07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

C'était quand-même infantile à prévoir!
Vous n'avez pas compris mon expression. J'aurais dû compléter, mais je n'ai pas voulu enfoncer le clou, trop humaniste que je suis. En fait, ce que je disais en exclamant cela, c'est que même l'infantile vous n'avez pas arrivé à le comprendre.
Incompréhensible et gratuit.

Je pensais que quand la situation devient sérieuse, les vrais hidalgos se raccrochaient aux trois C:
cabeza, corazon, cojones.

Assurez-vous bien que les trois n’aient été remplacées chez vous par une hypertrophie des chevilles !

[size=15][b]41 FAITS sur les Banques Centrales que vous n’apprendrez jamais à l’école[/b][/size]

Par Toni Straka. - The Prudent Investor
Article originellement publié le 01 février 2011

Une grande majorité des étudiants Américains ne comprend pas le fonctionnement d’une banque centrale, et encore moins que la bataille menée contre ces banques centrales est l’une des plus importantes batailles de l’histoire des Etats-Unis.

La vérité est que cette nation est née d’un conflit autour de la taxation et du contrôle de la monnaie, et que le XIX° siècle a été marqué par la lutte entre les partisans et les opposants à l’établissement d’une banque centrale. Les présidents ayant résisté à l’emprise des banques centrales ont fini assassinés, laissant les autres se plier honteusement à leurs demandes. La banque centrale actuelle est appelée Réserve Fédérale, bien qu’elle ne soit pas plus ‹ fédérale › que Federal Express. Il s’agit en effet d’une institution financière privée à qui l’on peut attribuer la responsabilité de la Grande Dépression, et qui se trouve être aujourd’hui au cœur de la crise économique.En 2010, les jeunes Américains ne se voient étudier qu’une version aseptisée de l’histoire Américaine n’ayant en réalité aucun sens. Comme pour tout autre chose, si vous avez soif de vérité, suivez simplement la piste de l’argent.

Voici donc 41 faits historiques concernant les banques centrales que tout Américain devrait connaître…

  1. Suite à la guerre de Sept Ans menée contre la France, le roi George III s’est vu lourdement endetté face à la banque centrale d’Angleterre.

  2. Dans une tentative d’augmenter ses revenus, le roi George III tenta de taxer massivement les colonies en Amérique.

  3. En 1763, la Banque d’Angleterre questionna Benjamin Franklin au sujet de la prospérité de ses colonies. Voici sa réponse…

  4. ‹ C’est très simple. Dans les colonies, nous produisons notre propre monnaie, appelée le Script Colonial. Nous le délivrons en quantité proportionnelle à la demande commerciale et industrielle afin de permettre aux produits un transfert simplifié depuis les producteurs jusqu’aux consommateurs. De cette manière, c’est à dire par la création de notre propre monnaie papier, nous contrôlons son pouvoir d’achat, et n’avons donc aucun intérêt à l’utiliser de quelque autre manière ›. Avec l’Acte des Devises de 1764, les colons Américains se virent déchus de ce droit d’imprimer leur propre monnaie. Le Script Colonial (monnaie de ce temps utilisée par les colons) fût échangé au ratio 2:1 contre des ‹ billets › imprimés par la Banque d’Angleterre.

Plus tard, dans son autobiographie, Benjamin Franklin expliquera l’impact que ce changement de devise eût sur les colonies :[bgcolor=#FFFF99]‹ En l’espace d’un an, ce renversement de situation mit fin à l’ère de prospérité coloniale et laissa s’installer une dépression d’une ampleur telle que les rues des colonies se virent emplies de chômeurs ›.[/bgcolor]

En réalité, Benjamin Franklin décrit également ce pouvoir qu’est l’impression de monnaie comme étant sans équivoque la raison première de la Révolution Américaine : ‹ Les colonies se seraient bien volontiers chargées d’une petite taxe sur le thé et autres produits de consommation plutôt que de laisser l’Angleterre éradiquer leur monnaie, entraînant chômage et insatisfaction. L’impossibilité pour les colons de produire de manière permanente leur propre monnaie, et ce indépendamment de George III et des banquiers internationaux, fût la cause de la Révolution Américaine ›.En 1787, l’un des auteurs de la Constitution Américaine, le gouverneur Morris, avait solennellement mis en garde contre une mise en esclavage par les banquiers :'Les riches vont s’efforcer d’établir leur domination afin de réduire les autres à l’esclavage, puisque c’est ce qu’ils ont toujours fait, et feront toujours…

Cela aura le même effet ici que partout ailleurs si, par le (pouvoir du) gouvernement, nous ne les gardons pas dans leurs propres sphères’.

  1. Malheureusement, ceux ayant mis en garde les Américains contre les dangers que représentent les banques centrales n’ont jamais exercé le pouvoir. Après une tentative avortée d’établir une banque centrale dans les années 1780, la Première Banque des États-Unis vit le jour en 1791. [bgcolor=#FFFF99]Alexander Hamilton (lié de très près à la famille banquière Rothschild)[/bgcolor] assura qu’il supporterait la candidature de Washington DC en tant que nouvelle capitale Américaine en échange d’un support sudiste en faveur de l’établissement d’une banque centrale. George Washington signa en faveur de la création de la Première Banque des États-Unis le 25 avril 1791. Une charte fût instaurée pour une durée de 20 ans.

  2. Durant les cinq premières années de vie de la Première Banque des États-Unis, le gouvernement Américain emprunta 8,2 millions de dollars, et les prix augmentèrent de 72%.

  3. Les opposants au système de banque centrale ne s’en trouvèrent pas satisfaits. [bgcolor=#FFFF99]En 1798, Thomas Jefferson fit les déclarations suivantes… ‹ Je souhaite qu’il fût possible d’obtenir un amendement de notre Constitution afin de mettre fin au pouvoir d’emprunt de notre gouvernement fédéral ›.[/bgcolor]

  4. En 1811, la charte de la Première Banque des États-Unis ne fût pas renouvelée.

  5. Un an plus tard, la guerre de 1812 fit rage, opposant à nouveau les Américains aux Anglais.

  6. En 1814, les Anglais prirent Washington DC et la brûlèrent, mais les Américains sortirent victorieux des combats clés que représentaient New York et New Orleans.

