07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

[b]E comme euro[/b]

Le seul moyen d’en sortir en bon ordre sans voir se désagréger l’Europe est de créer une monnaie commune adjointe à la monnaie unique et ancrée dans cette dernière. Pratiquement, les pays membres de la monnaie commune récupèreraient leur monnaie nationale qui ne serait convertible qu’en euro. Leur taux de change par rapport à l’euro serait variable


Il me semble que l’ECU (European Count Unit) fonctionnait comme-ça, non ? Et ça marchait tellement bien, qu’on a voulu aller plus loin at créer l’Euro: exemple classique du « le mieux est l’ennemi du bien ».

« Le point de vue que j’exprime est celui d’un théoricien à la fois libéral et socialiste. Les deux notions sont indissociables dans mon esprit, car leur opposition m’apparaît fausse, artificielle. L’idéal socialiste consiste à s’intéresser à l’équité de la redistribution des richesses, tandis que les libéraux véritables se préoccupent de l’efficacité de la production de cette même richesse. Ils constituent à mes yeux deux aspects complémentaires d’une même doctrine. Et c’est précisément à ce titre de libéral que je m’autorise à critiquer les positions répétées des grandes instances internationales en faveur d’un libre-échangisme appliqué aveuglément. »

Voyons… un libéral qui est à la fois socialiste. Pourquoi tant de mots pour ne pas dire carrément anarchiste?

« Toute ma vie d’économiste, j’ai vérifié la justesse de Lacordaire : entre le fort et le faible, c’est la liberté qui opprime et la règle qui libère »

C’est la aussi, que je suis d’accord avec lui et que les anarchistes doctrinaires et purissimes perdent leur clairvoyance pour se comporter comme une secte hors de la réalité qui freinent toute avance possible. « De chacun selon ces moyens, à chacun selon ces besoins, en toute égalité fraternelle » (la synthèse est mienne, je crois :wink: )… mais cela n’est possible que si l’on ne doit pas dévier desénormes quantités de ressources pour se défendre contre ceux qui prospèrent par le pillage. L’humanité ne peut se passer d’un protectionnisme éclairé en faveur des plus démunis tant qu’elle n’aura pas établi des mécanismes pour égaler au moins en puissance les pouvoirs de défense de chacun de ces membres à ceux qui peuvent être mis en œuvre contre lui par un autre membre ou même une corporation toute entière. Tant que la raison peut être accordé à celui qui à le plus de fric pour l’imposer… un anarchisme universel ne peut pas être possible.

Cela doit être triste, pour un socialiste éclairé comme Allais… de se voir proche de la mort, et de voir que les humains n’arrivent pas à apprendre de leurs erreurs.

Nous ne lui laissons même pas une petite lueur d’espoir…

Le seul moyen d'en sortir en bon ordre sans voir se désagréger l'Europe est de créer une monnaie commune adjointe à la monnaie unique et ancrée dans cette dernière. Pratiquement, les pays membres de la monnaie commune récupéreraient leur monnaie nationale qui ne serait convertible qu'en euro. Leur taux de change par rapport à l'euro serait variable, en fonction de la situation économique de ces pays, mais il serait fixé de manière concertée et sans à-coup. Ce serait par ce moyen, par exemple, que l'Espagne pourrait dévaluer, une nécessité vitale aujourd'hui pour elle.
Cela à l'air d'égoïsme... de tourner le dos à la solidarité.

Des plus faibles… on veut bien l’avantage de l’exploitation de leurs ressources et leurs marchés, même si cela fait détériorer leurs circonstances propres, mais quand il s’agit d’apporter des ressources… la, il n’y à subitement rien à partager… ce serait incompatible au maintien de la compétitivité que nous avons acquis grâce à eux.

[bgcolor=#FFFF99][b][size=15]Cauchemar des banquiers : Glass Steagall s’invite au Congrès US[/size][/b][/bgcolor] 9 décembre 2009 http://www.solidariteetprogres.org/article6093.html

Cinq députés démocrates, Maurice Hinchey de New York, John Conyers du Michigan, Peter DeFazio de l’Oregon, Jay Inslee de Washington et John Tierney du Massachussetts viennent d’introduire un amendement au projet de loi de « régulation bancaire » déposé par Barney Frank, HR 4173. Cet amendement introduit par des congressistes connus pour leur sérieux et leur ancienneté, dans une loi de régulation qui avait été jusqu’ici adoubée par Wall Street, vient renforcer de façon tout à fait inattendue son contenu !

