07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

J'aurais cependant bien aimé avoir des avis/réaction sur le principe de monnaies locales....
La création monétaire est un pouvoir immense; or le pouvoir corrompt; donc un principe simple voudrait de diluer un tel pouvoir, le distribuer dans la société pour qu'aucune organisme (ou corporation) ne puisse en avoir le monopole absolu.
Je suis partisan d'une société avec 3 monnaies:
  • internationale, genre VISA
  • nationale, genre €uro, Franc…
  • et locale (genre y en a pas)

Je n’ai pas réussi à trouver un système qui assure l’équilibre d’un tel montage

J'aurais cependant bien aimé avoir des avis/réaction sur le principe de monnaies locales....
La création monétaire est un pouvoir immense; or le pouvoir corrompt; donc un principe simple voudrait de diluer un tel pouvoir, le distribuer dans la société pour qu'aucune organisme (ou corporation) ne puisse en avoir le monopole absolu.
Je suis partisan d'une société avec 3 monnaies:
  • internationale, genre VISA
  • nationale, genre €uro, Franc…
  • et locale (genre y en a pas)

Je n’ai pas réussi à trouver un système qui assure l’équilibre d’un tel montage


Certaines monnaies pourraient n’être que des monnaies tampon et non pas des monnaies territoriales.

tampons entre continents
tampons entre nations
tampons entre régions (ou bassins)

Dans une telle proposition, qu'est-ce qui empêche un gouvernement de créer de la monnaie à l'infini et provoquer l'hyperinflation ?
C'est la raison pour laquelle je suis partisan d'une "règle constitutionnelle" (l'émission monétaire ne doit pas dépasser 5% annuellement) ou de l'obligation de passer par (par exemple) Parlement + Cours des Comptes pour déterminer les autorisations d'émission
Une chose me frappe (aïe :/):

Si « on » crée de la monnaie ex nihilo pour construire un hôpital, en fait l’hôpital est créé ex nihilo, via le relais de l’argent créé.
Si ce « on » est l’État(banque centrale), alors l’emprunteur (l’État constructeur) livre au prêteur la contrepartie matérielle (l’hôpital) de l’argent emprunté.
On pourrait donc considérer qu’il y a eu remboursement en nature.
(Ce qui n’est pas le cas lorsque le « on » est une banque privée)

L’ennui, c’est que la somme créée ex nihilo part dans la nature (vers les corps de métier, entre autres).

Il y a injection de monnaie dans l’espace économique, mais cette injection correspond à une création de richesse.

La masse monétaire et la masse des richesses ont subi des accroissements équivalents.

N’y a-t-il pas moyen d’exploiter cette situation sans provoquer d’usure de l’argent ?

Ana; béotienne :rolleyes:

@Ana
Le problème n’est pas tant la contrepartie (l’hôpital augmente la « valeur de la France »)
Il faudrait que la monnaie soit détruite ensuite car comme vous et Zolko le remarquez, elle va continuer à circuler
La monnaie ce doit être comme le sang: ni trop ni trop peu.

Détruite au même rythme que l’hôpital s’use?

AJH que pensez-vous de la proposition de Jacques Généreux d’inscrire cette règle constitutionnelle en lieu et place du pacte de stabilité actuel de l’union européenne ? Il pensait à 2 règles pour limiter les possibilités de recours aux emprunts à la banque centrale, une règle par rapport aux taux d’inflation, et une règle qui limite l’utilisation de ces emprunts pour les dépenses d’investissement.
Bien évidemment cela ne résoud pas le problème de l’émission de monnaie par les banques privées, mais ça pourrait convaincre les peureux de l’inflation vous pensez ?

Détruite au même rythme que l'hôpital s'use?
Oui, par exemple, c'est l'amortissement... c'est la collectivité qui devra apporter cette monnaie à détruire; l'amortissement rentrerait donc dans les budgets de "fonctionnement"

@Sandy
C’est proche de l’idée que je me fais et c’est compatible avec le 100% monnaie

@Ana Le problème n'est pas tant la contrepartie (l'hôpital augmente la "valeur de la France") Il faudrait que la monnaie soit détruite ensuite car comme vous et Zolko le remarquez, elle va continuer à circuler La monnaie ce doit être comme le sang: ni trop ni trop peu.
[i]argent dette fondant[/i] & fiduciaire pérenne : une piste ?

