07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

Concernant la monnaie de la France, le franc, voici enfin une bonne nouvelle :

[b]Économie : l'euroland au bord de la crise[/b].

(Courrier International, 23 janv. 2009)

Les critères de Maastricht et le pacte de stabilité n’ont pas réussi à rapprocher les économies des pays membres de la zone euro. Les disparités Nord-Sud perdurent et deviennent une véritable bombe à retardement.

Tout a commencé avec la crise financière. Celle-ci s’est rapidement transformée en crise économique. Elle pourrait maintenant se muer en crise de l’euro. Dix ans après l’adoption de la monnaie commune européenne, force est de constater que les critères de Maastricht et le pacte de stabilité, qui devaient permettre aux Etats concernés d’harmoniser leurs politiques économiques, se sont soldés par un échec total.

En réalité, [bgcolor=#FFFF99]les écarts de compétitivité[/bgcolor] entre, d’une part, l’Allemagne, les Pays-Bas et l’Autriche et, d’autre part, la France, l’Espagne, l’Italie, le Portugal et la Grèce [bgcolor=#FFFF99]n’ont cessé de se creuser et vont encore s’aggraver[/bgcolor] sous l’effet de la crise économique et financière.

Les pays économiquement plus faibles vont devoir financer la relance de leur économie par un nouvel accroissement de leur dette et devront verser encore plus d’intérêts. La Grèce, par exemple, devra payer deux fois plus que l’Allemagne pour rembourser ses emprunts d’Etat. Il n’y a pratiquement aucun espoir d’échapper à ce cercle vicieux.

Autrefois, la dévaluation de la monnaie était l’arme la plus efficace dans ce genre de situation. Cela est aujourd’hui impossible. Désespéré, le gouvernement italien a tenté de négocier avec l’Allemagne pour lancer un emprunt d’Etat conjoint et s’est naturellement fait envoyer sur les roses. Car les Allemands n’ont pas l’intention de payer pour les Italiens.

Ces tensions ne retomberont que si la disparité des économies du Nord et du Sud s’estompe. À défaut, il ne restera d’autre alternative que de sortir de la zone euro.

Michael Moravec
Der Standard


Source : http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=93846

Je vous suggère la lecture des trois articles de Jean Claude Werrebrouck , et particulièrement le 3° Accueil | Un magazine d'actualité et d'informations en continu , sous forme de conclusion, dans lequel on trouve (entre autres choses amusantes…)

Le scénario le plus probable, et surtout le plus satisfaisant, devient alors celui-ci : puisque les banques centrales, malgré les déversements héliportés de liquidités, sont incapables à elles seules de réamorcer la ronde des échanges, puisque les Etats seront très vite à court de munitions malgré leur incontestable efficacité, alors il conviendra d’envisager un partage des tâches : Aux banques centrales le soin de fournir des quantités illimitées de munitions ; aux Etats - désormais bien armés - de les utiliser et de forcer par la commande publique le réamorçage de la ronde des échanges. Concrètement cela passera par l’achat massif de bons du trésor par les banques centrales, des achats qui par leur caractère massif empêcheront la remontée des taux d’intérêt. Sans doute la nature des choses va-t-elle changer puisque l’achat de bons du trésor US par un citoyen américain ou chinois est une ponction sur une masse monétaire existante, alors que l’achat par la FED est pure création. La récession peut ne pas devenir grave dépression si les autorités monétaires partout dans le monde s’orientent vers un tel partage des tâches. Et l’enjeu est tel que ce scénario a de bonnes chances d’émerger très rapidement. La double planche à billets (déversements héliportés sur les banques d’un côté, sur les trésors de l’autre) est au moins dans un relatif court terme la seule alternative à l’irruption massive et dévastatrice d’une crise exceptionnellement grave.
  1. Des solutions …et des questions sans réponses