[bgcolor=#FFFF99]Rappelons que la Loi Glass-Steagall de 1933 avait été l’une des pièces maîtresses de Franklin Roosevelt dans sa lutte contre la dépression et pour détourner les banques des activités spéculatives, et les amener à jouer un rôle positif au service du développement de la nation. Pour protéger le public et les activités économiques ordinaires des risques de la spéculation financière, elle organise la séparation complète des activités des banques de dépôt, de celles des banques d’affaires et des assurances. La Loi Glass Steagall a été abrogée par Lawrence Summers, à l’époque Secrétaire au Trésor du Président Clinton, et aujourd’hui à la tête du Comité national d’économie de Barack Obama.[/bgcolor]

Dans une déclaration du 7 décembre, le député Maurice Hinchey notait que l’abrogation de Glass Steagall avait été « une recette pour le désastre parce qu’on a donné pouvoir aux banques de faire des paris importants avec l’argent des déposants, de l’argent qu’ils n’avaient pas en réalité. Quand beaucoup de ces paris, notamment dans le secteur du logement, n’ont pas tenu leurs promesses, c’est tout le château de cartes qui s’est effondré et les contribuables ont dû venir à la rescousse. (…) L’absence de loi Glass/Steagall a essentiellement transformé ces géants financiers en entités quasi-gouvernementales, incapables de survivre à l’effondrement récent sans l’assistance du gouvernement. »

L’amendement en question rétablit certains articles de la loi de 1933 qui avaient été abrogés et donne une année à toutes les banques pour se régulariser. Si l’amendement est adopté, il sera rajouté à l’article 12 du Code des Etats-Unis, sous le titre de « National Banking » [activité bancaire nationale), qui rassemble aujourd’hui ce qui reste de Glass Steagall. Le texte ajouté dit que « A l’issue d’une année… aucune banque adhérente ne devrait être affiliée, suivant les modalités décrites par la section 2 (b) avec aucune corporation, association, trust d’affaires, ou autres organisations similaires, impliquées principalement dans l’émission, le flottement, la souscription, la vente publique, ou la distribution en gros ou en détail, ou au travers d’une participation syndiquée, d’actions, obligations, notes ou autres titres. » Elle déclare « qu’aucun responsable, directeur ou employé de corporation ou d’association non incorporée, aucun partenaire ou employé de partenariat, aucun individu, principalement engagé dans l’émission, le flottement, la souscription, la vente publique, ou la distribution en gros ou en détail, ou au travers d’une participation syndiquée, d’actions, obligations, notes ou autres titres, n’occupera, en même temps, les fonctions de responsable, directeur ou employé d’aucune banque adhérente ». Enfin, elle spécifie que « nonobstant tout autre provision de loi, en aucun cas une institution dépositaire ne peut s’engager dans des activités liées aux activités d’assurance ». Si adopté, l’amendement proposé invaliderait non seulement la « Loi de modernisation » des Titres de 1999 établie par la loi Gramm-Leach-Bliley, mais aussi les réformes de 1987, 1989 et 1996, initiées par la Réserve Fédérale qui avaient déjà éliminé des parties entières de Glass Steagall, avant son abrogation finale en 1999.

http://www.solidariteetprogres.org/article6093.html

[bgcolor=#FFFF99]Quel système monétaire international pour un monde multipolaire ?[/bgcolor]

Un colloque très intéressant, organisé par la fondation [b]Respublica /b :
http://www.fondation-res-publica.org/Quel-systeme-monetaire-international-pour-un-monde-multipolaire_r62.html

Je vous recommande particulièrement cette intéressante explication de Patrick Artus :

[bgcolor=#FFFF99][size=25][b]Peut-on sortir de l'excès de création monétaire mondiale ?[/b][/size][/bgcolor]

Intervention de [bgcolor=#FFFF99]Patrick Artus[/bgcolor], Directeur des études à Natixis, professeur à l’Ecole polytechnique,
au colloque du 19 octobre 2009, Quel système monétaire international pour un monde multipolaire ?
http://www.fondation-res-publica.org/Peut-on-sortir-de-l-exces-de-creation-monetaire-mondiale_a445.html

Merci, Monsieur le ministre, Bonsoir à tous.

Je tenterai de tracer quelques pistes en posant trois questions :

• Quelle est réellement la perversité profonde du système dans lequel nous vivons aujourd’hui ? Ceci vient déjà d’être abordé.

• Quelles sont les évolutions les plus récentes ? Il est intéressant de les observer parce qu’elles modifient le modèle par rapport à celui qui fonctionnait avant la crise. Je crains toutefois qu’elles ne le fassent dans un sens plus inquiétant que rassurant.

• Quelles pistes, avec leurs avantages et leurs inconvénients, peut-on tracer ?

Pourquoi le système actuel est-il pervers ?

Nous sortions d’une longue période où les pays dont les monnaies s’affaiblissaient devaient faire l’effort de correction. Un tel système génère un biais restrictif pour la politique monétaire. En effet, les pays qui vont mal, ou dont les monnaies s’affaiblissent, doivent passer à des politiques monétaires, budgétaires ou, plus globalement, d’épargne, plus restrictives. On peut parler d’un système restrictif puisque c’est un ajustement dans le sens de la restriction dans le groupe des pays dont les monnaies ont tendance à s’affaiblir.

On est passé progressivement à ce qu’on a décidé d’appeler le « Bretton Woods inversé » où, comme son nom l’indique, l’ajustement doit être réalisé par les pays à monnaie forte qui mettent donc en place des politiques monétaires plus expansionnistes.

Dans le système actuel, les pays dont les monnaies naturellement seraient trop fortes (pays producteurs de pétrole, Chine, autres pays d’Asie etc.) pratiquent donc des politiques monétaires extrêmement expansionnistes qui prennent des formes complémentaires et équivalentes : L’accumulation de réserves de change, majoritairement par l’achat de titres en dollars pour éviter la dépréciation du dollar.

