Pour info, ceux qui mettent en avant le fait que Pompidou était banquier chez la banque Rotchild c’est le front national.
Il faut se poser la question de ce choix.
Déjà personne ne peut ignorer la thèse du complot sioniste avancée par le front national et l’extrême droite en général, et il convient de constater qu’attribuer la paternité de cette loi à Rothschild alimente clairement cette thèse. Je ne dis pas que c’est votre intention Étienne, je ne fais que constater.
Et il faut être honnête, bien que le conflit d’intérêt est plutôt évident à mes yeux, il n’y en a aucune preuve, nous n’avons aucun moyen de savoir si c’est aux ordres de la banque Rothschild que Pompidou a vraiment agi, car a priori, cette mesure est loin de bénéficier à la seule banque Rothschild. Il est beaucoup plus vraisemblable qu’il y ait des logiques de classes à l’œuvre comme on le constate aujourd’hui. Si Pompidou a voulu défendre des intérêts privés, ce n’est sûrement pas uniquement ceux de sa dernière banque, mais surement ceux d’un groupe de banquiers ou d’une oligarchie plutôt.
De plus, ce n’est pas je pense l’information essentielle vu que le plus important est de faire comprendre aux gens l’instrumentalisation politique par le gouvernement de la dette publique et de la crise actuelle et l’intérêt que représente la récupération du pouvoir de création monétaire. Et malheureusement, se focaliser sur le fait que Pompidou était un ancien banquier chez Rothschild a la fâcheuse propriété de porter les gens vers les idées du FN, plutôt que de servir à éclairer les citoyens français.
Voilà pourquoi je ne suis pas d’accord pour désigner cette loi comme la loi « Pompidou Rothschild », à mon avis il ne faut pas réutiliser la sémantique du FN, parce qu’elle n’est pas neutre idéologiquement, il serait naïf de le croire.
Voilà pourquoi je préfère parler de la loi de réforme de la Banque de France de 1973, parce que c’est ce que c’est réellement, et je préfère insister sur le fait que cette loi a empêché l’état d’emprunter directement à la banque centrale, plutôt que sur les hypothétiques histoires de complot, parce qu’aujourd’hui ce n’est pas la banque Rothschild qui nous menace mais bien nos gouvernements, qui, aidés des fameux « marchés financiers », c’est à dire principalement des agences de notation et des banques, instrumentalisent la dette publique qu’ils ont eux même créé pour justifier des plans de rigueur et donc les tas de régressions sociales et démocratiques, ainsi que des privatisations qui les suivent, bref pour imposer leur projet politique ultra libéral de manière dictatoriale.