1 Comment déclencher un processus constituant ?

Contrepouvoir, démocratie, état de droit.
C’est toi même, si je te lis bien Jacques, qui différencie la démocratie de l’état de droit, en faisant remarquer par exemple que le Vatican est un état de droit plus vertueux que certaines « démocraties ». Donc c’est cet état de droit qui doit être équilibré par des contrepouvoirs. Mais pour aller plus loin nous pouvons analyser la société sous l’angle des droit correlatifs (pas sur de l’orthographe!) du groupe et de la personne et là aussi des contrepouvoirs, comme la propriété privée par exemple, peuvent tempérer les abus.

Aussi sur le sujet de la séparation des pouvoirs. En démocratie,sans guillemets, il n’est pas du tout évident que cette notion reste pertinente. Le peuple, adulte, décrète et exécute. Je pense que, historiquement, c’est parce que l’exécutif royale et le parlement représentatif ont cohabités que cette notion c’est imposée.

frigouret, j’aimerais bien que tu me montres où j’ai dit que le Vatican était un État de droit plus vertueux que certaines démocraties" !

Je crois que nous ne nous entendons pas sur le sens de l’expression « état de Droit ».

Le principe de l’état de Droit veut qu’on ne fasse rien d’arbitraire (c’est-à-dire de contraire à la loi entendue au sens large). Un État de droit est un État dans lequel le « principe de l’état de Droit » est respecté. (Le mot « État » est pris ici dans deux sens différents selon qu’il comporte ou non la majuscule : appareil d’État, situation.)

Le Vatican a une longue tradition écrite de droit romain, un droit très développé, et il l’applique minutieusement : il ne s’écarte pas facilement de son droit. Mais naturellement, ce droit n’est pas démocratique, il est théocratique.

Au contraire, on peut considérer que la France était en démocratie en juin 1793. Mais le principe de l’état de Droit n’y était pas du tout respecté pour la bonne raison que la Convention nationale avait proclamé le « gouvernement révolutionnaire » (= la dictature du peuple directement ou par ses représentants, ce qui signifie qu’on renonce à appliquer le droit établi pour prendre les décisions dictées par les circonstances.

C’est en ce sens qu’il faut distinguer « démocratie » et « état de Droit » : ce sont deux principes différents. Cependant, la démocratie doit aller avec le respect du droit, et c’est effectivement beaucoup plus souvent le cas en démocratie que dans un régime autocratique, théocratique ou « démocratique révolutionnaire ».

Tout ce que j’ai voulu dire est que le mot « contrepouvoir » me déplaît parce que dans une démocratie tous les pouvoirs devraient être démocratiques.

Je préfère donc en ce qui me concerne parler de « maîtrise » et de « contrôle » des pouvoirs par lepeuple, mais nous parlons tous les deux de la même chose ! JR

Désolé Jacques je t’ai cité de memoire. Nous avons déjà bataillé, gentiment, sur l’état de droit, fil du RIC je crois, et là tu faisait remarquer que le Vatican était un état de droit irréprochable, sans être une démocratie. Bref si l’état de droit ,ou non, doit être limité dans son pouvoir, ce que je crois et notamment par la structure federale, la démocratie elle non. Mais c’est vrai que les citations approximatives sont malvenues.

Bonjour,
merci pour vos corrections et commentaires Jacques, j’en reprendrais la presque totalité. Deux remarques :

  • « Votre idée a des possibilités, surtout si vous situez le questionnaire dans une structure ou une opération plus large
    susceptible d’être médiatisée »
    Je partage votre avis et c’est sans doute la plus grande difficulté du projet. Il est peu probable que les médias parlent de cette action si aucune personnalité ne la soutient. Plusieurs personnalités me viennent à l’esprit : Robert Badinter, Stéphane Hessel, Jacques Delors, Edwy plenel, Bernard Taddei, Jean Dujardin, Omar Sy (pourquoi pas ces 2 derniers? Ils ont le vent en poupe!). Il est également possible de mener des actions : sitting/manifestation/Occupation… Dans tous les cas il y a d’autres choses à faire au préalable, j’y reviendrai plus bas.

