1 Comment déclencher un processus constituant ?

Je ne comprends toujours pas.

Pourquoi ton parti pourrait gagner l’élection présidentielle et pas un parti qui propose une réforme du parlement ?


Parce qu’il ne serait pas un parti politique au même titre que les autres. Encore une fois, il serait juste un moyen et non une fin, contrairement à tout autre parti qui intégrerait au sein d’un programme plus vaste une réforme partielle de l’organisation politique.

Question à toutes les personnes qui interviennent sur ce fil :

Etant sur ce forum, vous avez, j’imagine, le désir de modifier la Constitution, car c’est l’objet premier du plan C. Pour rappel, qu’envisagez-vous comme déclenchement concret d’un processus constituant ?

Si jamais Etienne Chouard lit ce message, j’aimerais également avoir son avis.

En vous remerciant tous,

M.

Salut Milan.
Pour moi le processus constituant sera declenché par la promotion d’une société ne s’acomodant pas du cadre actuel.

@Milan : il me semble que Etienne Chouard a donné une réponse à ta question dans la 2eme vidéo ici : http://www.le-message.org/?p=90

Bonjour à vous :slight_smile:

Si j’exclue les retours en arrière et les arrangements de l’existant (présents à la présidentielle précédente, sous une forme ou une autre), alors ceux qui font la promotion d’un réel nouveau cadre, soit ne sont pas politiques (p.e. mouvement Zeitgeist, associations…), soit n’ont aucun écho significatif dans les médias (p.e. La France en Action, …), et surtout aucune chance d’obtenir à court terme voix suffisante au chapitre (présidence, députés, etc) : au mieux seront-ils des Nigel Farage

Je pense que l’idée du ‹ virus bienveillant › est une bonne solution, qu’on l’appelle comme ça, boule de neige, ou autre chose…
Et c’est une solution démocratique !
Le tout est de l’appliquer à une idée simple et puissante

S’il est je pense trop tôt encore pour aller directement vers la demande d’une nouvelle constitution, par contre, dans le contexte de la présidentielle, le VOTE BLANC peut faire des ravages :
Malgré le côté officieux actuel du vote blanc, le fait qu’il obtienne la majorité va ôter toute légitimité à toute nomination officielle éventuelle ! Et d’autant plus si la mobilisation est significative…
Au lieu de 50% de votants et un élu à 55% des votes dits exprimés, soit à peine plus de 25% des inscrits, imaginez 75% de votes et parmi ceux-ci 30 de blancs dès le 1er tour… LA HONTE sera sur le dos des NS à 15%, FH à 20%, MLP à 18% : comment pourraient-ils se revendiquer d’une Démocratie ? Et si après une percée significative, le vote blanc arrive nettement en tête au 2ème tour ?

Une fois cela obtenu, et consciente de son pouvoir, l’opinion publique tendra (peut-être ?) un peu plus l’oreille à de réelles démarches constructives…
Elle n’est peut-être pas aujourd’hui prête pour exiger un processus constituant, mais elle l’est indéniablement pour exiger un changement, et consciente que ce changement ne viendra pas de nos politiciens professionnels.

PS
A propos de Nigel Farage… je reconnais une certaine provocation de ma part :smiley:
Non pas que ce soit un modèle, encore moins le mien, mais il a au moins pour qualité de ne pas jouer la xyloglotie (ça fait riche, hein ?), le moins qu’on puisse dire !
Lorsque la diplomatie consiste à dire, hors micro (pour autant que les faits soient avérés), son mépris pour ceux qui se ‹ contentent › de moins de 5000€, je ne peux qu’avoir du mépris pour cette diplomatie-là !
Et un second point, non moins important pour moi, est de constater la désaffection du cénacle par les parlementaires : allez donc le constater à 57" de cette vidéo d’une intervention intempestive du sieur Farage…

Je ne comprends toujours pas.

Pourquoi ton parti pourrait gagner l’élection présidentielle et pas un parti qui propose une réforme du parlement ?


Parce qu’il ne serait pas un parti politique au même titre que les autres. Encore une fois, il serait juste un moyen et non une fin, contrairement à tout autre parti qui intégrerait au sein d’un programme plus vaste une réforme partielle de l’organisation politique.

