07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

Si je comprend ce que revendique bernardd c'est que la création monétaire(ou les gains de la création monétaire?) soit distribuée egalitairement entre tous?
Je ne sais pas ce que signifie "le gain de la création monétaire" ?

A part cette question, je défend l’idée que chaque citoyen, par son appartenance à la coopérative d’échange, crée de manière récurrente, par exemple chaque mois, une part de nouvelles unités de la monnaie commune, part sur laquelle il y a accord entre tous les membres de la coopérative.

Le fondement théorique est expliqué dans http://www.creationmonetaire.info/2011/06/theorie-relative-de-la-monnaie-20.html

(il est beau celui la)
pas compris...
Pourquoi ne pas en profiter pour réduire les différences de richesse?
Que siginifie "richesse" ici ?
A part cette question, je défend l'idée que chaque citoyen, par son appartenance à la coopérative d'échange, crée de manière récurrente, par exemple chaque mois, une part de nouvelles unités de la monnaie commune, part sur laquelle il y a accord entre tous les membres de la coopérative.
Combien mensuellement ? Quelle coopérative ?

@betnardd.
Juste pour lever un malentendu « il est beau celui la » s’applique à mon superbe « egalitairement entre tous » un oxymore de plus à mon actif.

[...]

Bah j’défends des idées comme au niveau du financement des partis politiques :

  • interdiction des dons de particuliers en plus de celle des dons des entreprises
  • réduction des indemnités donnée aux élus ( vu que certains élus en reversent une large partie à leurs partis politiques cela prouve qu’ils n’ont pas besoin d’autant
  • interdiction pour les élus de reverser de l’argent à leurs partis politiques ( pour éviter la corruption qui consiste à chercher à avoir des élus pour l’argent )
  • limitation suffisante du montant autorisé de cotisations des adhérents des partis politiques de manière à empêcher l’apparition d’inégalités d’influence entre les adhérents
  • l’argent des cotisations ne peut servir qu’à l’organisation interne, il ne doit pas pouvoir servir à financer quoi que ce soit qui se réfère aux campagnes politiques
  • les campagnes politiques sont entièrement financées par l’état et l’utilisation de ces financements dans le détail serait sévèrement contrôlé par l’état ( ou des citoyens tirés au sort ? :wink: ). Toutes les associations ayant le statut de partis politiques reçoivent le même montant d’argent pour leur campagne, et ce statut est obtenu à la seule condition qu’ils respectent les règles démocratiques définies dans la constitution au niveau de leur organisation interne, et à condition qu’ils aient le soutien d’un certain nombre de citoyens ( genre 10000 ? 50000 ? )
  • les partis politiques ne reçoivent évidemment plus aucun financement en fonction des scores qu’ils pourraient faire aux élections

Alors ce n’est certes pas aussi radical que de supprimer l’élection, mais je ne crois pas non plus que ce soit des idées anciennes et éculées vu qu’elles n’ont jamais été appliquées, je pense au contraire qu’elles sont plutôt innovantes et réalistes … Je pense que cela assainirait grandement notre régime politique et empêcherait que les élections soient biaisées et supprimerait des facteurs de possibles corruption.
Cela permettrait notamment à n’importe quel groupe de citoyens de se constituer en parti et de partir sur le même pied d’égalité que tous les autres partis à partir du moment où celui-ci obtient le soutien de suffisament de citoyens, ce qui rend aux partis politiques leur vrai rôle, c’est à dire celui d’exprimer les suffrages ( tous les suffrages ) des citoyens.

Grâce à un minimum d’effort pour essayer de comprendre comment ça fonctionne, un soupçon d’expérience par moi-même, et à une volonté d’agir pour le mieux, j’arrive donc à discerner l’élection et le financement des partis politiques, je comprends que ce sont deux questions différentes, et donc à identifier réellement où est la racine des problèmes? Tandis que par vos raisonnements grossiers du type de celui que j’ai cité à Bernardoo, vous ne faites aucun discernement. Si bien que votre façon de combattre les problèmes à leur racine revient en quelque sorte à vouloir tout détruire sans faire le moindre discernement ( si vous avez un problème de chauffage dans votre maison ? vous démolissez la maison entièrement et vous en reconstruisez une autre ? ).


.

