32 Sortir de l'Union Européenne

La vidéo qui démasque Jean-Claude Juncker le menteur :

Jean-Claude Juncker a dirigé le Luxembourg de janvier 1995 à décembre 2013.

Aujourd’hui, le plus grand scandale de l’année 2014 a révélé que le Luxembourg a passé des accords fiscaux secrets.

Ces accords fiscaux secrets ont fait perdre des milliards d’euros de rentrées fiscales à la France, à l’Allemagne, etc.

Or, qu’avons-nous vu le mardi 21 octobre 2008 sur France 2 ?

Nous avons vu ce menteur de Jean-Claude Juncker jouer la comédie devant des millions de télespectateurs.

Il faut voir et revoir cette vidéo durant laquelle Jean-Claude ment, joue la comédie, donne des leçons de morale, fait semblant d’être scandalisé par le reportage du journaliste et par les questions de David Pujadas :

« Je récuse la façon caricaturale dont vous présentez avec la condescendance bien franco-française la réalité luxembourgeoise. Votre reportage fut strictement ridicule. (…) Je ne me sens pas accusé par des reportages superficiels d’un journalisme primaire qui ne fait pas honneur à votre chaîne ».

Jean-Claude Juncker n’est qu’un menteur et un comédien.

Regardez bien cette vidéo à partir de 6 minutes 30 :

De janvier 1995 à 2013, Jean-Claude Juncker a dirigé le Luxembourg.

Le 6 novembre 2014, le plus grand scandale de l’année révélait que le Luxembourg a passé des accords fiscaux secrets avec plus de 300 entreprises multinationales.

Ces accords fiscaux secrets ont privé la France, l’Allemagne, etc, de centaines de milliards d’euros de rentrées fiscales.

Pour ne pas répondre aux questions sur ces accords fiscaux secrets, Jean-Claude Juncker a fui les journalistes pendant une semaine, puis, du bout des lèvres, il a fini par reconnaître les faits : il a utilisé un euphémisme remarquable :

« Il est vrai que l’application de règles diverses, antinomiques très souvent, différentes et opposées peut conduire à des résultats d’imposition qui ne correspondent pas aux normes éthiques et morales généralement admises », a-t-il expliqué.

Mais ce sont tes actes depuis douze ans, Jean-Claude.

Ce sont tes actes depuis douze ans qui ne correspondent pas aux normes éthiques et morales généralement admises.

Et aujourd’hui, Jean-Claude ?

Aujourd’hui, mercredi 12 novembre, tu es encore président de la Commission européenne.

Tu n’as toujours pas été viré de ton poste de président de la Commission européenne.

Le fait que tu sois encore président ne correspond pas aux normes éthiques et morales généralement admises.

Ton maintien à ce poste est un véritable scandale.

Le soutien que t’accordent la majorité des députés européens montre que toutes les institutions européennes ne sont qu’une grande mafia, qui protège son Parrain.

Gilles, j'ai plutôt l'impression que la zone Euro est très keynésienne. Les milliards utilisés pour tenter de résoudre la crise de 2008 sont bien une pratique keynésienne non ? Et il me semble aussi que le comportement >>ultra libéral<< ce sont les islandais qui l'on eu en refusant d'externaliser la faillite des banques, suivant le vieil adage libéral qui accouple la liberté avec la responsabilité.
Les milliards sortis par les États en 2008 dans la zone euro, c'est à dire les contribuables, les citoyens l'ont été pour sauver les banques, cela n'a rien de keynésien, ni de libéral au sens d'Adam Smith. Le monde a été changé depuis Keynes, par exemple, mais je ne peux tout citer : libre-échange, liberté de circulation des capitaux, d'où délocalisation des entreprises et chantage aux délocalisations, dépendance des banques centrales vis à vis des banques commerciales et des marchés financiers. Ce qui aurait été keynésien, cela aurait été en 2008 la nationalisation des banques en contre-partie de leur sauvetage et le fléchage des prêts de ces banques désormais nationalisées vers l'économie physique, les PME, artisans, petits entrepreneurs, ... Je ne retrouve pas la vidéo sur le fléchage des prêts bancaires.

Ce qu’a effectué la zone euro et l’UE concernant les banques est complètement sous l’influence du milieu bancaire comme le montre le dossier vidéo réalisée par l’équipe du journal « Fakir » :

[size=9][b]https://www.youtube.com/watch?v=7srTZRUFzMQ[/b][/size]

Durée 22 mn 37 s Youtube ID = 7srTZRUFzMQ

La politique qui est menée actuellement dans la zone euro est déflationniste. François Ruffin en parle dans sa vidéo « Quelle issue ? - Histoire de la déflation dans les années 30 » :

[size=9][b]https://www.youtube.com/watch?v=gi8lVIhNNes[/b][/size]

Durée 16 mn 8 s Youtube ID = gi8lVIhNNes

Depuis plusieurs années, l’Union Européenne crée des coquilles vides pour essayer de STABILISER le château de cartes européen :

  • le FESF, Fonds Européen de Stabilité Financière
  • le MES, Mécanisme Européen de Stabilité
    Mais ces coquilles vides sont incapables de STABILISER quoi que ce soit. Et aujourd’hui, la faillite est généralisée.

