2A2f Les votes blancs doivent être décomptés et suivis d'effet

Si les bulletins exprimés sont détruits à l'issue du dépouillement (ce qui interdit de les recompter), les votes nuls (et donc les blancs) sont paraphés par les assesseurs (ou le président du bureau ?) et annexés au procès verbal du dépouillement qui finit aux archives de la préfecture. On peut donc vérifier quand on veut.
C'est la vérification elle-même qui est problématique (à mon avis impossible) : les explications donneront forcément lieu à interprétations sans fin. On n'aura pas fini d'en sortir. Il suffit de voir ce qui se passe sur notre site. JR
Bien sûr, chacun aura son interprétation (quoique si quelqu'un écrit "tous les candidats veulent défendre le pouvoir de la finance, moi je veux le démanteler" l'interprétation sera quand même relativement cadrée).

Mais en quoi est ce gênant ? Il ne s’agit pas de choisir le meilleur représentant mais de donner des éléments de compréhension du vote protestataire. Celui qui comprend le mieux récupèrera les suffrages de plus d’ex-blancs la fois suivante, c’est tout.


En effet c’est juste pour information cela ne change rien à l’élection. Je trouve cela mieux de s’exprimer vraiment plutôt que de se joindre à une masse de « muets » dont on ne sait pas ce qu’ils veulent vraiment.
Et tant pis, si c’est plus ou moins précis.

Je trouve cela mieux de s'exprimer vraiment plutôt que de se joindre à une masse de "muets" dont on ne sait pas ce qu'ils veulent vraiment. Et tant pis, si c'est plus ou moins précis.
Sandy, vous faites le cauchemar de tous les gens qui ont une conception aristocratique du pouvoir.

[b]Que se passerait-il donc si on laissait des gens affirmer qu’ils n’acceptent plus de faire semblant d’accepter que ce qu’ils pensent et veulent se limite aux quelques (et encore!) options de prêt à penser et prêt à vouloir que l’on leur concède dans les élections, et décidaient de mettre un bulletin « muet » dans l’urne?

Ce pays deviendrait ingouvernable!
[/b]
Les élections ont au moins ce mérite de maintenir cette fiction en « classant » les citoyens dans des « packages d’opinion » aussi stupides que formatés par les aristocrates qui les formulent, ce qui est la seule façon pour eux de se rassurer.

La seule façon de le savoir ce que les gens pensent et veulent est de les tirer au sort pour qu’ils expriment et confrontent leurs volontés démocratiquement au parlement. C’est là que doit être le seul pouvoir qui ne peut être exercé de façon directe, et sous le contrôle de de pouvoir direct.

Même si le vote blanc n’avait pas d’effet sur qui est élu il pourrait avoir un effet auquel on ne pense pas souvent et qui est pourtant un levier aussi puissant : le financement des partis. La répartition du budget se fait sur les suffrages exprimés. 10% de votes blancs considérés comme exprimés c’est 10% de financement en moins pour les partis … et autant d’économies pour les contribuables.

http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=26122&title=Législatives%202012%20-%2010%20juin%20Appel%20aux%20"électeurs-contribuables"%20banquiers%20des%20Partis

2d tour législatives 2012, nous devions élire soit Alexis Bachelay (PS) soit Alexis Bachelay (PS)
Ils furent 15 sur l’ensemble de la France à bénéficier de de dispositif ubuesque et dispendieux d’un 2d tour fictif organisé (selon les termes d’une employée de maire) pour respecter les règles démocratiques!!! 15 candidats déjà députés avant d’avoir été candidats : 14 de gauche et 1 de droite.
Dans ma circonscription du nord des Hauts de Seine, un député (PCF) fut élu en 2007 avec 63,54% des suffrages. Au 1er tour 2012, Roland Muzeau obtient 29,76% des suffrages, en ballotage défavorable avec Alexis Bachelay (32,51%).
Le second tour était là pour nuancer voire inverser ces tendances. Qui sait! Mais c’était compter sans les combines et autres arrangements d’appareils, et la pression permanente exercée par « la majorité » pour lui donner une… majorité franche et massive.
EXIT Le député de ces 5 dernières années. Pas à la faveur d’un second tour malheureux. Non. Avant même que le second tour ne commence.
Ce dimanche 17 juin, je me rendis à mon bureau de vote habituel pour découvrir que l’on me demandait de choisir entre : Alexis Bachelay et Alexis Bachelay.
Sur la table où s’étalait lors du 1er tour pas moins de… 17 bulletins de vote.
Il y avait sur la même table une seule et unique pile de bulletins au nom d’un seul homme
: Alexis Bachelay (PS).
Incroyable duplicité d’un système capable d’organiser tout un dispositif d’élection (très dispendieux) pour respecter les règles démocratiques : tout en nous mettant devant le fait accompli de soit choisir le seul et unique candidat… présent au second tour. Soit de f…r notre g…le!
J’étais allée voter avec un nom sur un bulletin à pouvoir glisser dans l’urne. J’ai failli tout simplement repartir sans formuler aucun vote. J’ai finalement voté BLANC!
Or ce vote blanc (si nous fumes nombreux à choisir ce geste) va gonfler artificiellement le nombre de participants (figurant dans les chiffres officiels) sans que le « vote blanc » soit à aucun moment comptabilisé comme exprimé.
J’ai réalisé que le vote blanc favorisait indirectement cette énorme arnaque.
Désolée, je suis consciente que ce message n’a guère sa place en ce… fil de la discussion. Mais je suis tellement en colère que je me suis autorisée ce petit écart… de conduite.

