@ sandy… ah je ne suis pas seul alors dans cette idée…il me semble que resister et rebondir est plus noble que fuir qui donnerait de l’importance aux félons au pouvoir…
Si l’on veut RÉELLEMENT refuser le TSCG il faut alors en tirer TOUTES les conséquences et appeler à la dissolution rapide de la zone Euro.Une dissolution de la zone Euro ne serait elle pas une solution extrême à l'antipode de celle de l'austérité ? Nous savons que celle de l'austérité ne sert en rien les peuples, bien au contraire et ne profite qu'aux ultras riches ( les banques et puissants).Mais entre ces deux directions radicalement opposées, peut on ( et là c’est vraiment une question aux techniciens de ce fil ) penser à envisager une politique de relance par les salaires pour donner un souffle au pouvoir d’achat donc aux carnets de commandes, donc aux impôts indirects…
Bien sur des reformes profondes du système financiers ( reforme BCE, indexation, restructuration sévère du système boursier, un nouveau Bretton Woods aussi … ), bien sur la compétitivité doit aussi être un facteur majeur, plus de protectionnisme contrôlé …En fait, peut on envisager de changer la donne sans changer forcément le jeu ?.. restructurer profondément la zone euro est il un projet viable ou totalement utopique ??
Bienvenue Yves, l’analyse vient initialement de Jacques Sapir, mais je la reprends entièrement à mon compte.
Restructurer, déjà, c’est parler froidement comme les patrons, quand nous voyons l’austérité terrible que les commissaires européens imposent en Grèce, la moindre des solidarité serait de ne pas employer de genre de mot.
Ensuite quitter l’euro, ce n’est pas faire table rase, c’est juste échanger des bouts de papier, cela ne devrait pas effrayer ceux qui se pensent comme étant révolutionnaires, ensuite pourquoi ce n’est pas possible de garder l’euro :
Yves, je modifie maintenant ce message ( 28 sept 2012) puisque tu as lu : [size=9][b]http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=21379#p21379[/b][/size]
[align=center]ΣΧΕΔΙΟ Β ′[/align]
[align=center]PLAN B[/align]
[align=center]ΝΑΤΣΤΗΝ ΑΗΑΣΧΟΛΗΣΗ - ΟΧΙ ΣΤΟ ΕΥΡΩ[/align]
[align=center]OUI À L’EMPLOI - NON À L’EURO[/align]
Ce matin en Grèce :
Les manifestants du secteur hospitaliers ont été longuement applaudis, et c’est près d’eux, que nous avons aperçu Panagiotis Lafazanis, député SYRIZA, notons-le, parmi les plus critiques au sein de sa formation politique vis à vis de l’Euro et de la « perspective européenne de la Grèce ».
Et il n’est pas le seul, devant le Parlement, on pouvait lire ceci sur une énorme banderole déployée ce matin : « Plan B : Oui à l’emploi – Non à l’euro », je sens ce dernier temps une certaine cristallisation s’accélérer au sein de l’opinion. « On n’ aura pas la trouille de perdre l’euro éternellement », surtout « tout en ayant faim », expliqua une manifestante Place de la Constitution.
Source : [size=9][b]http://greekcrisisnow.blogspot.fr/2012/09/un-jour-avec-ii.html[/b][/size]
Sapir écrit (et j’approuve) " comment résoudre la crise de compétitivité dramatique qui existe entre pays de la zone Euro les écarts vont de 20% (France) à 35% (Espagne), et même au-delà (Portugal et Grèce)? Comment harmoniser des économies qui sont profondément hétérogènes, avec des populations qui le sont tout autant et qui ne sauraient massivement se déplacer dans la zone Euro ? La gestion de cette hétérogénéité est impossible dans le cadre d’une monnaie unique car elle implique des sacrifices financiers bien trop importants pour l’Allemagne. Telle est la réalité et se cacher derrière des grands principes et des appels ronflants n’y changera, hélas, rien."
… mais Sandy qui considère que Sapir " rejoint les néo libéraux et conservateurs " a sans doute une bonne solution (pratique) à apporter pour que la zone euro devienne une ZM (presque) Optimale effective ?
