07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

En effet, pérenniser un système où l’argent devient sa propre fin et procrée « miraculeusement », ce n’est pas simple…Tout se simplifie, si l’on renverse les « valeurs », mais il est difficile de l’admettre pour ceux dont la puissance exeptionnelle est aussi une adiction, ceux qui possèdent et l’argent et sa matrice originelle: l’art de chevaucher la bête humaine.

Tout change si la monture se met à exister « pour soi », à son tour, et alors les fondments de « la richese » sont culturels: une fois nourri et logé, que manque-t-il à l’humain pour devenir vraiment humain ?

NingúnOtro et Alain

Ne rêvez pas, on ne peut avancer que par « petits pas ».
La reprise du droit de création monétaire en est un.

Oui, mais des pas d’humain intelligent quand-même, pas d’escargot!

Puis, faut pas confondre le fait que la BCE puisse faire des prêts qu’elle estime pertinents dans la poursuite de sa stratégie avec la reprise du droit de création monétaire souverain. Des petits pas dans la mauvaise direction, obligés parce-qu’on ne gagne rien à laisser les anglo-saxons seuls avec leur planche à billets, mais qu’on risque de couler.

Ça y est, NingúnOtro a attrapé la [bgcolor=#FFFF99]jorionite[/bgcolor] : « circulez, y a rien à voir du côté de la création monétaire ; cessez donc de harceler ces pauvres banquiers, bande de populistes (antisémites), vous confondez tout. »

:slight_smile:

Étienne.

Nécessité fait loi: face à l’illégitimité mais aussi à la nuisance de l’exécutif européen, et face à la crise dont les gouvernements occidentaux portent toute la responsabilité, Il est absolument nécessaire et urgent d’engager des réformes structurelles progressistes de l’Union européenne. Il est indispensable que les populations, les salariés, les organisations sociales et syndicales, les forces progressistes, (pas seulement celles se disant « de gauche »…), les associations citoyennes, agissent de concert pour obtenir une initiative politique européenne, de grande ampleur, pas un « petit pas » médiocre de plus: une véritable grande initiative, à la hauteur de la nécessité!

Ce qui est demandé là n’est pas une révolution, c’est une réponse qui soit à la mesure du problème concret:

1/ Un moratoire sur toutes les dettes des pays en difficulté.
Durant ce moratoire, sortir des budgets toutes les dettes toxiques, qu’il s’agisse de celles des Etats ou des collectivités territoriales.

2/ passer outre les règles absurdes et misérables des « traités », pour activer la Banque centrale européenne comme un outil de refinancement des dettes, en lien avec les banques nationales, à un taux d’intérêt inférieur à 1%.

3/ créer un fonds européen de solidarité et d’entraide entre pays et pour des programmes de relance.(ce fonds européen peut devenir le générateur d’une « monnaie commune de coopération »).

4/ inventer un mécanisme de taxation des transactions financières pour alimenter un tel fonds.

5/ élaborer avec les organisations syndicales et avec les collectivités territoriales des plans de relance interne seuls capables de commencer à juguler la crise.(Les plans d’austérité en cours ne sont qu’une fuite en avant qui aggrave encore la crise)…

… j’ai copié-collé ces propositions, mais il me semble qu’entre les « petits pas » illusoires, toujours en retard d’une longueur sur « l’évènement », et « le grand soir », (anticipation dont il faudrait rêver pour être vraiment humain selon moi), il y a le « point de fonctionnement adéquat »: la crise systémique a fait un bond que personne ne saurait nier, pas question de trainer!

Je ne dis pas « demandons l’impossible », je dis « faisons vraiment face à la nécessité ».

" passer outre les règles absurdes et misérables des « traités », pour activer la Banque centrale européenne comme un outil de refinancement des dettes, en lien avec les banques nationales, à un taux d’intérêt inférieur à 1%".

Cela n’a rien de « révolutionnaire », allez voir sur le blog de JL Mélenchon, décidément, je copie-colle à tour de bras!..

…« on a oublié qu’en décembre 2008, la BCE mettait 5 milliards d’euros à la disposition de la banque centrale hongroise (Magyar Nemzeti Bank), pour soutenir son système financier. Cette annonce se trouve dans le Figaro de l’époque : elle est donc authentique, même pour la droite ».

