07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

@Zolko

Même si un groupe de personne décidait de retirer toutes les liquidités possibles (monnaie fiduciaire) ca ne changerait rien et ça n’amènerait pas les banques à la faillite … on vous dirait seulement à un certain moment " votre argent est garanti par le système bancaire à hauteur de 70000 € par personne, et par l’Etat si nécessaire. Nous ne disposons pas pour le moment de l’équivalent en billets de votre compte, et en attendant que la Banque Centrale imprime des billets supplémentaires, nous vous proposons de vous fournir en billet 100 euros par semaine… N’oubliez pas cependant de nous rembourser tous vos prêts en cours, y compris les intérêts, avant d’insister, car, et ce n’est un secret pour personne, le système de réserves fractionnaires ne nous impose de disposer que d’une réserve limitée d’argent central"
Vous ferez quoi ?
La monnaie fiduciaire (pièces et billets) représente environ 650 milliards d’euros (en zone euro), alors que l’ensemble de la monnaie dette (créances sur le seul secteur privé) représente 12600 milliards d’euros.

Nous avons admis progressivement à admettre que le véhicule de la monnaie était électronique et qu’une grande partie de la monnaie elle même (85% de M1) était également sous forme de chiffres dans des livres comptables.

Et puis, voulez vous que je vous dise , je souhaite personnellement que TOUTE la monnaie (l’argent, le flouze, les créances, les deniers, le fric , etc…) soit électronique, numérotée, nominative et traçable … fini ainsi les paiements au noir qui échappent aux impôts et taxes, et les valises de billets qui passent les frontières ou financent les partis politiques.

Lu sur le blog de Paul Jorion, dans le fil sur Attali…

b(r)ankignole dit : 10 décembre 2008 à 22:58

Désolé pour ceux qui ne lisent pas l’anglais, mais comme Attali a 5 amis visionnaires qui lui sont reconnaissants j’ai pensé que ca pourrait les interesser

The Financial Times, one of the most respected and widely read newspapers on the planet, features an editorial today that openly admits the agenda to create a world government based on anti-democratic principles and concedes that the term “global governance” is merely a euphemism for the move towards a centralized global government.

For years we were called paranoid nutcases for warning about the elite’s plans to centralize global power and destroy American sovereignty. Throughout the 1990’s people who talked about the alarming move towards global government were smeared as right-wing lunatics by popular culture and the media.

Now the agenda is out in the open and in our faces, the debunkers have no more ammunition with which to deride us.

A jaw-dropping editorial written by the Financial Times’ chief foreign affairs commentator Gideon Rachman entitled ‘And now for a world government’ lays out the plan for global government and how it is being pushed with deceptive language and euphemisms in order to prevent people from becoming alarmed.

http://www.ft.com/cms/s/0/05c36962-c594-11dd-b516-000077b07658.html?nclick_check=1


[color=purple]Voilà qui vient étayer les craintes de Pierre Hillard dans les vidéos dont les liens ont été fournis par Zolko et que l’on peut trouver résumés et complétés dans le lien suivant :

http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5453#p5453[/color]

Même si un groupe de personne décidait de retirer toutes les liquidités possibles (monnaie fiduciaire) ca ne changerait rien et ça n'amènerait pas les banques à la faillite ... on vous dirait seulement à un certain moment " [i]votre argent est garanti par le système bancaire à hauteur de 70000 € par personne, et par l'Etat si nécessaire. Nous ne disposons pas pour le moment de l'équivalent en billets de votre compte (...)l"[/i] Vous ferez quoi ?
Ce point mérite d'être vérifié: les banques sont-elles tenues de me fournir en liquide mes dépôts si je les réclame (avec un préavis éventuellement) ? Si elle sont obligés de le faire, mais qu'elles en sont incapables, il n'y a pas d'autres moyens que de se déclarer en faillite, et l'Etat, pour garantir les 70000€, serait obligé de les nationaliser. Il n'y a qu'à se référer aux cas récents (Northern Rock, Fortis, Islande...) et il me semble que ces cas me donnent raison. C'est un point légal, pas un sujet de débat. Sauriez-vous indiquer la législation en vigueur sur ce point ?
La monnaie fiduciaire (pièces et billets) représente environ 650 milliards d'euros (en zone euro), alors que l'ensemble de la monnaie dette (créances sur le seul secteur privé) représente 12600 milliards d'euros.
5% ! Cooool, ça va être du gâteau alors.
Et puis, voulez vous que je vous dise , je souhaite personnellement que [b]TOUTE[/b] la monnaie (l'argent, le flouze, les créances, les deniers, le fric , etc...) soit électronique, numérotée, nominative et traçable ...
Alors vous ne seriez pas copain avec [url=http://www.labdem.eu/Forum/viewtopic.php?f=17&t=18][color=blue]Antoine[/color][/url] : "[i]Il faut une loi imposant la possibilité de pouvoir payer en cash quoiqu'il arrive. La liberté de tous en dépend. Je suis prêt à nourrir le débat pour ceux qui en doutent.[/i]"

