07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

@AJH
Oui cela fait plusieurs fois que tu me dirige vers cette proposition, mais je met du temps à la digérer. À ce propos considères tu que le résumé d’ekopedia est fiable ?

Par exemple je suis curieux de savoir si l’ecosocietalisme pourrait s’accommoder avec une décentralisation politique, je m’explique : si une commune ou un "noeud régional " décidait d’une échelle de 1 à 2 pour les rémunérations, pourrait il coexister avec un autre nœud régional préférant une égalité stricte des rémunérations.
Aussi les critères d’ecosocietalisme pourraient ils être différents d’une commune ou d’une région à l’autre tout en permettant un fonctionnement commun.

Bien que je n’ai pas encore intégré l’ensemble du projet sociétal il y a de nombreux aspects que je trouve très bien :wink:

@Frigouret
Je n’ai pas lu le résumé d’ékopedia ou alors il y a fort longtemps . Dès que j’ai 5 minutes je le ferai.
La réponse « théorique » est oui à ta question de décentralisation, mais il faudrait trouver le moyen d’éviter la « concurrence » entre régions, concurrence qui aboutirait sur les prix, sur l’attractivité, sur le montant perçu de la CES … c-àd un petit peu ce qu’on voit entre différentes pays de l’UE ou entre communes (cadeaux à l’implantation d’entreprises).
Donc, ma réponse « pratique » serait non, mais il faudrait que j’y réfléchisse un peu plus…

@Frigouret
Ekopédia : c’est un très bon résumé qui a été fait par un des participants du Gresso; Brieuc Lefèvre.
Pour ceux que ça intéresse : http://fr.ekopedia.org/Écosociétalisme (ou http://tinyurl.com/cvxpwzd )

#2722
Si j’ai bien compris ( patience AJH) si une commune se trouvait en déficit d’activité elle pourrait en tant que collectivité territoriale obtenir une dotation pour créer en régie municipale l’activité manquante et parallèlement défavoriser la concurrence en instaurant un bonus sociétal pour la production locale. Donc les problèmes de concurrence ne se poseraient pas de la même façon au sein d’une économie largement contrôlée par le politique ( surtout en coupant l’herbe sous le pied des ploutocrates par l’instauration d’une démocratie directe).

#2722 et parallèlement défavoriser la concurrence en instaurant un bonus sociétal pour la production locale.
Une commune qui aurait besoin d'un boulanger peut fort bien faciliter l'installation d'une telle activité et choisir le revenu de l'artisan en modulant le "Coefficient d’Utilité Sociétale" (par exemple 2 fois le Revenu d'Activité) En effet
Chaque actif se voit attribuer un "Coefficient d’Utilité Sociétale" moyenne de plusieurs facteurs propres au travailleur, à la production et aux besoins, toujours déterminé dans l'optique de l'effet sociétal de l'activité. Ce "Coefficient d’Utilité Sociétale" est le multiplicateur de la Rémunération d'Activité de base (10 mercis par heure de travail au Coefficient d’Utilité Sociétale moyen), qui permet de faire évoluer une Rémunération d’Activité dans des limites au choix de la société (échelle des Rémunération d'Activité).
Mais si la commune est mécontente de son boulanger elle peut décider de diminuer son Coefficient d’Utilité Sociétale ou en laisser s'installer un autre.

Bon, j’ai l’idée de lancer une production de tomate. Je vais voir l’exécutif communale et je sollicite l’octroi d’un terrain agricole et de semences et de quelques châssis pour démarrer les plants, après étude de mon projet ( respect d’un cahier des charges d’une agriculture respectueuse de l’environnement par exemple) une commission dit OK.

( la suite bientôt )

Des rapports gouvernementaux sur la sécurité sociale et les retraites.

Projet de loi de financement de la Sécurité sociale: Annexe 5

Le cout du travail en France depuis 1980

Les chiffres de la retraite

Et un lien vers un journal sur l’état de la dette en 2011.

http://france-inflation.com/dette_publique_france_1950.php

Suite.
Alors je bosse et disons que je sors 10 Tonnes de tomate en cinq mois à plein temps (il serait intéressant aussi d’étudier le cas ou une grêle détruit tout) .
Donc en travaillant je crée quelque part dans une comptabilité électronique la monnaie correspondant à mon salaire et aux charges operationnelles ( mais la je décroche un peu) mon salaire depend il du prix auquel je réussi à vendre ma récolte ?

Message à un modérateur
Peut être faudrait-il séparer les questions et réponses concernant l’écosociétalisme de ce fil " Reprendre le pouvoir sur notre monnaie" et ouvrir un nouveau forum ?

Suite. Alors je bosse et disons que je sors 10 Tonnes de tomate en cinq mois à plein temps (il serait intéressant aussi d'étudier le cas ou une grêle détruit tout) . Donc en travaillant je crée quelque part dans une comptabilité électronique la monnaie correspondant à mon salaire et aux charges operationnelles ( mais la je décroche un peu) mon salaire depend il du prix auquel je réussi à vendre ma récolte ?
Non, le "salaire" (Revenu d'Activité) n'a rien à voir avec le prix de vente, mais le prix de vente est la somme des "salaires" en amont. L'écosociétalisme est un "modèle économique et monétaire" et nous avons donc, au sujet du montant de ce RA, proposé plusieurs alternatives : http://www.ecosocietal.org/articles.php?lng=fr&pg=10

Il n’y a aucune « charge opérationnelle » : tout l’équipement nécessaire est fourni « gratuitement » (puisqu’il s’agit seulement de « salaires imbriqués » en amont. Ils vont bien sur s’imputer sur le prix de vente (un peu comme la TVA actuelle, sauf qu’il n’est pas question de taxe intermédiaires dans l’écosociétalisme)

Des rapports gouvernementaux sur la sécurité sociale et les retraites.