  7. Le traité de Ghent, mettant officiellement fin à la guerre, fût ratifié par le Sénat Américain le 16 février 1815, puis le 18 février 1815 par les Anglais.

  8. En 1816, une autre banque centrale fût créée : la Deuxième Banque des États-Unis, également établie grâce à une charte sur 20 ans.

  9. [bgcolor=#FFFF99]Andrew Jackson, devenu président en 1828, était déterminé à mettre fin au pouvoir des banquiers centraux aux États-Unis.[/bgcolor]

Plus tard, en 1832, le slogan d’Andrew Jackson en vue de sa réélection était [bgcolor=#FFFF99]‹ JACKSON et PAS DE BANQUE ›[/bgcolor]. Le 10 juillet 1832, le président Jackson fit la déclaration suivante concernant le danger des banques centrales : [bgcolor=#FFFF99]‹ Ce ne sont pas uniquement nos propres citoyens qui se voient recevoir la générosité de notre gouvernement. Plus de huit millions du capital de cette banque sont possédés par des étrangers… n’y a-t-il aucun danger pour notre liberté et notre indépendance en une banque dont l’objectif n’est plus que le ligotage de notre propre pays?.. Contrôler notre devise, recevoir des monnaies publiques, et tenir des milliers de nos citoyens en état de dépendance… serait bien plus formidable et plus dangereux qu’un pouvoir militaire de la part de l’ennemi ›.[/bgcolor]

  1. En 1835, le président Jackson remboursa la dette nationale en sa totalité. Il est le seul président Américain à avoir jamais accompli cet exploit.

  2. Le président Jackson posa son veto contre la tentative de renouvellement de la charte de la Deuxième Banque des États-Unis en 1836.

  3. Richard Lawrence tenta d’assassiner Andrew Jackson, mais ce dernier survécut. Lawrence aurait annoncé que ‹ de riches européens › l’avaient incité à mener cette tentative d’assassinat.

  4. La guerre civile n’était qu’une autre opportunité pour les banquiers européens de mettre une main sur l’Amérique. En fait, Abraham Lincoln aurait contacté les banquiers de Rothschild en Europe dans une tentative de financer les efforts de guerre. Selon des rapports, les Rothschild demandaient des taux d’intérêts si élevés que Lincoln hésita à les rembourser.

  5. [bgcolor=#FFFF99]Finalement, plutôt que de rembourser sa dette, Lincoln créa l’Acte de Change Légal en 1862, grâce auquel le gouvernement Américain délivra 449,338,902 dollars sans facteur d’endettement.[/bgcolor]

  6. Cette monnaie sans facteur d’endettement fut connue sous le nom de ‹ [bgcolor=#FFFF99]Greenbacks[/bgcolor] ›, du fait de l’encre verte qui servait à sa fabrication.

Les banquiers centraux Européens ne furent pas satisfaits de la situation. La note suivante fût publiée dans le London Times en 1865 : ‹ Si cette politique financière nuisible prenant racine en Amérique du Nord se voyait devenir un appareil durable, alors le gouvernement Américain sera en mesure de produire sa propre monnaie sans aucun coût. Cela lui permettra de rembourser ses dettes et de se trouver exempt de toute dette. Il aura en sa possession toute la monnaie nécessaire au bon fonctionnement de son commerce. Il atteindra une prospérité sans précédent dans l’histoire du monde. Les cerveaux et richesses de tout pays se verront migrer vers les États-Unis. Ce pays se doit d’être détruit sans quoi il détruira toute monarchie sur notre planète ›.

  1. Abraham Lincoln fût assassiné par John Wilkes Booth le 14 avril 1865.

  2. Suite à la Guerre Civile, toute la monnaie des États-Unis fût créée par les banquiers achetant des obligations du gouvernement Américain en échange de billets de banques.

  3. James A. Garfield, opposant aux pouvoirs bancaires, devint président des États-Unis en 1881. La même année, il fit la déclaration suivante…

[bgcolor=#FFFF99]‹ Quiconque contrôle la monnaie en notre pays est le maître absolu de l’ensemble de l’industrie et du commerce…et lorsque vous réaliserez que le système est très facilement contrôlable, d’une manière ou d’une autre, par quelques hommes puissants, alors vous n’aurez plus à être informés de l’origine des périodes d’inflation ou de déflation ›.[/bgcolor]

  1. Le président Garfield fût agressé deux semaines plus tard, le 2 juillet 1881, par Charles J. Guiteau. Il mourût le 19 septembre 1881 suite à des complications.

  2. En 1906, la bourse Américaine était particulièrement nerveuse. Elle s’effondra en mars 1907. Selon les dires, des banquiers de New York en seraient responsables.

  3. De plus, en 1907, J.P. Morgan lança une rumeur au sujet d’une banque New-Yorkaise qui aurait fait faillite. Cela entraîna une course massive vers les banques. En retour, les banques commencèrent à réclamer le remboursement des prêts qu’elles avaient octroyé. La panique de 1907 entraîna une investigation du Congrès, déclarant pour finir qu’une banque centrale était nécessaire afin d’éviter le retour à la panique.

  4. Cela nécessita quelques années, mais les banquiers internationaux obtinrent finalement leur banque centrale en 1913.

  5. Le Congrès vota en faveur de l’Acte de la Réserve Fédérale le 22 décembre 1913, entre 1h30 et 4h30 du matin.

  6. Une portion significative du Congrès était soit au lit à cette heure, ou était déjà chez elle à fêter les vacances en compagnie de sa famille.

