1 Comment déclencher un processus constituant ?

Il faut supprimer effectivement le président et les élections présidentielles, l’arbitraire est anti démocratique, la concentration des pouvoirs est anti démocratique aussi.

c) Renonciation obligatoire du président de la République élu à toute appartenance à un parti politique ou à une quelconque majorité (y compris présidentielle) ; d) Un seul mandat présidentiel de sept ans (non renouvelable consécutivement) ; e) Interdiction au président de la République de participer à la campagne électorale qui doit élire son successeur ;
Sur ces points, je suis d'accord ! Je rajoute même à e) interdiction de participer à toute autre élection [i]sous délai minimum[/i], de façon que ça ne puisse interférer en rien sur sa mission, jusqu'à son terme. Le mêli-mêlo actuel est honteux.
Mais pourquoi tenez vous tous tant à un président ?
Il est tout de même à mon sens nécessaire qu'une personne (quelque soit le titre qu'on lui donne) puisse représenter la Nation, ne serait-ce que pour qu'une main puisse signer des accords internationaux, mais bien alors [i]par délégation de pouvoir[/i].

Arrrrrrrgh

:(:(:frowning:

Mais pourquoi tenez vous tous tant à un président ?
Il est tout de même à mon sens nécessaire qu'une personne (quelque soit le titre qu'on lui donne) puisse représenter la Nation, ne serait-ce que pour qu'une main puisse signer des accords internationaux, mais bien alors [i]par délégation de pouvoir[/i].
Certainement pas nécessaire, un contre-exemple : http://www.admin.ch/br/org/index.html?lang=fr

En outre, la notion même d’accords internationaux est à mon avis à revoir…

Beaucoup de réponses, pas assez de temps pour répondre point par point.

Rapidement : j’apprécie l’idée de l’association des Sans OEillères (au contraire de son nom :stuck_out_tongue: ). Je pense aussi que la sensibilisation des citoyens peut (j’ai bien dit peut, je n’exclue pas une autre forme) passer par la mobilisation locale. J’aime beaucoup l’idée du forum local, avec une réunion d’autant de membres des Sans OEillères (non vraiment, le nom est à revoir Jacques :wink: ) qu’il est possible de rassembler, par exemple tous les samedis en centre ville. Pourquoi le samedi ? Parce que c’est à ce moment qu’il est le plus facile d’échanger avec le plus de personnes. Pourquoi tous les samedis ? Parce que la répétition reste la base de la pédagogie. Cela doit encore une fois relever de l’utopie, mais je serais personnellement prêt à passer chacun de mes samedis après-midis à convaincre les gens du bien-fondé d’un tel mouvement, et au passage à les sensibiliser à tout un tas d’autres problèmes parce que j’ai du mal à m’en empêcher…

En tout cas, je vote pour l’association des Sans-OEillères, à condition que le nom change… J’aurais plutôt vu quelque chose de plus parlant. Et vous ?

PS : Rien n’empêche ladite association de présenter un candidat à l’élection présidentielle tiré au sort. De la sorte, je serais encore plus content :slight_smile:

Merci, pour ces commentaires, auquel je me réserve de répondre un peu plus tard.

En ce qui concerne les « Sans-Œillères », je réponds sur le fil 55. (Merci de mettre le nom du fil 55 à jour dans l’index général, Étienne). JR

@Jacques

Les propositions que je lis plus haut me semblent imprégnées d’un certain esprit de reconduction.
De l’imagination que diable ! :wink:


Ana,

Vos propositions, svp !

Je ne doute pas qu’elles seront imaginatives. JR

Pourquoi un « président de la République » ?

Pour répondre notamment aux remarques d’Ana :

Plus généralement, pourquoi un « chef de l’État » ?

  1. Ceux qui voudraient la suppression de la présidence de la République et son remplacement par (il faut supposer) un organe collégial se font de très dangereuses illusions.

Parce que certaines fonctions au plus haut niveau seraient attribuées à une personne en particulier, ils s’imaginent que la démocratie aurait à y perdre. Je suis de l’avis contraire, étant bien entendu que la question des attributions effectives est essentielle.

