08 Le traité de LISBONNE

[bgcolor=#FFFF99]« Plainte collective contre le viol du droit du peuple à des élections libres »[/bgcolor]

« Un traité modificatif doit être adopté en décembre au sommet de Lisbonne afin de remplacer le traité constitutionnel.

Le président M. Sarkozy a annoncé son intention de ne pas convoquer de référendum pour le ratifier.
Le Parti Socialiste, a déclaré le 6 novembre qu’il approuverait le traité de Lisbonne
quel que soit son mode de ratification.

Il faut se mobiliser pour empêcher une ratification par le parlement,
mais le rapport des forces politiques au Parlement est défavorable
et a été aggravé par la décision du PS de renier ses engagements de campagne.

Afin de bloquer la ratification parlementaire, une plainte collective contre la décision de M. Sarkozy
de ne pas convoquer de référendum sera déposée, au mois de décembre 2007,
auprès de la Cour Européenne des Droits de l’Homme, à Strasbourg,
pour violation du droit du peuple à des élections libres
tel que garanti par l’article 3, protocole n° 1
de la Convention Européenne de Sauvegarde des Droits de l’Homme.

Inscrivez-vous pour porter plainte devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme »

http://www.29mai.eu/


Moi, je trouve que c’est une bonne idée, de chercher des recours juridiques au plus haut niveau puisque ce sont les principes fondamentaux du droit qui sont bafoués (par des élus qui semblent de plus en plus indignes de leur mission).

Cependant, il faut sans doute mieux étayer la requête qu’avec le seul article 3 du protocole 1 de la CEDH, car il sera facile pour nos adversaires de plaider que cet article ne vise que les élections législatives et que nous sommes bien servis.

À nous de répertorier les sources les plus solides qui permettraient d’attaquer en droit la haute trahison que constitue la ratification parlementaire de « traités constitutionnels ».

« Europe : Guaino cajole le non, Sarkozy s’en moque »

http://www.marianne2.fr/Europe-Guaino-cajole-le-non,-Sarkozy-s-en-moque_a81059.html

« Dans son discours prononcé mardi 13 novembre à Strasbourg, le président commence par un discours noniste
avant de se moquer du monde. url=http://www.marianne2.fr/Europe-Guaino-cajole-le-non,-Sarkozy-s-en-moque_a81059.html[/url]»


[b]« C'est Sarkozy qui le dit : en cas de référendum sur le traité de Lisbonne, le non serait gagnant partout »[/b]

http://www.marianne2.fr/Europe-Guaino-cajole-le-non,-Sarkozy-s-en-moque_a81059.html

« Le site du quotidien The Telegraph révèle les propos tenus
par le président de la République à huis clos à Strasbourg. url=http://www.marianne2.fr/Europe-Guaino-cajole-le-non,-Sarkozy-s-en-moque_a81059.html[/url] »

RÉFÉRENDUM/CEDH (Protocole no 1)

Voici ce que dit la disposition correspondante du protocole n0 1 à la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) :

[i] "Article 3 – Droit à des élections libres

« Les Hautes Parties contractantes s’engagent à organiser, à des intervalles raisonnables, des élections libres au scrutin secret, dans les conditions qui assurent la libre expression de l’opinion du peuple sur le choix du corps législatif. »[/i]

Il est clair que cette disposition concerne exclusivement l’exercice de la démocratie représentative (élection de représentants), et non pas l’exercice de la démocratie directe. Il n’est donc pas possible à mon avis d’invoquer ce protocole pour exiger la tenue d’un référendum.

Il s’agit là d’une question d’interprétation de la constitution française, pas d’un droit fondamental consacré par le protocole n0 1. D’ailleurs, certains États membres de l’UE (l’Allemagne par exemple) assimilent le référendum au plébiscite et l’interdisent pour cette raison.

Si l’affaire allait devant la Cour européenne des droits de l’homme, je n’ai aucun doute que les demandeurs seraient déboutés et que leur cause -par ailleurs légitime - en serait affaiblie.

D’autant plus que je vois pas comment une plainte devant la Cour européenne pourrait avoir pour effet de bloquer la ratification parlementaire.

Je suis donc, pour ma part, absolument opposé à une démarche de ce type.

En ce qui concerne les déclarations de M. Sarkozy sur l’inéluctabilité d’un non en cas de nouveau référendum en France, je crois, comme je l’ai dit, qu’il se trompe. JR

RATIFICATION DU TRAITÉ MODIFICATIF : POURQUOI PAS UNE DÉCLARATION INTERPRÉTATIVE ?