Milan, bienvenu sur ce site!

Ne te laisses surtout pas décourager par Sandy, il présuppose que les turbulences du moment sont l’occasion historique revée por faire enfin passer la grande victoire de la gauche, et il n’envisage donc pas qu’on puisse vouloir agir d’une façon qui ne renforcerait pas cet effort de la gauche. Il ne comprends pas qu’on puisse être aussi stupides pour ne pas comprendre que c’est leur moment, et se désespère quand n’importe qui envisage autrechose. Ors, les gauches (oui, pluriel, et en plus irréconciliables entre elles) n’ont pas ce potentiel la, même si chacune d’elles en rêve.

Entretemps, pour éviter tant que cela peut être envisagé d’être récupérés par ces incessants efforts des gauches, toute autre initiative doit fuire dans la figure apartisane… on n’accepte aucune logique de parti ou idéologique, comme cela on évite d’être accusés de discrimination quand on laisse les dogmatiques et inconscients de gauche (qui ne sont quand-même qu’une infime partie de la gauche, mais chacun a la tête de son petit parti et avec vocacion de vouloir représenter le tout et la seule solution pour l’humanité) dehors parce qu’on ne peut rien faire avec leur dogmatisme à l’intérieur du mouvement. DRY, 15M, OCCUPY… apartisan, asyndicaliste, a-n’importe quoi d’infiltrable, :wink: (mais ils essaient toujours, et les effets sont lourds parce-que ils conditionnent les formes et les possibles.

Ce n’est pas par idéologie qu’on est contre cette colonisation de tout ce qui bouge par la gauche… c’est parce-que logiquement et statistiquement on ne peut pas rassembler une grande majorité autour de la gauche (et en plus, s’il n’y en avait que une et unitaire :wink: ). Des que un des contendants est l’idéologie de gauche, l’électorat est partagé en deux grands blocs, un 50% la voudrait, un autre 50% ne saurait plus comment vivre si elle arrivait (la même chose vaut pour l’idéologie de droite). On ne pourra donc jamais réunir le 99% sous une même bannière idéologique classique. Ce que nous pouvons faire, c’est en effet, et je l’avais déjà proposé sur ce forum, c’est former un parti instrumental sans argumentations idéologiques pour capitaliser sur le ras-le-bol de l’abus de pouvoir de tous les politiciens actuels (tant de gauche comme de droite), avec pour seul programme de défaire les lois par lesquelles les politiciens professionnels et les partis professionnels se sont petit à petit assurés une position dominante et inexpugnable sans une vraie concertation citoyenne pour reprendre notre pouvour de souverain constituant. Une des raisons, et elle devrait nous unir tous… est que les pouvoirs de l’argent ont depuis le temps envahi la politique, toutes idéologies confondues, par la voie du financement des dépenses courantes des organisations politiques, en les tenant par les couilles pour les dettes encourues pour le financement des campagnes électorales passées, et toujours à genoux pour obtenir l’argent nécessaire pour financer la campagne électorale suivante (et il y à toujours une suivante qu’on ne saurait affronter sans argent, donc on ne peut facher les argentiers). TOUS les partis déjà existants sont actuellement prisonniers de ce piège, peu importe l’idéologie… la seule solution c’est en fonder des nouveau qui commencent avec un casier de dépendance économique vièrge (et des dirigeants personnellement affranchis de dépendances) et laisser mourir les présents. Tu vois, la motivation du rejet du parti de Sandy n’est pas idéologique, ni le sien est le seul visé, même si lui n’arrive pas à comprendre.

Il faut donc que ce parti nouveau soit « apolitique » pour unir tous ceux, tant de gauche comme de droite, qui ne se font pas incompatibles avec la vie en société en étant des extrémistes récalcitrants, que ce soit idéologiquement ou dans les logiques de l’argent. Il faut qu’il se limite à refaire les règles démocratiques et défaire les abus de pouvoir de l’argent et les partis vendus à l’argent, et qu’en suite, une fois réussi le nettoyage… il s’évapore pour laisser l’arena politique propre desormais à l’action saine de tous les partis politiques de tout le spectre idéologique. Cette dernière condition est nécessaire pour que tous les gens de TOUT le spectre politique, démocrates, veuillent bien collaborer en effaçant temporellement leurs propres candidatures… tous SAUF (et la ils reconnaitront leur couleur)… ceux qui ne sont plus libres de leurs décisions et se doivent à leurs maitres les argentiers.