Sandy, c’est un dialogue de sourd (sans s) : il y a longtemps que nous avons validé — ensemble — les réformes que vous listez pour contrôler les pouvoirs (élus ou pas) : SUR LES MESURES CORRECTIVES, NOUS SOMMES D’ACCORD (depuis longtemps, d’ailleurs).
(Mais vous avez un peu de mal, apparemment, à discerner le point précis de notre désaccord :wink: )

Au passage, si certaines de vos idées sont de belles et originales idées (je vous reconnais bien là), certaines de ces propositions n’ont rien d’innovant : le 19e siècle a été traversé par de telles suggestions (remâchées par ceux qui méritaient encore, à l’époque, de s’appeler « la gauche »), MAIS sans AUCUN résultat institutionnel, vous le rappelez vous-même.
Vous le rappelez, mais sans avoir la curiosité de comprendre POURQUOI les VIEILLES bonnes idées n’ont JAMAIS pu être écrites « pour de bon » dans une vraie constitution… C’est pourtant précisément LÀ que vous devriez cesser de marteler mon manque de discernement et la grossièreté de mes jugements (sic) : [bgcolor=#FFFF99]L’ÉLECTION DE L’ASSEMBLÉE CONSTITUANTE CONDUIT, partout dans le monde et à toutes les époques, pour une raison simple et logique, DES PROFESSIONNELS DE LA POLITIQUE DANS LE PROCESSUS CONSTITUANT, CE QUI CONSTITUE, DE FAIT, MÉCANIQUEMENT ET INDUBITABLEMENT, LE PLUS ÉVIDENT ET LE PIRE DES CONFLITS D’INTÉRÊTS.[/bgcolor]

Votre légendaire sens du discernement et la finesse de vos analyses vous laissent-ils entrevoir que, peut-être, malgré le fait que ce n’est pas un membre de votre parti qui défend cette thèse, peut-être y a-t-il un LIEN DE CAUSE À EFFET entre le CONFLIT D’INTÉRÊTS (100% des constituants qui écrivent des règles pour eux-mêmes, ou pour leurs copains professionnels de la politique) et L’IMPUISSANCE POPULAIRE systématiquement instituée par des assemblées ainsi composée.

Autrement dit, [bgcolor=#FFFF99]vos belles propositions ne resteront qu’un vœu pieux[/bgcolor] (et nous de tristes gogos, encore une fois grugés par un politicien) tant que vous n’aurez pas pris le problème à sa source, à sa vraie CAUSE PRINCIPALE, c’est-à-dire [bgcolor=#FFFF99]tant que vous n’aurez pas fait ATTENTION à réunir une Assemblée constituante enfin DÉSINTÉRESSÉE[/bgcolor], c’est-à-dire FORCÉMENT composée de citoyens NON PROFESSIONNELS DE LA POLITIQUE.

Alors, mon idée à moi (tirer au sort ces députés constituants, puisque TOUT SERAIT BEAUCOUP MIEUX —même n’importe qui ! — que la situation actuelle, qui est une authentique catastrophe) vous paraît excessive et déraisonnable, admettons :
[bgcolor=#FFFF99]mais vous, Sandy, cher Sandy, auriez-vous une autre proposition que le tirage au sort pour désigner une Assemblée constituante VRAIMENT désintéressée ?[/bgcolor]

Ce n’est pas une provocation, ni une agression : je suis sincèrement très intéressé par votre réponse.

Si tant est que vous adhériez à cette grossière analyse qui consiste à voir la cause de l’impuissance populaire programmée dans la Constitution dans le conflit d’intérêts dans lequel pataugent ceux qui ont écrit cette Constitution ; parce que, sinon, si vous niez cette analyse (très arthritique, il est vrai, et qui trahit mon âge avancé), vous ne proposez évidemment rien pour régler le conflit d’intérêts en question, et il est absolument inutile que je vous ennuie davantage avec mes questions de vieux monsieur.

Si la question vous intéresse, très vert que vous êtes, j’anticipe quand même quelques entourloupes politiciennes connues (et vermoulues) : la simple inéligibilité des constituants, ou l’interdiction aux seuls parlementaires en activité, seraient évidemment des mesures cruellement insuffisantes pour prévenir les conflits d’intérêts, puisque ces mesurettes permettraient aux partis d’envoyer très facilement des seconds couteaux (seconds mais bien fidèles au parti) instituer l’impuissance populaire pour leurs copains, comme d’habitude.

