07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

En outre, la floraison d'initiatives et de communautés locales est la meilleure défense possible contre une volonté de prise de pouvoir centralisée : ce n'est pas un hasard si les tenants d'une monnaie centrale sont les mêmes qui combattaient les langues autochtones en torturant physiquement et psychologiquement les enfants parlant comme leurs parents.
Et qu'est ce qui protège contre une volonté de prise de pouvoir localisée ?
La complication (par opposition à la complexité :-).

Dans un état centralisé, il suffit de peu de personnes pour contrôler les organismes essentiels. L’histoire de la tour de babel n’est pas restée par hasard.

Décentralisation ou centralisation : le choix est de pure commodité, pas de principe,
En Suisse, il s'agit bien d'une question de principe. En France aussi, d'ailleurs, mais pour la centralisation.
En outre, plus les entités libres, viables, et au moins partiellement autonomes sont nombreuses, moins important est le risque d'une crise systémique majeure ( nationale, continentale, ou mondiale).
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Féodalité et démocratie locale : Deux géométries identiques mais habitées par des âmes différentes ne produiront pas le même paysage.

Le centralisme radical implique de fait l’universalité de ses crises.
Car s’il rencontre une difficulté qu’il ne sait pas gérer, personne ne peut la gérer.
La diversité me semble nécessaire à la survie. Ne l’est elle pas ?

En outre, la floraison d'initiatives et de communautés locales est la meilleure défense possible contre une volonté de prise de pouvoir centralisée : ce n'est pas un hasard si les tenants d'une monnaie centrale sont les mêmes qui combattaient les langues autochtones en torturant physiquement et psychologiquement les enfants parlant comme leurs parents.
Et qu'est ce qui protège contre une volonté de prise de pouvoir localisée ?
La complication (par opposition à la complexité :-).

Dans un état centralisé, il suffit de peu de personnes pour contrôler les organismes essentiels. L’histoire de la tour de babel n’est pas restée par hasard.


Il suffit de mettre en place les bonnes règles pour que cela ne se produise pas. Ca vaut pour un pouvoir national comme pour un pouvoir local, le problème n’est donc pas la centralisation ou la localisation mais les règles qui encadrent les pouvoirs, la séparation des pouvoirs, la limite des pouvoirs, le contrôle des pouvoirs etc …

Tu te trompes de combat. Ce qu’il faut combattre c’est la confusion, l’accumulation des pouvoirs et les abus de pouvoir. Jacques a en partie raison. La centralisation / décentralisation est une question d’organisation. On ne centralise pas pour accumuler, mais parce que l’on considère que les questions sont centrales à la nation toute entière, tandis que ce qu’on décentralise, c’est ce qui à nos yeux ne concerne que les gens au niveau local selon le principe de subsidiarité. Dans un système fédéral c’est exactement la même chose.

Le système français a le mérite de permettre une meilleur solidarité. Mais c’est vrai qu’à partir du moment où il est corrompu et qu’une oligarchie s’empare du pouvoir central, on est bien plus démunis que si nous étions dans un système fédéral … J’en conviens. Mais cette corruption n’est pas due à la centralisation … L’Allemagne, la Suisse, les Etats-unis, sont tout aussi corrompus si ce n’est plus. Ce n’est pas leur système fédéral qui les a protégé.

En outre, la floraison d'initiatives et de communautés locales est la meilleure défense possible contre une volonté de prise de pouvoir centralisée : ce n'est pas un hasard si les tenants d'une monnaie centrale sont les mêmes qui combattaient les langues autochtones en torturant physiquement et psychologiquement les enfants parlant comme leurs parents.
Et qu'est ce qui protège contre une volonté de prise de pouvoir localisée ?
La complication (par opposition à la complexité :-).

Dans un état centralisé, il suffit de peu de personnes pour contrôler les organismes essentiels. L’histoire de la tour de babel n’est pas restée par hasard.


Il y a autre chose :
l’anonymat du décideur et/ou le silence et la non-réponse de l’élu connu sont plus probables à grande échelle qu’à petite échelle.
S’ensuit une prise de pouvoir construite sur la non communication.

un seul exemple :
au sein d’une amap, le prix du pain se décide en concertation.
au sein d’un continent, on ne sait pas trop qui le décide.

Et qu'est ce qui protège contre une volonté de prise de pouvoir localisée ?
La complication (par opposition à la complexité :-).

Dans un état centralisé, il suffit de peu de personnes pour contrôler les organismes essentiels. L’histoire de la tour de babel n’est pas restée par hasard.


