Louis, google est ton ami ;)(Toujours la crainte d'encombrer ma pauvre cervelle avec des co... mauvaises informations.:/
Entretien (à la maison) avec « avantgardeeconomique.fr » :
[bgcolor=#FFFF99]le pouvoir antisocial de l’argent[/bgcolor]
J’ai reçu à la maison, il y a quelque temps, un jeune homme venu de Paris pour la circonstance, et voici la trace de notre conversation (ça se sent un peu, que je commence à être crevé), après un gros travail de montage de sa part, je le remercie :
[bgcolor=#CCFFFF]http://youtu.be/WKBj8rtiL6Q[/bgcolor]
Voici LE PLAN détaillé de ce film, tel que le présente ce jeune journaliste :
[color=blue]« Étienne Chouard nous montre comment le mécanisme de l’élection politique est intimement lié au pouvoir de l’argent.
Une explication qui met en lien la création monétaire et la concentration des richesses avec la nécessité d’écrire nous-même notre constitution pour se protéger des abus de pouvoir des plus riches.
I/ Introduction
•Le tirage au sort
•L’accusation de « complotisme ».
II/ Le pouvoir économique
•Comment fonctionne la création monétaire
•Les plus riches auto-proclamés indispensables aux processus de création de richesse
•La nécessité de limiter les plus hauts revenus
•Les jeunes générations qui se tournent vers la finance
•Les retraites
•La question de la propriété privée
•La fin du capitalisme ?
•Comparaisons avec la crise de 1929.
III/ Rendre le pouvoir politique au peuple
•Le principe du tirage au sort : contrôler les personnes exerçant le pouvoir pendant toute la durée des mandats
•Ecrire nous-même la constitution
•Quel cadre géographique idéal ?
•La question du protectionnisme.
IV/ Propos sur les temps à venir
•Comment tenir le rapport de force face aux puissances d’argent
•Les guerres à venir
•La question de l’étalon-or
•Proposer le revenu de base.
Interventions :
•Christophe Deloire
•René Girard
•Nicolas Dupont-Aignan
•Bernard Maris
•Marion Sigaut
•Michel Collon
•Thierry Meyssan »[/color]
Vendredi prochain, 2 novembre, de 17 à 19h,
pour le forum social local et rural « Octobre Verre » (à Meisenthal),
[bgcolor=#FFFF99]téléconférence avec Bernard Friot[/bgcolor]
[color=red][b]Vendredi prochain, 2 novembre, de 17 à 19h, pour le forum social local et rural "Octobre Verre" (à Meisenthal),[/b][/color][bgcolor=#FFFF99]téléconférence avec Bernard Friot[/bgcolor]
Hey c’est de la triche!!! C’est de la télé-conférence…
Ben oui, mais je pars à La Réunion le lendemain…
Je ne peux pas faire autrement, Guislain, désolé 
C’est pas grave, ca sera pour la prochaine fois. 
Bon voyage. 
PS: Sympa vos dernières vidéos. 
Salut.
Je signale à votre expertise cet [bgcolor=#FFFF99]article de David Graeber sur le thème de l’argent dette étudié sous l’angle anthropologique et historique :[/bgcolor]
http://oclibertaire.free.fr/spip.php?article1264
Très intéressant. J’aime les iconoclastes dans ce genre. Je n’ai rien vu à réfuter dans ses analyses et effectivement elles collent mieux avec les réalités historiques que le roman habituel. Mais autant les économistes « ignorent les relations humaines qui ne sont pas appréhendées par l’économie formelle », autant son optimisme pour l’avenir montre que lui ignore les relations écologiques qui ne sont pas appréhendées par l’anthropologie stricto-sensu.
Salut. Je signale à votre expertise cet article de David Graeber sur le thème de l'argent dette étudié sous l'angle anthropologique et historique . http://oclibertaire.free.fr/spip.php?article1264Merci, [bgcolor=#FFFF99]c'est un article intéressant. Néanmoins il n'évoque pas la création monétaire "ex nihilo" par les banques, dont l'origine remonte à la fin du XVIIème. N'oublions pas que [b]la monnaie actuelle est "une dette de banque qui circule, un élément du passif bancaire qui est accepté par tous en tant que monnaie, car l'Etat le "garantit"[/b][/bgcolor] (avec quelques bémols)"
Je dirais plutôt qu’il en donne une lecture différente en montrant que le même mécanisme a déjà existé sous une autre forme mais avec des conséquences analogues : l’esclavage pour dette, l’urbanisation, la guerre, la concentration du pouvoir …
@AJH
Si je comprend bien l’article, Graber évoque le phénomène de la dette de banque qui circule sous le nom de théorie circuitiste, et par exemple les thèses que tu défends tiendraient plutôt du chartalisme ( une monnaie qui servirait à ce que l’état puisse fonctionner) ?