  • « 12. Reconnaissez-vous qu’un processus constituant véritablement démocratique passe nécessairement par la création d’une assemblée constituante désintéressée et donc tirée au sort ? »
    Après réflexion, je pense qu’il ne faut pas faire référence au tirage au sort dans ce questionnaire, il vaut mieux laisser la question 11 sans note : « 11. Êtes vous prêt à suivre les citoyens dans leur volonté de mettre en place un processus constituant véritablement démocratique. ». Pour avancer, avançons masqués. A supposer que l’idée de mettre en place un processus constituant soit vraiment discuté sur la place publique, le tirage au sort viendra de lui-même et finira par germer. Qu’en pensez-vous?

Bernarddo, pour les réponses possibles personnellement je m’en tiendrais à « OUI » ou « NON ». Offrir le choix « Là n’est pas la question » sans donner la possibilité de développer n’apporte pas grand chose. Or je pense pas qu’il faille donner la possibilité de développer, l’objectif du questionnaire étant justement de ne pas permettre au questionné de répondre à côté, de biaiser, bref …d’enfumer. Si le « questionné » pense que la question n’est pas là il peut ne pas répondre. Pour la 4ème option « la question est antidémocratique », là, je ne vous suis pas…pourquoi cette option??
Qu’en pensent les autres citoyens du forum?

Concernant les étapes pour concrétiser cette idée :
Etape 1- Valider à plusieurs (combien? Qui?) que c’est une idée réalisable et souhaitable.
Etape 2- Préparer un plan (quoi? quand? comment?).
Etape 3- Réunir des gens pour mettre en oeuvre le plan et l’enrichir, l’affiner.
Etape 4- Impliquer des personnalités.
Etape 5- Lancer l’envoi des questionnaires et dérouler le plan (mener des actions médiatiques, diffuser les réponses et non réponses, répéter les envois, les actions…).

Donc, nous en sommes à l’étape 1, pensez-vous que c’est réalisable et souhaitable? Essayez de pas trop me démoraliser quand même…

Cordialement,
Olivier

LA QUESTION EST ANTIDÉMOCRATIQUE.
En démocratie on POSE des questions ?

dans le contexte de l’inquisition…la question est antidémocratique
:wink:

Et aussi à quelle échelle la question est pertinente, légitime, possible. Il n’est pas si aisée de former une opinion public avertie . C’est pour cela que les domaines de compétences des très grands ensembles doivent êtres réduits au stricte nécessaire.

Donc, nous en sommes à l'étape 1, pensez-vous que c'est réalisable et souhaitable? Essayez de pas trop me démoraliser quand même...
oui
Bernarddo, pour les réponses possibles personnellement je m'en tiendrais à "OUI" ou "NON". Offrir le choix "Là n'est pas la question" sans donner la possibilité de développer n'apporte pas grand chose.
Permettez que je développe mon argumentaire, car on est là dans les principes élémentaires (et donc au coeur) du débat démocratique. Et ce que je propose pour le référendum est aussi valable pour l'élection.

A toute question qu’on pose, et à tout choix qu’on propose, et si l’on respecte la personne interrogée, on doit pouvoir lui proposer la possibilité de répondre à une QUESTION OUVERTE, à laquelle il doit pouvoir répondre en toute CONSCIENCE. Sinon, (et c’est bien souvent la situation actuelle), il se retrouve piégé de devoir choisir entre des possibilités dont aucune ne le satisfait.

En effet les questions de choix électif ou de référendum peuvent lui apparaître de façons très différentes:

  • a - comme un choix véritable possible en conscience (quand les seules options raisonnables possibles lui sont présentées). C’est ce qui est le présupposé de toute les élections ou référendums de type actuel, mais seule une fraction permet à TOUS d’effectuer ce choix réellement EN CONSCIENCE.

  • b - comme un choix également véritable, permettant éventuellement des réponses individuelles en conscience, mais qui ne présente qu’une utilité très accessoire, ou même perçu comme une manoeuvre de diversion.

Ce cas est plutôt spécifique aux référendums, soit parce qu’on peut estimer qu’il existe des questions à trancher en priorités, soit que la question n’est pas posée au niveau où elle devait l’être. Il justifie la case « Là n’est pas la question » quelle que soit le libellé que l’on adopte pour cette option.

