3 Extension des moyens de la résistance

1)Laïcité

La loi française est ce qui convient le mieux à tous ceux qui dans les religions admettent la nécessité de la laïcité, et il n’y a pas une seule religion qui soit dépourvue d’adeptes demandeurs de cette laïcité.

Qu’on ne fasse pas un procès a priori aux religions, même s’il y a de tout dans les religions comme partout (on a même vu des staliniens chez les cocos…).

Il y a quand même de l’espoir de ce côté : celui du pluralisme, de la liberté de conscience, et de « l’interface » entre vie privée et vie publique : on commence à savoir faire ! ( il y a eu tant « d’erreurs » qu’on a de quoi éviter de les recommettre, non ?)

  1. base-sommet ?

on attend du sommet qu’il provoque la base et de la base qu’elle se montre à la hauteur ? pour moi il n’y a de base que si l’on se contente d’une telle vision. Quand j’essaye de comprendre le livre d’un grand penseur, j’ai le sentiment de « me hisser » vers des sommets, mais une fois « arrivé », je découvre l’humilité de l’auteur : son « autorité », il s’en fout !

…ensuite, « enrichi » par mes lectures, vais-je jouer au petit chef ? (c’est que je n’ai rien compris de mes auteurs préférés !)

Upside down

Guillaume et Fanfan nous ont écrit tous deux que ce qui importe n’est pas tant d’écrire une constitution, mais d’apprendre à communiquer entre nous ; Guillaume a déploré qu’on ne rigole pas assez ici.
Ce forum a pourtant un titre et un sous-titre bien particuliers. Qui les a attirés quand même.

Moi qui considère que la constitution est, s’il en est, le bon bout de nos plus grands problèmes (je parle des affaires publiques, pas de ma psy ou de mes problèmes de communication, car j’en ai pas mal – merci Guillaume, au fait, je ne savais pas) je n’ai pas envie de répondre à cela. C’est complètement à rebrousse poil de la démarche de ce forum (je m’en tiens au titre et à mes échanges avec Étienne).

Fanfan enfonce une porte ouverte et vient heurter un mur : attention, même sans le vouloir, nos propos risquent toujours de blesser celui qui les reçoit. Ah bon, on ne savait pas. Nous voilà bien avancés.

Guillaume ou Fanfan nous disent qu’on va refaire le monde (ce qui est à peu près l’objectif de ce forum) en apprenant à communier entre gens qui veulent avant tout ne blesser personne. C’est beau la foi… d’un démocrate qui croit que la politique peut se passer de conflits, et même que le conflit c’est le problème. Lisez donc Alain (pas le philosophe, le nôtre…)

Dans ma famille, dans mon cercle de potes, on n’a pas besoin d’une constitution, mais on a un grand besoin de veiller à la communication, même si on a certaine habitude à ne pas cacher les conflits sous la nappe. Si vous voulez, on s’organise une soirée pyjama un de ces quatre. Qui sait, on peut rêver, on pondra un article de constitution en philosophant sur les merveilles de la communion fraternelle… vous me pardonnerez si j’amène quelques litrons de rouge pour accroître les sensations…

Nos deux confrères nous suggèrent implicitement… de changer le titre et l’objet du forum. Quant à son administrateur, instigateur, je veux parler du type qui fédère ici par ses écrits (qui lui appartiennent et sont postés essentiellement hors du forum)… Guillaume, je crois, a plusieurs fois posé la question vertement "comment instrumentaliser (intelligemment) l’ « aura » d’Étienne… Il venait de débarquer ici. Un mois plus tard, à peine, il écrivait sur Agoravox qu’Étienne « se la joue ». Encore de charmantes projections de complexes personnels. Bravo.

Guillaume a décrété qu’il est « barré », et qu’un certain « noyau dur » (terme de Fanfan) écrit ici des choses trop complexes. On croirait qu’il se dévalorise, mais il semblerait qu’il demande en fait à chacun de se mettre à son niveau, qu’il a fixé lui-même : bas, pas sérieux, et « barré ». Plus on est de fous…

Je lui dit qu’il y a des moyens plus constructifs d’utiliser ses complexes d’infériorité, il m’accuse de lui conseiller un psy, et de m’enquérir sur sa marque de chichon… Arrêtez de vous coller des baffes en public, alors, ça nous arrangera tout comme vous.