Cette volonté de s’affranchir des pouvoirs de l’argent, et la quantité de choses qu’il faut faire pour y parvenir… est déjà un vaste programme avec des repercussions sur tous les autres domaines de la vie politique et sociale, qui donnera de la matière suffisante pour argumenter et bien argumenter durant toute la campagne électorale… et qui s’aligne comme un gant aux soucis actuels d’une grande partie de la société, ceux qui se lèvent partout propulsés par un sentiment de ras-le-bol, même s’ils ne savent pas quoi faire (c’est pour cela que cela prends plus d’ampleur dans les pays méditerranéens ou les gens réagissent d’une façon spontanée et émotive, et sautent dans une piscine sans vérifier s’il y à de l’eau dedans, que dans les pays plus froids ou les gens réfléchissent avant de se lancer… et ne le font pas s’ils ne voient pas la façon d’atteindre une solution pratique et faisable à la fin du tunnel de l’effort).

Pour le moment, c’est cet entetement à ne pas comprendre la situation des gauches (et par les gauches) -ou au moins l’ignorance ou complicité de leurs élites politiques- qui bloque la situation MONDIALEMENT. Je ne mets pas dans le même panier pourtant les bases de gauche, qui sont de gauche plus par humanisme généralisé que par idéologie.

Moi aussi, je serais plutôt de gauche que de droite, mais la n’est pas le point pour le moment. Je suis plutôt anarchiste, mais drôle d’anarchiste qui à trop pensé et voit que pour le moment c’est par l’élection, mais bien comprise, qu’il faut combattre les abus de pouvoir de la politique actuelle et sa complicité avec les pouvoirs de l’argent. C’est nécessaire pour ne pas faire encore des pas en arrière, avant de pouvoir rebondir en avant.

Question à toutes les personnes qui interviennent sur ce fil :

Etant sur ce forum, vous avez, j’imagine, le désir de modifier la Constitution, car c’est l’objet premier du plan C. Pour rappel, qu’envisagez-vous comme déclenchement concret d’un processus constituant ?


Je crois qu’on peut écarter le renversement de l’ordre constitutionnel par une révolution violente… il n’y à pas assez de gens qui désirent aller jusqu’a cette violence pour obtenir quoi-que ce soit.
Alors, nous devons mettre le paquet pour nous manifester et nous compter lors d’une élection présidentielle (même si on ne réussit pas à faire élire notre candidat (peu importe qui cela serait, même si le choix n’est pas banal, il suffit qu’il ne soit PAS le candidat des autres).
Alors, nous devrons mettre le paquet pour nous manifester et nous compter lors de toute autre élection, des communales jusqu’au européennes, parce-que il faut chasser les politichiens vendus de TOUTES les arènes politiques. Chaque élection doit servir pour construire plus de momentum pour la suivante, on ne peut en oublier aucune. Le seul choix stratégique est savoir avec laquelle commencer pour que l’effet propagandistique et accumulateur ait les meilleurs résultats possibles.

[color=red][u][b]Si jamais Etienne Chouard lit ce message, j'aimerais également avoir son avis. [/b][/u][/color]
Moi aussi ;).
En vous remerciant tous,

M.