Non, j’attends de vous, jeune Sandy, une proposition moderne, originale, jeune (sans rides), signe d’un vrai discernement et d’une grande finesse, et surtout, bien sûr : crédible, réaliste, efficace, prometteuse.

Toujours amicalement,
malgré les quelques grincements de surface, sans importance, par-ci par-là.

Étienne.

Et j’ai déjà répondu à ce discours complètement déconnecté de la réalité pour deux raisons.

D’abord 1) ce conflit d’intérêt n’est pas le seul et ne peut pas expliquer à lui seul le problème, ou alors ce serait considérer que toutes les personnes / tous les élus se valent, hors c’est faux, tous ces gens partagent des idéologies contradictoires, et il y a des gens honnêtes et d’autres malhonnêtes et corrompus.
Vous l’avez dit vous même, ce sont toujours des gens qui ont trahit leurs intérêts de classe ou leurs intérêts propres pour l’intérêt général qui ont permis la démocratie, preuve que ces conflits d’intérêts ne sont pas indépassables et ne sont pas la seule motivation des comportements humains et politiques.

Donc si j’adhère à l’idée qu’il faut éliminer les conflits d’intérêts, je n’adhère pas dutout à l’idée qu’ils sont le seuls problèmes ou un obstacle infranchissable. Mon légendaire discernement comme vous dites, me fait comprendre qu’il y a aussi des rapports de force idéologiques en jeu, et je pense même que c’est surtout cela l’obstacle.

  1. Il est totalement absurde de faire de la mise en place d’une assemblée constituante de tirés au sort le préalable à tout changement de pouvoir, quand la mise en place d’une assemblée constituante de tirés au sort dépend elle-même de la possession du pouvoir.

  2. Le désintéressement des membres de l’assemblée constituante peut être obtenu en les rendant inéligibles aux pouvoirs qu’ils instituent, cela n’a rien avoir avec une question d’élection ou de tirage au sort !

Qu’est-ce que vous êtes jeune, vous alors… et innovant.

Et clairvoyant.

C’est épatant.

Bien connecté à la réalité, vous, vraiment. Pas absurde, vous, non.

Épatant.

Le sarcasme pour seule réponse, ça en dit long :wink:

Vous êtes aveuglé par votre obsession, vous ne discernez plus rien autour … Et la preuve vous ne discutez plus, à part vos sarcasmes, vous ne faites que nous balancer vos vieux slogans en boucle.

La communauté d’intérêts entre professionnels de la politique, c’est déconnecté de la réalité et une absence d’argument, c’est sûr. Mais il faut être très jeune (pas ridé je veux dire) pour s’en apercevoir.

Très ringard, je ne confonds pas l’intérêt de l’élu (ou du futur élu, ou de l’adorateur de l’élu ; du pro de l’élection quoi) avec l’intérêt général.

Mais je suis tellement vieux, c’est difficile de discerner ce qui compte vraiment (à cause des rides, vous savez).

Aïe l’arthrite :wink: La démocratie athénienne, elle, n’a pas pris une ride :wink:

Il y a deux jours, de vive voix, j’ai échangé sur le thème du tirage au au sort.
(A Nancy avec une membre d’Utopia et du NPA)
Le contre argument usuel sur l’incompétence des choisis m’a été présenté sous un angle différent : le risque de se priver de certaines compétences.
On m’a suggéré un système panaché. Et une rotation des participants.

Etes-vous capable de réfléchir et de discuter ou avez-vous décidé de troller ?

Oui oui on le croit, les gens ne sont animés que par des bas et vils intérêts, ils sont tous corrompus, ils n’ont pas dutout de croyances, d’idées, de sentiments, ils sont incapables de vouloir défendre l’intérêt général. Continuez, je sens que je commence à vous croire …

Ou pas …

Un sacré problème : ce qu’on appelle la discipline de parti …

Ca n’existe pas. Ou alors il faudrait préciser ce que tu entends par discipline de parti.

De mon expérience, les personnes qui composent un parti politique sont essentiellement des bénévoles et donc ne sont soumises à aucune pression, nul part. Donc si par discipline de parti tu parles de je ne sais quelle discipline de la part des militants, je suis désolé mais c’est une légende urbaine, un véritable préjugé infondé. Ce qui anime les militants ce sont essentiellement les convictions.