Bien sûr le scénario qui vient d’être développé bouleverse les croyances les mieux établies, notamment les bienfaits de la stabilité monétaire, le dogme de l’indépendance des banques centrales, avec notamment l’interdiction pour un Etat d’exiger l’achat de bons du trésor par sa propre banque centrale. Le problème va rapidement se poser pour l’Europe qui s’est construite une banque centrale qui est de loin la plus indépendante du monde. Rappelons par exemple que l’article 101 du traité constitutif de la CE interdit à la banque centrale et aux banques centrales nationales d’accorder toutes formes de crédits aux administrations publiques nationales

Notons que dans les faits, le pragmatisme, tout au moins le pragmatisme américain, semble déjà se manifester et le président de la FED, en décembre 2008, n’hésite pas à déclarer qu’il compte bien utiliser des « moyens non conventionnels ». Ce pragmatisme fait à l’inverse place à beaucoup de rigueur côté BCE et le scénario retenu sera sans doute assez difficile à mettre en place. Difficulté accrue aussi en raison du fait que les stratégies de coopération entre Etats européens ne semblent pas toujours l’emporter sur des stratégies plus nationales.

Il n’empêche qu’il sera tout simplement intenable pour l’Europe de conserver des Etats nationaux dans leur statut de petite grenouille alors que partout ailleurs le double déversement héliporté sera à l’œuvre , et ce, ne serait-ce que pour des considérations de change qui verraient l’Euro s’apprécier au-delà de toute limite. Une solution devra donc être trouvée pour que l’Europe puisse à son tour - et sans limite - sortir du grenier la planche à billets.

Le double déversement héliporté aboutira mécaniquement à une hausse considérable de la masse monétaire mondiale. Lorsque les bons du trésor émis sans limites n’épongeront plus l’épargne mondiale, ce qui est encore largement le cas au moment où ces lignes sont écrites, mais deviendront de la pure création monétaire, un écart sera crée entre la masse monétaire disponible et ses contreparties en termes de marchandises disponibles. La question est alors de déterminer le moment où la déflation, enfin éloignée, laissera la place à l’inflation.

Il est impossible de répondre à une telle question. Cette inflation est pourtant inéluctable et débutera lorsque les Etats ayant forcé le redémarrage des rondes des échanges, les premières raretés réapparaitront. Ces premières raretés se manifesteront vraisemblablement sur les matières premières et notamment le pétrole dont le faible prix actuel élimine mécaniquement les recherches et forages difficiles et donc son offre.

Je vous ai répondu sur le fil [url=http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6261#p6261]Sortir de l'Union Européenne[/url]
Merci Etienne pour votre message. Je vous répondrais plutôt sur le fil 26 où Jacques a fait, aussi, des remarques dans son [url=http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6268#p6268]Message n°6268[/url] qui répondent en partie à vos arguments. Il m'est trop difficile de suivre trop de fils, et mes réponses concernent directement la campagne de juin 2009. Je ne reprends ici qu'un seul point directement lié à la monnaie.

L’Union Européenne a été créée par le traité de Maastricht, qui a aussi créé l’Euro : en première lecture, il peut sembler raisonnable de vouloir sortir de l’UE pour recouvrer la souveraineté monétaire.

MAIS:

La France a cédé sa souveraineté monétaire en 1973 (3 janvier) indépendamment de l’Europe, presque 20 ans avant l’Union Européenne et l’Euro: elle a cédé sa souveraineté aux marchés privés internationaux, et à aucun pouvoir européen. Du coup, si la France quitte l’Union Européenne, elle se retrouvera dans la situation pre-Maastricht, avec un franc français, certes, mais toujours soumis aux marchés privés internationaux (et pas européens). Alors, une fois sorti de l’UE, les français devront se battre encore pour retrouver la souveraineté public de leur monnaie. Et rien ne dit que ce sera plus facile que si on s’attaquait directement à retrouver la souveraineté public d’une monnaie continentale.