[bgcolor=#FFFF99]Il en résulte donc une création monétaire très forte dans les pays qui accumulent des réserves (quand la Banque centrale de Chine achète des actifs en dollars, elle crée sa monnaie).[/bgcolor]

Tous ces pays ont des taux d’intérêts extraordinairement faibles par rapport à leur croissance, c’est-à-dire des politiques monétaires avec des biais expansionnistes majeurs (ce qui est lié au fait qu’ils créent de la monnaie en accumulant des réserves).

Le système monétaire international actuel consiste donc à faire passer les pays à monnaie forte à des politiques monétaires plus expansionnistes, générant un biais expansionniste monétaire.

Ce biais expansionniste monétaire est très présent depuis le milieu des années 1990, avec l’affaiblissement potentiellement plus grand du dollar et le soutien du dollar par tous ces pays qui accumulent les réserves.

[b]Il en résulte une très forte croissance de la liquidité mondiale Dans la période récente on arrive à des chiffres extravagants : la base monétaire mondiale (c’est-à-dire la taille du bilan de toutes les banques centrales mises ensemble, la quantité d’actifs que toutes les banques achètent pour créer de la monnaie) dépasse aujourd’hui 11 000 milliards de dollars, soit plus de 20% du PIB mondial. Il y a vingt ans, le bilan des banques centrales atteignait environ 5% du PIB mondial … ce qui permettrait de dire qu’il y a quatre fois plus de monnaie qu’il y a vingt ans ![/b]
[color=red][b]Contrairement à ce que croient les Allemands, ceci n’a pas fabriqué d’inflation économique mais une situation chronique d’inflation des prix [bgcolor=#FFFF99]des actifs[/bgcolor][/b][/color] : en période de chômage, de capacités excédentaires, ce ne sont pas les prix des biens qui montent. Depuis une vingtaine d’années les bulles de prix d’actifs circulants se sont succédé, se posant tantôt sur les actions, tantôt sur les actifs des émergents, sur l’immobilier ou sur les matières premières. Quand une bulle a épuisé un actif, elle ne peut que passer à la case d’actif suivante. [b]L’excès de liquidités entraîne une hausse du prix des actifs.[/b]
[b]Nous fabriquons donc des crises financières à répétition sur un modèle identique : au moment où la bulle change d’actif, les prix de l’actif qui montait chutent, entraînant une crise financière, bancaire. Puis on recommence sur l’actif suivant. [/b]
C’est, sommairement, de cette façon qu’on peut analyser le système actuel.

Autrement dit, en raison de ce biais expansionniste chronique, le système de « Bretton Woods inversé » ne permet pas de contrôler la quantité de monnaie mondiale, mesurée par la taille du bilan de la banque centrale mondiale (composée en agrégeant toutes les banques centrales nationales). En cas de déséquilibre, on passe à une politique monétaire plus expansionniste.

Mais le système antérieur générait plutôt une restriction monétaire chronique qui finissait par le rendre inacceptable. C’est aussi le cas des systèmes inspirés de l’étalon-or, les systèmes de currency board où les pays (comme Hong-Kong et certains pays d’Europe centrale, telle la Bulgarie) ont des règles monétaires très strictes liées au montant des réserves.

Donc, le retour au système ancien n’est pas souhaitable non plus.

[bgcolor=#FFFF99]Il faudrait trouver un système de Bretton-Woods « intermédiaire » où la charge de l’ajustement serait partagée entre le pays à monnaie qui s’apprécie et le pays à monnaie qui se déprécie.[/bgcolor]

Quelles sont les évolutions récentes inquiétantes ?

La crise c’est l’éclatement de la bulle immobilière dans cet environnement. Or, depuis le mois de mars de cette année, comme cela vient d’être mentionné, la même mécanique s’est remise en place mais avec des modifications très importantes si on veut donner des pistes d’explication.

Avant la crise, le problème était le déficit extérieur des États-Unis. Le taux d’épargne des Américains était tombé à zéro, le déficit extérieur était devenu colossal : environ 900 milliards de dollars par an à la veille de la crise. Mais ceci s’est beaucoup corrigé : les Américains ne s’endettent plus, recommencent à épargner, leur déficit extérieur a été divisé par deux.

S’il ne s’était rien passé d’autre, le problème serait pratiquement réglé et ce colloque n’aurait pas lieu ce soir. Avec un déficit extérieur réduit de moitié, les dollars que fournissent les États-Unis au reste du monde évoluent à peu près comme le PIB mondial. La crise immobilière est venue à bout de l’endettement américain que, depuis vingt ans, on déplorait en vain. Les Américains vont épargner de plus en plus. Selon les chiffres récents, le crédit aux États-Unis est en chute libre. On observe un vrai besoin de désendettement des Américains.

Le problème des déséquilibres globaux serait donc résolu par la méthode espérée : davantage d’épargne aux États-Unis et des plans de relance de la demande intérieure en Chine et dans les autres pays d’Asie.