D’accord avec toi, Etienne, Mélenchon est très bon !

Ça y est, NingúnOtro a attrapé la [bgcolor=#FFFF99]jorionite[/bgcolor] : [i]"circulez, y a rien à voir du côté de la création monétaire ; cessez donc de harceler ces pauvres banquiers, bande de populistes (antisémites), vous confondez tout."[/i]

:slight_smile:

Étienne.


http://ecodemystificateur.blog.free.fr/index.php?post/Levons-légèrement-le-voile-sur-le-mystère-de-la-création-monétaire#c114114 Je dois devenir schizophrène oui ou oui… des coups pour traiter les autres de bande de populistes (antisémites) d’un coté, des coups pour citer les Protocoles des Sages de Sion de l’autre… Mon Dr. Jekyll me ruine la part de réputation que mon Mr. Hyde laisse intacte?

Relisez donc ce que j’ai écrit… ça ne dit pas du tout ce que vous avez voulu entendre, Étienne. Dire que deux choses sont différentes ne vaut pas défendre l’une et attaquer l’autre, et observer une connerie qui peut avoir une certaine logique depuis le point de vue de quelqu’un d’autre… ne fait pas de nous un adepte de cette logique ni un complice de la connerie en question.

On demanderait presque une lobotomie pour ne pas avoir à désespérer de ces prétendus amis.

J’avoue ne pas comprendre ta position Nigun.

Mélenchon ???

"2/ passer outre les règles absurdes et misérables des "traités", pour activer la Banque centrale européenne comme un outil de refinancement des dettes, en lien avec les banques nationales, à un taux d’intérêt inférieur à 1%."
" en lien avec les banques nationales, " : avec les Banques Centrales Nationales ou avec les banques privées nationales ???
Oui, mais des pas d'humain intelligent quand-même, pas d'escargot!

Puis, faut pas confondre le fait que la BCE puisse faire des prêts qu’elle estime pertinents dans la poursuite de sa stratégie avec la reprise du droit de création monétaire souverain. Des petits pas dans la mauvaise direction, obligés parce-qu’on ne gagne rien à laisser les anglo-saxons seuls avec leur planche à billets, mais qu’on risque de couler.


Je ne comprends pas : Je sais et suis d’accord que ce n’est pas à la BCE d’estimer les prêts pertinents, mais aux parlements des pays qui doivent pouvoir imposer ces prêts à la BCE ou aux BCN
Mais le « petit pas » serait que cette monétisation de titres souverains soit réservée d’une part aux titres de dettes arrivant à échéance (ou par exemple 7% des dettes totales ou montant fixé) + les intérêts et d’autre part les investissements de transition énergétique nécessaire.

Voilà ce que nous (notre groupe « monnaie ») proposons pour le moment sur ce sujet:

" 1 – Le gouvernement français « menace » de quitter la zone euro si dans un délai court les statuts de la BCE et l’article 123 du Traité de Lisbonne ne sont pas revus dans le sens de permettre à chaque État de bénéficier de la possibilité de se financer auprès de la BCE et d’y transférer progressivement les obligations publiques arrivant à échéance.

2 – Proposition que les financements à long terme nécessaires au développement durable et écologique (croissance verte) pourraient l’être par la simple adjonction d’un paragraphe supplémentaire à l’article 123/1 du Traité de Lisbonne et une très légère modification des Statuts de la BCE.

En effet : c’est actuellement l’article 123 du Traité de Lisbonne (TFU) qui nous gouverne (ancien article 104 du traité de Maastricht):

1. Il est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées « banques centrales nationales », d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l’Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres ; l’acquisition directe, auprès d’eux, par la Banque centrale européenne ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite.