L’histoire montre que le système du chef d’État collégial peut favoriser la dictature encore davantage que le système du chef d’État « personnel », dans la mesure où il entraîne simultanément une dilution apparente du pouvoir et une dilution réelle des responsabilités.

Pour s’en tenir à l’histoire de la France (il ne serait pas difficile de trouver des exemples ailleurs), on rappellera que notre pays a connu deux grandes périodes (si je ne me trompe pas) sans "chef d’État « personnel » : en 1793-1794, pendant la période du « gouvernement révolutionnaire », avec le comité de salut ublic ; de 1795 à 1799, avec le Directoire.

Pour le directoire, je crois pouvoir dire que le système du chef d’État collégial ne s’est pas avéré très convainquant.

C’est la période 1793-1794 qui est la plus instructive. Admirateur de la Révolution française, y compris du gouvernement révolutionnaire à proprement parler, je suis convaincu que bien des violences survenues en 1793-1794 ont été facilitées par le fait que des idéologues de la Révolution ont réussi à imposer leur vision exaltée des choses dans le relatif mais réel anonymat des comités. Je pense qu’un chef d’État clairement désigné et opérant constamment en pleine vue de tout le monde aurait pu éviter certaines de ces violences et en tout cas aurait pu être plus étroitement surveillé que des membres de comités collectivement tout-puissants.

Le président de la République envisagé dans la constitution actuelle n’est pas un gouvernant : c’est un arbitre (ou si l’on préfère, le garant du bon fonctionnement des institutions). S’il s’en tient à ce rôle (ce qui n’est pas le cas du président Sarfkozy), la démocratie n’a pas à souffrir de la « personnalisation » de la fonction. Au contraire : c’est l’absence d’un chef d’État suffisamment fort qui est, comme le sait, à l’origine de la catastrophe institutionnelle du 10 juillet 1940, qui a mis à bas la démocratie.

La constitution de 1958 a remédié à ce risque, surtout depuis la révision constitutionnelle de 1965 (élection du président de la République au suffrage universel).

Il serait sans doute bon de redéfinir le double exécutif de manière à cantonner le président dans son rôle de garant du bon fonctionnement des organes constitutionnels et à renforcer l’indépendance du gouvernement par rapport au président. Mais je pense que la majorité des citoyens français approuvent qu’il y ait un président de la République et qu’il soit élu au suffrage universel. JR

typique du syndrome du canari

Mais je pense que la majorité des citoyens français approuvent qu'il y ait un président de la République et qu'il soit élu au suffrage universel. JR
Comme la majorité des français utilisent l'euro alors que c'est manifestement une escroquerie.

Et cela pose bien le problème de la liberté : je vois ces escroquerie en cours, et je ne veux plus y participer. Je fais comment pour sortir du carcan politique que « les autres » veulent encore ?

Rien n’est prévu dans la constitution pour pouvoir sortir du système et construire en parallèle une autre nation, en douceur.

Etant sur ce forum, vous avez, j'imagine, le désir de modifier la Constitution, car c'est l'objet premier du plan C. Pour rappel, qu'envisagez-vous comme déclenchement concret d'un processus constituant ?
Pour rappel, l'objet premier de plan C était la constitution européenne.

Un processus possible est le déclenchement par le peuple. Ce que JR appelle une révolution. A mon avis on a plus de chances de voir un million de Français converger vers le faubourg Saint Honoré que cinq millions réclamer un RIC. D’autant plus que la situation s’aggrave plus vite (sinon syndrome de la grenouille cuite que nous connaissons depuis quelques (!) années).

Deuxième possibilité, à laquelle je ne crois pas parce que les députés n’ont rien à y gagner (mais ce n’est pas une raison pour l’abandonner), l’initiative parlementaire qu’évoque JR.

Troisième possibilité, l’initiative présidentielle qui pourrait se présenter comme suit.