Or — c’est important pour comprendre le problème actuel — la réduction des déficits extérieurs des États-Unis a été compensée, et bien au-delà, par d’énormes flux de capitaux qui partent des États-Unis vers les pays émergents. Avant la crise, les États-Unis enregistraient chaque mois un déficit extérieur de 80 milliards de dollars. Aujourd’hui, il est tombé en dessous de 40 milliards mais [bgcolor=#FFFF99]150 milliards de dollars partent chaque mois des États-Unis vers les marchés de matières premières des pays émergents. Le problème d’instabilité a donc changé de nature. Il n’est plus lié à l’insuffisance d’épargne aux États-Unis mais à l’exode des capitaux des États-Unis vers les pays émergents où les perspectives de croissance sont plus fortes et les taux d’intérêts plus élevés. Les Américains épargnent davantage mais ça ne suffit pas en raison de ces énormes sorties de capitaux.[/bgcolor]

Ceci pose un problème profond : ce système, qui attire naturellement les capitaux des États-Unis vers les pays émergents aux perspectives de croissance plus forte, devrait entraîner automatiquement une chute du dollar. De ce fait, les pays émergents doivent recommencer à accumuler des réserves, pour compenser, non plus l’insuffisance d’épargne aux États-Unis, mais ce flux de capitaux américains vers les pays émergents producteurs de matières premières. C’est une configuration nouvelle qui nous place dans la problématique de transfert des capitaux.

Les Chinois ont un dilemme :

• S’ils stabilisent leur devise par rapport au dollar, ce qu’ils font depuis juin 2008, ils améliorent leur compétitivité. Mais ils le font plus vis-à-vis des autres pays asiatiques qu’à l’égard des États-Unis et de l’Europe. En ce moment la Chine regagne des parts de marché sur tous les pays d’Asie dont la monnaie se réapprécie : la Corée, la Thaïlande, les Philippines, l’Indonésie et le Japon. C’est donc un problème intra-asiatique. L’idée d’une coordination monétaire en Asie fait sourire car ce n’est pas nous qui sommes menacés par le renminbi faible mais les autres pays d’Asie, dont le Japon.

• Mais, ce faisant, ils ne peuvent pas contrôler leur politique monétaire domestique (une politique monétaire ne peut pas servir à tout). En ce moment, la masse monétaire augmente en Chine de près de 30% par an, contrepartie de l’énorme accumulation de réserves de change.

Les Chinois doivent choisir entre le contrôle de la liquidité domestique (en reflexibilisant leur taux de change) et les changes fixes, donc la création monétaire.

Quelles pistes permettraient de contrôler l’offre de monnaie (M0) créée par les banques centrales qui achètent des actifs ?

• La première piste consisterait à changer de monnaie de réserve. Mais le choix d’une autre monnaie nationale n’élimine pas le risque structurel que l’offre de cette monnaie ne soit pas contrôlée (si, par exemple, le pays émetteur accumule la dette extérieure).

D’aucuns préconisent le passage à un panier de monnaies. [bgcolor=#FFFF99]Le choix d’un panier de monnaies de type privé ne réglerait pas le problème de fond, celui du contrôle de l’offre de monnaie. Il n’y a pas de raison de penser que les Européens seraient plus vertueux que les Américains s’ils participaient à une monnaie de réserve.[/bgcolor]

Le renminbi serait le pire des choix, non seulement parce que les marchés financiers chinois ne sont pas assez développés mais surtout parce que la Chine a des excédents extérieurs et des excédents d’épargne qui provoqueraient une épouvantable contraction monétaire mondiale.

• La deuxième piste est celle des monnaies artificielles (le DTS version FMI ou l’or). Cette solution permettrait de contrôler l’offre par une institution indépendante qui émettrait la monnaie de réserve du monde. Mais la monnaie du commerce mondial est le dollar. L’utilisation d’une autre monnaie de réserve financière entraînerait d’énormes coûts de conversion. Le gouverneur de la banque centrale de Chine, par exemple, préfère avoir des réserves en dollars qui permettent les importations. S’il a des dollars, il est sûr de pouvoir acheter du pétrole ; s’il a des DTS, il devra trouver une autre banque centrale qui acceptera d’échanger ses DTS contre les dollars qui lui permettront d’acheter du pétrole.

Au-delà du problème des coûts de conversion se pose celui de la taille : 17 000 milliards de dollars circulent en dehors des États-Unis. Certains suggèrent de multiplier par vingt le prix de l’or pour absorber ces dollars en circulation ! La piste des monnaies artificielles ne me semble donc pas très sérieuse.

• La troisième piste serait un changement dans la composition des réserves de change, non en termes de devises mais en termes de nature des actifs achetés par les banquiers centraux. Or 40% des réserves de change des banques centrales consistent en dépôts bancaires, le reste en titres publics.

Que se passerait-il si les réserves comportaient de plus en plus de titres privés, d’actions ?

La banque centrale de Chine envisage de créer un fonds de 200 milliards de dollars pour aider les entreprises chinoises à faire des acquisitions à l’étranger.

Cette piste, peu évoquée, serait peut-être un élément de stabilité. [bgcolor=#FFFF99]Actuellement, on finance des déficits publics colossaux à des taux d’intérêts à peine supérieurs à 3%, si la banque centrale achetait Microsoft, ce serait peut-être un peu plus disciplinant.[/bgcolor]

La hausse inexorable de la part des actifs privés dans les réserves pourrait imposer aux États une certaine discipline.