  • c - comme un choix « forcé » à faire entre la peste et le choléra, situation classique du second tour d’élection, et qui explique d’ailleurs la préférence des classes dirigeantes pour ces scrutins à deux tours. Le « ni, ni » est une réponse qui DOIT être entendue

C’est ce qui justifie le « cette question est antidémocratique » en référendum, et plus vraisemblablement « ni l’un ni l’autre » dans un second tour.

Les commentaires du résultat d’un scrutin possédant ces possibilités de réponse seraient infiniment plus riches que ceux, convenus, que l’on peut faire actuellement. Permettrait d’expliciter les « là n’est pas la question » et les « ni,ni » et élargirait le « champ des possibles » proposé.

Par ailleurs, plus prosaïquement, on ne voit pas pourquoi on dénierait à l’électeur la possibilité de s’exprimer de façon moins complète que le sondé.

Voilà, j’espère n’avoir pas abusé de votre patience.

Bonjour à tous,

Bernarddo,
après réflexion, et même s’il ne s’agit que d’un questionnaire qui n’entrainera aucune contrainte étatique directe ou indirecte, vous avez raison. Il faut au moins le choix « là n’est pas la question ».
Pour l’autre option, si par « la question est anti-démocratique » vous entendez « la question posée est anti-démocratique » c’est à dire « les réponses proposées ne me permettent pas d’effectuer un choix en conscience », je suis également d’accord.
Dans le cas où des représentants du peuple répondraient « là n’est pas la question » ou « la question posée est anti-démocratique », on peut imaginer les relancer pour leur demander quelle question ils auraient posée et/ou quelle réponse libre ils auraient faite, afin d’entamer un débat contradictoire (rendu public bien entendu).

Sinon, 2 personnalités supplémentaires me viennent à l’esprit : Emmanuel Todd et Serge Halimi.

Lanredec, maintenant nous sommes 2, encore insuffisant pour franchir l’étape 1. Je serais curieux de savoir ce qu’en pense Etienne… s’il pense également que c’est réalisable et souhaitable, on pourrait peut-être utiliser les ressources de ce site pour mobiliser du monde.

Cordialement,
Olivier

Projet de questionnaire de kolspy sur la démocratie participative

@ kolspy (565, 571)

  1. Vous aurez beaucoup de mal à obtenir l’appui de personnalités individuelles sur un texte qui n’est qu’une série de questions (voir aussi mon commentaire 3) plus loin).

Sans le soutien d’une organisation bien structurée, votre projet ne me paraît pas faisable (ceci répond à votre question concernant la première étape).

Sur l’organisation susceptible de vous aider efficacement, je n’ai pas d’avis : il vous faudra prospecter.

  1. Pour les réponses possibles, il me semble que votre premier réflexe était le bon : je m’en tiendrais à Oui ou Non, ou alors il faudrait donner à chacun la possibilité de s’expliquer, ce qui priverait le questionnaire de toute valeur pratique.

En effet, si on laisse la possibilité d’explications, il est assez évident que toutes les réponses au questionnaire se transformeraient en « Oui, mais » ou « Non, mais ». Ce qui m’amène au point suivant.

  1. Je croyais que questionnaire visait à promouvoir le tirage au sort.

Personnellement, je suis plutôt soulagé que vous laissiez tomber la mention d’une constituante tirée au sort.

Bien que le tirage au sort d’une assemblée constituante ne relève pas du tirage au sort de décideurs (toujours inacceptable selon moi du point de vue de la démocratie et des droits fondamentaux), pour la raison que les propositions de ces « aléataires » seraient soumises au référendum, je ne vois aucune valeur pratique et pas grande valeur théorique à cette idée : une valeur symbolique, à la rigueur.

Mais sans une question de ce genre, votre questionnaire tombe à plat. Les destinataires ne voudront certainement pas y répondre parce qu’ils ne sauront pas où vous les conduisez.

Pourquoi pas une douzième question ainsi conçue :

12. Si vous avez répondu Oui à toutes les questions précédentes, approuvez-vous l’idée d’associer plus étroitement les citoyens, dans le cadre d’une démocratie effectivement participative, à la maîtrise et au contrôle de l’exercice des pouvoirs par les élus ?