@AJH Si je comprend bien l'article, Graber évoque le phénomène de la dette de banque qui circule sous le nom de théorie circuitiste, et par exemple les thèses que tu défends tiendraient plutôt du chartalisme ( une monnaie qui servirait à ce que l'état puisse fonctionner) ?Il n'y a qu'un cheveux d'après ce que j'en ai compris entre les théories circuitistes (Vallageas) et chartalistes (Mosler - Wray - Lerner ... tous avec des "nuances" entre eux)... toutes deux sont néo keynésiennes et considèrent que la monnaie n'est pas neutre (contrairement aux monétaristes). Pour ma part je serais plutôt adepte ;-) du "100% monnaie" avec beaucoup plus de souplesse que celle prônée par Allais et contrairement aux néochartalistes j'estime que les banques commerciales ne doivent plus pouvoir créer de monnaie: ceci doit être donc réservé à l'Etat qui peut devenir (comme le propose Lerner), "employeur en dernier ressort" pendant les périodes de crise et de chômage important. Encore faut-il être souverain sur sa monnaie, ce qui n'est plus le cas des pays de l'U.E.
PS: je rajoute que toute monnaie secondaire est bien une dette de banque, puisqu’au passif de son bilan. C’est plus facilement compréhensible en suivant l’historique de la manière dont les orfèvres sont devenus banquiers ( http://tinyurl.com/24yt3aa )
Extrait d’un livre : « Théories monétaires post keynésiennes » qui permet de remettre les choses à l’endroit … je vous laisse réfléchir à la portée des théories circuitistes :
« Au niveau macroéconomique, la fonction première des impôts n’est pas de financer les dépenses du gouvernement, mais plutôt de réguler l’économie en prévenant l’inflation (quand la dépense privée est trop élevée) et le chômage (quand elle est trop faible) [...] La théorie économique est rongée par une méconnaissance grave du rôle, de la nature et de la signification de la monnaie et des impôts. La croyance selon laquelle les impôts sont une source de revenu du gouvernement et qu’ils peuvent financer des programmes sociaux est une erreur qui domine la théorie des cercles académiques et politiques depuis longtemps. On admet donc généralement que la dépense du gouvernement doit se limiter aux « ressources financières restreintes » obtenues par imposition. Notre analyse a montré que contrairement à la croyance générale, les impôts font partie de la phase de reflux du circuit monétaire, et qu’en tant que tels ils détruisent, et non ne créent de la monnaie. Les impôts ne peuvent donc pas logiquement payer les dépenses du secteur public. La compréhension du rôle des impôts dans cette structure circuitiste est essentielle parce qu’elle libère effectivement le gouvernement d’une contrainte budgétaire artificielle et imposée. Il peut ainsi intervenir activement pour combler les capacités sous-utilisées de la société dans son ensemble, c’est-à-dire lutter pour atteindre le plein emploi. »
[bgcolor=#FFFF99]Ne ratez pas (et faites connaître) [/bgcolor]
le dernier film de Philippe Derudder :
« La monnaie, du pouvoir d’achat au pouvoir d’être »
Merci, Étienne, d’avoir signalé cette conférence sobre et convaincante.
J’y ai retrouvé avec plaisir la parabole de la « Dame de Condé », déjà présentée sur notre site par AJH.
J’aime et je partage les idées suivantes :
– La monnaie n’a pas de valeur en soi.
– Seule la monnaie centrale (émise par les banques centrales) est de la vraie monnaie . (D’où je tire pour ma part la conclusion que la « monnaie scripturale » est toujours de la fausse monnaie, même quand son émission est légale, et qu’il ne peut pas y avoir de « création de monnaie » par d’autres banques que les banques centrales : parler de « création de monnaie » dans le cas des autres banques risque seulement de faire croire que ces banques auraient un pouvoir qu’elles n’ont et ne devraient avoir en aucune manière, avec des droits particuliers, alors que la réalité est que ces banques vendent – sous forme d’intérêts – des biens inexistants, comme le montre très bien la vidéo.