Je me refuse de penser que vous souhaitez seulement un patriotisme primitif avec un franc national mais toujours privé. Donc, soit il y a un gros malentendu et nous ne parlons pas de la même chose, soit l’un de nous à loupé quelques éléments importants. Puisque vous avez-eu l’amabilité de répondre à ma question précédente, je vais encore abuser et vous posez une autre question courte: en quoi sortir de l’UE rendra-t-il la souveraineté monétaire au peuple français, et pas seulement le symbole national toujours contrôlé par les marchés privés internationaux ?

[bgcolor=#FFFF99]Perspectives formidables d’émancipation monétaire et économique en sortant de l’Union européenne[/bgcolor]

Je ne reprends ici qu'un seul point directement lié à la monnaie.

L’Union Européenne a été créée par le traité de Maastricht, qui a aussi créé l’Euro : en première lecture, il peut sembler raisonnable de vouloir sortir de l’UE pour recouvrer la souveraineté monétaire.

MAIS:

La France a cédé sa souveraineté monétaire en 1973 (3 janvier) indépendamment de l’Europe, presque 20 ans avant l’Union Européenne et l’Euro : elle a cédé sa souveraineté aux marchés privés internationaux, et à aucun pouvoir européen. Du coup, si la France quitte l’Union Européenne, elle se retrouvera dans la situation pré-Maastricht, avec un franc français, certes, mais toujours soumis aux marchés privés internationaux (et pas européens). Alors, une fois sortis de l’UE, les Français devront se battre encore pour retrouver la souveraineté publique de leur monnaie. Et rien ne dit que ce sera plus facile que si on s’attaquait directement à retrouver la souveraineté publique d’une monnaie continentale.

Je me refuse de penser que vous souhaitez seulement un patriotisme primitif avec un franc national mais toujours privé. Donc, soit il y a un gros malentendu et nous ne parlons pas de la même chose, soit l’un de nous à loupé quelques éléments importants. Puisque vous avez-eu l’amabilité de répondre à ma question précédente, je vais encore abuser et vous posez une autre question courte: en quoi sortir de l’UE rendra-t-il la souveraineté monétaire au peuple français, et pas seulement le symbole national toujours contrôlé par les marchés privés internationaux ?


Cher Zolko,

Le traité de Maastricht est une norme institutionnelle et internationale, un contrat signé entre 27 pays : cela rend cette norme, à mon avis, non modifiable sur l’essentiel, intangible, irrévocable, inaccessible, aussi bien aux citoyens qu’à leurs représentants élus (qui, au passage, n’ont plus aucun pouvoir réel).

J’analyse ce traité comme un verrou qui, en montant une norme au plus haut niveau du droit (institutionnel et international), rend inattaquable une situation qui pouvait encore changer auparavant.

Au contraire, la norme préexistante en France était une loi, une simple loi (de 1973, comme vous le rappelez).

[bgcolor=#FFFF99]Et ce qu’une simple loi a fait, une simple loi peut le défaire.[/bgcolor]

Ceci est essentiel.

Donc, si on s’arrache des griffes du traité de Maastricht, on revient à une échelle politique, une dimension géographique et démographique, où les humains ont une chance, une possibilité non fictive de reprendre le contrôle des hommes à qui ils concèdent le pouvoir.

Cela fait une différence considérable, décisive même : l’Union européenne est une prison politique, un piège contre la démocratie. Vous ne changerez RIEN d’important en restant à l’intérieur, je crois. C’est un pot de glue.

Et la difficulté grandissante de réviser la constitution européenne (qui va avec le grand nombre de pays signataires) épaissit les murs et multiplie les barbelés de l’enceinte de cette prison.

Je sais que c’est un procès d’intention d’affirmer que c’était voulu comme ça au départ (et que ça l’est encore maintenant), mais c’est un procès d’intention alimenté par de nombreuses pièces à conviction, extraites par une patiente observation d’historiens, de déclarations, de courriers, de discours, de livres, d’archives, de faits avérés qui montrent des volontés oligarchiques anciennes et tenaces…

Le sabordage monétaire par une simple loi est facile à redresser. Voilà la différence qui justifie de sortir d’urgence de l’UE.