• Autre piste, peut-être la meilleure : garder le dollar comme monnaie de réserve et discipliner les États-Unis.

Cette piste est-elle aussi déraisonnable qu’il y paraît ?

Timothy Geithner, secrétaire d’Etat au Trésor, a exprimé à de nombreuses reprises ce qui n’est encore que du wishfull thinking : un autre modèle de croissance américaine, basé sur l’épargne et les exportations. Les États-Unis ont un souci de court terme : ils n’ont rien à exporter. Ce détail mis à part, cela témoigne d’une volonté de l’administration américaine de modifier le modèle de croissance des États-Unis. Mais je répète que le problème essentiel est aujourd’hui la fuite des capitaux, devant la perspective d’un rendement beaucoup plus faible aux États-Unis, vers les émergents.

Tant que le problème résidait dans l’absence d’épargne des Américains, on pouvait mener des politiques budgétaires restrictives et augmenter les taux d’intérêt pour inciter les Américains à épargner. Mais si les Américains jugent que le rendement de leur épargne est plus intéressant dans les pays émergents ; il devient difficile de limiter cette perte de capitaux.

• D’où l’ultime piste : est-ce qu’on échappe au contrôle des capitaux internationaux ?

Si les autres pistes évoquées sont trop compliquées, la bonne solution ne serait-elle pas de réduire la taille des capitaux internationaux pour réduire l’accumulation de réserves de change nécessaire pour stabiliser les devises ?

Selon moi, la vraie réforme du système monétaire international consisterait à mettre en place [bgcolor=#FFFF99]des mesures qui réduiraient la taille des flux de capitaux[/bgcolor]. Quand on voit que l’Indonésie, qui n’est quand même pas une cible centrale pour les capitaux, est obligée d’acheter trois milliards de dollars certains jours pour empêcher sa monnaie de s’apprécier (des investisseurs acquièrent des actions indonésiennes pour trois milliards de dollars), on se dit que la piste de réforme du FMI la plus raisonnable serait de casser à la source ce qui est redevenu la cause de nos problèmes : les flux de capitaux spéculatifs vers les pays émergents (et non plus les déficits commerciaux).

[i]Source : Fondation Respublica, http://www.fondation-res-publica.org/Peut-on-sortir-de-l-exces-de-creation-monetaire-mondiale_a445.html[/i]


Merci Sam, pour le beau tuyau :wink:

Étienne.

Salut à tous.

Etienne, il semble que tu aies manqué cette brève sur le site de solidarité et progrès:

[bgcolor=#FFFF99]Le professeur Maurice Allais s’associe à la démarche de Lyndon LaRouche[/bgcolor]

http://www.solidariteetprogres.org/article6075.html

5 décembre 2009 (Nouvelle Solidarité) – La France n’a remporté qu’une seule fois le prix Nobel d’économie, avec le professeur Maurice Allais, en 1988.

Maurice Allais aime affirmer qu’il n’a eu qu’un seul élève, Gérard Debreu. Cependant, de nombreux dirigeants et responsables français, comme Dominique Strauss-Kahn, Marcel Boiteux, Thierry de Montbrial ou encore Jean-Louis Bianco ont également suivi ses cours.

En réponse à l’appel de l’Institut Schiller en vue de sauver l’économie mondiale, le professeur Allais a fait parvenir à Jacques Cheminade la lettre suivante, datée du 27 novembre 2009.

[i]Monsieur,

Vous avez bien voulu me transmettre l’appel de l’Institut Schiller et de M. Lyndon LaRouche en vue du sauvetage de l’économie mondiale, en me demandant de m’associer à cet appel, et je vous en remercie.

Ma réponse est la suivante :

M. Lyndon LaRouche et ses organisations ont souvent soutenu des idées proches de mes propres propositions de réformes fondamentales du système financier et monétaire international, que je n’ai cessé de mon côté de soutenir publiquement depuis plusieurs décennies.

Ayant en particulier pour ma part expliqué, démontré et annoncé depuis plus d’une décennie dans mes ouvrages la catastrophe financière mondiale survenue au cours de l’été 2008, je ne puis que m’associer pleinement à toute initiative visant à instaurer un large débat public en vue de refonder radicalement le système de crédit et le système monétaire international.

Je vous autorise à faire part publiquement de ma position selon les termes ainsi exprimés ci-dessus.

Croyez, Cher Monsieur, à l’expression de mes sentiments distingués.

Maurice Allais[/i]

Bonjour Bertrand, et bienvenue :slight_smile:

Merci pour l’info.

L’accord affiché entre Maurice Allais et Larouche/Cheminade/S&P n’est guère surprenant pour ceux qui connaissent les thèses de part et d’autre : ça fait un moment que l’on sait que leurs analyses (contre la financiarisation et le libre échange prétendument libéraux) se ressemblent (sans être exactement les mêmes). Mais c’est bien que ce soit dit clairement.

Étienne.

