1 Comment déclencher un processus constituant ?

Je ne pense pas qu'on puisse faire la révolution en restant assis sur sa chaise, il faut nécessairement se regrouper, et malheureusement bernardd ce que tu préconises ne peut conduire qu'à l'impuissance car cela conduit à la division.

[…]

Mais au moins milan toi tu cherches un débouché politique, tu es impatient d’action, et tu as envie de rassembler les gens, je trouve que c’est la bonne attitude, alors que ton attitude bernardd est bien trop radicale, tu ne cherches pas à rassembler mais à avoir raison même si c’est tout seul dans ton coin, c’est très sectaire comme comportement.


Je crois qu’il y a de la place pour tout le monde. Si Bernardd arrive à se déconnecter, au moins partiellement, du système et que ça amène d’autres personnes à le faire ou même à envisager de le faire, s’il arrive à mettre en place une ou des micro-organisations mutuelles en concurrence avec un ou des monopoles et oligopoles privés ou publics, au pire ça ne fait aucun mal aux partis qui cherchent à réformer ou révolutionner ce système, au mieux ça fait du mal aux partis qui cherchent à pérenniser les injustices et les erreurs de ce système.

Concrètement, s’il y a 100 000 personnes (3 par commune en moyenne) qui mettent leur fric à LaNef plutôt qu’à la SocGen, ou divisent leur conso d’élec par 4 et passent chez Enercoop, ça a un impact du même ordre que s’il y a 100 000 personnes qui vont serrer des pognes au marché du samedi matin. Et réciproquement. Et quand les uns finiront par accéder au pouvoir, ils auront besoin de l’expérience des autres pour mettre en place leur monde meilleur.

Je ne pense pas qu'on puisse faire la révolution en restant assis sur sa chaise
Nous sommes bien d'accord à ce propos ;)
Personnellement, je ne partage pas la conviction de milan qui pense que le problème de la conquète du pouvoir viendrait d'une difficulté plus grande de porter un programme général qu'un programme sur une question spécifique qu'il pense "apolitique" ( et qui est pourtant loin d'être apolitique en réalité à mon avis ).
Oui évidemment, quand je dis [i]apolitique[/i], il faut comprendre sans revendications autres que la réforme de la Constitution et l'accès à une véritable démocratie.
Je pense que c'est une erreur et que c'est l'inverse il est beaucoup plus facil de rassembler des gens sur un programme général que sur une question spécifique, car justement les gens ne sont pas préoccupés que par une seule question, et parce que tout fait système.
Il y déjà plusieurs petits partis de Gauche avec lesquelles je partage la majorité des idées. Il y a des problèmes qui ne sont évoqués nulle part et que j'aimerais voir traités. Et évidemment, au sein de chaque parti, il y a des idées avec lesquelles je suis en profond désaccord. Alors que faire ? Rejoindre le parti qui représente le mieux mes points de vue ? Certes, mais l'existence même d'autres partis aux idées parfois voisines mais différentes est la preuve que d'autres personnes ne partagent pas la même opinion que moi, et rejoindront donc par la force des choses un parti plutôt qu'un autre. C'est ce qui fait que le rassemblement autour d'un programme politique n'est pas viable, selon moi, si l'on souhaite modifier l'organisation de la vie politique. Car si le désir de modifier la Constitution s'inscrit dans un projet politique plus vaste, la justification de cette modification non seulement perd son sens, mais aussi ses partisans alors dispersés au sein de différents partis.

En tous les cas, je tiens à remercier les différents intervenants pour les échanges constructifs,

M.

Et bien constituons une association qui soit structurée comme une nation, avec une constitution et des lois. Et l'on pourra ainsi tester ces textes dans la vie de l'association.
Le problème c'est que la portée de ses lois serait bien superficielle, car cette association n'aura aucun pouvoir juridique au sens classique du terme. C'est-à-dire qu'il ne sera possible de légiférer sur à peu près rien, sauf à rajouter des contraintes et devoirs supplémentaires - en tout cas, vous ne pourrez rajouter aucun droit.

Quel serait l’intérêt d’une telle Constitution et de telles lois si elles ne représentent que des contraintes supplémentaires ?