  7. Le président ayant ratifié la loi donnant naissance à la Réserve Fédérale, Woodrow Wilson, déclara par la suite qu’il regrettait sa décision et fit la déclaration suivante :

[bgcolor=#FFFF99]‹ Une grande nation industrielle est dirigée par son système de crédit. Notre système de crédit est un système privé. Cependant, la croissance de la nation, ainsi que toutes nos activités ne se trouvent qu’entre les mains de quelques hommes… Nous sommes devenus l’un des gouvernements les plus dirigés, les plus contrôlés et plus dominés du monde civilisé – nous ne sommes plus un gouvernement d’opinion libre, de conviction et de vote majoritaire, mais un gouvernement régi par l’opinion et la contrainte d’un petit groupe d’hommes de pouvoir ›.[/bgcolor]

  1. Entre 1921 et 1929, la Réserve Fédérale augmenta la réserve de monnaie de 62%. Cette période est mieux connue sous le nom des ‹ années 1920 rugissantes ›.

  2. De plus, un effet de levier élevé des ‹ prêts sur marge › devint commun durant cette période.

  3. En octobre 1929, les banquiers de New York commencèrent à contracter ces prêts sur marge à grande échelle. Cela donna naissance à l’effondrement initial ayant débouché sur la Grande Dépression.

  4. Plutôt que d’étendre la masse monétaire en réponse à cette crise, la Réserve Fédérale l’a resserrée.

  5. En réalité, la masse monétaire des États-Unis régressa de huit millions de dollars entre 1929 et 1933. Cela représentait alors une somme extraordinaire. Plus du tiers des banques Américaines firent faillite. Les banquiers de New York furent alors en mesure de s’approprier d’autres banques et un volume d’autres actifs tout à fait colossal pour une bouchée de pain. Les étudiants Américains sont-ils mis au courant de tout cela?

Bien sûr que non.

Actuellement, seule une mineure partie des étudiants serait capable de décrire ce qu’est une banque centrale, et a perdu le sens de l’essentiel de cette histoire.Et vous savez ce qui se dit : – ceux qui oublient l’histoire sont ceux qui seront condamnés à la revivre.

From http://endoftheamericandream.com

Toni Straka

Editeur, the Prudent Investor,http://prudentinvestor.blogspot.com/
Source : http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-41-faits-sur-les-banques-centrales-que-vous-n-apprendrez-jamais-a-l-ecole.aspx?article=3235149336G10020&redirect=false&contributor=Toni+Straka


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Chers amis,

Je profite de ce résumé, pour pour inviter à nouveau, avec insistance, à lire cette véritable BOMBE qu’est [bgcolor=#FFFF99]le livre d’Eustace MULLINS, « Les secrets de la réserve fédérale » :[/bgcolor]

http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2011/02/04/114-la-revoltante-histoire-de-la-pretendue-reserve-federale-americaine

Amicalement.

Étienne.

C'était quand-même infantile à prévoir!
Vous n'avez pas compris mon expression. J'aurais dû compléter, mais je n'ai pas voulu enfoncer le clou, trop humaniste que je suis. En fait, ce que je disais en exclamant cela, c'est que même l'infantile vous n'avez pas arrivé à le comprendre.
Incompréhensible et gratuit.

Je pensais que quand la situation devient sérieuse, les vrais hidalgos se raccrochaient aux trois C:
cabeza, corazon, cojones.

Assurez-vous bien que les trois n’aient été remplacées chez vous par une hypertrophie des chevilles !


Désolé d’avoir touché là une fibre sensible, Bernardo.

La situation ne devient pas sérieuse, Bernardo, cela fait des années qu’elle est sérieuse. Et la fenêtre de lancement d’une possible solution devient chaque fois plus petite.

Cabeza, corazón, cojones, tout à fait d’accord. Si j’étais tout seul en cherchant une solution pour moi tout seul, un pourcent de chacune d’elles suffirait à tirer mon épingle du feu.

Mais je cherche à implémenter des solutions valables pour tous (6+ milliards que nous sommes), et ma tête, mon cœur et mes couilles à moi ne suffisent pas pour mettre tout en mouvement (fichue dynamique des masses :wink: ), alors je lance des coups de pieds vers les chevilles de ceux qui devraient aider à tout faire bouger.

La plupart d’entre vous est prisonnier, paralysé, de trop d’idées mauvaises, qui vous empêchent de voir ce qui est évident pour celui qui, en voulant le mieux pour tous, n’est guidé que de son éthique universelle et une logique cohérente.

Cela fait plus de six années que nous visitons ces forums… et voilà que dernièrement quelques-uns commencent à accepter ce que je savais déjà pertinemment des le début et dont je n’ai réussi à convaincre personne.

Ne m’en veuillez pas si j’ai moins de patience chaque jour qui passe et que je lance des coups de pieds au cul vers plus d’un. Il se peut que cela ne fasse pas de bien, mais à fur et à mesure que j’arrive à la conclusion qu’il ne reste plus grand chose à perdre… je m’en prive chaque fois moins.

Tant pis pour celui qui n’est pas capable de comprendre que la patience éternelle, elle ne mène nulle part non-plus.

Il faut que quelque-chose bouge assez vite, ou il ne restera point de civilisation à sauver.

Arrivé à ce point-la, croyez moi, je me moque du politiquement correct parce-qu’on ne gagne plus rien à patienter sagement.

Jetez-moi dehors si vous êtes convaincus que je ne suis qu’un trouble-fêtes, ce sera le moment parfait pour se convaincre du fait qu’il ne reste rien à gagner en restant sagement à attendre un miracle.

Décidez-vous une fois pour toute… et je vous en remercierais.

Et croyez-moi, ce sentiment je ne l’ai pas exclusivement envers ce forum.

Ce n’est pas une corde sensible qui est touchée, mais au moins trois en ce qui me concerne.

La première est ma corde sensible à la logique.
On n’agresse pas quelqu’un en lui prêtant la position de « la plupart d’entre vous », position que l’on couvre à priori de sarcasmes. Cette posture ne fait que montrer qu’on dénie le terme débat dont on décide à priori qu’il sera stérile car monolithique. Dans ces conditions y participer me semble illogique.
Personnellement je fais d’énormes différences entre les positions tenues sur ce forum, dont la plupart ont au moins le mérite d’être honnêtes et méritent d’être entendues.

La seconde est celle de la raison.
Dénigrer en bloc les participants à un blog dédié à la rédaction citoyenne de la constitution et au tirage au sort (sujets politiquement tabous) au prétexte qu’il serait politiquement correct ne tient pas la route.
Cela m’agace, comme cela en agace d’autres et non des moindres.