Les impayés mettent l’UE au bord de la crise.

Le Parlement européen a sommé mardi les gouvernements de l’UE de consacrer le montant des amendes perçues en 2014 au règlement des factures impayées pour éviter la cessation de paiements en 2015.

L’Union Européenne est au bord de la cessation de paiements.

De même, neuf pays européens sont en faillite.

En tout, les 28 pays membres de l’Union Européenne ont une dette publique de 11930,266 milliards d’euros. Je dis bien : dette publique de 11930,266 milliards d’euros.

ET DONC l’Union Européenne va … lancer un nouvel emprunt de 315 milliards d’euros !

ET DONC l’Union Européenne va encore créer une nouvelle coquille vide : le FEIS, Fonds européen pour l’investissement stratégique.

C’est ça, l’Union Européenne : quand on est asphyxié par les dettes, quand on est en faillite, on rajoute 315 milliards d’euros de dette supplémentaire !

Malheureusement, les bulles de dette publique ne peuvent pas gonfler jusqu’au ciel.

Mercredi 26 novembre 2014 :

UE : Juncker annonce un plan d’investissements de 315 milliards d’euros.

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a annoncé mercredi un plan destiné à mobiliser 315 milliards d’euros pour des investissements en Europe, afin de relancer la croissance et de « remettre l’Europe au travail ».
« Nous créons un nouveau Fonds européen pour l’investissement stratégique qui permettra de mobiliser 315 milliards d’euros au cours des trois prochaines années », a déclaré M. Juncker devant le Parlement européen.

http://www.boursorama.com/actualites/ue-juncker-annonce-un-plan-d-investissements-de-315-milliards-d-euros-af8faeaa78557c2e85f143b0e9afdb5f

LE VOTE DE LA HONTE.

Le scandale Luxleaks vient de révéler que le Luxembourg avait passé des accords fiscaux secrets avec 300 entreprises multinationales.

Ces accords fiscaux secrets ont privé la France, l’Allemagne, etc, de centaines de milliards de rentrées fiscales.

Le Luxembourg était dirigé par Jean-Claude Juncker de janvier 1995 à décembre 2013.

Aujourd’hui, les députés européens devaient se prononcer pour ou contre le maintien de Jean-Claude Juncker au poste de président de la Commission Européenne.

Que croyez-vous qu’il arriva ?

461 députés européens ont voté pour protéger le Parrain.
461 députés européens ont voté pour garder cette mafia européenne.

Ce vote est une honte.

L’Union Européenne est complètement pourrie.

L’Union Européenne est pourrie par les paradis fiscaux, par les banquiers, par les financiers, par les affairistes … et par les partis politiques qui sont leurs complices.

L’Union Européenne n’est qu’une grande mafia, qui protège son Parrain.

Jeudi 27 novembre 2014 :

La Commission européenne ne tombera pas. Malgré le scandale Luxleaks qui ébranle le président de la Commission et ancien Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, le Parlement européen a renouvelé jeudi sa confiance envers l’exécutif européen. La motion de censure déposée par des partis eurosceptiques du Parlement européen, dont le Front national français, a été repoussée jeudi à Strasbourg par 461 voix contre 101 en faveur et 88 abstentions. Une majorité des deux tiers des suffrages exprimés était requise.

Ce résultat était attendu, les principales formations de droite et de gauche ayant maintenu leur soutien au collège de commissaires et à son président, Jean-Claude Juncker.

L’Union Européenne est en faillite.

Pour la période 2014-2020, les 28 Etats européens se sont engagés à donner 908 milliards d’euros au budget de l’Union Européenne.

Mais ça, c’était avant.

La Cour des comptes européenne a fait ses comptes : elle vient d’annoncer que les 28 Etats européens allaient encore devoir payer.

En tout, les 28 Etats européens vont devoir payer 326 milliards d’euros supplémentaires !

Vous avez bien lu : il manque 326 milliards d’euros dans la caisse de l’Union Européenne !

Lisez cet article ahurissant :

La Cour des comptes s’alarme du trou faramineux du budget européen.

Ce rapport souligne entre autres le fait que les États membres devront débourser 1 234 milliards d’euros pour couvrir les engagements de la Commission. Ce montant totalise les 908 milliards prévus pour les paiements de la période et quelque 326 milliards supplémentaires correspondants à des décaissements liés aux deux périodes budgétaires précédentes, au moins.