Etant sur ce forum, vous avez, j'imagine, le désir de modifier la Constitution, car c'est l'objet premier du plan C. Pour rappel, qu'envisagez-vous comme déclenchement concret d'un processus constituant ?
[b] [/b]J'espère du processus constituant une réappropriation populaire de la politique. J'espère ainsi qu'il soit en mesure d'établir un exercice du pouvoir citoyen en plus de celui d'indispensables experts. J'aimerais qu'une nation trouve son existence dans un mouvement collectif et responsable, capable de bâtir son destin et de l'assumer. La nouvelle constitution sera donc chargée d'organiser ce changement de cap et d'assurer la pérennité de cet objectif à long terme. En aval, des lois devront être établies pour y parvenir, comme l'instauration du tirage au sort au niveau communal ou la constitution d'un Sénat mixte (élus-tirés au sort) ou encore la reconnaissance des votes blancs, lois qui seront déjà la volonté d'experts pondérée par celles de citoyens à qui je ferai parvenir mon opinion, dans l'espoir qu'elle participe à la disparition du pouvoir comme nous le connaissons aujourd'hui.
Salut Milan. Pour moi le processus constituant sera declenché par la promotion d'une société ne s'acomodant pas du cadre actuel.
Je comprends bien, frigouret, mais concrètement, en quoi cela se traduit-il ?
@Milan : il me semble que Etienne Chouard a donné une réponse à ta question dans la 2eme vidéo ici : http://www.le-message.org/?p=90
Je n'avais pas, jusque là, visionné cette vidéo (honte sur moi !) C'est désormais chose faite. Finalement, Etienne Chouard propose :
  • la diffusion de l’idée d’une réforme de la Constitution
  • l’attente de l’élection d’un candidat qui s’engagerait à effectuer une telle réforme

Finalement, je retrouve beaucoup de choses dans le discours d’Etienne Chouard, notamment la difficulté pour le candidat d’un parti dépositaire d’un programme politique d’intégrer à ce dernier la réforme de la Constitution.

Au lieu de 50% de votants et un élu à 55% des votes dits exprimés, soit à peine plus de 25% des inscrits, imaginez 75% de votes et parmi ceux-ci 30 de blancs dès le 1er tour... LA HONTE sera sur le dos des NS à 15%, FH à 20%, MLP à 18% : comment pourraient-ils se revendiquer d'une Démocratie ?
Il me semble que ça ne les affecterait qu'assez peu... :/
Et si après une percée significative, le vote blanc arrive nettement en tête au 2ème tour ?
Le vote blanc n'arrivera jamais au second tour, puisque non reconnu ; le vote nul le peut éventuellement en revanche (même si je n'y crois pas). Jeu sur les mots, dira-t-on, mais c'est là toute la perversité, car il est ensuite très facile de présenter ces votes - un grand merci aux médias - comme une absence de respect du processus électoral démocrate (ce qui ne veut dire que peu de choses, j'en conviens...)

P.S. : J’aime beaucoup Farage : il a le mérite d’être insolent. C’est important, l’insolence.
P.P.S : La désaffection du cénacle par les parlementaires est en effet désespérante. Merci pour la vidéo !

 [b]À NingúnOtro :[/b]

Je pense que nous sommes d’accord sur beaucoup de choses :slight_smile:

J'aimerais qu'une nation trouve son existence dans un mouvement collectif et responsable, capable de bâtir son destin et de l'assumer.
Comment pourrait être facilité ce mouvement ? Par quel moyen serait modifiée la Constitution ? Un président responsable prenant conscience que le peuple ne veut plus de ce système ? Son existence est-elle envisageable ?
Comment pourrait être facilité ce mouvement ? Par quel moyen serait modifiée la Constitution ? Un président responsable prenant conscience que le peuple ne veut plus de ce système ? Son existence est-elle envisageable ?
C'est ce qui c'est passé en Islande... c'est le Président qui à utilisé pour la PREMIÈRE FOIS dans leur histoire une prerrogative qu'il avait. Ce n'est pas encore une garantie de réussite, mais c'est déjà mieux que rien. Sans cela, le peuple islandais en serait toujours au même endroit que nous, à avaler tout ce que les députés corrompus acceptent pour quelconque raison.
Je ne comprends toujours pas.

Pourquoi ton parti pourrait gagner l’élection présidentielle et pas un parti qui propose une réforme du parlement ?


Parce qu’il ne serait pas un parti politique au même titre que les autres. Encore une fois, il serait juste un moyen et non une fin, contrairement à tout autre parti qui intégrerait au sein d’un programme plus vaste une réforme partielle de l’organisation politique.