Que l’on peut traduire par : « Les États ne peuvent plus créer la monnaie, maintenant ils doivent l’emprunter auprès des acteurs privés en leur payant un intérêt ruineux qui rend tous les investissements publics hors de prix mais qui fait aussi le grand bonheur des banques privées et des rentiers» …

Les propositions d’adjonctions pourraient être sensiblement celles ci :

1 – suppression progressive de la dette publiques

« Dans le but de supprimer les obligations de paiement d’intérêts sur les dettes publiques de chaque pays de la zone euro, les dettes de ceux-ci seront remboursées aux échéances aux détenteurs actuels par monétisation de nouveaux titres achetés par la Banque Centrale Européenne dans la limite annuelle de X % de la dette initiale. »

Progressivement car monétiser d’un seul coup l’ensemble de la dette serait évidemment suicidaire.

Voyons une possibilité au niveau de la France pour laquelle la dette à fin 2009 atteint sensiblement 1500 milliards d’euros, générant par des intérêts à payer à 4% une dette supplémentaire de 60 milliards par an.

Pour la simplification de l’explication, admettons ici que la banque centrale décide de monétiser tous les ans 100 milliard d’obligations arrivant à échéance, plus les intérêts dus sur le solde au taux moyen de 4%, et que le budget des Administrations publiques est équilibré hors intérêts à payer.

L’année 1, la banque centrale devrait donc monétiser 100 + (1500 x 4%) =160 Md€ qu’elle transfèrerait au Trésor Public pour paiement des titres de dette arrivant à échéance.

La seconde année la dette serait ainsi réduite à 1400 milliards. La banque Centrale monétiserait 100 + (1400 x 4%) = 156 Md€

Les années suivantes verraient les besoins de monétisation suivants : 152, 148, 144, 140, 136, 132, 128, 124, 120, 116, 112, 108, 104, 100, alors que le solde de dette (hors banque centrale) baisserait chaque année de 100 Md€

Et donc la 16° année le capital de la dette de 1500 Md€ plus les intérêts payés de 480 Md€, soit un total d’environ 2000 Md€, seraient donc « gelés » sous forme de nouvelles obligations du Trésor (OATI : Obligations du Trésor à Terme Indéfini), sans intérêts à payer, par un transfert total à la Banque de France qui rappelons-le, est propriété à 100% de la Nation.

Cette monnaie s’intégrerait effectivement en plus dans le circuit économique, mais sur une longue période, sans risque d’inflation!


2 - Nouveaux besoins d’investissements nécessaires (transition énergétique)

« Dans le but de soutenir l’économie des pays membres, et par exception au paragraphe 1, soit le Trésor Public, soit un établissement de crédit nommément désigné pour chaque État, peut obtenir de la part de la Banque Centrale Européenne les fonds correspondants aux obligations d’État déposées en contrepartie, pour une utilisation exclusive d’investissements reconnus d’utilité publique, collective ou écologique, dans des domaines d’application dont la liste aura été préalablement définie et votée par le Parlement de chaque État. Le taux d’intérêt appliqué à cette émission monétaire sera celui dit « de refinancement » appliqué aux établissements de crédit privés. »

Évidemment, ce faible intérêt payé par un pays (actuellement le taux de refinancement est de 1% annuel) reviendrait dans un « pot commun » dans les comptes de la BCE (zone euro) et serait donc repartagé au prorata des parts de chaque État de la zone euro. Un État qui emprunterait proportionnellement plus que les autres en rapport de sa participation dans la BCE serait donc redevable d’une partie des intérêts qu’il ne récupérerait pas mais qui deviendrait donc une recette supplémentaire pour les autres pays.,

Lorsque les États en auront assez de se faire plumer, ils décideront de faire monétiser progressivement les titres arrivant à échéance par leur banque centrale

Les monétaristes ne sont pas choqués que le taux de croissance (annualisé sur 6 mois) de M3 dans la zone euro a atteint près de 13% en 2007, et que sa moyenne entre 2002 et 2007 ait été proche de 10%

S’il n’est pas possible de s’entendre, il faudra quitter l’euro, considérer que la dette due est transformée en « francs » au taux d’entrée dans la zone euro, ce qui amènerait a une dette totale de 9840 milliards de francs (1500 milliards d’euros x 6,56) et décider de rembourser la dette aux échéances des obligations, en procédant de la même manière à une émission d’obligations nouvelles monétisées par la Banque de France.