Que la ratification du traité modificatif ait lieu par la voie parlementaire ou par référendum, elle pourrait être assortie d’une « déclaration interprétative » qui permettrait à tous d’y voir plus clair.

On rappellera que la « déclaration interprétative » est une technique du droit des traités qui vise à préciser dans quel esprit l’État concerné accepte le traité - sans que cela puisse avoir pour effet d’ élargir ou de restreindre l’application de ce dernier - contrairement à la « réserve », qui, elle, aurait cet effet-là. La déclaration interprétative peut d’ailleurs être formulée dès la signature.

Dans cette optique, le gouvernement, la majorité parlementaire et l’Opposition devraient envisager d’assortir la ratification du traité modificatif de la déclaration interprétative suivante :

[i]"En relation avec la ratification du [traité modificatif] la République française déclare ce qui suit :

"1. Elle considère que le traité modificatif ne constitue qu’une étape sur la voie de l’institutionnalisation de l’Union européenne, et elle s’engage à examiner avec tous les États membres qui y sont disposés les moyens de rendre l’Union plus efficace et plus transparente par l’adoption d’un véritable instrument constitutionnel respectueux à la fois du principe de la souveraineté des États membres et des principes de la démocratie participative.

"2. L’acceptation de la Charte des droits fondamentaux ne peut en aucune manière avoir pour effet de réduire la porté théorique et pratique des droits fondamentaux tels qu’acceptés dans le droit de la République française.

"3. Les dispositions du traité modificatif relatives à l’instauration d’un dialogue entre l’Union et les Églises s’entendent dans le plein respect du principe de laïcité.

"4. Les dispositions du traité modificatif relatives aux relations de défense entre certains États membres de l’Union et l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord ne font pas obstacle à la mise en place d’une politique de défense et de sécurité pleinement indépendante au niveau de l’Union.

"5. L’économie étant par nécessité au service de la société et de ses membres, aucune disposition des traités existants ne peut avoir pour effet d’empêcher des prestations de service public.

"Sont réputés constituer des services publics dans ce contexte tout service d’intérêt économique général impliquant égalité d’accès, continuité et adaptabilité et tout monopole de fait, et il doit être présumé que chaque État membre al e droit de fixer par la loi les modalités de prestation de ces services, notamment de décider dans chaque cas s’il convient de recourir à l’expropriation pour cause d’utilité publique.

« 6. Le fait que les traités existants de l’Union tels que modifiés par le traité modificatif ne mentionnent pas les symboles de l’Union n’empêche pas les États membres qui le souhaitent d’officialiser entre eux leurs pratiques à cet égard, conformément au statut et au rôle qu’ils reconnaissent à l’Union. »[/i]

Ce projet de déclaration ne se veut pas exhaustif.

Il serait bien sûr excellent que les États membres s’entendent sur un projet de déclaration interprétative commune. De cette manière, on pourrait tracer la voie de l’évolution de l’Union européenne dans le sens jugé souhaitable par la quasi-totalité des États membres et de leurs populations. JR

Quelques liens sur les travaux de Robert Joumard, qui anime notre groupe local d’Attac-Rhône :

Analyse détaillée du Traité modificatif (27 pages)
http://www.local.attac.org/rhone/IMG/pdf/analyse_TM_RJ_071107.pdf
http://www.local.attac.org/rhone/IMG/rtf/analyse_TM_RJ_071107.rtf

Rôle de l’ACED dans la mise au point du traité
http://www.local.attac.org/rhone/IMG/pdf/ACED_TME_CL-RJ_131107.pdf
http://www.local.attac.org/rhone/IMG/rtf/ACED_TME_CL-RJ_131107.rtf

Correspondance article par article entre le TCE et le traité modificatif européen,
http://www.local.attac.org/rhone/article.php3?id_article=1120

Le plan P sur le forum

À Jacques, au passage (c’est sam17 qui écrit) :

je viens d’ouvrir sur la partie forum un volet pour débattre du Plan P : http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2806#p2806

Étienne devrait sous peu le rendre visible dans la liste.

Mes excuses, je suis un peu en vacances politiques ces temps-ci. Ce n’est sans doute pas le moment… mais ce n’est jamais le moment.

Analyse du traité modificatif européen (TEM)

Sam /Groupe GRACE (vos 2807 et 2808).

Merci pour pour vos deux initiatives, et surtout pour les très utiles analyses du TME et la correspondance des textes TCE/TME.