Ce forum est complètement libre, et que je parle deux fois plus n’enlève de parole à personne, d’autorité à personne, de droit de critiquer à personne. Mais non, on fait des stats sur les grandes gueules, qui sont aussi ceux qui passent le gros de leurs temps libres à lire, cogiter, échanger, … au lieu d’infléchir les stats en la ramenant soi-même. Enfin, après, ça dépend du contenu : pour mémo, je plafonne (…) à 2.18 messages / jour ; Guillaume nous fait un très honorable 1.83. Ce qui doit le placer dans le 5 majeur… Je présume qu’il se situe dans les monopolisateurs de micro, ici. Enfin, je veux dire sur ce forum qu’il a quitté, paraît-il. Pardonnez-moi, mais quand je mens ou je triche, car personne ne croira que cela ne m’arrive que très rarement, je le fais avec plus de discrétion.

Ce forum est complètement libre, à ceci près qu’il a un titre, un objet, mais nous y voyons les mêmes gens qui s’intéressent peu à débattre de la question posée, vouloir changer ladite question, proposer de l’organiser et déplorer en même temps qu’ils sont les petites gens dans un système dirigé d’en haut…

Et quelle production ce mois-ci : des centaines d’heures de psychologisation, de pseudo anthropologie de la société primitive ; à peu près aucune proposition sur le fond du débat.

Étienne a insisté sur le fait qu’il a hésité longtemps à monter un forum, et qu’en étant trop nombreux, on risque de ne pas y arriver, que « gérer » un projet pareil est trop dur pour une seule personne ; qu’on ne fait pas LA constitution, mais une constitution, et qu’il en faudrait plusieurs, pour choisir (la moins pire).

Et voilà des jours et des jours que cette idée de sommet - base ou inverse, piochée par Guillaume sur un autre site… fait ici un tabac (si ce n’est pas symptomatique de la panne d’inspiration sur le débat de fond, je suis chauve).

C’était sur une page consacrée à la démocratie directe, où Étienne a écrit au sujet de sa démarche et s’est vu répondre surtout sur ses écrits du printemps dernier, sauf pour dire qu’il entendait faire « sa constitution » (non, Guillaume, « seul dans votre cuisine » vous n’avez jamais écrit de constitution, je parie mon salaire de l’an prochain, arrêtons ce cinoche). Une page où Guillaume a librement critiqué ce forum sur ce plan, tout en « respectant » le travail de ces gens désintéressés, s’abstenant de dire qu’il en était membre avant de mentir en disant qu’il n’en était plus parce que.

Guillaume a dit là bas (sur Agoravox) « la constitution c’est du sommet vers la base », et puis c’est devenu ici un jugement proposé pour ce projet… Hop, ni vu ni connu, l’amalgame énorme, qui partait déjà d’un jugement extrêmement caricatural, pour ne pas dire faux. Mais mon cher Guillaume, vous qui cherchez à susciter plus d’autorité, faites un peu attention à l’emploi des parallèles grossiers. Ici, je pense que comme les dogmes et grilles figées en tout genre, il est de bon ton d’éviter de les manier compulsivement.

Nous avons ici des gens qui réfléchissent spontanément, librement, sur des propositions pour les règles du pouvoir, un Étienne qui dit « tout homme au pouvoir est dangereux, moi y compris »… et des gens qui passent la moitié de leur temps à dire « moi le petit rien du tout » et en sont à décréter eux mêmes qu’ici c’est base - sommet. C’est très fort, cette manière de cadrer les choses. Pardon si je n’obéis pas à cette attitude d’autodénigrement.)

Des gens que de temps à autres, on serait ravi d’entendre proposer des réponses aux questions impliquées par le sujet de ce forum. Mais comme cela ne les intéresse manifestement pas beaucoup (qu’ils soient ou non capables de s’y coller ou capables de se dire : « moi aussi je suis capable ») ils risquent de déplorer longtemps qu’un trop petit noyau dur s’acharne ici à débattre au sujet des institutions… et qu’ils n’en sont pas, et que marre des chefs.

Je suis désolé : la plus grande gueule de ce forum s’est offert un nouveau message. Et pour ne brosser personne dans le sens du poil. Que des gens se disent « ce type n’a aucune capacité de remise en question », je ne vais pas lutter contre, ce serait vain, et pour me faire une idée, j’ai assez de proches sur qui compter. Quant à mon orgueil, je me connais aussi très bien.