L’Union Européenne, c’est 28 Etats dont la dette publique atteint 11930,266 milliards d’euros.

L’Union Européenne, c’est 28 Etats qui doivent payer 908 milliards d’euros pour le budget européen 2014-2020, alors qu’ils sont déjà hyper-endettés.

Et aujourd’hui, nous apprenons qu’en plus, comme si ça ne suffisait pas, il va falloir trouver 326 milliards d’euros supplémentaires pour éviter la faillite de l’Union Européenne !

Mais avec quel argent ?

Hein ?

Avec quel argent ?

L’Union Européenne, c’est le tonneau des Danaïdes.

L’Union Européenne, c’est un mécanisme perdant-perdant.

L’Union Européenne, c’est un suicide collectif.

[font=arial][color=#111100][size=9]
Портрет девојчице црне косе, une oeuvre du peintre serbe Sava Sumanovic

Assez d’accord Bruno ( Instit ) avec cette alerte, mais il faut bien que cette « construction » et les situations qui en découlent profitent à quelques uns pour perdurer. Comme beaucoup d’autres l’ont déjà dit avant moi, je vois deux types principaux d’initiateurs et de continuateurs de cette soit disant construction : le plus haut sommet capitaliste pour asseoir de la manière la plus sophistiquée sa domination et les États-Unis pour asseoir sa domination géo-politique. J’évoque ici ce deuxième aspect par un extrait d’un article de Diana Johnstone.[/size][/color][/font]

[align=center]Le racket de la « protection »[/align]

[font=arial][color=#111100][size=9]Extrait :

Les États-Unis ont besoin de l’ennemi russe pour « sauver l’Europe », ce qui est une autre manière de dire « afin de continuer à dominer l’Europe ». Les décideurs à Washington semblaient inquiets que la focalisation d’Obama sur l’Asie et la négligence de l’Europe pourraient affaiblir le contrôle des États-Unis sur ses alliés de l’OTAN. Les élections du 25 Mai au Parlement européen ont révélé une grande désaffection à l’égard de l’Union européenne. Cette désaffection, notamment en France, est liée à une prise de conscience croissante que l’UE, loin d’être une alternative potentielle aux États-Unis, est en réalité un mécanisme qui verrouille les pays européens dans une mondialisation définie par les États-Unis, les soumettant au déclin économique et à la politique étrangère étasunienne, y compris les guerres.[/size][/color][/font]

[font=arial]Article en entier ici : [/font]http://www.les-crises.fr/ukraine-le-nouveau-rideau-de-fer/

[align=center]Génocide lent et pratiques totalitaires de l’UE en Grèce[/align]


[font=arial][color=#111100][size=10]Скупљање сена - Moisson en serbie 1939 par Sava Sumanovic

Les manifestants grecs mentionnent souvent l’existence de policiers en civil et d’agents provocateurs infiltrés dans les manifestations en Grèce. J’avais l’habitude de croire que c’était une sorte de théorie du complot jusqu’à ce que je commence à assister à des manifs après 2009. Les médias internationaux ont été réticents à signaler cela (à quelques exceptions près) avec des correspondants ayant de la difficulté à croire que de telles pratiques totalitaires sont encore utilisées aujourd’hui dans un pays de l’UE.
vu sur [/size][/color][/font]
http://www.okeanews.fr/20141208-en-grece-les-emeutiers-sont-aussi-des-policiers-en-civil

[font=arial][color=#111100][size=10]La députée SYRIZA María Bólari a vu samedi 6 décembre, un policier incendier une benne à ordures au centre-ville d’Athènes et d’autres policiers insulter les “citoyens”, passants comme manifestants. Et à Thessalonique au même moment, des policiers brisaient les vitres du bâtiment de la Centrale ouvrière intersyndicale pour y projeter des grenades chimiques sur les manifestants qui s’y étaient enfermés. Même attitude à Athènes, lorsque les forces des MAT sont descendues dans la station du métro située sous la Place Omónia, dans une véritable chasse à l’homme inondant la station de leur gaz… si familier.

La politique de la Troïka (Banque centrale européenne, Commission européenne et Fonds monétaire international), est un génocide économique lent et la “gouvernance” Samaras se concrétise alors par la propagande, la terreur ; porteuses de mort, de népotisme et de corruption. Avant même les scènes de guerre d’Athènes et de Thessalonique de ce week-end, la police avait été envoyée la semaine dernière pour… stopper des handicapés dans leur marche vers le ministère des Finances. “Dans l’indignité nous mourrons” criaient-ils dénonçant la suppression de leurs allocations et pour certains d’entre eux, leur… expulsion du système de Santé publique.

vu sur [/size][/color][/font]

Le sentiment d’appartenance.

