Encore faudrait-il que tu puisses argumenter, et pour cela, Sandy, il faudra me démontrer ce qui cloche dans le calcul des probabilités, sinon ta réflexion reste une stupidité !! Chiche ?Ah d'accord il faut qu'ils y croient très fort, comme ça ils n'auront pas conscience d'être roulés dans la farine ... En effet, ça se tient ...Tout le monde est invité mais seuls quelques uns peuvent participer, l'immense majorité des gens se retrouvent comme des cons, non seulement ils ne pourront pas participer aux décisions par eux même, mais en plus ils n'auront personne pour les représenter, c'est totalement antidémocratique.Avec le tirage au sort, les gens ne seront plus condamnés à demeurer les cons que déplore, à juste titre, Sandy, puisqu'ils n'ont plus besoin d'être représentés. Il suffit qu'ils aient la certitude que les tirés au sort autoreprésentés constituent un échantillon représentatif de leur population d'appartenance, échantillon à rotation rapide.
Ce qui cloche dans les probabilités ?Encore faudrait-il que tu puisses argumenter, et pour cela, Sandy, il faudra me démontrer ce qui cloche dans le calcul des probabilités, sinon ta réflexion reste une stupidité !! Chiche ?Avec le tirage au sort, les gens ne seront plus condamnés à demeurer les cons que déplore, à juste titre, Sandy, puisqu'ils n'ont plus besoin d'être représentés. Il suffit qu'ils aient la certitude que les tirés au sort autoreprésentés constituent un échantillon représentatif de leur population d'appartenance, échantillon à rotation rapide.Ah d'accord il faut qu'ils y croient très fort, comme ça ils n'auront pas conscience d'être roulés dans la farine ... En effet, ça se tient ...
Tu oublies que les règles de probabilités auxquelles tu te réfère n’ont pas que pour seul paramètre le nombre de tirage, elles ont aussi pour paramètre le nombre de choix possibles.
Tu réduis les idées politiques des gens à des boules de couleur, comme si une couleur était porteuse d’autant d’information que l’ensemble des idées d’une personne …
Du coup, avec des couleurs, effectivement, tu peux obtenir qqchose de représentatif, parce que le nombre de couleurs possibles est restreint, mais dans la réalité, le nombre d’idées portées par les gens et leurs combinaisons sont innombrables, le nombre de choix possibles est bien trop grand pour pouvoir leur appliquer les probabilité.
Encore une fois tu nies notre grand nombre et notre diversité, c’est une condition essentiel pour toute personne qui croit que la démocratie directe est possible pour un peuple de 65 millions de personnes …
Seulement nous sommes trop nombreux, on est obligés d’utiliser la représentation, parce que c’est par ce moyen qu’on peut réduire le nombre de choix possibles sans y perdre trop de données …
Cette représentation, qui se manifeste à travers le rassemblement des gens en partis politiques, et la constitution de différentes offres politiques, d’un côté tu souhaites la voir disparaître, et de l’autre sans le dire, tu t’en sers comme base pour imaginer ton système de tirage au sort où les gens seraient divisés en seulement qqs choix politiques … Belle contradiction …
Voilà ce qui ne va pas dans ton système.
Mais il n’y a pas besoin d’aller si loin dans ton délire, chacun comprend qu’une personne ne peut pas en représenter une autre sans qu’il y ait le moindre lien le moindre accord entre eux. Il faut nécessairement qu’ils s’entendent sur quoi dire, parce que personne n’a des idées totalement identiques.
Tu es dans la foi.
Venezuela, Equateur, Bolivie... Pourquoi et comment sont nés les processus constituants (et les constitutions actuellement en vigueur) dans ces trois pays : => http://youtu.be/fD1vQSKvIBE (par Raquel Garrido)Dans cette vidéo il est très amusant de regarder les 5 premiers minutes et les cinq dernières. En effet l'oratrice débute son exposé sur des considérations sur la souveraineté populaire, sans jamais la définir cependant et pour cause cela mettrait à plat le reste de son discours , puis en fin d'exposé elle essaye de défendre la tentative de Chaves de devenir président à vie sous prétexte que des "bleus" des amateurs, le commun quoi ,n'est pas apte à faire la politique. Cherchez l'erreur.