Je suis écoeuré de voir à quel point on peut sortir plein de mamours épistolaires sans même voir qu’on cogne sur des gens qui bossent de manière désintéressée, au point de consacrer le gros de leurs temps libres. Et qu’on suggère purement et simplement, en rejoignant un projet, de changer l’objectif pourtant affiché. Comme vous dites, Guillaume : « vous vous prenez pour qui ? » Au sérieux, je n’en doute pas. Il y a des manières bien diverses de se prendre au sérieux, faut croire.

Sachez que pour ma part, grande gueule provisoire de ce forum est un statut qui ne m’est d’aucune utilité, et ne me procure pas le moindre orgueil.

Je m’applique à proposer ici des réponses à la question. Chacun peut juger sur pièces, je ne fais que prétendre que je fais pour le mieux.

Tu ne demandes rien, et on te reproche une autorité qu’on te reconnaît librement (puisque ça ne s’impose pas)… je ne vois pas pourquoi on te reprocherait une autorité qu’on ne te reconnaît pas (je déduis…) ??

Je suis un vulgaire Lambda, jeune qui plus est, mais je consacre énormément de temps à notre sujet, dans les 25 heures par semaines depuis deux ans au moins. Tout simplement parce que j’y attache une très grande importance, parce que je me retrouve dans cette démarche libre, et que je crois pouvoir assumer ce boulot bénévole sans en vouloir aux autres.
Et je n’ai jamais suggéré à quiconque de se lancer dans un sacerdoce quel qu’il soit.

Les Mère Théresa et autres missionnaires qui ont fait plus de dégâts qu’ils n’ont aidé, sans jamais le savoir, on en a assez vu. Alors les déluges de mamours et de belles intentions, ça va, on juge sur pièces, librement.

Je parle souvent cru, je suis nul (avare) pour les compliments, mais je sais assez comment mon entourage me juge, dans la durée. Au moins je revendique certaine intégrité. Fanfan, après de belles tirades publiques sur le savoir faire risette, et à qui j’avais envoyé un email, m’a répondu, sous le sobriquet de « regard franc » : « renvoyé sans lire - la communication est brouillée, je suis dans le triangle des Bermudes - oublie mon email » (si vous repassez, ma chère Françoise, sachez que c’est votre réponse qui m’a donné votre email… et franchement, pareil mépris et autant d’intégrité ne valaient même pas un bon vieux silence radio.)

J’ai un bon conseil à donner aux aimables distributeurs de mamours à clous, de doux crachats dans la soupe, aux amateurs d’auto flagellation projective… songez deux minutes à la femme d’Étienne et à ses gosses, quand vous aurez à critiquer la démarche, l’objectif, la soi-disant « gestion » « up - down » ou je ne sais quoi, et autres formes de ce projet.

Ah, servitude volontaire quand tu nous tiens… On se demande qui déteste le plus les chefs : les bouffeurs de liberté qui n’attendent pas qu’on les guide et qui se méfient des chefs tout court, ou les gens qui attendent l’avis de celui qui finira bien par être chef autoproclamé ou même désigné par les autres, ne serait-ce que pour avoir quelque chose à contredire.

Voilà, des grilles ont poussé, des gens les ont érigées spontanément, librement, dans un projet tout ce qu’il y a de libre… où tout le monde a les mêmes droits, et subit les mêmes contraintes (quelques broutilles techniques), et où personne n’a ni privilège ni pouvoir établi.

Peut-être est-ce le privilège insouciant de ceux qui causent le plus, qui profitent de leur liberté pour la cultiver, de ne pas s’être inquiété plus tôt, spontanément, du fait que des muets volontaires, des petits autoproclamés, leur reprocheraient bientôt de les faire taire, de les dominer…

… allez, au boulot… :frowning:

TRAVAUX PRATIQUES:

résister aux diktats européens et aux plans d’austérité qui poussent le monde au bord du gouffre. La crise actuelle n’est pas celle de tel ou tel Etat, ou le résultat d’acquis sociaux et démocratiques trop élevés. Elle est la crise du capitalisme, de l’eurocapitalisme. Elle appelle à dépasser ce système et à en inventer un nouveau qui placerait l’homme et la nature, l’avenir de la planète en son cœur. Il est temps d’inventer la nouvelle Europe sociale, solidaire, écologique, pacifique. Cela appelle de changer les traités actuels et d’aider les peuples à en écrire un nouveau. On nous dit que ce sera difficile. Oui. C’est l’objet d’une lutte de classe aigüe. Rien n’avancera sans que le monde du travail et de la création se mobilise pour faire front. Il faut en avoir le courage. Dans l’intérêt de tous. Dans l’intérêt de l’idée européenne elle-même.