Néanmoins, comme Jacques Sapir et Frédéric Lordon (pour ne citer qu’eux), nous prônons un abandon immédiat de l’euro « monnaie unique » pour un « euro commun » en sus de la réintroduction des monnaies nationales.

Euro et monnaie nationale

AJH (8801) écrit:

« Comme Jacques Sapir et Frédéric Lordon (pour ne citer qu’eux), nous prônons un abandon immédiat de l’euro « monnaie unique » pour un « euro commun » en sus de la réintroduction des monnaies nationales. »

Mais à quoi servirait cet « euro commun » sinon d’unité de compte, comme l’ECU ? Avec la différence que dans le passé l’ECU servait à marquer et renforcer la convergence entre les monnaies de la future zone euro, tandis que maintenant il servirait à marquer les progrès de la divergence - la valeur du panier ECU variant souvent et toujours à la baisse : je ne vois pas l’intérêt.

D’autre part, est-ce bien ce que proposent Sapir et Lordon ? Il me semble que Sapir propose un système différent de monnaie nationale rattachée à l’euro et exclusivement à lui - c’est-à-dire un sous-euro, ce qui permettrait à la zone euro de conserver la maîtrise de l’ensemble du système monétaire ? JR

L’euro commun est effectivement l’équivalent de l’ECU, mais rien ne prouve qu’il ne varie qu’à la baisse. Les monnaies nationales seraient évidemment rattachées à l’euro (en valeurs relatives) et non convertibles

Comme l’écrit Lordon " pour une monnaie commune, seule convertible contre les devises extra-européennes, par rapport à laquelle les monnaies européennes auraient reçu chacune une parité de départ, mais révisable selon, non pas des mécanismes de marché (systématiquement désordonnés et incapables de produire à chaud le moindre ajustement smooth) mais des processus de négociations politiques "

Le résultat immédiat serait par exemple qu’il faudrait (au hasard) 8 « nouveau franc » (au lieu de 6,57) pour obtenir 1 euro
Ah, je sais, ce n’est pas très bon pour les français qui ont actuellement leurs revenus en euro et qui vivent à l’étranger :slight_smile:

En même temps on peut se demander pourquoi on continue à qualifier de français qqun qui vit à l’étranger, pour moi ça se discute ^^ En tout cas la citoyenneté se discute … Mais bon c’est un autre débat :wink:

« Je ne comprends pas : Je sais et suis d’accord que ce n’est pas à la BCE d’estimer les prêts pertinents, mais aux parlements des pays qui doivent pouvoir imposer ces prêts à la BCE ou aux BCN
Mais le « petit pas » serait que cette monétisation de titres souverains soit réservée d’une part aux titres de dettes arrivant à échéance (ou par exemple 7% des dettes totales ou montant fixé) + les intérêts et d’autre part les investissements de transition énergétique nécessaire. »

Parce-que la raison pour laquelle on à fait sauter la limitation de la BCE n’est pas de donner de la marge de manœuvre aux parlements nationaux pour monétiser les dettes des pays respectifs, mais de donner à l’euro comme monnaie le même accès à la planche à billets dont les américains et les britanniques ne se privent pas, parce-que sinon on n’arrive pas à être à la hauteur de la compétence.

C’est comme si les américains jouaient au foot avec 15 joueurs au lieu de 11… si on ne peut les obliger de se tenir au règlement et de jouer à 11… tôt ou tard on doit se résigner à changer les règles pour soi aussi, et se donner les moyens de mettre 15 joueurs sur le terrain aussi. Ce serait comme pour la démocratie… jusqu’où peut on improviser des adaptations sans que le jeu change de nom?

@NingúnOtro

J’ai du mal à suivre.
Pour ma part je me fiche de ce que font les US … je considère seulement que c’est une sottise sans nom que de payer aux banques - car ce sont bien les banques qui sont à l’origine de la création monétaire qui, aboutissant dans la poche des plus riches vont aussi pouvoir acheter de la dette souveraine - des intérêts (150 millions d’euros par jour en France) sur notre propre monnaie, pour nos besoins collectifs.

Il n’y a pas un seul argument solide qui justifie cet état actuel…

AJH, si vous vous fichez de ce que font les US… cela ne m’étonne pas que vous ayez du mal à suivre.