Je comprends bien tes motivations, et les idées et principes qui te poussent à penser ça, mais si on met de côté la théorie et que l’on regarde en pratique tu vois bien que seuls les groupes ou associations généralistes arrivent à rassembler un nombre suffisant de gens pour espérer obtenir le pouvoir et donc la légitimité politique de changer quoi que ce soit dans ce pays. Les groupes ou associations dédiées à un domaine spécifique sont elles malheureusement toujours restreintes au lobbying, elles offrent des possibilités d’actions concrètes mais absolument aucun débouché politique car elles ne rassemblent pas assez de monde.

Et c’est normal à comprendre, tu peux être tout à fait d’accord avec qqun sur une question, comme sur la constitution, mais pour toi cela peut très bien être ta principale préoccupation, tandis que pour la personne d’accord avec toi cela peut très bien n’être qu’une préoccupation parmi d’autres, et donc secondaire par rapport à d’autres de ses préoccupations.
Du coup cette personne aura beau être d’accord avec toi, comme tu ne partages pas ses préoccupations principales, elle ne rejoindra pas ton groupe.

En proposant un programme général tu regroupes plein de préoccupations différentes, et donc plein de gens peu importe qu’ils n’aient pas les mêmes principales préoccupations ni les mêmes priorités. Et tu colles de toute façon mieux à la réalité, car comme tout faisant système, tu ne peux généralement rien changer en ne t’occupant d’un domaine spécifique, il faut des modifications dans plusieurs domaines.

Et au niveau de la constitution par exemple, contrairement à ce que tu crois, c’est le cas. Changer la constitution ne suffit pas, il faut aussi changer les lois, et organiser autrement la société ( je pense notamment à l’éducation, le partage des richesses, à la façon dont on gère la vie publique au niveau local etc … )
La preuve la constitution de 1789 et la déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Faire de belles déclarations dans la constitution c’est une chose, mais ça ne sert à rien si les lois ne respectent pas ces beaux principes ensuite, si les gens ne sont pas éduqués avec les valeurs qui fondent l’esprit de la constitution, et les droits institués sont purement formels et restent des voeux pieux si tu ne donnes pas à tout le monde les moyens matériels de les exercer ( pas d’égalité de droit sans partage des richesses plus égalitaire ).

En réalité, quand on parle de démocratie, il ne s’agit pas seulement d’un scrutin comme un imbécile le prétend dans une vidéo dans un autre fil, il ne s’agit pas seulement d’une constitution, il s’agit en réalité de mettre en place un certain type de société, un certain système de relations sociales, par les règles adéquates. La constitution n’en est que la 1ère déclinaison, ensuite il y a les lois, qui se déclinent dans plein de domaines, il y a les traditions, et il y a même les moeurs ! Oui une démocratie c’est aussi un certain type de relations entre les hommes et les femmes par exemple.

Après je compte pas à ce que tu me crois sur parole, mais tu le verras toi même par l’expérience.

Je peux pas te conseiller dans quel parti aller, ni même si comme Bernadd le dit, il faudrait créer un nouveau parti, toi seul peut le savoir. Tout ce que je sais c’est qu’il est difficile de convaincre les gens, ça prend du temps, surtout que tu n’es pas le seul à essayer de les convaincre tu as aussi des adversaires qui combattent des idées et qui en défendent d’autres, il faut être humble face à ça et peu importe ce que tu choisiras de faire, peu importe la méthode, tu seras toujours confronté à ce problème, il est illusoire de croire qu’il y a une méthode miracle qui permettrait de mobiliser les gens par millions pour faire la révolution en claquant des doigts. Quelle que soit la méthode, pour que les gens se mobilisent, il faut forcément qu’ils soient convaincus que c’est la bonne chose à faire, et c’est là toujours la même difficulté, tu te heurteras tjrs aux même problème.