Partout, organisons des débats sur les moyens de faire autrement. Organisons l’action contre le plan d’austérité Sarkozy-Fillon, dont l’attaque contre les retraites, les indemnités des plus pauvres, le blocage des salaires, la réduction d’emplois publics, ne sont que la base avancée. L’heure est à la résistance et à la riposte la plus large possible, à l’alliance de tous les salariés, retraités, jeunes, dans un grand front social et politique.

L’ampleur de la journée de mobilisation du 27 mai en sera un test qui pourra s’avérer déterminant. Ensemble, aidons à la réussir.

[color=purple]@ Alain,

J’ai bien peur que la journée de mobilisation du 27 mai ne soit une journée de mobilisation comme les autres, voire un peu moins si la météo n’est pas clémente.

J’ai aussi bien peur que l’immense majorité de nos concitoyens manquent du courage et de l’énergie nécessaires pour faire preuve de l’inventivité que tu appelles de tes vœux. À mon sens, il en faudrait bien davantage pour les réveiller. Les temps ne sont tout simplement pas encore assez durs, et les « anesthésiants » puissants généreusement dispensés par nos média nationaux sont efficaces…[/color]

Oui, Candide, mais j’ai aussi peur qu’on ne nous laisse pas le temps d’avoir vraiment la peur qu’on devrait…
En fait, si l’on ne mise pas sur « l’inattendu », on peut attendre longtemps les signes précurseurs de « l’éruption de la fin », etc…
Ce que je constate, c’est que « le peuple » n’est pas en permanence aussi « c… » qu’il parait!

Même sur des questions « pointues » pour les « experts », il se trouve que le dit « peuple » a accumulé dans l’intimité de ses révoltes non dites une « connaissance » : les sondages trahissent cette réalité: 66% des sondés condamnent le capitalisme, et cela ne vient pas d’hier, cela vient de bien avant: ce peuple « couché » nous rumine quelquechose, et sa lucidité est peut-être plus grande que celle des « managers ».

Même les dirigeants du G 20 savent que « ça va péter », un jour pas forcément de la couleur de la marée orange du Golfe du mexique, mais eux ont déjà anticipé cette crise, avec des modèles de gestion des crises, (style « Pinochet vite! » ou "péril jaune!"etc…)donc, le 27 mai, « çà ne va pas péter », mais le modèle « front des résistances » va continuer à se construire, « lentement mais sûrement », car l’apparente « passivité » du peuple est aussi sa future « résilience » face aux « évènements ». tout cela n’est bien sûr que « mon hypothèse »!

Finalement, il faut des « appareils » pour produire « un peu plus vite » ce que le peuple se lasse d’attendre: une fausse monnaie qui serve mieux que la monnaie des singes qui nous gouvernent! On n’échappe pas à la guerre idéologique qu’on nous fait sans esprit de résistance…

Ce que je constate, c'est que "le peuple" n'est pas en permanence aussi "c.." qu'il parait!

Même sur des questions « pointues » pour les « experts », il se trouve que le dit « peuple » a accumulé dans l’intimité de ses révoltes non dites une « connaissance » : les sondages trahissent cette réalité: 66% des sondés condamnent le capitalisme, et cela ne vient pas d’hier, cela vient de bien avant.


Certes, mais entre condamner et oser agir, il y a un marge importante.

Oui, Candide, mais [b]j'ai aussi peur qu'on ne nous laisse pas le temps d'avoir vraiment la peur qu'on devrait[/b]... En fait, si l'on ne mise pas sur "l'inattendu", on peut attendre longtemps les signes précurseurs de "l'éruption de la fin", etc...

donc, le 27 mai, « çà ne va pas péter », mais le modèle « front des résistances » va continuer à se construire, « lentement mais sûrement », car l’apparente « passivité » du peuple est aussi sa future « résilience » face aux « évènements ».


Ces deux paragraphes ne sont-ils pas un peu contradictoire ? Cela dit, dans la mesure où nous n’avons pas de levier sur le peuple, nous en sommes effectivement réduits à communiquer, à essayer de construire et à espérer…

Ce que je constate, c'est que "le peuple" n'est pas en permanence aussi "c.." qu'il parait!

Même sur des questions « pointues » pour les « experts », il se trouve que le dit « peuple » a accumulé dans l’intimité de ses révoltes non dites une « connaissance » : les sondages trahissent cette réalité: 66% des sondés condamnent le capitalisme, et cela ne vient pas d’hier, cela vient de bien avant.