Pratiquement, comment « imposer » ce genre de texte de lois ?
Il paraît évident que JAMAIS l’establishment actuel ne le fera ? si ? vous le croyez sincèrement ?
Peut-être à un niveau local c’est possible… mais au niveau national je ne le crois pas une seconde.

Pratiquement, comment "imposer" ce genre de texte de lois ?.
Le gouvernement Hongrois actuel fait ce genre de choses en ce moment (nationalisation des caisses de retraites privées, taxes sur les banques, mise sous tutelle de la Banque Nationale, mise au pas des conglomérats médiatiques privés, ...). Et ils sont illico accusées de fascisme, de populisme, pointés du doigt par Bruxelles, le FMI, Hillary Clinton ...
@Ana Le problème n'est pas tant la contrepartie (l'hôpital augmente la "valeur de la France") Il faudrait que la monnaie soit détruite ensuite car comme vous et Zolko le remarquez, elle va continuer à circuler La monnaie ce doit être comme le sang: ni trop ni trop peu.
[i]argent dette fondant[/i] & fiduciaire pérenne : une piste ?
Tant qu'on sera avec une monnaie en partie "argent-dette" et en partie "fiduciaire" on ne s'en sortira pas ; il faut d'abord que toute la monnaie soit fiduciaire, qu'elle soit sous forme de billets ou sous forme électronique.
la nature de la monnaie est une dette.
Toute monnaie est bien une dette : l'engagement de quelqu'un de fournir ultérieurement quelque chose en échange. La valeur de la monnaie n'est que la valeur de la confiance d'obtenir ce quelque chose de ce quelqu'un, ou autre chose de quelqu'un d'autre qui a confiance etc., donc la confiance dans le fait que les autres ont confiance.
c'est notre confiance aux banques qui nous font accepter la "monnaie dette" (monnaie € BNP, € SG, € CA, € Crédit coopératif) et l'engagement qu'elles émettent de nous fournir à tout moment de la monnaie centrale (billets de banques).
Et c'est de même notre confiance dans l'État qui nous fait accepter l'engagement qu'il émet de nous fournir à tout moment un pouvoir d'achat en échange de monnaie centrale. A ce point il n'y a aucune différence entre la monnaie dette et le 100% monnaie.
des centaines de monnaies dont personne ne serait responsable...
C'est quelque chose qui n'existe pas. Une dette a forcément un débiteur. La confiance dans une "monnaie" pour laquelle personne ne s'engage à fournir quoi que ce soit en échange est nulle, sa valeur est nulle, bref elle n'existe pas en tant que telle.
En d'autres termes, le problème vient-il de l'argent-dette ou des intérêts ?
L'argent étant toujours une dette on voit bien que quand on parle spécifiquement d'argent-dette on parle en fait d'argent lié à des intérêts.
Pratiquement, comment "imposer" ce genre de texte de lois ?.
Le gouvernement Hongrois actuel fait ce genre de choses en ce moment (nationalisation des caisses de retraites privées, taxes sur les banques, mise sous tutelle de la Banque Nationale, mise au pas des conglomérats médiatiques privés, ...). Et ils sont illico accusées de fascisme, de populisme, pointés du doigt par Bruxelles, le FMI, Hillary Clinton ...
en même temps... http://fr.wikipedia.org/wiki/Fidesz

Une autre source que wikipédia pour les valeurs de ce parti Fidesz parce que tout le passage « Valeurs » est souligné comme manquant de références pour étayer ces affirmations ( [réf. nécessaire] )

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En attendant que ce problème soit réglé, les lecteurs sont invités à considérer cette information avec précaution.

il y a plusieurs sons de cloche, soit [b]ici …[/b] ou [b]là.[/b]

Ce n’est pas simple, comme toujours en politique.