  1. Un candidat se présente avec ce seul programme. C’est possible : contrairement à un candidat député, un candidat président peut imaginer qu’il entrera dans l’histoire, qu’il deviendra une référence morale, et que son influence sera (de cette façon) encore plus grande après qu’avant. C’est nécessaire : tout autre élément de programme ne peut que diviser les partisans de celui-ci et ne peut qu’entrer en contradiction avec l’argumentaire qui va viser entre autres le rôle du président.
  2. Il est élu. C’est imaginable : sa campagne électorale peut se baser sur le fait que les autres ne proposent que de pérenniser un système qui ne fonctionne pas (à cause des problèmes de fond de la constitution et à cause des détournements de son esprit qu’ont commis ses adversaires) et qui a mené la France dans la situation catastrophique que tout le monde voit.
  3. Il choisit parmi les personnalités de la majorité parlementaire, quelle que soit cette dernière, celle qui acceptera, en échange du pouvoir, de convoquer une assemblée constituante tirée au sort et de soumettre la proposition de constitution au référendum dès la fin des travaux de cette assemblée.
  4. En attendant la France est gouvernée comme en période de cohabitation, en fonction de la majorité élue.
[b]Pourquoi un "président de la République" ?[/b]

Pour répondre notamment aux remarques d’Ana :

Plus généralement, pourquoi un « chef de l’État » ?

  1. Ceux qui voudraient la suppression de la présidence de la République et son remplacement par (il faut supposer) un organe collégial se font de très dangereuses illusions.

Parce que certaines fonctions au plus haut niveau seraient attribuées à une personne en particulier, ils s’imaginent que la démocratie aurait à y perdre. Je suis de l’avis contraire, étant bien entendu que la question des attributions effectives est essentielle.

L’histoire montre que le système du chef d’État collégial peut favoriser la dictature encore davantage que le système du chef d’État « personnel », dans la mesure où il entraîne simultanément une dilution apparente du pouvoir et une dilution réelle des responsabilités.

Pour s’en tenir à l’histoire de la France (il ne serait pas difficile de trouver des exemples ailleurs), on rappellera que notre pays a connu deux grandes périodes (si je ne me trompe pas) sans "chef d’État « personnel » : en 1793-1794, pendant la période du « gouvernement révolutionnaire », avec le comité de salut ublic ; de 1795 à 1799, avec le Directoire.

Pour le directoire, je crois pouvoir dire que le système du chef d’État collégial ne s’est pas avéré très convainquant.

C’est la période 1793-1794 qui est la plus instructive. Admirateur de la Révolution française, y compris du gouvernement révolutionnaire à proprement parler, je suis convaincu que bien des violences survenues en 1793-1794 ont été facilitées par le fait que des idéologues de la Révolution ont réussi à imposer leur vision exaltée des choses dans le relatif mais réel anonymat des comités. Je pense qu’un chef d’État clairement désigné et opérant constamment en pleine vue de tout le monde aurait pu éviter certaines de ces violences et en tout cas aurait pu être plus étroitement surveillé que des membres de comités collectivement tout-puissants.

Le président de la République envisagé dans la constitution actuelle n’est pas un gouvernant : c’est un arbitre (ou si l’on préfère, le garant du bon fonctionnement des institutions). S’il s’en tient à ce rôle (ce qui n’est pas le cas du président Sarfkozy), la démocratie n’a pas à souffrir de la « personnalisation » de la fonction. Au contraire : c’est l’absence d’un chef d’État suffisamment fort qui est, comme le sait, à l’origine de la catastrophe institutionnelle du 10 juillet 1940, qui a mis à bas la démocratie.

La constitution de 1958 a remédié à ce risque, surtout depuis la révision constitutionnelle de 1965 (élection du président de la République au suffrage universel).

Il serait sans doute bon de redéfinir le double exécutif de manière à cantonner le président dans son rôle de garant du bon fonctionnement des organes constitutionnels et à renforcer l’indépendance du gouvernement par rapport au président. Mais je pense que la majorité des citoyens français approuvent qu’il y ait un président de la République et qu’il soit élu au suffrage universel. JR


Revenir à un système parlementaire supprime effectivement le président de la république, mais il reste toujours le gouvernement et son 1er ministre. Le représentant de la nation devient donc le 1er ministre. Il ne s’agit pas dutout de passer à un système collégial. Vos craintes sont donc infondées.