La troisième est la fibre de l’injustice, actionnée par la mauvaise foi de l’argumentation

Prétendre que ce débat n’a pour seule finalité de rester sagement à attendre un miracle me paraît fort de café. A moins que les participants, instruits par un gourou de la solution miracle, ne renaclent à la répandre.
J’avoue, (mais peut-être l’ai-je zappée, d’autant que je suis un participant récent) n’avoir pas reconnu cette solution miracle parmi vos (intéressantes) contributions, dont je n’ai nulle envie de me priver, dès lors qu’elles auront retrouvé la voie de l’argumentation. Et au cas où…

Décidez-vous une fois pour toute... et je vous en remercierais.
....de reformuler la recette miracle.

[b]Mais sur un autre fil, celui-ci est un fil technique, au moins jusqu’au moment où j’aurai pu enfin convaincre AJH que reprendre le pouvoir sur notre monnaie en supprimant l’intérêt dépasse la dimension technique de ce fil, car elle supprime aussi sa dimension idéologique (celle du capitalisme, la première idéologie qui a réussi un authentique miracle, celui auquel aspirent toutes les religions: la transsubstantiation de l’esprit (le concept d’intérêt financier), en la matière (la belle et bonne monnaie) au bénéfice du créancier croyant , et au détriment du débiteur suffisamment stupide (ou manipulé) pour croire aussi.[/b]

Ce n'est pas une corde sensible qui est touchée, mais au moins trois en ce qui me concerne.

La première est ma corde sensible à la logique.
On n’agresse pas quelqu’un en lui prêtant la position de « la plupart d’entre vous », position que l’on couvre à priori de sarcasmes. Cette posture ne fait que montrer qu’on dénie le terme débat dont on décide à priori qu’il sera stérile car monolithique. Dans ces conditions y participer me semble illogique.
Personnellement je fais d’énormes différences entre les positions tenues sur ce forum, dont la plupart ont au moins le mérite d’être honnêtes et méritent d’être entendues.


Oui, naturellement, mais on tourne toujours en rond depuis six ans. Quand le naturel devient tourner en rond… il faut bien faire quelque chose d’antinaturel pour casser cette routine.

Puis, ne vous aveuglez pas… quand on parle à un groupe, on parle génériquement, et on sous-entends que heureusement il y à aux moins quelques exceptions. Des exceptions qui, normalement savent se reconnaitre comme telles et ne s’estiment pas nommés. Pas au point de réagir spontanément comme vous le faites. Moi aussi je préfère ne pas avoir à molester personne. Mais bon sang si l’alternative est la passivité la plus absolue qui ne mène nulle part… qu’est-ce qu’on aurait bien à perdre en mettant un bon coup de pieds dans la fourmilière pour que vous vous réveilliez? Le temps, lui, il ne vous attends pas. 2012… c’est demain et rien de ce que j’arrive à voir sera utile pour changer quoi-que-ce soit.

La seconde est celle de la raison. Dénigrer en bloc les participants à un blog dédié à la rédaction citoyenne de la constitution et au tirage au sort (sujets politiquement tabous) au prétexte qu'il serait politiquement correct ne tient pas la route. Cela m'agace, comme cela en agace d'autres et non des moindres.
Le politiquement correct... c'est qu'on est toujours au stade bla bla bla. Cela m'agasse, moi, et j'espère beaucoup d'autres aussi. J'ai donc la raison de mon coté en voulant que cela change un peu. Le temps qui reste avant des dates clefs s'évanouit, inexorablement.
La troisième est la fibre de l'injustice, actionnée par la mauvaise foi de l'argumentation
Vous n'arrivez pas à comprendre le contexte dans toute sa splendeur... c'est peut-être cela qui rend les choses injustes pour vous. J'en suis désolé, ce n'est pas quelque chose que je puisse remédier avec quelques mots en deux minutes. Il y à trop de paramètres à expliquer dans l'équation.
Prétendre que ce débat n'a pour seule finalité de rester sagement à attendre un miracle me paraît fort de café. A moins que les participants, instruits par un gourou de la solution miracle, ne renaclent à la répandre. J'avoue, (mais peut-être l'ai-je zappée, d'autant que je suis un participant récent) n'avoir pas reconnu cette solution miracle parmi vos (intéressantes) contributions, dont je n'ai nulle envie de me priver, dès lors qu'elles auront retrouvé la voie de l'argumentation. Et au cas où...
Ce n'est peut-être (que dis-je, certainement) pas sa finalité, mais objectivement, depuis six ans que cela dure... jusqu'ici c'est bien son seul effet. Le cas du gourou est bien paradigmatique. Il est complètement inutile de vouloir imposer une solution complexe toute faite à une communauté. Ce que ces intégrants n'arrivent pas à comprendre et à accepter logique et éthiquement avec leurs propres arguments... les collectivités le rejettent.

C’est pour cela qu’il est inutile de faire le gourou auto-inspiré de sa propre importance en pondant un document avec la solution finale.

Je ne peux que suggérer des thèmes importants qui se révèlent à moi (avec la compréhension du schème total) comme inévitables à développer pour que vous pouviez trouver votre propre chemin vers une solution la plus compatible possible. Inutile de vous faire penser sur des sujets pour lesquels la base pre-requise n’a pas été adoptée, volontairement, de plein gré.

Décidez-vous une fois pour toute... et je vous en remercierais.
....de reformuler la recette miracle.
Le miracle, ce serait que l'humanité cesse de faire et accumuler des stupidités. Le changement nécessaire est si vaste, que vous ne pouvez l'aborder que par étapes. Vous n'y croyez pas, dans les miracles (et moi encore moins).
[size=10][b]Mais sur un autre fil, celui-ci est un fil technique, au moins jusqu'au moment où j'aurai pu enfin convaincre AJH que reprendre le pouvoir sur notre monnaie en supprimant l'intérêt dépasse la dimension technique de ce fil, car elle supprime aussi sa dimension idéologique (celle du [color=red]capitalisme, la première idéologie qui a réussi un authentique miracle[/color], celui auquel aspirent toutes les religions: [color=red]la transsubstantiation de l'esprit[/color] (le concept d'intérêt financier), [color=red]en la matière[/color] (la belle et bonne monnaie) au bénéfice du créancier croyant , et au détriment du débiteur suffisamment stupide (ou manipulé) pour croire aussi.[/size][/b]
Vos assomptions sur la monnaie et le capitalisme sont discutables ;) . Encore du pain sur la planche.