Du coup, avec des couleurs, effectivement, tu peux obtenir quelque chose de représentatif, parce que le nombre de couleurs possibles est restreint, mais dans la réalité, le nombre d'idées portées par les gens et leurs combinaisons sont innombrables, le nombre de choix possibles est bien trop grand pour pouvoir leur appliquer les probabilité.Donc pour toi, il n'y a pas assez de représentant? Si on suit ta logique, il faudrait plus de représentants, et des mandats court? Puisqu'il faut satisfaire chaque porteur d'idées, puisqu'ils sont innombrable.
Il faut comprendre, qu’avec la démocratie direct, les mandats sont court et non renouvelable, ce qui favorise les rotations et ainsi les porteurs d’idées. Nous ne sommes pas dupes, et nous savons très bien qu’il faut aussi le temps de réaliser les choses, tout ceci seraient pris en considération en imaginant une nouvelle constitution. De plus, un élément IMPORTANT, l’élément qui représente certainement le plus de sécurité à notre égard, et que vous négligez si souvent, c’est le contrôle des représentants!! Si nos élus d’aujourd’hui seraient contrôlés, nous n’aurions même pas besoin de parler de démocratie, or, comme nos chères élus ne veulent absolument pas qu’on les surveilles afin qu’ils agissent à leurs guises, nous sommes obliger de à penser à une alternative.
Je ne me sens pas représenté aujourd’hui, et peu de monde le sont. Même ceux qui défendent l’élections, ici même, réfléchissent à une représentation meilleur.
Tiens, nous avons le même combat…
@Jacques #742 & 743 : Je voulais dire que le tirage au sort permet de réunir en assemblée un modèle réduit de la société re-présentant, et cela de manière homothétique, toutes les composantes de la vie, qu'elles soient culturelles, professionnelles, politiques , d'identité, etc etcJ'avais bien compris.
Ce que je dis (répète) est que nous n’avons pas besoin, institutionnellement, d’un modèle réduit de la société, mais d’un modèle réduit des idées politiques des citoyens, pour permettre un débat politique efficace et équilibré et donc des décisions politiques éclairées et fondées sur des majorités politiques.
Le tirage au sort des décisionnaires risque d’aboutir à l’exclusion du débat politique et à la mise en place d’un pouvoir exécutif gestionnaire qui rendrait inutile le pouvoir législatif (vecteur d’expression raisonnée de la volonté du peuple).
Il est vrai que l’élection, quand le débat politique est réduit au strict minimum et ramené au niveau local (communal), peut arriver au même résultat : c’est un peu le cas de la Suisse.
Mais peut-être que les peuples heureux n’ont pas de politique ! JR
Définir le modèle réduit des idées des citoyens. Oui. Ce serait moins coûteux que de se fonder sur la loi des grands nombres. Mais qui le fait, et surtout, le système actuel (couplage pouvoir argent médias) , même muni de rustines salvatrices, permet il l’émergence d’idées autres que celles qui sont télé-guidées ? Le challenge, c’est élever les consciences plus leur permettre d’être prises en compte. Enfin , l’un des challenges plutôt.
Peut être bien séparer les questions relatives à la constituante des questions relatives à la gouvernance.
Il me semble (point de vue particulier donc) que le tirage au sort est dans le cas de la constituante assez incontournable si on veut éviter une reconduction de la synergie liant de nos jours la constitution avec un pouvoir souvent autiste. Et dans ce cas, la délibération urbi et orbi devrait être organisée sérieusement, afin justement de permettre une vraie démocratie du processus. Une délibération en cours de rédaction, et non pas après, quand c’est trop tard, comme en 2005.