J’aimerai savoir comment on fait, à part l’appel à la sempiternelle « lutte des classes » ? Les deux seules solutions que je connaisse sont soit une diminution du « coût du travail », soit une diminution de la parité monétaire.
Le terme « compétitivité » n’a rien d’un gros mot … un pays avec des frontières ouvertes ne peut pas survivre face à des concurrents dont le « coût de l’heure de travail » est beaucoup plus bas.
@Yves le révolutionnaire
Augmenter les salaires dans des proportions importantes aura pour effet une création immédiate de chômage pour toutes les entreprises exportatrices … sauf si simultanément on instaure un sérieux protectionnisme ou une TVAS équilibrant les prix de vente des importations sur les fabrications françaises.
Mais de toute façon on n’échapperait pas à une augmentation du prix des produits puisque la main d’oeuvre (cotisations comprises) intervient (en gros) pour 40% dans les prix
Le Pen et Mélenchon sont d’accords !
Grâce à la conscience de classe aiguisée de l’avant-garde éclairée des travailleurs en lutte du Parti Sandyniste qui ont créé une nouvelle monnaie prolétarienne, l’euro, pour faire rendre gorge aux exploiteurs sanguinaires, les travailleurs peuvent se féliciter tous les jours de l’existence de ce merveilleux instrument anti-capitaliste. Grâce à l’euro, les travailleurs ont pris le pouvoir dans les entreprises et ils construisent le socialisme prolétarien. Gloire au camarade Sandy et à son intelligence visionnaire, grâce à cette idée magnifique, l’euro, le chômage est aboli et ce sont les capitalistes qui maintenant vivent sous les ponts en tant que SDF, tandis que grâce à l’euro le pouvoir d’achat des retraites et des salaires est monté au sommet. Gloire aux valeureux camarades sandynistes de la Commission Populaire Européenne qui nous comblent de leurs bienfaits prolétariens. Partout se déroulent des défilés de joie en Grèce, au Portugal, en Espagne pour remercier ces merveilleux commissaires du peuple et leur ingénieuse monnaie qui apporte tant de bienfaits. Longue vie au camarade Sandy !
@ Gilles : En effet, je crois profondément qu’une révolution citoyenne doit être le déclencheur de notre reprise de Liberté… donc je ne suis pas effrayé rassures toi et désolé du mot « restructurer » loin de moi l’idée de reprendre un vocabulaire de patron austère… j’aurais du dire révolutionner 
Cependant tu a repris ton post et tu a changé Yvan en Yves … Donc j’ai deja lu cela ce matin… mais dans ton ABCDE je n’ai pas vu mes propositions d’où ma question.
Donc je suppose qu’elle entre ds une categorie F : "Impossible de lisser ttes ces reformes dans la zone en fonction de l’inegalité economique de chaque pays "… En tout cas tu n’a pas repris mes propositions ( surement d’amateur j’en conviens ) pour m’en demontrer leurs non sens…
Alors doit on revoir les limites de la zone c’est a dire faire sortir ceux qui n’en veulent plus ou ceux qui nous empeche une homogeneités economique ?
L’Euro n’est il pas aussi necessaire pour resister au dollard ou est-ce une fausse idée ?
@ AJH en effet l’augmentation des salaires doit être forcément associé a du protectionisme controlé periodique et non constant, c’est pour cela que je proposait cela… L’abandon imposé de protectionisme par l’OMC a été un facteur majeur de notre perte de competitivité… l’impossibilité de lutter évidente ds les echanges donc forcement du chomage, de la délocalisation… etc
Je pense qu’il peut y avoir d’autre chemin que la dissolution…
... mais Sandy qui considère que Sapir " rejoint les néo libéraux et conservateurs " a sans doute une bonne solution (pratique) à apporter pour que la zone euro devienne une ZM (presque) Optimale effective ? J'aimerai savoir comment on fait, à part l'appel à la sempiternelle "lutte des classes" ? Les deux seules solutions que je connaisse sont soit une diminution du "coût du travail", soit une diminution de la parité monétaire.Etant donné que je ne défends pas l'idée d'une Europe fédérale mais plutôt celle d'une coopération européenne ...