Je vais diffuser dès aujourd’hui cette information sur les deux autres sites auxquels je participe régulièrement : le blog de Valéry Giscard d’Estaing sur l’Europe < http://www.vge-europe.eu/ > et le site Eurodébat de la Commission européenne < http://ec.europa.eu/comm/coreservices/forum/index.cfm?forum=debateeurope&fuseaction=contribution.home&Debate_ID=72&lang=fr >.

En ce qui concerne le nouveau sujet « Plan P », comptez sur moi pour y contribuer en ce sens que je suis prêt à intégrer au projet CIPUNCE (version Rév. 15 en cours de rédaction - substantiellement modifiée par rapport aux précédentes) les idées de votre projet qui me paraîtront bonnes et à critiquer franchement celles qui me paraîtront mauvaises - mais il me sera difficile d’aller plus loin compte tenu de la grande différence entre les optiques de départ et de la difficulté psychologique de passer d’une optique à l’autre quand le temps manque. Il n’est toutefois pas exclu d’arriver à des résultats ponctuels communs. Amicalement. JR

[b][bgcolor=#FFFF99]« Appel unitaire sur le traité européen dit "simplifié" »[/bgcolor][/b] http://www.collectifdu29mai.org/Appel-unitaire-sur-le-traite.html

Mercredi 21 novembre à 18h30,
Théatre Mazenod, 88 rue d’Aubagne (Marseille 1er) :
Débat public avec les signataires de l’appel unitaire.

J’aurai le plaisir d’être avec vous.

Traité Européen - Un même Combat

APPEL des Organisations signataires (au 5.11.2007) : AC ! – Alter - AlterEkolo - Alternatifs – Alternative Citoyenne Gennevilliers 92 - APEIS - ATTAC - Cactus La Gauche – Collectif des Socialistes pour le Renouveau de la Gauche (CSPRG) - Confédération Paysanne – Convergence Citoyenne pour une Alternative à Gauche (CCAG) – Convergence pour la défense et le développement des services publics - Coordination des Groupes de Femmes Egalité - Coordination nationale des collectifs antilibéraux - Démocratie & Socialisme – Fédération des Associations des Travailleurs et des Jeunes (DIDF) - Fondation Copernic - Forces Militantes - LCR - Marches européennes - MARS / Gauche Républicaine - PCF - PCOF – Pour la République Sociale (PRS) - Réseau Féministe Ruptures – Union des Familles Laïques - Union syndicale Solidaires.

[bgcolor=#FFFF99][b]« 2 décembre 2007 : grand meeting contre le coup d'État de Nicolas Sarkozy »[/b][/bgcolor]

http://www.nonnonetnon.org/index.php?action=article&numero=22&PHPSESSID=4a62e6c6a0c7cddbe1de0d5000f4e4d2

dimanche 2 décembre 2007, 15h,
salle Olympe de Gouge, 15 rue Merlin, Paris 11ème

Là aussi, je devrais être avec vous.

[bgcolor=#FFFF99][b]Traité européen : "coup d’État"[/b][/bgcolor] Par [b]Olivier Bonnet[/b] sur Agoravox : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=31638
[bgcolor=#FFFF99][b]« Le peuple victime d'un vice du consentement ? »[/b][/bgcolor] par [b]Patrick Louis et Christophe Beaudouin[/b] : http://www.marianne2.fr/Le-peuple-victime-d-un-vice-du-consentement-_a81078.html

Bonjour,

Si tout se passe comme prévu, je serai [bgcolor=#FFFF99]l’invité de David Abiker sur France Info tout à l’heure, ce mercredi 21 novembre, 9 h 45[/bgcolor] : on aura cinq minutes pour parler du traité modificatif européen (TME).

Ce n’est pas la faute de David, qui fait ce qu’il peut, mais cinq minutes pour évoquer tout ce qui compte tant et qui est pourtant totalement absent du débat public, c’est fort peu. Ça va être difficile :confused:

Dans la même série des speedy-résumés, vous avez sans doute remarqué qu’[bgcolor=#CCFFFF]Hervé Kempf, journaliste spécialisé sur l’environnement au journal Le Monde, a publié un court entretien audio que nous avons eu ensemble à Marseille sur reporterre.net[/bgcolor], mais vous avez vu que, même en allant vite, il nous a fallu 13 minutes pour tout survoler (voir http://www.reporterre.net/)

Alors, cinq minutes…

Mais bon, chacun fait ce qu’il peut, et les autres ajoutent leurs forces quand ils en ont le courage ; les graines d’idées les plus résistantes vont bien arriver à germer, j’espère.