@Zolko

" Sauriez-vous indiquer la législation en vigueur sur ce point ? " … non, je ne pense pas savoir vous indiquer de tels textes de loi , mais de la même manière je pense que vous auriez du mal à trouver un texte IMPOSANT aux banques, sous peine d’être mises en faillites, de rembourser TOUS les comptes courants en liquide/espèces.

La faillite de Northern n’a pas eu pour cause un manque de billets (ça a été une conséquence), seulement le fait que son bilan était trop déséquilibré ( diminution de la valeur de l’immobilier donc diminution du poste actif, impayés, sans doute quelques « subprimes », puis panique faisant baisser le passif, c-à-d les dépôts à vue… car ses clients ont massivement transféré leurs avoirs dans d’autres banques)
Fortis et Islande, c’est les conséquences de mauvaises spéculations …

Je puis très bien être copain avec Antoine et même avec vous :wink: qui semblez penser pareil, bien que ca ne soit pas mon avis et que son motif (la liberté de tous) soit à mon sens un mauvais motif.

La monnaie fiduciaire (pièces et billets) représente environ 650 milliards d'euros (en zone euro), alors que l'ensemble de la monnaie dette (créances sur le seul secteur privé) représente 12600 milliards d'euros.
5% ! Cooool, ça va être du gâteau alors.
C'est du gateau...

C’est bien pour cela que les banques ne prêtent même pas l’argent que les gouvernements aveugles (ou achetées) leur donnent, même si ces gouvernements font semblant de protester…

Ce qu’ils font, c’est convertir tout l’argent qu’ils touchent en ACTIFS MATÉRIELS IMPÉRISSABLES.

Parce-que une fois que PERSONNE ne voudra plus VENDRE DES ACTIFS… tout l’argent liquide qui reste, en posession de qui-que ce soit (et les petits épargnants risquent encore d’être dupes, dans leur ignorance) NE VAUDRA PLUS que pour s’essuyer le cul!

C’est le sauve-qui peut pour les magnats (et quelques-uns des moins compétitifs périront aussi, augmentant avec leurs actifs rachetés à prix de solde la puissance des plus grands, qui comptaient bien sur cela quand ils ont déclenché la crise -c’est une crise pour forcer la concentration-), et le tant pis pour tous les autres.

Ils vident même les caisses et la crédibilité des états-nations sur la marche…

Vous le voulez au gout de qui, votre gateau?

je pense que vous auriez du mal à trouver un texte IMPOSANT aux banques (...) de rembourser TOUS les comptes courants en liquide/espèces.
Hum... vous voulez dire que si je dépose de l'argent à la banque, elle peut, ou pas, selon ses envies, me les restituer ? C'est tranquille comme métier alors, banquier: "[i]Venez déposez votre argent chez moi, et si vous le réclamez, je vous le restituerai peut-être. Ou peut-être pas. Et si vous êtes pas content, allez vous faire cuire un œuf.[/i]" !?!? Je pense qu'au contraire, si je vais à la banque et qu'elle refuse de me donner MON argent (en liquide, puisque c'est la seule forme légale) je peux aller au tribunal, qui alors enverra la police. Si des [s]milliers[/s] millions de personnes font la démarche...