Je n’ai donc pas besoin que la zone euro devienne une zone monétaire optimale … ( dogme libéral au passage )
J’ai juste besoin que la monnaie aille dans le sens de cette coopération …
J’ai donc besoin de changer le statut de la banque centrale pour autoriser les emprunts directs aux différents pays européens et pour en faire une institution sous le contrôle du parlement européen.
J’ai besoin aussi d’augmenter le budget européen pour que l’UE puisse soutenir efficacement les territoires qui en ont besoin et pour pouvoir développer des services publics ou des projets européens.
J’ai besoin enfin de réformer le pacte de stabilité pour en supprimer les règles néolibérales et pour y ajouter des règles encadrant les emprunts publics à la banque centrale.
Voilà tout ce dont j’ai besoin.
@Sandy
Donc, les pays du sud pourront continuer à acheter des Porsches Cayenne payées par les contribuables des pays du nord …
Mais bien entendu les pays du nord voudront que les pays du sud « s’adaptent » à leur productivité … en diminuant les salaires !
OK, c’est un choix technique de votre part… mais je ne le partage pas.
AJOUT: je précise que je suis POUR un équilibre absolu des balances des transferts entre pays de l’UE ou hors de l’UE … mais je n’ai pas d’autres solutions pour y arriver que:
- les salaires
- les parités
- les quotas
- les droits de douane
- les transferts financiers compensatoires
à Yves, merci de la remarque sur la reprise à l’identique, comme certains Sandynistes
merci Jacques, font comme s’ils ne l’avaient pas lu, c’est pourquoi je l’avais remise, je vais changer et juste mettre un lien et les sources ( wikipédia , greek crisis blogspot ) qui m’ont aidé à rédiger mes derniers messages pour ceux qui voudraient aller plus loin.
Pour ta question concernant comment rendre la zone euro plus favorable à un rééquilibrage du partage de la valeur ajoutée entre la Travail et le Capital en faveur du Travail tout en gardant l’euro si je résume ton avant-dernière intervention :
Une dissolution de la zone Euro ne serait elle pas une solution extrême à l'antipode de celle de l'austérité ? Nous savons que celle de l'austérité ne sert en rien les peuples, bien au contraire et ne profite qu'aux ultras riches ( les banques et puissants).Mais entre ces deux directions radicalement opposées, peut on ( et là c’est vraiment une question aux techniciens de ce fil ) penser à envisager une politique de relance par les salaires pour donner un souffle au pouvoir d’achat donc aux carnets de commandes, donc aux impôts indirects…
Bien sur des reformes profondes du système financiers ( reforme BCE, indexation, restructuration sévère du système boursier, un nouveau Bretton Woods aussi … ), bien sur la compétitivité doit aussi être un facteur majeur, plus de protectionnisme contrôlé …En fait, peut on envisager de changer la donne sans changer forcément le jeu ?.. restructurer profondément la zone euro est il un projet viable ou totalement utopique ??
Une relance keynésienne par les salaires dans une zone économique comme la zone euro où des accords de libre-échange sont appliqués avec ce que je n’ose même plus appeler l’extérieur, tant les notion de douanes, de barrières douanières, de contrôles des mouvements de capitaux, de quotas d’importation ont disparues, eh bien cette relance keynésienne qui autrefois était favorable aux salariés, ne l’est plus. Car cette hausse des salaires se traduira par une hausse des prix des produits qui les rendra moins compétitifs sur des marchés qui sont maintenant ouverts à tous vents par les accords de libre-échange que j’ai évoqué précédemment. Ce sont les accords de libre-échange qui introduisent de force la notion de compétitivité vis à vis de l’international et mettent en concurrence les salariés du monde entier. Solution F : Plus possible
Il ne reste donc que la solution E, c’est à dire progresser vers l’autonomie monétaire. Je suis profondément persuadé que la souveraineté est une valeur de gauche et non de droite. Tout d’abord parce qu’elle est essentielle à la démocratie. On peut avoir la souveraineté sans la démocratie, mais on n’a jamais eu la démocratie sans la souveraineté. L’internationalisme consiste à reconnaître que, par delà les frontières, nous partageons avec l’autre les mêmes problèmes, Ce constat est vrai et j’y suis très attaché. Mais dire que l’on partage les mêmes problèmes ne signifie pas que l’on puisse toujours élaborer des solutions communes. Car nous l’avons vu entre l’Allemagne et la Grèce les situations sont particulières et la bonne intelligence nécessite des solutions différenciées.
