L’activité économique (l’investissement et le travail) permet de (et incite à) augmenter les flux de monnaie et donc la monnaie utilisée, à stock égal.
Elle permet donc de financer bien davantage que le remboursement du capital emprunté (y compris des intérêts, s’il le faut), dans la majorité des cas. (Les autres cas sont les investissements ratés, les paris perdus.)
Bonsoir,
Je suis sorti quelques heures, et en rentrant, j’ai du boulot 
AJH a d'abord dit ([url=http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7400#p7400]message n°7400[/url])
[bgcolor=#FFFF99]L'activité économique n'a jamais créé de monnaie... donc ne permet pas de payer plus que le capital emprunté[/bgcolor], me semble-t-il.
.... et Zolko a confirmé ([url=http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7406#p7406]message n°7406[/url]) :
AJH a écrit: L'activité économique n'a jamais créé de monnaie...
[bgcolor=#FFFF99]Etienne, tant que vous n'aurez pas compris ça, ou démontré le contraire, la discussion n'avancera pas.[/bgcolor]
Là, je crois que nous sommes sur un point inattendu de la controverse ; un point de désaccord ou un malentendu, vous me le direz.
D’abord, je n’ai jamais dit que l’activité économique créait de la monnaie.
J’aurais pu le dire, pourtant, dans une certaine mesure, puisque ce sont les idées d’investissement des entrepreneurs qui créent le besoin de financement et finalement une composante importante du crédit et donc… de la création de monnaie.
Mais, ce n’est pas du tout ce que je disais en l’occurrence : je parlais à quantité de monnaie constante, effectivement, et je soulignais qu’[bgcolor=#FFFF99]un investissement permet généralement de rapporter beaucoup plus que ce qu’il a fallu emprunter (on dit alors qu’il est « rentable »), sans quoi personne n’emprunterait[/bgcolor]. Je l’ai déjà dit, je le répète, et je serais curieux de lire la démonstration du contraire 
Quand AJ dit que l’activité économique ne permet pas de payer plus que le capital emprunté, ça me semble être une énormité, et c’est sans doute un malentendu (qu’il faut dissiper) : à mon sens à moi, l’activité économique crée des droits à unités monétaires, donc des besoins d’unités monétaires, une sorte d’appel d’air, unités qu’on utilise alors 20 fois le même jour s’il le faut, ce qui permet de ne pas augmenter forcément le stock ! (pensez à la dame de Condé, c’est un exemple lumineux), et je le répète, [bgcolor=#FFFF99]À STOCK ÉGAL (à masse monétaire constante) (*), l’activité économique augmente les flux, donc la monnaie utilisée (pas la monnaie existante, pas le stock, il faut bien me lire, là).[/bgcolor]
AJ, avec toujours le même plaisir, je te suis 
Étienne.
(*) et il ne faut pas dire que j’ai prétendu que l’activité économique augmentait le stock, car je n’ai pas dit ça du tout : je n’ai parlé que de l’augmentation des flux, et ça fait une sacrée différence, car vous-mêmes ne semblez n’accorder d’importance qu’au stock alors, précisément, que le paiement des intérêts se contenterait d’un simple flux : quelques vieux euros élimés feraient l’affaire du banquier en paiement des intérêts… il ne sera pas regardant sur la façon dont vous les avez gagnés, car ils ont la même valeur que des euros neufs sur son compte de Résultat.
Je crois vraiment que les intérêts (comptes de Résultat, pour le prix du service rendu) n’interfèrent pas sur les mécanismes de création et de destruction de la monnaie (comptes de Bilan, pour le service rendu lui-même) : c’est un racket circuit à part.
Je dis que [bgcolor=#FFFF99]l’investissement, le travail, l’activité économique, créent (quasiment TOUJOURS) un surplus (par rapport à l’investissement de départ) qui permet de financer mille dépenses, y compris les intérêts, et tout ça, je le répète, possiblement à stock égal.[/bgcolor] Dire que l’activité économique ne permet pas de rembourser plus que le capital emprunté n’est pas raisonnable, je trouve.
Par ailleurs, AJ souligne que le taux moyen de rotation de la monnaie est à 1 depuis des années. Ce pourrait être une bonne objection, mais c’est une moyenne et il suffirait que la moitié de la monnaie soit thésaurisée (c’est peut-être même davantage, selon les époques, non ?) pour que le taux de rotation de la monnaie vraiment utilisée soit de 2, non ?
AJ et moi avons cherché ensemble ce qui pouvait expliquer ce taux étonnament faible (il étonne aussi les banquiers, disent-ils), sans trouver pour l’instant de réponse satisfaisante.
Il m’est venu aujourd’hui une idée à ce sujet : [bgcolor=#FFFF99]ce taux de 1 ne pourrait-il pas être la limite asymptotique d’une évolution qui va avec une grande création monétaire (débauche caractéristique des temps actuels) : si on crée énormément de monnaie, les agents n’ont pas besoin d’utiliser plusieurs fois les mêmes signes monétaires, n’est-ce pas ? Et inversement, c’est quand la monnaie se fait rare qu’on est conduit à la faire tourner.[/bgcolor] Je parle à l’intuition, qu’en pensez-vous ?