Je suis d’accord avec Dupont-Aignan, AJH et Zolko

Dès son introduction en 1999, les économies européennes qui avaient un peu convergé jusque là, se sont mises à diverger fortement entre elles (taux d'inflation, commerce extérieur, déficit et dette, etc.), preuve que la mayonnaise ne prenait pas, tout au contraire. Mais avec le surgissement de la crise, ces écarts se sont creusés très dangereusement : certains pays membres sont au bord du défaut de paiement (Irlande, Grèce), d'autres sont des puits sans fond d'endettement à cause de la faiblesse de leurs exportations (Espagne), d'autres enfin restent gravement handicapés par cette armure trop lourde à porter (France et Italie). Or, avec la crise, les taux de refinancement des Etats membres de l'euro (les « spreads ») n'ont cessé de s'écarter dangereusement les uns des autres, mettant à mal l'homogénéité déjà toute relative de la zone : concrètement, la Grèce et l'Espagne empruntent sur les marchés internationaux des capitaux à des taux bien supérieurs à ceux consentis à la France ou à l'Allemagne, ce qui risque d'ici à quelques mois d'entraîner l'éclatement de la zone. Le seul moyen d'en sortir en bon ordre sans voir se désagréger l'Europe est de créer une monnaie commune adjointe à la monnaie unique et ancrée dans cette dernière. Pratiquement, les pays membres de la monnaie commune récupéreraient leur monnaie nationale qui ne serait convertible qu'en euro. Leur taux de change par rapport à l'euro serait variable, en fonction de la situation économique de ces pays, mais il serait fixé de manière concertée et sans à-coup. Ce serait par ce moyen, par exemple, que l'Espagne pourrait dévaluer, une nécessité vitale aujourd'hui pour elle.
[color=#331100]Mon avis :

[bgcolor=#FFFF99]La division ( à l’intérieur de chaque nation du sous-continent européen ) du travail et des activités productives se mue en division à l’intérieur de l’UE, notamment à cause de la monnaie unique.[/bgcolor] Avec ce système de libre-échange et d’union monétaire, à l’Allemagne, les emplois industriels, à l’Espagne les emplois dans le bâtiment et les travaux publics, le tourisme. Ceci, en temps de non-crise, masque les effets négatifs de la désindustrialisation de l’Espagne grâce au taux élevé de l’euro et donc au pouvoir d’achat des Espagnols vers les pays à monnaie sous-évaluée. En cas de crise, l’Espagne est plus sinistrée qu’ailleurs en raison de sa spécialisation dans le tourisme. Le système d’union monétaire de l’euro a rendu dépendante et faible l’économie de l’Espagne vis à vis des autres pays du sous-continent membres du système. La solution pragmatique préconisée par Nicolas Dupont-Aignan me paraît être un moindre mal que le dogmatisme rigide de la monnaie unique tout le temps et partout quelque soit les circonstances. Couplée à une volonté de réindustrialisation, cette politique permettrait de revitaliser par des dévaluations, mais en concertation avec ses voisins, les économies qui en ont besoin.

Natixis publie une note expliquant que si les États-Unis avaient la même politique économique (imbécile) que l’Union européenne, ils n’auraient pas -2,5% de croissance cette année mais -6,5% .(télécharger la note en anglais)

Convertis en chômeurs pour l’Espagne, la France, l’Italie et tous les pays de la zone euro, ça fait quoi ça 4% de croissance en moins à cause d’une politique idiote ?

[/color]

[bgcolor=#FFFF99]La nouvelle couleur de l’argent[/bgcolor]

Une très intéressante émission radio (40 min) :

[b]La nouvelle couleur de l’argent[/b]

Rue des entrepreneurs
par Didier Adès et Dominique Dambert le samedi de 9h10 à 10h
samedi 28 novembre 2009

À Charlotte en Caroline du Nord, deuxième centre financier des États-Unis siège des deux plus grandes banques américaines Bank of America et Wachovia, le troc est de retour. Un troc à grande échelle.
Des sociétés spécialisées qui ressemblent à des banques se sont créées. Elles servent d’intermédiaires entre, par exemple, des traders désargentés et des restaurateurs en mal de clientèle pour échanger compétences informatiques des uns et bons repas des autres. Et tout cela sans que le moindre dollar ne circule.

Partout dans le monde, le troc refait surface mais pas seulement le troc.

De nouvelles monnaies se développent ou apparaissent, au Brésil, au Japon, en Suisse, en Allemagne, partout. On les appelle monnaies régionales, locales, complémentaires, alternatives ou libres. La crise financière leur redonne des couleurs. Ils sont de plus en plus nombreux à utiliser leur propre monnaie en marge des monnaies officielles, à l’échelle, d’une ville, d’un quartier, d’une communauté, et même d’un État pour continuer à vivre normalement.


invités

Gilles Besnard
Chargé de mission à la direction des déplacements au Conseil général de l’Essonne
Conseil général de l’Essonne


Jérôme Blanc
Maître de conférences en économie
Université Lumière Lyon 2 (Faculté de sciences économiques et de gestion)
site officiel de Jérôme Blanc


Bernard Lietaer
Économiste
Spécialiste des monnaies
Ancien directeur de la Banque Centrale de Belgique
site officiel de Bernard Lietaer


Jean-François Noubel
Président- fondateur de TheTransitioner.org
Chercheur en intelligence, sagesse et conscience collectives (ISCC)
Association TheTransitioner
site officiel de Jean-François Noubel


André Orléan
Directeur de recherche au CNRS
site officiel d’André Orléan


Livres :