Les adversaires de la démocratie sont puissants, ils ont les médias, les sondages, la puissance de l’argent et la légitimité de l’état, le combat des idées dans tous les cas c’est david contre goliath il est illusoire de croire que c’est juste une question d’idées ou de ce qui est proposé. Les gens trop radicaux, comme les indignés, comme cantona, ou comme certains sur ce forum n’ont pas compris. Les uns croient qu’il suffit d’aller se rassembler sur une grande place pour que ducoup ça déclenche une révolution, et les autres croient qu’il suffit de fixer un jour pour retirer son argent des banques pour faire s’effondrer le système bancaire. Enfin les derniers croient que le problème c’est qu’on ne propose pas la bonne chose et croient que c’est avec une histoire de tirage au sort ou de fédéralisme qu’ils y arriveront …
Non. On voit bien que tant que les gens ne sont pas convaincus que c’est la bonne chose à faire ils ne le feront pas. Et proposer des choses trop radicales ça ne les aidera vraiment pas je pense.

Alors ils ont beau jeu de critiquer les syndicats quand ils essaient de mobiliser les gens pour des grèves, ou les partis politiques quand ils essaient de les mobiliser pour les élections ou les mouvements sociaux. Tout le monde doit faire face au même problème, il faut être suffisament nombreux et donc il faut déjà gagner au niveau des esprits avant d’espérer changer quoi que ce soit.

Je pense sincèrement qu’il n’y a aucune chance qu’Etienne transforme d’ici les 200 prochaines années ses idées de tirage au sort et de fédéralisme à la athénienne en débouché politique concret.
Je pense qu’il serait beaucoup plus utile et malin à défendre des étapes intermédiaires pour introduire l’idée du tirage au sort déjà dans les institutions et y habituer les gens, comme par exemple une assemblée tirée au sort à la place du sénat ou des jurys citoyens tirés au sort pour contrôler les executifs, car ce genre d’idées, tout en tenant le même discours et en expliquant les mêmes choses au niveau d’Athènes et tout ça, et bien il pourrait j’en suis sur les faire progresser dans des partis politiques actuels et les transformer en projets politiques, le reste étant tellement radical, ça ne peut que le marginaliser et le condamner à l’impuissance.