Question à toutes les personnes qui interviennent sur ce fil :

Etant sur ce forum, vous avez, j’imagine, le désir de modifier la Constitution, car c’est l’objet premier du plan C. Pour rappel, qu’envisagez-vous comme déclenchement concret d’un processus constituant ?

Si jamais Etienne Chouard lit ce message, j’aimerais également avoir son avis.

En vous remerciant tous,

M.


Je ne comprends toujours pas.

Tous les partis politiques à ce que je sache sont un moyen et non une fin. Un moyen pour conquérir le pouvoir et mettre en oeuvre un projet politique, ce projet politique étant la finalité.

Donc qu’est ce qui te rend certain que ton parti arrivera mieux à conquérir le pouvoir que tout autre parti ? Tu dois quand même pouvoir me l’expliquer ?

@ Nigun, ce que tu défends n’a rien d’apolitique, tu es comme tout le monde totalement remplit d’idéologies, et celle qui consiste à te croire apolitique, ni de droite ni de gauche et dénué de toute idéologie en est justement une.
L’idée qui te pousse à me maltraiter et à te croire supérieur, meilleur que moi, à m’exclure et à me stigmatiser, parce que je milite dans un parti politique en fait partie.
L’idée qui consiste à croire que seule une coalition entre gens de droite et de gauche de bonne volonté, peut rassembler suffisamment de gens et réussir en fait partie.
Celle qui consiste à croire que tous les partis politiques sont pareil en fait partie.

Tu es même remplit à ras bord de préjugés, tu parles de choses et de gens que tu ne connais pas comme si tu les connaissais très bien.
Ca aussi ça fait partie de ton idéologie.

Croire que les autres ne comprennent rien et que toi tu détiens la vérité, ça fait malheureusement aussi partie de ton idéologie.

Il y a bien une cohérence entre tes idées, c’est donc bien une idéologie.

Et comme toutes ces idées / affirmations, sont à tes yeux fondamentales, incontestables, intangibles, que tu n’es ouvert à aucune discussion à ce sujet et qu’à peine quiconque les contestera tu l’auras déjà condamné, tu en fais donc bel et bien un dogme.

Tu n’es pas différent de la caricature que tu fais de moi. Tu es même pire je pense.

Tu nous raconte que ton parti apolitique aura une volonté de s’affranchir des pouvoirs de l’argent, et qu’il défendra quantité de choses qu’il faut faire pour y parvenir… que c’est un vaste programme avec des repercussions sur tous les autres domaines de la vie politique et sociale …
Ton parti apolitique sera donc un parti … politique … comme tous les autres partis politiques, un moyen pour défendre ton vaste programme, basé sur tes idées, idées ayant bel et bien une cohérence et donc composant bel et bien une idéologie, dont tu es dénué soit disant.

Moyens concrets d’une initiative constituante populaire

À propos des moyens concrets de réviser la constitution suite à des initiatives parlementaires et populaires (article 11-3 de la constitution actuelle), trois remarques :

  1. Je reconnais qu’il ne sera pas facile de réunir 185 parlementaires sur une proposition de loi venant en fait des citoyens et qui tendrait à limiter les pouvoirs des parlementaires. Mais ce n’est pas impossible (tout dépend évidemment du contenu de la loi et des pressions exercées par les citoyens : s’ils sont 30 ou 40 % à soutenir une proposition de loi, ils trouveront sans doute le nombre de parlementaires requis pour la faire soumettre au référendum).

  2. Le président de la République n’est politiquement très important et son rôle décisif que s’il appartient à la même majorité que l’Assemblée nationale (comme à l’heure actuelle) ; sinon, le gouvernement est politiquement plus beaucoup plus important.

Tout ce que le président peut faire, s’il n’appartient pas à la même majorité que l['Assemblée, est de refuser de signer les ordonnances demandées par le gouvernement, et aussi, en théorie, de refuser d’organiser un référendum demandé par le Gouvernement (car la constitution dit qu’il « peut » soumettre au référendum un projet de loi « sur proposition du Gouvernement ou sur proposition conjointe des deux assemblées », elle ne lui en fait pas l’obligation).

Mais alors la loi correspondante pourrait toujours être adoptée par le Parlement (aux trois cinquièmes s’il s’agit d’une loi constitutionnelle), avec le même effet que si elle avait été adoptée référendairement – et sans doute plus rapidement.