Jérôme Blanc (ouvrage coll.)
Exclusion et liens financiers : Monnaies sociales
Rapport 2005-2006

éditeur : Economica
parution : mars 2006


Jérôme Blanc
Les monnaies parallèles : unité et diversité du fait monétaire

Analyse les diverses pratiques (titres restaurant, fausse monnaie…), ainsi que leurs enjeux théoriques et empiriques.
éditeur : L’Harmattan
parution : décembre 2000


Bernard Lietaer et Margrit Kennedy
Les monnaies régionales : de nouvelles voies vers une prospérité durable

Cet essai analyse le rôle du système monétaire européen dans les dysfonctionnements des politiques sociales. Selon les auteurs, ces politiques de portée européenne doivent être soutenues par des initiatives locales. Ils proposent l’introduction de monnaies régionales grâce auxquelles les régions seraient en mesure de soutenir les missions sociales sans peser sur le contribuable.
éditeur : Charles Léopold Mayer
parution : novembre 2008


André Orléan
De l’euphorie à la panique financière : penser la crise financière

La place décisive qu’occupe la liquidité de marché, à travers la titrisation, dans le système financier actuel peut être interprétée comme l’utopie d’une finance qui se passerait de l’État en créant sa propre liquidité. L’assèchement brutal de cette forme de liquidité est au cœur de la crise des subprimes : le marché du capital étant internationalisé, son ampleur défie l’intervention publique.
éditeur : Rue d’Ulm (Collection du Cepremap)
parution : mai 2009


André Orléan
L’aveuglement au désastre suivi de Le pouvoir de la finance

éditeur : Odile Jacob
parution : à paraître


Charles-Henri Filippi
L’argent sans maître

Essai présentant la crise actuelle comme une mutation politique majeure. Elle sonne en effet la fin de l’argent contrôlé, pensé comme un instrument d’ouverture aux autres par l’échange plus que d’emprise par l’accumulation. L’argent est passé du projet de bien-être pour tous à celui du pouvoir pour quelques-uns. Cette dérive affaiblit la démocratie au profit d’une oligarchie de marché.
éditeur : Descartes & Cie
parution : mai 2009


Christian Saint Etienne
La fin de l’Euro

éditeur : Bourdin Éditeur
parution : avril 2009

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Étienne.

Convertis en chômeurs pour l'Espagne, la France, l'Italie et tous les pays de la zone euro, ça fait quoi ça 4% de croissance en moins à cause d'une politique idiote ?
Cette relation entre "croissance" et "chômage" est toujours citée, comme une évidence. Mais jamais démontré. En d'autres mots, je ne crois pas qu'il y ait le moindre relation entre croissance et emploi. Pas la moindre.

La croissance (du PIB) ne montre qu’une chose: l’augmentation du flux financier (si je te vends mon stylo BIC 1 Euro, et que je te le rachète 1 Euro, on a augmenté le PIB de 2 Euros. Mais on n’a créé aucune richesse, et aucun emploi). D’ailleurs, en ce moment, le chômage augmente et le PIB aussi (faiblement).

Je pense qu’on peut parfaitement avoir des emplois ET un PIB qui baisse. Je ne suis pas avocat de la décroissance, je dis simplement que regarder le PIB comme mesure économique unique n’est pas bon. Mais je ne nie pas que si « on » mettait en oeuvre mes idées, le PIB baisserait probablement, mais en tant que dommage collatéral et pas comme objectif premier.

Exemple ? Si on mettait une vraie taxe carbone, qui taxerait les produits en fonction de la dépense carbone de leur fabrication (donc y compris transport), les importations Chinoises baisseraient énormément, remplacés par des productions locales, plus chères mais moins nombreuses. Résultat: plus de chômage, mais qui saurait dire si le PIB augmenterait avec une telle mesure ? Pareil pour l’agriculture: si on imposait une agriculture Bio, sans pesticides et fertilisants massifs, il faudrait plus de main d’oeuvre, les produits seraient plus chers, on en achèterait moins (mais de meilleure qualité), et le PIB là dedans ? Il augmenterait ou pas ?

Le «coefficient d’Okun» ou la relation PIB/chômage…

http://www.unites.uqam.ca/forum/4Couts.html

Mais ce coefficient n’est pas « l’évangile »…

Ya plein de raisons différentes au chomage. L’importance de l’activité économique, que l’on assimile souvent à tort au PIB a évidemment un lien très fort avec le chomage, si bien que les grandes évolutions ( croissance ou décroissance de l’activité économique ) correspondent assez souvent à une évolution inversement identique du chômage. Mais cela dépend de tellement de choses que l’on peut difficilement les relier par une simple relation mathématique.

La productivité joue elle aussi un grand rôle.

On l’a vu ici, la monnaie et son accaparement par une minorité joue un rôle important aussi.

Le chômage a aussi des causes structurelles, comme par exemple quand il y a un surplus de main d’oeuvre dans un secteur dans une certaine région, et qu’il y a un défaut de main d’oeuvre dans une autre, du fait qu’il est difficile pour les gens de se déplacer.

L’inadéquation de la formation.

Et il y a les comportements irrationels des différents acteurs économiques aussi.

La balance commerciale …

L’innovation et notre capacité à la financer.