Cela, bien entendu, dans l’optique où nous n’avons pas complètement basculé dans une dictature déclarée, comme l’illustre NingúnOtro.

MON argent (en liquide, puisque c'est la seule forme légale) je peux aller au tribunal, qui alors enverra la police. Si des [s]milliers[/s] millions de personnes font la démarche... .
Tout euro (fiduciaire ou scriptural) a "[b]cours légal[/b]". Dire que le liquide est la seule forme légale est une erreur.

Mais bon, sérieusement je ne sais pas quelle serait l’attitude des juges le jour où les réserves en billets de toutes les banques seraient « épuisées », puisque, avec la meilleure volonté du monde, elles ne pourraient vous donner ces billets que le jour où la Banque Centrale en imprimerait ou que des déposants viendraient en redéposer.
En monnaie M1, il n’y a que 650 Md€ en circulation, pour 3200 Md€ de dépôts à vue… (et je ne parle pas de M2 et M3), mais comme je le disais, si vous avez 70000 € en espèces chez vous, allez vite acheter un fusil…

si vous avez 70000 € en espèces chez vous, allez vite acheter un fusil...
Si j'avais 70000€ en espèces chez moi, je ne serais pas en train de discuter par Internet avec des anarcho-souverainistes !!! ;-)
Tout euro (fiduciaire ou scriptural) a "[b]cours légal[/b]". Dire que le liquide est la seule forme légale est une erreur.

Mais bon, sérieusement je ne sais pas quelle serait l’attitude des juges le jour où les réserves en billets de toutes les banques seraient « épuisées », puisque, avec la meilleure volonté du monde, elles ne pourraient vous donner ces billets que le jour où la Banque Centrale en imprimerait ou que des déposants viendraient en redéposer.
En monnaie M1, il n’y a que 650 Md€ en circulation, pour 3200 Md€ de dépôts à vue… (et je ne parle pas de M2 et M3), mais comme je le disais, si vous avez 70000 € en espèces chez vous, allez vite acheter un fusil…


Les €uros, qu’ils soient fiduciaires ou scripturaux, peuvent être à forme légale tout ce qu’ils veulent… du moment que plus personne n’en veut… ILS NE VALENT PLUS RIEN! Si quelqu’un en à 70.000 chez lui… il ferait bien de les dépenser en quelque chose de TANGIBLE, de préférence utile pour le futur prévisible.

Quand je pense que les espagnols sont les plus grands collectionneurs de billets de 500€… je m’imagine qu’on ne manquera pas de papier toilette par ici :wink: .

Si j'avais 70000€ en espèces chez moi, je ne serais pas en train de discuter par Internet avec des anarcho-souverainistes !!! ;-)
Moi, je dois avoir pour tout capital 1.500€, et ils se trouvent dans ma poche... Suite à un procès d'éviction fraudulent par contre, je n'ai aucune autre dépense que la bouffe, car je ne paie loyer, eau ni électricité et que la date d'éviction est fixé (en principe) pour le 23 mars 2009. La, pas de problème, je devrais être mobile pour la campagne électorale de toute façon, et après juin 2009 je devrai trouver un logement quelquepart en Bruxelles ;) . Beaucoup de (ex)travailleurs font pire en ce moment.

[bgcolor=#FFFF99]LA CHUTE DES MARCHÉS : JUSQU’OÙ ?[/bgcolor]
par Christian Gomez* :

Une étude récente menée par [i]Value Square Asset Management[/i] et [i]l'Université de Yale[/i] montrait, après avoir recensé les variations de cours de bourse depuis 1825, que l'année 2008 restera probablement dans l'histoire boursière comme l'année la plus noire de tous les temps, plus noire même que l'année 1931, ce qui en dit long sur l'incurie des théories économiques et des politiques qui nous ont conduit à un tel désastre.

Face à une telle situation, le propos de cet article est de mettre les évolutions constatées des cours de bourse en perspective et de montrer que le processus engagé pourrait nous conduire à terme encore bien plus bas, sans pour autant rompre avec les grandes tendances historiques qui se dégagent de l’étude du passé.