Par contre il est clair que les élus dépendent pour leur réélection de la candidature dont ils bénéficient auprès de leur parti, et que dans un parti politique où ces candidatures seraient intégralement dépendantes de décisions centralisées, cela donne à ceux qui composent la direction de ce genre de parti politique un sacré pouvoir de pression sur les élus en question. Plus précisément il s’agit d’un pouvoir de chantage. Donc quelque chose d’inavouable. L’élu en question a donc lui aussi de son côté le pouvoir de dénoncer publiquement les pressions et les chantages qu’il pourrait subir. Donc si par discipline de parti tu entends le possible chantage que pourraient subir les élus en contrepartie de l’obtention d’une candidature dans une circonscription pour leur réélection, alors ce n’est pas vraiment de la discipline de parti, cela n’a rien de normal, c’est une forme de corruption, et la preuve, l’élu pourrait à tout moment dénoncer les pressions et le chantage pour les faire cesser.

Ces pratiques ne concernent évidemment que des partis politiques corrompus, en tout cas à leur tête, et il faut que ces partis politiques soient organisés d’une manière assez pyramidale et centralisée, rien n’oblige à ce type d’organisation interne anti démocratique, on ne peut donc pas généraliser ces pratiques à tous les partis politiques.
Il faut aussi autoriser la réélection, le parachutage etc … bref tout un tas de pratiques qui sont parfaitement dissociables de l’élection et des partis politiques.

Mais peut-être voulais-tu parler d’autre chose ?

Sinon,

Article 26 de la déclaration des droits de 1793 :

Aucune portion du peuple ne peut exercer la puissance du peuple entier ; mais chaque section du souverain assemblée doit jouir du droit d’exprimer sa volonté avec une entière liberté.
Aucune portion du peuple ne peut exercer la puissance du peuple entier, ce qui signifie que des tirés au sort n'ont pas plus le droit d'exercer la souveraineté du peuple qu'un petit groupe d'aristocrates.

Chaque section du souverain assemblée doit jouir du droit d’exprimer sa volonté avec une entière liberté. Cela signifie que quand des citoyens du peuple se rassemblent, ils ont le droit d’exprimer leur volonté au reste des citoyens, c’est typiquement le rôle et le sens d’un parti politique.

Tous les régimes politiques qui ont interdit le rassemblement de citoyens ont toujours été les pires dictatures.

Ces mots ne sont pas une bible, je ne dis pas qu’il faut s’y soumettre sans y réfléchir. Je trouve simplement qu’ils sont emprunts d’une grande sagesse, et ce qui m’effraie ce sont les gens qui les remettent en cause sans même s’interroger sur leur fondement et sur leur signification.

Alors je suis d’accord sur le fait qu’aujourd’hui dans notre système corrompu les partis politiques n’ont pas vraiment la cote à juste titre ! Les deux principaux partis sont quasiment intégralement corrompus. Mais ce n’est pas une raison pour rejeter le concept même de parti politique alors qu’il est au contraire un élément essentiel de la démocratie aujourd’hui.

Je veux bien croire que du temps où il suffisait de faire 400 m pour aller tous parler librement à l’assemblée comme du temps d’Athènes la constitution de partis politiques ne se faisait pas vraiment sentir. Mais aujourd’hui alors que nous sommes 65 millions et donc alors qu’il est matériellement impossible pour chacun d’entre nous d’interpeller individuellement le reste des « souverains » la constitution de partis politiques est indispensable ! Et c’est se tromper de combat que de remettre en cause leur existence et notre liberté à nous rassembler et à nous associer en partis politiques.

Les partis politiques apportent leurs lots de nouveaux problèmes, certes, mais pourquoi seraient-ils insolubles ?

Et puis comment pouvez-vous avoir autant de certitudes alors que vous ne vous basez que sur des préjugés ???

« Ca n’existe pas »…« Mais peut-être voulais-tu parler d’autre chose ? »

Il suffit de taper « discipline de parti » sur un moteur de recherche. Tu verras que ça existe. Grave.


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Nous nous éloignons du thème initial (Reprendre le pouvoir sur notre monnaie)(http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=184)

La démocratie étant verrouillée, il me semble difficile de répondre à la question posée par André-Jacques au niveau national. Ou impossible.

Sauf à attendre une crise majeure, voire violente. Ce serait entrer en magie noire.