Lundi 1er décembre 2014, l’institut de sondage IPSOS publie un sondage explosif sur le sentiment d’appartenance.

Question posée par IPSOS :

« Avez-vous le sentiment d’être avant tout :

français : 49 % des personnes interrogées
citoyen du monde : 22 % des personnes interrogées
habitant de votre région : 15 % des personnes interrogées
européen : 14 % des personnes interrogées »

Vous avez bien lu : le sentiment d’être européen arrive en toute dernière position, avec seulement 14 % des personnes interrogées !

Ce sondage montre que, 57 ans après la signature du traité de Rome, la construction européenne a complètement dégoûté les citoyens français. Il montre que le XXIe siècle verra la mort de l’Union européenne, et le retour aux indépendances nationales dans chacune des 28 nations de l’UE.

En Europe, le XXIe siècle verra le retour des Etats-nations libres et souverains.

L’idée européenne est une idée morte.

Bonjour Instit, l’idée d’intégration européenne est par exemple : un canard dont on a coupé la tête et qui continue à courir ou un zombie.

Nation, Démocratie, Rôle de l’état, Construction Européenne : où en est notre démocratie ? Où en sont nos institutions ?

http://www.voixcontreoreille.org/emission_view.php?id_emission=464

L’évènement le plus important de l’année 2014 : la montée aux extrêmes.

Samedi 27 décembre 2014 :

Quels sont les événements et les personnalités politiques qui ont marqué les Français en 2014 ?

Réponses dans notre sondage exclusif Odoxa pour «le Parisien»-«Aujourd’hui en France» et iTélé à paraître ce samedi.

L’événement politique de l’année 2014 : le Front national en tête lors des élections européennes.

C’est d’abord, sans conteste, «le score canon de 25% réalisé par le parti de Marine Le Pen aux élections européennes qui a marqué les esprits», relève Céline Bracq, directrice d’Odoxa. C’est l’événement marquant de l’année pour 51% des Français.

«Le FN premier parti de France est ainsi cité en priorité par les sympathisants de gauche (45%) et encore plus par ceux de droite (57%)». Loin devant la réforme territoriale avec une France qui passe à 13 régions (31% des personnes interrogées).

Elections européennes du 25 mai 2014 :

Les pays où les extrêmes arrivent en tête :
1- La France : Front National = 24,86 %
2- Le Royaume-Uni : UKIP = 26,60 %
3- Le Danemark : Parti Populaire Danois = 26,60 %
4- La Grèce : l’extrême-gauche Syriza = 26,58 % (pour info : les néonazis d’Aube Dorée = 9,40 %)

Les pays où les extrêmes font une percée :
1- L’Italie : Mouvement 5 Etoiles = 21,15 %
2- L’Autriche : FPO = 19,70 %
3- La Belgique : NVA = 16,35 %
4- La Hongrie : Jobbik = 14,68 %
5- La Finlande : « Les Vrais Finlandais » = 12,90 %
6- La Suède : Sverige Demokraterna = 9,70 %
7- L’Espagne : l’extrême-gauche Podemos = 7,97 %
8- La Pologne : KNP = 7,06 %
9- L’Allemagne : le nouveau parti anti-euro AFD = 7 %

Les pays où les extrêmes sont en baisse :
1- Les Pays-Bas : PVV = 13,20 % (aux élections européennes de 2009, le PVV avait eu 16,9 %)
2- La Roumanie : PRM = 2,70 % (aux élections européennes de 2009, le PRM avait eu 8,6 %)

Le FN obtient ses meilleurs scores chez les jeunes et les ouvriers.

[align=center]L’Euro au risque de la chouette
[/align]

30 décembre 2014
Par Jacques Sapir

Ainsi le veut la Constitution : il y aura des élections anticipées en Grèce, qui devraient se tenir le 25 janvier. L’incapacité du Premier-Ministre Samaras à faire élire son candidat à la Présidence de la République (qui se fait en Grèce à une majorité qualifiée de 180 députés au parlement) a sonné l’heure des comptes. Elle vient aussi solder une politique inhumaine imposé par ce même Samaras aux ordres de la « Troïka », soit, rappelons le la Banque Centrale européenne, la Commission Européenne et le FMI. Elle solde de plus une politique des faux-semblants de ce gouvernement aux ordres, qui n’a ni rétabli les finances publiques (une partie des ressources fiscales sont « fictives » car la population n’a plus les moyens de les payer) ni provoqué un retour de la croissance. Il annonçait un « glorieux » 0,7% alors que le pays a connu une récession de près de -25% depuis 2009.