ÉVOLUTION NORMALE ET PÉRIODES DE SURÉVALUATION

L’analyse de la période 1920-2008 conduit à dégager avec netteté [bgcolor=#FFFF99]un grand chenal d’évolution[/bgcolor], encadrant bien tous les points hauts et bas de l’évolution boursière sur la période 1935-1995, [bgcolor=#FFFF99]soit sur près de 60 ans, avec un rythme de croissance moyen proche de celui du PNB nominal[/bgcolor], ce qui lui donne un sens économique certain.

Et, en rétrapolant ce « tunnel » sur la période 1920-1935 et en l’extrapolant à 1995-2008, il est possible ainsi de bien montrer les deux grandes périodes de surévaluation boursière : 1926-1931 et 1996-mi-2008, avec les pointes, respectivement de 1929 et de 1999, et, avec surprise, de constater que les taux de surévaluation aux deux « pics » sont très similaires.

Dans le second grand « boom », celui que nous avons connu, il y a deux points qui se dégagent :

• La phase de surévaluation commence en 1996, quand le Gouverneur du Federal Reserve Board, Allan Greenspan, est encore lucide et parle d’ « Irrational exuberance », exactement au moment où une rupture dans la politique monétaire est observée avec un décollage des agrégats monétaires (Cf Le Temps, 31 octobre 2008, page 27);

• L’éclatement de la « bulle internet » en 2000-2003, aurait dû conduire à un réalignement des valeurs boursières et de l’économie en général, mais ce réajustement a été avorté du fait d’une politique monétaire agressive et de l’appel d’air provoqué par la « mondialisation », entraînant une fuite en avant et une accentuation dramatique de tous les déséquilibres.

Finalement, devant la poussée extraordinaire de l’endettement, le système a dû craquer et c’est maintenant que nous vivons le grand réajustement, un moment nécessairement très pénible.

OÙ ALLONS-NOUS ?

Si nous nous reportons au graphique, nous voyons que le marché boursier américain réintègre son grand chenal d’évolution de long terme dans le cadre d’une énorme conflagration portant sur les divers aspects du fonctionnement de notre système économique.

Sur le plan financier, il faut que les bilans bancaires soient purgés de toutes les mauvaises créances qui vont encore s’accroître du fait de la crise économique, (soit plusieurs dizaines de pourcents en équivalent PNB, probablement 4 à 5 trillions de dollars pour les seuls Etats-Unis !) et que se déboucle tout cet enchevêtrement de dettes et de leviers qui ont fait de notre économie une immense soufflé en train d’imploser.

Sur le plan économique, il faut s’attendre à des baisses substantielles encore des prix de l’immobilier dans les pays les plus atteints par la spéculation et à un réajustement général des comportements, notamment en matière d’épargne.

Au plan international, l’arrêt de la fuite en avant que l’on a connue depuis le vrai début de la mondialisation en 1995 (date décidément fatidique) va conduire à des réajustements très douloureux pour réduire les capacités excédentaires accumulées durant le « boom » (Chine, pays asiatiques) et l’excès d’endettement tant intérieur qu’extérieur.

Et tout cela va nécessairement se réaliser dans un climat de faillites spectaculaires, de hausse du chômage et d’une crise de confiance qui, à un moment ou à un autre, pourrait toucher les États eux-mêmes et leur capacité à assumer leurs engagements et toutes les garanties données.

Si notre analyse est correcte, même si certains indicateurs d’évaluation commencent à montrer que le marché entre dans des zones de prix raisonnables, il nous semble que la profondeur de la crise est telle et les incertitudes si grandes (financières, économiques, sociales) que le bas du tunnel sera touché à un moment ou à un autre, aux environs de 2010.

Concrètement, cela donne des niveaux de l’ordre de 4500-5000 pour le Dow-Jones (contre 7920 au 20 novembre) et de 550 (contre 790) pour le S&P500 [bgcolor=#FFFF99]soit encore des baisses de 30 à 40% par rapport aux niveaux actuels.[/bgcolor] C’est seulement à partir de tels niveaux, que l’on pourra dire que le système a été apuré.