Amicalement.

Étienne.

La bande son de ma synthèse en [bgcolor=#66FF00]7 minutes[/bgcolor] (ouf !), hier matin [bgcolor=#66FF00]sur France Info[/bgcolor] :confused:

[bgcolor=#FFFF99]« Le traité simplifié et sa critique par les internautes avec Étienne Chouard (audio 7’30") »[/bgcolor]
« L’invité du net » (émission de David Abiker sur France Info à 9h50) le 21 novembre 2007 :

http://www.france-info.com/spip.php?article40858&theme=&sous_theme

Je n’ai pas eu le temps de préciser que l’assemblée constituante ne devait surtout pas être élue parmi des candidats imposés par les partis, damned.

Bonne nuit :confused:

Étienne.

Attention, le lieu de rendez-vous a changé ; le lien qui donne des infos (programme, invités, …) aussi :

[bgcolor=#FFFF99]« 2 décembre 2007 : grand meeting contre le coup d’État de Nicolas Sarkozy »[/bgcolor]

http://www.gaullisme.fr/reunion_publique_pour_referendum_europe.htm

dimanche 2 décembre, 15h,
MAISON DE LA CHIMIE, 28 bis rue Saint Dominique Paris 7e
Métro INVALIDES lignes 8 et 13, RER C

Si je trouve un train, je devrais être avec vous :confused:

Étienne.

[bgcolor=#FFFF99]« Le traité de Lisbonne dans le texte »[/bgcolor]

Voici les éléments précis qui fondent l'appréciation à porter sur le projet de traité modificatif : quelques symboles de la «constitution» rejetée par les Français et les Néerlandais ont disparu, mais [b]le fond demeure[/b]. Qu'on en juge.

Le droit communautaire s’imposerait aux droits nationaux et aux constitutions des Etats
Déclaration de la Conférence inter-gouvernementale, point 27 « Déclaration relative à la primauté ».
« La Conférence rappelle que, selon une jurisprudence constante de la Cour de Justice de l’UE, les traités et le droit adopté par l’Union sur la base des traités priment le droit des Etats membres, dans les conditions définies par ladite jurisprudence »

La Cour de justice de l’Union européenne devient une Cour suprême. Ce serait elle qui déciderait en dernier ressort (et non plus notre Cour de cassation ou notre Conseil d’Etat) dans des domaines innombrables : tous ceux visés par la Charte des droits fondamentaux,
puisque, art. 6 du traité modificatif: « L’Union reconnaît les droits, les libertés, et les principes énoncés dans la Charte des droits fondamentaux du 7 décembre 2000, laquelle a la même valeur que les traités. »

La Grande-Bretagne et la Pologne ont seules écarté cette tutelle de la Cour de Justice de l’Union
Protocole n° 7 : « La Charte n’étend pas la faculté de la Cour de justice de l’Union européenne (…) d’estimer que les lois, règlements ou dispositions, pratiques ou action administratives de la Pologne ou du Royaume Uni sont incompatibles avec les droits, les libertés et les principes fondamentaux qu’elle réaffirme ». (a fortiori, elle l’étend donc pour les autres pays …)

La politique étrangère sera faite par le Haut Représentant
Art 13bis du traité : « Dans l’accomplissement de son mandat, le Haut représentant s’appuie sur un service européen pour l’action extérieure. Ce service est composé de fonctionnaires des services compétents du secrétariat général du Conseil et de la Commission ainsi que du personnel détaché des services diplomatiques nationaux.»

Toute politique étrangère indépendante est enterrée
Art 17 bis : « Avant d’entreprendre toute action sur la scène internationale (…) chaque Etat membre consulte les autres au sein du Conseil européen ou du Conseil (…) Les Etats membres sont solidaires entre eux. Les missions diplomatiques des Etats membres et les délégations de l’Union dans les pays tiers et auprès des organisations internationales coopèrent entre elles et contribuent à la formulation et à la mise en œuvre de l’approche commune ».

L’autonomie des membres permanents du Conseil de Sécurité est remise en cause

Art. 19 : « Lorsque l’Union a défini une position sur un thème à l’ordre du jour du Conseil de Sécurité des Nations Unies, les Etats membres qui y siègent demandent que le Haut représentant soit invité à présenter la position de l’Union ».