Il reste tant de travail à faire! Dans ce sens la, ces commentaires ne se trouvent pas si déplacés sur ce fil que vous ne croyez. Une fois reprise la maitrise sur une monnaie… ce qu’on peut faire avec est certainement conditionné par ce que font tous les autres avec toutes les autres monnaies.

Vous y avez pensé déjà, ou vous attendrez jusqu’à la récupération du jouet pour penser quel jeu vous jouerez avec?

Nous sommes tous impatients d’en découdre.

Donc s’il ne ressort aucune organisation politique de ce forum, ce n’est pas par manque de volonté politique, je ne pense pas, c’est surtout à mon avis parce qu’il n’y a pas de consensus entre nous.
Problème d’affinité aussi surement, de personnalités incompatibles, nigun vous traitez tout le monde de traitre ça n’aide pas.
De proximité géographique aussi sans doute, internet cela n’aide pas non plus.

Néanmoins ce forum fait évoluer les idées, peut être pas autant que s’il s’accompagnait d’une organisation derrière, mais il est faux de dire que tout ce « blabla » ne sert à rien.

[size=10][b] la première idéologie qui a réussi un authentique miracle, celui auquel aspirent toutes les religions: [color=red]la transsubstantiation de l'esprit[/color] (le concept d'intérêt financier), [color=red]en la matière[/color] (la belle et bonne monnaie) au bénéfice du créancier croyant , et au détriment du débiteur suffisamment stupide (ou manipulé) pour croire aussi.[/size][/b]
Vos assomptions sur la monnaie et le capitalisme sont discutables ;) .
Peut-être sont-elles discutables, mais mes [color=red]assertions[/color] sont au moins comprises et prises en compte par ceux qui ont besoin de se refaire une popularité avant le passage aux urnes et ont [b]relancé la manipulation[/b] par une manoeuvre grossière de racolage pour raffermir la foi des débiteurs (la prime d'intéressement de 1000€), manoeuvre que j'ai rarement vue analysée sur le fond :rolleyes:.
[L’expansion impérialiste] avait été déclenchée par une curieuse forme de crise économique, la surproduction de capitaux et l’apparition d’argent superflu résultant d’une épargne excessive qui ne parvenait plus à trouver d’investissement productif à l’intérieur des frontières nationales.

….c’était de l’argent superflu, utile à personne bien que détenu par une classe de plus en plus importante de quidams. Les crises et dépressions qui suivirent …avaient conforté les capitalistes dans l’idée que leur système économique de production tout entier dépendait d’une offre et d’une demande qui devaient désormais provenir de « l’extérieur de la société capitaliste ».

… Lorsque le capitalisme eut pénétré la structure économique toute entière ….les capitalistes eurent purement à choisir entre voir s’écrouler le système entier ou bien trouver de nouveaux marchés , autrement dit pénétrer de nouveaux pays qui n’étaient pas encore soumis au capitalisme et qui pouvaient par conséquent fournir un système d’offre et de demande nouveau non capitaliste.

…Quand,[à l’ère de l’impérialisme], les hommes d’affaires devinrent des politiciens et qu’ils se virent acclamés au même titre que les hommes d’Etat,alors que les hommes d’Etat n’étaient pris au sérieux que s’ils parlaient le langage des hommes d’affaire couronnés par le succès…

L’essor d’une nouvelle classe de propriétaires avec la révolution industrielle avait fait de la bourgeoisie le promoteur et le nerf de la production. Tant qu’elle remplissait cette fonction essentielle dans la société moderne, qui est surtout une communauté de producteurs, sa richesse jouait un rôle important pour la nation dans son ensemble. Les détenteurs du capital superflu ont été la première fraction de la classe bourgeoise à vouloir des profits sans remplir de réelle fonction sociale (fût-ce la fonction de producteur-exploitant) et la première , par conséquent, qu’aucune police n’aurait pu protéger contre la colère du peuple.

… il y avait cet autre sous-produit de la production capitaliste : les déchets humains que chaque crise, succédant invariablement à chaque période de croissance industrielle, éliminait en permanence de la société productive. Ces hommes devenus des oisifs permanents étaient aussi superflus par rapport à la communauté que les détenteurs de la richesse superflue.

….L’élément nouveau, [à la période impérialiste], est que ces deux forces superflues, l’argent superflu et la main-d’œuvre superflue, se sont donné la main pour quitter ensemble le pays.


Amusez-vous à trouver qui a écrit, et à quelle époque ce magnifique diagnostic du système!!

[align=center]Ripoublique Française : état des lieux[/align]

[bgcolor=#FFFF99]Conférence à Nice :
pas de maîtrise publique de la création monétaire
sans le tirage au sort des représentants politiques
[/bgcolor]

Bonjour à tous,

La livraison du jour est une vidéo.
Une vidéo qui correspond à une conférence que j’ai donnée à NICE il y a quelques jours (le 29 avril 2011).

[bgcolor=#FFFF99]Création monétaire et tirage au sort me paraissent parfaitement indissociables :
on ne récupérera JAMAIS ‹ le contrôle public de la création monétaire ›
tant qu’on restera dans LA CAGE de ‹ l’élection des représentants politiques ›.[/bgcolor]

http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2011/05/16/124-conference-a-nice-pas-de-maitrise-publique-de-la-creation-monetaire-sans-le-tirage-au-sort-des-representants-politiques

Amicalement.

Étienne.

[color=saddlebrown][size=9]Étienne, merci, sûrement une belle conférence que je regarderai bientôt.