À ce propos (vous m’aurez vu venir), j’appelle votre attention sur la proposition faite dans le message 57 du fil 55 (voir sous http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?id=233).

  1. Cette douzième question, en montrant bien le but du questionnaire, rendrait inutiles les explications ou questions subsidiaires.

Quoique vous décidiez, je vous félicite déjà d’avoir présenté une proposition concrète susceptible de s’insérer dans une action générale. Espérons qu’elle servira d’exemple !

Si vous allez plus loin, il vaudrait sans doute mieux ouvrir un fil spécial (« Projet de questionnaire sur la démocratie participative » ?) pour continuer la discussion.

Cordialement. JR

Dans le cas où des représentants du peuple répondraient "là n'est pas la question" ou "la question posée est anti-démocratique", on peut imaginer les relancer pour leur demander quelle question ils auraient posée et/ou quelle réponse libre ils auraient faite, afin d'entamer un débat contradictoire (rendu public bien entendu).
Si les gens qui auraient la possibilité de voter "ni, ni" à un second tour entre Sarkozy et Hollande, (le réservoir (de plus de 50 %) est large en additionnant, à une bonne partie des abstentionnistes, les sondés qui se réclament d'un candidat sans espoir de second tour), il n'y aurait nul besoin de réclamer un débat public, il aurait lieu immédiatement et on finirait par trouver quelle est LA question fondamentale qui les réunit dans cette opposition. Outre le fait que le chiffre de "légitimité" de l'élu (probablement minoritaire au second tour), prendrait une valeur plus modeste qui l'inciterait lui-même à plus de modestie.

Créer ces possibilités de réponse, voila un vrai sujet de référendum.

Sans rêver à ce point, il suffit de penser à un sondage de ce type.

(On peut déjà se poser la question de savoir pourquoi AUCUN parti qui se sait devoir être écarté du second tour d’une présidentielle se prive d’un ARGUMENT authentiquement DEMOCRATIQUE susceptible de renforcer son influence.

Peut-on rêver d’une initiative concrète de notre part: par exemple un financement via notre blog qui permettrait à Etienne ou l’un d’entre nous (avec son accord) de financer CE SONDAGE CITOYEN sur la base du duel annoncé du second tour de cette présidentielle?

Voilà une initiative qui ferait bouger les lignes, dans laquelle je suis personnellement prêt à investir 100 €.

Combien devrions nous nous compter pour rendre la chose possible?
Voilà ma proposition.

bernarddo,

Pourriez-vous indiquer quelles questions exactement vous proposez de mettre au sondage ?

Merci. JR

[size=11]d’abord bonjours!

je tiens à remercier Etienne Chouard pour tout ce qu’il a fait et qui m’a sortit de ma léthargie.

bon moi ça fait une bonne semaine que je tourne une idée dans ma tête et elle me parait jouable

1erement faire un référendum privé c’est à dire un sondage

pour moi il ne dois y avoir que 2 questions pour qu’il soit pertinent
[/size][size=15]
[color=red]"
vous sentez vous représentés par un des partis qui ce présente aux élections ?

si oui vous sentez vous pleinement représentés ?
"[/color][/size][size=11]

mais le mode opératoire dois être très important il faut une transparence complète je préconiserai prendre les gens au hasard dans l’annuaire
(genre on fait des trous à la perceuse dans un annuaire et on appelle ceux qui sont la ligne en dessous des trous)

le tout FILMé et mis sur un SITE avec TOUT; même et surtout TOUS les dialogues! « que les gens pourront allez regarder et vérifier que l’on à bien fait comme il faut »
(et aussi se passer les meilleurs genre vieux paysan qui râle que l’on ne fait jamais rien à paris pour la campagne etc… morceaux qui peuvent être diffusé partout mixe musical commentaires dans la bas si j’y suis …)

le tout sous contrôle d’huissier ou ce que la loi demande pour que ce sois un sondage légitime (ne pas hésiter sur les sur-moyens)

moi à un sondage pareil j’espère au moins 30% de non à la première question
(si il y a moins c’est foutu …)
donc là si on a 30% d’électeurs qui ne se sent pas représenté les votes sont sur 70% et les candidats au deuxième tour disons 33% de 70% ça fait 23% sur l’ensemble CQFD! :wink:

(remarquez à quel point c’est destructeur avec 50 ou 60% de non représentés :smiley: )

là si on arrive à faire un buzz suffisant on dois pouvoir remettre en cause les partis représentés
et sinon au moins on posera au moins sur la table la non représentation des élites dans le gouvernement représentatif actuel!

là on doit leur ouvrir une porte de sortie et ce présenter comme des gens voulant que le gouvernement représentatif sois plus transparent,
qu’il accepte d’autres acteurs qu’eux qui seraient issus du peuple

en aucun cas il faut qu’il se doutent que l’on veut changer la constitution !!!
(et pars là même les foutre au pôle emploi)

juste aménager un hochet pour le peuple qui sera bien content et dira « à ben ça à rien changer »

on peut demander le compte du vote blanc avec ça!
on peut virer les 500 signatures etc etc etc

et là avec un gouvernement on peut ce présenter aux élections pour changer la constitution mais sans le dire ou le mettre dans le programme !

il faut parler de Léon Blumm; Front Populaire; De Gaule; sécurité sociale; neutralité du net; référendum… la bataille peut prendre forme
tout sondage dois avoir la même réponse « je ne crois aux sondages que quand je les moi même falsifiés » donc référendum!!
etc etc etc …
pour les médias il ont la télé nous avons internet !!!

(je me suis souvent imaginé cette semaine faire campagne je pense qu’il faudrait demander aux gens que si ils ont l’intention de voter pour nous qu’ils ne le disent pas sur un sondage mais plutôt qu’ils mentent pour donner n’importe lequel des autres candidats… brouillage des pistes et si ça marche les pros de la politique ne le verront pas venir!)

se décaler de l’habituel!
faire rupture

balancer tout ce que les élites politiques ont fais de pourris :

pompidou ancien directeur général de la banque de Rotchield qui crées la dette
giscard son bras droit qui le sais très bien et qui à eu un poids sur l’europe que l’on a rejeté en 2005 (avec quand même peu de participation il faut le dire donc sujet glissant)
mitterand qui arrête l’indexation des salaires sur le coup de la vie 2 ans après avoir été élu …
jospin qui ne fait pas mieux si je ne m’abuse

etc etc etc …

en aucun cas refaire la constitution

en fait on peut faire un chèque en blanc et proposer n’importe quoi du moment que cela ne parais pas trop démago…

et si on est élu il faut que le président sois honnête et ne fasse que changer la constitution
(là c’est les deux gros SI…)

voila

bien sur ça ressemble à de la société secrète mais merde il me semble que l’on a plus le choix !

toute remarque sera appréciée

et bien sur un fil de discute m’aurai plut mais je ne suis pas arrivé à en ouvrir un si un admin déplace le message moi je m’en fiche
(après que se soit dur de trouver ce message c’est peut être pas si mal)

sinon pour le tirage au sort je pense que séparer les hommes et les femmes et proceder à un tirage au prorata d’hommes et de femmes serai plus juste :wink:

bises

tcha

clem

ps n’ayant pas souvent l’interenette je vais faire des copier coller du forum et les lires chez moi tranquille ce soir désolé par avance si je tombe comme une mouche dans la soupe![/size]

Bonjour,

Je commence par remercier Etienne CHOUARD qui a elevé ma conscience politique car depuis longtemps (depuis que j’ai l’age de voter) j’ai toujours eu l’impression étrange que l’élection ne faisait que délaisser une parti de la population qui n’ont pas voté pour le gagnant.

Et c’est en écoutant Etienne que j’ai enfin du vocabulaire pour exprimer mon sentiment d’injustice.

Concernant la constituante, je trouve que les idées développées dans ce forum sont très prometteuses (pour certaines, un peu moins pour d’autres).

En tout cas, on a vraiment l’impression que cela va prendre beaucoup de temps pour que ces idées (en particulier le tirage au sort) percutent l’esprit de nos concitoyens.