À ce propos, je mentionne l’existence d’un bouquin qui explique notamment le monétarisme et le libre-échangisme promu par l’UE et donc la volonté de l’UE de tuer les conditions qui permettraient aux salariés de reprendre la main, en particulier la volonté commune des USA et de l’UE de signer des accords de libre-échange avec de nombreux pays : « L’Horreur Européenne » écrit par un militant d’ATTAC : Frédéric Viale.

Si tu ne veux pas acheter le bouquin de suite, je sais, on n’a pas trop de monnaie en ce moment, tu peux déjà écouter Frédéric Viale en entretien sur Radio-Aligre :
Une émission explicative sur les derniers développements européens, le lien vers le flux mp3 :
Durée 59 mn 4s : musique et entretien avec Frédéric Viale juriste, membre du conseil d’administration d’Attac, spécialiste des questions de libre échange et de la construction européenne.
Diffusion à l’antenne dans l’émission « Voix contre oreille » le 23 mai 2012 de 08h à 09h.
Etant donné que je ne défends pas l'idée d'une Europe fédérale mais plutôt celle d'une coopération européenne ...Je n’ai donc pas besoin que la zone euro devienne une zone monétaire optimale … ( dogme libéral au passage )
J’ai juste besoin que la monnaie aille dans le sens de cette coopération …
J’ai donc besoin de changer le statut de la banque centrale pour autoriser les emprunts directs aux différents pays européens et pour en faire une institution sous le contrôle du parlement européen.
J’ai besoin aussi d’augmenter le budget européen pour que l’UE puisse soutenir efficacement les territoires qui en ont besoin et pour pouvoir développer des services publics ou des projets européens.
J’ai besoin enfin de réformer le pacte de stabilité pour en supprimer les règles néolibérales et pour y ajouter des règles encadrant les emprunts publics à la banque centrale.Voilà tout ce dont j’ai besoin.
Quelle rigolade, tu dis défendre la coopération européenne, mais il ne vient pas à l’esprit que dans la coopération, il s’agit de relation d’égal à égal entre pays, alors que tu insistes pour un centralisme budgétaire intrusif envers tes soit-disants coopérateurs qui passe par une Banque Centrale Européenne. Quel est l’intérêt d’une coopération où l’on forcé à coopérer ? Cela me rappelle plus une scène dans un commissariat où le flic dit lors de la garde à vue : « Vous avez intérêt à coopérer si vous voulez avoir l’indulgence du tribunal ! » qu’une véritable coopération. Comment s’appelait le mot qui était censé nous rassurer en 1992 lors du Traité de Maastricht ? Ah oui, subsidiarité !
Tu as sûrement en tête les mesures du mémorandum de ta chère Union Européenne en Grèce :
Les mesures imposées à la Grèce par l’Union Européenne :
Rappel du contenu des mesures :
1. réduction de 20 à 25% des salaires, en commençant par le salaire minimum (actuellement de 761€ brut / mois, il serait donc autour de 470€ net / mois (pour les jeunes de moins de 25 ans, cela sera 10% de moins, soit autour de 400€ par mois) ) ;
2. réduction de 20% des retraites de plus de 1.000 euros par mois ;
3. réductions de 20 à 30% dans les retraites complémentaires de plus de 150 euros par mois ;
4. licenciements dans les forces armées, la santé et l’éducation pour les employés sans-statut permanent ;
5. coupes drastiques dans les salaires élevés de l’état, abolition du droit des salariés pour un poste permanent et privatisations immédiates ;
6. ouverture immédiate des professions fermées et des heures de travail ;
7. mise en place de zones économiques spéciales assorties d’incitations fiscales pour l’investissement et le travail ;
8. extension de la flexibilité du travail avec les entreprises et les contrats personnels.