Je comprends mieux (définitivement je crois) l’urgence de la « tabula rasa » que constituerait le fameux « Tirage au sort », en lieu et place d’un système électif totalement biaisé à l’origine même de sa conception et jusque dans les rouages de sa mise en place.

La preuve par ce 2d tour des législatives 2012 : où 15 candidats ne l’étaient pas puisque déjà députés. Et ce dès le lendemain du 1er tour. Alors qu’ils étaient en ballotage avec un second candidat. Mais qui ne l’était tout simplement plus (candidat) au 2d tour.
JE NE VOTERAI PLUS… MEME PAS BLANC!

A l’issue de cette journée, je me suis dit :
- Et si nous devions vivre les pires heures de la Sarkozie sous la Présidence Hollande ?!
Il y a un certain mérite à braquer une bijouterie (les braqueurs prennent des risques extrêmes).
- Quelle grandeur y a-t-il à braquer le vote des électeurs avec le soutien d’un système qui l’organise et protège le braqueur ?

Nicole (526) :

Votre message a très exactement sa place dans ce fil de discussion.

Cela dit, vous ne tirez pas les bonnes conclusions de la situation électorale que vous décrivez.

D’un point de vue purement économique, lorsqu’un seul candidat se présente au dernier tour d’une élection, pour éviter une opération électorale inutile, on pourrait décider que ce candidat sera réputé élu sans qu’il soit nécessaire de procéder un vote (ce qui éviterait en effet des frais inutiles). Certaines systèmes nationaux le prévoient autant que je me souvienne.

Cette solution ne me semble pourtant pas très démocratique. On ne doit pas, à mon avis, préjuger de la décision des électeurs face à la circonstance nouvelle que représente une candidature unique par retrait de tous les autres candidats : ce serait les empêcher de juger les ententes électorales qui se sont produites entre le premier et le second tour.

Le vote blanc est la solution : lui donner le sens d’un rejet de toutes les candidatures en présence, fût-elle unique. Dans le cas que vous mentionnez, le vote blanc prendrait toute sa valeur. Dans tous les cas, il justifierait qu’un vote ait lieu.

Cette solution sera d’autant plus efficace si le budget public de financement des partis est réparti en fonction des suffrages exprimés (voir message 525 de lanredec, plus haut, ).

Je ne vois pas ce que le tirage au sort vient faire là-dedans : il répondrait à une tout autre question. JR

Merci Jacques,

Bon, « le vote blanc » ne fait donc pas le jeu de ces innombrables… doubles, voire triples jeux?! Heureuse d’apprendre qu’en dépit de mes neurones fort embrouillés (par la colère) en découvrant le traquenard, mon geste réflexe fut le bon !(Je n’avais pas reçu l’enveloppe officielle contenant les documents des candidats, je me suis donc rendue tout naturellement au « bureau de vote », d’où mon effarement).

Le tirage au sort n’a pas sa place dans la question soulevée ? (dites-vous). Sans doute/Peut-être. A mettre sur ma réaction à chaud. ça disjonctait peut-être un peu. Cependant -et sans connaître effectivement l’ampleur de tous ces retraits de candidatures au bénéfice du candidat PS-, je trouve pour ma part à la fois inquiétant et dommageable que (pour le cas de la circonscription qui me concerne), le PCF/Front de gauche (par exemple) ait perdu un député qui était déjà à l’Assemblée depuis 2007. Comme si la Gauche de la gauche était soluble dans le PS ; comme si elle était purement et simplement digérée (absorbée), dissoute!