D’ailleurs, si on en arrivait là, la loi de révision constitutionnelle ne manquerait sans doute pas de réviser aussi la constitution de manière à imposer au président de la République de soumettre un projet de loi au référendum sur demande du gouvernement.

Il n’est pas dit que cette dernière révision serait souhaitable, ou même compatible avec les autres dispositions de la constitution (qu’on serait alors amené à réviser également), notamment dans les situations relevant de l’article 16.

Le rôle du président de la République comme garant ldes institutions se concilierait mal avec l’obligation de déclencher un référendum sur demande du Parlement. (Par exemple, si en juillet 1940 des dispositions de ce type avaient existé, et en supposant que l’occupant ait autorisé la tenue d’un référendum, comment le président de la République aurait-il pu jouer son rôle le garant des institutions qu’il détient actuellement de la constitution – et d’ailleurs, quel aurait été le résultat du référendum, question que j’ose à peine poser ?).

C’est pourquoi, à mon avis, un président de la République exactement conscient de son rôle d’arbitre institutionnel, pour ne pas en arriver là, ne refusera d’organiser un référendum demandé par le gouvernement qu’à la dernière extrémité.

  1. En ce qui concerne les initiatives constituantes concrètes, je me permets de renvoyer au projet d’association loi de 1901 « Les Sans-Œillères », sur le fil 55 : l’association envisagée aurait justement pour but (parmi d’autres) de servir d’outil pour déclencher un processus constituant populaire (voir projet de statuts dans le message 11, sous http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?id=233&p=1).

Malheureusement, la proposition ne semble guère intéresser sur notre site : j’entretiens pourtant un petit espoir qu’elle sera reprise ailleurs sous une forme ou sous une autre. JR

Jacques je suis au regret de te dire que la traduction Google sur les conseils communaux est strictement inbuvable. Le fait que tu rapproche « sans oeillères » d’un processus constituant est hautement intéressant. Je m’étonne mois aussi du peu d’échos du projet. Il faut comprendre que « sans oeillères » est une alternative inédite d’organisation citoyenne, organiquement décentralisée, court circuitant les partis politiques, démocratiquement innovante ,et pour faire bondir JR , profondément libertaire.

@Jacques

On en a déjà discuté, la démocratie est incompatible avec l’arbitraire, personne ne doit être arbitre de quoi que ce soit, la démocratie c’est la volonté du peuple qui doit s’appliquer, aucune autre volonté ne doit être au dessus de la volonté du peuple.

Sandy tu confonds peut être arbitraire et arbitrage. Ceci dit je ne crois pas que la volonté du peuple soit au dessus de tout. C’est notre conscience la valeur suprême, on peut l’effacée devant une décision majoritaire ou collective qu’entre certaines bornes. Sous prétexte de souveraineté démocratique et de légitimité nationale la soumission a l’autorité doit rester lucide et librement consentie. Certaines limites franchies, et elles sont subjectives, la revolte, l’insoumission et la résistance priment.
Par exemple une décision , même majoritaire, s’éloignant trop de l’esprit et de la lettre de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen serait illégitime,j’espère, pour bon nombre.
La désobéissance civil doit aussi tempérer le pouvoir.

Comment pourrait être facilité ce mouvement ? Par quel moyen serait modifiée la Constitution ? Un président responsable prenant conscience que le peuple ne veut plus de ce système ? Son existence est-elle envisageable ?
[b] [/b] La transition politique désirée ne sera possible qu'à la condition d'un intérêt populaire. Notre rôle aujourd'hui est donc de le susciter, de l'amorcer et d'entraîner un mouvement suffisamment important pour que nos propositions/idées/mises en garde/solutions soient noyées dans l'abondance d'une réflexion collégiale suffisamment mobilisatrice pour parvenir à ce que cette mobilisation sera en mesure de décider.