9. suppression de 15 000 postes dans la fonctions publiques pour 2012
10. la privatisation de six entreprises publiques au premier semestre 2012, à savoir la compagnie des eaux d’Athènes et du Pirée (EYDAP), de Thessalonique (EYATh), la compagnie publique de gaz naturel (DEPA), le gestionnaire du système national de gaz naturel (DESFA), les Pétroles Helléniques (ELPE) et l’organisme de paris sportifs (OPAP) ;
11. vente de Hellenic Petroleum au premier semestre 2012 ;
12. réduction de la masse salariale de 150 000 salariés dans le secteur public entre 2012 et 2015 (l’équivalent, pour un pays comme les États-Unis, de 5 millions de salariés);
13. la fermeture de l’Organisme du logement pour les travailleurs (OEK) et du « foyer ouvrier » (OEE) ;
14. la suppression de la permanence de l’emploi aux entreprises d’utilité publique ;
15. la suppression du faible taux de la TVA appliqué aux îles (pas forcement pour les grands hôtels, nous y reviendrons) ;
16. la fermeture de 200 bureaux du fisc jusqu’à la fin de l’année ;
Si tu prenais en compte ma contribution du haut de cette page
Lhttp://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=21379#p21379 point D
et donc de reconnaître que les transferts entre pays par le biais de l’UE seront permanents, cela serait plus honnête de ta part. D’autant plus que Jacques Sapir
[size=9][b]http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=21394#p21394[/b][/size] Point E
, Krugmann, Stilglitz, Paul de Grauwe insistent sur le traitement différencié de situations économiques différentes, mais apparemment l’européisme est devenu maintenant une drogue dure qui fait planer loin des réalités sans penser aux conséquences de ses prises de position pour les peuples.
N’oublions pas que sortir de l’euro sans obtenir la démocratie ne changera presque rien.
Une relance keynésienne par les salaires dans une zone économique comme la zone euro où des accords de libre-échange sont appliqués avec ce que je n'ose même plus appeler l'extérieur, tant les notion de douanes, de barrières douanières, de contrôles des mouvements de capitaux, de quotas d'importation ont disparues, eh bien cette relance keynésienne qui autrefois était favorable aux salariés, ne l'est plus. Car cette hausse des salaires se traduira par une hausse des prix des produits qui les rendra moins compétitifs sur des marchés qui sont maintenant ouverts à tous vents par les accords de libre-échange que j'ai évoqué précédemment. Ce sont les accords de libre-échange qui introduisent de force la notion de compétitivité vis à vis de l'international et mettent en concurrence les salariés du monde entier. Solution F : Plus possible .Oui mais j'ai ajouté à mon ingredient keynésien, du protectionisme vigileant qui pourrait palier au manque de compétitivité de nos entreprises face au marché ultra ouvert.. Cela limiterait ainsi le dumping violent que l'on connaît .... En te lisant j'ai l'impression que tu ne l'envisage pas et qu'il n'a pas sa place... Je pense qu'il faut deja combattre les reglementations de l'OMC qui n'ont qu'un seul but, celui de l'exces de libre echange pour plus de profits. Une totale anarchie economique.
Alors j’entends bien que certains pays ne voudront jamais lacher leur anarchie commerciale… Peut être trouver des accords bi lateraux ou autre avec les pays de la zone euro qui voudront bien reecrire les regles dans le sens du raisonnable. Ce sera une guerre ideologique…
Mais il faut la mener dans l interet des 99 % …
PS : merci pour les liens utiles
@Sandy Donc, les pays du sud pourront continuer à acheter des Porsches Cayenne payées par les contribuables des pays du nord ... Mais bien entendu les pays du nord voudront que les pays du sud "s'adaptent" à leur productivité ... en diminuant les salaires ! OK, c'est un choix technique de votre part... mais je ne le partage pas.AJOUT: je précise que je suis POUR un équilibre absolu des balances des transferts entre pays de l’UE ou hors de l’UE … mais je n’ai pas d’autres solutions pour y arriver que:
- les salaires
- les parités
- les quotas
- les droits de douane
- les transferts financiers compensatoires
Je vous ai déjà expliqué AJH le projet de réorientation de l’UE pour le front de gauche. Je ne suis pas expert, lisez Jacques Généreux il l’explique bien mieux que quiconque dans son bouquin « Le socialisme néomoderne ».