Etc … etc …

Alors effectivement je pense qu’on peut très bien avoir une augmentation du PIB sans à la clé avoir de création d’emplois. Et je pense d’une manière générale que de traiter de problèmes politiques à coup d’indicateurs économiques est tout ce qu’il y a de plus stupide et néfaste.

Pour les histoires de « taxe » il faut faire attention aux inégalités qui existent dans la population. Et les différentes taxes carbonnes proposées jusqu’à présent sont injustes socialement.

Sous-euros (proposition de Dupont-Aignan)

Gilles (8059).

Autrement dit, il s’agirait de retourner au système du flottement des monnaies nationales des pays de l’UE, la seule différence étant que ces monnaies seraient inconvertibles sauf en euros et ne flotteraient que par rapport à l’euro.

Cela signifierait qu’on renonce au principe de base de l’union européenne (créer une union de plus en plus étroite, y compris sociale et économique, entre les États membres) : si c’est le but recherché, alors il faut le dire.

La situation de l’Espagne dans le cadre de l’UE n’a rien de plus inhabituel que celle du Michigan dans le cadre des États-Unis : or, les ÉUA ne recourent pas à des sous-monnaies régionales pour traiter leurs problèmes économiques (ce serait le début de la désagrégation de la fédération).

Il y a peut-être quelque chose de bon (en pratique : comme moyen de gérer automatiquement les disparités économiques entre États membres) dans la proposition de Dupont-Aignan, mais ça mériterait plus amples explications, surtout si cela devait signifier qu’on renonce à réduire les disparités nationales dans le cadre de l’UE. JR

@Jacques Roman
La proposition de NDA n’aurait pas de sens si l’UE avait commencé par imposer les même règles fiscales et sociales aux pays de la zone euro
Mais ce n’est pas le cas …
Alors entre choisir je suis d’abord français ou je suis d’abord européen, moi aussi je choisis la première alternative.
Il faut d’ABORD réduire les disparités et la question ne se posera plus…

[bgcolor=#FFFF99]Le pouvoir financier au cœur de la crise de 2008
Les analyses prophétiques de Maurice Allais
[/bgcolor]

Bonjour.

J’ai passé un bonne partie de la nuit à mettre en forme une synthèse particulièrement intéressante que m’a envoyée Philippe Boursier de Carbon.

C’est là :
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2009/12/09/104-maurice-allais-lettre-ouverte-aux-francais-contre-les-tabous-indiscutes#c3669

On y retrouve de larges extraits du livre formidable que j’ai reproduit il y a quelques années (avec l’accord et même les encouragements de Maurice). Il est là : http://etienne.chouard.free.fr/Europe/messages_recus/La_crise_mondiale_d_aujourd_hui_Maurice_Allais_1998.pdf

Amicalement.

Étienne.

Rejoignez le groupe facebook « Soutiens aux propositions de Maurice Allais »

http://tinyurl.com/yafcovl

Maurice Allais se trompe sur l’idéal socialiste, enfin, si on ne doit considérer que sa composante économique comme il le fait : il ne s’agit pas de l’équité de la REdistribution des richesses mais de la distribution des richesses tout court. Cette nuance est extrêmement importante car elle vise à lutter contre les inégalités en amont, contre ce qui les produit et non pas uniquement en aval, après que ces inégalités soient produites.

Alors, cela ne change pas grand chose à ce qu’il dit ici, mais néanmoins, cela ôte toute compatibilité entre libéralisme et socialisme, contrairement à ce qu’il pense.

Source : Petit dictionnaire des mots de la crise, Philippe Frémeaux et Gérard Mathieu, Alternatives économiques.

:slight_smile:

Étienne.

« Re »-distribution des richesses

Je trouve judicieuse la remarque de Sandy dans son 8073, en ce sens qu’il doit s’agir de distribuer équitablement les richesses dès le départ, mais il me semble que « redistribuer » est depuis longtemps employé au sens de « distribuer ». Mieux vaudrait dire « répartir », pour éviter toute ambigüité. JR

Maurice Allais se trompe sur l'idéal socialiste, enfin, si on ne doit considérer que sa composante économique comme il le fait : il ne s'agit pas de l'équité de la REdistribution des richesses mais de la distribution des richesses tout court. Cette nuance est extrêmement importante car elle vise à lutter contre les inégalités en amont, contre ce qui les produit et non pas uniquement en aval, après que ces inégalités soient produites.

Alors, cela ne change pas grand chose à ce qu’il dit ici, mais néanmoins, cela ôte toute compatibilité entre libéralisme et socialisme, contrairement à ce qu’il pense.


Je ne comprends pas …
Expliquez moi ce que proposent les socialistes en terme de distribution « en amont » des richesses, et que ne proposerait pas Allais (avez vous lu http://osonsallais.wordpress.com/2009/12/15/pour-la-reforme-de-la-fiscalite/ ?).

EDIT: on ne peut distribuer (ou redistribuer) une richesse si elle n’a pas été produite, extraite ou « cueillie » , les 3 par le travail.
Bien sur certains considèrent que c’est aux autres de travailler pour pouvoir profiter des fruits du travail de ceux là: ce n’est pas mon point de vue, hormis un pourcentage de répartition (impôts, revenu citoyen, quotas)