Il n’y a pas dilution des responsabilités.

Ce que cela change, c’est que le gouvernement doit composer avec l’assemblée, alors que dans un système présidentiel comme celui de la Vème république actuelle le parlement n’a plus aucun pouvoir quand le président et la majorité sont issus du même parti. C’était moins évident avant, mais depuis que les législatives succèdent aux présidentielles, cela permet clairement au président de concentrer les pouvoirs, hors il n’y a pas de démocratie sans séparation des pouvoirs. Il est nécessaire qu’il y ait un pouvoir qui oblige le chef du gouvernement à appliquer la volonté du peuple, s’il concentre les pouvoir, rien ne l’y oblige.

Au niveau des citoyens cela change aussi la pratique de la vie politique, car il n’y a plus d’histoire de personnalisation liée à l’élection d’un seul, il n’y a plus d’histoires d’élimination et de reports de voix, donc plus de bipartisme, plus de vote utile qui détruisent la démocratie, les citoyens peuvent enfin voter selon leurs convictions et ils savent que leur voix fera une différence vu qu’aucune n’est éliminée et toutes comptent dans la représentation vu qu’elle est proportionnelle.

Tout à fait d’accord avec Sandy.
On peut imaginer en plus du 1 er ministre (qui gouverne), un « représentant de la France », chargé des inaugurations et des dépôts de gerbes pour libérer du temps au précédent

Salut, je sais pas dans quel fil foutre ça, mais les indignés de Paris lancent un processus constituant. Ci joint l’appel. Ya une vidéo mais il parait qu’elle est pas très bien donc faudra attendre.

[b]Appel des Indignés de Paris pour lancer une Constituante ![/b]

Après Metz, Quimper, Nantes et Lyon, l’Assemblée Générale de Paris, décide de se lancer dans le processus de référendum pour une constituante ce Dimanche 22 janvier 2012, comme réponse à la question souvent posée « que voulez-vous ? » et à laquelle nous répondons toujours "la démocratie réelle maintenant ! "
Nous voulons qu’enfin le peuple lui-même soit décisionnaire.
Ce n’est pas aux gens de pouvoir d’écrire les règles du pouvoir.
Parce que « nos rêves n’entrent pas dans leurs urnes » nous vous appelons, dans toutes les villes et villages, à participer au référendum pour un processus constituant.

Nos buts seront ceux que chacun d’entre vous co-élaborera et co-organisera pour :

  • écrire une nouvelle constitution
  • sortir de l’ancienne politique
  • changer de système économique et institutionnel
  • mettre en place une démocratie réelle.

Habitants, citoyens, nous vous appelons à ne pas attendre les présidentielles mais à mener d’ores et déjà campagne pour venir au référendum et répondre à la question :

- Voulez-vous une nouvelle constitution écrite par et pour le peuple ? Oui ? Non ?

Partout, du 14 au 22 avril et du 28 avril au 6 mai, dans les villes et les villages, les quartiers, sur chaque campus, devant chaque entreprise, dans tous les lieux de passage, faisons fleurir des bureaux de votes, des assemblées, et faisons germer la démocraie.

Des cahiers de « doléances » - propositions, indignations - permettront à ceux qui le souhaitent de contribuer à cette réflexion collective.

Que là où les indignés ne se sont pas encore regroupés, se créent dès maintenant des comités pour une constituante : à charge pour eux de [i]commencer déjà leur campagne et d’animer les débats [/i]dans les rues, sur les places et, parfois, à l’abri.

Nous avons laissé dormir 1789 dans les Musées. Nous l’en sortons maintenant pour le changement.
Nous appelons tous ceux qui le souhaitent, à nous rejoindre et à participer activement au changement démocratique que nos vieilles institutions sont incapables d’entendre.

Que les pouvoirs tremblent car ce peuple, uni, ne sera jamais vaincu !

Nous proposons, à tous ceux qui veulent faire vivre ce projet, de nous réunir à Clermont les 4-5 février et les 7-8 avril à Paris . Nous y ferons le point avec les villes et les villages, sur l’avancement du référendum et pour préparer l’après référendum.