Certes, mais entre condamner et oser agir, il y a un marge importante.

Oui, Candide, mais [b]j'ai aussi peur qu'on ne nous laisse pas le temps d'avoir vraiment la peur qu'on devrait[/b]... En fait, si l'on ne mise pas sur "l'inattendu", on peut attendre longtemps les signes précurseurs de "l'éruption de la fin", etc...

donc, le 27 mai, « çà ne va pas péter », mais le modèle « front des résistances » va continuer à se construire, « lentement mais sûrement », car l’apparente « passivité » du peuple est aussi sa future « résilience » face aux « évènements ».


Ces deux paragraphes ne sont-ils pas un peu contradictoire ? Cela dit, dans la mesure où nous n’avons pas de levier sur le peuple, nous en sommes effectivement réduits à communiquer, à essayer de construire et à espérer…

Ne pas être aussi « con » qu’il paraît… n’est pas assez, ce qu’il faut c’est « être moins con que l’adversaire »… et la j’ai bien peur que sans l’y pousser, le « peuple » ne sera jamais aussi instruit qu’il faudrait. On perd trop de temps à considérer des conneries… qui gagnent des votations « démocratiques » par majorité absolue (entre elles celle qui préconise qu’il est toujours plus « confortable » de ne rien faire du tout et qu’on adopte par « consensus » virtuel sans même voter). Les sondages, dans ces conditions disent bien ce qu’on veut leur faire dire (même que quand ils disent le contraire, par « hasard », on n’a qu’à ne pas les rendre publics).

Faut pas prendre ces désirs pour la réalité, et cacher les discrépances…

Si on ne se resout pas à ÊTRE l’inattendu… à quoi bon espérer que quelqu’un d’autre (et pourquoi il devrait suivre une autre logique moins optimale que la votre?) le soit pour vous?

Les contradictions sont partout… et empêchent n’importe quoi.

Mais la faute de tout n’est jamais qu’aux autres… c’est commode comme pensée absolutoire… et donc toujours majoritaire.

Depuis le temps qu’on discute sans rien faire et rien laisser faire… faudrait se resoudre un jour à se regarder dans le miroir.

[color=purple]Justement, Ningùn, justement : je pense que pour beaucoup (et c’est peu dire), l’idée de se regarder dans le miroir ne leur est pas encore venue.

On ne peut pas avoir envie de régler un problème tant que l’on n’a pas pris conscience que problème il y a.[/color]

« l’inattendu » (que je m’imagine « travailler en militant »…) sera par définition différent et surprenant, y compris pour les « devins » qui ne manqueront pas d’affirmer détenir le secret de l’Histoire avec un grand H aspiré…

Mais l’enchainement de « la crise » s’accélère, les consciences découvrent des montagnes de mensonges tous azimuts, la « crédibilité » des « modèles » et des « experts » chute autant que les cours de la bourse, sauf qu’elle, la crédibilité, elle ne remonte pas, et personne n’empoche une « mise »: aucune « internationale communiste » à l’horizon, ce qui promet à « la crise » d’aller enfin jusqu’à l’absurdité absolue d’un système livré à lui-même…

l’appauvrissement populaire sera massif, c’est « promis »!

Ce type de « promesse » de la part d’un système dominant basé sur tant de mensonges plus flatteurs hier encore « crédibles », voilà la douche froide que je crois suffisante pour que « Nous », le peuple endormi, « nous » nous réveillions:
l’épisode, c’est « Société de consommation: FIN »

…Non pas vêtus d’une casaque rouge avec un marteau et une faucille dessus, mais « enfin à poil »!

…avec la « convivialité des sans-culottes »!

Seul ce réveil est « attendu » dans « l’inattendu »: il y a bien longtemps que la majorité du peuple a cessé d’être dupe quant aux apparences. Il faut « un silence d’environ une demi-heure » pour comprendre: on ne peut pas dire aux gens, « allez, sautez dans la rue dans 15 minutes »!..Ils iront là en temps et en heure voulue, impossible à « décréter »!