Ces élections sont un cas d’école de l’ingérence toujours plus pesante de l’Union européenne dans la vie démocratique des peuples. Diverses voix autorisées ont déjà menacé les électeurs grecs des pires maux s’ils votaient « mal ». Et, on le sait, SYRIZA, le parti de la gauche radicale, est en tête à ces élections. On a même vu, oh honte faite à tous les français, Pierre Moscovici, qui fut un déplorable ministre des finances se muer en un exécrable représentant de la Commission Européenne et aller à Athènes pour expliquer aux Grecs comment ils devaient voter. Il est vrai que c’est une habitude chez ce triste sire que de mentir sur commande ; il nous en avait donné la preuve déjà en 2012. Le FMI, par ailleurs a immédiatement suspendu son programme d’aide à la Grèce. Que l’on ne vienne plus nous parler de « démocratie » de la part des grandes organisations, soit européennes, soit internationales.

La situation de la Grèce peut se résumer en deux graphiques. Le premier indique l’évolution du PIB, comparé à 2007. L’effondrement du PIB est réellement spectaculaire et implique un appauvrissement d’une grande part de la population.


Source : Base de données du FMI

Mais il y a pire. Si l’on regarde l’investissement, que ce soit calculé en pourcentage du PIB ou calculé en euros constants, on constate un effondrement spectaculaire. En valeur, nous sommes en 2014 à 64% de la valeur des investissements de 1999. Cet effondrement, qui va bien au-delà d’une correction par rapport aux années 2000, marquée par les dépenses liées aux Jeux Olympiques, a plusieurs implications. Tout d’abord une destruction du capital par non-renouvellement, qui va poser un problème redoutable à la Grèce dans les années à venir. Faute d’entretien les infrastructures, qu’elles soient privées ou publiques, vont se dégrader ce qui va entraîner une montée des coûts d’entretien d’ici la fin de la décennie. Par ailleurs, la productivité du travail, non soutenue par un investissement qui fait défaut, va continuer à baisser, rendant plus que problématique le retour à une compétitivité de l’économie grecque. Seule, une baisse des salaires ou une dévaluation permettrait de maintenir les gains de productivité qui ont été payés aux prix fort par la population grecque.


Source : base de données du FMI

On voit qu’à l’évidence ce n’est pas d’un prolongement de la politique d’austérité meurtrière (ou, l’austérité tue, le taux de mortalité a fortement augmenté en Grèce ces dernières années) dont le pays a besoin. Il lui faut d’urgence une politique de relance par l’engagement massifs de dépenses publiques. Mais, c’est ici que se noue le conflit entre un possible gouvernement de SYRIZA et les autorités de la Troïka. Le programme de SYRIZA, que les sondages donnent actuellement largement en tête, prévoit entre autres les mesures suivantes :

* Moratoire sur les dettes des ménages et des petits entrepreneurs aux banques ;
* Hausse du salaire minimum ;
* Annulation de près des deux tiers de la dette publique considérée comme « injuste ».
* Instauration d'une « clause de développement » garantissant que les sommes dépensées pour une relance de l’économie ne seront pas comptabilisées dans le budget.
* Recapitalisation des banques (dont la solvabilité est problématique), sans que les sommes en question soient comptabilisées dans la dette publique du pays.

Ce programme est contradictoire avec les règles européennes. Il ne faut pas s’en étonner. Aujourd’hui, 52% des grecs interrogés considèrent qu’ils se sentent plutôt étrangers aux idéaux européens. Dans ce sondage, http://www.orb-international.com/perch/resources/europeanattitudesresults.pdf‎

réalisé par l’institut Gallup International, 52% des personnes interrogées considèrent qu’il serait préférable de retourner à la monnaie nationale (la Drachme) et seulement 32% considèrent qu’il faudrait conserver l’Euro. C’est un point important, et il est clair que les résultats de ce sondage sont intégrés par les diverses forces politiques grecques. Il entraînera une dynamique tant économique que politique mettant à mal les structures européennes qui imposent aux peuples cette politique d’austérité, et en premier lieu, l’Euro. Car, si l’on va à la crise entre la Grèce et les institutions européennes, les taux d’intérêts monteront immédiatement, provoquant une nouvelle crise en Italie. Or, dans ce pays, trois partis, le Movimente Cinque Stelle, Forza Italia et la Ligue du Nord ont pris leur distance, et parfois de très grandes distances, avec le dogme de l’Euro. SYRIZA le sait qui, tenant compte des pressions scandaleuses sur la vie politique grecque par les institutions européennes, ruse avec ce programme. Mais, si Tsypras est élu, fort de la légitimité d’une élection, seule légitimité qui compte et qui soit, il fera entendre sa voix.