A bientôt !

[b]Récapitulation de mes [i]propositions concrètes [/i]en vue d'enclencher un processus constituant[/b]

NingúnOtro a posé la question suivante « à toutes les personnes qui interviennent sur ce fil » :

Pour rappel, qu’envisagez-vous comme déclenchement concret d’un processus constituant ?

Excellente idée, NingúnOtro !


Rendons à César ce qui est à César :wink: … la question est posée par Milan dans son message n°13911 du 21/1/12, le #442 sur ce fil.

Je présume que vous écartez d'emblée la possibilité d'une initiative fondée sur les dispositions de la constitution actuelle, même lorsque la procédure référendaire (parlementaire-populaire) visée à son article 11-4 aura été effectivement mise en place.

De même, il apparaît que vous écartez le moyen de la révolution, et sans doute n’êtes-vous pas seul dans ce cas.


Comme j’ai écris moi-même en réponse à cette question que vous m’attribuiez …

« Je crois qu’on peut écarter le renversement de l’ordre constitutionnel par une révolution violente… il n’y à pas assez de gens qui désirent aller jusqu’a cette violence pour obtenir quoi-que ce soit.
Alors, nous devons mettre le paquet pour nous manifester et nous compter lors d’une élection présidentielle (même si on ne réussit pas à faire élire notre candidat (peu importe qui cela serait, même si le choix n’est pas banal, il suffit qu’il ne soit PAS le candidat des autres).
Alors, nous devrons mettre le paquet pour nous manifester et nous compter lors de toute autre élection, des communales jusqu’au européennes, parce-que il faut chasser les politichiens vendus de TOUTES les arènes politiques. Chaque élection doit servir pour construire plus de momentum pour la suivante, on ne peut en oublier aucune. Le seul choix stratégique est savoir avec laquelle commencer pour que l’effet propagandistique et accumulateur ait les meilleurs résultats possibles. »

J’écarte la révolution, le renversement de l’ordre Constitutionnel par la violence, oui. Mais pas la procédure référendaire (parlementaire-populaire). Ce que j’envisage n’est pourtant pas de demander à 25% des élus de n’importe quel parti de soutenir/présenter la procédure référendaire… mais carrément de participer aux élections et d’obtenir plus de 25% des sièges, de façon à ne pas dépendre de parlementaires de partis autres pour pouvoir lancer la procédure.

[u]Sur cette base, voici mes propositions concrètes, [/u]déjà présentées pour la plupart sur ce site (les propositions à proprement parler sont soulignées) :
  1. La réunion d’une assemblée constituante ne pourrait venir qu’à la suite d’une demande populaire massive qui s’imposerait par sa massivité même au président, au gouvernement et aux élus.

Je ne compte point sur une psychologique « massivité ». La loi dit bien 25% du parlement ET 10% des électeurs… n’ayez que 24,5% du parlement, et l’ordre établit se moquera bien d’une massivité d’électeurs. Et on perdra une occasion, apprendra la lesson… et votera plus de 25% d’élus propres au parlement la fois suivante (je crois qu’avec cela, le 10% de l’électorat est acquis aussi directement).
[u]Pour discuter cette initiative et la faire aboutir, la future association civique générale dont j'ai proposé la création (voir projet de statuts dans le message 15 sur le fil 55 – http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?id=233) me paraît le cadre et le moyen tout indiqués. [/u]
  1. J’estime que toute proposition tendant à limiter le débat et le mandat de la future assemblée constituante (par exemple de la limiter à remplacer la présente constitution par une constitution VIème République à la Montebourg-Mélenchon) réduirait substantiellement l’appui populaire à la convocation d’une telle assemblée, avec la conséquence probable que les pouvoirs en place resteraient libres de donner ou de ne pas donner effet à la proposition de la réunir.

L’unique mandat de la future constituante devrait donc consister « à examiner les dispositions constitutionnelles en vigueur et à faire à cet égard toutes recommandations de révision qu’elle jugerait appropriées pour soumission au référendum ».