Les bases sont déjà dans la charte de la havane.
Il faut des accords entre les pays pour rétablir l’équilibre en cas de déséquilibre. Et les méthodes de coopération et de co développement pour y parvenir sont très simples, comme le réinvestissement des recettes douanières dans l’économie déficitaire par exemple.
Je suis désolé mais tous ceux qui croient que la solution contre le chômage de masse se trouve dans la compétition avec les autres pays ont tout faux.
La compétition économique ne peut que mener à la destruction …
N'oublions pas que sortir de l'euro sans obtenir la démocratie ne changera presque rien.L'euro n'est pas le problème alors sortir de l'euro tout court ne changera rien.
Une relance keynésienne par les salaires dans une zone économique comme la zone euro où des accords de libre-échange sont appliqués avec ce que je n'ose même plus appeler l'extérieur, tant les notion de douanes, de barrières douanières, de contrôles des mouvements de capitaux, de quotas d'importation ont disparues, eh bien cette relance keynésienne qui autrefois était favorable aux salariés, ne l'est plus. Car cette hausse des salaires se traduira par une hausse des prix des produits qui les rendra moins compétitifs sur des marchés qui sont maintenant ouverts à tous vents par les accords de libre-échange que j'ai évoqué précédemment. Ce sont les accords de libre-échange qui introduisent de force la notion de compétitivité vis à vis de l'international et mettent en concurrence les salariés du monde entier. Solution F : Plus possible .Oui mais j'ai ajouté à mon ingredient keynésien, du protectionnisme vigilant qui pourrait pallier au manque de compétitivité de nos entreprises face au marché ultra ouvert.. Cela limiterait ainsi le dumping violent que l'on connaît .... En te lisant j'ai l'impression que tu ne l'envisages pas et qu'il n'a pas sa place... Je pense qu'il faut deja combattre les réglementations de l'OMC qui n'ont qu'un seul but, celui de l'excès de libre echange pour plus de profits. Une totale anarchie économique.Alors j’entends bien que certains pays ne voudront jamais lâcher leur anarchie commerciale… Peut être trouver des accords bi latéraux ou autre avec les pays de la zone euro qui voudront bien réécrire les regles dans le sens du raisonnable. Ce sera une guerre idéologique…
Mais il faut la mener dans l’intérêt des 99 % …PS : merci pour les liens utiles
Merci d’exister, de me lire attentivement et de me répondre sur un ton cordial, je t’en suis reconnaissant. Je suis d’accord avec toi concernant la lutte contre le libre-échange, l’opposition aux règles de OMC, le retour à une certaine forme de protectionnisme ( trouver des mécanismes d’équilibrage des balances commerciales comme dans la Charte de la Havane ), mais je dois reconnaître que nous avons beaucoup reculé par rapport aux luttes et aux mobilisations contre l’Accord Multilatéral sur l’Investissement, contre l’AGCS, des tas d’accords de libre-échange ont été signés depuis, la Chine et bientôt la Russie sont entrées dans l’OMC, c’est décourageant.
Dans le livre cité plus haut, tu trouveras des explications détaillées que des simples citoyens comme toi et moi ne peuvent fournir. Frédéric Viale d’ATTAC est une des rares personnes qui se mobilisent encore sur le sujet, il me semble que la gauche traditionnelle n’en parle plus, ce que les forces dominantes appellent la « mondialisation » a complètement été acceptée par les sociaux-libéraux du « PS » et n’est plus évoqué que rarement par le reste de la gauche.