Cela reste à vérifier, mais j’ai l’intime conviction que, par exemple, au Venezuela, c’est plus Hugo Chavez qui voulait un minimum de démocratie plutôt que le peuple. Le peuple semblait avoir plus confiance dans l’homme (comme toutes éléctions) que dans son projet de constitution. (je me trompe peut-etre car je suis pas venezuelien et j’ai suivi cela de loin)

Sans une personne élue qui renverserait la vapeur, la tâche qui serait d’éveiller les consciences semblent sans fin. J’imagine qu’il y a autant de gens qui adhèrent à l’idée du tirage au sort que de gens qui adhèrent au FN ou au Front de gauche. Et qui d’ici quelques temps rechangeront d’avis, etc…

Je pense sérieusement à 2 possibilités pour organiser une constituante citoyenne :

  • l’insurrection populaire (la révolution)
  • l’élection d’un humain des plus sages et des plus vertueux

Bizarrement, la deuxième solution semble utopiste… :slight_smile:

La proposition de faire un référendum privé ou un vrai sondage représentatif ne va donner de l’eau qu’à notre moulin.
Ce n’est pas parce que je suis contre le système actuel que je suis forcément pour le tirage au sort.

Le souci est que la maxime « la démocratie est le pire des régimes, mais c’est le moins pire de tous » reste trop gravé dans la mémoire collective.

Quand j’essaie de passer le message du tirage au sort ou de la constution écrite par les citoyens, mas interlocuteurs me disent quasiment tous que j’ai raison. Donc je leur demande s’ils sont prêt à éventuellement se battre, se révolter ou faire entendre leur voix. ils me répondent tous que non, ca ne sert à rien, etc… (les même rengaines que l’on a tous entendu)

les gens ont toujours peur du changement. Avant qu’ils acceptent, il faudra les mettre au pied du mur…

Tout du moins, c’est ce que je pense. (et j’ai souvent tort).

Bonjour, Casoars.

"Les gens ont toujours peur du changement. Avant qu’ils acceptent, il faudra les mettre au pied du mur…"

Et même mis au pied du mur, il n’est pas dit qu’ils acceptent. JR

Donc, dans l’absolu, s’il arrive une insurrection populaire avec remise en cause de notre démocratie, notre « fabuleux » gouvernement actuel sera destitué et un gouvernement « d’intérim » sera mis en place (surement par le parlement). Car je pense que si le peuple se soulève, cela sera surement contre le gouvernement, contre l’exécutif. Puisque le peuple ne percoit, en général, que la conséquence des lois.
Pour exemple, tout le monde est d’accord avec le fait de mettre des radars (automatique ou pas) mais tout le monde dit qu’il y en a de trop. Donc on s’en prend au ministère des transports. (Alors qu’il faudrait s’en prendre aux parlementaires qui ne controlent plus ou peu ce que font les ministères)

Donc, les couvre-feu, les débats et les actions pour amener une nouvelle constitution sera « superviser » par ce gouvernement interimaire.
Ce gouvernement ne pourra pas s’empecher de nous faire voter pour choisir les contituants…
Donc l’éventuelle future constitution ne sera pas non plus en faveur du peuple… on retombera dans un semblant de démocratie qui marchera bien les 5 premières années et qui partira « en sucette » après.

Je ne fais là que des suppositions qui me semblent réalistes (Tunisie, Islande, etc… ou les peuples se font jeter de la poudre aux yeux avec des semblant de démocratie au milieu d’une constitution toujours plus en faveur des élus et de l’argent).

Pour conclure, si on essaie de « voir » plus loin, il faudrait que tous les représentants de l’état (parlement, gouvernement, magistrats) se fassent dégager pour que la place aux nouvelles idées soit faite.

En somme, il faut mettre l’armée du bon coté, car c’est elle qui prendra le relais dans ce cas de figure.

Mon analyse est-elle bonne ?

PS : je sais que notre constitution actuelle inclut l’insurrection populaire comme une nécessité contre un régime non voulu. par contre, je n’en connais pas les modalités exactes et si elles sont inscrites quelque part.

Bonjour Casoars et à tous,

effectivement il est probable que seule une insurrection nous débarrassera de nos maîtres, et le risque est grand qu’alors d’autres maîtres prennent la place. C’est pourquoi il est important, comme le dit Etienne, de faire germer l’idée de la démocratie en chacun de nous.