Je pense qu'il serait beaucoup plus utile et malin à défendre des étapes intermédiaires pour introduire l'idée du tirage au sort déjà dans les institutions et y habituer les gens.
Tout à fait d'accord; je pense par contre que c'est au niveau municipal qu'il faut commencer. Ce serait plus facile d'organiser des "shadows" conseils municipaux d'habitants tirés au sort et/ou de demander pour commencer que la moitié des conseillers municipaux le soient. Néanmoins 50 ans me semblent nécessaire pour cette première étape... ;)
Je pense sincèrement qu'il n'y a aucune chance qu'Etienne transforme d'ici les 200 prochaines années ses idées de tirage au sort et de fédéralisme à la athénienne en débouché politique concret. Je pense qu'il serait beaucoup plus utile et malin à défendre des étapes intermédiaires pour introduire l'idée du tirage au sort déjà dans les institutions et y habituer les gens, comme par exemple une assemblée tirée au sort à la place du sénat ou des jurys citoyens tirés au sort pour contrôler les executifs, car ce genre d'idées, tout en tenant le même discours et en expliquant les mêmes choses au niveau d'Athènes et tout ça, et bien il pourrait j'en suis sur les faire progresser dans des partis politiques actuels et les transformer en projets politiques, le reste étant tellement radical, ça ne peut que le marginaliser et le condamner à l'impuissance.
Là aussi je pense qu'il y a de la place pour tout le monde. Pour ceux qui pédalent le nez dans le guidon pour gagner le prochain tour de roue comme pour ceux qui leur rappellent où est la ligne d'arrivée. Parce qu'il arrive (souvent, vous pouvez en croire les vieux) que ceux qui gardent le nez dans le guidon finissent par se décourager, se croire arrivés, ou même par pédaler à contre sens à force de ne voir que le prochain tour de roue.
Et c'est normal à comprendre, tu peux être tout à fait d'accord avec qqun sur une question, comme sur la constitution, mais pour toi cela peut très bien être ta principale préoccupation, tandis que pour la personne d'accord avec toi cela peut très bien n'être qu'une préoccupation parmi d'autres, et donc secondaire par rapport à d'autres de ses préoccupations.
Pour moi, il y a une différence fondamentale entre d'une part, l'organisation de l'appareil politique, d'autre part, les décisions qui sont adoptées par l'appareil politique en place. Une fois que l'on a accepté cela, il n'est plus possible de comparer les préoccupations personnelles de chaque citoyen avec la volonté d'une réforme du système décisionnel, tout simplement parce qu'elles ne se situent pas au même niveau. Si 99% (ce chiffre est exagéré mais a le mérite d'être à la mode :D ) des citoyens comprennent qu'ils ont tous à y gagner en changeant de système politique, alors je ne vois pas où se situe l'impossibilité de réaliser un tel projet. Car en ce moment, c'est la quasi-totalité de la population qui se fait dépouiller, et je ne suis pas sûr qu'il soit impossible de concilier les désirs des citoyens des différents horizons politiques - pas les moyens de les réaliser évidemment...
En proposant un programme général tu regroupes plein de préoccupations différentes, et donc plein de gens peu importe qu'ils n'aient pas les mêmes principales préoccupations ni les mêmes priorités. Et tu colles de toute façon mieux à la réalité, car comme tout faisant système, tu ne peux généralement rien changer en ne t'occupant d'un domaine spécifique, il faut des modifications dans plusieurs domaines.
On est d'accord, réformes d'autant plus facilitées par la mise en place d'un appareil décisionnel efficace et plus juste. Ce qu'il est absolument nécessaire de comprendre - du moins, dans ma conception des choses, je ne dis pas détenir la vérité absolue - c'est la dichotomie qui existe entre les décisions politiques et le moyen de gouverner. J'aurais pensé que beaucoup d'intervenants sur ce forum partageaient cette conception.
Changer la constitution ne suffit pas, il faut aussi changer les lois, et organiser autrement la société ( je pense notamment à l'éducation, le partage des richesses, à la façon dont on gère la vie publique au niveau local etc ... )
Encore une fois, j'adhère entièrement. Mais comment décider des lois sans qu'elles favorisent aucun citoyen en particulier sinon en les faisant écrire par des citoyens désintéressés ? Il me semble qu'il existe d'ailleurs un sujet sur ce forum, que je dois admettre ne pas encore connaître très bien.
En réalité, quand on parle de démocratie, il ne s'agit pas seulement d'un scrutin comme un imbécile le prétend dans une vidéo dans un autre fil, il ne s'agit pas seulement d'une constitution, il s'agit en réalité de mettre en place un certain type de société, un certain système de relations sociales, par les règles adéquates. La constitution n'en est que la 1ère déclinaison, ensuite il y a les lois, qui se déclinent dans plein de domaines, il y a les traditions, et il y a même les moeurs ! Oui une démocratie c'est aussi un certain type de relations entre les hommes et les femmes par exemple.

Après je compte pas à ce que tu me crois sur parole, mais tu le verras toi même par l’expérience.


Toujours pas en désaccord…

ni même si comme Bernadd le dit, il faudrait créer un nouveau parti, toi seul peut le savoir.
Je ne crois pas que bernardd préconise la création d'un nouveau parti, au contraire :)
Tout ce que je sais c'est qu'il est difficile de convaincre les gens, ça prend du temps, surtout que tu n'es pas le seul à essayer de les convaincre tu as aussi des adversaires qui combattent des idées et qui en défendent d'autres, il faut être humble face à ça et peu importe ce que tu choisiras de faire, peu importe la méthode, tu seras toujours confronté à ce problème, il est illusoire de croire qu'il y a une méthode miracle qui permettrait de mobiliser les gens par millions pour faire la révolution en claquant des doigts, et ça c'est justement ce que les gens trop radicaux, comme les indignés, comme cantona, ou comme certains sur ce forum n'ont pas compris.
Tu me présentes une vision bien pessimiste des choses... Encore une fois, j'ai bien conscience qu'il est difficile de convaincre, et j'espère garder toute humilité à ce propos; néanmoins, si les citoyens prennent conscience qu'ils sont traités comme des moins que rien et qu'ils peuvent jouer un rôle dans la vie politique au lieu de faire confiance à une minorité qui n'a finalement que très peu d'intérêt à défendre leurs causes, alors ce sera une étape :)

P.S. : je ne trouve pas du tout les Indignés trop radicaux, au contraire !

