ainsi que les choses se passent. Nous sommes les acteurs de l’histoire (…). Et vous, vous tous, il ne vous reste qu’à étudier ce que nous faisons. »
Le projet €uropéen lui aussi annihile, de manière très sophistiquée, le clivage droite-gauche et la démocratie elle-même déjà très affaiblie par l’idéologie de la représentativité. Ceci tout particulièrement depuis le putsch du 4 février 2008 où le Congrès a annulé le choix populaire du 29 mai 2005.
Écoute l’analyse qu’en fait Anne-Cécile Robert du Monde Diplomatique dans un entretien avec l’équipe de Polemix & la Voix off :[/color]
[color=#111100]Le changement viendra de ceux qui ne se laissent pas récupérer. C’est bien ce quoi ont peur ceux qui font système, alors j’ai bien peur qu’ils tentent encore une fois des manœuvres de diversion comme en 1914, en 1939. L’écrivain américain John Dos Passos a décrit l’écrasement du mouvement syndical par l’entrée en guerre dans son ouvrage USA. J’en veux pour preuve que le Congrès des États-Unis d’Amérique vient de voter une résolution appelant le Président à fournir au gouvernement de Kiev une assistance militaire.
Lien vers la résolution :[/color]
Quelques explications en français :
Bruno, l’agitation politique sur l’écriture populaire de la constitution déblayera les obstacles au gouvernement du peuple par le peuple et alors comme bénéfice secondaire exit l’UE.
Assemblées constituantes oui ! Guerres non !