Par contre, côté gouvernance, je suis moins intégriste.
-Le tirage au sort appliqué à la gouvernance nécessitera(it) une refonte radicale de toutes les mécaniques, et bien entendu, ne peut être injecté sans précaution dans un modèle politique peu modifié. Il ne peut donc être défendu qu’associé à un projet global défini au moins dans ses grandes lignes.
- Dans le cas où le représentatif resterait la clef principale, le tirage au sort me semblerait très utile cependant, ou indispensable, au niveau des commissions de contrôle, associé pour ~60% d’entre elles à un tournus rapide et protecteur. Je crois volontiers à un système hybride.
Le débat public, à l’heure actuelle, c’est peau de chagrin : biaisé, tronqué, pour toutes sortes de raisons. Il est donc à réparer, inventer, imaginer, quelle que soit la gouvernance choisie. ça, c’est un gros gros problème puisque les médias ( je parle de ceux qui arrivent dans la soupe du soir sans qu’on les invite, et donc jour après jour érodent la fantaisie du neurone) sont contrôlés par peu de personnes.
La dernière ligne est digne de kropotkine 
juste une tristesse amusée.
Au moment de Fukushima (pas réglé mais on a tendance à classer passé, c’est fou), il y avait en France, entre experts journalistes, un débat pour savoir s’il faut un débat. Ils semblerait que la décision soit prise : pas de débat. Prise par … les chefs.
On nous a à l’usure, en jouant sur la léthargie.
Cette question du débat en général est essentielle.
Ce qui cloche dans les probabilités ? Tu oublies que les règles de probabilités auxquelles tu te réfère n'ont pas que pour seul paramètre le nombre de tirage, elles ont aussi pour paramètre le nombre de choix possibles.Je n'oublie rien dans les probabilités, qui te sont probablement étrangères, puisqu'elles n'ont rien à voir avec des "règles" auxquelles tu prétends les réduire, mais constituent des "lois".
Tu réduis les idées politiques des gens à des boules de couleur, comme si une couleur était porteuse d'autant d'information que l'ensemble des idées d'une personne ...Je ne comprends cette phrase ????, qui est: 1 Une pure invention, puisque je n'attribue aucunement UNE couleur à chaque tiré au sort puisque je m'évertue à indiquer que CHAQUE tiré au sort choisit à CHAQUE fois par sa perception PERSONNELLE des situations qui se présentent, perception qui lui réclame de faire la synthèse de ses conceptions dans leur diversité et leur antagonisme. 2 Un vrai contresens: le Tirage Au Sort est même absolument l'inverse du système actuel qui ne fait qu'envoyer au parlement des CLONES des secrétaires généraux des partis politiques, des rouges pour le FDG, des incolores pour le PS, des bleus pour l'UMP, etc... On a donc un parlement à quelques couleurs, (5 au maximum) , avec UNE couleur majoritaire. On a donc bien ACTUELLEMENT un parlement MONOCOLORE, qui ne se détermine pas en fonction des sensibilités individuelles sur les décisions à prendre, mais de la meilleure tactique de la couleur dominante pour se maintenir au en place. (et son leader au pouvoir)
Encore une fois tu nies notre grand nombre et notre diversité, c'est une condition essentiel pour toute personne qui croit que la démocratie directe est possible pour un peuple de 65 millions de personnes ... Seulement nous sommes trop nombreux, on est obligés d'utiliser la représentation, parce que c'est par ce moyen qu'on peut réduire le nombre de choix possibles sans y perdre trop de données ...Je ne nie rien du tout, au contraire je confirme, et j'utilise les lois statistiques justement pour conserver au maximum la diversité des informations existant chez un grand nombre de porteurs d'informations. Je n'utilise pas la représentation indirecte, mais je la remplace par un échantillon représentatif direct, non biaisé. Que tu refuses cette alternative, c'est ton droit absolu, que tu la combattes, tu en as parfaitement le droit, mais fais-le avec des arguments logiques, et pas avec des fadaises...