Je pense que nous sommes très loin de l’insurrection en france, il faudrait pour cela que la classe moyenne sombre dans la pauvreté, que les inégalités soient flagrantes, et que les citoyens n’aient pas le sentiment d’être libres. Il est clair que le système actuel nous mène aux deux premières conditions. Par contre, il ne conduit pas nécessairement à la troisième et c’est sa force. Ce système est constitué de l’élection qui nous donne l’illusion de la liberté, et de médias possédés par les puissants, qui circonscrivent le débat à un carré d’idées inoffensives. C’est contre cela que nous pouvons commencer à lutter aujourd’hui, et tous les moyens sont bons : conférence (merci Etienne!), bouche à oreille, manifestations, sondage citoyen, référendum privé… Le tout c’est de passer à l’action.

Pour ma part je réfléchis toujours à l’idée du questionnaire (Jacques, merci encore une fois pour vos commentaires enrichissants), je reviendrai dans quelques temps vous présentez le résultat de mes réflexions avec une réalisation concrète je l’espère.

Au plaisir de vous lire citoyens!
Olivier

Bonjour Kolpsy

Quand vous dites

il faudrait pour cela que la classe moyenne sombre dans la pauvreté, que les inégalités soient flagrantes, et que les citoyens n’aient pas le sentiment d’être libres.

Effectivement, cela ne semble pas être le cas. Mais peut-être que justement les medias font de la rétention d’informations à ce sujet.

Les 10 % de chomage en Union Européenne atteint fin Janvier 2012 (Chomage fin 2011 - INSEE chomage 2010) ne fait pas la une des journaux.
D’ailleurs, il va peut-être falloir que les experts des calculs dérisoires et abjectes revoient leur planche du NAIRU car il semble que l’on est dépassé le taux acceptable de chomeur en Europe.
Le fameux « MES » n’est dans aucun titre de journal télévisé ou émission d’informations politiques (peut-être sur LCP mais qui regarde cette chaine ?)

Je pense que beaucoup de gens discutant sur ce forum sentent bien que nous tendons vers une politique uniquement axée sur la financiarisation de notre monde. Nous risquons donc de nous retrouver bientôt, si ce n’est la grèce, au moins comme en Espagne ou en Italie.

Le problème, pour moi, est d’attendre d’arriver dans un monde entièrement appauvri avec un peuple qui n’a que des cailloux à jeter à la tête des politiciens et de leur armée. (tiens, ca me fait penser à un pays où les citoyens n’ont que des cailloux contre des chars et des missiles).

Il me semble que la tactique virale pour passer l’idée d’une vrai démocratie arrivera trop tard dans les esprits.

Je suis intimement persuadé que tous est fait pour que les peuples soient asservis avant que nous puissions réagir.

Il n’empêche que je préfère la méthode virale car les coups de matraque, ca fait mal…

Dans ce sens, est-ce une bonne idée de distribuer du papier reprenant nos réflexions et leur conclusion ?
[bgcolor=#FFFF99]Y a-t-il des textes courts et simples expliquant pourquoi il faut changer la constitution et surtout que le tirage au sort est une des meilleures solutions ?
J’ai lu beaucoup de résumé des conférences d’Etienne Chouard, je suis allé sur le-message.org et d’autres sites, sans trouver de texte simple pouvant expliquer à « la mamie du Cantal » nos objectifs.
[/bgcolor]
[bgcolor=#FFFF99]Je prend les transports en commun en Ile de France, et je voudrais déposer sur les sièges (donc sans obliger la lecture) un texte ne faisant référence à aucun auteur et ne permettant pas de dire « ca c’est du Etienne chouard » ou « ca c’est des gauchos » (je me prend la réflexion 1 fois sur 5).[/bgcolor]

j’ai bien pensé m’y atteler, mais ne voulant pas réinventer la roue, je me demandais si un texte de ce type existait.

[bgcolor=#FFFF99][size=15]un tract que personne ne jette :

écrire sur les billets de banque un court message et/ou un site internet.[/size]

Il y a une zone blanche « prévue » pour ça.

Dans la marge, rajouter « ne pas jeter ce tract sur la voie publique » :wink:
ça fait rire et le message passe mieux[/bgcolor]

exemples :

Marre de voter pour tes maîtres ?
http …

Les banques prêtent le vide et font le plein
http …

Liste des dernières lois scélérates
http …