À la suite d’une lecture sur le site Africa libre dont Dehel m’a généreusement communiqué l’existence, je voudrais transmettre, un peu tardivement, aux lecteurs du forum et à André-Jacques, si ils ne l’ont pas appris par ailleurs, certains aspects monétaires de la guerre en Libye et du sort des Africains liés au Franc CFA. J’aimerais souligner que si les éléments de souveraineté monétaire initiés par Khadafi sont bien entendu profitables à son pouvoir personnel et profitable au peuple libyen, les accords monétaires panafricains, dont les dirigeants africains et libyens ont été parties prenantes, ont néanmoins un contenu nettement plus émancipateur et « gagnant-gagnant » que le néo-colonialisme des dirigeants occidentaux orchestré entre autres par le FMI et ses mécanismes d’ajustement structurel. Il faudrait le souligner.

Je laisse la parole à Célestin Bedzigui, économiste et homme d’État camerounais :[/size][/color]

[font=arial][color=midnightblue][size=11]Extrait :

[…]L’objectif de la guerre en Libye, préparée de longue date par les Services secrets français et ayant utilisé le fallacieux prétexte de la protection de civils, en réalité des rebelles armés, n’est pas seulement la prise du contrôle du pétrole et du gaz naturel de ce pays. Dans le viseur des envahisseurs, il y avait les Fonds Souverains Libyens, ces capitaux que l’État libyen a investis à l’étranger. Ils sont gérés par la Libyan Investment Authority (LIA) et sont estimés à plus de 150 milliards de dollars- soit 75.000 milliards de francs.

Les cercles dominants américains et européens, avant d’attaquer militairement la Libye pour mettre la main sur sa richesse énergétique, se sont approprié ces fonds, dans le plus grand acte de piraterie et de rapine de tous les temps. Cette opération a été favorisée par le représentant même de la Libyan Investment Authority, Mohamed Layas qui, comme le révèle un câble diplomatique publié par WikiLeaks, le 20 janvier, a informé l’ambassadeur américain à Tripoli que la LIA avait déposé 32 milliards de dollars dans des banques américaines. Cinq semaines plus tard, le 28 février, le Trésor Américain les a soi-disant « gelés ».

Selon les déclarations officielles, c’est « la plus grosse somme d’argent jamais bloquée aux États-Unis », que Washington garde « en dépôt pour l’avenir de la Libye ». Elle servira en réalité pour une injection de capitaux dans l’économie américaine toujours plus endettée. Quelques jours plus tard, l’Union européenne a « gelé » de son coté environ 45 milliards d’euros de fonds libyens, pour en faire un usage similaire.

Martyr du Panafricanisme

Le « premier crime » que les nouveaux maîtres du monde imputent à Kadhafi et tentent d’en corriger férocement les manifestations est son Panafricanisme militant. Ainsi, il était connu que l’assaut sur les fonds libyens aura un impact particulièrement fort en Afrique. Ici, la « Libyan Arab African Investment Company » a effectué des investissements dans plus de 25 pays, dont 22 en Afrique sub-saharienne, et programmait de les augmenter dans les cinq prochaines années dans les secteurs minier, manufacturier, touristique et dans celui des télécommunications, où la Libye a contribué de manière décisive à la réalisation du premier satellite de télécommunications de la Rascom (Regional African Satellite Communications Organization), qui permet aux pays africains de se rendre indépendants des réseaux satellitaires occidentaux, et de réaliser des économies annuelles de centaines de millions de dollars.

Beaucoup plus importants encore auraient été les investissements libyens dans la réalisation des trois organismes financiers lancés par l’Union africaine et qui auraient contribué à asseoir l’émancipation monétaire et financière du continent noir: la Banque africaine d’investissement, dont le siège est à Tripoli ; le Fonds monétaire africain, basé à Yaoundé (Cameroun) ; la Banque centrale africaine, installée à Abuja (Nigeria). Le développement de ces organismes devait permettre aux pays africains d’échapper au contrôle de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, tous deux instruments de domination néocoloniale, et devait marquer la fin du franc Cfa, la monnaie que sont obligés d’utiliser 14 ex-colonies françaises.

Le gel des fonds libyens assène un coup très dur à tout le projet. Notamment, si la Banque Centrale Africaine voit le jour, les dépôts au compte d’opération des réserves des pays de la zone CFA cesseront et les positions du Trésor Français en seraient fragilisées. L’hystérie interventionniste du Président Français, Nicolas Sarkozy, et du Premier ministre Britannique David Cameron dont le pays est lié inextricablement à la France s’explique donc, non pas par l’amour des « civils-rebelles armés » libyens, mais par les conséquences qu’auraient pour leurs pays l’émancipation monétaire de nos nations, dont Kadhafi était l’architecte et l’artisan.[…][/size][/color][/font]

Source et intégralité de l’article : http://www.africa-libre.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1680%3Ahypocrisie-kadhafi-la-communaute-internationale-et-nous&catid=373%3Alibye&Itemid=457&lang=fr

@Gilles
Il me semble qu’il est difficile de faire la part de ce qui est à Kadafi et à sa famille dans la LIA (dont j’ai entendu dire que la famille détiendrait la grande majorité des parts)
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/02/25/04016-20110225ARTFIG00539-le-mystere-de-la-fortune-de-kadhafi.php ou http://www.algerie-focus.com/2011/02/28/la-fortune-de-kadhafi-seleverait-a-120-milliards-de-dollars/

Je pense que les Etats Africains peuvent, s’ils le souhaitent et sans les Kadafi, s’émanciper du CFA

A+
AJ

[size=12][bgcolor=#FFFF99][b]Conférence à Nice : pas de maîtrise publique de la création monétaire sans le tirage au sort des représentants politiques[/b][/bgcolor][/size]

Bonjour à tous,

La livraison du jour est une vidéo.
Une vidéo qui correspond à une conférence que j’ai donnée à NICE il y a quelques jours (le 29 avril 2011).