[align=center]* * * * *[/align]

Les années qui viennent s’annoncent troublées avec une volatilité forte, c’est à dire que même dans une tendance demeurant encore fortement baissière, des rebonds spectaculaires pourront survenir.

Ce qu’il faut garder en tête, c’est que même si les Autorités monétaires et politiques parviennent, avec les mesures d’urgence prises, à éviter une dépression aussi profonde que dans les années 30, elles ne peuvent rien contre les déséquilibres accumulés qui devront de toutes façons être résorbés.

En évitant une chute de l’économie trop forte à court terme avec son cortège de souffrances, elles ne font qu’étaler le paiement de la facture dans le long terme et cela ne sera pas sans conséquences graves sur la croissance économique dans la prochaine décennie. Or, si les marchés n’aiment pas les récessions, ils ont encore plus horreur des croissances molles !

(* : Docteur d’État en Sciences Économiques et ancien élève de Maurice Allais, Christian Gomez a d’abord suivi une carrière universitaire- Maître de Conférences à l’Université de Rennes - avant de rejoindre en 1983 le secteur bancaire où il a exercé des fonctions de responsabilités importantes dans l’activité de Banque d’investissement d’une grande Institution Financière Internationale tant en Europe – Paris, Londres et Zürich - qu’en Asie - Tokyo et Hong-Kong).

Les enchères continuent… USA soutient son industrie automobile, l’Europe DEVRA suivre pour ne pas perdre de COMPÉTITIVITÉ RELATIVE

Ors, combien de secteurs économiques différents existent-ils pour refaire cette stratagème?

Puis, faut pas oublier que ces sacrès américains jouent avec des dollars (encore monnaie réserve et dans les coffres de beaucoup de nations) qui ne sont pas des €uros ou d’autres monnaies qui n’ont pas l’avantage de prendre les reserves d’autrui en otage.

ÉVOLUTION NORMALE ET PÉRIODES DE SURÉVALUATION


L’échelle des abscisses est logarithmique, ce qui correspond à une croissance exponentielle… et si on continue la courbe jusqu’en 2100 ? Einstein disait: « celui qui croit en une croissance économique infinie est soit un imbécile, soit un économiste ». Je pense que la situation est encore pire que ce que Christian Gomez est capable d’imaginer: lors de la chute de l’Union Soviétique, l’économie a perdue 90% de sa valeur. Sachant que pendant longtemps le volume des échanges commerciaux était environ 2 fois le volume du commerce, et qu’aujourd’hui c’est 20 fois… sachant que les ratios de réserve des banques sont de 9:1 … c’est le scénario qui me semble le plus probable.

90% de chute !!!

sachant que les ratios de réserve des banques sont de 9:1 ...
Quel est, selon vous , la "nature" de ce ratio ? (je vous donne la réponse toutde suite: ce ne sont pas des billets de banque) Mais surtout pourquoi des "bouts de papier" garderaient-ils une quelconque valeur en cas de crash du système économique et monétaire ?

Pour ceux qui ne sont pas encore persuadés que les universitaires (à part Jorion, évidemment) n’y connaissent rien sur la création monétaire, pour ceux qui ne font pas totalement confiance à Creutz sur ce sujet, j’ai réuni sur ce lien http://www.societal.org/monnaie/ plusieurs documents sur la création monétaire (extraits de livres): ce sont des « images » qu’il faut télécharger…

« La monnaie et ses mécanismes » (ref: Plihon)
« Economie monétaire et financière » (ref: Amphi)
« La Banque de France et la monnaie » (ref: BDF)
« Théorie de la monnaie et de la banque » (ref : shumpeter)
« La monnaie » (ref : Brana)
« Déchiffrer l’économie » (ref : Clerc - Fondateur de « Alternatives économiques » )
En anglais: « Modern Money Mecanisms » ( ref : MMM.pdf)

Je ne trahis personne en recopiant ici un mail (collectif) de Christian Gomez concernant la création monétaire.