Mais ces remarques sortent aussi sans doute du cadre du forum et de ce fil.

Bonjour Nicole,
sachez que Jacques est en faveur de l’élection qu’il défendra bec et ongle. Après tout le temps qu’il a passé sur ce forum, son avis n’a pas changé.

Pour ma part je considère que le vote ne peut s’appliquer qu’à des choix et non des personnes (l’élection étant anti-démocratique, et comme vous pouvez le voir je suis plutôt en faveur de la démocratie).

Cela n’empêche, et je rejoins partiellement Jacques sur ce point, qu’il ne faut pas imputer la dictature à l’élection. L’élection telle qu’elle est pratiquée dans la Vèm république française, n’est qu’une bonne blague qui ne fait pas rire grand monde. Si elle (l’élection) se déroulait de manière convenable (ce qui nécessite de nombreux changement passant probablement à une nouvelle constitution, qui intégrerait le code électoral, ne laissant pas des élus écrire leurs règles de partis à leur guise) jamais cette situation dans laquelle vous vous êtes trouvée ne se serait produite.

Cela n’empêche qu’un tirage au sort avec de bonnes règles (tout comme le cas abordé plus haut pour l’élection), serait un excellent moyen pour les citoyens d’avoir des représentants qui ne soient pas tirés au sort parmi un seul citoyen.

Nicole, vous êtes il me semble tout à fait dans le sujet, puisque vous témoignez de votre expérience sur le vote blanc. Ici tout le monde est friand d’expériences nouvelles, bonnes comme mauvaises. Merci de votre témoignage.

En toute bonne foi, chacun peut cheminer le long d’un sentier qui lui semble être évidemment le seul « moral », « digne », logique", « efficace » etc…Or, au bout d’un certain temps, si je fais le point, je constate que chaque « rêveur solitaire » ignore que « son » sentier n’est qu’un chemin de traverse où il a croisé sans les aimer ni les comprendre une multitude d’autres « rêveurs solitaires »…et en imaginant ce « champ d’expérience » vu « d’en haut », on pense que les progrès seraient possibles si les gens acceptaient l’idée que le terrain de « la réalité » n’a été choisi par personne (surtout pas Dieu, qui avait moins de choix encore si l’on peut dire, sauf à devenir « diable »)…Or la réalité matérielle du terrain sur lequel nous croyons pouvoir tracer des « chemins droits », elle, est parfaitement ambigue !
Cette observation , ce sont les scientifique qui se la coltinent , et c’est elle qui les motive : « il faut savoir que la vérité scientifique elle-même est ambigue… »
Où donc serait le comportement « sage » ? s’amuser à s’accomoder avec l’ambiguité et ménager la chèvre et le chou (centriste…)? Choisir une « ligne » et s’y tenir « honnêtement »(sectaire) ? ou bien tenter de trouver le croisement des logiques , les récurrences de tels croisements, et finalement « la logique de ces récurrences » ? (dialecticien) ? j’opte pour la dialectique , qui confronte et travaille les ambiguités jusqu’à trouver le noeud, le pignon de la chaîne qui permet d’embrayer sur une « logique supérieure »: il ne s’agit pas d’une harmonieuse « synthèse », mais d’une expérimentation conflictuelle , esprit critique au poste de veille: donc pour moi il faut faire entrer dans la vie des citoyens l’expérience du tirage au sort, sans dogmatisme, mais avec la volonté de faire un « trou » dans le dogmatisme « anti-tirage au sort ». D’où je suppose la faisabilité expérimentale d’une « assemblée constituante hybride » . L’idée est qu’on ne compose pas une musique « juste » sans donner ses chances à « l’hérésie »…un compositeur je crois, disait: c’est la cacophonie qui contient l’harmonie, mon art consiste à les réconcilier …j’ai perdu les références) …Or nous venons d’un accident incompatible avec « l’ordre des choses ».

Je suis entièrement d’accord pour la reconnaissance des votes blancs qui ne devraient pas être, comme c’est le cas aujourd’hui, noyés avec les nuls. Par contre je tiens à ce que cette reconnaissance du vote blanc soit accompagnée de la mise en place du vote obligatoire !
Il est essentiel, et ça reste démocratique si l’on permet à l’électeur d’exprimer un vote de désaccord avec chaque candidat, d’impliquer un minimum chaque citoyen.
Pour moi, ces deux mesures vont de pair.
Jean