[color=#111100][size=9]— Alain, L’Humanité pose aujourd’hui la question : « Une nouvelle « construction européenne » est-elle possible ? »

— « Je réponds à ma façon : Malheureusement oui, le ventre est fécond d’où est sorti la bête immonde. »

Maintenant, nous voyons bien avec toutes les mesures anti-démocratiques de rigueur et d’austérité de l’UE pour rassurer les marchés, que l’européisme a fait peu à peu sienne la devise de Mussolini : « Le fascisme devrait plutôt être appelé Corporatisme, puisqu’il s’agit en fait de l’intégration des pouvoirs de l’État et des pouvoirs du marché. »

Comme le dit Étienne dans son message Logique de l’obstination, certains dirigeants européens sont conscients de l’échec de leur projet européiste, mais l’honneur les obligent à ne pas reconnaître cet échec.

Image des manifestations du 20 mai en Grèce, la lutte continue :[/size][/color]

ΤΕΡΜΑ ΠΙΑ ΣΤΗΝ ΚΟΡΟΪΔΙΑ : METTONS UN TERME AUX TROMPERIES
ΤΗΝ ΚΡΙΣΗ ΝΑ ΠΛΗΡΩΣΕΙ Η ΠΛΟΥΤΟΚΡΑΤΙΑ : LA PLOUTOCRATIE DOIT PAYER LA CRISE

Loin des rêves, les yeux ouverts, l’analyse de Daniel Gluckstein…

Seul ce réveil est "attendu" dans "l'inattendu": il y a bien longtemps que la majorité du peuple a cessé d'être dupe quant aux apparences. Il faut "un silence d'environ une demi-heure" pour comprendre: on ne peut pas dire aux gens, "allez, sautez dans la rue dans 15 minutes"!...Ils iront là en temps et en heure voulue, impossible à "décréter"!
Cessé d'être dupe quant aux apparences? Pas encore. Ni politiquement, ni économiquement. Savoir que quelque-chose ne fonctionne pas comme il faudrait est une chose... tant qu'on ne sait pas comment faire autrement, on reste dupe. Conscient peut-être, mais dupe. C'est bien pour cela qu'on continue à s'étonner du fait que rien n'explose. Exploser pour quoi faire? Exploser pour le plaisir d'exploser ne sert à rien.
Exploser pour quoi faire ? Exploser pour le plaisir d'exploser ne sert à rien.
[color=#111100][size=9]Tout à fait d'accord, NingúnOtro, d'autant que des solutions existent pour sortir de l'Union Européenne.

En voilà une, vue sur Internet parmi d’autres, globale comme tu les aimes et applicable localement dans chaque pays de l’Ex-UE.

Il est tout à fait possible en effet d’inscrire un plan de sortie de l’euro dans un cadre général de rétablissement économique :

  1. en définissant un plan de rétablissement des finances publiques de moyen terme. Ce plan pourrait inclure le rachat à bas prix d’actifs publics indûment bradés pour complaire aux critères du plan de stabilité ;

  2. comme l’a établi la Banque Centrale européenne, quitter l’euro c’est quitter l’Union européenne. C’est donc faire immédiatement à chaque pays des économies (pour la France au moins 7 milliards d’économies annuelles.) Les Français pourraient par exemple continuer à verser un milliard d’euros au titre de politiques de coopération, pour ne pas paraître mesquins, et conserver 6 milliards d’euros par an pour un fonds de stabilisation du cours du Franc ; Chaque pays reviendrait à sa monnaie nationale et utiliserait les économies de la sortie de l’UE pour stabiliser sa monnaie dans un premier temps, puis pour son développement industriel.

  3. Pour chaque pays, il faudrait définir une cible de parité non plus avec la seule Allemagne, comme c’est actuellement le cas (l’euro revient, pour la France, à adopter la politique monétaire qui convient à l’Allemagne), mais avec un panier de devises comprenant le dollar, le yuan, l’euro (ou ce qu’il en restera), le yen. A charge pour chaque pays de réévaluer cette cible au besoin mensuellement, et de taxer les importations en provenance des pays aux monnaies sous-évaluées, comme proposé dans le cadre d’une taxe de libre-échange. Ceci répond par avance à ceux qui craignent une spirale de dévaluations compétitives. Et les rentrées de cette taxe de libre-échange pourraient servir à financer la réindustrialisation de chaque pays européen.

  4. Pour éviter les fuites de capitaux, il n’est pas inenvisageable de mettre en place provisoirement un contrôle des capitaux. Cela sonne comme un retour à la lampe à huile, mais ce n’est pas si loin et rien ne dit que l’on ait gagné à abandonner successivement tous les moyens d’intervention de la puissance publique - la Chine conserve un contrôle des changes et le monde fait avec, et la Chine s’en sort plutôt bien.