  1. Suite à un message d’Alexandre Hédan, j’ai soumis (message 2 sur http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=13680#p13680) les 16 propositions de modification suivantes concernant la constitution actuelle, en précisant que la liste n’était pas exhausitive :

a) Cantonner expressément le président de de la République dans son rôle d’arbitre constitutionnel [NB : suite à une remarque de Sandy, je suis prêt à remplacer "arbitre constitutionnel" par « garant du bon fonctionnement des institutions »] et lui interdire de se substituer au Gouvernement comme il le fait actuellement contrairement à l’esprit de la constitution de 1958 ;

b) Pour l’élection du président de la République : remplacement de la formalité des 500 signatures de notables par une procédure d’approbation citoyenne (éventuellement sous la forme d’une « primaire » nationale généralisée dont l’objet serait de désigner des candidats valables à l’échelle du pays, sans distinction de parti –, sorte de nouveau premier tour);

c) Renonciation obligatoire du président de la République élu à toute appartenance à un parti politique ou à une quelconque majorité (y compris présidentielle) ;

d) Un seul mandat présidentiel de sept ans (non renouvelable consécutivement) ;

e) Interdiction au président de la République de participer à la campagne électorale qui doit élire son successeur ;

f) Interdiction au président de la République de se présenter en personne devant le Parlement ;

g) Réforme du régime des sessions parlementaires (le Parlement doit pouvoir se réunir à tout moment) et de la procédure de l’ordre du jour (le parlement doit avoir beaucoup plus de latitude) ;

h) Élargissement des pouvoirs législatifs et des pouvoirs d’enquête du Parlement ;

i) Obligation faite au Parlement de s’en tenir à son rôle de représentant de l’ensemble des citoyens, notamment interdiction d’adopter des lois et des résolutions qui ne représentent que son point de vue de corps constitué (voir à ce sujet l’article 34-1 de la constitution, qui va dans le bon sens – On pense à des scélératesses comme la loi en cours d’adoption pénalisant la négation du crime de génocide, qui sera, on l’espère, déclarée inconstitutionnelle si elle est effectivement adoptée) ;

j) Réforme du Sénat : en faire la deuxième chambre du Parlement, élue au suffrage universel sur une base régionale (plus de cette « chambre haute » aux relents d’Ancien Régime !), qui serait chargée de représenter les régions et de conseiller l’Assemblée nationale en matière législative, sociale et économique (c’était en gros l’idée de de Gaulle lors de son référendum-suicide de 1969) ;

k) Suppression du Conseil économique et social (remplacé par le nouveau Sénat) ;

l) Réforme du régime électoral : introduction d’une dose de proportionnelle par la voie d’une liste de parti nationale qui viendrait compléter la liste de circonscription ; interdiction du cumul des mandats avec d’autres mandats ou des activités publiques et privées sauf dans les conditions prévues par une loi organique ; collégialité des candidatures (associer des citoyens volontaires à l’exercice du mandat des députés et sénateurs) ;

m) Réforme de la délimitation des circonscriptions électorales : cette fonction doit cesser d’appartenir au Parlement (= à la majorité politique de l’Assemblée nationale). Au lieu de cela, les circonscriptions électorales devraient se constituer à partir des communes et quartiers et groupes de communes et de quartiers contigus, sur une base démographique et par accord entre les représentants de ces communes et quartiers, sous le contrôle du Conseil constitutionnel (mais d’autres systèmes sont envisageables) ;

n) Renforcement de l’indépendance fonctionnelle des juges judiciaires et des juges administratifs par renforcement des pouvoirs du Conseil supérieur de la magistrature et création d’un Conseil supérieur de la magistrature administrative [NB : ou d’une section spécialisée du Conseil de la magistrature actuel pour la magistrature administrative]. Dans tous les cas, les opérations de police judiciaire devraient rester sous le contrôle d’un juge d’instruction ou « de l’instruction », et le rôle des procureurs devrait être réexaminé ;

o) Institution d’un véritable référendum constitutionnel et législatif d’initiative citoyenne assorti de garanties quant à un débat public préalable significatif et de seuils de participation et de vote, dans le respect de l’état de Droit (s’inspirer de l’exemple suisse – voir http://www.euroconstitution.org/forum/v … amp;t=1594) ;

p) Approbation par référendum de toutes les révisions constitutionnelles sans exception.