Bonjour,

pour info, je viens de publier un article sur Agoravox : « Commuer le vote blanc en « députés citoyens » tirés au sort »

ou « comment instiller en douceur le tirage au sort »

vu que je cite largement le Plan C et les enseignements d’Étienne Chouard, la politesse est que je le signale ici

http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/commuer-le-vote-blanc-en-deputes-119868?debut_forums=0#forum3403203

Bonjour,

pour info, je viens de publier un article sur Agoravox : « pour une évolution démocratique de l’Assemblée Nationale »

pour promouvoir indirectement le tirage au sort, article nourri par le formidable et stimulant travail d’Étienne Chouard, et par l’émulation que crée le Plan C

http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/pour-une-evolution-democratique-de-120313

@Samsam
Excellent article …

@ AJH

merci d’avoir pris le temps de lire

(et beau proverbe de Théodore Monod)

Bonsoir,

Je pense que le vote blanc doit être mentionné dans la constitution comme un suffrage exprimé.

Qu’il donne par sa majorité ou sa position de deuxième candidat au deuxième tour, le pouvoir de déclencher une assemblée constituante circonstancielle et ceci pour permettre au peuple de remanier la constitution ainsi que le gouvernement.

@J-Stéphane

Vous aurez donc lu avec intérêt le projet d’article 15 de constitution 1958 révisée proposé sur le fil « La constitution de 1958… » : voir Forum du plan C : pour une Constitution écrite par et pour les Citoyens / 24 CONSTITUTION DE 1958 : CRITIQUES ET PROPOSITIONS DE RÉFORMES (discussion lancée par Orbi)

Je le reproduis ici sous sa forme la plus récente (pas encore en ligne – ce sera le projet d’article 17, pas de changement de substance) :

[i][b]Section C
L’élection

Article 17[/b]

  1. L’élu est librement choisi par les électeurs en considération de ses compétences et mérites personnels et du programme qu’il a présenté. Tout mandat impératif est nul.

[b]2. Le bulletin blanc signifie le rejet de tous les candidats ou de toutes les propositions en présence. Il est compté comme suffrage exprimé.

Si les bulletins blancs sont majoritaires, il y a lieu de répéter l’élection à partir des formalités de dépôt des candidatures[/b].

  1. Sauf exceptions prévues par la loi organique relative à l’élection, les mandats publics électifs ne sont pas cumulables avec d’autres mandats publics, activités professionnelles ou activités assimilées, rémunérés ou non, et ne sont pas renouvelables consécutivement.

  2. Des électeurs peuvent être associés, le cas échéant par tirage au sort, à l’exercice de tout mandat électoral. L’élu a la faculté de récuser les tirés au sort sans donner de motif, sur quoi il est procédé aux nouveaux tirages au sort nécessaires.

  3. L’élu rend compte de ses activités aux électeurs au moins une fois par an.

  4. Dix pour cent des électeurs inscrits dans une circonscription donnée peuvent proposer, pourvu qu’il reste au moins un an à courir avant l’expiration du mandat considéré, de tenir une élection spéciale en vue de remplacer l’élu en poste. Les signatures correspondantes sont collectées dans le délai d’un mois à compter de la date officielle de la proposition ; l’élection spéciale a éventuellement lieu dans le délai de trois mois à compter de la date officielle de l’aboutissement de la proposition.

Sauf retrait, l’élu en poste est automatiquement considéré, sans autres formalités, comme candidat à l’élection spéciale.

  1. Nul élu ne peut recevoir délégation de vote de plus d’un autre élu.[/i]

JR

Bonjour Jacques,

Je vous remercie pour ces informations et m’empresse de les lire .

JS

Bonjour,

Les sondages et l’étalage sur les grands médias, avant le premier tour de l’élection présidentiel, ne sont-ils pas une flagrante propagande, qui pousse l’électeur à voter pour un des deux finaliste proposé par les ploutocrates?

Je dis ça, car beaucoup dans mon entourage, clients, amis, famille… m’ont souvent rétorqué qu’ils voteraient bien pour un tel, mais comme il a peu de chance d’être en finale, ils vote pour l’autre.

Propagande médiatique – Inconvénients du système électoral actuellement pratiqué en France

Bonjour, J-Stéphane (votre 538).

Vous parlez de la propagande exclusive faite aux grands candidats et au grands programmes dans les grands médias au détriment des candidats et des programmes mineurs : mais cette situation n’est-elle pas naturelle ? La vraie propagande médiatique ne consisterait-elle pas plutôt dans le contraire : accorder un temps égal aux candidats et aux programmes mineurs, ce qui conduirait à donner une importance artificielle, vraiment médiatique cette fois, à des propositions qui n’ont pas réussi à se faire jour auprès du citoyen de base ?