Tous les européens qui sont aujourd’hui révoltés à juste titre, tant économiquement que politiquement, par les agissements anti-démocratiques de la Commission et par les politiques d’austérité doivent se réjouir de cette élection. La chouette, animal emblématique d’Athéna, la déesse de la ruse et de la sagesse, doit manger le serpent Euro. Mais ils doivent, en même temps, envoyer un message clair à Tsypras et à SYRIZA : vous devez appliquer votre programme si vous êtes élus. Une trahison de plus serait une trahison de trop. Nous comprenons que vous rusiez jusqu’à l’élection. Mais après, il faudra appliquer votre programme, et tout votre programme. Ce qui se joue en Grèce aura des répercussions dans toute l’Europe, et en France en particulier. Elles peuvent être positives, si la lutte s’engage entre les peuples et les institutions européennes. Elles peuvent être aussi négatives dans le cas d’une nouvelle trahison. Car, ce qui se profile derrière la Grèce, c’est le problème de l’Italie et de l’Espagne. Oui, l’avenir de l’Europe et de la démocratie se jouera à Athènes, ce qui sera hautement symbolique.

Le bateau « Union européenne » est en train de couler.

Deux pays européens se préparent à quitter le bateau.

La Grèce et le Royaume-Uni se préparent à quitter le bateau.

Dimanche 4 janvier 2015 :

Le Premier ministre britannique conservateur David Cameron a déclaré dimanche souhaiter organiser plus tôt que prévu le référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne, promis en 2017.

Sous la pression des eurosceptiques au sein de son propre parti et face à la popularité croissante du Parti de l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP), qui prône une sortie de l’UE et un durcissement de la politique d’immigration, David Cameron a promis de rénégocier le traité qui lie le Royaume-Uni à l’UE et d’essayer de récupérer certains pouvoirs auprès de Bruxelles.

Il a promis pour cela d’organiser un référendum en 2017, en cas de victoire des conservateurs aux élections législatives de mai prochain.

« Le référendum doit avoir lieu avant la fin de 2017. Si nous pouvions faire cela plus tôt, j’en serais ravi. Plus tôt je pourrai tenir ma promesse d’une renégociation et d’un référendum (…), mieux ce sera », a déclaré le chef du gouvernement lors d’une émission de la BBC.

Merkel serait prête à laisser la Grèce sortir de la zone euro.

La chancelière allemande Angela Merkel est prête à laisser la Grèce sortir de la zone euro, au cas où la Gauche radicale remettrait en cause la politique de rigueur budgétaire dans ce pays, affirme l’édition en ligne du magazine Spiegel.

« Le gouvernement allemand juge quasiment inévitable une sortie de la Grèce de la zone euro, si le chef de l’opposition Alexis Tsipras (Gauche radicale Syriza) dirige le gouvernement après les élections législatives, abandonne la ligne de rigueur budgétaire et ne rembourse plus les dettes du pays », affirme le site web de l’hebdomadaire, en s’appuyant sur « des sources proches du gouvernement allemand ».

Angela Merkel et son ministre des Finances Wolfgang Schäuble (tous deux conservateurs) ont changé d’avis et désormais « ils jugent supportable une sortie de la Grèce de la monnaie unique en raison des progrès accomplis par la zone euro depuis le sommet de la crise en 2012 », assure le Spiegel Online, toujours sur la base de ces sources.

« Le risque de contagion pour d’autres pays est limité car le Portugal et l’Irlande sont considérés comme assainis. Par ailleurs, le MES (mécanisme européen de stabilité) fournit un mécanisme de sauvetage puissant et l’Union bancaire assure la sécurité des instituts de crédit », auraient encore confié ces sources.

Que nous apprend l’Histoire à propos des constructions supranationales ?

Réponse :

1- Au début du cycle, il y a des nations, des nations indépendantes et souveraines.

2- Ensuite, à l’intérieur de ces nations, certaines élites décident de commencer à bâtir une construction supranationale.

3- Ensuite, grâce à la propagande, ces élites parviennent à convaincre les peuples que cette construction supranationale va leur apporter la croissance économique, le progrès social, la baisse du chômage, la solidarité entre tous les hommes, et patati, et patata.

4- Ensuite, les peuples votent pour cette construction supranationale, en pensant qu’elle va réaliser toutes ces belles promesses. Pendant des décennies, il y a de plus en plus d’intégration. C’est la PHASE ASCENDANTE.

5- Ensuite, il arrive toujours un moment où les peuples finissent par comprendre que cette construction supranationale NE profite PAS aux peuples, mais qu’elle profite aux élites. Les peuples finissent par comprendre que cette construction supranationale ne profite qu’à la nomenklatura dans les pays communistes, aux élites politiques et aux élites financières dans les pays occidentaux.