Faites attention et souvenez vous des paroles de Gladstone: [i]"Il y a plus d'hommes qui sont devenus fous en étudiant les problèmes monétaires qu'il n'y en a qui ont perdu l'esprit par amour...."[/i]

…/…

  1. il n’y a pas un banquier qui vous dira qu’il crée de la monnaie, car… il ne le sait pas ( sauf s’il a été un bon élève de l’IEP ou des facs d’Eco , et encore…)
  2. le banquier de base (agences du réseau) vous dira plutôt qu’il se bat tous les jours pour attirer de nouveaux clients et donc de nouveaux dépôts…
  3. il n’y a aucun « complot » dans cette attitude, aucune « omerta », car il n’y a aucun besoin de connaitre le processus de création monétaire pour être un bon banquier ( il vaut bien mieux être un bon analyste financier pour évaluer les risques liés au crédit)

…/…

Pour comprendre le processus de création monétaire, il faut « déconstruire » le processus qui part du crédit accordé et se boucle par son « financement » au niveau de la banque et du système bancaire global en essayant de bien déterminer ce qui est génération d’un pouvoir d’achat ex-nihilo sur l’économie (création monétaire) ou un transfert d’épargne (intermédiation financière).

Accorder un crédit, c’est d’abord, par un simple jeu d’écriture, inscrire une somme au crédit d’un compte avec laquelle on pourra faire des paiements. Ensuite, l’histoire commence… en fonction de ce que deviennent les flux d’argent, la banque va faire face à des besoins de financement différenciés.

CAS LE PLUS SIMPLE POUR COMPRENDRE LA PROBLEMATIQUE

Supposez qu’il n’y ait qu’une seule banque X et qu’une monnaie ( les dépôts à vue gérés par cette banque), on voit immédiatement que le crédit effectué trouve immédiatement son financement qui est le dépôt à vue créé lui-même puisque :

  • toute dépense, cad tout transfert d’argent du récepteur du crédit (débit du compte dans la banque X et donc diminution du depot à vue dans cette banque)
  • …va se retrouver comme reception d’une recette pour un autre agent ( crédit du compte dans la banque X et donc augmentation du dépôt à vue dans la m^me banque)

Globalement, on aura donc au niveau du bilan de la banque:

  • à l’actif : une créance
  • au passif: un dépôt à vue détenue par Durand alors que le crédit avait été accordé à Dupont.

Peut-on dire que la créance a été financé par Durand ? certainement pas car pour Durand, cet argent est immédiatement disponible et va entrer dans son plan de dépenses et ainsi de suite.
L’augmentation globale de la dépense et donc du revenu à la fin du process sera: delta (Dépenses) = V (vitesse de circulation de la monnaie) * delta (depots à vue).

CAS PLUS COMPLEXES POUR SE RAPPROCHER DU FONCTIONNEMENT REEL:

a) cas de 2 banques

Maintenant supposez qu’il y ait 2 banques qui se partagent le marché et que les dépôts se répartissent entre elles selon un certain rapport (parts de marché). Il est facile de montrer que si les augmentations de crédit et donc de dépôts se font selon ce rapport, la création de crédit/ monnaie n’a aucune limite car le « refinancement » des 2 banques sera « automatique », les dépôts partant à la concurrence étant exactement compensés par les versements venant du concurrent.

b) Introduction d’une Banque Centrale pour gérer les déséquilibres de trésorerie entre les deux banques

Si ce n’est pas le cas, il faut un troisième « larron » (sans jeu de mots) : la Banque Centrale, car, s’il y a un déséquilibre entre les entrées et les sorties de fonds pour chacune de ces banques vis à vis de l’autre, il faudra que cela se règle par virements sur leurs comptes à la BC. Et, là l’affaire se COMPLIQUE…un peu…car, il y a désormais deux sortes de monnaies:

  • la monnaie bancaire (les dépôts à vue détenues par les banques)
  • la monnaie de base (Banque centrale)

c) système monétaire en économie fermée avec :

  • monnaies bancaires ( depots à vue des banques)
  • comptes des banques auprés de la banque Centrale (réserves)
  • billets et pieces émis pour le compte du Trésor par la Banque centrale.

A partir de là, il est facile de reconstituer les notions jumelles/complémentaires de:

-multiplicateur de crédit ( une injection de monnaie banque centrale conduit à un multiple de monnaie en circulation via le mécanisme du crédit bancaire))
-diviseur de crédit: (une addition de nouveaux crédits entraine une demande supplémentaire de refinancement en monnaie banque centrale.)