Il y a autre chose :
l’anonymat du décideur et/ou le silence et la non-réponse de l’élu connu sont plus probables à grande échelle qu’à petite échelle.
S’ensuit une prise de pouvoir construite sur la non communication.

un seul exemple :
au sein d’une amap, le prix du pain se décide en concertation.
au sein d’un continent, on ne sait pas trop qui le décide.


Bravo Ana, grâce à toi maintenant je suis illuminé, je n’avais pas dutout compris qu’il était plus facil de décider à 4 qu’à 500 millions.

Ce que tu as du mal à comprendre, c’est que du fait que nous sommes 500 millions, on est obligé de décider des trucs à 500 millions …

A la focalisation choisie et ciblée, je préfère la vision holistique de la discussion, qui permet d’entrevoir mieux la perception de chacun…

Merci pour le style exquis de tes argumentations.

Meilleurs voeux.

Si vous n'avez pas beaucoup de temps, il serait prioritaire de répondre à la question principale : pensez-vous que la monnaie doit être créée : 1- de manière centralisée, par un organisme autre que le peuple (banque privée, banque publique, organismes divers et variés,...) 2- de manière égalitaire répartie directement sur le peuple, ie par chaque citoyen.
Je réponds donc prioritairement: de manière centralisée, par le Peuple qui a donné le pouvoir de le faire à un Institut d’Émission Monétaire, lequel émets la monnaie (au bénéfice de la collectivité via le Trésor Public) mais ne décide pas de la quantité (laquelle est naturellement déterminée par le Gouvernement sous contrôle du Parlement et, je l'espère, de collectivités citoyennes tirées au sort). Je préfère que la monnaie émise serve à ([i]par exemple[/i]) la transition énergétique et écologique [u]collective[/u] et non à la consommation individuelle ce que va induire la formule 2. Celle ci ne me convient donc pas du tout pour le moment vu les excès qu'elle peut induire mais une partie de la monnaie émise pourrait servir à abonder en partie un "Revenu Minimum de Dignité" (proposition Villepin ou équivalente) qui doit néanmoins avoir pour base la solidarité nationale.

D’accord avec AJH, je préfère une création monétaire centralisée, par une institution monétaire légitime, servant les intérêts collectifs de la nation, donc soumise à un contrôle citoyen, plutôt qu’une création monétaire décentralisée et anarchique et donc servant des intérêts privés. Décentraliser la création monétaire revient comme l’explique Allais à légaliser la pratique des faux monnayeurs.

A la focalisation choisie et ciblée, je préfère la vision holistique de la discussion, qui permet d'entrevoir mieux la perception de chacun..

Merci pour le style exquis de tes argumentations.

Meilleurs voeux.


Tu as choisis de fermer toute discussion il y a déjà qqs jours donc j’ai bien compris et je n’attendais aucune réponse de ta part. Mon style exquis, prends en conscience, je le tiens de tes propres réponses, je ne fais que suivre ton exemple.

Croire que la solution est de se couper du reste du monde, de se cacher dans sa ptite carapace avec des gens localement, niant ainsi les réalités sociales et culturelles, et pire, l’étendue actuelle des interactions et coopérations humaines, ça ne mérite de toute façon même pas discussion.

Mais oui je te souhaite meilleurs voeux ! Je copie là encore ton style exquis et très sincère !

Tu te trompes de combat.
Parce que c'est toi qui va décider quels combats je choisis ?

Ton comportement démontre bien la dérive immédiate de la centralisation par des individus qui se croient les maîtres de la pensée des autres citoyens.

Non je te signale juste que je pense que tu fais erreur …
Pauvre chou, on te contredit et ça y’est tu trouves que tes libertés sont agressées !
N’importe quoi …

Décentralisation ou centralisation : le choix est de pure commodité, pas de principe,
En Suisse, il s'agit bien d'une question de principe. En France aussi, d'ailleurs, mais pour la centralisation.
Non : en Suisse il s'agissait d'une question de commodité (de convenance nationale) et certainement pas d'une question de principe. Napoléon, alors premier consul et par principe centraliste convaincu, l'avait bien vu quand il a renoncé à imposer à la Suisse le régime centraliste de la République helvétique(instituée par la République française) pour revenir au système fédéral.

À titre de preuve, voici le début de son acte de médiation du 19 février 1803, à l’origine de l’organisation fédérale actuelle de la Suisse (voir : http://mjp.univ-perp.fr/constit/ch1803.htm) :

[i]"Bonaparte, premier Consul de la République ; Président de la République italienne, aux SUISSES.