6- Ensuite, les peuples commencent par se révolter, parfois dans la rue, parfois dans les urnes. La construction supranationale entre dans une phase d’implosion, d’effondrement. C’est la PHASE DESCENDANTE.

7- Dernière étape, la construction supranationale se désintègre, se disloque. Les nations qui la composaient reprennent leur indépendance. Fin du cycle.

Aujourd’hui, l’Union européenne est à l’étape 5.

Lundi 5 janvier 2015 :

Europe : l’implosion qui vient.

http://www.michelsanti.fr/europe-implosion/

Lundi 5 janvier 2015 :

Grèce : pour la Commission européenne, l’appartenance à la zone euro est « irrévocable ».

L’appartenance à la zone euro est « irrévocable » !

J’éclate de rire !

Lisez ce dialogue entre Charles de Gaulle et Alain Peyrefitte :

  • De Gaulle : Le Marché Commun, il n’y a en fait que deux ans qu’on a commencé à le réaliser. Or notre expansion industrielle remonte à bien avant deux ans. L’expansion industrielle allemande, italienne, de même. Ceux qui racontent des histoires sur les bienfaits incomparables de l’intégration européenne sont des jean-foutre.

  • Alain Peyrefitte : Le traité de Rome n’a rien prévu pour qu’un de ses membres le quitte.

  • De Gaulle : C’est de la rigolade ! Vous avez déjà vu un grand pays s’engager à rester couillonné, sous prétexte qu’un traité n’a rien prévu pour le cas où il serait couillonné ? Non. Quand on est couillonné, on dit : « Je suis couillonné. Eh bien, voilà, je fous le camp ! » Ce sont des histoires de juristes et de diplomates, tout ça.

Alain Peyrefitte, « C’était De Gaulle », Fayard, tome 2, page 267.

Lundi 12 janvier 2015 :

Une photo exceptionnelle, prise par Martin Argyroglo.

Cette photo est extraordinaire :

Un article de Frédéric Lordon qui essaie de prévoir l’affrontement entre l’extrémisme monétariste UE et Syriza

http://blog.mondediplo.net/2015-01-19-L-alternative-de-Syriza-passer-sous-la-table-ou


[font=Arial][color=black][size=11]

Court extrait :

On notera d’abord la faible consistance de l’argument qui, parmi les créanciers publics, fait grand cas des pertes de la BCE mais fort peu de celles du MES et de l’UE elle-même (27,7 milliards d’euros d’un côté contre 141 milliards d’euros + 53 milliards d’euros de l’autre pourtant). Mais c’est que dans « banque centrale », il y a « banque », qui permet de faire jouer toutes les associations d’idées avec la crise financière de 2007-2008, comme si la BCE était une sorte de Lehman Brothers en plus gros. « La faillite d’une banque » (de plus), et le spectre à nouveau du « grand effondrement », voilà l’épouvantail agité par les demi-habiles du monétarisme européen.

A l’opposé exact de leurs vaticinations cependant, de toutes les « banques » (et en fait de toutes les entités économiques), la banque centrale est la seule pour laquelle la prise de perte est d’une totale innocuité, en tout cas la faillite une catégorie entièrement dénuée de sens, et ceci pour cette simple raison que la faillite est un état d’illiquidité… que la banque centrale ne peut connaître puisqu’elle est, elle-même, la source de toute liquidité ! La banque centrale crée la liquidité. Elle la crée ex nihilo, par une opération qui n’a rien de magique, mais exprime une croyance collective en l’acceptabilité du signe monétaire comme équivalent général, inscrite dans des institutions particulières (qui, par ailleurs, se distinguent par leurs propriétés à reproduire plus ou moins bien cette croyance). Instance ultime de la liquidité, sommet de la pyramide du refinancement, au-delà duquel il n’y a plus rien – oui, c’est un peu vertigineux pour certains esprits innocents –, la banque centrale n’a pas à être elle-même « refinancée » ou recapitalisée, contresens conceptuel qui témoigne d’une incompréhension profonde des mécanismes monétaires : la banque centrale, si besoin est, apure ses propres pertes et s’autorecapitalise par création monétaire pour ainsi dire pro domo.

Comme souvent cependant, au voisinage immédiat des demeurés, il y a les cyniques – et les idéologues. Ceux-ci savent très bien que la banque centrale peut combler ses pertes par ses propres moyens de création monétaire, mais ils ne le veulent pas – essence même du dogme monétariste qui regarde toute création monétaire « anormale » comme un fléau en cours de formation. Mais qu’est-ce que l’« anormalité » en cette matière ? A cette question, le monétarisme appliqué répond invariablement : tout ce qui excède les besoins de refinancement des banques privées, et notamment tout ce qui pourrait constituer une opération plus ou moins médiate de soutien aux États – en quoi consisterait indiscutablement une annulation de la dette grecque inscrite à l’actif de la BCE.

