Bernarddo,
Je n'ai pas compris ce que j'ai dit d'incohérent ; il faudra qu'on en reparle.
Étienne.
Je ne parle pas d'incohérence , mais de défaut de compréhension de ma part, que l'écoute du 4/4 de Montpellier et les messages d'aujourd'hui n'ont pas dissipé.
C’est probablement que je n’ai pas suivi le développement de la proposition avec suffisamment d’attention.
Je pars du présupposé personnel, que l’on peut ne pas partager, mais que je suis prêt à discuter, qu’il y a qu’UN SEUL pouvoir (et donc qui ne se partage pas), qui ne doit JAMAIS être vacant. Je n’ai en effet jamais compris ce qu’est la séparation des pouvoirs.
Il en résulte que tout ce pouvoir doit être donné à une instance souveraine, serait-ce pour une durée très courte pour respecter le principe essentiel de la rotation du pouvoir, expression qui me semble plus précise que la rotation des charges.
Et donc, quel que soit le mode de détermination des représentants, il s’agit bien d’un blanc-seing pour cette période, dont la durée minimale doit respecter quelques contraintes pratiques et une certaine exigence d’efficacité. Donc, globalement :
-OK pour « peu de temps »,
-OK « pour jamais deux fois de suite », (encore que le rapport du nombre de représentants au nombre des candidats) permettrait de s’assoir sur cette mesure, la chance d’être tiré deux fois me semblant très mince,
- désaccord sur le « peu de pouvoir », formule qui me paraît beaucoup trop ambiguë pour tenir la route. Peut-être correspond-elle à l’idée d’aligner la démocratie sur un système comme celui de la Suisse,ce qui me semble à peu près aussi provocateur que d’en appeler à Milton Friedman pour résoudre la « crise » !
Par contre les dénominations de représentation citoyenne ou représentation partisane me semblent adéquate pour caractériser la différence entre le mode du tirage au sort et celui de l’élection. On pourrait aussi utiliser l’opposition amateur/professionnel qui donne un contenu parlant à cette démocratisantion
Il est bien évident que l’expression de de « tout le pouvoir » peut prendre une forme synthétique. Mais je ne vois pas comment on pourrait se passer du contrôle législatif.
Que l’on laisse à l’exécutif l’initiative des propositions de lois, cela ne me choque pas. Mais il me semble que garder le contrôle des lois (par leur discussion, leur vote, ou leur ratification à la sortie, ou sur réexamen après une période probatoire) est indispensable si l’on veut garder au débat toute sa dimension, dans les opinions, mais aussi dans les expertises, l’administration perdant ainsi sa dépendance vis à vis du gouvernement) si l’on veut éviter des remises en cause trop fréquentes de gouvernements trop impopulaires.
Un mot sur la deuxième chambre à côté de l’actuelle, que je verrais autonome, comme une « shadow assemblée » dans un premier temps, et avec référendum à 3 options à l’issue de la législature:
- reconduction pure et simple
- suppression
- substitution à la chambre actuelle
L’idée ne me semble pas farfelue du tout, et il me semble qu’elle permettrait au minimum de réveiller un vrai débat citoyen, à la condition de donner une visibilité à ces débats par une chaine de télévision de grande écoute.
Elle aurait en outre l’avantage tactique de moins effrayer les citoyens (je ne parle évidemment pas de la classe politique), et pourrait être une transition réaliste vers une démocratie. Je la pense utilisable par un candidat dès la présidentielle à venir.