La France pourra très vite se trouver sans représentant à la Commission
Art. 9 D : « A partir du 1er novembre 2014, la Commission est composée d’un nombre de membres (…) correspondant aux deux tiers du nombre d’Etats membres. Les membres de la Commission sont choisis parmi les ressortissants des Etats membres selon un système de rotation strictement égale entre les Etats membres. »

Au Conseil la France pourra se trouver otage de minorité de blocage ou contrainte par des majorités qualifiées

Art. 205 : « la majorité qualifiée se définit comme étant égale à au moins 55% des membres du Conseil représentant les Etats membres participants, réunissant au moins 65% de la population de ces Etats.
Une minorité de blocage doit inclure au moins le nombre minimum des membres du Conseil représentant plus de 35% de la population des Etats membres participants, plus un membre, faute de quoi la majorité qualifiée est réputée acquise. »

Les compétences transférées sont innombrables

Art 3 à 6 : Politique commerciale, politiques de l’emploi, coordination des politiques sociales, services d’intérêt économique général, asile, réfugiés, intégration des étrangers, Parquet européen, protection civile, espace, énergie. D’immenses domaines passent à la majorité qualifiée : espace de liberté, sécurité, justice, transports, entrée et séjour, coopération policière, culture, aide humanitaire…

La concurrence libre et non faussée, revient par la porte

Protocole n°6 : « Le marché intérieur, tel qu’il est défini à l’article 3 du traité sur l’Union européenne comprend un système garantissant que la concurrence n’est pas faussée. A cet effet, l’Union prend, si nécessaire, des mesures dans le cadre des dispositions des traités, notamment l’article 308 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. »

Le statut de la Banque centrale européenne demeure inchangé

L’OTAN devient le cadre de la défense
Art. 27 : « Les engagements et la coopération dans ce domaine demeurent conformes aux engagements souscrits au sein de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord, qui reste, pour les Etats qui en sont membres, le fondement de leur défense collective et l’instance de sa mise en œuvre. »

Protocole n°4 : « la politique de sécurité et de défense commune de l’Union respecte les obligations découlant d’un traité de l’Atlantique Nord pour les Etats membres qui considèrent que leur défense commune est réalisée dans le cadre de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord, qui reste le fondement de la défense collective de ses membres et qui est compatible avec la politique commune de sécurité et de défense arrêtée dans ce cadre. »

Le pilotage économique de la zone euro devient un bavardage

Protocole n° 3 : « Les ministres des Etats membres dont la monnaie est l’euro se réunissent entre eux de façon informelle. Ces réunions ont lieu, en tant que de besoin, pour discuter de questions liées aux responsabilités spécifiques qu’ils partagent en matière de monnaie unique. »

Source : traité modificatif
V. blog de Jean-Pierre Chevènement »

[bgcolor=#FFFF99]« Nous voulons un référendum ! »[/bgcolor]
http://www.nousvoulonsunreferendum.eu

[b]Appel du Comité National pour un Référendum[/b]

« Un nouveau traité –dit traité de Lisbonne- vient d’être approuvé par les dirigeants européens suite au rejet du projet de traité constitutionnel refusé majoritairement par les Français et les Néerlandais lors des référendums de mai et juin 2005.

C’est donc à nouveau le suffrage universel qui doit trancher par référendum.

Sur un sujet qui a tant d’influence sur la vie de chacun et l’avenir de la France, l’organisation d’un nouveau référendum est une exigence démocratique majeure pour notre pays. C’est aussi une nécessité pour la construction européenne qui doit être fondée sur l’adhésion des peuples et la souveraineté populaire.

Seule une mobilisation sans précédent des citoyens peut obliger le président de la République à organiser un référendum. Il y sera contraint s’il n’obtient pas, début 2008, 3/5 des suffrages exprimés des parlementaires pour la modification préalable de la Constitution française, nécessaire à la ratification du nouveau traité européen. Ainsi les députés et les sénateurs ont le pouvoir d’imposer le référendum, en votant contre cette révision de notre Constitution.

C’est pourquoi des personnalités diverses, les signataires de différents appels déjà lancés sur ce sujet, ont décidé de rassembler leurs efforts au sein d’un Comité National pour un Référendum.

