Mais ça change surtout que l’état n’a pas à prendre cet argent en plus quelque part si c’est lui qui l’émet.
L’échéancier n’est qu’une mesure de protection contre un trop gros déséquilibre trop soudain. Combiné à de l’indexation et de la destruction monétaire, c’est insubmersible, non?
Mais ça change surtout que l'état n'a pas à prendre cet argent en plus quelque part si c'est lui qui l'émet.
L’échéancier n’est qu’une mesure de protection contre un trop gros déséquilibre trop soudain. Combiné à de l’indexation et de la destruction monétaire, c’est insubmersible, non?
Il faudra de toutes façon payer au même moment, à partir du début des travaux, les ouvriers qui ont construit le pont.
Soit l’État le fait directement et immédiatement.
Soit il paie l’entreprise pour qu’elle le fasse, dès la fin des travaux et avec de la monnaie qu’il émet.
Soit il paie l’entreprise pour qu’elle le fasse, dès la fin des travaux avec de la monnaie qu’il emprunte à une banque.
Soit il paie l’entreprise pour qu’elle le fasse, à tempérament, en lui signant une reconnaissance de dettes qu’elle ira escompter dans une banque.
Pour l’économie le gros déséquilibre trop soudain ne change pas beaucoup.
Pour le budget de l’État, le coût est croissant du haut en bas (plus d’intermédiaires estimant les risques à un niveau plus élevé).
Soit il paie l’entreprise pour qu’elle le fasse, avec un échéancier sur quelques années (pour éviter une arrivée massive et brutale de monnaie) et de l’argent qu’il émet les années où il en manque.
Cette histoire de pont m’en rappelle une autre.
Jadis et presque naguère, je sejournai dans le Tibet indien. Un matin très tôt je fus réveillé par un gus qui criait très fort en tapant sur un tambour. Plus tard je me renseignai sur les motifs du tapage dans ce village d’ordinaire si paisible. Et bien le bonhomme rameutait des volontaires pour la construction d’un pont justement, c’était leur façon. Ces gens vivaient pratiquement sans monnaie, et ils avaient développé une sorte de civisme pour que les choses se fassent tout de meme.
Fin de l’intermède.
pourquoi tu parles de reconnaissance de dettes et de banque?
Parce que si vous promettez de payer plus tard ce que vous devez, ça s'appelle une reconnaissance de dette, et qu'aucun entrepreneur, à part un banquier, bien sûr, ne va s'embêter à garder une reconnaissance de dette dans un tiroir pendant des années (pendant que le banquier lui fait payer des agios pour cause de trésorerie anémique) alors qu'il pourrait présenter cette reconnaissance de dette à ce banquier pour que celui-ci lui verse la somme correspondante contre une petite commission (on appelle ça un escompte) et s'occupe lui même de se faire payer la dette (ce que vous appelez un échéancier).
Une promesse de payer de l’État, c’est de la monnaie.
PS: c’est vrai qu’un pont en grès c’est plus solide qu’en sable
L’hypothèse de base était que l’état finance la construction du pont par pure création monétaire ( tel que présenté dans la vidéo 5 de Derudder). Et le questionnement était d’en entrevoir les conséquences . Car une fois le pont terminé cette masse monétaire elle reste dans l’économie.
La proposition ecosocietal présentée par AJH suppose que la monnaie est détruite lors de la consommation . Ce qui dans le cas de notre pont pourrait être une destruction de monnaie, étalée sur la durée d’amortissement du pont ,sur le compte des citoyens je suppose.
Mais après tout cet accroissement de la masse monétaire n’est un problème que parce que dans notre société capitaliste elle est synonyme de domination politique . Dans une société où le prix des biens et services serait déterminé par le temps que nécessite leurs fabrication et où l’égalité des revenus serait instaurée, cette accroissement de masse monétaire n’aurait comme conséquence que nous donner un compte largement créditeur.
La proposition ecosocietal présentée par AJH suppose que la monnaie est détruite lors de la consommation . Ce qui dans le cas de notre pont pourrait être une destruction de monnaie, étalée sur la durée d'amortissement du pont ,sur le compte des citoyens je suppose.