Voici un exemple personnel (pardon). Je suis l’auteur d’un « avant-projet de constitution de la Confédération européenne » dont la finalisation aura pris environ sept ans (http://www.euroconstitution.org). Ce projet a été présenté sur notre site. Notez qu’il correspond à l’objectif principal du site : « C’est aux citoyens d’écrire leur constitution démocratique » (et à l’origine du Plan C, il s’agissait bien de la constitution européenne et d’elle seule), et qu’il reflète un certain nombre d’idées discutées ici-même. Résultat : pratiquement aucune réaction ici, guère davantage sur le site EUROCONSTITUTION.ORG (sauf un épisode fébrile aux environs de 2005-2006).

Dois-je me plaindre qu’on ne parle pas d’EUROCONSTITUTION.ORG au Journal de 20 heures ou qu’on n’organise pas de sondages sur ce projet ? Je ne le pense pas : avant de demander à être entendu nationalement, il faut savoir se faire entendre dans son village (de nos jours, l’Internet) !

Ne détectez aucune amertume dans mon propos : je suis content du résultat obtenu, le projet continue de m’être personnellement profitable – intellectuellement, j’entends –, il a probablement été lu par quelques personnes mieux placées que moi pour valoriser certaines idées qu’il contient, d’où le plaisir d’avoir contribué un peu, au moins indirectement, au débat public. Mais c’est un fait que je n’ai pas réussi à populariser mon travail : alors, pas de Journal de 20 heures, et c’est bien fait ! Ce qui ne m’empêchera pas de passer ces jours-ci à la deuxième phase du projet (la rédaction collective à partir de l’avant-projet existant, s’il y a des amateurs).

Vous écrivez : « Beaucoup dans mon entourage, clients, amis, famille… m’ont souvent rétorqué qu’ils voteraient bien pour un tel, mais comme il a peu de chance d’être en finale, ils votent pour l’autre. »

À mon avis, le système électoral en vigueur en France est en effet à réformer (ce serait l’affaire d’une loi organique, pas de la constitution : on ne doit pas et on ne peut pas tout mettre dans une constitution).

Pour prendre la présidentielle, il conviendrait de remplacer le scrutin majoritaire à deux tours par un scrutin majoritaire à trois tours : le premier tour concernerait la dizaine, vingtaine ou trentaine de candidats ayant obtenu le plus de parrainages populaires (finie, la procédure non démocratique des 500 signatures de notabilités) ; le deuxième tour se ferait entre les trois premiers du premier tour ; le troisième entre les deux premiers du second tour. On éviterait ainsi les élections par surprise type 2002. Dans un tel système, la procédure de parrainage populaire et le premier tour, pris ensemble, joueraient le rôle d’une primaire générale bien plus objective (démocratique) que celles organisées par des partis.

Le premier tour pourrait prendre la forme d’un vote Internet pourvu que la sincérité des opérations électorales soit évidente à tous les citoyens (ce qui en pratique signifie selon moi que chaque électeur devrait pouvoir vérifier à tout moment par ses propres moyens qu’il n’y a pas eu d’erreurs ou de fraudes susceptibles de modifier significativement les résultats annoncés). Un autre vieux débat sur notre site.

Et notez que ce système pourrait être adapté aux élections législatives et aux élections locales.

Cordialement. JR

Bonjour,

Les sondages et l’étalage sur les grands médias, avant le premier tour de l’élection présidentiel, ne sont-ils pas une flagrante propagande, qui pousse l’électeur à voter pour un des deux finaliste proposé par les ploutocrates?

Je dis ça, car beaucoup dans mon entourage, clients, amis, famille… m’ont souvent rétorqué qu’ils voteraient bien pour un tel, mais comme il a peu de chance d’être en finale, ils vote pour l’autre.


Bonjour et bienvenue J-Stéphane,

Le gros problème, c’est que les médias ne sont pas institué comme « pouvoir » dans la constitution. Un oubli, ou une manipulation de De Gaulle, qui sait?

Donc, en gros, avec de la corruption, vous mettez les médias dans votre poche, comme l’a fait Sarko pendant 5 ans avec France télévision et Tf1.

C’était Tocqueville je crois (à vérifier) qui disait : Nous n’avons pas peur de l’éléction, les gens voteront comme nous leurs diront de voter.

PS: Jacques,

Expliquez moi comment en votant pour quelqu’un, donc pour le meilleur (l’aristos), nous pouvons avoir une démocratie, et comment notre régime (surtout la 5ème) actuelle peut etre classé comme démocratie?