D’autant qu’en 1973, sans débat (pas d’Internet à l’époque), la décision félone est passée comme une lettre à la poste dans l’indifférence (et l’ignorance) générale ; [bgcolor=#FFFF99]aujourd’hui, un gouvernement (de gauche ou de droite) aurait du mal à éviter un débat public complet sur la légitimité politique et sur la légitimité économique d’une décision aussi ruineuse que l’interdiction pour l’État de créer la monnaie dont il a besoin pour financer les investissements publics.[/bgcolor] La loi changerait donc rapidement, je pense, dans le bon sens.

Et je pense aussi qu’une certaine prospérité reviendrait rapidement car je crois que la quantité de monnaie (la vraie : la monnaie permanente et gratuite) est décisive dans la performance économique, si on sait interdire rigoureusement les excès (de la part des hommes au pouvoir, notamment, et là, je rejoins parfaitement Frédéric Lordon).


Ces raisons valent sur le plan de la monnaie, mais il y a bien d’autres sujets qui imposent également de fuir rapidement le piège de l’UE :

je pense ici au [bgcolor=#FFFF99]libre-échange mortifère imposé par la signature secrète de l’AGCS[/bgcolor] (accord général sur le commerce des services qui dépouille progressivement les État de tout droit d’interdire quoi que ce soit aux investisseurs privés étrangers), négociations qui se déroulent dans le plus grand secret (même les parlementaires européens n’ont pas le droit de voir une ligne des négociations en cours, c’est un scandale révoltant) négociations menées par un seul homme : [bgcolor=#FFFF99]le commissaire au commerce extérieur (ultra libéral sous influence des industriels et des banquiers) négocie seul et en secret l’AGCS au nom de 480 millions de citoyens, en dehors de tout contrôle…[/bgcolor] Il me semble que ce piège est mortel. Il me semble que tout ce « système politique » est morpionné en profondeur, corrompu dans son génome, irrécupérable.

Comme vous, je voudrais libérer mes enfants de cette étreinte.
Mais contrairement à vous, je ne crois pas que cet outil-là soit récupérable.
Comme vous, je voudrais que les humains du monde fraternisent (vraiment).
Mais je voudrais sortir de l’Union européenne parce je vois bien qu’elle impose,
à travers tous ses textes fondamentaux (irréversibles), elle impose la guerre économique
qui est, il me semble, la nouvelle guerre imaginée par le totalitarisme moderne des rentiers pour imposer la docilité aux travailleurs.

Je ne pense pas mériter d’être classé parmi les « patriotiques primitifs » (et je réclame à cor et à cri une monnaie publique), mais s’il existe des « patriotes primitifs » humanistes, vraiment humanistes (ce n’est pas impossible du tout), je les respecte car je comprends fort bien qu’on tienne à la nation faute de mieux et qu’on redoute le choix de l’empire qui a toujours broyé les hommes.

Il faut arrêter d’intimider ceux qui croient qu’une démocratie n’est possible qu’au niveau national en les traitant de termes méprisants (comme « franchouillards » ou « patriotes primitifs »), au nom d’une idéologie eurolâtre aussi profondément mythique (à mon avis) que toutes les religions. Je ne me sens pas du tout patriote (sauf de la patrie du monde), mais conchier les patriotes est une mode contestable aux motivations douteuses.

Étienne.

Procédons par ordre :

1- D’abord, en mai 2012, c’est l’élection présidentielle. Nous devons voter pour un candidat NONiste qui aura dans son programme la phrase : " Il faut sortir de l’Union Européenne. "

2- Ensuite, en juin 2012, c’est l’élection législative. Nous devons voter pour un ( ou des ) candidat NONiste qui aura dans son programme la phrase : " Il faut sortir de l’Union Européenne. "

3- Si ces deux élections sont gagnées, la France sort de l’Union Européenne et revient à sa monnaie, le franc.

4- Enfin, dernière étape : l’Assemblée Nationale vote deux lois :

  • une loi re-nationalisant la Banque de France ;

  • une loi permettant à l’Etat de se financer auprès de la Banque de France grâce à des avances faites au Trésor Public, sans intérêt et sans échéance.