Je pense qu'il serait beaucoup plus utile et malin à défendre des étapes intermédiaires pour introduire l'idée du tirage au sort déjà dans les institutions et y habituer les gens, comme par exemple une assemblée tirée au sort à la place du sénat ou des jurys citoyens tirés au sort pour contrôler les executifs, car ce genre d'idées, tout en tenant le même discours et en expliquant les mêmes choses au niveau d'Athènes et tout ça, et bien il pourrait j'en suis sur les faire progresser dans des partis politiques actuels et les transformer en projets politiques, le reste étant tellement radical, ça ne peut que le marginaliser et le condamner à l'impuissance.
A chacun son utopie ;) Je n'arrive pas à imaginer une seule seconde comment il serait possible de remplacer le Sénat par une Assemblée tirée au sort : c'est, pour moi, absolument impossible avec le pouvoir en place. Le seul moyen d'amener des réformes me semble résider dans l'accès au pouvoir d'un Président désintéressé. Evidemment utopique, je considère cela toutefois plus envisageable que ce que tu proposes.

Comme quoi les impressions :confused:

en quoi le pouvoir en place serait différent du pouvoir en place face à la proposition que tu préconises
et surtout en quoi sa resistance à tes idées serait moindre que sa résistance face aux propositions de changer le sénat ?

J’ai essayé de t’expliquer plus haut, que justement, peu importe la méthode que tu choisis ou ce que tu défends à partir du moment où tu menaces les intérêts des puissants tu auras toute la machine politique médiatique sondagière et économique contre toi et tes idées, cela ne fait aucune différence. Donc finalement la problématique est pour tout le monde la même il faut être suffisament nombreux à croire que c’est la bonne chose à faire, bref il faut convaincre les gens malgré l’adversité déloyale.

Ton président désintéressé et ton parti dédié uniquement à la question constitutionnelle s’ils menacent les intérêts des puissants auront exactement les mêmes difficultés face au pouvoir en place que les partis qui proposent un programme général et notamment une réforme du sénat.

Et ensuite je ne vois pas pourquoi ce serait plus convaincant …

Et j’pensais à un autre problème. Le changement de la constitution surtout si tu organises une constituante cela ne va pas se faire en 1 jour non ? Alors il se passe quoi au niveau des politiques du pays pendant que tu t’occupes de l’unique question de la constitution, l’ancien gouvernement continues de gouverner ? Ou alors on confie un chèque en blanc à ton président désintéressé pour s’occuper du pays sans savoir ce qu’il propose de faire ? Tu vois bien que ce n’est pas possible.

Le changement de la constitution surtout si tu organises une constituante cela ne va pas se faire en 1 jour non ? Alors il se passe quoi au niveau des politiques du pays pendant que tu t'occupes de l'unique question de la constitution, l'ancien gouvernement continues de gouverner ? Ou alors on confie un chèque en blanc à ton président désintéressé pour s'occuper du pays sans savoir ce qu'il propose de faire ? Tu vois bien que ce n'est pas possible.
1) le gouvernement peut expédier les affaires courantes. On voit bien que la Belgique ne se débrouille pas plus mal que la France depuis qu'elle n'a "plus de gouvernement". 2) le président est là pour présider, pas pour gouverner. La Ve n'a jamais si bien fonctionné qu'en période de "cohabitation".
1) Donc tu nous promets Sarkozy et Fillon pour encore des mois ? Génial ;) Tu comprends que personne ne va te suivre dans ce cas. C.a.d : on laisse les marchés financiers nous piller pendant qu'on attend la nouvelle constitution ?
  1. Je ne parle pas du président mais du gouvernement.
Je ne pense pas qu'on puisse faire la révolution en restant assis sur sa chaise, il faut nécessairement se regrouper,
D'où le besoin d'associations :-)

Tu sembles ne pas avoir pensé aux architectes et autres concepteurs et ingénieurs, qui passent une grande partie de leur temps dans une attitude corporelle statique, mais dont le cerveau turbine pour comprendre les problèmes et imaginer des solutions.

Et le poète, n’aurait-il aucune importance dans la naissance d’une nouvelle société ?