Cette représentation, qui se manifeste à travers le rassemblement des gens en partis politiques, et la constitution de différentes offres politiques, d'un côté tu souhaites la voir disparaître, ...Parlons un peu de l'offre politique des partis, dont tu te fais le thuriféraire, à l'aune des boules de couleur que tu reproches au tirage au sort d'introduire. La période actuelle est particulièrement exemplaire pour définir la diversité des propositions de "rassemblement" à venir qui vont compter pour les prochaines législatives. Ainsi que tu l'as remarqué, il y a 4 couleurs en présence qui ont un débat de haute volée (tu es bien le seul à appeler ça une offre politique) pour définir la couleurs des clones dominants de la prochaine législature; le bleu "vous n'y copé rez pas", le bleu "filons à l'anglaise", l'incolore "c'est mon désir", et le translucide "quand bat des lys".
J’ai évidemment zappé les autres et notamment le « rouge mélanché » qui a certes, beaucoup plus de corps, mais dont on sait déja que le traitement de son offre ne servira guère qu’à désespérer son zélote préféré, mais qui préfère souffrir s’autoflageller.
Car sur le plan de la raison, tu devrais être le premier à comprendre que la BASE du FG a tout intérêt à l’instauration d’un tirage au sort pour le Parlement.
Je suis assez bien ton raisonnement, j’usque au nomment ou tu soutiens que les tirés au sort peuvent être decisionnaires. Je pense qu’ils doivent soumettre leurs travaux au suffrage universel.
En effet, les tirés au sort ne peuvent être que des exécutants (par exemple, pour compter des bulletins dans une urne) : par définition ils n’ont aucun mandat pour prendre des décisions au nom de la collectivité.
En principe, je n’ai rien contre une constituante tirée au sort, à condition que son travail soit soumis au référendum. (En pratique, c’est une autre affaire.) JR
Le tirage au sort est une façon d’élire. Les tirés au sort peuvent bénéficier de toutes les sortes de mandats que la collectivité veut bien leurs confier. Ne pas leurs donner de mandats représentatif est uniquement une question de choix, pas de définition, de même que pour l’élection par le suffrage universel.
D'accord c'est toi qu'a la plus grosse. Mais dans mon monde, je ne fais pas de différence entre règle et loi. Mais tu as raison on parle de loi.Ce qui cloche dans les probabilités ? Tu oublies que les règles de probabilités auxquelles tu te réfère n'ont pas que pour seul paramètre le nombre de tirage, elles ont aussi pour paramètre le nombre de choix possibles.Je n'oublie rien dans les probabilités, qui te sont probablement étrangères, puisqu'elles n'ont rien à voir avec des "règles" auxquelles tu prétends les réduire, mais constituent des "lois".
Tu prétends que ces tirés au sort représentent la population. Dans la loi des grands nombres, les paramètres sont le nombre de tirage ET LE NOMBRE DE CHOIX POSSIBLES. Pour que 500 personnes puissent statistiquement représenter 65 millions d'autres, il faut nécessairement que le nombre de choix possibles soit restreint à un petit nombre. ( quand je parle de boules de couleur je fais référence aux exemples pris en mathématiques basés sur les boules de loto )Tu réduis les idées politiques des gens à des boules de couleur, comme si une couleur était porteuse d'autant d'information que l'ensemble des idées d'une personne ...Je ne comprends cette phrase ????, qui est: 1 Une pure invention, puisque je n'attribue aucunement UNE couleur à chaque tiré au sort puisque je m'évertue à indiquer que CHAQUE tiré au sort choisit à CHAQUE fois par sa perception PERSONNELLE des situations qui se présentent, perception qui lui réclame de faire la synthèse de ses conceptions dans leur diversité et leur antagonisme.