[bgcolor=#FFFF99]Création monétaire et tirage au sort me paraissent parfaitement indissociables :
on ne récupérera JAMAIS ‹ le contrôle public de la création monétaire ›
tant qu’on restera dans LA CAGE de ‹ l’élection des représentants politiques ›.[/bgcolor]

http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2011/05/16/124-conference-a-nice-pas-de-maitrise-publique-de-la-creation-monetaire-sans-le-tirage-au-sort-des-representants-politiques

Amicalement.

Étienne.


Super conférence Etienne ^^ Bravo.

Par contre est-ce que vous pourriez aussi la diffuser sous format AVI svp qu’on puisse la distribuer autrement que via des liens internets et pour que les gens puissent la regarder sur leur télévision ?

Sinon un truc que j’avais mal compris dans ce que vous proposez, vous dites que ce ne sont pas les tirés au sort qui décident. Dans ces cas là cela lève mes objections.
Mais la question, et ce que je ne comprends pas dans le système que vous défendez, c’est finalement, ben, qui décide ??? et surtout comment concrètement ?

Étienne
Je pense que tu devrais faire une section spécifique du blog (ou du forum ?) avec toutes les vidéo, dont les liens seraient des vignettes … et quelques lignes d’explication… les tiennes et celles que tu as sélectionné d’autres intervenants…
A+
AJ

Financer l’avenir sans creuser la dette: http://financerlavenir.fnh.org/

[align=center]Un des objectifs de guerre de l’Axe anti-libyen : Prendre le pouvoir sur la monnaie libyenne ![/align]

Contribution rédigée grâce à l’agrégation des extraits tirés de deux sources dont le Réseau voltaire

[b]Alors que le néo-colonialisme fait rage en Côte d’Ivoire[/b][font=arial][color=darkblue][size=11], plusieurs chroniqueurs ont noté le fait étrange que les insurgés libyens ont pris le temps en mars, pendant leur rébellion, et cela avant même d’avoir un gouvernement, de créer leur propre banque centrale.

Robert Wenzel a écrit dans Economic Policy Journal :

« Je n’avais jamais entendu parler d’une création de banque centrale en juste quelques semaines par un soulèvement populaire. Tout ça donne à penser que nous avons là un peu plus qu’un groupe de rebelles en guenilles courant ça et là, et qu’il y a des influences d’un genre plutôt subtil ».

Alex Newman a écrit dans le New American : « Dans un communiqué publié la semaine dernière, les rebelles ont rapporté les arrêtés d’une réunion tenue le 19 mars. Entre autres choses, les révolutionnaires hétéroclites ont annoncé la désignation de la Banque centrale de Benghazi comme autorité compétente dans les affaires monétaires de Libye, et la nomination d’un gouverneur à la Banque centrale de Libye, avec un siège provisoire à Benghazi ».

Newman a cité John Carney, le rédacteur en chef de CNBC, qui a demandé, « Est-ce la première fois qu’un groupe révolutionnaire crée une banque centrale alors qu’il est toujours en pleine lutte contre le pouvoir politique établi ?[/size][/color][/font]

[font=arial]Source première partie : Un article signé Ellen Brown dans Asia Times Online : http://www.atimes.com/atimes/Middle_East/MD14Ak02.html?sms_ss=facebook&at_xt=4ddfd10b1dfc50a3,0[/font]

[font=arial]Une remise en cause de la suprématie du dollar par la Chine et par la Libye relayée par le président du FMI Dominque Strauss-Kahn [/font]

[font=arial][color=darkblue][size=11]Le 29 mars 2009, le gouverneur de la Banque centrale chinoise Zhou Xiaochuan a remis en cause la prédominance du dollar comme monnaie de réserve. Déplorant que le projet de l’économiste John Maynard Keynes de créer une monnaie internationale (le Bancor) n’ait pas été concrétisée à l’issue de la Seconde Guerre mondiale, il proposa d’utiliser les Droits de tirage spéciaux du FMI pour jouer ce rôle.


Zhou Xiaochuan n’a pas dit son dernier mot.

Cédant à la pression, les États-Unis acceptent un triplement des ressources du FMI et l’émission par le FMI de Droits de tirages spéciaux (DTS) d’une valeur de 250 milliards de dollars, lors du sommet du G20 à Londres, le 2 avril 2009. Ils acceptent également le principe d’un Conseil de stabilité financière auxquels seront associés les grands États émergents.

Cette idée est discutée au sommet du G8 à L’Aquila (Italie), le 8 juillet 2009. Poussant le pion plus loin encore, la Russie proposa de ne pas se contenter d’une monnaie virtuelle, mais de l’éditer. Dmitry Medevedev, qui avait fait frapper symboliquement des prototypes de cette monnaie, posa quelques pièces sur la table. D’un côté y figuraient les visages des huit chefs d’État et de l’autre la devise en anglais « Unity in Diversity ».

Le projet est soumis aux experts de la Division des Affaires économiques et sociales de l’ONU. Leur rapport, auquel participe le professeur Vladimir Popov de la New Economic School de Moscou, est étudié le 25 avril 2010 lors d’une réunion jointe du FMI et de la Banque mondiale.

Le processus devait aboutir, aujourd’hui 26 mai 2011, au sommet du G8 à Deauville (France). Le dollar aurait cessé d’être la monnaie de référence sur fond d’imminente cessation de paiement du gouvernement fédéral des États-Unis. Washington aurait renoncé au financement de son hyper-puissance militaire par la dette pour se consacrer à sa restructuration interne.

Le dinar libyen, première (et dernière ?) monnaie au monde garantie en or et en Droits de tirages spéciaux du FMI. En 2000, le colonel Kadhafi avait imaginé de créer une monnaie panafricaine basée sur l’or, mais il n’était pas parvenu à faire avancer son idée. Aussi, en 2009, s’était-il spontanément emparé du projet Zhou et l’avait unilatéralement adopté pour son pays.[/size][/color][/font]

[font=arial]Le grain de sable[/font][font=arial][color=darkblue][size=11]

Malheureusement, durant les derniers mois de ce processus, des initiatives militaires et politiques ont bouleversé ce plan. Certains États —dont la Russie et la Chine— ont été floués. L’arrestation de DSK montre que Washington était de mauvaise foi et que ses concessions ne visaient qu’à gagner du temps.