Nous appelons en urgence toutes celles et tous ceux qui sont attachés à la démocratie et à une Europe fondée sur l’adhésion des peuples, qu’ils soient pour ou contre ce nouveau traité, à nous rejoindre pour empêcher un déni de démocratie et exiger la tenue d’un référendum. »


[align=center]
http://www.nousvoulonsunreferendum.eu[/align]

[Voici un texte que j’ai mis aujourd’hui sur le blog de VGE : je précise que la proposition vaut aussi dans le cas d’une ratification référendaire : le texte de la déclaration interprétative figurerait dans la documentation envoyée à chaque électeur]. JR

UNE DÉCLARATION INTERPRÉTATIVE ?

[i]Je remercie le Président Giscard d’Estaing de sa réponse, qui ouvre des perspectives intéressantes.

Il est exact que la procédure de la déclaration interprétative aurait pu être employée en 2005 . Mais l’opinion publique ne s’est réveillée que très tard contre le TCE, et jusque-là le président de la République, le gouvernement et le Parlement tenaient la ratification pour une simple formalité, de sorte qu’ils n’ont sans doute pas pensé une seconde à une déclaration accompagnante au moment du débat parlementaire ; après, c’était trop tard.

Mais il n’est pas trop tard pour bien faire !

Le gouvernement et le parlement disposent de plus d’un an pour élaborer un texte bref qui porterait sur les points suivants :

  • En général, la ratification du traité modificatif par la France devrait être interprétée comme signifiant avant tout la volonté de doter l’Union européenne de mécanismes institutionnels propres à favoriser une union toujours plus étroite dans le cadre d’une libre association d’États souverains fonctionnant sur la base de la démocratie participative ;

  • La ratification n’affecterait en aucun cas les principes constitutionnels français, notamment ceux concernant la laïcité et les services publics ;

  • Aucune disposition du traité modificatif et des deux traités qu’il modifie n’aurait pour effet d’empêcher la mise en place d’une politique de défense indépendante de l’Union européenne.

Peut-être aurait-on le temps de s’entendre avec les États membres qui voient les choses comme nous sur un texte commun.

En tout cas, rien n’empêcherait les États membres qui le veulent d’adopter entre eux, comme le suggère le Président Giscard d’Estaing, des modalités d’application des traités - par exemple en ce qui concerne l’usage des symboles de l’UE. Au besoin, cela pourrait se faire dans le cadre des coopérations renforcées.

L’affirmation du principe de la démocratie participative (même s’il figure déjà dans les nouveaux traités) me paraît essentielle dans ce contexte.

Un des grands avantages de la procédure serait qu’elle permettrait de satisfaire au moins à une partie des réticences qui se sont exprimées en 2005 et d’aider à rassembler les Français sur une vision commune de la construction européenne.

Notre président de la République, qui voulait un 'traité simplifié" ou « minitraité », y verra peut-être d’autres avantages. JR[/i]

Pour signer la pétition demandant un référendum

Aller sous

http://www.nousvoulonsunreferendum.eu/index.php?option=com_content&task=view&id=12&Itemid=26

JR

[bgcolor=#FFFF99]Interpellons nos élus sur le Traité modificatif européen ![/bgcolor]

Une initiative de l’excellent Robert Joumard qui nous écrit ce message :

Bonjour,

Bien que tous les candidats du premier tour des élections présidentielles se soient prononcés pour un nouveau référendum en cas de nouveau traité européen, à l’exception notable de N. Sarkozy, la plupart des leaders politiques semblent se satisfaire aujourd’hui d’une ratification par le Parlement. Mais les deux tiers des Français sont en faveur de la ratification du nouveau traité européen par référendum.

Nous ne pouvons laisser ceux que nous avons élus s’asseoir sur la volonté populaire clairement exprimée : interpellons nos élus, ceux de notre commune, nos députés, nos sénateurs, nos conseillers généraux ou régionaux, nos députés européens !

Nous devrons tenir compte de leur conception de la démocratie et de celle de leur parti lors des prochaines élections, et en premier lieu lors des élections municipales du printemps, puis lors des européennes de 2009.

Sous www.local.attac.org/rhone/article.php3?id_article=1134, [b]nous proposons une lettre aux élus (ci-dessous), ainsi que les adresses :[/b]
  • des députés,
  • des sénateurs,
  • des députés européens français,
  • des conseillers régionaux (Rhône-Alpes pour le moment),
  • des conseillers généraux (Rhône pour le moment),
  • des conseillers municipaux (Bron pour le moment),
    avec indication de la circonscription qu’ils représentent.

D’autres listes d’élus sont à venir.

Une version adaptée à un mailing sous MS Word est aussi proposée.