Voici ce que nous devrions faire.

Bien sur, Instit… le reste du monde attendra tranquillement en vous voyant faire, n’ayant rien à dire…

… et vous terminerez par être complètement auto-suffisants dans votre toute-petite autarcie dont plus personne ne se souviendra.

Je vous recommande de revisiter l’histoire de l’Albanie… et son présent, avant d’imposer ce choix à la France franchouillarde.

NingúnOtro,

Comment dit-on « nationaliste européen, fier de son petit continent » ?

[bgcolor=#FFFF99]Europouillard ?[/bgcolor]

:wink:

NingúnOtro,

Comment dit-on « nationaliste européen, fier de son petit continent » ?

[bgcolor=#FFFF99]Europouillard ?[/bgcolor]

:wink:


Je ne t’en veux pas, Étienne :wink: , tu as oublié de faire le tour de mes commentaires chez Jean Quatremer avant d’écrire cela, j’en suis sur.

Le problème avec les europouillards, c’est qu’ils ont TOUJOURS le même argument.

Le problème avec les europouillards, c’est qu’ils répètent TOUS le même argument, ils disent : " Quoi ? Vous voulez sortir de l’Union Européenne ? Donc vous êtes pour l’autarcie. Donc vous voulez devenir l’Albanie au temps de Enver Hodja. "

Le problème avec les europouillards, c’est qu’ils n’ont pas compris que l’on pouvait sortir de l’Union Européenne et continuer à communiquer, à échanger, à commercer, à être ouverts sur le monde.

Le problème avec les europouillards, c’est qu’ils ramènent tout à l’Union Européenne. Pour eux, c’est l’Union Européenne ou le chaos.

Comme si la France, l’Angleterre, l’Italie, etc. avaient attendu l’Union Européenne pour donner au monde des chefs d’oeuvre, des grands hommes, des grandes inventions, des grands poèmes, etc.

Comme si, entre l’Union Européenne et l’Albanie d’Enver Hodja, il n’y avait rien.

Comme si, entre l’Union Européenne et l’Albanie d’Enver Hodja, il n’y avait aucun autre choix.

Comme si, entre l’Union Européenne et l’Albanie d’Enver Hodja, il n’y avait aucune autre alternative.

Etienne et Instit, vos messages ont confirmé mes pires craintes: vous n’avez pas de plan pour sortir de l’UE, et sortir de l’UE ne rendra pas la souveraineté monétaire au peuple français. Instit, au passage, je vous salue pour le mordant de votre humour. Je crains de devenir désagréable, alors je vais m’abstenir de répondre à tous les points ici.

Et ce qu'une simple loi a fait, une simple loi peut le défaire.
Et ce qu'un simple traité européen a fait, une constitution européenne défera aisément.
Le sabordage monétaire par une simple loi est facile à redresser.
Avec un Sénat français ancré solidement à droite ?

Eh bien quelle évolution !!! quant au forum du plan C de démocratisation du « beau rêve européen », conçu après le débat européen de 2005, et quant aux échanges mutuels.

J’avais cru comprendre "que les discussions ne concerneraient QUE LE PROCESSUS démocratique ET LES INSTITUTIONS, et pas le programme économique et social." C’était une gageure, sans doute trop difficile à tenir, ou bien je n’ai rien compris, ce qui est tout à fait envisageable.

Mon plan pour sortir de l’Union Européenne et pour rendre la souveraineté monétaire au peuple français :

1- D’abord, en mai 2012, c’est l’élection présidentielle. Nous devons voter pour un candidat NONiste qui aura dans son programme la phrase : " Il faut sortir de l’Union Européenne. "

2- Ensuite, en juin 2012, c’est l’élection législative. Nous devons voter pour un ( ou des ) candidat NONiste qui aura dans son programme la phrase : " Il faut sortir de l’Union Européenne. "

3- Si ces deux élections sont gagnées, la France sort de l’Union Européenne et revient à sa monnaie, le franc.