Actuellement, le nombre de choix possibles est effectivement restreint parce qu’avant de voter, il y a tout un processus de construction d’offres politiques. En effet, les gens se rassemblent en partis politiques pour défendre des idées communes, c’est cette étape qui réalise le plus gros travail de représentation.
Hors c’est précisément cette représentation là que tu rejettes.
Donc si tu étais cohérent, ton système devrait être basé non pas sur une situation où il existerait un nombre restreint d’offres politiques, mais sur une situation où il n’y a eu au préalable aucun rassemblement des gens et aucune constitution collective d’offres politiques, c’est à dire une situation où les choix possibles sont innombrables et donc une situation où la loi des grands nombres n’est pas applicable.
Je pointes donc du doigt le fait que de manière contradictoire d’un côté tu rejettes la représentation politique, et de l’autre tu te bases sur cette représentation politique.
En réalité, les gens que tu tireras au sort ne représenteront personne, ton système abandonne le pouvoir à des gens pris au hasard, ce que tu défends n’est pas une démocratie, 99% de la population sera exclue des décisions. Ton système porte un nom, on appelle cela une stochocratie. Une démocratie c’est un système politique où au contraire 100% de la population participe aux décisions collectives qui concernent l’ensemble du groupe.
Vous ne vous en sortirez pas. Il n’y a aucun systèmes de représentation qui puissent satisfaire aux exigences de la souveraineté populaire , ou democratie, si il n’est accompagné de l’approbation du peuple pour l’adoption de toutes lois.
Le probleme de la démocratie n’est pas de savoir qui est légitime pour voter les lois, c’est le peuple par définition.
Le problème de la démocratie est de savoir comment et a quelle échelle vont naître les propositions de lois.
En démocratie les partis politiques n’auront pas vocation à exercer le pouvoir, puisque celui-ci sera exercer par le peuple, par l’adoption des lois au suffrage universel, mais auront vocation à promouvoir des opinions qui influencerons les choix du peuple .
Si on part de ces bases, la formation des propositions de lois ne sauraient être l’apanage des partis politiques, qui ne représentent que des opinions et non le peuple, mais bien plutôt par des tirés au sort qui sont une meilleur image de la réalité du peuple. Meilleur mais pas exacte, il ne peut y avoir d’image du peuple autre que celle qu’il donne lui même directement. Imaginons que nous devions former une commission chargée de faire des propositions sur l’avortement par exemple. Il se peut, comme on touche la paire d’as une fois toutes les deux cents mains au poker, que la commission de tirés au sort soit composée « d’anti avortement » ce qui ne serait pas une image du peuple, et c’est pour cela que l’on me peut se passer de la validation directe du peuple .
Là où je peux suivre bernarddo quand il parle d’exercer le pouvoir pour soi même, c’est de considérer que l’assemblée est souveraine pour les personnes qui la compose et pour l’objet pour lequel elle a été constituée. Çe dont nous parlons surtout ici relève d’une administration territoriale, et que donc une assemblée réunissant l’ensemble des personnes residentes d’une commune soit souveraine pour l’administration de ladite commune, de même une assemblée ayant pour objet l’administration d’une région serait souveraine pour les objets , et uniquement pour, que les communes auraient défini comme compétence régionales.
Mais toutes les assemblées n’ont pas pour vocation l’administration du territoire, elle peuvent avoir aussi pour objet le travail par exemple. L a logique reste la même, les personnes concernées par le buisness des céréales par exemple se constituent en assemblées souveraines, pour leur objet, au niveau de la commune, pour l’organisation de la production céréalière sur le territoire administratif de celle-ci, puis au niveau continental pour l’organisation de la filière à cette échelle.
Je suis assez bien ton raisonnement, j'usque au nomment ou tu soutiens que les tirés au sort peuvent être decisionnaires. Je pense qu'ils doivent soumettre leurs travaux au suffrage universel.Il faut s'entendre sur le mot "décisionnaire"
Je suis en complet accord avec toi quand tu affirmes:
Le problème de la démocratie est de savoir comment et à quelle échelle vont naître les propositions de lois.