INTRODUCTION DES DEPOTS A TERME.

Là , je vais m’arrêter car cela pourrait devenir trés complexe. En effet, il y aura création monétaire ou non selon la nature (substituabilité plus ou moins grande à l’encaisse) du dépôt en question.
Mais, si cela vous intéresse, il faudra y revenir.

                                                                                             ====

[i]Ancien Prof à l’Université de Rennes avant de devenir banquier d’investissement, je viens de me remémorer ce qui faisait la base des cours que je donnais en deuxième année de fac.
Je m’excuse auprés de ceux qui connaissent la matière et qui n’ont sans doute rien appris.

Mais, …/… il faut repartir de la base pour bien faire comprendre les notions essentielles.

  • Mécanisme du crédit bancaire et création monétaire
  • comportement d’encaisse et vitesse de circulation de la monnaie
  • différence encaisse / épargne
    etc…etc…[/i].
pourquoi des "bouts de papier" garderaient-ils une quelconque valeur en cas de crash du système économique et monétaire ?
Parce-que les gens auront toujours besoin de se nourrir, de commercer... donc ils utiliseront quelquechose pour cela. Mais, surtout, parceque les USA et le dollar se casseront la figure avant (et les UK et le £ encore avant peut-être) donc "[i]nous[/i]" avec "[i]nos[/i]" €uros ne serons pas encore complètement perdus.

Mais c’est vrai que des biens tangibles et utiles auront probablement plus de valeur… comme la gnôle. bien expliqué dans un essai de Dimitri Orlov, à lire absolument. partie 2 et partie 3.

An economy does not collapse into a black hole from which no light can escape. (...) Economic collapse gives rise to new, smaller and poorer economies.
Pour ceux qui ne sont pas encore persuadés que les universitaires (à part Jorion, évidemment) n'y connaissent rien sur la création monétaire, pour ceux qui ne font pas totalement confiance à Creutz sur ce sujet, j'ai réuni sur ce lien http://www.societal.org/monnaie/ plusieurs documents sur la création monétaire (extraits de livres): ce sont des "images" qu'il faut télécharger...

« La monnaie et ses mécanismes » (ref: Plihon)
« Economie monétaire et financière » (ref: Amphi)
« La Banque de France et la monnaie » (ref: BDF)
« Théorie de la monnaie et de la banque » (ref : shumpeter)
« La monnaie » (ref : Brana)
« Déchiffrer l’économie » (ref : Clerc - Fondateur de « Alternatives économiques » )
En anglais: « Modern Money Mecanisms » ( ref : MMM.pdf)


J’ai rajouté, ce jour, 7 pages de « La fin du capitalisme… et après? » de Lucien Pfeiffer, l’nventeur du crédit-bail, qui dirigea l’Union des Banques à Paris (ref: Pfeiffer)

Une des critiques qui revient souvent par rapport à l’utilisation de « la planche à billet » avant 1973 par l’état, c’est la dévaluation du franc.

Quelle serait votre réponse face à cette critique ?

@Sandy

Voici la réponse que j’avais faite à VGE lors du débat sur son blog, que vous retrouvez ici http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=DebatVGE