Concrètement il faudrait commencer par discuter les modifications à apporter aux dispositions constitutionnelles actuelles, et ensuite seulement, si un nombre susbstantiel de citoyens paraissent les approuver, au moins en principe, s’occuper de réunir une assemblée constituante.

  1. J’attends avec impatience la récapitulation des autres propositions concrètes : celles de NingúnOtro m’intéressent particulièrement.


Bien que je n’ai pas la connaissance detaillée de la Constitution Française pour juger sur la portée des changements formulés, deux choses m’interpellent…

  • Le flou que laisse sur la forme de constitution de l’Assemblée Constituante l’usage par deux reprises du verbe « réunir ».

  • Le fait de conditionner le travail de cette Assemblée Constituante par les limites de ce qui aura été approuvé auparavant (par une procédure non spécifiée) par un nombre « substantiel » de citoyens. Une pre-constituante pour la Constituante?

  • Je précise que pour moi une proposition comme élire un président de la République qui s'engagera à démissionner une fois que l'assemblée constituante aura été convoquée n'est pas une proposition concrète. J'appelle "concrète" une proposition susceptible de recevoir au moins un commencement d'effet.
    Faire un bon score dans les Présidentielles n'est qu'une carte de visite ;) Le commencement d'effet, c'est obtenir plus de 25% des sièges à l'Assemblée et pouvoir déclencher la procédure référendaire.
    5) [/i][u]Quand nous aurons récapitulé toutes nos propositions, nous pourrons voir comment les intégrer : ce sera un grand premier pas. [/u]

    Je brûle d’impatience. JR

    En fait, c’est dans le message 422 que Milan avait posé la question des mesures concrètes pour lancer une constituante, mais NingúnOtro a eu le mérite de la rappeler. JR

    Pour les élections : Je pense qu’un bon déclencheur pourrait être un personnage
    populaire, apprécié des Français, capable d’être candidat et qui commencerait à
    promouvoir notre idée.

    Par exemple, Nicolas Hulot :

    • Il semble être réellement pré-occupé par l’intérêt général
    • Il est apprécié des Français
    • Il a eu une mauvaise expérience du système électoral avec les primaires écolos
    • Ses idées écologistes seraient probablement mieux appliquées dans une vraie démocratie.

    Qu’en pensez vous ?

    Nicolas Hulot doit faire une déclaration à la presse dans quelques jours… voyons ce qu’il dira, mais de toute façon il est évident (je le savais) qu’il aurait fait un bien meilleur candidat pour EELV que Gro Eva Farseth

    Les écolos se sont tiré une balle dans le pied!

    Après la proposition (qui aurait beaucoup plu à Guy Debord) de candidature-spectacle de Fanto dont l’extrême confiance (« il semble », « apprécié », « mauvaise expérience », « probablement mieux ») semble résulter d’une analyse profonde sur le fond, et le monument de beaufitude de la réaction de AJH, qui, je l’avoue, me déçoit beaucoup sur le coup, (je précise d’ailleurs que je ne vote pas EELV), il serait un peu utile que les français concernés que nous sommes tentent de faire fonctionner à la fois leur amygdale et leur cortex pour en faire des reptiliens d’avenir. (Merci à Lanredec sur un autre fil :lol:)

    Je vous propose d’aller sur le site de ce candidat, pour examiner son analyse, ses propositions, et la marche à suivre qu’il propose (il faudra être indulgent sur le style et les éventuelles redites) :

    http://newcac40.wordpress.com/

    http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/02/08/hulot-l-enjeu-ecologique-conditionne-la-solidarite_1640228_1471069.html

    " Par ailleurs pour que l’Etat retrouve des marges de manœuvre et ait d’autres alternatives que l’austérité, ma Fondation propose entre autre que la Banque centrale européenne lui prête à taux nul ou très faible pour financer un grand plan d’investissement écologique et social. Tout le monde trouve normal qu’on le fasse pour sauver les banques, pourquoi ne pas le faire pour construire l’avenir ? "