En fait, ce qui est impératif pour moi est qu’il soit SOUVERAIN et DECISIONNAIRE dans tout ce qui est le POLITIQUE, à savoir SOUVERAIN pour tout ce qui concerne la définition du PERIMETRE du DEBAT correspondant aux aspirations citoyennes, (incluant en particulier la définition de sa boîte à outils, la CONSTITUTION), d’en formuler les propositions générales (énoncé de principes normatifs et/ou lois-cadres à l’attention des « pouvoirs » exécutifs, et bien sûr DECISIONNAIRE pour faire démocratiquement les choix correspondants, dont les plus importants peuvent (et doivent) être portées au processus référendaire, à la condition toutefois que le débat ait pu avoir effectivement lieu sans exclusive et en toute publicité.
On pourrait d’ailleurs imaginer que deux assemblées, qui se contrôlent mutuellement, se distribuent les rôles:
- de SOUVERAIN: à la première, celui d’initier, d’alimenter le débat et d’en formuler les propositions correspondants
- de DECISIONNAIRE: à la seconde, celui de trancher par le vote, sur les CHOIX et les SUBSIDIARITES.
Le vrai scandale est que les propositions actuelles, qu’elles viennent (la plupart du temps) de l’exécutif ou même des représentants parlementaires, ne sont généralement qu’une collection de mesures TECHNIQUES à la Prévert, avec surenchère sur le nombre (donc aucunement POLITIQUES mais POLITICIENNES) disparates, justifiées uniquement par des raisonnements techniques via des instruments de mesure inadéquats quand il ne sont pas biaisés, ce qui explique que les prévisions d’efficacité sont régulièrement démenties.
Ce qui permet de réduire à néant le débat POLITIQUE, (en fait de PHILOSOPHIE POLITIQUE) qui devrait être l’essentiel du débat démocratique. Quelqu’un a-t-il posé une quelconque question aux candidats à la présidence sur l’identité de ses « principes » de philosophie politique? Non, nous avons élu de parfaits INCONNUS!!
Et on voudrait que ce NEANT politique, sciemment alimenté par les PARTIS MAJORITAIRES (il suffit de voir comment sont diabolisés ceux qui osent aborder, mais aussi trop souvent sous l’angle technique, les vrais problèmes), amène les gens aux urnes ? C’est INSENSE.
Un simple exemple, économique:
On veut inscrire la règle d’or sur l’équilibre budgétaire (mesure technique) sans ouvrir le débat sur la structure de celle-ci (la partie intérêt de la dette) qui constitue historiquement la plus grande part du déficit à partir de la loi Pompidou Rothschild
Je prends les paris que sur une assemblée tirée au sort, on trouverait un A-JH ou un Lordon, ou peut-être même un Sandy, (non, non pas un JR…), qui proposerait le débat, et une majorité de cette assemblée pour l’accepter.
Le vrai scandale est que les propositions actuelles, qu'elles viennent (la plupart du temps) de l'exécutif ou même des représentants parlementaires, ne sont généralement qu'une collection de mesures TECHNIQUES à la Prévert, avec surenchère sur le nombre (donc aucunement POLITIQUES mais POLITICIENNES) disparates, justifiées uniquement par des raisonnements techniques via des instruments de mesure inadéquats quand il ne sont pas biaisés, ce qui explique que les prévisions d'efficacité sont régulièrement démenties.Un exemple de ce que tu avances ?
Celui que j'ai donné plus haut, la TVA sociale, les propositions du candidat hollande, etc...Le vrai scandale est que les propositions actuelles, qu'elles viennent (la plupart du temps) de l'exécutif ou même des représentants parlementaires, ne sont généralement qu'une collection de mesures TECHNIQUES à la Prévert, avec surenchère sur le nombre (donc aucunement POLITIQUES mais POLITICIENNES) disparates, justifiées uniquement par des raisonnements techniques via des instruments de mesure inadéquats quand il ne sont pas biaisés, ce qui explique que les prévisions d'efficacité sont régulièrement démenties.Un exemple de ce que tu avances ?