  5. comme la crise actuelle est une crise de demande liée à la pression sur les salaires, il est important de prévoir une hausse des salaires. Comme l’objectif est cependant de ne pas effrayer les marchés plus que de raison, on peut prévoir un rattrapage sur cinq années. Cela permet par ailleurs d’éviter que le rattrapage en une seule fois parte directement en importation d’Ipods fabriqués en Chine. Il s’agit de laisser le temps aux productions de chaque pays européens de redémarrer doucement.

  6. En récupérant son siège à l’OMC, par le fait de sortir de l’Union européenne, chaque pays européen pourra poser quelques bonnes questions. Par exemple sur la fiscalité qui pèse si peu sur les groupes internationaux implantés dans certains pays- et qui y domicilient leurs bénéfices. La concurrence fiscale déloyale pourra être abordée directement, sans passer par un commissaire européen toujours défavorable à la régulation des échanges. Chaque pays européen pourra également demander l’établissement de règles sociales minimales dans les pays exportant chez lui - pas de raison qu’un patron employant des gens au noir dans un pays européen encoure la prison alors que s’il délocalise en Chine ou dans un pays sans droits sociaux il gagnera une médaille.

  7. De façon générale, il est important d’annoncer la couleur longtemps à l’avance et de rendre crédible une inflexion stratégique majeure. Les industriels, dans l’automobile par exemple, planifient l’évolution de leur appareil de production quelques années à l’avance. Si l’on veut que des usines ouvrent à nouveau dans les pays européens et pas en Chine, il faudra non pas taper du poing sur la table mais rendre crédible le fait que la concurrence déloyale généralisée c’est fini.

  8. Pour ce qui est de la procédure de sortie de la zone euro, elle n’existe pas. Il faudra donc sortir de l’Union européenne - c’est de toute façon indispensable, ne serait-ce que pour pouvoir négocier directement à l’OMC. Comme le précise Cédric Mas, sur le blog de Paul Jorion, trois mois suffisent pour cela.

http://www.pauljorion.com/blog/?p=9416

Toutes ces idées demandent à être polies, modifiées, précisées. Mais je suis persuadé que nous ne nous sortirons pas de la situation actuelle sans solutions rompant avec les politiques conduites depuis 1983, et un peu plus précises que de réclamer une autre Europe ou une Europe qui marche ![/size][/color]

A lire dans le même esprit
http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/archive/2010/05/25/pourquoi-il-faut-mettre-fin-a-la-monnaie-unique.html

Exploser pour quoi faire ? Exploser pour le plaisir d'exploser ne sert à rien.
Tout à fait d'accord, NingúnOtro, d'autant que des solutions existent pour sortir de l'Union Européenne.
Pas tout à fait d'accord, donc. D'accord pour dire qu'il faut trouver une solution alternative avant de dynamiter le présent (il faut trouver une autre branche de l'arbre avant de scier celle sur laquelle on s'appuie), pas d'accord pour le reste. Sortir de l'Union Européenne peut être un ingrédient de la solution, mais pas un pré-requis sine qua non à n'importe quelle solution.

Plaidez votre cause, mais ne m’y associez pas sans mon consentement. Il faut trouver une solution qui peut EVENTUELLEMENT inclure la sortie de l’Union Européenne… mais c’est malhonnête de prétendre « logiquement » que seul la sortie de l’Union Européenne peut donner voie à une solution. Cela peut tout simplement mener vers un éclatement de l’Union Européenne… SANS SOLUTION ULTÉRIEURE.

Apportez la solution, et si elle est bonne, alors accepter de dinamiter l’Union Européenne ne supposera aucun problème.

Veuillez tenir compte du fait que je suis espagnol… une solution qui ne soit bonne que pour la France ne me suffit donc pas.

Il y a eu en 2005 une possibilité politique de trouver une solution alternative. Il n’y en aura plus, inutile de l’espérer. L’U.E. dans sa forme actuelle est à l’agonie; elle ne peut être soignée et remise sur pied. La seule question est sur la durée de l’agonie.
Une autre UE ne renaitra que si au moins 1 pays fondateur décide de la quitter.
Mais bon, ce n’est que mon avis, vous n’êtes pas obligé de me croire :wink:

La solution de quitter l’euro monnaie unique pour une monnaie nationale intégrée à sa juste parité dans un euro monnaie commune serait « un peu » positive pour la France, mais serait TRÈS positive pour l’Espagne.