Mais je n’avais toutefois pas parlé de rester assis : c’est en marchant que j’ai le plus d’idées :wink:

en quoi le pouvoir en place serait différent du pouvoir en place face à la proposition que tu préconises et surtout en quoi sa resistance à tes idées serait moindre que sa résistance face aux propositions de changer le sénat ?
Je suis désolé, je ne comprends pas.
J'ai essayé de t'expliquer plus haut, que justement, peu importe la méthode que tu choisis ou ce que tu défends à partir du moment où tu menaces les intérêts des puissants tu auras toute la machine politique médiatique sondagière et économique contre toi et tes idées, cela ne fait aucune différence.
Je pense que vous sous-estimez la puissance du dernier média encore véritablement libre et par lequel nous communiquons à propos d'une éventuelle réforme de la Constitution : Internet évidemment. Cela n'est pas vraiment le sujet mais il faut bien comprendre que c'est là que va se jouer l'évolution de notre société dans les prochaines années, voire les prochains mois. Cela commence avec les lois SOPA et PIPA aux Etats-Unis, la fermeture de sites tels que MegaUpload pour des prétextes qui pourraient paraître louables mais qui ne sont qu'une couverture. En France, la loi LOPPSI est un premier pas vers la perte de libertés sur Internet. Bref, [i]ils[/i] ont compris, même si je l'espère, trop tard, qu'Internet serait le vecteur d'une information véritable à grande échelle, et c'est bien parce qu'[i]ils[/i] en ont peur qu'ils veulent limiter sa portée. Si je devais choisir de défendre une cause dans les prochains mois, ce serait avant tout celle de la liberté de l'Internet.
Donc finalement la problématique est pour tout le monde la même il faut être suffisament nombreux à croire que c'est la bonne chose à faire, bref il faut convaincre les gens malgré l'adversité déloyale.
Encore une fois, je persiste à dire que l'extrême majorité des citoyens a à gagner d'un nouveau système politique. C'est un peu [i]à la mode[/i] mais c'est tellement vrai : nous sommes véritablement dans un régime oligarchique. Il faut que nous réussissions à comprendre que c'est en modifiant le système politique que nous pourrons trouver ensemble des solutions. Car en définitive, tout le monde veut la même chose : de l'emploi, de l'énergie, de quoi se nourrir, de quoi se loger et se soigner. Et c'est véritablement à cause d'une minorité que tout cela n'est pas possible pour tout le monde. Evidemment, les citoyens de droite et de gauche ne s'entendent pas sur les moyens d'y parvenir, mais cela serait une fausse question, je pense, au sein d'un autre système politique.
Ton président désintéressé et ton parti dédié uniquement à la question constitutionnelle s'ils menacent les intérêts des puissants auront exactement les mêmes difficultés face au pouvoir en place que les partis qui proposent un programme général et notamment une réforme du sénat.
Non. Ils n'auront pas les mêmes difficultés car ils accèdent au pouvoir, justement. Les partis proposant une réforme du Sénat n'ont aucun moyen d'y parvenir car ils n'en ont tout simplement pas le pouvoir. Je suis prêt à considérer tout scénario plausible au cours duquel une réforme du Parlement est adoptée.
Et j'pensais à un autre problème. Le changement de la constitution surtout si tu organises une constituante cela ne va pas se faire en 1 jour non ? Alors il se passe quoi au niveau des politiques du pays pendant que tu t'occupes de l'unique question de la constitution, l'ancien gouvernement continues de gouverner ? Ou alors on confie un chèque en blanc à ton président désintéressé pour s'occuper du pays sans savoir ce qu'il propose de faire ? Tu vois bien que ce n'est pas possible.
J'adhère à la réponse qu'apporte landerec.
1) Donc tu nous promets Sarkozy et Fillon pour encore des mois ? Génial Tu comprends que personne ne va te suivre dans ce cas. C.a.d : on laisse les marchés financiers nous piller pendant qu'on attend la nouvelle constitution ?
Je ne te comprends pas Sandy : que sont quelques mois lorsque cela fait des décennies que les citoyens se font piller ? Aurais-tu une proposition pour accélérer la transition ?
2) Je ne parle pas du président mais du gouvernement.
La moins bonne des solutions serait de conserver l'ancien gouvernement : puisque la formation de ce gouvernement est laissée à la charge du Président, rien ne l'empêche de conserver les anciens Ministres. On en revient au cas évoqué par lanredec.