Et bien je ne vois pas en quoi ces mesures seraient techniques et non pas politiques, elles sont au contraire extrêmement politiques vu qu’elles bénéficient à certains au détriment d’autres.
Si ces mesures s’avèrent inefficaces au regard des objectifs avancés officiellement, je dirais que c’est plutôt parce que ce ne sont pas les vrais objectifs. Au contraire, au regard des vrais objectifs visés par ces propositions, elles sont très efficaces.
Nous ne sommes pas face à un problème d’inefficacité, mais face à un problème de malhonnêteté, d’idéologie et de corruption.
A moins que ce ne soit l’organisation de l’indifférence…
Je hais les indifférents,
Je crois que vivre veut dire être partisan ; celui qui vit vraiment ne peut pas ne pas être citoyen et partager. L’indifférence est un manque de volonté, est parasitisme, est couardise ; ce n’est pas vivre, pour cela je hais les indifférents.
L’indifférence c’est le poids mort de l’histoire, c’est la matière inerte dans laquelle se noient souvent les enthousiasmes les plus resplendissants, c’est le marécage qui ceint la vieille ville et la défend mieux que les murs les plus solides.
L’indifférence œuvre puissamment dans l’histoire ; œuvre passivement, mais elle œuvre.
C’est la fatalité et ce sur quoi on ne peut pas compter; c’est ce qui bouleverse les plans les mieux établis, c’est la matière brute qui se rebelle à l’intelligence et l’étrangle.
Ce qui se passe, le mal qui s’abat sur tous n’advient pas parce que certains ont voulu qu’il advienne, mais parce que la masse des hommes abdique à leur volonté, laisse faire, laisse se faire les nœuds que seule l’épée pourra ensuite couper, que seule la révolte pourra abroger; laisse accéder au pouvoir des hommes que seule une mutinerie pourra ensuite renverser.
La fatalité qui semble dominer l’histoire n’est rien d’autre qu’apparence illusoire de cette indifférence et de cet absentéisme. Peu de mains non surveillées, tissent la toile de la vie collective, et la masse ignore parce qu’ elle ne s’en occupe pas ; mais les faits qui ont mûri viennent à déboucher; la toile tissée dans l’ombre se concrétise. Et alors cela semble être la fatalité qui renverse tout et tous. Il semble que l’histoire ne soit qu’un énorme phénomène naturel, une éruption, un tremblement de terre duquel tous sont victimes, qui l’a voulu et qui ne l’a pas voulu, qui savait et qui ne savait pas, qui a été actif et qui indifférent. Et ce dernier s’irrite, il voudrait se soustraire aux conséquences et qu’apparaisse clairement qu’il n’a pas voulu et qu’il n’est pas responsable.
Certains pleurnichent piteusement, d’autres blasphèment outrageusement mais personne ou peu se demandent : est-ce que si moi aussi j’avais fait mon devoir, j’avais cherché à imposer ma volonté, mon conseil, les choses se seraient passées ainsi. Je hais les indifférents parce que leurs jérémiades d’éternels innocents m’ennuient.
Je leur demande individuellement comment ils se sont comportés face aux devoirs que la vie leur a posés et leur pose quotidiennement ; ce qu’ils ont fait et surtout ce qu’ils n’ont pas fait.
Et je me targue de pouvoir être inexorable
De ne pas gâcher ma pitié
De ne pas partager avec eux mes larmes.
Antonio GRAMSCI La città futura (la cité de l’avenir) 1914
Merci. ça regonfle 
Cependant, je m’abstiendrai de les haïr tant que je n’aurai pas tout fait pour les réveiller : Je hais ma paresse, ma timidité, ma discrétion, mon manque de hardiesse !