La solution de quitter l'euro monnaie[u] unique[/u] pour une monnaie nationale intégrée à sa juste parité dans un euro monnaie [u]commune [/u]serait "un peu" positive pour la France, mais serait TRÈS positive pour l'Espagne.
Qu'est-ce qui vous fait croire qu'en disant que je suis espagnol ce que je voulais dire c'est qu'il faut que la part qui revient aux miens soit assez grande?

Je veux bien accepter que vous croyiez ce que vous dites et que cela est en consonance avec les résultats de vos analyses suivant la grille que vous appliquez. Faut croire donc qu’on ne partage pas la même, ce qui n’est pas un drame tant qu’on ne s’enferme pas dans le dogmatisme.

On n’arrive jamais la ou il faut… sans faire ce qu’il faut, André-Jacques. Ce n’est pas parce-que en 2005 (et 2008) on n’a pas fait ce qu’il aurait fallu (même si on s’est surpris de ce qu’on pouvait obtenir sans TROP faire)… qu’il ne sera plus jamais possible de faire ce qu’il faut.

Ce qui nous mène à l’agonie n’est pas l’Union Européenne, mais la façon dont on renonce à l’instrument (n’importe lequel). Un couteau ne peut être utilisé pour commettre un assassinat tant que quelqu’un l’utilise pour manger. Vous préféreriez abolir l’existence du couteau et manger avec les mains? Pourquoi pas effacer Einstein de l’histoire pour éviter Fat Man et Little Boy?

Bonjour

Alors je ne sais pas si je poste au bon endroit, mais si ce n’est pas le cas, je deplacerai le sujet.

la question que je me pose est la suivante:
Est ce que le but de ce forum est de faire connaitre les différentes idées qui en ressort ou est ce juste un outil de travail?

Pour etre sincère j’ai lu le forum dans les grandes lignes. (faut dire qu’il faudrait quelques mois pour lire chaque reponse posté depuis 2006).

Etienne s’est crée un profil facebook, mais pourquoi ne pas créer un groupe sur facebook?
Beaucoup d’entrevous parle de la télévision, mais je pense que le partage de l’idée passera par internet. Il est plus facile de faire un « buzz » sur la toile. (reste a trouver un moyen de le faire mais je suis sur que l’on peut trouver)

Sinon pour en venir à la televison, il y a quand meme beaucoup de monde qui passe dans le petit ecran. pourquoi ne pas utiliser les personnes qui en on l’accès. Je pense au syndicats? ( mais je n’ai pas lu ce vous pensiez d’eux). les artistes aussi sont médiatiques, donc s’ils sont convaincu par exemple par le tirage au sort ca peut faire parler du mouvement?

Je m’arrete la pour ce soir et j’attends vos récations.

[color=purple]Bonjour et bienvenue,

Réponse à votre question : c’est les deux, bien sûr.

Pour ce qui est de la télévision, j’ai peur qu’elle soit non seulement verrouillée par le pouvoir en place, mais aussi et surtout qu’elle soit incapable de transmettre une quelconque réflexion aussi abstraite et approfondie, prisonnière (volontaire ?) qu’elle est de sa mission de divertissement et d’« éducation » ultra-light.

Internet, en revanche, me semble être l’outil montant. Mais c’est une arme bien fragile, car on sait à quel point il est facile de la mettre hors service…[/color]

Bonjour,
alors mettons de coté la televison pour se concentrer sur internet. Je veux bien qu’ils coupent internet mais ça ne passera pas inaperçu s’ils procèdent de cette manière.

Partons du fait qu’il nous laisse internet:
Sur Facebook, certains groupes reunissent des centaines de milliers de personnes, cela permet de communiquer avec beaucoup de personne en très peu de temps. On trouve de plus en plus de personnes qui se font entendre comme opposant au système. Ne pourrait on pas les réunir sous une même baniere pour avoir un mouvement qui ait plus d’impact? Est ce trop difficile du fait qu’ils ont des idées différentes?

Dans ces conférence Etienne nous encourage à parler autour de nous d’un systeme basé sur le tirage au sort. Imaginons que 75% des français soient maintenant au courant. Qu’est ce que l’on fait? comment ce mouvement peut avoir une légitimité? Réunir des gens, les informer, je ne pense pas que ça soit le plus dur. Les faire se mobiliser en est une autre… Je crois que la majorité des francais n’ont pas a se plaindre. Prendre le risque de changer les choses c’est prendre le risque de perdre son confort. (meme s’ils veulent un monde meilleur). N’etons pas obligé d’attendre une crise plus grave pour avoir un espoir de faire bouger le systeme?