C’est déjà une possibilité, il doit bien exister une meilleure alternative :slight_smile:

Ton président désintéressé et ton parti dédié uniquement à la question constitutionnelle s'ils menacent les intérêts des puissants auront exactement les mêmes difficultés face au pouvoir en place que les partis qui proposent un programme général et notamment une réforme du sénat.
Non. Ils n'auront pas les mêmes difficultés car ils accèdent au pouvoir, justement. Les partis proposant une réforme du Sénat n'ont aucun moyen d'y parvenir car ils n'en ont tout simplement pas le pouvoir. Je suis prêt à considérer tout scénario plausible au cours duquel une réforme du Parlement est adoptée.
Heu là il y a un truc qui m'échappe, comment ton parti fait pour accéder au pouvoir ?

Et que signifie ta 2eme phrase, ils ne peuvent pas accéder au pouvoir car ils n’ont pas le pouvoir ? Tu veux dire que ton parti futur a déjà le pouvoir d’avance ?

Heu là il y a un truc qui m'échappe, comment ton parti fait pour accéder au pouvoir ?
En gagnant les élections présidentielles pardi :)
Et que signifie ta 2eme phrase, ils ne peuvent pas accéder au pouvoir car ils n'ont pas le pouvoir ? Tu veux dire que ton parti futur a déjà le pouvoir d'avance ?
Ce que je dis, c'est que les partis qui sont susceptibles de pouvoir proposer une réforme du Parlement pour continuer avec cet exemple, ne sont pas susceptibles d'accéder au pouvoir à terme. Un parti qui n'aurait comme seul objectif que de modifier l'appareil politique est à mon sens plus susceptible d'obtenir du succès auprès des citoyens.

Je trouve très intéressant de débattre de cela mais je ne voudrais pas que le débat s’éternise non plus. Je pensais trouver sur ce forum des personnes partageant ces idées. Il se trouve que ce n’est pas le cas, et je conçois fort bien qu’on puisse avoir une autre conception du déclenchement d’un processus constituant honnête, mais j’ai l’impression qu’on ne fait finalement pas avancer la question.

Je ne comprends toujours pas.

Pourquoi ton parti pourrait gagner l’élection présidentielle et pas un parti qui propose une réforme du parlement ?

Je pense que nous manquons d’expériences sociales. Imaginez ne serai-ce qu’une centaine d’entités fédérés où des propositions de vies communes se développent, se comparent, se testent, s’éprouvent. Quel facteur de progrès ! Nous sommes dans un laboratoire où l’on fait une expérience tous les cinq ans et encore avec souvent la même école d’expérimentateurs. Nous avons besoin de libertés avant toutes choses et non pas de ce marasme sclerosant qu’est l’état centraliste.

A ce propos je me penche en cette période d’hiver, où les jardiniers se reposent, sur l’histoire des girondins dans la révolution française. Il a été question pendant cette période de faire des départements des républiques autonomes fédérées, bien entendu les girondins furent massacrés et l’idée de fédération bannie, mais enfin il faut quand même croire que ces conceptions ne sont pas définitivement hors de nos champs conceptuels.

Pour en savoir plus il y a l’article : FÉDÉRALISME (RÉVOLUTION FRANÇAISE) du Wikipedia.

Stéphane, les idées fédéralistes avaient le vent en poupe au départ de la Révolution ( Fête de la Fédération en 1790), mais pour pondérer ton analyse, les girondins cumulaient, entre autres idées, l’idée fédéraliste et la modération vis à vis de la royauté et il me semble que c’est plutôt cette modération qui leur a été fatale en cette période de radicalisation révolutionnaire. D’autant plus que les royalistes, les émigrés royalistes et les souverains étrangers s’appuyaient sur les particularismes locaux de la Bretagne, de la Provence, de la Vendée… … pour agir, ce qui faisait augmenter le centralisme du camp d’en face.

Bonne lecture.

Salut gilles.
Condorcet fut accusé de fédéralisme et de royalisme par la terreur je crois, des bolcheviks avant l’heure ceux la. Pourtant c’est un homme intéressant par bien des aspects, féministe avant l’heure, anti esclavagistes . Sa modération envers le roi étant qu’il fût condamné aux galères plutôt qu’être decapité, il fût accusé d’indulgence.