Le mardi 29 juillet 2008, 07:54 par A-J Holbecq

Monsieur le Président,
Reprenons en détail votre réponse
Vous me prêtez des propos que je n’ai pas tenus en écrivant « vous semblez penser qu’une dette du Trésor public envers la Banque de France ne serait pas décomptée comme faisant partie de la dette de l’administration publique. »
Mon propos ne porte pas sur le capital, mais sur les intérêts et je n’ai pas pensé qu’une dette du Trésor public envers la Banque de France ne serait pas – nécessairement - décomptée comme faisant partie de la dette de l’administration publique… . mais c’est aussi, lorsque nécessaire, un moyen comme un autre d’émission monétaire au fur et à mesure des besoins induits par la croissance.
Vous écrivez également : « : il s’agissait à l’époque de constituer un véritable marché des titres à court, moyen et long terme »
J’ai effectivement bien compris cette position. Au lieu de faire financer les besoins des collectivités publiques (l cas échéant en faisant la différence entre besoins financiers de fonctionnement et besoins d’investissements) par une augmentation de la fiscalité ou un prêt de la Banque Centrale, on s’adresse au privé et la collectivité paye donc des intérêts à ces prêteurs. Et tant pis si le payement par l’Etat des intérêts, s’il avait été au bénéfice de la Banque Centrale, aurait permis de bénéficier in fine de prêts sans intérêt : comme je le disais dans la réponse précédente, c’est plus de 1100 milliards d’euros en 25 ans que la collectivité aurait économisé si ces intérêts lui avaient été restitués.
Vous me répondez d’autre part « Ce que vous supposez consiste à dire qu’on aurait pu remplacer un endettement visible et structuré par une simple émission monétaire. »
Que le prêt au Trésor Public soit direct par la Banque Centrale ou non, car issu de crédits (demande de monnaie ) par les banques commerciales, il y a bien une émission monétaire équivalente correspondante à l’origine.
On aurait pu (plus précisément, « vous auriez pu »), pour économiser le payement d’intérêts, remplacer un « endettement visible et structuré » auprès des détenteurs de capitaux, par un « endettement visible et structuré » auprès de la banque de France, quitte à encadrer les règles d’émission, par exemple au seuls besoins de financement des investissements, en conservant le financement du fonctionnement de l’Etat et des collectivités (y compris, si on veut, les amortissements) par les recettes fiscales.
Vous auriez pu aussi, lorsque vous avez pris les habits de Président, faire modifier cet article 25 de la loi du 3 janvier 1973 que vous aviez signée et qui interdisait au Trésor public d’être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France. Un calcul simple montre bien que, sans le poids des intérêts sur la dette publique, les soldes des budgets seraient restés positifs pendant toute la période 1980-2005, sauf pour les années 1992 à 1996 et 2002 à 2005, au lieu d’être négatifs.
Quand à l’inflation des années 50, je déduis des données de « déflation par l’indice général des prix à la consommation » de l’INSEE que :

  • l’inflation entre 1950 et 1959 à suivi annuellement les taux suivants 9,4 / 16,4 / 12,3 / -1,7 / 0,0 / 0,9 / 4,5 / 2,8 / 15,1 / 6,9
  • l’inflation entre 1960 et 1972 à suivi annuellement les taux suivants, très « raisonnables » 3,2 / 3,3 / 4,8 / 4,8 / 3,4 / 2,5 / 2,7 / 2,7 / 4,5 / 6,4 / 5,2 / 5,7 / 6,2 /
    Je remarque également qu’à partir de 1973, ces taux augmentent rapidement (près de 14% en 1974) et restent au dessus de 8% jusqu’en 1984 … oh, je sais, la «première crise pétrolière… » … Je ne crois donc pas que votre justification « Mais ce serait ouvrir les bras au retour à l’inflation des années 1950 » soit la bonne.
    Avec mes salutations distinguées

Oh pardon, j’ai répondu à coté de la question, sur l’inflation et non la dévaluation
Je laisse ce que j’ai écrit, mais je reviens sur la question un peu plus tard

… OK, j’y reviens;

La dévaluation permet de relancer la croissance , par la relance des exportations et donc l’amélioration de la balance commerciale (qui devrait, pour le bien, être équilibrée).
Une dévaluation peut être simplement une évolution des parités, ou bien la conséquence d’une décision de politique monétaire décidée par le gouvernement. Mais la dévaluation n’a pas grand chose à voir avec la planche à billet, du moins directement.

Indirectement, si on émets beaucoup de monnaie , on peut éventuellement (mais ce n’est pas une loi absolue) avoir de l’inflation, laquelle va avoir pour conséquence l’augmentation des salaires (le second tour de Trichet) si les salariés imposent de pouvoir garder leur pouvoir d’achat. De cela, nos productions deviendront plus chères et nous perdrons de la compétivité à l’export, ce qui imposera de dévaluer ou de restreindre nos importations pour garder un équilibre du bilan import-export.