"L’HELVÉTIE, en proie aux dissensions, était menacée de sa dissolution : elle ne pouvait trouver en elle-même les moyens de se reconstituer. L’ancienne affection de la nation française pour ce peuple recommandable, qu’elle a récemment défendu par ses armes et fait reconnaître comme puissance par ses traités ; l’intérêt de la France et de la République italienne, dont la Suisse couvre les frontières ; la demande du sénat, celle des cantons démocratiques, le voeu du peuple helvétique tout entier, nous ont fait un devoir d’interposer notre médiation entre les partis qui le divisent.

« Les sénateurs Barthelemy, Roederer, Fouché et Démeunier, ont été par nous chargés de conférer avec cinquante-six députés du sénat helvétique, et des villes et cantons, réunis à Paris. Déterminer si la Suisse, constituée fédérale par la nature, pouvait être retenue sous un gouvernement central autrement que par la force ; reconnaître le genre de constitution qui était le plus conforme au vœu de chaque canton ; distinguer ce qui répond le mieux aux idées que les cantons nouveaux se sont faites de la liberté et du bonheur ; concilier dans les cantons anciens les institutions consacrées par le temps avec les droits restitués à la masse des citoyens : tels étaient les objets qu’il fallait soumettre à l’examen et à la discussion. […] » [/i]

Incidemment, cette médiation est un exemple type de la force s’appuyant sur la justice (pour en revenir à Pascal). JR
.

@Sandy Pourrais-tu arrêter d’insulter les gens ? ( ça pourrait aider à te répondre )


J’avais noté ton appel gaullien entre tous.

http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=13105#p13105

Pourrais-tu détailler tes actions et le cadre de ton appel ?

@Sandy Pourrais-tu arrêter d'insulter les gens ? ( ça pourrait aider à te répondre )
Ta malhonnêteté ne va pas aider à améliorer notre relation.

J’avais noté ton appel gaullien entre tous.

Pourrais-tu détailler tes actions et le cadre de ton appel ?

Je pourrais oui.

@AJH

Pour reprendre une discussion qui date de l’année passée :rolleyes:

Monnaie fondante :

-Dans la recherche de ressources fiscales plus justes, une monnaie fondante pourrait elle se substituer à la TVA ?
Cela ne permettrait il pas une taxation dont seraient mécaniquement exemptés les plus pauvres, c à d ceux qui doivent dépenser vite l’argent qu’ils détiennent ?
Et qui constituerait de facto un impôt sur la fortune en euros ?

-Techniquement, comment rendre la monnaie virtuelle (dépôts ou dette) fondante (sans augurer du bien fondé de l’intention) ?

BCE et banques centrales

-N’y aurait il pas avantage à permettre aux banques centrales d’émettre en direction des gens sans passer par les banques ?

-Quel serait l’effet social et économique d’une émission-cadeau-annuel-en-espèces des banques centrales vers les gens ?

Nature de la monnaie – Collectivités publiques et « faillite »

Toujours pas d’idée claire de la nature de la monnaie malgré les nombreuses analyses sur ce fil (et ailleurs).

Dans ma vision trouble de profane, la monnaie présente deux aspects (pour ne pas parler de nature) :

a) Entre les particuliers (personnes physiques et sociétés) :

C’est grosso modo un instrument représentatif de la valeur des biens et des services, un moyen de faciliter les échanges de biens et de services, et non un bien en soi ni un instrument créateur de richesse. Rien ne se perd, rien ne se crée : si on multiplie la monnaie, l’inflation et la réorientation des biens et services maintiennent globalement l’équibre, ce qui fait que l’ensemble de la monnaie, même s’il varie d’un moment à l’autre, ne représente jamais en définitive que l’ensemble des richesses existant à peu près à ce moment-là.

Ce point de vue (peut-être faux, je ne dis pas) a pour conséquence que les expressions « création de monnaie » et « création de valeur » ne sont pas synonymes de « création de richesse ». L’analyse selon laquelle les banques (publiques ou privées, c’est tout un) créeraient de la valeur en consentant des prêts sur des fonds qu’elles ne possèdent pas me paraît relever de l’esroquerie si l’on sous-entend par là que les banques créeraient de la richesse. Les banques qui prêtent sur de l’argent qu’elles n’ont pas créent tout simplement de la fausse-monnaie officiellement approuvée, et la mise en circulatiuon de cette fausse monnaie a seulement pour résultat de redistribuer la richesse.