4- Enfin, dernière étape : l’Assemblée Nationale vote deux lois :

  • une loi re-nationalisant la Banque de France ;

  • une loi permettant à l’Etat de se financer auprès de la Banque de France grâce à des avances faites au Trésor Public, sans intérêt et sans échéance.

@Instit
je pense qu’à l’heure actuelle il vaut mieux espérer que l’article 104 soit simplement abrogé et que la BCE puisse financer directement les Etats de la zone euro. Mon message 623 d’hier montre que certains pensent que c’est possible si ce n’est inéductable.
Ce qui n’empêcherait pas, par exemple, de soutenir une proposition « française » telle que celle ci " http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=EMS "

PS: la banque de France EST nationalisée…

De simples lois ?

Instit (et Étienne accessoirement).

Je me permets de vous rappeler qu’en vertu de l’article 55 de notre constitution « les traités ou accords internationaux régulièrement ratifiés ou approuvés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois, sous réserve, pour chaque accord ou traité, de son application par l’autre partie ».

Par conséquent, les mesures que vous proposez explicitement ou implicitement ne peuvent pas être prises par une « simple loi » : il faudrait d’abord soit renégocier les traités existants avec les autres États membres et obtenir leur consentement unanime, soit réviser l’article 55 de la Constitution en précisant les exceptions qu’on pourrait faire à cet article. Ces deux options me paraissent exclues.

Il y aurait une troisième option : faire la révolution. JR

« Europouillard », ou « eurochouillard » ?

J’aime bien l’« europouillard » d’Étienne (6284), mais en continuant sur sa lancée il me semble qu’ « eurochouillard » serait davantage en consonance avec « franchouillard » (le son « cheu » est important pour maintenir l’analogie phonique et sémantique).

J’ai même une définition à proposer, inspirée par celle du Petit Larousse pour « franchouillard » :

"eurochouillard, e adj, et n. Fam. péj. Qui présente les défauts parfois attribués, notamment par les franchouillards, au partisan moyen d’une union européenne institutionnalisée (amour immodéré des bureaucraties apatrides et mépris du peuple, en partic.)

« Eurochouillard » sera très utile pour faire de la peine aux Ouistes inconditionnels et les mettre au pilori. Je compte l’employer dans les mois à venir. JR

PS : J’ai regardé Google par acquit de conscience, et « eurochouillard » a déjà été proposé :

Le plus grand Français? - Télé sur mobile - Cinéma et TV - Forums … - [ Translate this page ]… n’a pas de frontière et je pense qu’il va falloir inventer un nouveau mot équivalent à ‹ franchouillard › pour l’Europe, pourquoi pas ‹ eurochouillard › ? …

mais pas « europouillard ». JR

AJH écrit : " je pense qu’à l’heure actuelle il vaut mieux espérer que l’article 104 soit simplement abrogé et que la BCE puisse financer directement les Etats de la zone euro. "

Pour y arriver, il faudra l’accord des 27 Etats membres, sans aucune exception. Problème : l’Allemagne n’arrête pas de répéter qu’elle est viscéralement contre un changement de mission de la BCE. L’Allemagne veut que la BCE ne s’occupe que de " LA STABILITE DES PRIX ", et uniquement de cela, pour des raisons historiques. D’autres pays sont contre aussi, mais je ne me rappelle plus lesquels. Conclusion : arrêtons de croire au père Noël, nous n’arriverons jamais à l’unanimité des 27 ( demain des 35 ! ) Etats membres sur ce point précis. Cassons-nous de ce Titanic d’Union Européenne : il vient de percuter l’iceberg.