Amicalement

Robert JOUMARD
membre d’Attac Rhône
tel. … (domicile), … (travail)
Pour une autre Europe, démocratique, solidaire et écologiste
Für ein besseres Europa, demokratisch, solidarisch und ökologisch
Para otra Europa, solidaria, democrática y ecologista
For a better Europe - for more democracy, more social solidarity and more ecology

Madame, Monsieur,

En France, comme dans les autres pays membres de l’Union, la construction européenne structure toutes les politiques, locales, nationales comme internationales. Il n’existe pratiquement aucun secteur d’activité sur lequel elle n’ait pas un fort impact. Le Traité modificatif adopté le 18 octobre à Lisbonne est appelé à modifier les deux traités régissant actuellement l’Union européenne : c’est bien sûr une réforme institutionnelle qui engage l’avenir de l’Union de façon essentielle.

Après sa signature le 13 décembre, le Président de la République devra lancer la procédure de ratification. Il a prévu de ne pas soumettre cette ratification à référendum et de recourir à la voie parlementaire. En cela le Président ne ferait que remplir les engagements qu’il avait pris lors de la campagne présidentielle. Toutefois N. Sarkozy, à l’époque, parlait de faire ratifier un mini traité purement technique centré sur les réformes institutionnelles qui faisaient consensus. Or le traité modificatif, sous une forme différente, est une copie du Traité pour une Constitution européenne rejeté par les citoyens français le 29 mai 2005 par référendum après un débat public exemplaire. Faut-il rappeler en outre que tous les candidats du premier tour s’étaient prononcés pour un nouveau référendum en cas de nouveau traité européen, à l’exception notable de N. Sarkozy qui n’avait alors recueilli que 31% des voix ?

Dans ces conditions, vouloir ratifier le traité modificatif sans demander à nouveau leur avis aux citoyens relève de la forfaiture. Ce que le peuple souverain a décidé ne peut être défait que par lui-même, et non par un arrangement intergouvernemental ratifié par les seuls parlementaires. S’asseoir ainsi sur la volonté populaire est en outre le meilleur moyen de creuser encore l’écart entre les aspirations citoyennes et la construction européenne, et plus largement entre les élus du peuple et les citoyens eux-mêmes.

D’après les sondages disponibles, deux Français sur trois se déclarent d’ailleurs en faveur de la ratification du nouveau traité européen par référendum. La démocratie française est fondée sur l’élection par les citoyens de représentants auxquels ils délèguent leur souveraineté fondamentale. Le contrat passé entre l’électeur et l’élu est d’abord un contrat de confiance, notamment quant au respect de la volonté des citoyens. C’est pourquoi j’aimerais connaître votre position personnelle quant à la nécessité d’un référendum pour ratifier le Traité modificatif européen. J’aimerais aussi connaître la position du parti politique auquel vous appartenez, si tel est le cas. Êtes-vous, est-il pour une ratification par référendum ou par voie parlementaire ?

Je ne manquerai pas, naturellement, de tenir compte de votre conception de la démocratie et de celle de votre parti lors des prochaines élections, et en premier lieu lors des élections municipales du printemps, puis lors des européennes de 2009.

Dans l’attente de votre réponse, veuillez recevoir, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

Merci Robert :/

Étienne.

[bgcolor=#FFFF99]TRAITÉS CONSOLIDÉS[/bgcolor]
(modifiés par le traité de Lisbonne)

[bgcolor=#CCFFFF][b]TRAITÉ SUR L'UNION EUROPÉENNE [/b](TUE)[/bgcolor]

ET

[bgcolor=#CCFFFF][b]TRAITÉ SUR LE FONCTIONNEMENT DE L’UNION EUROPÉENNE /b[/bgcolor]

http://www.assemblee-nationale.fr/13/pdf/rap-info/i0439.pdf

TRAITÉS CONSOLIDÉS UE MODIFIÉS PAR LISBONNE

Merci, Étienne. JR

[Copie légèrement éditée d’un message mis aujourd’hui sur le blog de VGE]

  1. TME ET CONSTITUTION FRANçAISE
  2. TEXTES DES TRAITÉS TELS QUE MODIFIÉS PAR LE TRAITÉ DE LISBONNE

[…]

En effet, la révision de l’article 88-1 de la constitution préalable à la ratification du TME pourra se faire aux trois cinquièmes des suffrages exprimés en Congrès (= suffrage effectifs, déduction faite des abstentions et des bulletins blancs et nuls).

Et c’est un scandale. L’une des premières réformes constitutionnelles qui s’imposent est d’exiger toute modification de notre constitution soit approuvée par référendum : la constitution est une chose trop importante pour la laisser modifier par les hommes d’État, et encore moins par les politiciens.

