[align=center]Un des objectifs de guerre de l’Axe anti-libyen : Prendre le pouvoir sur la monnaie libyenne ![/align]
Contribution rédigée grâce à l’agrégation des extraits tirés de deux sources dont le Réseau voltaire
[b]Alors que le néo-colonialisme fait rage en Côte d’Ivoire[/b][font=arial][color=darkblue][size=11], plusieurs chroniqueurs ont noté le fait étrange que les insurgés libyens ont pris le temps en mars, pendant leur rébellion, et cela avant même d’avoir un gouvernement, de créer leur propre banque centrale.
Robert Wenzel a écrit dans Economic Policy Journal :
« Je n’avais jamais entendu parler d’une création de banque centrale en juste quelques semaines par un soulèvement populaire. Tout ça donne à penser que nous avons là un peu plus qu’un groupe de rebelles en guenilles courant ça et là, et qu’il y a des influences d’un genre plutôt subtil ».
Alex Newman a écrit dans le New American : « Dans un communiqué publié la semaine dernière, les rebelles ont rapporté les arrêtés d’une réunion tenue le 19 mars. Entre autres choses, les révolutionnaires hétéroclites ont annoncé la désignation de la Banque centrale de Benghazi comme autorité compétente dans les affaires monétaires de Libye, et la nomination d’un gouverneur à la Banque centrale de Libye, avec un siège provisoire à Benghazi ».
Newman a cité John Carney, le rédacteur en chef de CNBC, qui a demandé, « Est-ce la première fois qu’un groupe révolutionnaire crée une banque centrale alors qu’il est toujours en pleine lutte contre le pouvoir politique établi ?[/size][/color][/font]
[font=arial]Source première partie : Un article signé Ellen Brown dans Asia Times Online : http://www.atimes.com/atimes/Middle_East/MD14Ak02.html?sms_ss=facebook&at_xt=4ddfd10b1dfc50a3,0[/font]
[font=arial]Une remise en cause de la suprématie du dollar par la Chine et par la Libye relayée par le président du FMI Dominque Strauss-Kahn [/font]
[font=arial][color=darkblue][size=11]Le 29 mars 2009, le gouverneur de la Banque centrale chinoise Zhou Xiaochuan a remis en cause la prédominance du dollar comme monnaie de réserve. Déplorant que le projet de l’économiste John Maynard Keynes de créer une monnaie internationale (le Bancor) n’ait pas été concrétisée à l’issue de la Seconde Guerre mondiale, il proposa d’utiliser les Droits de tirage spéciaux du FMI pour jouer ce rôle.

Zhou Xiaochuan n’a pas dit son dernier mot.
Cédant à la pression, les États-Unis acceptent un triplement des ressources du FMI et l’émission par le FMI de Droits de tirages spéciaux (DTS) d’une valeur de 250 milliards de dollars, lors du sommet du G20 à Londres, le 2 avril 2009. Ils acceptent également le principe d’un Conseil de stabilité financière auxquels seront associés les grands États émergents.
Cette idée est discutée au sommet du G8 à L’Aquila (Italie), le 8 juillet 2009. Poussant le pion plus loin encore, la Russie proposa de ne pas se contenter d’une monnaie virtuelle, mais de l’éditer. Dmitry Medevedev, qui avait fait frapper symboliquement des prototypes de cette monnaie, posa quelques pièces sur la table. D’un côté y figuraient les visages des huit chefs d’État et de l’autre la devise en anglais « Unity in Diversity ».
Le projet est soumis aux experts de la Division des Affaires économiques et sociales de l’ONU. Leur rapport, auquel participe le professeur Vladimir Popov de la New Economic School de Moscou, est étudié le 25 avril 2010 lors d’une réunion jointe du FMI et de la Banque mondiale.
Le processus devait aboutir, aujourd’hui 26 mai 2011, au sommet du G8 à Deauville (France). Le dollar aurait cessé d’être la monnaie de référence sur fond d’imminente cessation de paiement du gouvernement fédéral des États-Unis. Washington aurait renoncé au financement de son hyper-puissance militaire par la dette pour se consacrer à sa restructuration interne.

Le dinar libyen, première (et dernière ?) monnaie au monde garantie en or et en Droits de tirages spéciaux du FMI. En 2000, le colonel Kadhafi avait imaginé de créer une monnaie panafricaine basée sur l’or, mais il n’était pas parvenu à faire avancer son idée. Aussi, en 2009, s’était-il spontanément emparé du projet Zhou et l’avait unilatéralement adopté pour son pays.[/size][/color][/font]
[font=arial]Le grain de sable[/font][font=arial][color=darkblue][size=11]
Malheureusement, durant les derniers mois de ce processus, des initiatives militaires et politiques ont bouleversé ce plan. Certains États —dont la Russie et la Chine— ont été floués. L’arrestation de DSK montre que Washington était de mauvaise foi et que ses concessions ne visaient qu’à gagner du temps.