Un des articles de Frédéric Viale que j’ai réussi à sauvegarder ( son site qui était une mine d’analyses sur le libre-échange n’est plus accessible, j’ignore pourquoi, une autre cause de découragement ) :
[size=9][b]http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=10852#p10852[/b][/size]
et dans le message suivant à celui du lien AJH a mis un lien vers la Charte de La Havane.
@ Gilles : Bonjour, bon je viens de lire ce que tu m’a fait suivre sur les accords UE- CANADA… J’ai des sueurs froides. Je me pose vraiment la question de l’impact des différentes actions pupulaires… C’est ultra verouillé, ultra puissant, les lobbies sont maîtres…
C’est assez décourageant …:mad:
Hier j’ai manifesté contre le traité, quand je regarde les titres à la Une des médias c’est vraiment hallucinant… La puissance médiathique est la pire des vermines…
Bref encore merci Gilles de m’avoir permis d’accroître mes petites connaissances. Cela m’a rebousté !
@ tous ceux qui voudront bien me répondre de manière technique :
Concrètement les mesures prises par Draghi sur les rachats de titres sur le second marché qui certes n’enlèvent pas le principe d’avoir des taux d’intérêts mais se portant garant contre les investisseurs craintifs redonne des taux « raisonnables » malgré que le simple fait d’avoir un taux est horrible. Et si j’ai tout compris , il fera cela SI et seulement SI les pays sont signataires du traité…donc un peu menaçant comme recette miracle.
Est ce un souffle qd même ces taux faibles ? ou c’est un supercherie de plus puisque il y a la condition de signature donc d’austérité ?.. A qui cela profites réellement ?
Quelqu’un pourrait il me répondre de manière détaillé sur ce point ?
Merci les gentils virus !!
Il faut voir la chose autrement.
Ou plutôt, il faut voir l’apparence et la réalité.
L’apparence est que la BCE subventionnera les dettes nationales par divers moyens à condition que les États concernés acceptent de se plier aux mesures de rigueur budgétaires inscrites dans le nouveau traité.
La réalité est que la BCE financera la dette en fonction des circonstances, indépendamment du traité, avec l’accord tacite de l’Allemagne.
À mon avis, la France (avec l’aide considérable de Draghi-Machiavel) a bel et bien renégocié le traité sur la gouvernance budgétaire : en fait sinon dans la forme.
La clé de tout ça, c’est que la BCE est maintenant décidée à faire fonctionner la planche à billets.
La crise de l’euro est terminée : si pas la crise économique, ni la crise financière. JR
L'apparence est que la BCE subventionnera les dettes nationales par divers moyens à condition que les États concernés acceptent de se plier aux mesures de rigueur budgétaires inscrites dans le nouveau traité.La réalité est que la BCE financera la dette en fonction des circonstances, indépendamment du traité, avec l’accord tacite de l’Allemagne.
La clé de tout ça, c’est que la BCE est maintenant décidée à faire fonctionner la planche à billets.
Merci pour cette réponse, mais où figure le fait que la BCE et l’Allemagne marche ensemble ? Quelles sont ces « circonstances » ?
Pourtant cela me paraît contradictoire le binome BCE/Allemagne avec une politique planche à billetiste… On sait la crainte qu’a l’Allemagne de l’inflation pour proteger leurs liquidités…
Cette politique pour moi n’etait qu un enieme plan de protection bancaire …
Salut Yves, j’ai pompé le blog « Les Crises » d’olivier Berruyer :
http://www.les-crises.fr/mario-draghi-pour-les-nuls/
Toutes ces histoires complexes se résument simplement en une histoire millénaire de créanciers et de débiteurs.
Comment marche un prêt de M. A (qui a de l’argent en trop) à M. B (qui en manque), en simplifiant ?
* Étape 1 : A prête son argent à B et B promet de le rendre à terme : A s’appauvrit temporairement et B s’enrichit temporairement ;
* Étape 2 : B dépense l’argent (investissement ou consommation)
* Étape 3 : 2 possibilités au terme
o Hypothèse 3-1 : B rend son argent à A : B s’appauvrit, A s’enrichit, retour à la situation initiale ;
o Hypothèse 3-2 : B fait défaut et ne rembourse pas A : A s’appauvrit définitivement, B s’enrichit définitivement, il y a donc eu un « don forcé » de A à B ;
Quand on arrive à la fin de la phase 2, il y a donc une chose de certaine : quelqu’un va obligatoirement perdre de l’argent pour rééquilibrer la situation temporaire de prêt.