Voilà pourquoi, en passant, le monétarisme se soucie bien moins des pertes du MES que de celles de la BCE en dépit de leurs ordres de grandeur comparés. Les premières sont des pertes sèches pour les Etats-membres, et ceux-ci devront les combler par de nouvelles ressources financières, prélevées ou empruntées – et ça leur coûtera. Les secondes relèvent d’une pure opération de monétisation, qui plus est à destination d’un État (grec) – de celles qui appellent le pieu en bois.‭[/size][/color][/font]

Juncker dit « non » à la Grèce et menace la France.

« Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens », affirme notamment le président de la Commission européenne.

Intraitable. Dans un entretien au Figaro (29 janvier, édition abonnés), le président de la Commission européenne adresse une fin de non-recevoir au gouvernement grec conduit par Alexis Tsipras. Sur l’annulation de la dette, Jean-Claude Juncker oppose à la Grèce un « non » catégorique :
« Athènes a accepté deux plans d’ajustement (de redressement, NDLR), elle doit s’y sentir tenue. Il n’est pas question de supprimer la dette grecque. Les autres pays européens ne l’accepteront pas. »
On a connu le président de la Commission plus conciliant quand, Premier ministre du Luxembourg, il autorisait des dizaines de multinationales à s’affranchir des législations fiscales des pays membres de l’UE.

Les élections ne changent rien, affirme en substance le président de la Commission européenne. Sans prendre beaucoup de gants :
« Dire qu’un monde nouveau a vu le jour après le scrutin de dimanche n’est pas vrai. Nous respectons le suffrage universel en Grèce, mais la Grèce doit aussi respecter les autres, les opinions publiques et les parlementaires du reste de l’Europe. Des arrangements sont possibles, mais ils n’altèreront pas fondamentalement ce qui est en place. »
Vous n’êtes pas certain d’avoir compris ? « Dire que tout va changer parce qu’il y a un nouveau gouvernement à Athènes, c’est prendre ses désirs pour des réalités », ajoute encore Jean-Claude Juncker, qui lâche une phrase terrible, qui résume toutes les limites de la démocratie dans l’Union européenne :
« Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens. »

La construction européenne est anti-sociale.
La construction européenne est anti-populaire.
La construction européenne est anti-démocratique.
Elle doit être détruite.

Bon anniversaire, les 560 traîtres !

C’était il y a sept ans, le 4 février 2008, à Versailles. Les députés et les sénateurs étaient réunis en Congrès pour voter le projet de loi constitutionnelle modifiant le titre XV de la Constitution. En clair :

  • Si les députés et les sénateurs avaient voté « contre », un référendum sur le traité de Lisbonne aurait été organisé.

  • Si les députés et les sénateurs avaient voté « pour », il n’y aurait pas eu de référendum sur le traité de Lisbonne.

Résultat :

Les députés et les sénateurs se sont rendus complices d’un coup d’Etat : ils ont voté « pour » (560 voix).

560 traîtres ont trahi le peuple français.

560 traîtres ont refusé de soumettre le traité de Lisbonne à référendum, alors que ce traité de Lisbonne reprend 98 % du Traité établissant une constitution pour l’Europe.

Seuls 181 députés et sénateurs ont sauvé l’honneur. Seuls 181 députés et sénateurs ont résisté au coup d’Etat : ils ont voté « contre ».

Conséquence : il n’y a pas eu de référendum sur le traité de Lisbonne. Le traité de Lisbonne a été adopté trois jours plus tard par le Parlement français, le 7 février 2008.

Conclusion : la construction européenne est anti-sociale, anti-populaire, anti-démocratique. Elle doit être détruite.

Pour savoir qui sont les 560 traîtres qui ont voté « pour », c’est ici :

http://www.assemblee-nationale.fr/13/scrutins/jo9000.asp

Après l’ultimatum de la BCE, voici maintenant l’ultimatum de l’Eurogroupe.

Vendredi 6 février 2015 :

La Bourse de New York a perdu près de 0,5% vendredi, plongeant dans le rouge en fin de séance après que Jeroen Dijsselbloem, président de l’Eurogroupe, a dit que la Grèce avait jusqu’au 16 février pour demander un prolongement de son programme d’aide, faute de quoi le pays risquait d’être privé de soutien financier.

En clair :

Lundi 16 février, si la Grèce ne demande pas officiellement un prolongement de son programme d’aide, la Grèce n’aura plus aucun soutien financier de la zone euro.

Et si la Grèce ne reçoit plus aucun soutien financier de la zone euro, elle sera obligée d’en sortir.