Par contre, la création de monnaies locales libres et citoyennes est un premier pas.
Je sais que AJH n’y croit pas trop. J’argumente dans deux directions :

1)L’outil monnaie locale peut être, au delà de l’économie, la source d’une mutation de la pensée (et du choix) en direction du penser libre et insoumis.
Cet outil n’est pas que destiné à un troc déguisé : En favorisant localement une nouvelle économie, mue par d’autres motivations, plus généreuses et conviviales, il peut permettre l’émergence et la confortation de nouvelles façons de penser/choisir/fonctionner, plus éthiques, humanistes, écologiques, fraternelles.

2)En outre, s’il advenait, par la volonté citoyenne, que naisse un archipel de monnaies locales, disjointes organiquement et géographiquement, il deviendrait possible de les « fédérer », pour aboutir finalement à un système monétaire national complémentaire, avec tous les avantages projets espoirs principes décrits dans le livre « une monnaie nationale complémentaire » (DeRudder & Holbecq chez Yves Michel). Avec en plus un contrôle citoyen efficace.
Ensuite de quoi l’évolution au niveau de l’État serait assez incontournable.

Je rêve ? :wink:

@Ana

D’accord avec les deux arguments mais un bémol pour le 2: il faudrait une « unification » actuelle des méthodes, car ensuite il ne sera plus possible de fédérer, ce qui obligera à des chambres de compensation et tout le toutime

Mais de toute façon je pense qu’on irait plus vite (pour la monnaie complémentaire) s’il s’agissait d’une décision « centrale » (étatique); j’ai un peu peur que les monnaies complémentaires ne restent très « marchandes » ce qui n’est pas le cas de notre proposition.

Mais bon, l’espoir… surtout à l’aube de 2012…

« il faudrait une « unification » actuelle des méthodes » >>> oui C’est peut être encore possible. On pourrait faire un skype

(Pour la décision centrale, je veux bien. Et même souhaite. Mais avec nos saucissons de candidats, je n’y crois pas trop)

Oui à l’espoir. C’est un bon jour.

Rédiger une charte éthique commune serait déjà bien.

[bgcolor=#FFFF99]Analyse des réflexions de Monsieur Beitone
sur la prétendue « rumeur d’extrême droite » à propos de la loi de 1973
[/bgcolor]

Un professeur de Marseille, un certain Monsieur Beitone, vient d'écrire un article dans Le Monde qui dénonce "une rumeur d'extrême droite" incriminant la loi "Pompidou-Rothschild" de 1973 dans la crise de la dette publique.

Décidément, l’anathème « fasciste » et ses dérivés est une arme bien commode, et bien rodée, pour contrer la critique radicale de la création monétaire privée. Manifestement, cette calomnie va resservir dans les mois qui viennent. À se demander s’il n’y a pas un code secret entre les complices du racket, un code dans lequel « extrême droite » signifierait en réalité « ayant compris et dénonçant l’escroquerie monétaire des familles de banquiers privés ». Ça expliquerait bien des malentendus.

L’article, intitulé [bgcolor=#FFFF99]« La rumeur et l’extrême droite: La “loi Pompidou, Giscard, Rothschild” votée en 1973 empêcherait l’État de battre monnaie »[/bgcolor], se trouve là :

Je trouve qu’il ne vaut pas grand chose, mais j’ai pris une dizaine d’heures pour le démontrer, point par point.

J’ai présenté la controverse dans un tableau à deux colonnes, pour bien mettre face à face chaque idée en présence.

Le document (l’article de M. Beitone et ma réponse point par point) se trouve :

[bgcolor=#FFFF99]Analyse des réflexions de Monsieur Beitone sur la prétendue rumeur d’extrême droite à propos de la loi de 1973[/bgcolor]

Je regrette un peu mon ton encore agacé dans cette réponse (malgré que j’aie beaucoup adouci cette réponse, et que j’en aie retiré toutes les réparties trop vives), mais c’est tellement vexant de se faire traiter de fasciste que ça énerve un peu, quand même. Le gars qui écrit un article pareil peut s’attendre à une certaine… mauvaise humeur.

On pourra ajouter dans les commentaires ci-dessous des arguments supplémentaires, d’un côté comme de l’autre.

Au plaisir de vous lire.

Étienne.

• Échanges sur le blog : Analyse des réflexions de Monsieur Beitone sur la prétendue rumeur d'extrême droite à propos de la loi de 1973 - Blog du plan C, pour une Constitution Citoyenne, écrite par et pour les citoyens

• Échanges sur facebook : Redirecting...