Nous nous sommes entendus sur ce forum sur une nécessaire révision de la constitution; mais combien sommes-nous? pas assez pour n’espérer qu’au travers de nos seules conclusions parvenues au concensus. Pour le moment, il faut saisir l’opportunité des élections à venir, étroite fenêtre temporelle à travers laquelle la France se regarde encore comme un peuple politique, afin de convaincre que nous sommes absolument différents dans l’esprit comme dans la forme; à l’écoute plutôt qu’au matraquage idéologique prédigéré et que nous avons déjà éprouvé l’usage de forums, l’échange d’idées, les controverses, la mauvaise foi, le prosélytisme militant, les trolls, les algarades, etc.

Tu peux t’interroger Milan sur le but à atteindre pour toi et pour nous, ta question va dans le bon sens et nous permet d’avancer j’en suis sûr, mais elle me semble un brin prématurée étant donné que le seul succès que nous rencontrons pour le moment tient dans les deux millions et quelques de lecteurs pour seulement quelques dizaines d’intervenants, comptant parmi eux de vigoureux trolls. :lol: La propagation de l’esprit de ce forum est selon moi notre atout majeur et gagnerait en clarté si chacun d’entre nous prenait la peine d’un texte à l’image de sa propre pensée. Depuis des mois maintenant, j’essaie de parvenir à cette synthèse. Au départ, l’idée était la rédaction d’un manifeste polyphonique mais mes acolytes initiaux ne parviennent pas à s’imposer la discipline nécessaire à ce genre d’exercice épuisant donc je continue d’avancer, mais un peu seul, avec quand même la perspective d’y associer l’exposé d’Étienne sur le tirage au sort. Si d’autres s’y employaient, nous aurions tout à gagner dans la perspective d’une publication, d’une liste FaceBook, de la création d’un parti ou que sais-je encore. Mon travail personnel touche à sa fin et je vous le soumettrai évidemment. Mais si parmi vous il s’en trouvait pour alimenter la polyphonie, mon effort aurait moins de chance d’être vain. Ici, sur un autre fil ou par mail david.lafaille@free.fr

Ce que nous réalisons sur ce fil est unique dans l’histoire de l’humanité, à nous de promouvoir cette expérience et d’attirer d’autres participants qui constateraient qu’ici se construit peut-être un peuple capable de s’inventer et de rompre avec les tutelles et la délétère passivité qu’engendrent les idéologies, les convictions et au final, les inquiétudes générées par notre intelligence.

Il serait peut être avantageux d’avoir des forums locaux du plan C. Je pense qu’en abordant des thématiques locales les personnes seraient moins intimidés et se sentiraient plus concernés. Par exemple sur ma commune il n’y a pas de forum interactif ou l’on parle démocratie. C’est peut être à creuser. Décentraliser le forum ?
Peut être aussi à rapprocher de la proposition des « sans oeillères » sur la démocratie participative. Tout ça est plein de peut être qu’en pensez vous?

En effet : Il n’y a pas que l’économie qui demande à être relocalisée.

Cependant :

Des comités citoyens « physiques » ( sans parti ni parti pris ) me semblent plus intéressants en local que ne l’est l’internet. Ou au minimum complémentaires.

Le jour où les gens se réuniront sur la place du village pour y débattre de l’essentiel et du choix, et de la décision, et de la construction, alors nous serons en démocratie.

(((La démocratie ne s’accommode pas de macrodécisions prises à distance sans débat ni consultation)))

En effet. Très bonne idée! et si dans votre commune ça vous semble possible, pourquoi ne pas commencer par là? L’expérience que vous en tirerez sera de toute façon utile même si elle ne mène pas à des milliers de forums locaux dans la foulée. :smiley:

Oui des agoras locales virtuelles pourraient être un bon début. Je vais dormir sur cette idée.

[b] [/b]En effet. Très bonne idée! et si dans votre commune ça vous semble possible, pourquoi ne pas commencer par là? L'expérience que vous en tirerez sera de toute façon utile même si elle ne mène pas à des milliers de forums locaux dans la foulée. :D
C'est possible et "On" s'en occupe déjà. Dans la réalité ;)

Au début, on s’aperçoit que nombre de personnes n’ont jamais eu l’occasion de s’exprimer publiquement, sur le terrain, et sont simplement heureux de pouvoir le faire. Puis le temps passant se dégagent ceux qui en plus veulent travailler.