Bien que le détail exact du montage imaginé par Dominique Strauss-Kahn pour créer cette nouvelle monnaie de réserve adossée aux Droits de tirages spéciaux du FMI soit secret, il apparaît que le Libye y jouait un rôle clé : à titre expérimental, c’est la Banque centrale libyenne qui la première avait décidé de fonder sa monnaie, le dinar, sur l’or et au delà sur les DTS. La chose est d’autant plus importante que la Libye dispose d’un fond souverain parmi les mieux dotés du monde (il est même un peu plus riche que celui de la Russie).

Or, en entrant en guerre contre la Libye, la France et le Royaume-Uni ont provoqué un gel théorique des avoirs non seulement de la famille Kadhafi, mais de l’État libyen. Pis, Paris et Londres ont dépêché des cadres de la banque HSBC à Benghazi pour créer une Banque centrale libyenne rebelle et tenter de s’emparer des avoirs nationaux. Sans que l’on sache si Nicolas Sarkozy et David Cameron se sont laissés emporter par l’ivresse de leur force ou ont agi sur instruction de leurs mandants à Washington, le fragile édifice élaboré par Dominique Strauss-Kahn s’est effondré.

Selon les contacts de l’auteur de l’article à Tripoli, au moment de son arrestation, DSK partait à Berlin pour trouver une solution avec la chancelière Angela Merkel. Il devait ensuite partir avec un émissaire de Mme Merkel négocier avec des représentants du colonel Kadhafi —voire avec lui directement—. La signature du Guide libyen étant indispensable au déblocage de la situation.

On assiste désormais à une guerre financière d’une ampleur jamais égalée : alors que la situation économique des États-Unis vacille et que le dollar pourrait devenir rapidement une monnaie de singe, l’accord conclu au G8 et avalisé au G20, mis en œuvre par le FMI en coordination avec la Banque mondiale et les milieux bancaires internationaux dont DSK était le champion, est suspendu. La domination du dollar est intacte quoique plus que jamais artificielle ; ce dollar que les États émergents voulaient relativiser.[/size][/color][/font]

[font=arial]Source deuxième partie : Un article de Thierry Meyssan sur le site Réseau Voltaire http://www.voltairenet.org/article170056.html [/font]


[font=arial][color=#4f295b][size=11]Mon commentaire : Pour la première partie, la création d’une Banque Centrale à Benghazi, les faits sont avérés, mais en ce qui concerne l’article de Thierry Meyssan, j’ai du mal à croire que les dirigeants allemands et les dirigeants libyens puissent s’entendre pour contourner le dollar en promouvant les droits de tirage spéciaux grâce à l’aide de Dominique Strauss-Kahn, mais nous pouvons noter que Berlin n’a pas voté la résolution 1973 des Nations-Unies et s’est opposé à la guerre :

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Libye.-Berlin-appelle-a-une-solution-politique_6346-1748575-fils-tous–14728-abd_filDMA.Htm

http://www.suite101.fr/content/intervention-en-libye–le-divorce-du-couple-franco-allemand-a26566

http://afriqueactu.net/26575/monde-2/guido-westerwelle-reaffirme-sa-position-sur-la-libye

Pour étayer le fait que Dominique Strauss-Kahn était en bon rapport avec le Colonel Khadafi, nous pouvons nous rapporter au communiqué de presse n° 08/290 (F) du 18 novembre 2008 en ligne sur le site du Fonds Monétaire International

http://www.imf.org/external/french/np/sec/pr/2008/pr08290f.htm

Extraits : A l’issue de sa visite en Libye, M. Strauss-Kahn a fait la déclaration suivante :

« C’est avec grand plaisir que j’ai participé à la conférence sur les progrès de l’intégration régionale et la promotion des projets communs au Maghreb et échangé avec les ministres des finances, les gouverneurs de banque centrale, le Secrétaire général de l’Union du Maghreb Arabe et les représentants du secteur privé. Je tiens à remercier les autorités libyennes pour l’organisation remarquable de cette conférence. »
« J’ai aussi eu le privilège de rencontrer le Chef d’État de la Libye, le Colonel Kadafi, le Secrétaire général du comité populaire des finances, M. El-Huweij, et le Gouverneur de la Banque centrale, M. Bengdara.
« Les entretiens que nous avons eu ont témoigné de notre unité de vues sur les réalisations de la Libye et sur les principaux défis auxquels elle est confrontée. »

[/size][/color][/font]

[font=arial]Ma conclusion : Puisque Thierry Meyssan ne donne pas de sources vérifiables, nous ne pouvons rien conclure sur la véracité ou non de l’information rapportée suivante : les dirigeants allemands et les dirigeants libyens se seraient entendu pour contourner le dollar en promouvant les droits de tirage spéciaux grâce à l’aide de Dominique Strauss-Kahn. Il est donc plus prudent d’écarter cette affirmation tant que des sources vérifiables et authentifiés ne seront pas mise à la disposition du public. Il est regrettable que Thierry Meyssan qui effectue souvent un travail de recherche considérable, ne soit pas entièrement irréprochable dans la rigueur qu’il apporte à l’information, ce qui amoindrit et fait douter des autres informations exactes qu’il amène. [/font]

Et après ça, d’aucuns s’étonneront que certains, en dépit du véritable tir de barrage médiatique auquel nous avons assisté, continuent de croire à un complot contre DSK…

[bgcolor=#FFFF99]La Plus Grande Arnaque de l’Histoire : La Réserve Fractionnaire[/bgcolor]

http://youtu.be/r2z4q33pKk8

Une bonne vidéo, courte et stimulante (et dépaysante), de Bill Still.

Merci à Stéphane Laborde qui l’a signalée sur Facebook.

Étienne.

[bgcolor=#FFFF99][b]La Plus Grande Arnaque de l'Histoire : La Réserve Fractionnaire[/b][/bgcolor]

Une bonne vidéo, courte et stimulante (et dépaysante), de Bill Still.

Merci à Stéphane Laborde qui l’a signalée sur Facebook.

Étienne.


Oui, merci, super vidéo…