– La monnaie est une reconnaissance de dette (plutôt qu’une dette) à l’égard de la société pour biens et services fournis.
– La monnaie devrait donc être au service de la société et non des banques. Que les États, qui disposent individuellement ou collectivement du pouvoir d’émission monétaire, doivent « emprunter » à d’autres banques que leur banque centrale dénote une situation aussi intolérable que grotesque à laquelle il faudrait mettre fin le plus rapidement possible dans l’intérêt de tous, États et particuliers. (Pour ma part, je continue de croire que toutes les banques devraient être nationalisées.)
– La monnaie-temps serait la plus objective, même s’il n’est pas facile de s’en tenir à une unité « heure » uniforme en faisant complètement abstraction de la nature du bien fourni ou du service rendu. (Des monnaies-temps complémentaires, reposant par conséquent sur le troc, seraient un bon moyen de soustraire la satisfaction des besoins essentiels aux manipulations inhérentes à l’usage de monnaies officielles fiduciaires ou scripturales. On peut aussi se demander si la monnaie « officielle » ne devrait pas être réservée aux seuls échanges internationaux entre États, la monnaie-temps nationale devenant dans chaque pays la monnaie exclusive pour tous autres usages).
– L’idée qu’il ne faut pas chercher à acquérir des biens et services simplement parce qu’on a suffisamment d’argent pour se les procurer, mais plutôt satisfaire à ses besoins en solidarité avec autrui en ménageant les ressources de la planète est une idée aussi ancienne que forte. On aura du mal à la faire appliquer, nationalement et internationalement, mais Derudder a sans doute raison de discerner des progrès dans ce sens.
J’ajoute qu’il faudrait mieux orienter l’évolution démographique à l’échelle planétaire (Derudder n’en parle pas, je crois) : un grand régulateur (outre la régulation des naissances) serait la migration… mais là tout le monde ne sera pas d’accord : pourtant, les deux devraient marcher ensemble. JR
PS. Vous n’avez pas répondu à ma proposition (faite à plusieurs reprises) d’ouvrir une rubrique « Archives » du Forum pour y transférer les fils obsolètes ou inopérants qui encombrent l’Index actuel ?
Bonjour,
« Dame de Condé » est une formidable démonstration de ce que doit être la monnaie.
Cela permet de se rendre compte que le payement par CB ne permet pas vraiment de faire tourner l’économie de terrain mais profite aussi à des non participants.
Cela me conforte dans ma façon de faire, qui est de toujours retirer l’argent aux distributeurs de ma banque postale et de toujours payer les commerçants en espèces.
J-Stéphane
Salut.
J’en suis à la vidéo 3 ( puis panne de débit sur mon tel ).
Je reste spécialement attentif à l’exemple de la communauté qui vit sans argent, puis sui invente la monnaie temps pour faciliter l’échange.
Tout d’abord pour que l’UT ( unité temps) fonctionne il faut que le menuisier, le cordonnier, le serrurier ( et tous les autres acteurs économique) soient à égalité de revenu ( 1 heure travaillée = 1 UT pour tous ), perspective à laquelle je suis tout à fait favorable, je me trompe ?
Ensuite de nombreuses questions, par exemple, comment cela pourrait il se passer pour les non -actifs ( enfants, étudiants, malades, vieux …) ?
Comment instituer un système de crédit avec les UT ?
Bon milles autres choses peut être à développer sur le topic " le temps comme monnaie d’échange ".
L’exemple a été fait sur des dettes, il serait tout aussi valable pour des payements immédiats.
Es-ce qu’on peut dire que les faux monnayeurs sont un bien pour l’économie ? Car tant que personne ne décide de déclarer un billet sans valeur, il continuera à participer à en créer.
J-Stéphane
Tout d'abord pour que l'UT ( unité temps) fonctionne il faut que le menuisier, le cordonnier, le serrurier ( et tous les autres acteurs économique) soient à égalité de revenu ( 1 heure travaillée = 1 UT pour tous ), perspective à laquelle je suis tout à fait favorable, je me trompe ?.Pas nécessairement: le "time dollar" d'Itaca est affecté d'un coefficient selon la spécialisation (je pense me souvenir que l'échelle est de 1 à 3)
@Frigouret
Un système économique et monétaire basé sur l’unité temps a été développé largement dans « l’écosociétalisme » ; http://www.ecosocietal.org/