Apparemment, l’exécutif hongrois aurait jeté l’éponge face à BCE et au FMI : http://www.jfb.hu/node/2072

Pas étonnant, puisque ces institutions peuvent refuser d’acheter ou même vendre de la dette publique des pays dont elles désapprouvent la politique. Si il n’y a pas assez d’acheteurs de la dette publique, le pays concernés est obligé de promettre un taux intérêt plus élevé aux investisseurs, ce qui l’étrangle financièrement.

La BCE ou le FMI peuvent faire plier de manière anti-démocratique tout pays endetté à leurs propres conditions. Les exemples dans le passé ont été nombreux :

http://altermondes.org/spip.php?article315

http://www.cadtm.org/50-questions-50-reponses-sur-la

AJH demande "pourquoi il faudrait-il définir la monnaie par sa nature". C'est que si on ne la définit par sa nature, on ne la définit pas du tout ; donc on ne sait pas à quoi on a affaire. Comment faire de bonnes analyses dans ces conditions ? JR
Bon, alors je le redis; la nature de la monnaie est une dette.
Est-ce que ce ne serait pas plutôt un [b]titre de créance [/b] sur la société ? Et justifié par quoi ?

Votre définition monnaie = dette m’avait échappé.

Comment la conciliez-vous avec l’apologue de la dame de Condé (le faux billet qui est supposé créer de la richesse simplement parce qu’on le traite comme de la vraie monnaie) ? JR

Apparemment, l'exécutif hongrois aurait jeté l'éponge face à BCE et au FMI : http://www.jfb.hu/node/2072
houlà, depuis, pleines de choses se sont passées: le FMI et l'UE ont quitté les négociations devant la projet du gouvernement de mettre la main sur la banque nationale hongroise et ses 50 milliards de réserves d'€uros.
La BCE ou le FMI peuvent faire plier de manière anti-démocratique tout pays endetté à leurs propres conditions.
oui, c'est le nœud du problème. La seule solution est de leur dire "[i]merde[/i]", de renier la dette, avec tous les désagréments que cela engendre. En lisant les commentaires de lecteurs dans plusieurs journaux, les avis sont partagés entre ceux qui veulent rentrer dans le rang et ceux qui veulent combattre de face.

@Jacques Roman
Message n°13293

La monnaie que nous utilisons est toujours crée par l’une des 6 actions suivantes

  • Opération de crédit
  • Acquisition d’un actif réel (terrain, immeuble…)
  • Acquisition d’un actif financier (actions, obligations d’entreprises)
  • Acquisition de bons du Trésor (créances sur le Trésor).
  • Conversion des devises (suite exportation d’une entreprise cliente)
  • Opération d’escompte
  • Paiements pour compte propre (ex : loyers, salaires et charges diverses)

… mais si on prends le premier (le plus démonstratif)
a) un emprunteur (ménage, entreprise, administration) demande un crédit à une banque X
b) il propose en garantie un actif non monétaire (la banque mets à l’actif de son bilan cette garantie, par exemple une hypothèque)
c) simultanément elle « monétise » (crée la monnaie) équivalente à cette créance.
d) elle inscrit ce montant au passif de son bilan, sur le compte de l’emprunteur
e) à partir de ce moment elle garanti la transformation possible de cette monnaie (monnaie de banque X) en monnaie centrale, sur demande
f) l’emprunteur utilise cette monnaie pour faire ses achats; elle va donc circuler de compte en compte… chaque nouvelle banque qui recoit cet élément du passif de la banque X doit la « garantir » (transformation en monnaie centrale, sur demande du détenteur)

La monnaie est bien une « dette de banque » qui circule, un élément du passif bancaire de la banque X (laquelle dispose d’une garantie sur l’emprunteur initial), et non pas une créance sur la société.

L’apologue la dame de Condé à pour but de montrer la circulation monétaire et la capacité pour la même « unité monétaire » d’effacer plusieurs dettes et donc de « comptabiliser » du PIB (que la monnaie soit vraie – donc d’origine bancaire – ou fausse n’a aucune importance si les bénéficiaires lui font confiance)

où peut on trouver des explications claires sur les points 2 à 6 (ou 7) ? (tirets)

où peut on trouver des explications claires sur les points 2 à 6 (ou 7) ? (tirets)
C'est pas clair ? :(