Ça crépite un peu partout, sur fb…

• Échanges sur le blog de Danielle Bleitrach : La rumeur et l’extrême droite: La « loi Pompidou, Giscard, Rothschild  votée en 1973 empêcherait l’Etat de battre monnaie par Alain Beitone | «histoireetsociete

Étienne.

Cela revient à dire que toute monnaie doit "percoler" à travers les organismes publics, qui va par ses achats choisir qui aura le droit de recevoir la monnaie, qui devient quasiment "de droit divin". Car on sait que les achats publics sont parmi les plus grosses sources de corruption, et de financement des partis politiques, et donc de perversion du mécanisme des élections.
Non, toute NOUVELLE monnaie.
1- pas besoin de crier, je ne suis pas sourd.

2- si je dis que tout humain passe par le ventre d’une femme, et que vous me répondez : « Non, tout NOUVEL humain », dois-je en conclure que le besoin de rabaisser votre interlocuteur est plus important que le besoin de comprendre son argument ?

Qui plus est qui vous parle de la "totalité du flux monétaire dans des organismes publics"? Relisez en essayant de comprendre!
Je ne demande qu'à comprendre. L'auteur du texte cité explique que la création monétaire passe par les organismes publics. Je ne vois pas citer d'autre source de création monétaire, donc j'en conclus que la totalité du flux monétaire passe dans des organismes publics. lors de sa création.
Il ne s'agit que de quelques pourcents d'AUGMENTATION annuelle de la masse monétaire,
La phrase typique du banquier justifiant les intérêts : "Il ne s'agit que de quelques pourcents d'AUGMENTATION". [bgcolor=#FFFF99]Une exponentielle gagne toujours[/bgcolor] :-) Ce n'est pas parce que c'est lent que ce n'est pas inexorable : c'est comme le suspens du rouleau compresseur à la fin de "un poisson nommé Wanda, le suspens le plus long du cinéma :-)
Il s'agit fondamentalement d'enlever aux banques le droit de créer de la monnaie et de laisser au peuple (Parlement, gouvernement, cours des comptes, collectivités locales ... élus ou tirés au sort)
Confondre le peuple et l'état ! Toujours la même propagande.

Conserver le système de création centralisé en changeant seulement le nom et le groupe de personnes qui contrôlent le système ne change rien à l’affaire. [bgcolor=#FFFF99]C’est le peuple qui directement doit créer la monnaie.[/bgcolor] Cela est particulièrement visible quand un peuple décide de se gouverner sans État : il a pourtant droit à sa monnaie.

Et si plusieurs peuples avec chacun leur état décident de partager une monnaie, comme en Europe ? On repartit la monnaie en fonction du nombre de citoyens ? Autant la répartir directement sur les citoyens, [bgcolor=#FFFF99]sans intermédiaire[/bgcolor] potentiellement véreux.

Il manque manifestement un fond théorique important : d'où vient ce chiffre de 4 à 5% ?
Je comprends que vous n'avez jamais lu Allais (pour le fond théorique) ... Pour information 2% à 3% d'inflation + 2% à 3% de croissance
Si vous estimez que je n'ai pas le droit de demander des éclaircissements sur des références que vous ne citez pas, dites-le tout de suite et publiez dans un journal papier, pas sur un forum internet. Évitez de répondre en critiquant la personne, c'est désagréable et vous perdez toute crédibilité.

Il serait plus efficace de citer un lien précis concernant le calcul de ce pourcentage, d’autant que la notion d’inflation est imprécise (inflation des prix ?) et la notion de croissance un concept folklorique (mesurée selon quelle échelle ?).

Vouloir confier la régulation d'une monnaie aux mouvements de capitaux internationaux me parait risible, surtout avec les soubresauts en cours du théâtre politique européen !
Là vous avez mal lu... ca n'a jamais été la proposition
Je lis pourtant bien :
d) [b]Les besoins d’épargne financière peuvent aussi être régulés à travers les mouvements de capitaux internationaux,[/b]
.

Rien que la notion de « régulation » par un système connu pour être chaotique et instable par essence, me laisse dubitatif, mais amusé.

Le contre argument usuel sur l'incompétence des choisis m'a été présenté sous un angle différent : le risque de se priver de certaines compétences. On m'a suggéré un système panaché. Et une rotation des participants.
Et tout simplement le droit de se former sur des sujets techniques et d'interroger des experts, avec un esprit critique ? Car finalement c'est l'esprit critique qui manque le plus.