AJH écrit : " La Banque de France est nationalisée. "

Je me suis mal exprimé. Je voulais dire :

" Comme Charles de Gaulle l’avait fait le 2 décembre 1945, il faut nationaliser la Banque de France, c’est-à-dire placer la Banque de France sous les ordres exclusifs du gouvernement français. Le pouvoir bancaire, le pouvoir du crédit, le pouvoir monétaire doivent être placés sous les ordres exclusifs du pouvoir POLITIQUE. "

Quant au pouvoir POLITIQUE (président de la République, gouvernement, Assemblée Nationale), il est légitime parce qu’il procède du suffrage universel direct. La seule légitimité POLITIQUE est (à mes yeux) le suffrage universel direct. Un pouvoir POLITIQUE qui ne procède pas du suffrage universel direct n’a à mes yeux aucune légitimité. Je préfère ne pas aborder le sujet du tirage au sort …

Jacques Roman nous parle du respect des traités internationaux. Jacques Roman écrit : " il faudrait d’abord soit renégocier les traités existants avec les autres États membres et obtenir leur consentement unanime, soit réviser l’article 55 de la Constitution en précisant les exceptions qu’on pourrait faire à cet article. "

Jacques Roman, imaginons.

Nous sommes en 2012. Un candidat à l’élection présidentielle fait campagne sur le thème : " Il faut sortir de l’Union Européenne. Il faut revenir au franc. " Résultat de l’élection présidentielle : il est élu.

Quelques jours plus tard, une majorité de députés soutenant ce programme est élue à l’Assemblée Nationale.

Conclusion : en 2012, ce nouveau pouvoir POLITIQUE appliquera le programme pour lequel il aura été élu par le peuple français. Les traités européens ne nous concerneront plus. Bien sûr, les juristes hurleront au scandale. Et alors ? Qu’est-ce qu’on en aura à foutre des hurlements des juristes ?

imaginons.

Nous sommes en 2012. Un candidat à l’élection présidentielle fait campagne sur le thème : " Il faut sortir de l’Union Européenne. Il faut revenir au franc. " Résultat de l’élection présidentielle : il est élu.

Quelques jours plus tard, une majorité de députés soutenant ce programme est élue à l’Assemblée Nationale.


Malheureusement, le Sénat reste solidement ancré à droite, alors ce nouveau pouvoir « de gauche alternative » voit tous ses points du programme alternatifs bloqués. Le président décide de passer par référendum pour sortir de l’UE, mais la campagne habilement orchestrée par les médias européens privés faisant peur aux citoyens français échoue par 51% contre la sortie, et 49% pour.

Résultat: en 2013, la France est toujours dans l’UE qui fonctionne depuis 2010 selon le traité de Lisbonne que les Irlandais ont fini par approuver au bout de la 3-ième tentative, l’Euro est toujours contrôlé par les marchés privés qui ont été refinancés après le débâcle de 2008 sur fond publics, la dette public qui en résulte dépasse les 120% du PIB avec des déficits courants à 8%. Les banquiers offrent alors une montre en diamants massifs au nouveau président pour le remercier de ne pas avoir participé à la campagne pour une constituante européenne tirée au sort que des anarcho-souverainistes avaient proposé aux élections européennes en 2009, et qui a échoué de justesse.

Politique fiction

Malheureusement, le Sénat reste solidement ancré à droite, alors ce nouveau pouvoir "de gauche alternative" voit tous ses points du programme alternatifs bloqués. [b]Le président décide de passer par référendum pour sortir de l'UE[/b]
Il faudra au minimum qu'il s'appelle DE GAULLE, parce qu'il faudra brutaliser l'article 11 de la constitution pour que le Président puisse décider de son référendum. ([i]il faut l'accord des deux chambres, et véto du sénat toujours possible[/i])

Et ça c’est pas gagné. Sauf peut être si le référendum par l’article 11 est une promesse de campagne dans le programme présidentiel du candidat qui va être élu. Ce qui lui conférera une légitimité pour le faire.

Qu’est-ce qu’on en a à f… du Sénat qui est à droite ?

En 1981, les horribles socialo-communistes ( ! ) ont appliqué le programme pour lequel ils avaient été élus et le Sénat s’est écrasé.

En 1988, pareil.

En 1997, pareil.

Ils ont fait des référendums ???