[Il ne faut pas être] pessimiste.

En 2005, la prise de conscience de l’électorat s’est faite quelques mois avant le référendum. Le TME sera signé à Lisbonne le 13 décembre prochain, c’est vrai : mais le processus de ratification s’étendra sur la période allant jusqu’à juin 2009 (date des élections européennes), et beaucoup de choses peuvent se produire d’ici là.

La reprise de conscience sera facilitée par la reproduction, comme document de l’Assemblée nationale, des textes à jour des deux traités existants : traité sur l’Union européenne (TUE), et traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE) tels qu’ils seraient modifiés par le traité de Lisbonne. Voir sous :

http://www.assemble-nationale.fr/13

Ce texte (même s’il n’est pas tout à fait complet, puisque parmi les protocoles seuls les protocoles nouveaux introduits par le TME sont reproduits), permet de se faire une idée exacte de ce qui sera soumis à la ratification.

J’y retrouve pour ma part avec un égal déplaisir certaines des principales dispositions qui m’avaient poussé à voter non au TCE , parmi lesquelles :

  • TUE, préambule, premier alinéa : « S’inspirant des héritages culturels, religieux et humanistes de l’Europe… »

Ces références aux héritages européens sont, selon moi, ridicules et malséantes.

Mais plus précisément en ce qui concerne l’héritage religieux pris comme source d’inspiration, la référence m’apparaît carrément contraire à l’article 1 de la constitution française : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale… » (je reviens sur la question plus loin).

J’estime donc qu’il faudrait réviser la constitution française sur ce point également - en plus de l’article 88-1) avant de ratifier le TME.

  • TUE, article 42-7-2 :

« Les engagements et la coopération dans [le domaine de la politique de sécurité et de défense] demeurent conformes aux engagements souscrits au sein de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord, qui reste, pour les États qui en sont membres, le fondement de leur défense collective et l’instance de sa mise en oeuvre ».

Cette clause d’inféodation à l’OTAN, reprise du TCE, suffit selon moi à disqualifier les traités proposés. En tout cas, ce n’est pas là l’Union européenne à laquelle j’aspire.

  • TFUE, article 17-3 :

« Reconnaissant leur identité et leur contribution spécifique, l’Union maintient un dialogue ouvert, transparent et régulier avec [les églises et les associations ou les communautés religieuses dans les États membres et les organisations philosophiques et non confessionnelles] »

Cette disposition est de toute façon mal rédigée : si les organisations se divisent en deux catégories, - religieuses, non religieuses (« non confessionnelles ») -, faut-il en déduire que l’UE devra maintenir le dialogue avec toutes les organisations, quelles qu’elles soient ?

Mais surtout elle confère, dans le cadre de l’Union, un statut spécial aux organisations religieuses et « philosophiques », alors que ces organisations sont suffisamment couvertes par l’article 11-2 du TFUE, qui prévoit à juste titre un « dialogue ouvert, transparent et régulier avec les associations représentatives et la société civile » : or, les organisations religieuses et philosophiques sont des « associations représentatives » et font partie de la société civile.

L’article 17-3 est, bien sûr, à lire en rapport avec le premier alinéa du préambule : l’intention claire et explicite est d’accorder un statut particulier à ce que j’appellerai des « organisations de croyance » : or, selon moi, les pouvoirs publics (de l’Union, de la République française ) n’ont pas à s’immiscer dans les croyances, que ce soit pour les empêcher ou pour les favoriser.

L’article 17-3 implique qu’il pourrait en être autrement : à ce titre il est inacceptable en l’état actuel de notre constitution (il faudrait réviser son article 1 avant de ratifier le TUE, comme je l’ai dit déjà dit plus haut.)

Il est à supposer que, sans contester forcément la réalité des neuf avancées répertoriées par le Président Giscard d’Estaing, l’opinion publique se rendra suffisamment compte, au fil des débats à venir, du caractère nuisible des dispositions dont j’ai parlé, et que cela pourra influer sur le processus parlementaire de révision constitutionnelle et de ratification (à supposer qu’il n’y ait pas référendum).

Et si le TME ne passe pas, il sera temps de s’atteler à une vraie constitution de l’Union européenne, transparente, efficace, fondée sur le principe classique de la séparation des pouvoirs et sur la démocratie participative, et souhaitée, j’en suis sûr, par le Président Giscard d’Estaing. JR