Sans parler de la proposition écosociétale, je propose que le budget soit ainsi "présenté":
- les dépenses d'investissements doivent être financées par création monétaire centrale
- les dépenses de fonctionnement doivent être financés par les impôts et taxes.
- les amortissements comptables annuels (suivant la durée d'utilisation) des biens publics doivent correspondre à un montant des taxes et impôts qui ne seront pas remis en circulation mais qui sera détruit de chaque coté du bilan de la Banque de France.
Ça me paraît bien.
Et ça me paraît aussi compatible avec une forte décentralisation politique, en effet une collectivité territoriale ( commune par exemple)pourrait être responsable de création monétaire ( centrale ou federale ) pour ses investissement en la garantissant par une fiscalité locale, non ?
Ou en fait n’importe qui a besoin de rémunérer quelqu’un pour la production de quelque chose ayant une valeur d’usage (un pont dans l’exemple précédent, du charbon dans le cas de Schwanenkirchen, …).
(@AJH : les dangers des monnaies privées peuvent avoir d’autres réponse que leur interdiction, surtout si leurs avantages sont manifestes, comme dans le cas du wära)
@Frigouret et Lanredec
N’oubliez pas que vous parlez à un « vieux » … il me faudra peut être du temps pour changer d’avis sur les monnaies locales.
Derudder (avec qui j’ai quand même écrit plusieurs livres et qui est un très bon ami) justifie principalement la monnaie locale comme permettant une prise de conscience sur la monnaie … là je suis d’accord avec lui, mais n’oubliez pas que nous sommes avant tout partisan d’ « Une monnaie nationale complémentaire » (12 € aux éditions Yves Michel) rémunérant les productions sociétales qui sont non « rentables » dans le système actuel simplement parce que le « bonheur » (ou le bien être plutôt) n’est actuellement pas « monnayable » ni comptabilisable sur un bilan ou un compte d’exploitation.
Mais pour le coup je ne parlais pas d’une monnaie locale. Je partais de ta proposition #2833, où tu specifiais " les dépenses d’investissement doivent être financées par création monétaire centrale" création monétaire qui sera détruite au rythme de l’amortissement.
Alors dans une organisation type suisse par exemple, un canton pourrait être le " donneur d’ordre " de cretion monétaire pour les investissements le concernant, monnaie qui serait détruite par une fiscalité cantonale. Ce système pourrait assurer une autonomie monétaire / politique au canton tout en gardant une cohérence au niveau de la confédération, n’est ce pas ?
Par exemple ( et là je me place dans le cadre de ma réflexion sur une federation de communes ), si mon assemblée communale decide de choisir un mode de fonctionnement " low tech " pourquoi aurions nous a partager l’effort de destruction de monnaie engendrée par les communes ayant choisies des investissements lourds d’un mode de vie "higt Tech ".
Me vient une petite idée.
Si une BCE créait de la monnaie , sans intérêt, pour les investissements des états , que ceux ci detruiraient selon leur propre politique fiscal, ne pourrait on pas avoir une union monetaire européenne respectueuse de la souveraineté de ceux-ci ?
@Frigouret
la proposition message 23168 me semble pertinente, j’ai plus de doute sur le 23169, car ce n’est pas le seul problème de cette « union » monétaire.
Ou en fait n'importe qui a besoin de rémunérer quelqu'un pour la production de quelque chose ayant une valeur d'usage (un pont dans l'exemple précédent, du charbon dans le cas de Schwanenkirchen, ...).
(@AJH : les dangers des monnaies privées peuvent avoir d'autres réponse que leur interdiction, surtout si leurs avantages sont manifestes, comme dans le cas du wära)
Donc un particulier pourrait emprunter directement en monnaie centrale auprès de la Bdf qui "inventerait" la monnaie nécessaire ?
Donc finit les banques privées, les réserves fractionnaire, et l'intérêt c'est ça ?
( c'est pas le 100% monnaie ?)