Projet de loi de financement de la Sécurité sociale: Annexe 5

Le cout du travail en France depuis 1980

Les chiffres de la retraite

Et un lien vers un journal sur l’état de la dette en 2011.

http://france-inflation.com/dette_publique_france_1950.php


Ahhh, quand comprendra t-on qu’un pays libre et souverain (ce n’est pas le cas de la France, et c’est justement pour celà qu’il faut changer) n’a nul besoin d’emprunter : la seule chose qui importe, c’est le solde des balances extérieures.

Il y a une relation algébrique importante qu’il faut connaitre et qui montre que le revenu net de l’État, celui du secteur privé et celui de l’étranger s’annulent : (T - G) + (S - I) - BC = 0, avec T les recettes de l’État, G ses dépenses, S l’épargne privée, I l’investissement privé, et BC la balance courante donnant le revenu net dégagé par l’économie nationale sur l’étranger . On peut la lire ainsi : (S - I) = (G - T) + BC, c’est-à-dire que l’épargne privée nette est égale à la somme du déficit public et de la balance courante, donc que le secteur privé ne peut épargner et donc investir que si un État s’autorise un déficit ou si l’étranger est lui-même en déficit (la balance est en excédent … cas de l’Allemagne).

#2729
Donc quoi qu’il arrive, grêle ,mildiou, mévente, je touche mon RA. Éventuellement si l’exécutif communale juge que décidément mes compétences ou mon courage ne me permettent pas de tirer une production satisfaisante de ce champ il me retire la concession.

C’est tout à fait celà. C’est l’ensemble de la société (à travers une possible augmentation de la CES ) qui « participera » à un RA en définitif non productif, mais dont « vous » ne serez pas responsable.

@AJH :

Comment votre système s’appliquerait-il au cas de Van Gogh installé dans la commune autonome (ou souveraine, comme le voudrait frigouret) d’Auvers-sur-Oise ?

En particulier, j’aimerais savoir comment le coefficient d’utilité sociale serait calculé dans son cas, et par qui ? Par référendum ?

Pardon si je vous fais répéter des explications que vous avez peut-être déjà données ailleurs (dans ce cas, merci de dire où). JR

@J.R.
Je ne pense pas que les communes doivent être souveraines, mais les principes de subsidiarité doivent s’appliquer sur tout le « territoire écosociétal » ( lire : le site de référence de l'éco-sociétalisme - Aujourd'hui... - e - Système politique ) et toute la partie « écoocivisme » du site (qui sont des compléments écrits après le livre, en particulier par Brieuc LeFèvre)

En ce qui concerne les artistes ils toucheraient de toute façon comme chacun le Revenu de Base qui par définition doit permettre de vivre.
L’Utilité Sociétale détermine le niveau des Revenus d’Activité. … ce serait à la collectivité de déterminer ce coefficient pour les artistes.
Le CUS est en fait une échelle variable où un système démocratique « place » le curseur correspondant à chaque activité, entre 0 et X

Merci, AJH. JR

[img]http://img72.imageshack.us/img72/539/muscoretraite1.jpg[/img] [img]http://img600.imageshack.us/img600/4142/muscoretraite2.jpg[/img]

Pourquoi faire appel à un modérateur pour ouvrir un forum dédié à la proposition sociétale ? Ouvrons le !

En attendant le forum sociétal.

Je continue avec mes tomates.
J’ai bossé 400 heures pour produire 10 tonnes (on suppose que je produit mes semences pour simplifier ), donc mes tomates se vendrons 4000 mercis + la CES, c’est ça ?
Toujours pour simplifier l’univers se resume à 100 personnes ( moi et 99 inactifs).
L’idée c’est que la richesse soit équitablement répartie, donc que chacune des 100 personnes aient accès à 100 kilos de tomate. Donc nous devrions être crédité de 40 mercis chacun, qui se detruisent au fur et à mesure des achats.
Mon raisonnement est bancal car je ne dégage pas de RA, où que ça cloche ?

Pourquoi faire appel à un modérateur pour ouvrir un forum dédié à la proposition sociétale ? Ouvrons le !
C'est fait ... j'ai répondu à ton message suivant. Il faudrait que les modérateurs puissent (si c'est possible) y transférer les quelques échanges que nous avons eu ici sur ce sujet afin de ne pas trop mélanger entre ce que nous pouvons faire maintenant pour "reprendre le pouvoir sur notre monnaie" et une proposition qui est un peu "utopique" ;)

Il y a une relation algébrique importante de la comptabilité nationale qui montre que le revenu net de l’État, celui du secteur privé et celui de l’étranger s’annulent : (T – G) + (S – I) – BC = 0, avec T les recettes de l’État, G ses dépenses, S l’épargne privée, I l’investissement privé, et BC la balance courante donnant le revenu net dégagé par l’économie nationale sur l’étranger .
On peut la lire aussi ainsi : (S – I) = (G – T) + BC, c’est-à-dire que l’épargne privée nette est égale à la somme du « déficit public » et de la balance courante, donc que le secteur privé ne peut épargner et donc investir que si un État s’autorise un « déficit » ou si l’étranger est lui-même en « déficit ».

Si notre solde vers l’étranger (balance commerciale en particulier) n’est pas positif il FAUT que l’État soit en " déficit".

Mais ce déficit DOIT être financé par création monétaire (Ressources budgétaires d’origine monétaire) , pas par l’emprunt.

(j’ai mis « déficit » entre guillemets à propos de l’Etat, car en fait le « déficit public » n’est qu’un déficit de trésorerie appelé d’ailleurs « besoin de financement » dans la comptabilité nationale.)