Bien que le détail exact du montage imaginé par Dominique Strauss-Kahn pour créer cette nouvelle monnaie de réserve adossée aux Droits de tirages spéciaux du FMI soit secret, il apparaît que le Libye y jouait un rôle clé : à titre expérimental, c’est la Banque centrale libyenne qui la première avait décidé de fonder sa monnaie, le dinar, sur l’or et au delà sur les DTS. La chose est d’autant plus importante que la Libye dispose d’un fond souverain parmi les mieux dotés du monde (il est même un peu plus riche que celui de la Russie).
Or, en entrant en guerre contre la Libye, la France et le Royaume-Uni ont provoqué un gel théorique des avoirs non seulement de la famille Kadhafi, mais de l’État libyen. Pis, Paris et Londres ont dépêché des cadres de la banque HSBC à Benghazi pour créer une Banque centrale libyenne rebelle et tenter de s’emparer des avoirs nationaux. Sans que l’on sache si Nicolas Sarkozy et David Cameron se sont laissés emporter par l’ivresse de leur force ou ont agi sur instruction de leurs mandants à Washington, le fragile édifice élaboré par Dominique Strauss-Kahn s’est effondré.
Selon les contacts de l’auteur de l’article à Tripoli, au moment de son arrestation, DSK partait à Berlin pour trouver une solution avec la chancelière Angela Merkel. Il devait ensuite partir avec un émissaire de Mme Merkel négocier avec des représentants du colonel Kadhafi —voire avec lui directement—. La signature du Guide libyen étant indispensable au déblocage de la situation.
On assiste désormais à une guerre financière d’une ampleur jamais égalée : alors que la situation économique des États-Unis vacille et que le dollar pourrait devenir rapidement une monnaie de singe, l’accord conclu au G8 et avalisé au G20, mis en œuvre par le FMI en coordination avec la Banque mondiale et les milieux bancaires internationaux dont DSK était le champion, est suspendu. La domination du dollar est intacte quoique plus que jamais artificielle ; ce dollar que les États émergents voulaient relativiser.[/size][/color][/font]
[font=arial]Source deuxième partie : Un article de Thierry Meyssan sur le site Réseau Voltaire http://www.voltairenet.org/article170056.html [/font]
[font=arial][color=#4f295b][size=11]Mon commentaire : Pour la première partie, la création d’une Banque Centrale à Benghazi, les faits sont avérés, mais en ce qui concerne l’article de Thierry Meyssan, j’ai du mal à croire que les dirigeants allemands et les dirigeants libyens puissent s’entendre pour contourner le dollar en promouvant les droits de tirage spéciaux grâce à l’aide de Dominique Strauss-Kahn, mais nous pouvons noter que Berlin n’a pas voté la résolution 1973 des Nations-Unies et s’est opposé à la guerre :
http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Libye.-Berlin-appelle-a-une-solution-politique_6346-1748575-fils-tous–14728-abd_filDMA.Htm
http://www.suite101.fr/content/intervention-en-libye–le-divorce-du-couple-franco-allemand-a26566
http://afriqueactu.net/26575/monde-2/guido-westerwelle-reaffirme-sa-position-sur-la-libye
Pour étayer le fait que Dominique Strauss-Kahn était en bon rapport avec le Colonel Khadafi, nous pouvons nous rapporter au communiqué de presse n° 08/290 (F) du 18 novembre 2008 en ligne sur le site du Fonds Monétaire International
http://www.imf.org/external/french/np/sec/pr/2008/pr08290f.htm
Extraits : A l’issue de sa visite en Libye, M. Strauss-Kahn a fait la déclaration suivante :
« C’est avec grand plaisir que j’ai participé à la conférence sur les progrès de l’intégration régionale et la promotion des projets communs au Maghreb et échangé avec les ministres des finances, les gouverneurs de banque centrale, le Secrétaire général de l’Union du Maghreb Arabe et les représentants du secteur privé. Je tiens à remercier les autorités libyennes pour l’organisation remarquable de cette conférence. »
« J’ai aussi eu le privilège de rencontrer le Chef d’État de la Libye, le Colonel Kadafi, le Secrétaire général du comité populaire des finances, M. El-Huweij, et le Gouverneur de la Banque centrale, M. Bengdara.
« Les entretiens que nous avons eu ont témoigné de notre unité de vues sur les réalisations de la Libye et sur les principaux défis auxquels elle est confrontée. »
[/size][/color][/font]