Les dettes publiques
Le système des dettes publiques fonctionne de la même façon. Les contribuables B empruntent de l’argent aux riches épargnants A. Et nous sommes proches de la fin de la phase 2. Maintenant, nous allons personnaliser un peu, fictivement, pour comprendre ce qu’a fait la BCE jeudi. Imaginons qu’une inconnue, que nous nommerons Liliane B., ait acheté en 2007 30 M€ d’obligations espagnoles, durée 10 ans, au taux de 4 % par an. Bien entendu, elle a oublié la règle que je répète souvent « Laissez suffisamment de temps à un État, et il fera défaut sur sa dette publique ». Avec la défiance autour de l’Espagne, la valeur de ces obligations sur le marché n’est plus que de, par exemple, 20 M€. Perte théorique, car, si Liliane les garde jusqu’en 2017, et que l’Espagne est solvable à cette date, elle touchera bien 30 M€. Mais la valeur de marché d’une obligation dépend du taux d’intérêt d’origine, des taux actuels, de la durée restant à courir et, bien entendu, de la confiance dans l’émetteur.
Forcément, Liliane est actuellement inquiète pour son investissement. Dilemme : faudrait-il vendre les obligations et perdre 10 M€, mais pas plus, ou attendre encore 5 ans, et soit toucher les 30 si tout va bien, ou risquer de perdre beaucoup si l’Espagne faisait défaut. Dans ce contexte, Liliane, heureuse femme, a par ailleurs régulièrement de l’épargne à placer (je n’ai pas précisé, mais elle fait évidemment partie des 5 % les riches, qui ont été les seuls à voir leur revenu médian augmenter en 2010). Elle a donc dû investir la semaine passée, et a, entre autres, acheté de la dette italienne.
Mais bien entendu, et très logiquement, elle a demandé un taux d’intérêt de 7 % et non plus 4 %, au vu du risque de défaut qu’elle estime être passé de quasi-nul à faible. Cela coute bien plus cher aux États, mais on reconnaitra que, pour un prêteur, ce n’est pas non plus Broadway, car il risque toute son épargne en cas de défaut. Vous devez bien vous en rendre compte, car j’imagine qu’aucun d’entre vous ne s’est précipité pour acheter de la dette espagnole à 7 % le mois dernier – c’est donc bien qu’il y a un problème de confiance quelque part…
C’est dans ce contexte qu’arrive Super-Mario de la BCE. Et il a fait une chose très simple. Il a indiqué qu’il allait tranquillement racheter les obligations espagnoles de Liliane, et quasiment au prix de 30 millions. Comme ça. Il est trop cool Mario, c’est le « petit frère des riches ». Car vous comprenez bien que, du coup, c’est la BCE qui va porter le risque de défaut de l’Espagne, pour les beaux yeux de Liliane.
C’est ça qu’a décidé la BCE, rien de plus. J’ai déjà précisé qu’il fallait oublier les histoires d’injections de liquidités ou de risque d’inflation, ce n’est pas du tout le sujet de ce qui se passe. Je rappelle que l’Eurosystème a déjà plus de 200 Md€ en stock d’obligations grecques, espagnoles et italiennes, et 1 000 Md€ de créances sur des banques en grandes difficultés. Et son capital est royalement de : 83 Md€. Tout va bien. Car si la BCE encaisse plus de 83 Md€ de pertes sur les 1200 Md€ (7 %, bilan ici p.235), les traités prévoient que ce sont les États qui doivent la recapitaliser, donc les contribuables, donc vous et moi.
Bref, Mario vient de sauver l’épargne de Liliane, et nous présentera la facture si ça tourne mal. Peut-on attendre autre chose d’un ancien de Goldman Sachs ?