On n’est pas Robinson Crusoé incommuniqué sur son ile ou on n’a qu’à tenir compte des conséquences de ses propres sottises. Dans le monde global, les sottises des autres sont des torpédos à notre ligne de flottaison, et on n’a d’alternative que d’investir dans les moyens pour tenir à l’écart les conséquences, même si on pourrait trouver des choses meilleures à faire avec ces ressources si on n’avait pas à le faire.

La sottise, elle existe, et elle n’a pas besoin d’arguments solides pour cela. On ne peut pas ignorer les conséquences des actes des autres sous prétexte que ce qu’ils font est illogique et que ce qui est illogique n’a pas droit à être de ce monde parce-que c’est une insulte à notre intelligence qu’on ne veut pas tolérer.

L’état actuel ne se justifie toujours pas par des arguments logiques solides, mais par des rapports de force entre groupes d’intérêts qui appliquent chacun la logique limitée qui leur convient.

AJH, si vous vous fichez de ce que font les US...
Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit... que les USA monétisent ou non leur dette publique n'influe pas ce que je pense sur la nécessité de le faire.

@AJH: Mélenchon rappelle qu’en décembre 2008, la BCE mettait 5 milliards d’euros à la disposition de la banque centrale hongroise …Il est bien question des banques centrales nationales, et c’est Patrick le Hyaric député européen qui défend aussi cette idée, ainsi que celle d’une « monnaie unique de coopération », ainsi que la création de « poles publics de financement régionaux » pour connecter les régions à cette « coopération européenne anticrise ».

On peut chercher à mettre en cohérence les propositions des uns et des autres, sans se borner aux « cohérences partidaires » (qui peuvent avoir du bon si elles sont sources de propositions), car, pour « inventer les issues à la crise », il sera nécesaire de confronter tous ceux qui ne se satisfont pas de " L’état actuel des choses" ni « des rapports de force entre groupes d’intérêts qui appliquent chacun sa logique limitée ».
Il se trouve que nous sommes rendus à un stade « ultime » des impérialismes où ceux-ci sont fragilisés par leur incompatibilité avec les nécessités vitales de la planète « humanité ».
Ce sont les plus forts qui craignent le plus la raison humaine, l’heure est donc à en faire usage entre « nous autres ». Amicalement @les Huns les Ostrogos…

On peut chercher à mettre en cohérence les propositions des uns et des autres, sans se borner aux "cohérences partidaires" (qui peuvent avoir du bon si elles sont sources de propositions),
Je ne demande que ça...
passer outre les règles absurdes et misérables des "traités", pour activer la Banque centrale européenne comme un outil de refinancement des dettes, en lien avec les banques nationales, à un taux d’intérêt inférieur à 1%.
Vous vous rendez-tous compte que cela implique un nouveau traité Européen ? Vous ne pensez quand-même pas qu'on va annuler le Traité de Maastricht et celui de Lisbonne juste en claquant des doigts ?
Cela n'a rien de "révolutionnaire"
Si vous souhaitez changer les règles de l'€uro, soit vous acceptez que cela se fasse en plusieurs années, soit vous acceptez que cela soit fait par ceux qui sont au pouvoir et qui avaient déjà concocté le merdier dans lequel on est, soit si, c'est la révolution.

Le fait qu’on soit devenus d’accord pour réclamer une monnaie commune, en parallèle de monnaies nationales/régionales, demande encore un relais politique important pour que cela se fasse. Or, rien, absolument rien, n’est prévu dans ce sens à court/moyen terme. Ils ne peuvent pas virer la Grèce de la zone €uro car l’Espagne, le Portugal et l’Irlande suivront aussitôt et ça, c’est pas jouable, soit c’est l’Allemagne qui se barre de l’€uro toute seule et là… soit c’est la rue qui prend le pouvoir dans un des pays, et qui dit merde aux banques, qui font faillite en chaîne dans toute l’Europe, qui entraînent la misère ailleurs, où du coup la rue renverse le gouvernement…

En fait, je ne vois plus comment ça pourrait finir si c’est pas en révolution.