Je pense qu’AJH ne sera pas de cet avis, même s’il est en faveur de la couverture à 100 % des promesses de paiement des banques, mais son excellente parabole de la « Dame de Condé » et de son faux billet (souvent mentionnée sur ce fil et ailleurs) me semble justifier mon interprétation.

Si la monnaie n’ajoute pas à la richesse globale d’une collectivité donnée, la contrepartie est que la fausse monnaie (comme celle représentée par le faux billet de la dame de Condé et les vrais fausses écritures des banques) n’enlève pas davantage à la richesse globale de cette collectivité : le vrai faux billet, comme les fausses valeurs disséminées par les banques à partir de fonds qu’elles ne possèdent pas (90 % de leurs « prêts ») ne fait que modifier la distribution des biens et des services. Ce qui compte surtout est le sens dans lequel s’effectue cette redistribution de la richesse effective : et quand la redistribution est faite par les banques ou par des entreprises privées, ce n’est pas comme quand elle est faite par l’État.

b) Du point de vue des pouvoirs publics :

La monnaie ne peut avoir qu’une utilité et qu’un objet : la redistribution des biens et des services à des fins de politique générale – c’est-à-dire, dans les cas optimaux, la réalisation de la justice sociale.

L’État opère cette distribution moyennant ses mécanisme d’imposition et de subvention et en jouant sur l’émission de valeurs monétaires et sur l’inflation . Mais sa liberté d’action dans ce domaine est de plus en plus limitée par le processus de mondialisation : en effet, ses politiques d’imposition et de subvention aboutissent à une redistribution internationale des biens et services qui n’est pas toujours à son avantage.

La loi Pompidou-Giscard qui a imposé en 1972-1973 à l’État français d’emprunter sur les marchés plutôt que de recourir à la planche à billets se justifiait sans doute, au bout du compte, par la volonté d’éviter qu’à plus ou moins long terme le bilan des échanges internationaux devienne globalement défavorable à la France.

D’un autre côté, Étienne a certainement raison de soutenir que cette loi a trouvé sa transposition européenne à peu près exacte dans le traité de Maastricht, avec pour conséquence d’enchérir considérablement les opérations financières de l’État, et donc d’appauvrir le pays en provoquant des transferts de pouvoir d’achat au bénéfice d’institutions privées françaises ou étrangères. En d’autres termes, elle a le même effet que le système de la planche à billets qu’elle entendait éliminer.

Cette opinion de Normand n’est la mienne que pour le moment : je suis prêt à en changer.

Une chose qui me semble de plus en plus certaine : les États et en général les collectivités publiques, même ruinées, ne font jamais faillite.

Quand on dit que la Grèce, par exemple, est en faillite ou va faire faillite, on trompe le public, consciemment ou inconsciemment, par une fausse analogie avec la situation des particuliers.

En dépit des clowneries de l’État fédéral et des États fédérés américains, qui menacent périodiquement de fermer leurs gouvernements, et des suggestions de quelques Allemands qui voudraient que les Grecs vendent leurs îles pour rembourser leur dette étrangère, il manque à la situation grecque – et aussi aux situations irlandaise, islandaise, argentine (autrefois) et à toutes les situations de dette mettant en cause des collectivités publiques – un élément essentiel de la faillite : la nécessité et la possibilité de liquidation de leurs avoirs, même si ces collectivités sont amenées à se débarrasser de quelques immeubles ou entreprises prédemment acquises au marché privé. On n’envoie pas d’huissier à un gouvernement, même à celui de M. Obama, et même si, il y a une quarantaine d’années, il avait été question de remplacer le conseil municipal de New York par trois ou quatre syndics de faillite.

En fait, c’est le contraire qui se produit : on met en état de liquidation non pas les avoirs des collectivités (des États endettés) mais bien les perspectives de recouvrement de leurs créanciers– autrement dit, les créances elles-mêmes. Ainsi, dans le cas de la Grèce, la moitié de la dette a été épongée, l’UE (l’Eurozone) et le FMI continuent de prêter de l’argent à ce pays à des taux relativement avantageux… et les îles grecques sont toujours grecques.

À cela, la main, visible ou invisible, du « marché » ne peut rien : la vieille et calamiteuse idée que « ce qui est bon pour la General Motors est bon pour l’Amérique » se révèle une fois encore pour ce qu’elle a toujours été : une fumisterie intéressée.

En conclusion de tout ça, je dirais qu’il faut s’occuper sérieusement de redistribution à l’échelle nationale et aussi internationale plutôt que de la dette de l’État en tant que telle. JR